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DébatLCP — Ça vous regarde (sur Podcast)· 11 juillet 2024 59 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiEurope & internationalSolidarités & famille

Emmanuel Macron : l'appel aux « forces républicaines »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 53 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:06OuverteRéponse directe

    Le Président explique que personne n'a gagné les législatives. Partagez-vous cette analyse ?

  • 8:07OuverteRéponse directe

    Avez-vous des infos en coulisses sur la course de vitesse avant le 18 juillet ?

  • 11:10OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il le droit de reporter la nomination du Premier ministre ?

  • 13:17OuverteRéponse directe

    Comment comprenez-vous l'appel aux forces républicaines ?

  • 15:25OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à la proposition de coalition d'Emmanuel Macron ?

  • 22:22OuverteRéponse directe

    Un Premier ministre non issu de la gauche est-il possible pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:55Invité politiqueFait
    « Nous ne participerons pas à des coalitions gouvernementales. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « La droite républicaine s'opposera à tout gouvernement issu du Front populaire. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « Et tout gouvernement qui comporterait des ministres de la France insoumise fera l'objet immédiatement de notre part du vote d'une motion de censure. »
  • 6:09PrésentateurFait
    « Le Président explique très clairement dans sa lettre aux Français que personne ne l'a emportée, que personne n'a gagné ses législatives. »
  • 11:34InvitéFait
    « Aucun groupe n'a la majorité. Autrement dit, à l'Assemblée nationale, il n'y a que des minorités. »
  • 27:48Invité politiqueFait
    « Il faut quand même qu'il accepte le scrutin et le verdict qui est sorti des urnes ce 7 juillet. »
  • 32:05InvitéFait
    « aucun groupe n'a une majorité relative »
  • 34:51InvitéFait
    « le problème n'est pas d'avoir le soutien de 289 députés, le problème c'est de ne pas avoir 289 députés contre soi »
  • 41:38Invité politiqueChiffre
    « lorsque vous créez 2,5 millions d'emplois, vous créez du pouvoir d'achat »
  • 43:25Invité politiqueFait
    « la précédente réforme de l'assurance chômage nous l'avions fait dans une situation de croissance »
  • 43:43Invité politiqueFait
    « j'ai dans mon entourage des gens qui sont des seniors, des gens qui sont au chômage, ça fait 16 mois qu'ils cherchent »
  • 45:55Invité politiqueChiffre
    « 160, 180 députés, ça ne fait pas une majorité, il en manque 100, il en manque même 110 »
  • 49:16Invité politiqueFait
    « il faut être 289 pour avoir une majorité »

Temps de parole

  • Présentateur65 %
  • Invité19 %
  • Invité 26 %
  • Invité 34 %
  • Invité 44 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bonsoir et bienvenue, très heureuse de vous retrouver dans Savourgarde ce soir. Tractation tous azimuts dans une assemblée au centre du jeu. Notre grand témoin ce soir fait partie de l'aile gauche de la Macronie, bien décidée, apesée dans ce nouvel hémicycle. Ministre, elle a été élue pour la première fois sur les terres du RN dans le Pas-de-Calais. Victoire à l'arracher grâce aux voix de la gauche qui l'oblige, dit-elle aujourd'hui. Agnès Pannier-Runacher sera avec nous dans la deuxième partie. Et si, et si une grande coalition était possible ? C'est l'appel d'Emmanuel Macron ce soir dans une lettre aux Français.

Le président de la République demande aux forces républicaines, de droite comme de gauche, de s'entendre dans un large rassemblement, une majorité plurielle, sans les assoumis et sans le RN. Existe-t-elle ? Nous posons la question à nos invités dans un grand décryptage, dans un instant, sur ce plateau. Enfin, le parti pris de Carole Barjon, notre affranchi ce soir. Et puis Bourbon Express, Stéphanie Despierre nous racontera notamment l'arrivée en force des députés RN à l'Assemblée. Voilà pour le sommaire, ça vous regarde. C'est parti. Alternative à la gauche au pouvoir est-elle possible ?

Alors que le nouveau Front populaire tarde à se mettre d'accord sur un nom de Premier ministre, des voix s'élèvent au sein du camp présidentiel, mais aussi au sein des Républicains pour bâtir une coalition avec la droite, quand de son côté, ce soir, le président de la République, Emmanuel Macron, dans une lettre aux Français, appelle les forces républicaines à prendre tout leur temps pour bâtir une large coalition de la gauche à la droite, sans les insoumis et sans le RN. Ça mérite un grand décryptage avec nos quatre invités ce soir. Bonsoir Yves Tréard. Bonsoir. Bienvenue, ravie de vous retrouver, directeur adjoint de la rédaction et éditorialiste au Figaro. Bonsoir Marc Lazard. Bonsoir.

Ravie de vous retrouver également, historien et sociologue, professeur émérite à Sciences Po Paris. Bonsoir Dominique Rousseau. Bonsoir. Bienvenue également, constitutionnaliste, professeur de droit public à l'université parisien Panthéon-Sorbonne. Et bonsoir Elsa Mondingava. Bonsoir. Ma consoeur d'LCP, journaliste à la rédaction de la chaîne parlementaire. Vous suivez de très près le camp présidentiel et toutes les tractations à l'Assemblée. Merci à tous les quatre. Ce débat qui s'ouvre, comme chaque soir, par le récap de Bruno Donnet. On accueille tout de suite. Bonsoir Bruno. Bonsoir Myriam. Bonsoir à tous. Dans votre récap ce soir, un constat, ça se complique.

2:50
Invité

Oui, ça se complique Myriam. Et pour que vous compreniez parfaitement bien pourquoi, on va commencer par rembobiner. Hier soir, ici même, nous débattions des difficultés de la gauche à se mettre d'accord sur le nom d'un futur Premier ministre. Je suis prêt à assumer cette fonction. Mais j'ajoute un codicil. Ce sera dans le dialogue avec nos partenaires. Je ne suis pas d'accord pour que quiconque impose à qui que ce soit son point de vue. Nous discutions, entre autres, de l'impatience d'Olivier Faure. Et ce, pour une raison simple. Parce que la gauche est arrivée en tête des élections législatives. Seulement voilà, naïf que nous sommes, nous n'avions pas vu venir Édouard Philippe.

Édouard Philippe et sa logique alternative. Aujourd'hui, il y a le nouveau Front populaire. Il a 182 députés. Mais il y a un autre bloc, au centre, composé de Renaissance, du modem de Horizon et d'LR. Ça, il faut le constituer. Il n'existe pas. Qui n'est pas un bloc constitué, je le reconnais, mais qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés. Eh oui, si on additionne la droite et le centre, ça fait plus que la gauche. Il n'y a pas besoin d'aller dîner avec Marine Le Pen pour s'en apercevoir. Alors bon, alors quoi ? On conserve Gabriel Attal, on le remplace par un proche d'Emmanuel Macron ? Ça, ça serait beaucoup trop simple.

D'après Xavier Bertrand, en matière de coalition, on peut faire beaucoup plus compliqué. Ce n'est pas une coalition à l'ancienne. Une coalition, ça voudrait dire, je le redis, qu'on se met derrière le camp du président qui a perdu ses élections. Là, vous demandez à l'ensemble de se mettre derrière les LR. Exactement. Vous pensez qu'ils vont dire oui ? C'est à eux de répondre. Il faut nommer un Premier ministre LR. Donc, si je reprends mon petit décompte, ça voudrait dire que le prochain locataire de Matignon serait issu des rangs du groupe parlementaire qui a quasiment le moins de députés à l'Assemblée. C'est pas banal.

4:40
Présentateur

Bon, alors, est-ce que les Républicains sont d'accord avec cette proposition de Xavier Bertrand ?

4:45
Invité

Ben non, ça serait trop facile, Myriam. D'abord, il ne s'appelle plus les Républicains, il s'appelle la droite républicaine. Et puis, leur chef a été on ne peut plus clair cet après-midi. Écoutez-le.

4:55
Laurent Wauquiez

Nous ne participerons pas à des coalitions gouvernementales.

4:58
Invité

Il a dit non, il n'y aura pas de coalition avec lui. Mais attention, si le prochain gouvernement est de gauche, il sera fâché également.

