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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 10 octobre 2022 95 minAutoproduit

Alerte sur l’assurance chômage : décryptage des réformes Macron - #AMFIS2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ce qu'on vous propose de de faire ici vous le savez pour celles et ceux qui ne sont pas arrivés accidentellement sous ce chapitau c'est de parler d'une question qui est une question à la fois de long terme et brûlante c'est l'enjeu de l'assurance chômage dans ce pays et à la fois ce qui lui a été fait dans le quinquena précédent et ce qui lui est réservé dans les projets gouvernementaux tels qu'ils sont annoncés à l'heure actuelle pour cela on va on s'est un peu organisé ensemble vous avez des des premières interv tion qui vont être faites par Claire qui va revenir sur différentes coordonnées du problème qui va un peu vous exposer les enjeux de l'assurance chômage les disons les les pressions qu'elle subit les réorganisations qu'elle a pu connaître à chaque fois on aura un petit dialogue sur le sujet puis on ouvrira évidemment la parole à la salle pour une discussion d'ordre plus général avec questionréponsse Claire donc claire qui est sociologue ça FA parement plaisir aussi de partager cette table avec toi puisque c'est pas la première fois qu'on partage des tables mais souvent on le faisait comme collègue comme chercheurs et chercheuses tous les deux sur les questions de chômage et de protection sociale donc ça fait particulièrement plaisir de faire ça si ce n'est que maintenant j'ai une double casquette qui me permet de de dire des propos moins rigoureux que les tiens en étant tout autant applaudis donc c'est formidable bon euh claire je te laisse démarrer si tu veux bonjour à toutes et tous merci pour l'invitation moi aussi je suis très contente d'être là je suis désolée d'être en retard euh donc pour aller direct dans au fait donc effectivement je suis sociologue je mes travaux portent sur la protection sociale et plus particulièrement l'assurance chômage et le service public de l'emploi euh et donc pour ce ce premier on s'est dit qu'on allait organiser ça en deux temps donc ce premier temps sur ce qui s'est passé ce qui s'est passé dans le quinquena précédent euh c'est important en fait c'est c'est c'est important de de voir un peu où est-ce qu'on en est en terme de réformefin de d'assurant chômage de droit à l'indemnisation de droit des chômeurs de manière plus générale euh donc euh avant de commencer je vais faire un petit rappel très basique mais sur finalement l'IND enfin c'est quoi le l'indemnisation du chômage l'assurance chômage euh donc l'assurance chômage c'est une des branches de la protection sociale et en fait l'idée c'est que le chômage c'est un risque quand on est salarié travailleur travailleuse le chômage c'est un risque contre lequel on on essaie de se protéger collectivement dans l'idée que Ben le jour où je vais être au chômage ça me permettra déjà de continuer à vivre et de de pas accepter n'importe quel emploi pour pouvoir subvenir à mes besoins et ce cette idée làà c'est bien sûr un un un droit qui renvoie à la la dignité humaine mais c'est aussi l'idée que c'est un droit qui va protéger les autres salariés puisque ça va éviter que les les autres salariés a une forme de de concurrence de dumping de la part des chômeurs prêts à accepter n'importe quel emploi donc ça c'est c'est l'histoire du du mouvement ouvrier mais international c'est pas du tout propre à la France en France c'est un droit qui s'est construit assez tardivement et on a eu un système paritaire d'indemnisation du chômage c'est-à-dire une institution gouvernée par les organisation syndicale et patronal à partir de 1958 je fais quand même assez vite donc voilà ça c'était le le tableau un peu à quoi ça sert l'assurance chômage euh si on prend le quinena Macron et qu'on regarde avant le quinquena le candidat Macron en 2017 il avait déjà des projets pour l'assurance chômage et ce projet pour l'assurance chômage mais il il avait appelé ça universaliser l'assurance chômage c'est important de déconstruire ce discours de l'universalisation pour voir ce qu'il y avait derrière il faut savoir que déjà en 2017 il y avait à peu près un chômeur sur de c'est-à-dire un inscrit àle emploi sur de seulement qui était indemnisé à l'assurance chômage c'est-à-dire qui avait cotisé suffisamment qui remplissaiit les conditions d'éligibilité pour être indemnisé et et quand Macron dit universaliser l'assurance chômage il dit pas augmenter le ce qu'on appelle le taux de couverture c'est-à-dire augmenter le nombre de personnes qui sont éligibles à l'assurance chômage c'est pas ça qu'il avait en tête ce qu'il avait en tête c'était d'ouvrir l'assurance chômage aux indépendants aux travailleurs indépendants donc il sont pas des salariés qui ont pas cotisé et à certains démissionnaires avec beaucoup de conditions euh et donc il faut voir que ce qui était en germe déjà au moment de son de sa enfin quand il était candidat c'était l'idée d'attaquer l'institution d'assurance chômage comme institution de protection sociale institution salariale qui repose sur la cotisation des salariés qui ensuite à partir de cette cotisation ouvre des droits à indemnisation c'était ça qui était dans le viseur du candidat déjà et on va y venir c'est ça qui a été réalisé peut-être même au-delà du programme annoncé au cours du premier quinquena les les transformations d'assurance chômage au cours du premier quinena elles se sont faites selon deux axes la question du pouvoir qui décide et la question des droits quel contenu des droits donc sur le pouvoir qui décide ce qui s'est passé c'est que on est passé d'un système paritaire avec beaucoup beaucoup de défauts mais paritaire c'est-à-dire géré par les organisations syndicales et patronales les organisations syndicales et patronales négocient pour établir des droits pour les demandeurs d'emploi on est passé de ce système à un système où le gouvernement l'exécutif prend la main et et décide cette prise de pouvoir elle s'est faite de deux manières en inscrivant dans la loi le fait que désormais les négociations sont encadrées par le gouvernement c'est-à-dire qu'il a ce qu' a ce qu'on appelle une lettre de cadrage qui dit quand a lieu la négociation combien de temps elle dure quels sont ses objectifs donc dans dans ce cadre là ce qui relève de décisions des organisations syndicales et patronnales est très très limité et ce qui s'est passé à partir de 2018 c'est que enfin c'est que la lettre de cadrage qui avait été qui avait été écrite par le gouvernement était juste inacceptable par les organisations syndicales toutes les organisation syndical donc il y a pas eu il y a pas eu de il y a pas eu d'accord et l'État a écrit a écrit les règles ça c'est la première élément de la prise de pouvoir le deuxième élément de la prise de pouvoir c'est que les cotisation une partie des cotisations alors on pourrait discuter de la distinction cotisation salariale et patronnale mais une partie de la des cotisations à savoir les cotisations dites des salariés à l'assurant chômage ont été remplacé par la CSG la CSG donc qui n'est qui est un impôt et qui est pas assis sur les salaires et ce remplacement c'était bien l'idée de dire l'assurance vous n'avez pas le le la logique qui consiste à dire j'ai cotisé j'ai droit elle elle tombe en fait il y a plus l'idée que l'assurance chômage les salariés y ont cotisé enfin ou en tout cas beaucoup moins et ils ont droit donc ça c'est la partie l' enfin le l'exécutif prend le pouvoir l'exécutif prend le pouvoir pour faire quoi c'est-à-dire j'en viens au contenu des réformes qui ont été menées bah l'exécutif prend le pouvoir pour réduire les droits des chômeurs et particulièrement réduire le Dr les droits des euh chôeurs et chôeuses précairire c'est eux qui ont vu leur droit le plus le plus diminué au cours de de ce premier quinquena comment ça s'est traduit c'est-à-dire que c'est devenu plus difficile d'être éligible à l'assur en chômage il faut cotiser plus longtemps enfin il faut avoir été salarié plus longtemps merci pendant une période plus courte ensuite ce qui ce qui s'est passé un des éléments majeurs c'est que dans le calcul du montant de l'indemnisation c'est assez technique donc je rentre pas dans dans le la technicité du calcul mais grosso modo l'idée c'est que on perd la référence au salaire l'idée que l'assur en chômage c'est un revenu de remplacement calculé sur la base de vos anciens salaires disparaî surtout si vous avez été précaire et ça se traduit par une baisse du montant de l'indemnisation et le un des discours qui a été enfin le discours porté par le gouvernement pour vendre sa réforme en ça a été de dire oui mais on est indemnisé plus longtemps et en fait cette indemnisation plus longue c'est une arnaque parce que c'est vrai c'est effectivement enfin pour un certain nombre de personne c'est effectivement le cas mais en fait c'est une arnaque parce que les les demandes d'emploi qui se trouent être au chômage après des emplois précaires ont des droits qui sont longs mais très faible et donc en fait comme ils ne peuvent pas vivre avec ces droits faibles ça les contraint d'accepter des emplois il peuvent enfin des emplois qui n'auraient pas accepté sans ça donc voilà pour le ce qui est de l'évolution des droits à la assurant chômage et le dernier point où c'est pas directement assurant chômage mais c'est absolument indissociable c'est la question de du contrôle des chômeurs et la question de de enfin de l'accueil de l'accompagnement des demandeurs d'emploi à emploi qui là aussi c'est fortement donc le les sanctions et les les sanctions sont devenues plus sévères par une loi en 2018 les contrôles sont devenus plus nombreux euh et ce sont en fin de quinquena focalisés sur la question des métiers en tension c'est-à-dire les secteurs dans lesquels il y aurait des difficultés de recrutement mais je reviendrai un peu dans la deuxème partie et sur l'accueil à PO emploi il y a un enjeu qui est commun à beaucoup de services publics qui porte sur la question de la dématérialisation c'est-à-dire que la la dématérialisation ne s'est pas traduite par finalement une nouvelle forme d'accès au service public mais un accès qui devient exclusivement des matériel réalisé et qui du coup se repor enfin se retourne en fait contre les usagers et les usagères et donc un et avec tout un discours là c'est c'est plus large mais tout un discours de stigmatisation des chômeurs donc baisse des droits augmentation des contrôles stigmatisation des chômeurs c'est à peu près là où on on est arrivé à la fin de à la fin de de ce quinena avec voilà bannir complètement l'idée que le demandeur d'emploi a des droits quel qu'il soit que ce soit le droit de choisir l'emploi repris le droit d'être accueilli dans de bonnes conditions en service public de l'emploi finalement c'est un peu ça le à grand tra le le bilan de de ce de ce premier quinquenin merci beaucoup donc on [Applaudissements] va on va avoir comme ça de deux moments un peu de O où on alterne la parole à la fois parce que c'est plus dynamique et ça permet aussi peut-être de traiter mieux certains enjeux moi ce sur quoi je voudrais particulièrement réagir et insister c'est le dernier point sur la question des sanctions qui sont faites aux demandeuses