Glucksmann : vers le néant et au-delà ! - La matinale du 14 octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 49 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:54OuverteRéponse directe
Pourquoi cet effondrement du parti au pouvoir au Québec ?
- 16:50OuverteRéponse directe
Qui est Paul Saint-Pierre Plamondon et que représente le Parti Québécois ?
- 19:45OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous opposé à un référendum sur la souveraineté du Québec à court terme ?
- 25:27OuverteRéponse directe
Quel impact a eu la position de Donald Trump sur l'élection québécoise ?
- 40:45OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir écrit un livre sur la routine et l'existence ?
- 44:04OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a amené à écrire sur ce sujet ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02non_speechChiffre
« Le PS veut créer 40 milliards d'impôts nouveaux en taxant les hauts héritages et en ramenant la taxe Zukman sur le tapis. »
- 2:40non_speechFait
« Les groupes socialistes, communistes et écologistes du Sénat, soit 95 sénateurs sur 348 appellent au cordon sanitaire face au nouveau groupe RN. »
- 8:03non_speechChiffre
« À l'éducation nationale, c'est plus de 32 % du budget sont environ 28,5 milliards d'euros qui sont affectés aux retraites. »
- 8:46non_speechChiffre
« Pour les fonctionnaires civils, ce taux atteint 82,28 % du traitement un tissière brut en 2026. »
- 9:30non_speechFait
« Une énorme partie de ce taux ne correspond pas du tout à une véritable cotisation employeur au sens habituel. Elle sert à combler le déséquilibre du régime. »
- 10:11non_speechChiffre
« Il y a aujourd'hui moins d'un fonctionnaire titulaire de l'État en activité pour un retraité autour de 0,9 cotisans pour un pensionné. »
- 14:38Alexandre Cormier DenisFait
« Un parti qui avait 90 députés sur 125 et qui s'est retrouvé avec zéro, hein. C'est vraiment ce qu'on peut appeler une sorte de génocide électoral. »
- 52:53non_speechFait
« il y a une une facilité aujourd'hui à avoir du mal à se à à se confronter à soi-même »
- 53:35non_speechFait
« cette société finalement de consommation, elle a aussi beaucoup anesthésié les gens »
- 54:56non_speechFait
« quand vous êtes dans cette apathie absolue, apathie existentielle, on va dire, et ben je pense que vous êtes plus malléable »
- 57:20non_speechFait
« la réalité c'est qu'à un moment donné tout ça doit échapper à la raison et tout ça doit nous rendre heureux et fondamentalement épanoui »
- 1:02:50non_speechFait
« Cette proposition de loi est-elle tout de même bénéfique ? Contribuera-t-elle à réduire la violence de notre société ? »
- 1:03:35non_speechFait
« la pénalisation de la diffusion de contenu portant atteinte à la dignité la vie privée ou l'intégrité d'une personne à commencer par les mineurs »
- 1:04:19non_speechFait
« aucun périmètre n'est indiqué. Or, c'est le sujet même de la loi, le cœur du texte »
- 1:05:03non_speechFait
« éduquer un enfant, c'est se poser en dominateur, c'est se croire supérieur »
- 1:05:46non_speechFait
« mettre sur le même plan une allion de mauvais goût, une main sur le bras ou un viol est très problématique et injuste pour les victimes d'actes particulièrement graves comme le viol »
- 1:14:52non_speechFait
« sans le retrouver la figure du père, on pourra pas retrouver une société stable »
- 2:03:12Chiffre
« Le secrétaire général du Parti socialiste fait 14 % à la primaire de 100 partis. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
sentiment d'être [musique] sur Radio Courtoisie. Il existe même des radios d'opinion comme Radio Courtoisie. Vous avez fait ensemble [musique] la matinale de Radio Courtoisie. Radio Courtoisie, indépendance totale. [musique] 7h 10h sur Radio Courtoisie, ligne droite avec Alexandre de Galzin. Bonjour à tous, bonjour chers auditeurs. Merci d'être avec nous ce matin, il est 7h sur ligne droite la matinale de radio courtoisie. C'est un plaisir de vous recevoir à nouveau aujourd'hui avec moi aujourd'hui Richard de 16. Bonjour Richad. Bonjour Alexandre. Est-ce que vous savez si on aura l'islelot aujourd'hui ? D'ailleurs, c'est une surprise qui est dans les tuyaux. Ah ben j'ai hâte de savoir.
Alors également Franck à la technique. Bonjour Franck. Bonjour Alexandre. Bonjour à tous. Bonjour Richard. Voilà. Alors aujourd'hui une matinelle qui s'annonce tout à fait intéressante. On commencera en parlant du Québec parce qu'on a pas eu le temps d'en parler la semaine dernière mais des élections ont eu lieu et bien là-bas. On en parlera avec Alexandre Cormier et Denis pour savoir si et bien les Québécois auront leur référendum et si c'est une bonne chose dans l'état actuel de la situation. À 7h40, nous recevrons Nicolas Vidal, le fondateur de PCH Media qui a sorti un nouveau livre. De son côté, la question qu'on lui posera, c'est avons-nous troqué la vraie vie pour le confort ?
une petite réflexion sur peut-être l'embourgeoisement avec lui. Nous recevrons ensuite Alexis Per que enfin Richard recevra Alexis Per qui sort lui aussi un livre il me semble sur le sur le patriarca. Voilà sur le patriarcat donc qui mieux que Richard pour l'animé. Ensuite ce sera l'analyse d'Arnaud Stéphan qui nous parleront de Raphaël Gluxman. On sait que vous avez hâte euh chers auditeurs évidemment les chroniques d'Ansophie Nogarel devine de la Rochelle David le Rocher pardon David Engels, Antonin Ferriera Roch Voilà un beau programme pour vous chers auditeurs en ce mardi. Un beau programme qui commence avec un bulletin d'actualité avec Richard de 16.