5:07
Laurent Wauquiez

La droite républicaine s'opposera à tout gouvernement issu du Front populaire. Et tout gouvernement qui comporterait des ministres de la France insoumise fera l'objet immédiatement de notre part du vote d'une motion de censure.

5:22
Invité

Bref, l'imbroglio est énorme. Mais rassurez-vous, on peut faire encore plus nébuleux. Emmanuel Macron vient d'écrire une lettre aux Français dans laquelle il explique qu'il nommera un Premier ministre lorsque les forces républicaines auront bâti des compromis tout en respectant quelques grands principes pour le pays. On se demande bien lesquels. Avant d'ajouter, je le cite, avant de les appeler les forces républicaines à bâtir, c'est le meilleur passage, une majorité solide. Une majorité solide sous la plume de quelqu'un qui n'en a plus depuis deux ans et encore moins depuis trois jours. C'est cocasse.

5:59
Présentateur

Ça ne manque pas de sel, effectivement. Merci beaucoup Bruno. D'abord, on va reprendre cette lettre, Marc Lazard. Le Président explique très clairement dans sa lettre aux Français que personne ne l'a emportée, que personne n'a gagné ses législatives. C'est sa lecture des résultats. Est-ce que vous la partagez ?

6:18
Invité

En partie. En partie parce qu'effectivement, il n'y a pas une formation qui a une majorité absolue. Et dans l'histoire de la Ve République, c'est quand même, en tout cas l'histoire récente, c'est quand même un élément tout à fait important. Donc oui, en partie, il n'y a pas un vainqueur net. Mais en même temps, si on regarde les chiffres, effectivement, le premier groupe, c'est celui du nouveau Front populaire, donc à 182 sièges. Et donc, c'est là où son interprétation peut être discutée. Il y a un groupe majoritaire. Donc qu'est-ce que va faire ce groupe majoritaire ? Ça vient d'être exposé. Est-ce qu'il est capable de nommer un premier ministre ? Mon sentiment, c'est oui.

C'est-à-dire qu'au bout d'un moment donné, y compris maintenant avec la déclaration du président de la République, il y a une sorte de course de vitesse qui est engagée. Et je crois que les différentes composantes de la coalition du nouveau Front populaire vont essayer de trouver une solution assez rapide pour justement marquer le terrain. Et d'ailleurs, cette coalition, le nouveau Front populaire martèle depuis dimanche « Nous avons gagné les élections ». On essaie d'imposer, c'est un discours performatif pour essayer de démontrer que justement, c'est eux qui l'ont emporté. Faisant fi d'ailleurs des motivations très différentes de leur électorat. Moi, j'en vois trois.

Le premier, c'est ceux qui ont adhéré, effectivement, au programme. Le second ensemble, c'est des électeurs de gauche qui se sont un peu bouchés le nez parce qu'il y a la France insoumise. Comme disait Glucksmann, en gros, il fallait avaler des couleurs. Et puis, il y a tout le reste de l'électorat qui vient d'ensemble et un tout petit peu des Républicains, peu, mais quand même, qui a voté pour cet ensemble de nouveaux Front populaire en disant « Il faut faire barrage au Rassemblement national ». Et sur la base, d'ailleurs très intéressant, des enquêtes d'opinion qui disaient « En aucun cas, le nouveau Front populaire ne gagnera, ne pourra l'emporter ».

Donc, tout ça fait qu'on est dans une situation un peu inextricable. Et donc, oui, bien évidemment, il n'y a pas un groupe qui se détache nettement, mais il y a quand même un groupe qui a, j'allais dire, une course d'avance.

8:07
Présentateur

Elsa Mondin-Gava, est-ce que vous avez des infos coulisses ? Parce que dans cette course de vitesse, il y a une date qui est centrale, c'est le 18 juillet, c'est-à-dire jeudi prochain, pas demain, le suivant. Pourquoi cette date est si importante ? Et est-ce que le nouveau Front populaire pourrait réussir, avant cette date, à sortir un nom consensuel de proposition de Premier ministre à Emmanuel Macron ? Alors, justement, c'est vrai que cette date du 18 juillet, elle est vraiment dans la tête de tous les députés qu'on croise. Pourquoi ? Parce que c'est la date limite pour se déclarer dans un groupe et pour que ce groupe se déclare soit dans l'opposition, soit dans la majorité.

Donc, c'est vrai que c'est très important de savoir qui, dans les diverses gauches, dans les diverses droites, va se relier aux socialistes. Ça va être vraiment la photo finish de ces élections législatives-là. Pardon de vous couper, pendant que vous parlez, on va afficher le nouvel hémicycle d'après le décompte très précis de nos équipes LCP pour qu'on se rende compte. Voilà, ça peut bouger, ces résultats-là. Exactement. Ça peut bouger, puisqu'on peut voir que certains ensembles, ils ne sont pas 15. Pour fonder un groupe à l'Assemblée nationale, il faut être 15. Donc, il y en a qui ne sont pas 15. Il y en a qui sont élus sous l'étiquette diverses droites. Donc, il faut le savoir.

Est-ce qu'ils vont aller dans la droite républicaine de Laurent Wauquiez ? Est-ce qu'ils se posent encore des questions ? Est-ce qu'il faut en rejoindre un peu Édouard Philippe ? Donc, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que là, cet hémicycle, il est très divisé. Il le sera encore au soir du 18 juillet, mais les groupes seront vraiment consolidés. Ce qu'on va regarder dans chacun des camps, c'est dans le bloc du Nouveau Front Populaire qui est en tête, qui a le plus de députés. Dans le groupe Ensemble du camp présidentiel Horizon UDI, est-ce que le groupe Renaissance reste un groupe ? Est-ce qu'il y aura plusieurs groupes ?

Et est-ce que le groupe de Laurent Wauquiez tient toutes les troupes de la droite ? Ou est-ce qu'il y a également une scission ? Alors, ça paraît très compliqué pour peut-être les téléspectateurs qui nous regardent, mais vraiment, ça, c'est le 18 juillet, c'est très important. Est-ce qu'avant le 18 juillet, le groupe de gauche, le bloc de gauche, peut réussir à se mettre d'accord pour un non sur Matignon ? C'est ce qu'il va essayer de faire, puisque le problème, c'est que si on attend le 18 juillet, on comprend bien que c'est ce que souhaite Emmanuel Macron. C'est de repousser au 18 juillet le choix qu'il fera de son Premier ministre.

On attend même peut-être qui sera à la présidence de l'Assemblée nationale, le premier test, puisque c'est le premier vote à l'Assemblée. Si le nouveau Front populaire ne se met pas d'accord avant, il laisse l'opportunité à Emmanuel Macron d'avoir sa lecture, qui n'est pas la leur, du scrutin. Si le nouveau Front populaire réussit à se mettre d'accord avant, il prend de vitesse Emmanuel Macron, mais attention pour compliquer encore un petit peu tout ça.

Les effectifs n'étant pas stabilisés au sein du nouveau Front populaire, certains ont intérêt à y aller tout de suite, c'est ceux qui affichent le plus grand nombre de députés, d'autres qui essayent encore par des tractations d'en obtenir 3, 4, 5 de plus ont intérêt à attendre un peu. Donc c'est un savant mélange entre tirer le premier et en même temps couper l'oeuvre sur le pied des autres. Donc c'est une situation très compliquée. Face à cette situation, cette course contre la montre, Dominique Rousseau, article 8 de la Constitution, c'est le président qu'il nomme le Premier ministre. Il peut attendre ? Dans sa lettre aux Français, c'est très important le facteur temps.

Il dit « laissons le temps au temps » dans une formule militaire indienne. Il a le droit, plein et entier, par la Constitution, de le faire ?

11:26
Invité

Oui, il a évidemment le droit. Et si on regarde la lettre, on voit que le président de la République, je dirais, fait, ce qui peut surprendre, une analyse parlementaire des résultats. En gros, ce qu'il dit, aucun groupe n'a la majorité. Autrement dit, à l'Assemblée nationale, il n'y a que des minorités, ce qui veut dire qu'aucune minorité ne peut toute seule gouverner. Une minorité ne gouverne toute seule que dans des régimes, disons, non démocratiques.

11:56
Présentateur

Mais est-ce que la minorité la plus nombreuse a de fait la primauté pour gouverner ?