et aux demandeurs d'emploi puisque tu l'as évoqué une des un des fils rouges de la politique macroniste à l'égard des demandeuses et demandeurs d'emploi c'est la restriction de leur droit et notamment c'est le renforcement des obligations qui leur sont faites à l'égard du marché du travail c'est-à-dire conditionner de manière plus vive les revenus qu'ils reçoivent la location chômage pour le dire rapidement à l'acceptation de xou y type d'emploi et renforcer les peine qu'ils ont cours en cas de refus donc vous avez cette dynamique disciplinaire donc de réduction des droits et de contraintes accru sur les chômeurs et les chôeuses et elle a comme tu l'as dit deux dimensions il y a une dimension que je vais aussi laisser assez vite parce que c'est la dimension morale sur laquelle il me semble qu'on a un un accord assez générique c'est-à-dire la dignité humaine c'est le maintien d'un revenu descent pour l'ensemble des individus qui ne sont pas occupés en emploi à la fois pour eux et pour ellees mais aussi pour tous les autres parce qu'on sait que lorsque vous avez une famille où un des parents ou les deux parents sont au chômage ça se répercute sur les enfants sur la réussite scolaire et cetera donc en fait les difficultés qui leur sont faites les tracasseries administratives et les sanctions qui leur sont imposées elles sont contagieuses et elles sont collective or un des principes fondamentaux du droit dans une société qui se veut démocratique c'est le caractère individuel des peines et ça n'existe pas lorsque vous êtes chôeuse ou chôumeur toute peine qui vous est faite est une peine qui est faite à votre entourage et à l'ensemble des proches qui dépendent de vous pour exister et pour subsister mais laissons cette question de côté qui est propre à nous ici entre insoumis et au sein de laanupes pour aborder la situation peut-être fictive où vous avez le le grand oncle macroniste qui vient déjeuner ou qui vient dîner bon non mais j'en entends plus plusieurs qui se marrent donc je vois que tout le monde a eu cette expérience alors non mais je dis ça moi non clairement pas mais je vois qu'il y en a parmi vous qui n'ont pas cette chance donc peut-être revenir sur quelques enjeux argumentaire et explication même rationnelle même pour un type de droite non mais vous voyez qu'on est sympa déjà on leur prête une raison ce qui est pas quand même toujours évident alors euh d'abord il me semble que c'est important d'avoir une perspective historique sur le sujet à savoir que les sanctions dans ce pays varient depuis 100 ans les sanctions faites aux chômeurs les premières caisses pour indemniser les chôumeurs et les chaumeuses c'est 1890 1880 les métiers du livre notamment les premiers en créer le livre typographie imprimerie et toutes les caisses d'indemnisation du chômage ont toujours imposé des obligations aux individus plus ou moins dures or quels que soient les obligations qui leur sont faites on n jamais vu de variation dans les taux de retour à l'emploi il n'est pas vrai que les sanctions ont un effet sur le retour à l'emploi des personnes c'est faux on peut comparer tous les pays du monde on peut comparer toutes les caisses du monde on ne voit pas de différence y compris dans les pays vous avez différents régimes d'indemnisation c'est pas le plus dur qui favorise le retour à l'emploi des gens et c'est pas celui qui indemnise mieux qui au contraire découragerait les personnes voire même un des rares résultats qu'on a lorsqu'on regarde l'Allemagne notamment c'est que les individus les mieux indemnisés sont plutôt celles et ceux qui arent le plus à se rendre ce qui est logique à l'entretien d'embauche parce queils arrivent à payer l'essence parce qu'ils prennent le ticket de bus parce que il ou elle n'hésite pas à envoyer un cv parce que finalement le prix de l'envoi postal d'un courrier 400 g c'est pas grand-chose donc l'indemnisation est un moyen est un moyen de parvenir à candidater à des offres d'emploi et donc est un moyen de parvenir à si jamais on le souhaite et dans les conditions qu'on souhaite reprendre pied revenir sur le marché de l'emploi et réussir à accéder à une offre en en outt si c'est si c'était vrai on va dire que l'indemnisation chômage motivait les comportements des chômeurs on narait pas expliquer pourquoi dans ce pays le taux de chômage est plus élevé au mois en saison hivernale que à l'été or pourtant c'est quand même un des principes fondamentaux du chômage et de sa statistique c'est que il y a une variation cyclique saisonnière et donc on voit que les gens deviennent visiblement faénéants l'hiver puis retrouve une une motivation de travail l'été bref c'est évidemment absurde il n'y a pas de motivation qui qui soit lié uniquement à l'argent qui est perçu à la fin du mois mais bel et bien au marché du travail au nombre d'offres disponibles qui sont plus nombreuses l'été que l'hiver or non seulement elles sont plus nombreuses mais il faut rappeler qu'il n'y a jamais eu dans ce pays autant de recrutement que depuis 2000 je dis pourquoi je dis depuis 2000 parce que c'est le début de la statistique sur le sujet donc c'est sans doute un record historique mais je ne sais pas en tout cas l'année dernière on a enregistré 24 millions de déclarations préalables à l'embauche c'est-à-dire il y a 24 millions d'offres d'emploi que les employeurs ont voulu mettre sur le marché du travail record historique du pays on n jamais plus embauché dans ce pays donc lorsque le MDEF vient déverser des grosses larme en disant on narrive pas à embaucher on est incapable de recruter des gens c'est juste qu'ils sont nuls parce que visiblement leurs collègues ils y arrivent très bien ils ont jamais embauché plus et donc la plupart des types que vous voyez sur le plateau de télé nous expliquz que c'est une catastrophe l'hôtellerie restauration je ne peux plus embaucher pourtant j'ai fait un contrat de travail à tieran payé un demimic avec travail de nuit les gens ne le prennent pas bon et encore parce que le vrai problème c'est que beaucoup de gens le prennent quand même mais vous avez donc quelques éléments quelques bre galeuse du patronat qui viennent déverser sur BFM TV leur chagrin et leur regret et ces gens-là sont juste des personnes qui ne savent pas ce qui le code du travail et donc si elles ont du mal à recruter je trouve que le cas échéant c'est une bonne chose et j'en suis ravi donc non seulement on a jamais autant embauché mais on peut regarder les choses en détail à emploi tous les ans il y a un bilan qui est tracé des offres d'emploi qui ont été recueillies et traité donc vous savez si jamais vous êtes employeur ou employeuse vous pouvez envoyer une offre à P emploi donc il la traite et la mettre en ligne ou alors vous pouvez même vous ouvrir un compte et la déposer directement donc il y a quelques millions d'offres qui sont mises tous les ans sur Pôle Emploi l'année dernière au total il y a eu 3 millions d'offres qui ont été retirées c'est qui ont été mises en ligne et à un moment donné dans l'année retiré pourquoi sur les 3 millions il y en a uniquement 300000 faute de recrutement les autres c'était les employeurs ont dit bah en fait le besoin est passé ça pouvait être un besoin ponctuel ou provisoire ou alors ils ont plus la trésorerie on aurait bien aimé recruter mais en fait on peut plus on retire l'offre donc sur 3 millions de retrait 300000 qui sont liés à une fin de recrutement et sur les 300000 pour une fin de recrutement 150000 faute de candidats qu'est-ce que ça veut dire faute de candidat ça veut dire qu'il en a pas eu assez qui sont présentés ça veut pas dire qu'il y en a pas eu ça veut dire que l'employeur il en voulait 7 h pour chois peut-être j'en sais rien il y a des métiers où on cherche des qualifications particulières et cetera mais donc ça veut dire que une sur 10 est retiré faute de recrutement et la moitié fautees de recrutement sont retiré par manque de candidats et parmi celles qui sont pour manque de candidats on est a même pas au total moins de 2 % qui ont reçu zéro candidature donc il n'est pas vrai qu'il n'y ait pas de candidature dans ce pays il y a des candidates et des candidats mais ils ne conviennent pas aux personnes qui veulent recruter donc le seul problème qui existe c'est celui des critères patronaux de recrutement enfin cette question des sanctions et du durcissement des sanctions exercé à l'égard des demandeuses et demandeurs d'emploi pose des problèmes plus généraux et dont on se rend compte même lorsqu'on parle avec des syndicalistes ou des employeurs ou employeuses parce que faut pas croire il y a plein de de patrons et de patronnes qui se rendent bien compte des problèmes et des contradictions que pose le durcissement du droit à l'égard des chômeurs pourquoi et bien d'abord une des choses qu'on entend le plus souvent c'est qu'à chaque durcissement des sanctions à l'égard des chômeurs des employeurs disent ben je peux plus utiliser pour l'emploi parce que maintenant dès que je mets une offre je reçois 800 candidatures là où avant j'en avais 20 et je pouvais les traiter maintenant je reçois 800 parce qu'ils sont tous sous pression et donc je ne parviens même plus à recevoir les offres donc j'arrête le durcissement des obligations faites aux chômeurs décourage aussi les employeurs de passer par Pôle emploi parce qu'il se retrouvent avec des profils non adaptés avec des gens qui leur écrivent en disant bah moi je vous écris oui je n'ai pas qualifications mais je peux justifier que j'ai candidaté à une offre d'emploi en vous écrivant donc il y a un effet contradictoire même à l'égard du patronat dans le durcissement des droits faits au chômeurs par ailleurs les sanctions posent aussi le problème que tu as évoqué du dumping c'est-à-dire plus vous contraignez les chômeurs à accepter une offre d'emploi dégradée et bien plus vous faites concurrence dans le monde du travail parce que là où tout le monde était prêt à accepté un boulot payé au 1,2 SMIC ils sont sympa payz 1,2 SMIC après un BTS vous avez maintenant des un type qui arrive il dit ben moi je prends pour 1,1 SMIC moi je prends pour un SMIC et après vous avez une qui arrive en faisant moi je prends un mi-temps donc vous avez comme ça une logique de réduction de la qualité de l'emploi qui est directement dû aux effets des sanctions parce que tout le monde est prêt à tout pour accéder à une offre d'emploi pour échapper aux réformes qu'on évoque ici et échapper à une indemnisation qui ne permet plus de subsister de manière digne et donc cette absence de subsistance le ne pas que les chômeurs et les chômeuses eux-mêmes et elles-mêmes mais bien l'ensemble du monde du travail qui se voit tirer vers le bas et je voudrais vraiment insister je pense que c'est un point fondamental que tu as évoqué avant l'assurance chômage est un verrou de protection de l'ensemble du salariat et pas uniquement des chôumeuses et des chômeurs en outre non seulement ça dégrade pour tout le monde mais ça coûte cher pourquoi ça coûte cher parce que si vous mettez la pression sur les chômeurs et les chômeuses pour revenir à l'emploi ça veut dire qu'ils vont accepter des emplois précaires le principe de l'emploi précaire c'est qu'il a un terme il dure x mois ou x semaines ça veut donc dire que les chôumeuses et chôumeurs pour sortir plus vite de l'assurance chômage vont prendre un boulot