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InterviewRadio Classique (sur YouTube)· 4 mars 2009 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSolidarités & famille

Christophe Caresche sur Radio Classique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes député socialiste de Paris et j'ai cru comprendre que vous avez été nommé au poste de secrétaire national en charge des DomTom ?

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Une explication pour laquelle ça ne s'est pas fait ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes une victime collatérale des Lain de congrès ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Si vous dites pas de déception, si ça s'arrangera peut-être ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous aviez votre propre motion au nom des écologistes pendant le congrès, est-ce que ça n'appartenait pas à une famille ou une autre ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Comment adopter la bonne posture d'opposition face à une crise mondiale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Christophe CarescheFait
    « il y a un peu un fonctionnement un peu clanique qui se met en place »
  • 4:00Christophe CarescheFait
    « le problème des prisons c'est en grande partie le problème de la surpopulation carcérale »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Christophe carche bonjour et bienvenue sur Radio Classique je rappelle que vous êtes député socialiste de Paris et j'ai cru comprendre que vous avez été nommé au poste de secrétaire national de votre partie en charge des DomTom non non ça s'est pas fait ah une explication pour laquelle ça ne s pas fait non j'ai pas trop l'exlication est-ce que vous êtes une victime collatérale des des Lain de congrè mais bon écoutez le Parti socialiste a eu un congrès difficile et voilà moi j'espère que on retrouvera les les voix de l'unité mais on vous a bien proposé le job quand même oui oui on l'a proposé mais on me l'a pas on l'a pas confirmé c'est dommage parce qu'il se passe plein de choses danst ça vous a pas échapp oui enfin ceci dit il y a des gens qui s'en occupent il y a Christian Paul il y a des gens très compétents Parti socialiste qui qui suivent ces questions bon si vous dites pas de déception si ça s'arrangera pe-être non vous savez enfin ça illustre quand même que c'est difficile après de bien sûr que c'est difficile mais attendez évidemment le Congrès s'est passé dans les conditions que l'on sait ne s'est pas véritablement terminé d'ailleurs disons clairement les choses sur le plan disons de l'orientation politique donc Martine Aubri elle essae de de de de remettre tout le monde au travail de de refaire du collectif de l'unité c'est compliqué c'est compliqué aussi sur les listes européennes on le voit aujourd'hui bon alors maintenant il faut être responsable et accompagner le mouvement de martineri tout simplement parce que la France a besoin d'une opposition et d'une alternative voilà donc c'est important vulement clochet ce qui était compliqué c'est que vous par exemple pendant le congrès de race vous aviez votre propre motion au nom des écologistes donc je me dis il appartenait pas à une famille ou une autre absolument c'est ce que j'appelle une victime collatérale oui c'est juste parce que je pense qu'il a il y a un peu un fonctionnement un peu clanique qui se met en place c'est c'est pas propre au Parti socialiste c'est un peu la vie politique française qui est comme ça un peu moyenageuse féodale euh et donc c'est c'est vrai que quand on essaie de revendiquer forme d'indépendance modestement c'est parfois difficile mais enfin en même temps chacun a le choix vu le contexte beaucoup de Français trouvent que c'est extrêmement dommageable parce que tout le monde ressent commence à ressentir les les effets de cette crise mais ça pose aussi un un problème j'imagine pour le député socialiste que vous êtes c'est quelle posture adopter quand cette crise est mondiale et et qu'on est un opposant au régime en place en France enfin Nicolas Sar aussi pour être clair donc comment on fait pour pas aller trop loin dans l'opposition ou pour aller juste là où il faut mais je crois que le travail qu'on a à faire est un travail d'opposition mais surtout un travail de proposition sur ce plan-là la crise devrait au contraire nous donner comment dirais-je un certain nombre de marge de manœuvre et d'espace nouveau car en réalité ce qui se passe c'est que nous avons une crise du du système libéral du libéralisme économique dans sa version la plus dure la plus caricaturale donc à partir de là euh il y a pour un parti comme le Parti socialiste et pour les partis sociau-démocrates tout un champ parce que je pense que les les les la population les populations européennes notamment sont parfaitement conscientes que c'est bien une crise d'un d'un système qui est face à nous donc sur ce planl je pense qu'au contraire la crise devrait nous donner comment dirais-je plus de de de capacité d'intervention euh maintenant c'est vrai que partout en France comme en Europe les partis sociau-démocrates depuis quelques années sont en difficulté euh ont été déséquilibrés déstabilisé précisément par ce libéralisme échevelé et que aujourd'hui ils ont la l'opportunité l'occasion de de de revenir un peu dans le jeu est- alors comment on saisit cette opportunité sans justement surfer simplement sur le malheur des gens c'est-à-dire quel genre de proposition on fait quand écoutz il y a eu quand même de la part du Parti socialiste un contre plan de relance qui était je crois tout à fait intéressant qui a fait un peu pit dans l'opinion pardonnez-moi de vous dire ça oui mais sur ce planl il y avait ce contreplan la crise c'est la question européenne moi ce que je note c'est que les partis sociau-démocrates européens ont réussi à faire une plateforme commune qui s'appelle le manifesto là aussi peut-être qu'on en a pas encore beaucoup parlé mais c'est vraiment très intéressant parce que pour la première fois les partis socialistes au niveau européen sont unis sur un teex sur une orientation assez dynamique vraiment forte et je je pense qu'on pourra au moment des élections européennes essayer de de de matérialiser cette unité donc il y