12:02
Invité

Et non, parce que là, on pourrait retrouver des analyses du verger lorsqu'il y avait la bipolarisation. Là, effectivement, il y a trois pôles. Mais à l'intérieur du pôle de l'alliance de gauche, vous avez au minimum quatre parties. Au sein de l'alliance ensemble, vous avez trois parties. Donc, ce n'est pas deux blocs. C'est à l'intérieur des blocs, il y a différents parties. Et c'est là que le jeu peut se faire. Et quand Emmanuel Macron dit qu'il n'y a pas de majorité, il n'y a que des minorités, et je demande au groupe parlementaire d'essayer de former une coalition majoritaire d'un point de vue constitutionnel, ou si on regarde, par exemple, en Italie, en Allemagne, en Belgique, partout...

12:48
Présentateur

C'est la lettre de la Constitution qui est respectée.

12:50
Invité

C'est, si vous voulez, la lecture parlementaire de la Constitution est respectée en disant qu'il n'y a pas de majorité, je laisse donc les groupes parlementaires former une coalition et au terme de ce débat, je nommerai éventuellement la personne qui sortira de ces débats.

13:09
Présentateur

N'empêche qu'il y a aussi de la politique et on comprend tous qu'Emmanuel Macron n'a pas très envie de nommer un Premier ministre de gauche. Comment vous comprenez cette main tendue aux forces républicaines, une grande coalition, en gros, des écologistes à la droite, sans le RN et sans les insoumis ? Est-ce que ça vous semble possible ? En tout cas, ce serait plus stable d'un point de vue numérique s'ils y parvenaient.

13:35
Invité

Impossible n'est pas français mais rien n'est possible. Et le président de la République a fait une erreur magistrale. Magistrale, je suis étonné que personne n'en parle, mais qu'est-ce qui va donner des ordres aux parlementaires ? Les Français viennent de lui dire zut, les parlementaires disent aussi bien à gauche à droite, on ne veut plus de vous, il n'est personne à ne grata, et il leur dit voilà mes conditions. Mais non, ça ne marche pas comme ça. Alors qu'est-ce qui va se passer ?

C'est qu'il va ressouder la gauche qui va être remontée comme je ne sais quoi, un ressort, merci Marc Lazard, qui va être remontée comme un ressort, alors que la gauche elle-même elle ne peut pas accéder au pouvoir avec la France insoumise, c'est impossible. La France insoumise tout de suite elle va au casse-pipe. Enfin la gauche elle va au casse-pipe si elle y va seule, motion de censure immédiate. Et qu'est-ce qu'il va faire ? Et bien il va mettre en péril peut-être les initiatives qui ont été prises à droite et au centre par monsieur Larmanin, monsieur Philippe.

Alors il y a foule de propositions qui vont dire mais non mais s'il nous pose ces conditions, nous, déjà il est Pierre-Saint-Dengrata aussi dans sa propre majorité donc ils vont... Donc ça n'a rien d'habile pour vous. Ça va être un bazar mais insensé et rien ne va se faire mais rien ne va se faire. On va poser la question

14:54
Présentateur

à une députée et les républicains

14:56
Invité

tout de suite. Quant à sa coalition qui irait des écologistes au LR, est-ce que vous voyez madame Tondelier avec monsieur Wauquiez ?

15:06
Présentateur

Alors justement.

15:07
Invité

Il faut toujours rêver.

15:07
Présentateur

Justement. Laurent Wauquiez, on l'a entendu il y a un instant. Bonsoir Anne-Laure Blain. Vous avez été réélu député des républicains. Bonsoir. La droite, je ne sais plus comment ça s'appelle pardonnez-moi, la nouvelle droite, non ? La droite républicaine. La droite républicaine. Pardonnez-moi. Rien à voir. On oublie tout de suite. La droite républicaine. Qu'est-ce que vous pensez déjà de la proposition du chef de l'État gouvernée dans une large coalition qui serait plus stable et qui permettrait de se projeter dans l'avenir avec des réformes votées ici à l'Assemblée ? Écoutez, ce qui est sûr c'est que Emmanuel Macron se retrouve pris à son propre piège.

C'est lui qui a voulu dissoudre l'Assemblée nationale et aujourd'hui il a... les Français se sont exprimés et ont choisi leurs représentants, les représentants de l'Assemblée nationale. Donc aujourd'hui il n'a, je crois, absolument aucun ordre à donner aux parlementaires que nous sommes. Ce qui est certain c'est que la droite a aujourd'hui toute sa raison d'être pour la simple et bonne raison que la France est à droite. Les électeurs l'ont rappelé et nous avons en ce qui nous concerne au sein du groupe de la droite républicaine une grande responsabilité.

Et nous l'avons rappelé très clairement aujourd'hui il faut que sur des projets qui sont très attendus par les Français nous puissions proposer véritablement des réformes. Et bien au bout des postes ici ou là il faut véritablement que les Français aient réponse à leurs attentes. Pour préciser les choses on a entendu très clairement Laurent Wauquiez il y a un instant pas de participation au gouvernement pas de coalition avec la droite ils ferment la porte.

Sauf que bon les quelques 40 députés de droite réélus ne sont pas tous aux ordres derrière Laurent Wauquiez et d'autres aimeraient bien participer à un gouvernement on a entendu Olivier Marlex dire que pourquoi pas si le Premier ministre était de droite qu'est-ce que vous leur dites ? Un pacte législatif c'est ça ? Qu'est-ce que ça veut dire ? N'allez pas chercher la division où il n'y en a pas. Nous nous sommes réunis aujourd'hui nous avons largement échangé ensemble et nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il n'y aura pas de coalition gouvernementale.

Pour la simple et bonne raison que vous le voyez bien c'est totalement impossible de pouvoir gouverner avec des écologistes des socialistes et des élus de droite. Bien sûr que ça n'aurait aucun sens et les électeurs le savent bien. Ce que nous nous appelons de nos voeux c'est véritablement des réformes qui soient en attente qui sont en attente des Français.

La réforme sur le travail aujourd'hui et d'ailleurs Laurent Wauquiez l'a dit dans son discours sur le parvis de la Cour d'honneur il l'a rappelé les Français attendent les parlementaires sur la réforme une réforme qui valorise le travail notamment de ceux qui se lèvent tôt parce qu'aujourd'hui ils ont bien trop l'impression de financer un système de solidarité nationale qui leur est défavorable. Et donc il faut qu'aujourd'hui les gens qui travaillent soient et aient le fruit de leur travail. Et donc ça c'est un combat c'est une bataille dans laquelle nous sommes lancés lorsque nous avons fait campagne et nous nous y attelons.

Et pour ça il faut qu'effectivement l'ensemble des élus de droite se lèvent et votent dans le sens des réformes que nous allons proposer dans les prochaines semaines.

Pour les téléspectateurs qui nous regardent ça s'appelle un soutien sous condition de reprendre quelques réformes donc pas de renversement pas de censure absolument pas non non non non c'est ça mais sans participation au gouvernement nous avons dit que nous ne participerons pas au gouvernement mais notre responsabilité d'élus de la nation est d'obtenir des réformes et des textes qui demain modifient et changent le quotidien des français et donc nous avons dit nous ferons un programme nous ferons des textes nous proposerons des initiatives parlementaires parce que la réalité c'est qu'aujourd'hui le pouvoir appartient à l'Assemblée nationale et donc nous saurons rassembler l'ensemble des élus de droite comme de gauche s'ils souhaitent soutenir nos réformes parce que c'est ce qu'attendent aujourd'hui les français de leurs représentants.