précaire et reviennent à l'assurance chômage un mois 2 mois 3 mois plus tard donc les durées d'indemnisation sont en réalité plus longue que si on leur laissait 4 5 semaines de plus pour trouver un CDI donc vous avez un phénomène contradictoire où on voit que la les sanction à l'égard des chômeurs ruinent les comptes de l'Assurance chômage dans l'ensemble des pays où elles sont mises en œuvre puisque ell elles organisent un retour régulier de salariés précaires qui n'arrivent pas à sortir durablement à s'extraire durablement de l'assurance chômage par la qualité par le type d'emploi qu'il ou qu'elle retrouve enfin je conclus là je sais que tout à l'heure j'ai dit finalement il y a 5 minutes mais c'était pour vous piéger mais là c'est véritablement le dernier point en l'occurrence c'est important de de bien avoir en tête la manière dont fonctionne le retour à l'emploi parce que là on parle des sanctions c'est important mais il y a quand même beaucoup de travaux qui sont menés dans ce pays sur le retour à l'emploi des chômeurs dans quelles circonstances des gens parviennent à retrouver un emploi et on peut étudier les parcours des gens il y a des données dessus et on se rend compte de plusieurs choses qui sont extrêmement intéressantes la première c'est que la recherche d'emploi la plus frénéthtique et la plus intensive ne marche pas les gens qui reviennent à l'emploi ne sont pas cell et ceux qui passent 14h par jour en ligne à actualiser des pages Web ce n'est pas vrai ce sont celles et ceux qui arrivent à limiter le temps de cherche de manière efficace et qu' qu'il l'organise dans leur vie quotidienne à côté d'autres activités loisirs et cetera donc ce n'est pas la durée passée dans la recherche qui fait le résultat de la recherche au contraire la durée passée crée du découragement et vous avez des gens qui passent un mois et demi à se cramer et qui après ne recherche plus pendant un mois et demi parce qu'ils ont plus le courage la force parce que tout simplement ils ont ils ont subi 300 échecs un échec ça se gère dans le temps c'est un truc qui est très important à avoir en tête un échec se gère dans le temps et donc les contraintes faites aux chômeur limitent aussi tout la capacité à retrouver un emploi et s'inscrit on va dire en faux par rapport à tout ce qu'on sait sur le retour à l'emploi des chôeuses et des chôeurs dans ce pays deuxièmement on sait que les chôeuses et les chômeurs qui reviennent à l'emploi sont des personnes qui ont ciblé les offres ce ne sont jamais celles et ceux qui postulent à tout ce sont celles et ceux qui postulent dans un domaine particulier qui permett d'apprendre des choses d'un entretien d'embauche à un autre parce que souvent l'entretien d'embauche vous avez des ex qui vous sont faites bon ben vous les mémorisez et vous êtes meilleur dans le même secteur pour le futur entretien d'embauche si vous en faites 40 50 dans des secteurs différents vous n'avez pas la capacité de mémoriser d'apprendre et d'être plus plus ajusté aux exigences d'être plus adapté à ce qu'attend de vous l'employeur ou l'employeuse dans les rendez-vous ultérieurs et futurs je vois que Claire me cogne par je sais pas si c'est volontaire ou pas c'est peut-être pour me faire taire mais du coup j'arrive à la fin non apparemment c'était pas volontaire et euh enfin peut-être le le le dernier enjeu qu'on voit là aussi dans tous les travaux sur le sujet c'est l'importance de la distance prise par les chômeurs vis-à-vis de leur recherche d'emploi il a la capacité à avoir d'autres activités dans sa vie pourquoi à la fois pour tenir mentalement parce qu'on ne tient pas mentalement en faisant de la recherche d'emploi nonstop pendant des mois ça ne fonctionne pas si ce n'est produire des personnes qui se retrouvent en incapacité physique et morale à rechercher des offres d'emploi mais aussi parce que ce qui est essentiel pour trouver une offre d'emploi c'est le réseau contact à l'heure actuelle et donc plus vous passez du temps sur le web à parcourir des offres d'emploi moins vous rencontrez des personnes susceptibles de vous auiller vers d'autres individus réels en chair et en os qui eux peuvent vous expliquer où est-ce qu'on trouve des offres d'emploi ou même dans votre secteur et donc oui il est parfois plus utile d'aller boire une bière avec ses anciens collègues un soir que d'être sur la page de pôemploi actualiser de manière frénétique les offres d'emploi qui sont en ligne claire je te laisse la parole pour continuer ouais comme ça a des question réponses général ok euh donc pour ce deuxème temps on en vient à ce qui se profile pour l'assurance chômage en ce début de en ce début de quinena le le discours qu'on entend continuellement alors c'était déjà le cas depuis on va enfin les dans les mois qui ont précédé mais grosso modo c'est ça consiste à dire on est dans une période de recrutement important alors difficilefin prétendument difficile mais voilà une période de conjoncture dite favorable mais il y a des difficultés de recrutement et pourquoi il y a des difficulté de de recrutement parce que les demandeurs d'emploi refusent les refuse en fait les offres et ça c'est ça qui nous permet qui nous qui qui qui nous nous empêche pardon l'absus c'est ça qui nous empêche d'accéder au plein emploi donc il faut reffermer l'assurance chômage voilà voilà le et grâce à cette réforme de l'assurance chômage on pourra enfin accéder au plein emploi objectif de plein emploi qui bien sûr ne se discute absolument pas sous aucun angle voilà le le discours face auquel on se trouve ce discours on peut le le déconstruire enfin il faut à mon avis le déconstruire de deux manières la première manière c'est en regardant quelques chiffres euh où est-ce qu'on en est par rapport à ce cette situation cette conjoncture favorable ce plein emploi à nos portes on a aujourd'hui quasiment 3 millions de demandeurs d'emploi enfin qu'on appelle inscrit en catégorie A c'est-à-dire 3 millions de demandeurs d'emploi qui n'ont pas travaillé du tout le mois précédent on en a euh à peu près 6 enfin pas loin de 6 millions au total et plus de 5 millions soit qui n'ont pas travaillé du tout soit qui ont travaillé quelques plus ou moins de temps mais dans le mois précédent ce qu'il faut retenir de ça donc de ces 2 millions qui travaillent qui sont inscrits à P emploi mais qui travaill c'est déjà que beaucoup de très nombreux demandeurs d'emploi de très nombreux inscrits inscrit Apple emploi travaille donc l'idée que le demandeur d'emploi ne veut pas travailler ne résiste pas à un petit chiffre ensuite et ce que ça dit aussi c'est que il y a beaucoup de personnes qui sont en emploi mais qui cherchent un autre emploi donc ça interroge sur la qualité de l'emploi dans le prétendu plein emploi dont on serait proche ensuite autre autre chiffre c'est que c'est sur cette indemnisation prétendument très généreuse on a j'ai pas les pour l'instant de l'indemnisation suite aux réformes dont je vous ai parlé tout à l'heure mais déjà avec les anciennes règles d'assurance chômage on avait plus de 50 % des allocataires qui percevaient moins de 860 € par mois donc la générosité de l'assurance chômage est quand même à questionner et si on on regarde ce qui sont les mieux indemnisés 5 % des allocataires de l'ensemble des allocataires perçoivent plus de 1750 € par mois donc ok 1750 € c'est plus que le SMIC mais c'est pas non plus c'est pas non plus un revenu absolument mirobolant et on est sur 5 % des allocataures donc voilà l'explication de la générosité de l'assurance chômage ça semble pas trop fonctionner non plus et sur les difficultés de recrutement j'y reviens pas puisque Adrien on a longuement parlé donc on voit bien que ce discours non non mais je pense que vous vous avez vous avez compris l'idée l'idée générale c'est que on a un discours euh omniprésent depuis enfin qui c'est pas la première fois mais omniprésent depuis quelques mois sur les difficultés de recrutement les offres non pourvues euh qui voudrait dire donc que les gens ne veulent pas prendre les emplois disponible voilà adrien a déconstruit je je pense que c'était très très clair euh euh donc voilà le ce discours là ne passe pas euh les les preuves des chiffres reprenons-le quand même euh c'est c'est deè manière de de déconstruire reprenons-le quand même pour voir ce qui est derrière euh ce qui est derrière si et quels sont les implicites et est ce que ce que ce discours là cherche à enfin cherche pas à le dire justement mais veut dire donc euh dans cette période où le chômage baisse où il y aurait des des prétendu euh pignuries de main-dœuvre des difficultés de recrutement il y a des chômeurs euh ces chômeurs ne veulent pas travailler ils peuvent se c'est c'est pas mon discours hein ils peuvent se permettre de pas travailler parce que l'assurance chômage est généreuse et et donc il faut la réformer pour que euh finalement les demandeurs d'emploi ne soient plus en position d'accepter de refuser pardon que les demandeurs d'emploi ne soient plus en position de refuser des emplois qu'ils auraient refusé auparavant et c'est là où ça doit faire un peu tilt si euh vous êes vous êtes un peu enfin si j'étais un peu clair ça doit faire tilt avec ce que je vous disais au début où la fonction de l'assurance chômage pour les salariés les salariés c'est justement de pouvoir refuser un emploi donc ce que ce que je veux dire par là c'est que ce discours gouvernemental c'est un discours patronal exclusivement qui se cache derrière l'objectif de plein emploi où on on nous dit mais non mais la réforme de l'assurance chômage c'est pour arriver au plein emploi donc en gros tout le monde va être d'accord avec ça c'est pas ça le discours c'est de dire il faut réformer l'assurance chômage pour que les demandeurs d'emploi demandeuse d'emploi ne soient plus en position de refuser certains emplois donc euh voilà en fait le ce qui est vraiment ce qui est vraiment derrière derrière ce discours avec l'idée qu'on a déjà évoqué tout à l'heure ce dis enfin ce discours et ce projet de réforme c'est une attaque pour les chômeurs mais j'ai envie de dire pas vraiment pas uniquement mais des fois je me demande même pas d'abord puisque aujourd'hui on est à avec les les effets de la réformme précédente on est à 36 % de chômeurs enfin de demandeurs d'emploi inscrit à ple emploi qui sont indemnisés par l'assurance chômage donc finalement réformer réformer l'assurance chômage faut pas en attendre quand bienen même le lien logique fonctionnerait il faut pas trop en attendre puis que les gens ne sont pas indemnisés donc ce qui est visé derrière c'est bien l'ensemble du salariat avec comme comme on l'a dit d'une part ben si vous êtes salarié en poste et que vous savez que les droits au chômage sont extrêmement faibles et que vous voulez changer d'emploi vous êtes pas content de l'emploi que vous occupez ça c'est c'est pas du tout sécurisant pour aller vers un autre emploi puisque de toute en gros vous avez aucun filet de sécurité pour faire cette transition et d'autre part si vous êtes salarié en poste et que vous voulez euh vous mobiliser négocier sur V vos salaires vos conditions de travail et autres et que vous savez que derrière il y a une armée de réserve pour reprendre l'expression de crève la fin qui a qui sont pas en position de faire autre chose que de prendre votre place dans des