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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 16 janvier 2020 2 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéEurope & international

François-Xavier Bellamy | Débat au Parlement européen sur la situation au Nigeria

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Tous ces noms viennent s'ajouter aux 35000 personnes qui ont été victimes directement du djihadisme, et de Boko Haram en particulier depuis dix ans au Nigeria. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « La deuxième raison, c'est la passivité du gouvernement nigérian et même parfois la complicité de certaines forces de sécurité qui n'interviennent pas »
  • 1:24Invité politiquePromesse
    « L'Europe doit être au rendez-vous pour garantir le respect des droits des minorités, et des minorités chrétiennes en particulier, qui ont besoin de notre protection. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François-Xavier Bellamy

Merci madame la Présidente Le 25 décembre, le jour de Noël, 11 chrétiens ont été décapités. Le 8 janvier, 4 séminaristes ont été enlevés, au Nigéria toujours : ils avaient entre 18 et 23 ans. Le même jour, 13 personnes sont mortes dans l'attaque d'un village chrétien. Tous ces noms viennent s'ajouter aux 35000 personnes qui ont été victimes directement du djihadisme, et de Boko Haram en particulier depuis dix ans au Nigeria. À cela, il y a trois raisons.

La première, ce sont ces conflits qui prospèrent dans ce pays, que rien n'est fait pour endiguer, peut-être parce que personne ne voit ou ne veut voir que derrière des guerres ethniques se joue en réalité l'un des nouveaux champs de bataille de l'islamisme qui, au niveau mondial, cherche à diviser, à fracturer et à tuer. La deuxième raison, c'est la passivité du gouvernement nigérian et même parfois la complicité de certaines forces de sécurité qui n'interviennent pas, et nous devons mettre ce gouvernement devant sa responsabilité car il a les moyens de rétablir la paix civile, et il doit garantir le droit des minorités.

Et enfin, la troisième raison, c'est notre propre fragilité, car dans ce pays comme ailleurs en Afrique, les États-Unis se retirent, l'Europe elle-même est effacée et, dans le vide que nous laissons, d'autres acteurs prennent la place : la Chine bien sûr, mais aussi la Turquie, le Qatar... tous ces pays qui ont des intérêts, économiques bien sûr, mais aussi sans aucun doute idéologiques, à agir dans une telle région, et à la fragiliser encore plus. L'Europe doit être au rendez-vous pour garantir le respect des droits des minorités, et des minorités chrétiennes en particulier, qui ont besoin de notre protection.

Et pour garantir l'équilibre de cette région, nous devons mettre le gouvernement nigérian devant sa responsabilité. Il faut que l'Europe agisse aujourd'hui au Nigeria. Merci beaucoup.