Merci donc la porte elle est fermée ce soir merci beaucoup Anne Leurblain côté les républicains en tout cas voilà de leur chef principaux ce qui emmène quand même une majorité de républicains ce soir donc cette coalition elle est déjà impossible Dominique Rousseau la grande coalition

19:15
Invité

Je comprends les commentaires ou les appréciations politiques d'avant discussion c'est du grand classique si j'essaie de raisonner en constitutionnaliste je ne dirais pas par exemple que la lettre du président de la république est une lettre où il donne des ordres c'est exactement l'inverse c'est exactement l'inverse il ne donne pas des ordres il aurait pu dire article 8 je nomme je nomme qui je veux là que dit-il il dit je demande aux forces républicaines de s'entendre de discuter entre elles et une fois que leur discussion sera aboutie c'est là que je nommerai le premier donc c'est pas un ordre ça aurait été un ordre si il avait dit je nomme un tel point bar et puis suivez

20:02
Présentateur

mais c'est une méthode quand même

20:03
Invité

c'est une méthode c'est une méthode je dirais parlementaire que les groupes parlementaires se mettent d'accord et après je nommerai le premier ministre

20:12
Présentateur

on est tous en train de redécouvrir la quatrième république

20:14
Invité

pas la quatrième le régime parlementaire

20:17
Présentateur

mais quel est le rôle dans un régime parlementaire du président élu au suffrage universel

20:21
Invité

le rôle

20:23
Présentateur

quel est son rôle quand on est dans un régime parlementaire pur et dur comment est-ce que c'est lui qui organise dans une difficulté à trouver la majorité

20:30
Invité

en Italie je parle sur votre contrôle mais en Italie le président de la république invite ou convoque les responsables des différents partis politiques pour savoir s'ils peuvent s'entendre pour former un gouvernement on appelle les consultations qui durent très longtemps qui peuvent durer très très longtemps et le président de la république essaye pardon Dominique de compléter pas de vous couper effectivement à un moment donné le président de la république en Italie considère qu'il y a peut-être une possibilité c'est pas évident il donne l'incarico il donne la responsabilité d'aller se présenter devant le parlement pour voir s'il a une majorité ça se passe comme ça et parfois le président du conseil qui a été désigné n'obtient pas et on recommence donc si on est parti dans cette logique c'est sur une durée sans doute un peu longue

21:14
Présentateur

alors fin de nous recevoir à droite on l'a entendu Yves Fréard fin de nous recevoir aussi côté nouveau front populaire la réaction de Jean-Luc Mélenchon est cinglante ce soir il dit qu'Emmanuel Macron refuse de reconnaître le résultat des urnes et doit s'incliner

21:29
Invité

mais moi je ne suis pas du tout d'accord avec le professeur Rousseau mais pas du tout c'est un diktat cette lettre il dit je ne veux pas du rassemblement national je ne veux pas du front populaire du des insoumis de la France insoumise déjà il se met à dos deux formations bah oui ils ont raison la France insoumise elle fait partie d'un tout elle fait partie du nouveau front populaire même si entre eux ils se canardent à la Kalashnikov mais ils sont ensemble donc déjà il parle de force républicaine après il dit je nommerai il pose des conditions des conditions je dirais des principes des pétitions de principes oui mais non il a qu'à dire j'attends qu'on vienne me proposer voilà mais c'est tout donc moi je n'ai pas tout à fait cette lecture là je ne suis pas constitutionnaliste donc je n'ai pas votre autorité mais ça me paraît quand même maladroit vis-à-vis dans la situation dans laquelle nous sommes

22:21
Présentateur

alors je vais vous poser la question autrement un premier ministre qui ne serait pas issu de la gauche est possible ou pas pour vous

22:26
Invité

dans la configuration ça me paraît possible ça me paraît possible si c'est suffisamment malin dans la forme et voilà c'est à dire d'où la lettre oui mais la lettre elle excite la lettre elle excite parce que son auteur excite son auteur c'est un irritant on dit ça aujourd'hui vous savez

22:47
Présentateur

pour compléter justement je lis une partie de la lettre qui à mon avis doit irriter certains plaçons notre espérance dans la capacité de nos responsables politiques à faire preuve de sens de la concorde et de l'apaisement donc Emmanuel Macron est un français parmi les autres et demande aux responsables politiques auxquels apparemment il ne fait pas partie ça c'est vrai que vu que beaucoup l'accusent en tout cas d'avoir plongé le pays dans cette situation il leur dit ces petites phrases là bien sûr et c'est pour ça que je n'arbitre pas il leur dit soyez à la hauteur de l'histoire qu'il a lui-même provoqué alors qu'est-ce qui se passe au sein de Renaissance parce que là aussi on voit que quand on tend la main à la droite très clairement c'est Gérald Darmanin avec ses amis on va regarder d'ailleurs qui sont au sein de la majorité ex-majorité présidentielle le camp présidentiel c'est député qui aimerait une coalition avec la droite regardez explication ce sont des proches de Gérald Darmanin ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a eu des explications de texte très tendues aujourd'hui en réunion de groupe notamment entre Gérald Darmanin et Gabriel Attal Gabriel Attal vient plutôt de la gauche Gérald Darmanin de la droite Gérald Darmanin il met une condition supplémentaire pour lui c'est ni Alafi ni écologiste pour lui tous les écologistes sont des zadistes responsables d'attaquer les gendarmes il ne veut pas des écologistes dans sa coalition Gabriel Attal beaucoup plus souple dit non on doit pouvoir se tourner vers les écologistes ce côté ni ARN ni Insoumis c'est le plus petit dénominateur commun je dirais que tout le monde est à peu près d'accord c'est vraiment sur les lignes par exemple Gérald Darmanin ne veut pas des écologistes donc ça reste que les socialistes et encore à mon avis ça pourrait encore avoir des limites au sein des socialistes donc il veut se tourner exclusivement vers la droite sauf qu'à droite on sait compter et à droite on voit bien que droite plus qu'en présidentiel ça ne fait pas une majorité absolue mais est-ce que ça fait plus qu'à le nouveau front populaire à 182 c'est la question pour qu'on comprenne bien ça fait plus si le camp présidentiel reste en l'état c'est à dire on sait bien que si ça tend la main vers la droite certains dans le camp présidentiel Sacha Houli aujourd'hui a déjà dit je ne siégerai pas au sein du groupe Renaissance d'autres le suivront Marc Lazard le camp macroniste pourrait exploser

25:01
Invité

ah bah oui de toute façon le macronisme est en train de se déliter ça c'est incontestable

25:07
Présentateur

c'est la fin du macronisme le dépassement droite-gauche si on a deux blocs droite-gauche

25:11
Invité

il ne faut jamais dire c'est la fin en politique il peut y avoir des formes de rebondissement mais disons qu'il est très très mal parti d'une part parce que moi ce qui me frappe c'est la fragmentation parce qu'on parle de blocs mais moi j'ai calculé plus ou moins 10 parties possibles au minimum 14 groupes on peut parler de 14 groupes possibles à l'année c'est ça qui est frappant c'est à dire qu'on arrive à une situation où on a une tripartition et une fragmentation encore plus forte plus une polarisation avec la France insoumise d'un côté et le rassemblement national de l'autre donc la situation est quand même extraordinairement compliquée donc pour répondre à votre question oui le macronisme là certainement c'est la queue de comète du macronisme déjà le nom c'est à dire que c'est lié au président de la république et on sait que dans 3 ans normalement enfin même certainement il terminera son mandat je ne sais pas s'il a un autre projet de revenir en politique après je ne sais pas je ne suis pas dans sa tête mais le macronisme effectivement cette idée d'un dépassement du clivage gauche droite d'avoir il y avait un certain nombre d'idées qui sont exposées d'ailleurs dans son livre Révolution qui a été publié en début 2017 tout ça est en train de s'effilocher et ce qui est frappant en plus c'est que vous dites qu'il fait des injonctions mais ses propres troupes ne le suivent pas et on voit bien ce que vous dites c'est à dire qu'il y a un éclatement entre les différentes sensibilités moi je crois que c'est très intéressant me semble-t-il je vous soumets ça c'est qu'on est dans une situation où il y a un blocage le scrutin majoritaire normalement permettait de dégager des majorités ça ne fonctionne pas cette fois-ci à ma connaissance disons que c'est la première fois à cet égard on peut reparler de 62 qui est un peu le cas particulier deuxièmement ça reposait vous avez évoqué Dominique Rousseau a évoqué du verger il y avait l'idée des deux pôles ou la fameuse expression du quadril bipolaire c'est à dire deux parties à gauche deux parties à droite et ça fonctionnait comme ça et en plus dans notre système il y a le président de la république parce que tout le monde pense pas simplement actuellement à la formation du gouvernement mais à l'étape suivante tous les partis politiques sont projetés vers 2027 c'est ça aussi

27:10
Présentateur

qui rend impossible toute forme d'alliance

27:12
Invité

et ça bloque complètement on a là un moment de blocage complet alors on va s'en sortir j'allais dire la nature la politique horreur du vide donc à un moment il faudrait bien constituer un gouvernement je vais vous donner la parole