conditions dégradées évidemment ça met pas les salariés dans les mêmes condition que si les formes de l'indemnisation étaient différentes donc voilà ce que ce que je voulais euh expliquer par là c'était vraiment cette idée que le discours qu'on nous pr enfin que le discours sur l'assurance chômage le débat tel qu'il est posé aujourd'hui c'est un débat qui est posé en des termes patronaux exclusivement donc malgré ça il faut quand même regarder ce qui est dans ce projet dans ce projet gouvernemental deè réforme de l'assurance chômage euh à ce stade les modalités sont floues c'està mais les objectifs sont clairs euh c'est-à-dire que l'idée que que sort le gouvernement là depuis quelques semaines c'est de c'est de moduler les droits à l'assurant chômage en fonction euh de la conjoncture euh c'est-à-dire euh en nous dit si euh la conjoncture est bonne les droits au à indemnisation seront moindres si la conjoncture est mauvaise les droits à à l'indemnisation seraiit meilleur que dans les enfin je sais pas s'il faut dire meilleur mais bon que dans les périodes de bonne conjoncture qu'est-ce que signifie ce projet ce projet c'est d'une en terme de qui détient le pouvoir ça veut dire que l'État continue à garder le pouvoir en matière de définition des règles d'assurant chômage puisque voilà ils ont là ils ont mis leur projet sur la table leurs intentions sur la table et leurs inttion ne sont pas de redonner le pouvoir à la négociation par les organisations syndicales et patronnales c'est le premier point et le deuxième point c'est que leur objectif c'est de réduire encore le droit des chômeurs indemnisés c'est-à-dire que ce qu'on nous dit c'est que on nous on on légitime un peu ce ce ce projet en disant oui mais dans les périodes de mauvaise conjoncture les droits serait amélioré enfin sauf que là leur projet il le présentent dans une période dite de bonne conjoncture donc l'enjeu c'est bien de réduire les droits et c'est bien de faire à nouveau des économies sur l'assurant chômage mais voilà il s'agit de de légitimer enfin au lieu d'annoncer une nouvelle baisse des droits ils disent on va augmenter quand ça s'améliore réduire quand c'est quand la conjoncture augmenter pardon quand la conjoncture se dégrade et réduire ça s'améliore bon en fait là ils veulent réduire les droits à nouveau et je pense qu'il faut il faut le le voir comme ça euh ça c'est aussi la poursuite c'est pas grave la poursuite de la mise en cause des droits la merci la poursuite de la mise en cause de l'assurance chômage comme institution salariale puisque là il y a plus l'idée de vous avez ctiser vous avez des droits euh c'est vous avez cotisé et selon à quel moment vous êtes au chômage vous aurez tel droit ou tel droit ce qui pose d'ailleurs des questions juridiques enfin en terme d'égalité de traitement puce que vous allez pas avoir les mêmes droits selon quand vous êtes selon quand vous êtes au chômage ou pas euh donc voilà pour le le projet tel qu'on le tel qu'on le connaît maintenant avec le classique emprun à l'exemple étranger alors l'exemple étranger qui sert en fait juste à légitimer le truc mais bon cette fois-ci c'est le modèle canadien mais finalement c'est c'est c'est juste une stratégie il faut pas s'y tromper c'est juste une stratégie argumentative et le modèle canadien tout le monde s'en fout hein donc donc voilà ça c'est c'est vraiment le le le tableau global avec je pense que cette réforme là il faut la mettre en perspective avec deux autres réformes déjà annoncées qui sont euh la réforme de PUL emploi qui serait transformée en France travail euh et la réforme du conditionnement du RSA euh donc France travaille je je je détaille pas mais en deux mots l'idée c'est de dire les résultats des différentes composantes du service public de l'emploi sont mauvais euh il faut que le retour à l'emploi soit meilleur donc c'est une autre variante du discours il y a trop de gens qui il y a trop de gens qui refusent euh il y a trop de gens qui sont pas en emploi il faut que le service public de l'emploi soit plus contraignant euh pour que les les chômeurs retournent à l'emploi et la réforme du conditionnement du RSA là aussi c'est euh le discours de la réduction euh du euh des enfin du coût du travail du paiement du travail qui est poussé à son paroxisme puisque euh c'est rien d'autre que d'organiser le travail gratuit euh par euh les allocataires euh les allocataires du du RSA donc on est vraiment dans un dans des réformes qui font système et qui visent à pass à poursuivre la stigmatisation des chômeurs euh à leur diminuer leur leur droit à la à la subsistance les pousser à prendre n'importe quel emploi et par la même toucher ainsi l'ensemble l'ensemble du salariat et attaquer l'ensemble des des salariés et des travailleurs voilà un peu je pense qu'on peut dire à ce stade de des projets du gouvernement en matière de [Applaudissements] chômage effectivement je vais pas être long alors j'ai un peu triché parce que ce matin j'ai appelé les les copains de la CGT qui étent avec la dirc avec le dircab de ministre hier c'était juste pour être sûr d'avoir un truc à dire même si claire était exhaustive mais non mais comme comme tu l'as dit ça s'est joué dans la nuit mais c'est pas vrai du tout donc non mais voilà comme tu l'as dit pour l'instant on sait pas exactement à quelle sauce on va être mangé en revanche on sait que la sauce il commence à la cuisiner ça c'est absolument certain et peut-être pour pour dire un mot donc ça va être une des lutte qui qui va être importante à la rentrée ça va donc se jouer sur ce front de l'assurance chômage et ce de à deux détentes d'abord parce que le gouvernement entend proroger ce que tu as expliqué tout à l'heure les dispositions déjà en vigueur par rapport au droits des chômeurs c'est-à-dire alors réduction de droit jusqu'à am minima 2023 puis profiter de ce temps gagné pour lancer une négociation une discussion on ne sait pas exactement sous quelle forme qui consistera à aboutir au modèle que tu as aussi évoqué là le modèle canadien donc modèle canadien qui est notamment singularisé par deux aspects le premier que le gouvernement ne reprend pas en tout cas qu'il essaie de cacher c'est quand même que c'est régional c'est-à-dire que selon votre région de résidence au Canada vous n'avez pas les mêmes droits à laallocation chômage selon enfin disons c'est un pays fédéral donc selon l'état dans lequel vous résidez les droits varient et surtout selon la conjoncture économique selon que des emplois soient créés ou pas selon qu'il y a de la croissance ou pas vous n'avez pas les mêmes droits c'est-à-dire que le montant des allocations la durée nécessaire d'affili pour ouvrir des droits et la durée durant laquelle vous pouvez percevoir vos allocations sont toutes les trois variables en fonction de la conjoncture économique c'est ça qui inspire le gouvernement actuel c'est l'idée que les droits vont varier en fonction de la situation économique du pays ce qui évidemment pose des problèmes alors le problème numéro 1 on le connaît c'est donc le remplacement la notion de droit par tout simplement une espèce de pompe à incitation au dumping parce que le principe d'un droit c'est même l'idée même d'un droit c'est que vous garantissez quelque chose un individu indépendamment du contexte si vous dites ben on vous ouvre un droit qui dépend du contexte s'appelle plus un droit s'appelle une prime Macron mais ce n'est pas un droit un droit et par principe indépendant du contexte et là on met en place un dispositif qui liquide la notion même de droit et donc la notion même ici d'assurance chômage c'est ça le premier enjeu qui est en qui qui va être un objet de lutte à partir de la rentrée et par ailleurs c'est également une réforme qui a un caractère absurde puisque on le sait tu l'as évoqué l'assurance chômage française elle est interprofessionnelle c'est-à-dire quel que soit der exception prês quel que soit votre métier vous cotisez au pot commun et vous touchez du pot commun il y a un rapport de solidarité entre les personnes qui travaillent comme vigile et les personnes qui font le travail de caisse et celles et ceux qui rangent les rayonnages et celles et ceux qui débarquent les cartons toutes ces personnes cotisent et si elles perdent leur emploi reçoivent du pot commun si on imagine d'avoir des droits entre guillemets qui sont subordonnés à la conjoncture ça veut dire que le jour où on arrête de recruter des gens en logistique enfin plutôt le jour où ça recrute en logistique on baisse les droits la personne qui bosse à la caisse il n'est pas possible dans un régime interprofessionnel d'avoir une prise en compte de la conjoncture économique puisque il n'y a pas une conjoncture économique il n'y a pas un marché du travail unifié selon votre métier la situation est bonne ou mauvaise et à un même moment il y a des métiers dans lesquels on arrive à recruter et d'autres dans lesquels on peine à trouver des personnes qualifiées et donc il y a des secteurs en expansion et des secteurs en recul la logique donc de soumettre les droits à la conjoncture c'est d'être sûr de pouvoir toujours justifier un recul pour certains métiers alors même que d'autres parviennent eux à recruter donc c'est ce dispositif il vise la réduction il vise le rognage intégral des droits des personnes et il est contradictoire avec l'idée même d'une solidarité à caractère interprofessionnel et puis je conclurai avant de faire passer le micro en rappelant qu'on est quand même déjà bien gentil dans ce régime d'assurance chômage puisque vous le savez vous cotiz on l'a dit en tant que salarié vous cotisez au régime d'assurance chômage ça veut dire que vous cotisez contre le risque que vous imposent vos patrons je on est quand même déjà bien sympa d'accepter de mettre de l'argent pour se courir d'un risque qui dépend d'autres personnes et par ailleurs on est déjà bien gentil de de payer deux fois parce que la cotisation patronale elle vient du revenu de l'entreprise le revenu de l'entreprise il vient de votre travail donc vous faites exploiter il y a une plus-value sur cette plus-value le patron cotise donc vous avez cotisé pour vous et vous avez cotisé pour lui donc je pense que à un moment donné il s'agit de reconquérir ce qui nous appartient à savoir le régime d'assurance chômage parce que l'argent qui est dedans c'est le nôtre et donc les droits qu'on doit fixer c'est les nôtres [Applaudissements] il est formess de faire par compliqué c'est bon c'est facilité [Musique] donc bonjour d'abord merci à tous les deux pour votre intervention j'avais deux questions la première c'était moi j'avais lu quelque chose mais peut-être complètement qu'en fait il y avit aussi une attaque de l'assurance chômage parce qu'en fait il y avait des fonds comme je sais pas si c'est en lien avec lunedic et qu'en fait on allait récupérer finalement des caisses qui se portaient assez bien pour les finalement les remettre à défaut donc il y avait un espèce de jeu par Macron là-dessus mais je sais pas si ou pas euh par rapport à ça et puis est-ce que il y a aussi un impact du modèle au-delà de Canadiens que je connaissais pas donc merci de l'avoir présenté mais aussi du modèle du Royaume-Uni est-ce qu'il y a un lien aussi avec le modèle du Royaume-Uni ou pas du tout voilà merci grandt choseun prise de pouvoir d'une prise d'ésence