a aussi dans cette crise pour un parti comme le Parti socialiste des éléments de comment dirais-je qui doivent lui permettre de de mieux faire entendre son message mais là on revient à la discussion de départ c'estàdire que les européennes c'est en juin donc c'est dans pas longtemps puis on sent que bon c'est pas évident je pense à Vincent Pillon je pense les souc quê il y a les list c'est toujours un moment difficile faut faut être honnte êre là-dessus c'est un moment difficile en plus ces listes ont été régionalisées à travers des régions qui qui sont très artificielles bon alors il y a toujours évidemment une confrontation entre le niveau central le Parti socialiste j'allais dire au niveau national et puis les réalités régionales bon voilà est-ce qu'il faut en faire beaucoup plus je sais pas j'espère que les les listes seront validé moi j'ai vu qu'il y avait quand même sur ces listes pas mal de renouvellements il y a pas mal de divers aussi donc il y a un effort qui a été fait donc voilà moi je pense que ce sont des des péripéties alors en attendant Christophe carche vous êtes député donc il se passe plein de choses on a l'impression que ça n'arrête jamais d'ailleurs au Palais Bourbon on vote des choses enfin on étudie des textes dans l'urgence donc ça c'est bien mais ça que par exemple sur la réforme pénitentiaire et qu'est-ce qui tique c'est le contenu ou c'est la façon dont le texte arrive devant les parlementaires mais il y a deux choses d'abord il y a une contradiction dans le quelle est le gouvernement et la ministre que j'aiécouté hier au Sénat enfin j'ai j'ai regardé ce qu'elle avait dit le le le problème des prisons c'est en grande partie le problème de la surpopulation carcérale nous sommes la honte de de l'Europe bien s c'està dire qu'on a entassé des détenus sans se préoccuper de de la manière dont ils étaient accueillis entre guillemets bon le premier problème c'est la surpopulation carcérale or depuis maintenant quelques année on a une politique pénale qui a été durcie considérablement et qui a amené plus de peine carcérale donc la solution ça serait de moins envoyer en prison oui vous ne pouvez pas simplement faire une loi pénitentiaire sans vous préoccuper de la question de de la politique pénale il y a eu notamment deux éléments qui pèseent énormément sur la surpopulation aujourd'hui la suppression de la grâce présidentielle personnellement j étaé favorable mais elle a eu des conséquences très lourde parce que la grâce présidentielle permettait tous les ans au mois de juillet de quand même d'avoir une sorte de soupape quoi bon donc ça ça a été supprimé et donc ce qui fait que nous avons depuis maintenant 2 ans une une augmentation continue régulière de de de la population carcérale deuxième point il y a eu aussi l'adoption d'un dispositif qui s'appelle les peines planché fait un rapport à l'Assemblée nationale là-dessus qui a aussi eu pour conséquence de d'augmenter le nombre de de détenus donc que là il y a il y a manifestement un problème et même avec des plans de construction de places nouvelles et cetera de toute façon on sait qu'à court terme cette question de la surpopulation elle continuera à à se poser donc ce qu'il faut aujourd'hui c'est aussi réfléchir à la politique pénale alors notamment en développant tout ce qui est peine alternative et disons une une politique pénale qui soit plus réaliste pour pour être tout à fait clair sur ce sujet christop j'aiécouté il y a pas si longtemps Robert Badinter donc qui expliquait que de tout temps les prisons c'est pour ça que je dis que c'est la he de la France parce que ça passe c'est jamais la priorité de quelques gouvernements que ce soit puisque'il y a toujours plus urg on s'occupa effectivement avant des chômeurs on s'occupe avant des des personnes âgées on s'occupe de des hôpitaux donc ça c'est un peu la quadrature du cercle non sur ce sujet je crois je crois qu'il y a une évolution quand même de de depuis 10 15 ans quand même assez forte euh vers l'idée que euh la prison c'est ça qui est inquiétant la prison euh il y a eu un consensus après guerre sur la prison qui était quand même de dire que c'était un un passage évidemment nécessaire mais que le but c'était quand même la réinsertion bon ça a quand même beaucoup imprégé les les textes les les la philosophie de l'après-gerre depuis 15 20 ans depuis finalement aussi un durcissement de la délinquence faut dire clairement les choses euh il y a quand même une autre conception qui est en train de se faire jour et qui est celle de de dire la prison c'est un moyen de neutraliser les individus bon et on le voit par exemple avec l'idée que on pourrait laisser des individus pendant pratiquement toute leur vie sous main de justice ou ou ou ou dans mais alors alors qu'ils n'ont pas commis nécessairement d'actes délictueux bon donc il y a quand même un glissement qui est très préoccupant vers une conception euh comment dirais-je de de neutralisation et non pas simplement de réinsertion c'est un débat qu'on va suivre donc à l'occasion de de ce projet de de réforme un tout dernier mot et rapidement s'il vous plaît Christophe carche il y a cette réforme des enfin de la façon dont fonctionne le territoire français avec la Commission baladure et ça crée là aussi quelques remous et Édouard baladure dit oui mais alors dès qu'on touche aux intérêts personnels des élus ça ça coince c'est un jugement qui il a pas tort il a pas tort et je suis pas certain que ceux qui sont en charge et d'ailleurs qui font leur travail très bien de de des collectivités territoriales soit les les mieux à même de les pour pour les réformer donc c'est un travail législatif c'est un travail de parlementaire euh avant tout moi je je je trouve que la Commission baladure est intéressante qu'il a des des choses intéressantes je suis pas de ceux qui récusent en bloc ce travail je pense qu'il faut regarder mais il faudra aussi que le gouvernement dissipe éventuellement toute arrière-pensée politique c'est bien ça qui est en jeu donc si par exemple ce travail arrivait à l'Assemblée au Parlement était fait par les parlementaires je pense qu'il y aura peut-être moyen de trouver des formes de consensus Christophe car je vous remercie bonne journée merci