27:23
Présentateur

Yves Fréard mais je vais aller voir aux quatre colonnes à l'assemblée nationale en direct madame Dienaba Diop pardonnez-moi bonsoir vous venez d'être élue à l'assemblée nationale députée socialiste des Yvelines qu'est-ce que vous répondez au président de la République et à sa lettre aux Français qui propose aux forces républicaines de s'entendre dans une grande coalition à bâtir déjà je lui demanderai de sortir de son déni il faut quand même qu'il accepte le scrutin et le verdict qui est sorti des urnes ce 7 juillet la première chose c'est que les Françaises et les Français ont choisi en tout cas ceux qui se sont exprimés de ne pas avoir l'extrême droite au pouvoir la seconde c'est que la majorité présidentielle est disqualifiée c'est celle qui a le plus perdu dans cette dans cette bataille en fait qu'il a menée en pensant qu'il allait pouvoir disséminer notamment la gauche et faire barrage à l'extrême droite et en fait au contraire on se rend compte que ça ne s'est pas du tout passé comme il le souhaitait donc aujourd'hui nous n'avons pas de le soir recevoir de la part est-il vrai que le nouveau Front Populaire est en passe de se mettre d'accord est-il vrai

28:31
Laurent Wauquiez

j'entends plus rien

28:32
Présentateur

ah pardon oui si vous avez le temps de remettre votre oreillette rapidement voilà vous devez m'entendre à présent oui question très simple il se murmure que le nom d'Olivier Fort serait proposé pour le nouveau Front Populaire pour Matignon dès demain vrai ou faux ?

en tout cas nous nous proposons en tout cas le nom d'Olivier Fort et nous sommes en discussion avec l'ensemble des représentants du nouveau Front Populaire et bien sûr en tant que porte-parole du Parti Socialiste je serais ravi que ce soit le nom qui soit retenu mais rien n'est fait à l'heure où je vous parle il faut discuter il faut que nous soyons d'accord pour proposer un nom justement pour qu'il soit l'incarnation du nouveau Front Populaire est-ce que vous allez réussir à le proposer ce sera ma dernière question avant le 18 juillet ?

impérativement il nous faudra justement le proposer avant le 18 juillet parce que sinon ce serait prolonger une situation de blocage voulu d'ailleurs par le Président de la République et dont nous avons la responsabilité de sortir très rapidement Merci beaucoup Madame la députée merci à vous alors on vient de l'apprendre d'après nos confrères de Politico c'est intéressant parce qu'en coulisses vous me disiez exactement la même chose Dominique Rousseau le gouvernement va basculer en affaires courantes le 17 juillet on a besoin d'une clarification aujourd'hui le gouvernement actuel c'est celui de Gabriel Attal le Président n'a pas accepté sa démission à partir du 17 juillet elle serait acceptée pour basculer en affaires courantes qu'est-ce que ça change ?

30:06
Invité

Alors ça change que les députés pourraient siéger à l'Assemblée nationale et donc participer à l'élection du ou de la présidente de l'Assemblée nationale pour l'instant on est dans une espèce de flou parce que juridiquement ce n'est pas codifié il n'y a rien dans la Constitution il n'y a rien dans le Code c'est une tradition bon là il semblerait donc que le Président de la République prenne un décret pour mettre fin aux fonctions de Gabriel Attal et des ministres qui seraient donc démissionnaires et qui pourraient donc siéger à l'Assemblée nationale

30:39
Présentateur

ça veut dire que s'il veut se présenter à la tête du groupe Renaissance

30:43
Invité

en tant que député il peut le faire

30:44
Présentateur

comme député ?

30:45
Invité

Absolument

30:45
Présentateur

ce qui donc ne l'empêcherait pas de prendre une force importante politique à l'Assemblée tout en restant Premier ministre démissionnaire Oui il y a une élection très importante le 18 juillet et la présidence de l'Assemblée nationale chaque voix va compter si les ministres qui sont députés et je crois qu'il y en a une quinzaine 17 exactement voilà c'est 17 voix en moins pour le candidat ou la candidate qui sera choisie par le camp présidentiel donc ça c'est très important il y a beaucoup de ministres je pense qui trépignent un peu de redevenir député ou en tout cas de dire il faut absolument que le 18 juillet je puisse voter sinon ils ne peuvent pas voter et leurs suppléants ne siègent pas donc c'est vraiment des voix qui disparaissent pour le camp présidentiel Ça veut dire d'une certaine façon que le président met la pression sur cette tentative de trouver une coalition jusqu'à cette date

31:30
Invité

Oui enfin de toute manière vous savez

31:32
Présentateur

En disant aussi et ça on l'a compris d'après nos confrères du Parisien que si le 18 juillet un président de l'Assemblée de gauche se dégageait alors ça voudrait dire qu'il faudrait un premier ministre de gauche puisqu'un compromis serait possible autour de la gauche mais si ça n'était pas le cas alors il pourrait nommer quelqu'un d'autre d'une autre force politique Oui Vous le suivez ?

31:53
Invité

Je vous suis d'autant qu'on n'a pas prononcé un mot mais il y a un mot qui va s'imposer très vite c'est la censure il y aura motion de censure quoi qu'il arrive c'est ingouvernable on peut essayer de faire tout ce qu'on veut aucun groupe n'a une majorité relative parce que la droite avec le centre une majorité relative à 220 et alors qu'est-ce que ça change ?

Ça ne change absolument rien parce qu'ils auront de toute manière face à eux le Rassemblement National et la gauche qui se rassembleront pour voter une motion de censure j'ai même posé la question en direct l'autre jour à deux représentants de la France Insoumise ils sont d'accord pour voter en commun avec le Rassemblement National l'abrogation de la réforme des retraites donc ils sont d'accord pour faire tomber un gouvernement qui serait un gouvernement auquel il ne participerait pas c'est tout ça et ce sont des chimères ce sont des chimères on est dans une situation qui est complètement bloquée bouchée et ce n'est pas le président de la République Alors comment on s'en sort ?

C'est là qu'on se tourne

32:59
Présentateur

vers le spécialiste de l'Italie le gouvernement technique sans réel pouvoir politique Dominique Rousseau Marc Lazare allez-y

33:05
Invité

Le gouvernement technique en Italie c'est exactement surgi dans ces conditions-là il y a eu quatre expériences exactement alors qu'est-ce que ça veut dire pour les téléspectateurs c'est qu'à un moment donné les partis politiques sont incapables de constituer un gouvernement et donc il faut trouver une solution et quelle est la solution ?

Le président de la République appelle une personnalité intègre alors en général le grand réservoir à cet égard en Italie la grande ressource c'est la Banque d'Italie ça a été le cas de Carlo Azzellio de Champi en 1993 ça a été le cas de Lamberto Dini en 1995 ça a été le cas de Mario Draghi le cas le plus récent et ces personnalités forment un gouvernement qui est composé soit de techniciens de responsables il y a beaucoup d'universitaires en général en Italie c'est une sorte de république des professeurs comme on disait sous la troisième avec Alberti Baudet donc il y a des professeurs prestigieux sociologues économistes juristes qui participent à ces gouvernements plus quelques responsables politiques des partis politiques qui en quelque sorte font confiance à ce technicien pour régler quelles affaires d'abord pour faire fonctionner le gouvernement et en général j'ajoute un mot fort faire le sale boulot notamment quand il s'agit de faire des politiques d'austérité ça n'a pas été le cas de Mario Draghi et ces gouvernements ont une durée de vie limitée mais comme tout le reste des gouvernements italiens donc est-ce que ça pourrait être une possibilité en France ce serait une grande nouveauté ce serait une forme d'italianisation de la vie politique dans une nouvelle tradition qui serait inventée parlementaire

34:33
Présentateur

Dominique Rousseau vous aurez le mot de la fin est-ce que c'est le débouché inévitable ce gouvernement technique ou la politique peut avoir le dernier mot

34:39
Invité

c'est un débouché possible mais je reste convaincu d'une possibilité de constituer une majorité de coalitions qui n'est pas contre elle 289 le problème n'est pas d'avoir le soutien de 289 députés le problème c'est de ne pas avoir 289 députés contre soi