d'une dignité CIVI d'un accroissement bonjour euh moi pareil j'ai deux questions en fait la première c'est pas ou là c'est c'est quoi je suis dans une zone d'interférence bah par rapport à à ce que vous disiez là sur la suite ça fait ça fait peur cette histoire de faire fluctuer les les droits et tout on se dit heureusement qu'ils sont pas fait pareil avec la SC selon les périodes d'épidémie c'est peut-être la suite en fait c'est c'est par rapport au au comment dire au contr contrat dit enfin précaire entre guillemets ou momentané type intérime et tout ça ce que j'ai compris c'est que maintenant le calcul des indemnités se se font en prenant en compte aussi les périodes non travaillées on va pas trop rentrer dans dans le détail et tout mais même si on doit enfin dans le programme de la France insoumise évidemment on espère plein emploi d'une part mais surtout des CDI pour tout le monde quand même pas mal de secteurs d'activités où il y a des contrats qui sont momentanés et cetera ce que j'ai cru comprendre c'est que ça ne visait pas à priori les saisonniers mais à ma connaissance saisonniers c'est pas un statut comme les intermittent en fait donc dans quelle mesure on définit ça on protège les gens qui travaillent ponctuellement dans l'année voir plusieurs mois de suite et d'autre part d'autre part ça ça me semble assez dissuasif pour pousser les gens à l'emploi puisque puisque les les les périodes calculé pour l'indemnité à partir du moment où on travaille ne serait-ce que 2 jours sur sur un mois c'est délétaire pour les travailleurs donc quand vous parliez tout à l'heure quand vous disiez que que les employeur était aussi d'une certaine façon enfin que c'était pas avantageux pour eux là je vois pas comment ça peut favoriser l'emploi ça c'est ma première question et par rapport à la CSG par rapport à la CSG et les enfin dans dans le système actuel j'ai du mal à saisir la nuance sur la rétribution en fait de nos cotisations dans quelle mesure on a de la transparence et de la visibilité sur nos fiches de paye entre la CSG les cotisations sociales classiques qui existent encore quoi je sais pas ouais c'est pas moi qui on va rester de ce côté bonjour un argument qui était beaucoup utilisé enfin plutôt quand ça n'allait pas c'était le côté de toute façon l'assurance chômage ça coûte trop cher et on n pas les moyens d'indemniser les les chômeurs à une certaine au niveau auquel on est est-ce que dans les fait maintenant ça s'équilibre entre les périodes fastes et moins fastes et si c'est le cas comment on peut s'en servir pour démonter ce ce cet argument une bonne fois pour toutes monsieur labas qui ve poser une question allez peutêtre vous rapprocher un peu je suis pas sûr que ça cap ouais bonjour bonjour tout le monde ouais il y a des trucs il y a des il y a des choses dont vous parler qui sont déjà en pratique on a déjà réduit le droit des chômeurs et ce qui se passe même ce que j'ai remarqué c'est que il y a une collaboration entre les intérims et les les pô emploi pour t'emmerder c'estàd que tout le temps tous les jours il t'envoie 10000 annonces comme si c'était des copains qui t'écrivaient nordi nous avons un truc qui te ressemble tu pourrait ça pourrait t intéresser bon non non parce que là là je dois dire que j'ai 60 piges bientôt et je me dis que la précarité à ceage là c'est c'est pas possible c'est pas possible il faut qu'on arrive tous ensemble à faire en sorte que il nous pourissent pas la vie ces gens dont il parl qu'on arrive à vivre avec avec le RSA ou ou avec le SMIG ils connaissent pas la réalité et je vous demande aussi à vous d'être de les mordre à l'Assemblée c'estd ils se foutent de la gueule des pauvres quoi nous on est dans la merde il pensent qu'on à vivre correctement les gens ils sont dans la dépression dans la souffrance et on nous fait croire qu'on est en train de profiter des cacahuèt qui sont en train de nous donner combien qui touchent eux par mois combien ils touchent les gens qui sont en train de nous parler par mois he eux leur retraite elle va être belle elle va être dorée et nous ils veulent qu'on ait une retraite pourrie de dépression de souffrance même d'explosion des relations familiales parce que qu'est-ce qui peut détruire aussi des familles cette précarité qui fait que l'autre il peut pas aussi apporter apporter les moyens pour payer son loyer ou pour payer les comment on appelle ça les l'électricité le gaz ce qu'on appelle les charges les trucs fixes et là je vois avec les prix qui sont en train d'augmenté le le mgaw je crois 80 dollars aujourd'hui il est 1000 dollars on va faire comment on va faire comment si on se bat pas correctement dans la rue parce que ces gensl je pense qu'il y a dans la rue où ils vont comprendre comme en 95 en 5 avait eu un mouvement des chôeurs et des précaires et ceux qui l'ont usé je me rappelle c'était Martin qui éta au ministère de la Solidarité du travail C et de l'emplo ils on Noé des précaires et des chômeurs hein c'estàd qu'aujourd'hui on se retrouve très très très fragilisé très très fragilisé et le fait de dire que les gens ils la vivent bien parce qu'ils sont au chômage et que les gens seraient des profiteurs on essaie de monter les uns les les les gens les uns contre les autres hein moi je connais ce système là je le connais même très bien je parle pas du racisme et de la discrimination qu'on a subi pour trouver du je travaille parce que je veux bien être à égalité avec tout le monde mais il y a des choses qui s'appellent la discrimination et le racisme que moi j'ai subi et j'en suis sûr à 1000 % que des fois j'ai pas eu du travail à cause de mon origine j'en suis sûr à 1000 % les gens ils parlent des quartiers populaires mais la la misère sociale ils veulent pas en parler les gens ils restent chez eux jusqu'à je sais pas quel âge vous pensez que c'est une vie ça il y en a ils disent ils peuvent partir chez papa maman dans les quartiers ils peuvent pas partir chez Papa Maman bah parce que il y a pas les moyens il y a pas de Tune et après il parle du que les mecs ils font des trafics ils essayent d'avoir des moyens une économie là-bas aussi c'est fort mais les pauvres ils ont le droit les précaire on peut parler frère c'est bon on va pas se taire c'est nous les plus c'est nous qui sommes dans la souffrance ouais c'est bon vas-y après après ils vont répondre oui mais ils vont répondre d'abord sur les qu on va on va faire un une première premiers éléments de réponse et on va poursuivre ensuite merci pour les questions alors on va se répartir un peu les les choses sur la question autour du du calcul du calcul de l'indemnisation je vais pas rentrer dans le détail technique mais effectivement le le le le l'élément déterminant dans dans le nouveau calcul c'est que avant on prenait les le salaire que vous avez gagné le pendant les jours où vous avez travaillé et on divisait donc ce salaire journalier par le nombre de jours où vous avez travaillé et ça c'était ce qu'on appelait votre salaire journalier de référence et à partir de ce salaire journalier de référence on calculer votre indemnité journalière aujourd'hui ça se passe plus comme ça on prend le le premier jour de votre période de votre période sur laquelle on va calculer vos droits pour le faire simple on prend ce premier jour on additionne tous les salaires jusqu'au jour où vous êtes vous allez vous inscrire à emploi et au lieu de diviser ce total par par le nombre de jours travaillés on va diviser par le nombre de jours de la période donc vous voyez bien que plus vous travaillez plus bah votre votre salaire votre revenu de référence va être élevé et surtout moins vous travaillez plus il va B donc en gros vous êtes pénalisé deux fois vous êtes pénalisé parce que pendant les pendant les périodes où vous êtes pas inscrit à P emploi vous avez pas de vous avez des revenus qui sont très faibles et ensuite pendant que vous êtes inscrit à P emploi on calcule votre votre chômage sur une base qui est extrêmement faible et sur votre question sur les saisonniers j'avoue que pour moi il y a pas de droit enfin je ça fait longtemps enfin il y a il y a eu des règles d'indemnisation spécifiques pour les saisonniers bref bref et il y en a pas il y a pas de règles d'indemnisation spécifique pour les saisonniers aujourd'hui bah oui c'est ça enfin c'est c'est ce que j'avais en tête mais du coup euh c'est pour ça que j'étaéis surprise par par votre question euh ensuite sur la question sur l'équilibre financier de l'assurance chômage et que répondre face à enfin face à l'argument selon lequel c'est trop cher euh il y a plusieurs éléments de réponse mais le le les comptes de l'assurant chômage alors c'est un un argument à à enfin qui a ses limites mais les comptes de l'Assurance il y a sont équilibrés au sens où les recettes sont supérieures au au alors je parle pas de la période covid c'est par et je parle pas du chômage partiel qui a été décidé par le gouvernement mais financé par l'assurance chômage mais si je reste sur l'indemnisation des des des chômeurs hors chômage partiel euh les euh recettes d'assurance chômage euh sont supérieures aux dépenses et ce qui se passe aujourd'hui euh enfin aujourd'hui depuis 10 ans mais c'est que euh on demande à l'Unedic de financer PUL emploi et l'État se désengage du financement de Pol emploi pour faire porter ce financement par l'UNED donc de ce point de vue là il y a équilibre en fait enfin le l'idée de dire que l'assurance chômage est en déficite c'est pas un argument valable l'argument est limité parce qu'en fait le problème c'est que le on va dire que la stabilité budgétaire de l'assurance chômage elle repose aujourd'hui sur un système où en fait les gens sont très mal indemnisés et plus d'unemandeur d'emploi sur deux n'est pas indemnisé donc dire que le système est à l'équilibre c'est pas c'est c'est un argument qui à mon avis n'est pas bon euh ce qu'on peut regarder c'est que il y a une très grande stabilité des cotisations enfin de des cotisations euh à l'assurance chômage avec un nombre de chômeurs qui explose donc en fait le problème de financement de l'assurance chômage il vient du fait que euh le il y a eu un un refus patronnal d'augmenter les d'augmenter la cotisation pour un risque qui est de plus en plus présent et qui est cré par les transformations de l'emploi enfin en partie à la fois par les transformations de l'emploi avec beaucoup plus d'emplois précaire par la rupture conventionnelle qui dans beaucoup de cas et en fait pour beaucoup sont des licenciement déguisé et où on fait porter à l'assurance chômage la rupture conventionnelle donc en fait enfin il faut assumer le fait que le chômage c'est un c'est un un risque que qu'on a un fonctionnement de l'emploi aujourd'hui qui entraîne des besoins de dépenses en matière d'assurance chamage et à mon avis bon après ça c'est la partie plus politique donc Adrien complètera mais je je pense qu'il faut pas se se laisser enfermer par le truc de dire on est on est très dépendant enfin comme si finalement le les cotisationfin comme si finalement les cotisations à l'assurance chômage avait un niveau dont on ne pouvait pas discuter enfin si on comme si on pouvait pas discuter de d'où viennent les recettes de l'assurance chômage sur le modèle anglais le modèle anglais c'est enfin le système d'indemnisation anglais effectivement on va pas vers ce système