35:01
Présentateur

de ne pas être censuré

35:01
Invité

voilà or si si on fait appel aux forces républicaines donc des socialistes des écologistes des communistes certains renaissants certains modems certains horizons certains etc on arrive à cette coalition qui permet de former un gouvernement donc vous êtes optimiste

35:19
Présentateur

vous êtes optimiste j'ai l'impression

35:21
Invité

c'est mon caractère il faut diviser un peu ce que je dis je suis de tempérament optimiste et quand je vois les institutions françaises quand je vois les comment dire en Belgique ou en Allemagne enfin on n'est quand même pas plus idiot que les Belges ou les Allemands et on doit bien pouvoir être capable de sortir de cette culture bonapartiste qui veut que c'est tout tout rien c'est tout le programme du Front Populaire ou c'est tout le programme d'Ensemble ou c'est tout le programme de et ben non non il faut apprendre une culture du compromis le compromis n'est pas la compromission et les institutions de la 5ème République nous permettent de faire

36:01
Présentateur

le compromis n'est pas la compromission dernier mot Marc Lazare il nous reste quelques semaines pour apprendre la culture du compromis en Belgique il y a eu un gouvernement

36:09
Invité

ils ont mis 585 jours je crois pour trouver un gouvernement donc il faut que peut-être les Français s'habituaient à ça sauf que le président pourra redissoudre en Allemagne ils ont mis 3 mois ils ont sorti un contrat de gouvernement de 192 pages

36:22
Présentateur

Elsa pour terminer vous qui les côtoyez en permanence les députés dans ces groupes dits de force républicaine ils en sont capables d'arriver à ce compromis ils en sont capables mais peut-être après une ou deux tentatives une ou deux motions de censure un ou deux gouvernements renversés à ce moment-là la donne changera mais à mon avis il faudra peut-être en passer par une ou deux tentatives pour redistribuer les cartes dans chacun des camps merci beaucoup merci pour vos éclairages on va à présent accueillir notre invitée elle est ministre déléguée à l'agriculture élue pour la première fois députée du Pat-Calais grâce aux voix de la gauche dans une terre où le Rassemblement National prospère depuis des années et depuis quelques jours elle fait entendre sa sensibilité plus sociale plus écologiste est-elle prête à quitter le groupe Renaissance pour faire peser ses idées dans le nouvel hémicycle on va accueillir Agnès Pannier-Runacher juste après l'invitation de Maïté Frémont regardez si on vous invite Agnès Pannier-Runacher c'est parce que vous êtes une miraculée élue sous les couleurs Renaissance dans le Pat-Calais sur des terres Rassemblement National vous devenez donc pour la première fois députée enfin presque députée puisque vous êtes toujours ministre déléguée à l'agriculture une miraculée disait-on et ce grâce au candidat du nouveau Front Populaire qui s'est désisté au second tour je sais que ce refus du Rassemblement National était quelque chose qui nous réunissait mais ce n'est pas un vote d'adhésion sur ma personne et je me sens redevable à l'égard de ces électeurs et je veux leur dire que je serai la députée de tous les habitants et de tous les habitants vous vous sentez donc redevable à l'égard du nouveau Front Populaire il faut dire que vous en partagez parfois certaines idées la réforme de l'assurance chômage pour moi c'est non elle n'est pas appropriée dans son état actuel à la situation que j'ai vue sur le terrain aujourd'hui vous revendiquez une liberté de vote au sein de votre groupe alors on a une question pour vous ce soir si une coalition se dessine avec la droite que faites-vous ?

Bonsoir Agnès Pannier-Runacher bonsoir et merci beaucoup d'être sur LCP d'abord quelle campagne vous avez réussi à arracher cette terre du Pas-de-Calais au terme d'une remontada il faut quand même le dire impressionnante au deuxième tour parce que vous aviez 16 points d'écart sur le RN qui remerciez-vous aujourd'hui pour votre élection ? Je remercie évidemment l'ensemble des électeurs d'abord ceux qui m'ont permis d'émerger au premier tour ce qui n'était pas du tout acquis initialement il y a des gens qui sont allés voter sur mon nom sur l'étiquette ensemble sur le travail de la majorité présidentielle et notamment sur le travail Il y a une part d'adhésion malgré tout ?

Même plus que malgré tout sur la réindustrialisation sur le travail que j'ai pu faire sur l'agriculture et plus généralement sur tout ce qui a été porté par le gouvernement en termes d'emplois en termes de protection des citoyens pendant le Covid ça, ça m'a beaucoup été dit sur le terrain ensuite Et en même temps avec le désistement de votre concurrent écologiste Voilà, au deuxième tour c'est clairement un front républicain un front républicain large de la droite à la gauche et avec un candidat écologiste qui a fait le choix de retirer sa candidature qui l'a fait rapidement et qui a été absolument sans ambiguïté sur le fait qu'il n'était pas d'accord avec le logiciel de la majorité présidentielle D'ailleurs il a même tracté avec vous on le voit sur cette image Exactement mais que pour lui le Rassemblement National sur ce territoire qui était le sien aussi n'était pas du tout une bonne nouvelle et que nous allions ensemble faire en sorte de repousser le Rassemblement National mais le président de région m'a soutenue et les maires également Donc le président de région c'est Xavier Bertrand l'écologiste c'est la gauche donc ces reports de voix sur votre nom vous obligent en quoi précisément ?

Eh bien il faut avoir en tête que j'ai été élue avec des gens qui n'adhéraient pas à mon projet et donc au sein de l'Assemblée Nationale j'ai un devoir d'entendre aussi ces électeurs j'ai un devoir de reconnaître que le projet présidentiel n'est pas le projet que eux ils ont préféré ou en tout cas qu'il y a une part de discussion de critique sur ce projet présidentiel Ça veut dire qu'il va falloir entendre quoi ?

Une demande de justice sociale notamment de services publics hôpitaux santé éducation je vous l'avais déjà fait mais qu'est-ce que vous tirez au fond de ce terrain on voit bien que le nom d'Emmanuel Macron a été extrêmement difficile il n'était même plus sur les affiches qu'est-ce que vous avez raté qu'est-ce que vous n'avez pas réussi pour qu'aujourd'hui vous êtes à une petite centaine de députés de moins dans l'hémicycle ?

D'abord je veux préciser vous me dites la justice sociale etc moi c'est des choses que je partage et je pense qu'on ne peut pas retirer la majorité présidentielle de cette battue pour avoir plus de soins plus de services publics plus d'égalité à l'école plus de capacité d'émancipation plus de pouvoir d'achat aussi plus de pouvoir d'achat aussi parce que lorsque vous créez 2,5 millions d'emplois vous créez du pouvoir d'achat donc je réfute l'idée qu'on aurait été contre ces sujets-là en revanche ce qui est très clair sur le terrain c'est qu'il y a une demande de justice sociale et cette justice sociale c'est pas seulement du pouvoir d'achat c'est cette idée que j'ai énormément entendue sur le terrain moi j'ai travaillé toute ma vie madame moi je travaille et il y en a qui ont plus que moi et qui font pas les mêmes efforts alors vous prenez un retraité qui a une petite retraite vous prenez un indépendant qui paye plus beaucoup de charges ça veut dire augmenter les impôts des hauts revenus des plus riches c'est ça que ça veut dire taxer les super profits qu'est-ce que ça veut dire ?

vous le traduisez comment ?

ce que demandent les gens ce que demandent les gens c'est qu'il y a un écart entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas j'ai pas beaucoup entendu de gens qui demandaient à taxer les super profits quelques-uns l'ont fait mais pas beaucoup c'est vraiment cette idée que quand on travaille que quand on travaille on doit avoir une vraie différence avec ceux qui ne travaillent pas que quand on a travaillé toute sa vie on doit avoir une retraite qui doit être singulièrement supérieure au minimum vous me demandez ce que j'ai entendu sur les terrains je vous en prie parce qu'à un moment il faut aussi entendre ce que disent les gens sur les terrains ce que disent les gens sur les terrains ça dérange parfois à Paris et c'est pour ça aussi que je pousse une vision qui part des territoires et une vision qui prenne en compte les corps intermédiaires et les élus locaux quand vous dites ceux qui travaillent ceux qui ne travaillent pas vous parlez de l'assistanat vous parlez des aides sociales ou vous parlez d'assurance chômage parce que vous avez surpris vous avez dit très clairement cette réforme il faut arrêter cette réforme de l'assurance chômage vous le pensez toujours Gabriel Attal l'a suspendu est-ce qu'il faut tout simplement la supprimer après cette campagne ?

Il y a des éléments dans cette réforme qui de mon point de vue ne correspondent pas à la situation économique du pays je rappelle que la précédente réforme de l'assurance chômage nous l'avions fait dans une situation de croissance nous sommes là dans une situation où la conjoncture économique est un peu moins bonne et puis deuxième chose c'est le travail des seniors moi je suis désolée j'ai dans mon entourage des gens qui sont des seniors des gens qui sont au chômage ça fait 16 mois qu'ils cherchent ils n'ont pas le quart du début ils n'ont pas le quart du début d'une offre et donc ça veut dire ça veut dire que notre première enfin il me semble priorité c'est de faire en sorte que France Travail arrive à proposer la meilleure offre d'accompagnement pour ça il faut pouvoir gouverner c'est peu probable aujourd'hui je vais jusqu'au bout que France Travail fasse la meilleure proposition d'accompagnement et que par ailleurs les entreprises s'en emparent nous sommes dans une situation où rien ne nous dit qu'on sera au gouvernement mais en revanche en tant que député on peut porter ces combats par contre le camp présidentiel parfois et à commencer par le président de la république lui-même on a l'impression qu'il n'a pas intégré la défaite est-ce que vous partagez sa lecture quand il dit que personne n'a gagné alors quand on dit que personne n'a gagné on dit que nous avons donc perdu donc il intègre la défaite en revanche moi ce qui m'inquiète mais la gauche c'est arrivé en tête même de peu elle représente aujourd'hui la première force politique au parlement est-ce que vous le reconnaissez sans forcément parler de victoire triomphale oui mais le nouveau front populaire il leur manque 100 députés pour gouverner rappelez-vous qu'il y a deux ans les mêmes du nouveau front populaire expliquaient que nous ne pouvions pas revendiquer la victoire alors même qu'on avait 70 députés de plus qu'eux alors où est-ce que vous vous situez aujourd'hui dans ce parlement je vais jusqu'au bout là encore vous voyez bien que le nouveau front populaire est obligé de nous expliquer comment ils vont chercher ces 100 voix de députés additionnels alors que tous les autres partis ont dénoncé l'attitude de la France insoumise et très clairement indiqué qu'il leur paraissait inimaginable d'avoir un gouvernement qui comprenne la France insoumise c'est pour ça qu'on a besoin de compromis et le président de la république ne dit pas autre chose et refuser de le voir est un problème donc vous partagez son attente de grande coalition de la gauche sans les insoumis à la droite sans le RN moi je fais les calculs c'est à dire que je ne vois pas d'autres positions dans laquelle on est capable d'avoir une majorité sur les textes je veux dire les mathématiques sont tétunes en déplaise à Jean-Luc Mélenchon et d'autres 160 180 députés ça ne fait pas une majorité il en manque 100 il en manque même 110 et où vous allez chercher ces députés c'est toute la question qui est posée et donc ça oblige à aller élargir et ça oblige à faire du compromis mais je m'étonne parce que vous faites partie de l'aile gauche de la Macronie vous receviez à votre ministère les informations du monde je pense que vous n'allez pas les contredire Sacha Houlier et tous ceux qui ont cette sensibilité beaucoup plus sociale qui viennent souvent d'ailleurs du parti socialiste on peut en voir quelques-uns s'afficher ici bien sûr c'est Elisabeth Borne mais on pense à Sacha Houlier lui Sacha Houlier il a quitté le groupe Renaissance vous voulez y rester ou le quitter avec lui ?

mais moi je suis très claire j'ai été élue sous l'étiquette Ensemble j'assume les succès et les critiques qui sont portées sur le bilan de la majorité présidentielle donc vous siégerez à Renaissance moi je siégerai au sein d'Ensemble on est quel groupe ?

justement je siégerai au sein d'Ensemble si nous avons la capacité d'élargir la majorité je suis prête à y travailler mais je ne vais pas créer un groupe pour créer un groupe ça n'a pas de sens de créer un groupe pour créer un groupe et encore une fois j'assume pleinement l'étiquette sous laquelle j'ai été élue mes électeurs ne comprendraient pas que tout d'un coup je change il y a une différence entre vous et Sacha Houlier qui lui ne supporterait pas la moindre coalition avec la droite et donc quitte déjà d'une certaine façon par prévention le groupe Renaissance par politesse c'est à Sacha Houlier qu'il appartient de répondre parce que je pense qu'il est aussi en soutien de l'étiquette Ensemble qui lui a permis d'être élue aussi après il construit son propre chemin et moi je partage beaucoup de choses avec Sacha Houlier mais comme je partage beaucoup de choses avec les autres composantes de la majorité il y a une chose qui est sûre donc le modem ce serait peut-être un atterrissage pour vous c'est une question écoutez ce que je vous dis aujourd'hui jeudi prochain pardon le 18 ce sera la date limite pour s'inscrire et bien voilà donc ça me laisse tout le temps de réfléchir vous n'avez pas encore décidé je n'ai pas encore décidé et surtout je le redis moi je viens de Renaissance j'ai été élue avec l'étiquette Ensemble je suis dans un dans un groupe politique j'assume ce groupe politique et je travaille à faire en sorte de pouvoir travailler avec d'autres soit à élargir ce groupe politique soit à créer des ponts pour avoir une majorité ou en tout cas à faciliter la mise en oeuvre d'une coalition sur les propositions très claires de Gérald Darmanin et d'Edouard Philippe où vous situez-vous ?

Très clairement Gérald Darmanin dit non aux écologistes oui à la droite c'est ce qu'il dit je crois avoir entendu Edouard Philippe dire quelque chose comme de la droite raisonnable à la gauche responsable ça me convient parfaitement Gérald Darmanin veut bâtir une coalition numériquement supérieure à celle de la gauche avec la droite sans être forcément majorité absolue pour avoir été en réunion de groupe aujourd'hui il me semble avoir entendu parler de la gauche il me semble avoir entendu parler de la gauche voilà Edouard Philippe l'a dit aussi avec clarté donc dans cette coalition il faudra parler à la gauche élargir à la gauche pour vous c'est une condition nécessaire c'est même pas une condition c'est une question d'arithmétique je suis désolée je reprends les chiffres il faut être 289 pour avoir une majorité et bien la gauche le centre et la droite ça permet d'arriver à ça je ne connais pas de combinaisons autres qui permettent d'arriver à ça et donc le fait que le président de la république nomme les choses mette les chiffres explique que c'est pas lui qui a fait la constitution il y a 577 députés il en faut 289 pour faire une majorité absolue ça peut être une majorité c'est pas que de l'arithmétique la politique c'est aussi des valeurs communes c'est aussi des accords non mais qu'on soit clair une majorité absolue ça peut être des gens qui travaillent ensemble ça peut être aussi des gens qui se mettent d'accord pour pas censurer un gouvernement dès lors qu'un certain nombre deux valeurs essentielles sont respectées mais qui restent dans une opposition constructive les deux sont possibles vous êtes 17 ministres à avoir été élus ici au palais Bourbon 17 ministres qui jusqu'à présent en vertu de ce gouvernement qui n'était pas démissionnaire parce qu'Emmanuel Macron n'avait pas reconnu la démission il avait reconduit Gabriel Attal à Matignon vous ne pouviez pas voter le 18 pour les différents postes clés et notamment la présidence de l'Assemblée d'après nos confrères de Politico le président va changer cela dès le 17 soulagé je pense que ce qu'attendent nos électeurs c'est qu'on siège ça c'est très clair et donc moi j'ai effectivement l'intention de siéger dès que possible comme député pour représenter mon territoire une présidence de commission vous intéresserait-elle ?