là dans dans ce qui a été annoncé c'est vrai qu'à un moment enfin notamment du premier quinquena on pouvait se demander si on allit aller vers une indemnisation forfaitaire c'est-à-dire que tout le monde perçoit le même revenu quand il est au chômage quelle que soit sa situation salariale antérieure euh donc là on n plus du tout dans dans l'assurance chômage on est dans une forme d'allocation euh c'est pas le c'est pas le la voie qui semble être prise qui semble être prise aujourd'hui voilà pour les premiers éléments je te laisse compléter ou pas de souci la CSG euh non mais c'est c'est un point important à double titre d'abord parce que ça a été un changement dans la logique de l'assurance chômage et également parce que ça a été une manière de vider les caisses au bénéfice de l'État puisque donc tu l'as évoqué en 2018 vous l'avez peut-être vu sur sur vos fiches de pay C et ceux qui avaient un emploi à ce moment-là il y a eu la même année une baisse enfin une suppression de cotisation chômage pour votre part et il y a eu une augmentation de la CSG quelle est la différence entre les deux c'est que les cotisations chômage dont vous vous acquittez partaient directement dans les caisses de l'Unedic et donc étit obligatoirement utilisé pour financer éé fléché alors c'est pas la CQ donc c'est un ré mais bon c'est l'idée elles étaient obligatoirement utilisé pour financer des indemnisations chômage la CSG c'est pas le cas la CSG elle va dans le budget de l'État qui chaque année enfin l'État les parlementaires votent tous les ans une allocation de ces sommes donc en l'occurrence on en destine chaque année plusieurs milliards à la couverture du risque de chômage or non seulement ça a permis donc de redonner au groupe parlementaire majoritaire enfin il y en a pas mais disons aux majorités existantes à l'Assemblée le pouvoir d'utiliser l'argent puisque ça passe par la CSG et plus par vos cotisations mais surtout en 2018 il y a eu un décalage dans le temps c'estàd que c'est au mois de janvier 2018 qu' ont été diminués les cotisations pardon je oublié ce que ce que je viens de dire c'est mois de janvier 2018 qui a été augmenté la CSG puis au mois de septembre 2018 qu' ont été baissés les cotisations chômage entetemps il y a 6 milliards d'euros qui ont été levés 6 milliards d'euros l'Unedic les a jamais vu ils ont été dans le budget de l'État ils ont servi à éponger des dépenses publ et donc on vous a pris en dans le cadre de la réforme 6 milliards d'euros donc vous êtes euh amené à demander chacune et chacun votre part de ça et donc vous rendre peut-être devant un ministère et récupérer les s balle alors donc ça c'est c'est les les petits petites manœuvres dilatoire gouvernemental qui piquent votre argent et deuxièmement il y a un point qui est très important que soulev le camarade dans dans son intervention c'est que le chômage c'est un problème de santé publique et je pense c'est important de de comme tu le disais de le de le l'exprimer de cette manière pourquoi parce que tous les ans il y a un peu plus de 10000 personnes qui meurent du chômage pour différents il y a des études c'est notamment l'incerme qui enquête là-dessus tous les ans tous les ans 10000 personnes au moins meurent du chômage accident cardiovasculaire forme de dépression accident de la route entretien d'embauche à un autre parce que vous prenez plus la bagnole au chômage que pas au chômage des des formes de dépression et cetera et cetera et cetera il y a des maladies causées par le chômage qui tuent trois fois plus que la mortalité routière au moins trois fois plus et donc moi j'aimerais bien que pour un panneau attention euh ralentissez sur la route il y a trois panneaux attention mes [Applaudissements] def euh j'avais une question au sujet de la conditionnalisation de de du droit au chômage euh est-ce que parce qu'on voit que c'est bien un très bon outil pour le patronat pour réduire l'accès au droits des chômeurs est-ce que cela veut dire que conditionnaliser la loocation de chômage ou le RSA ou autrees c'est forcément euh ça sert forcément le patronat ou est-ce que du coup est-ce que toute conditionnalisation est à jeté ou est-ce que il peut y avoir des conditions qui peuvent être mises pour organiser la répartition de la location chômage où il faut juste dire à partir du moment où on est chômeur on a droit au chômage tout simplement sans autres conditions ame vous vouz poser une question vous PZ un pour çail vous plaît oui donc moi j'avais de deux petites questions en fait ah oui d'accord la première c'est par rapport à cette espèce de légende j'ai un peu du mal déjà à comprendre comment la société adre à cette légende selon laquelle les les on a des problèmes pour recruter parce que les gens ne veulent pas travailler c'est-à-dire selon laquelle dans la relation employeur demandeur d'emploi ce serait le demandeur d'emploi qui aurait la la main pour dire oui j'accepte ou je refuse j'imagine que toutes celles et tous ceux qui sont allés à des entretiens se sont rendus compte que c'était pas eux qui avaient la main et que donc du coup j'ai j'ai comment est-ce qu'on déconstruit cette idée complètement folle selon laquelle ce sont les demandeurs d'emploi qui décident de trouver du travail ou pas bon ça c'est la première chose ensuite il y avait une autre chose sur euh comment dire le on est d'accord que baisser les la protection par le par les allocation chômage c'est mettre la pression sur les salariés et il y a quelque chose à côté de plus en plus de gens ont des prêts à l'immobilier et souvent et bon j'ai j'ai le cas en ce moment d'une salariée qui a qui a vient acheter une maison qui a un prêt et l'assurance de ce de ce prê ne couvre pas le risque du chômage du coup elle est coincée parce que son son employeur voudrait se débarrasser d'elle et du coup elle est coincé donc je vis savoir comment comment est-ce qu'on peut intégrer ça ce ce risque là le prendre en compte voilà parce que c'est c'est aussi une façon de mettre la pression sur les gens voilà c'est tout bonjour et merci je vis est-ce qu'il y a pas un petit problème sémantique je m'explique on parle que un chômeur est quelqu'un qui recherche du travail et que donc le patron lui donnerait du travail non il recherche pas un travail il recherche un revenu péren sous la forme d'un salaire et moi quand je vais au travail je donne mon travail je c'est pas mon patron qui me donne mon travail moi je donne mon travail et en échange de ça en contrepartie il me donne un salaire parce que là en raésonnant que nous nous nousanderions un travail au patron le patron nous donne le salaire le travail et merci mon Seigneur dans Sa grande menciétude non c'est un vrai échange et nousous nous donnons notre travail c'est pas le patron qui donne son travail et je pense que s'il y a un petit piège sémantique dans lequel nous-mêmes nous tombons et que peut-être il faudrait savoir renverser et je trouve d'ailleurs qu'ils sont très habiles on parlait de toujours dans la sémantique présente les choses très bien on parlait de modèle canadien Canada ça fait sympa ils vont pas nous parler d'unun d'un modèle pakistanais voyez par exemple c'est serit donc il y a toujours cette idée de d'abord un de nous présenter nous comment ça vous refusez le travail que le patron vous donne généreusement non c'est toi qui donnes le travail tu reçois un salaire en en échange et je pense que ça il faut que nous que nous soyons capable de le renverser voilà tout simplement il a beaucoup de questionse d'accord oui bonjour moi je voulais parler simplement une petite remarque pour la ruralité le fait de trouver un emploi ou ne pas en trouver ça posé des problèm plus important et que le chômage dans la ruralité et la manque d'emploi enfin pour les patrons ça dépasse simplement le l'assurance chômage c'est parce que quand on a un un emploi à offrir mais qui a pas de logement pour la famille et qu' a pas de moyen de transport pour y aller ben ça pose des problèmes et en fait il y a beaucoup dans la ruralité beaucoup d'emplois qui sont pas pourvus à cause de ça voilà ça c'était la première chose la deuxième chose je voulais aussi parler des des incompétences de Pôle Emploi qui sont vraiment flagrante à tous les niveaux et que il faudrait peut-être qu'ils regardent un petit peu ce qu'ils font comme boulot avant de critiquer les gens qui prennent pas d'emploi je vous donne un exemple je en donner deux très rapidees mon fils est handicapé il peut pas prendre quoi que ce soit dans les mains il a un handicap au moteur au niveau du bras on lui a proposé un poste de serveur pour faire le service chez courte paille voilà et à 40 km de chez lui alors qu'il est mobilisé en en scooter puisquil y a pas de de transport voilà le genre de chose qu'on peut voir et aussi mon fils qui a un intérimaire de 57 ans à maçon qui a des problèmes de mobilité et cetera pour trimaler des tuyaux qui font 40 kg voilà le genre de chose qu'on voit au niveau de l'incapacité de P emploi à proposer des emplois qui correspondent au profil des gens qui sont demandeurs [Applaudissements] voilà c de chisir merci oui tout d'abord je voudrais vous remercier de l'information que vous nous donnez concernant l'assurance chômage aujourd'hui on est vraiment intoxiqué par le fait que on entend sans arrêt les chôeurs c'est de leur faute il y a du boulot ils ont qu'à prendre le travail je trouve que c'est très important et aujourd'hui d'avoir des députés de la nupes c'est important aussi que vous au em vous interveniez plus souvent encore sur la situation réelle des chômeurs et des précaires parce comme ça on sera les médias sont obligés d'en parler aujourd'hui on parle passé deuxème point je vis intervenir je vrais faire rebondir à ce qu' disait tout à l'heure le copain il y a ça fait 40 ans 35 ans qu'il existe aussi en plus des syndicats des mouvements de chômeurs agir ensemble contre chômage moment national les Ch précair la p on s'est battu et énormément pendant 10 ans les années 90 il y a eu la marche des chômeurs en France inédit la marche des chômeurs en Europe inédit 98 un mouvement social contre chômage et précarité inédit aussi ça faait peutre 30 ans qu'on pas vu ça on a eu des choses on a obtenu des choses 2003 2004 il voulait déjà à l'époque réduire l'adminisation des chômeursobilisation nouvelle avec les syndicat c'est monté jusqu'au Conseil d'État et ben il a pas donné raison au gouvernement on a eu g de cause moi je crois profondément aujourd'hui que s'il y a pas de mobilisation sociale importante chôeur salariés précair ensemble les gilets jaunes sont probaement le début dans les gilets jaunes je vous promets je l'ai été on l'a été il y avait beaucoup de gens précaires mais quand au chômage je l'ai vécu dans ma vie plusieurs fois et je le vois aujourd'hui au quotidien avec les gens qu'on accueille quand on est au chômage et ben c'est épouvantable tu as parlé de grande souffrance c'est la souffrance mais très très grande d'abord on voit des gens qui nous disent des FS qui viennent nous dire demain comment je vais faire pour mettre des produits dans mon figot pour élever mes enfants une autre FEM n disait récemment il me reste 3 € par mois par jour pardon pour l'hygiène pour pour tout ce qui a besoin d'un homme et d'une femme voilà on en est aujourd'hui il y a des gens qui gagnent 400 € voire moins par mois il y a des