alors là on est très tôt et je le redis la question c'est aussi c'est d'abord quel est le projet sur quel projet on va travailler quelles sont les lignes rouges que nous avons et quelles sont celles que nous n'avons pas vous êtes plutôt j'ai l'impression Gabriel Attal que Gérald Darmanin n'empêche sur la ligne aujourd'hui au sein de votre famille moi je vais vous dire une chose ce qui m'intéresse c'est le projet Gérald Darmanin et Gabriel Attal ils ont été au sein du même gouvernement ils ont porté un projet commun je leur fais toute confiance pour porter un projet par contre je veux pouvoir entendre avec qui on va travailler et sur quelle ligne je veux pouvoir entendre qu'il y a de la justice sociale et de la justice fiscale ça a toujours été notre ligne et je ne vois pas de raison qu'on revienne en arrière sur ça je veux pouvoir entendre une ambition écologique et qui ne soit pas uniquement fondée sur l'innovation mais qui prenne en compte tous les leviers alors certes une écologie des solutions pas une écologie punitive mais tous les leviers qui sont à notre disposition c'est ça qui m'intéresse on verra comment tout ça se traduira très concrètement sur le fond dans cet hémicycle pour le moins compliqué et fragmenté pour le moment vous restez avec moi Agnès Peignet-Runacher on va accueillir nos affranchis le parti pris de Carole Barjon ce soir et puis Bourbon Express Stéphanie Despierre Bonsoir Carole parti pris sur le RN ce soir dans un instant autour de cette formule une victoire différée a dit Marine Le Pen mais on va commencer comme chaque soir par le Bourbon Express encore une flopée d'images des arrivées de députés à l'Assemblée avec Stéphanie Despierre tout de suite Bonsoir Stéphanie Bonsoir une nouvelle journée de rentrée des classes au Palais Bourbon d'abord avec le groupe RN Oui les troupes de Marine Le Pen sont arrivées vers 9h30 ce matin ils sont donc 125 députés à avoir été élus contre 88 en 2022 c'est beaucoup plus qu'il y a deux ans mais c'est beaucoup moins qu'ils n'espéraient avec leurs alliés emmenés par Éric Ciotti ils ne sont que le troisième bloc dans cette Assemblée nationale post-dissolution ils revendiquent néanmoins d'être la première force politique du pays avec près de 11 millions de voix alors Marine Le Pen relativise

53:03
Invité

Nous allons jouer le rôle que nos électeurs nous ont confié même si un certain nombre de manœuvres et notamment des manœuvres de désistement massif nous ont privé de la majorité absolue ça n'est que partie remise et aujourd'hui on se retrouve avec un bourbier puisque personne n'est capable de savoir de quel rang sera issu le Premier ministre

53:29
Présentateur

Voilà rentrer des classes signifie souvent visite des lieux et à commencer par la salle la plus majestueuse celle où les députés passeront le plus de temps l'hémicycle évidemment les députés sortants s'improvisent alors prof guide touristique ou coach pour les petits nouveaux regardez le socialiste Arthur de la Porte a l'air d'avoir fait ça toute sa vie

53:48
Locuteur non identifié

même si on est stressé il ne faut pas hésiter à prendre le temps de poser son discours à réajuster les micros à bien les mettre à boire son petit coup d'eau avant de parler parce qu'on peut arriver là à être un peu essoufflé etc il faut exactement parler le bon temps quand on prend la parole au micro là-bas on a deux minutes sinon on est coupé par la présidente qui elle a un compteur

54:08
Présentateur

voilà une vraie visite guidée avec un professionnel député au Perchois à gauche maintenant est-ce qu'on sait où vont siéger les purgés d'LFI ?

alors on le sait presque il serait en passe de trouver un accord avec les écologistes ça ferait donc six députés de plus pour le groupe écologiste qui en compte 33 alors là on parle d'Alexis Corbière de Clémentine Autain d'Henric David de Daniel Simonnet ces purgés de la France insoumise qui vous le savez ne s'entendent pas très bien avec leurs anciens camarades et qui ne ratent pas une occasion de tirer à boulet rouge cette fois c'est Adrien Quatennens qui leur en a donné l'occasion ce matin le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon a tweeté alerte Macron veut nous voler la victoire et manœuvre pour faire barrage à l'application du programme du nouveau front populaire pourquoi pas une grande marche populaire en direction de Matignon il n'en fallait pas plus pour que le RN l'accuse d'être factieux et pour qu'Alexis Corbière purgé LFI réagisse vivement

55:07
Invité

j'invite à l'heure actuelle à ne pas tendre des verges pour se faire battre et à ce qu'on se calme sur Twitter a fortiori quand on est en retrait pour évidemment fournir des arguments pour que toute une série de gens de mauvaise foi après disent regardez ils veulent refaire une marche sur le Capitole donc pour le dire simplement si Adrien Quatennens pouvait arrêter de tweeter on ne s'apporterait pas plus mal

55:30
Présentateur

Merci beaucoup Stéphanie Agnès Pannier-Runacher une réaction cette marche populaire vers Matignon est de mauvais goût Non mais c'est pas ça mais à un moment il faut quand même appliquer les institutions et alors tout le monde a l'air de découvrir que pour pouvoir gouverner le pays il faut une majorité absolue pourtant on nous l'a répété pendant deux ans qu'avec une majorité relative notre légitimité était très faible et là vous avez un groupe politique enfin des groupes politiques qui n'ont pas l'air de bien s'entendre ensemble en plus qui vous explique qu'avec 60 députés de moins que nous eux ont une légitimité populaire supérieure bon donc il faut un peu calmer le jeu après moi je voudrais revenir aussi sur ce que dit Marine Le Pen On y va on y vient je vous interromps parce qu'on va laisser Carole faire sa chronique et je vous donnerai la parole pour réagir Carole Barjon vous vouliez revenir sur cette expression de victoire différée c'est la lecture des résultats aux législatives de Marine Le Pen qu'avez-vous compris quelle est votre analyse ?

56:27
Invité

D'abord je pense que cette formule résume assez bien son état d'esprit il y a chez elle je crois une forme de soulagement malgré la déception de ses électeurs de ne pas avoir obtenu la majorité absolue comme le laissaient espérer les résultats du premier tour malgré leur sentiment d'une victoire volée comme elle dit il n'est pas certain qu'elle soit si fâchée de la situation actuelle Ah bon ? Pourquoi ?

Parce que l'objectif de Marine Le Pen on le sait bien c'est d'abord seulement l'élection présidentielle et malgré les sourires qu'elle affichait au lendemain de la dissolution on avait bien compris que l'hypothèse de gérer le pays en cohabitation avec Emmanuel Macron n'arrangeait pas forcément ses affaires tout ça arrivait trop tôt rien n'était prêt ni le programme ni la sélection des candidats comme on l'a constaté au cours de cette campagne

57:16
Présentateur

surtout sans avoir le pouvoir absolu le Rassemblement National ne pouvait pas appliquer l'intégralité de son programme Donc c'était finalement mal emmanché mais comment vous pouvez penser qu'elle rêve encore de la présidentielle alors qu'on a bien vu le plafond de verre il est là et le barrage il fonctionne

57:34
Invité

Oui mais il faut quand même rappeler que le groupe Rassemblement National à l'Assemblée justement a encore grossi ils étaient 89 ils sont aujourd'hui 143 soit quand même une cinquantaine de plus ensuite Marine Le Pen ne cesse de le rappeler elle-même évidemment le RN est quand même le premier parti de France en nombre de voix Oui il en a recueilli 10 millions et demi quelques fois ou 11 je ne sais plus au premier tour contre 9 millions pour la gauche l'union de la gauche pardon et donc son pari c'est que la situation actuelle débouchera sur des coalitions bancales que les français vont se lasser des tambouilles et des magouilles qui ont un parfum de 4ème république sans compter l'éventuelle instabilité gouvernementale Donc la situation la favorise elle aura le temps de se préparer et d'essayer de convaincre que le RN son parti s'est vraiment débarrassé les brebis galeuses

58:28
Présentateur

Je vous interromps parce que vous êtes deux quelques secondes pour réagir elle monte la vague c'est gagnable la prochaine fois en 2027 d'un mot Oui il va falloir gagner et le front républicain a fonctionné et deux n'en déplaise à Marine Le Pen c'est une victoire du peuple c'est un vote démocratique Donc là il faut qu'elle en tienne compte nous expliquer que c'est une magouille politique qui l'aurait privée de la victoire c'est vraiment un EDL qui est inacceptable EDL pour éléments de langage Merci beaucoup Agnès Pény-Run a essayé d'être venue sur notre plateau Merci Carole Barjon Stéphanie Despierre à demain même lieu même heure Très belle soirée Sous-titrage Société Radio-Canada