gens il gagnent 300 € par mois et on vient le réclamer en indu de l'année dernière parce que ils sont trompés et on leur demande de reverser 500 € et et la personne en question elle gagne 300 € par mois de revenus on en est là aujourd'hui c'est pouventable et aussi bien des Français que des migrants peu importe on s'en fiche c'est les êtres hum il viennent nous voir donc moi je pense profondément qu'aujourd'hui avec la force des élus aussi aujourd'hui qu'on a aujourd'hui on a une force Macron n'a pas la majorité en plus on peut dès aujourd'hui faire passer des choses si on sait intelligemment monter une force sociale salariés chômeur pour lutter cont la précarité vous l'avez très bien dit tout à l'heure ça va aussi bien aujourd'hui ce qui se passe c'est aussi bien contre les choixair que contre les salariés salaires ne font que baisser aujourd'hui si on narrive pas à mettre un verrou à cette descente aux enfers de millions de gens dans notre pays pas seulement chez nous mais en Europe c'est pareil partout il faut arrêter il est grand temps sinon on sait pas où ça va aller les forceséactionnaire sont pas loin et elles savent très bien utiliser ça à leur avantage contre nous don moi je pense aujourd'hui ça devient une priorité c'est l'urgence sociale j'arrête là on a un stand de MLCP mais je je je dis pas ça pourre mouvement il y a plein de mouvements qui sont différents et qui peuvent se réunir mais on a inst stand devant la grande scène publique là vous pouvez nous voir si vous voulez on est 40 associations en France sur le territoire de la France on essaie comme on peut d'accompagner les gens qui viennent nous voir c'est gà très important d'accompagner les gens et les accueillir et puis défendre les droits individuels et collectifs et collectifs merci bonjour Bon j'espère que vous allez pas me lycher parce que je travaille à Paul emploi où je suis syndicaliste pour la à la CGT je la connais est de Toulouse me porte garant je voulais intervenir sur deux sujets d'abord avant la réforme assurance chômage la mise en place par Macron la logique et ce qu'on nous a demandé d'appliquer pour faire appliquer au demandeurs d'emploi c'était de dire mieux vaut un petit contrat que rien du tout donc favoriser la précarité et on a mis en en place qu' y a eu une convention avec des droits rechargeables et cetera pour que les les les privés d'emploi qui acceptaient des emplois précaires n'ai pas à subir de perte et le gouvernement Macron S a utilisé cet argument là en disant mais les chômeurs se complaisent dans la précarité donc il faut une convention qui limite les droits de la précarité c'est ce qu' expliqué clair avec le le le le changement de salaire journalier comme si quand on était en entretien vous le savez c'était euh le le candidat ou le chômeur qui disait non non je veux pas un CDI que vous me proposez je veux rester en précarité enfin on sait bien que ça se passe pas comme ça la deuxième chose où je voulais intervenir c'était sur le contrôle la seul moyen de mettre la pression et du contrôle sur les privés d'emploi c'est que on mette la et le contrôle sur les agents de Pôle emploi en cassant les droit mais aussi avec la précarité aujourd'hui àle emploi c'est pr de 17 % des agents qui ont un contrat précaire comment vous pouvez lutter contre la direction pour éviter d'appliquer et protéger les chômeurs quand vous êtes vous-même en contrat précaire ça c'est extrêmement compliqué et la dernière chose aussi qui s'est mis en place c'est quand les équipes de contrôle de la recherche de la Recherche emploi se sont mis en place les agents les contrôleurs ils ne sont pas dans les agences ils sont sur des plateformes à part sans rencontrer leurs collègues mais aussi sans rencontrer les demandeurs d'emploi parce que quand on a la personne devant soi à qui qui explique sa situation et cetera c'est pas la même chose que quand on est des agents sur une plateforme où en fait c'est plus la personne c'est un numéro de dossier avec combien il y a eu de lettres combien il y a eu de choses donc c'est enfin je je je justifie pas à la CG on est on est pour la suppression de ces plateformes de contrôle bien sûr mais mais vous voyez la différence c'est plus la personne qu'on contrôle mais c'est un dossier donc avec toute la distanciation qu' peut y avoir humaine sociale qui fait que moi je vous prends un exemple en Occitanie en 1 an c'est 60 % de radiation en plus par rapport au contrôle de la recherche d'emploi ce qui fait très peur au gouvernement mais aussi à la direction de de Pôle emploi et on travaille alors avec le mn CP avec bien sûr la CGT chômeur et cetera c'est que il y ait le lien qui se fasse entre les chômeurs et les agents de pôemploi et ça pour nous c'est un combat qu'on veut mener tous les jours parce que il faut être ensemble des deux côtés du guichet on va faire une une série de de réponses tu tu veux commencer alors quelques éléments l'assurance Mo pistanaise non elle est pas terrible si pour C et ceux qui sont intéressés c'est seulement pour les boîtes de plus de 20 salariés vous avez droit à 30 jours d'indemnisation par année d'ancienneté voilà oui quand on travaille à la commission affaires sociales on apprend par cœur les régimes d'assurance chômage du monde entier euh ça c'est c'est juste pour faire le moment sérieux des députés insoumis qui ont bossé tous leur dossier y compris l'assurance chage pakistanaise mais vous pourrez vérifier c'est vrai et bref sur les autres enjeux alors je vais je vais démarrer par par le plus simple parce qu'il y en a un qui est la question que que tu as posé Fabien c'est bien ça m'apprendra à faire venir les gens qui ont milité à Toulouse aux enhi qui est la plus compliquée mais bon d'abord sur les questions sémantiques je suis tout à fait d'accord sur la la réflexion qu'il faut avoir dans les vis-à-vis des termes qu'on emploie et il est clair que l'emploi n'est qu'une forme de travail par ailleurs et on rappellera aussi avec profit que la moitié du travail exercé dans ce pays chaque année il est domestique en nombre d'heur il est il est pas salarial ou en emploi même donc le travail en emploi n'est que la moitié des des formes d'activité productive que connaît le pays après pourquoi des gens adhèrent-il au myth des chôumeur qui ne cherche pas d'emploi je pense que là alors là c'est c'est une question très compliquée c'est un vrai mystère je pense qu'il y a plusieurs éléments de réponse d'abord parce que c'est un mythe qui est très lucratif pour celles et ceux qui le diffusent c'estd que c'est une croyance dire les chôeurs ne cherchent pas de boulot rapportent beaucoup d'argent à un petit groupe de la population celui qui parvient à embouucher du coup à vil prix la force de travail humaine donc c'est une croyance qui est rentable ensuite c'est une croyance qui pour une partie de la classe moyenne un peu conservatrice est quand même assez rassurante parce que ça rappelle que si on n pas chômeur c'est pas par des hasards du sort social qui nous est fait c'est grâce à son mérite individuel et il faut pas non plus oublier qu'une partie de la population adhère à ce discours pour cette raisonlà pour pour se rassurer comme dans son propre statut et intégrer ainsi une distance sociale et morale à l'égard des chôumeus et des chôumeurs et c'est aussi une autre raison c'est pas que les manigances intellectuelles du mdeef c'est aussi l'adhésion conservatrice d'une partie de la population en France à ce type de mythologie alors il y avait une question qui est aussi assez importante qui est celle des conséquences finalement de des privations en terme d'assurance chômage vis-à-vis de l'accès au crédit de l'accès à différents droits et évidemment que j'adhère totalement à l'analyse qui est faite et il me semble que il faut la traiter sur deux plans il y a un plan de sécurisation des parcours des personnes enfin sécurisation plutôt de l'indemnisation ce parcours ça veut rien dire mais sécurisation des revenus des personnes qui sont hors emploi pour le permettre d'avoir un investissement à terme dans des projets même souscrire un crédit et cetera et par ailleurs le retrait des exigences faites aux gens qui veulent avoir un crédit parce que on peut se dire il faut des revenus dignes une fois qu'on est au chômage pour pouvoir avoir accès à un logement il n'empêche qu'il faut aussi une garantie universelle des loyers pour que plus personne n'avers cette caution et du coup ça joue sur les deux enjeux à la fois les revenus de l'individu et les exigences sociales qui lui sont faites qu'il faut abolir en grande partie dans plein d'endroits de de de notre pays et en commençant par les questions de logement d'accès à la bagnole et cetera et cetera et cetera bref les différentes dimensions que peut avoir le crédit enfin une question bon la question intéressante de quelles conditions à l'assurance chômage parce que finalement l'assurance chôage est une condition l'invention de l'assurance chômage c'est l'idée que parmi les gens sonans revenus il y en a qui méritent d'avoir une allocation plus élevée que d'autres c'est ça que ça veut dire parce que il y a des pauvres au chômage des pauvres pas au chômage il y a le RSA et il y a la loocation de retour à l'emploi c'est pas le même montant donc l'idée même d'une assurance chômage c'est initialement l'idée que il y a des gens qui mérite plus que d'autres c'est pas juste parce que vous manquez d'argent qu'on vous verse du fric parce que vous manquez d'argent et que vous avez bossé avant vous méritez d'en toucher un peu plus donc dès le début l'assurance chômage elle a cette perspective qui est morale et donc on la défend avec cette tension cette contradiction en son sein alors ceci étant les très mal nommés 30ente glorieuses ont quand même été un moment où on a élargi l'accès àassurance chômage et où à plusieurs égards on est revenu sur ce principe par exemple des des personnes qui étaient au foyer sans activité ont pu à une époque être éligible à l'assurance chômage des personnes qui étaient des jeunes qui n'avaient jamais cotisé ont pu être éligiblebl à l'assurance chômage donc moi c'est le chemin que je veux prendre c'est-à-dire la déconditionnalisation progressive de l'assurance chômage pour faire de cette assurance un régime qui est un régime en partie contributif c'est-à-dire contributif ça veut dire vous avez mis au pot commun vous avez le droit de toucher mais contributif au long de la vie c'est-à-dire vous avez le droit de toucher du pot commun parce que plus tard vous y mettrez aussi et pas uniquement parce que avant vous l'avez mis et donc il faut penser les droits au long de la vie et pas juste les penser au long de la saison ou d'une année à l'autre et moi c'est la réponse j'apporterai à cette interrogation alors bon je vous laisser applaudir avant de dire que ma réponse est quand même un peu facile parce que j'ai pas répondu à finalement voil je précise parce que Claire me tacler derrière donc j'ai pas répondu totalement au cœur de la question qui est aussi parce que tu il y a la question de à partir de quand on peut toucher il y a la question de quelles conditions pour continuer à toucher est-ce que quelqu'un qui reste chez soi qui ne va à aucun rendez-vous doit toucher la location chômage c'est un vrai débat une fois qu'on ouvre des droits par ailleurs pour les gens en situation de pauvreté c'est un vrai débat de savoir dans quelles conditions on maintiens moi je suis assez favorable à un régime assurentiel total c'est-à-dire tu as contribué tu as mis dans dans la caisse tu as le droit de toucher une code part de ce que tu as mis comme la CQ mais ceci étant même la CQ c'est jamais totalement ça à part l'assurance maladie c'est à peu près la seule c'estàdire que c'est rare qu'on vous dise euh tu tu vas chez le médecin s dit non mais d'accord enfin est-ce que vous avez mis un pull quand vous êtes tombé malade parce que pas mis de pull en même temps vous avez un peu cherché quoi le mec il a la gripe il a pas mis de pull ben évidemment qu'on l'indemnise pas la grriillee pas comme ça oui c'était pour vérifier que tout le monde suivait et donc je suis très content que tout le monde ait bien suivi les questions virales c'est extrêmement important alors ce sera pas comme ça ceci étant quand les gens ont froid et que le système immunitaire est un peu affaibli ça joue aussi ça marche pas non mais il y a quand même des effets saisonniers aussi sur tous ces trucs là et cetera et donc on pourrait vous dire vous aurez dû rester chez vous bon bref commencez pas quoi bon non mais c'est c'est lui là il m'a perturbé il fait il m'oblige à repenser des trucs très compliqués non clairement j'ai pas une réponse strict nette et rigoureuse sur le sujet je pense qu'il faut déconditionnaliser plusieurs des conditions qui existent aujourd'hui je pense qu'il faut avancer dans ce sensl j'irais pas jusqu'à dire il faut rigoureusement aucune condition parce que c'est une assurance et donc ne serait-ce que le fait de pouvoir avoir contribué au tant capacité contributive me paraît être une condition je pense qu'elle est suffisante à plusieurs égards mais à mon avis c'est un vrai débat politique qu' qu'il faut qu'on est entre nous et que je va pas trancher moi maintenant tout de suite et donc je te remercie pas d'avoir posé cette question extrêmement complexe qui me m'oblige avoir une réponse un peu signueuse mais qui clairement est ce que j'ai en tête voilà je v pas vous vous raconter des bêtises donc on va voir que cl moi je moi c'est facile pour moi moi je suis je suis avec ma casquette de ologue donc ce que je peux vous faire c'est l'histoire de toutes les conditions enfin toute la tous les différentes conditions depuis je sais pas quelle année pour percevoir le chômage et l'évolution du contrôle mais je m'en tiendrai là je non je je vais répondre sur la à la question de Paul emploi pour compléter enfin pas compléter d'ailleurs mais apporter un autre point de vue à ce que disait Sylvie à l'instant très clairement euh tout le monde peut faire des très longues listes de dysfonctionnement de P emploi et de d'anecdotes plus ou moins cocass parce que derrière c'est pas drôle pour les gens mais euh ilut il faut voir que Paul emploi c'est un service public de un service public qui comme beaucoup d'autres services publics a été extrêmement mal mené et où en plus euh euh il y a quand même enfin une de une de mes interrogations aujourd'hui c'est aussi de voir comment ce discours de la stigmatisation des chômeurs qui est permanent finit aussi par porter sur les conseillers conseillèp emploi eux-même enfin mais c'est c'est pas c'est pas une une accusation c'est c'est juste que on est dans un tel voilà matraquage dans un tel retournement de des problèmes et de problèmes posés à l'envers que à la fin euh ça finit à mon avis par par avoir aussi des conséquences euh dans d' emploi avec des enfin des recrutements des modes de recrutement des modes de formation des conditions d'emploi des des conseillers et conseillè P emploi aujourd'hui qui font que ces personnes enfin qui hier étaient des j'ai envie de dire des gardesfous euh contre ce discours là en viennent parfois alors bien sûr pas tous et tout ça mais presque à devenir des relais aussi de de ce discours et donc il y a effectivement une évolution assez forte de enfin des conditions de travail et des profils sociaux aussi des conseillers et conseillères P emploi qui qui appelle là aussi à bah sans doute à des transform tion des transformations plus plus politiques à la question sur la ruralité je pense que ce que votre prise de de parole reflète c'est là aussi un discours très uniforme sur ce que c'est que le chômage que c'est que sortir du chômage ce que coûte la sortie du chômage et je pense que c'est effectivement important de mettre en lumière dans les discours des enjeux donc à la fois autour de la de de des différences selon les les territoires les formes d'habitation des différences selon les le genre aussi des différences selon l'origine enfin l'apparence on va dire selon l'apparence avec toutes les questions de discrimination qui ont été évoquées aussi où là aussi je je pense qu'on est face à un discours qui est extrêmement simpliste et qui passe sous silence tout un tas de tout un t de discrimination euh diverses dont sont dont sont victimes les les les chôeurs et les chôeuses voilà je serai pas plus longue pour avoir peut-être le temps de dernière question je sais pas si on a le temps oui on pe prendre une ou deux attends chacacun a préciser j'ai j'ai revérifié il y a quand même un léger lien entre le froid et la grippe sur la durée de vie durée de vie du virus premièrement et deuxièmement sur les dépenses énergétiques du corps humain à différentes à différents moments qui a un effet sur le ryme en fait invasif j'ai quand même jeté un petit coup d'œil mais voilà mais je suis par d'accord avec le fait que le lien n'est pas très étroit ni très direct mais y a un tout petit mais vraiment ne fait pas confiance pour un diagnostic médical franchement minutes pardon bonjour Céline moi je voulais parler simplement une expérience personnelle j'ai eu des problèmes de santé j'ai 400 balles de la SQ 500 balles du chômage j'ai subi un un contrôle et si je retourne travailler c'est des choses qui me sont décomptées même le truc à la sécu l'invalidité elle est pas fixe donc finalement je me retrouve avec pas beaucoup d'avantage à aller bosser si ce n'est si serait que de voir des gens voilà financièrement c'est pas rentable en plus je vis à la campagne moi tout tous les jours alors voilà tous les jours à 1h33 ou 1h42 j'ai un message de mon Pôle Emploi oui vous n'êtes pas au courant qui me dit il y a du travail chez vous pour faire ouvrier charpentier ou travailler à la maison de retraite 1h42 même la nuit on n pas le droit de dormir quoi enfin je trouve qu'il y a un espèce de mépris et une reconnaissance des droits qui n'est pas fixe et du coup qui n'age pas forcément parce que honnêtement avec 102 on fait rien pas faire attention bonjour remémy de Toulouse je voulais juste clarifier les les chiffres que vous avez donné donc vous avez dit que 36 % des chômeurs sont indemnisés donc ça veut dire que 64 ne le sont pas et là-dedans vous avez dit que 50 % du coup touche moins de 860 € et dans toujours ces 36 % il y en a 5 % qui touche plus de 1747 € voilà je voulais juste que vous confirmiez ces chiffres ou pas je je non mais si si je je te laisse répondre parce qu' parce qu'on il nous reste une minute 30 et je pense qu'il faut vraiment qu'on conclu euh oui en fait la je confirme les chiffres peut-être c'est 175 % qui touche plus de 1760 € mais c'est pareil en fait la subtilité c'est que enfin la subtilité il y a beaucoup de gens qui sont pas éligibles et il y a beaucoup de personnes qui sont en situation d'être ce qu'on appelle indemnisable non indemnisé ça veut dire quoi être indemnisable non indemnisé ça veut dire que vous êtes inscrit à ple emploi vous avez des droits à indemnisation vous vous êtes éligible à l'assurance chômage mais euh pendant le 1 mois donné vous vous travaillez euh vous travaillez et vous avez donc un salaire et ce salaire euh fait que vous ne pouvez pas percevoir votre indemnisation si ce salaire est très faible vous allez avoir un complément d'indemnisation mais arriv à un certain niveau vous êtes inscrit vous avez des droits mais vous allez pas être indemnisé c'est une partie de l'explication du 36 % pourquoi on est à 36 % il y a tous ceux qui sont pas éligibles et il y a tous ceux qui de fait ne perçoivent rien ont des droits mais ne perçoivent rien et c'est aussi ce cette situation qui explique le 860 le 860 € parce que dans tous ceux qui sont indemnisés pour une une part c'est les gens sont indemnisés mais c'est un complément de revenu en fait enfin c'est c'est un ils vont avoir leur revenu va être composé en partie d'un salaire en partie de l'indemnisation et c'est pour ça qu'on arrive à à ces chiffres là et donc ça dit des choses beaucoup sur euh les caractéristiques des emplois occupés c'est-à-dire que ça ça va être des gens qui qui occupent des emplois qui sont très précaires qui travaillent pasans qui travaillent pas à temps plein qui ou alors qui travaillent à temps plein mais seulement quelques jours par mois et qui ont des rémunérations qui sont très faibles et donc autre élément qui vient contredire l'idée que les inscrits inscrites àle emploi attendent tranquillement chez eux non une grande partie des inscrits inscrits à emploi sont en fait des des salariés des travailleurs et c'est là aussi le l'arnaque de du discours c'est-à-dire qu'on fait comme si on va on va nous chercher des liens entre comportement des chômeurs et situation de l'emploi et mais ça fa qu'en fait les gens ils sont pas chômeurs ils sont avant tout travailleur sauf que leur situation de salarié fait qu'ils vont être complétés par l'assurance chômage mais en fait c'est c'est des précaires c'est pas des enfin c'est pas des chômeurs avec l'image un peu qu'on peut avoir du chômeur de la personne qui attend chez elle sans travailler et qui profite quoi en tout cas queles que soient les images qui sont entretenues sur les chôeuses et les chômeurs ce qui est certain c'est que le seul moyen de la changer c'est nous-même de pas rester à attendre tranquillement chez nous mais de préparer une rentrée sociale en septembre qui déménage sérieusement qui fait flipper au au cœur du ministère du Travail tenu par Monsieur Dussau ce traître en puissance et qui parilleurs est extrêmement nul sur ces sujets là donc on a beaucoup de chance et je vous invite toutes et tous oui c'est vrai mais on avait dit pas nom de famille ni le physique ni les noms euh quoi que enfin pas pas filmer c'est pas sympa mais et puis j'assume pas bref je vous invite toutes et tous en tout cas à rejoindre toutes les luttes tous les comités qui peuvent commencer à se constituer à caractère syndical à caractère associatif ne pas hésiter avec les Flyers les tracles les matériel à militer devant les Pôles Emploi c'est vrai vraiment extrêmement important et c'est important un parce que vous diffusez la propagande politique de parce que vous allez voir directement des gens auquels on parle absolument jamais et auquel on dit qu'ils sont un problème social et tr parce que après cette conférence vous s en capacité de les aider à remplir leur dossier de demande d' et donc en plus vous ferez des caravanes des droits informeles partout dans le pays merci beaucoup et je vous dis à tout à l'heure dans d'autres ateliers et pour les moins sérieux la buvette [Applaudissements]

Alerte sur l’assurance chômage : décryptage des réformes Macron - #AMFIS2022 — Hadrien Clouet · Pourquijevote