Alors on parle budget à l'Assemblée nationale. En effet, c'est la fête aux bonnes idées. Le PS veut créer 40 milliards d'impôts nouveaux en taxant les hauts héritages et en ramenant la taxe Zukman sur le tapis. Il propose de dépenser tout de suite 22 milliards d'euros, notamment 10 milliards d'euros pour lutter contre le réchauffement climatique et l'adaptation à ses conséquences, 5 milliards pour la santé ou encore 3 milliards d'euros pour financer la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles qui a été votée hier.
Les socialistes qui ont fait part de leur idée ont surtout déposé une motion de droget préalable purement symbolique puisque le RN avait annoncé qu'il ne la voterait pas et qu'il ne l'a pas voté. C'est constructif mais en même temps, les groupes socialistes, communistes et écologistes du Sénat, soit 95 sénateurs sur 348 appellent au cordon sanitaire face au nouveau groupe RN. Je cite "L'extrême droite ne doit être ni banalisée ni légitimée au sein de nos institutions. Nous ne consignerons aucun texte ni amendement avec les membres de ce groupe. Nous ne voterons pas leurs initiatives et nous n'apporterons aucun soutien à leur travail parlementaire." Un chinois qui s'exprime ?
C'est c'est la voix des bolché monsieur. C'est bien sûr la démocratie qui en sortira gagnante. Bon, on va faire comme si c'était normal. Et puis l'horreur. Les femmes votent à l'extrême droite. Oui. Mais pourquoi Alexandre dans une démarche aussi scientifique et peu militante que celle d'un démographe expliquant que la France a toujours connu des flux massifs d'immigration ? C'est la question que pose Marie Charel, journaliste au monde dans son ouvrage radical Pourquoi l'extrême droite séduit les femmes ? Qui paraît aujourd'hui ? Oui, Alexandre séduit car évidemment les femmes ne réfléchissent pas.
H selon une journaliste du monde, ce basculement tient-il à la seule figure de marine comme l'appellent ses électrices nous interroge le monde qui révèle les bonnes feuilles de cette enquête. On va de révélations stupéfiantes en surprise à couper le souffle. Les Françaises votent parce qu'elles sont pauvres dans une France ruinée, faute d'industrie, dans une France où les services publics sont dégradés, dans une France où les commerces ferme et où les enseignes de prêtent à porter fond faillite. Dans une France donc qui après avoir supprimé les emplois traditionnels des hommes est en train de supprimer les emplois traditionnels des femmes. C'est très documenté, c'est intéressant.
Ces transformations alimentent un sentiment d'insécurité sociale que le parti parvient à traduire politiquement. Les usines sont parties, maintenant les magasins fermes. Il nous restera quoi ? Julie qui introduit les bonnes feuilles. On a besoin qu'on nous protège de la concurrence internationale et on dirait que l'Europe fait tout l'inverse. Rassurez-vous Julie, ce n'est qu'un sentiment d'insécurité sociale et il vous restera le monde pour vous expliquer que vous votez mal. Et puis l'Arabie Saoudite se déroule sans les États-Unis.
Après les frappes de samedi contre l'aéroport de Riad, 13 morts et 300 blessés, l'Arabie Saoudite a annoncé avoir visé et atteint des installations pétrolière à San, capitale du Yémen, aux mains des outistes, ainsi que deux autres sites dans le pays. Après avoir appelé la population civile à évacuer et après avoir détruit quatre missiles balistiques et deux drones tirés par les outistes au-dessus de la capitale saoudienne. Il s'agit de neutraliser les capacités des outistes à menacer le royaume, le Yémen et les voies navigables internationales.
L'Arabie Saoudite a expliqué que les outils utilisaient les sites de Sana, Odeïda et Damar pour alimenter son arsenal de missile et de drones afin d'attaquer l'Arabie Saoudite et les navires commerciaux en mer rouge. En attendant, difficile d'aller jouer les touristes dans la capitale saoudienne et les États-Unis, en théorie alliés des Saoudiens, les laissent seul face au outil. H et puis Édouard Geoffrey confirme qu'il est complètement à côté de la plaque. Oui.
Alors qu'à Aubagne, un adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse lundi dans son collège, blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmé, Édouard Jeffrey, ministre de l'éducation nationale a déclaré "On est sur un jeune qui avait clairement l'intention de tuer." J'aime bien le "On est sûr, vous savez, c'est comme lorsque les les types vous servent du viv en disant "On est sur le fruit" là.
Bon voilà, il a aussi déclaré "Cet acte criminel a une résonance très particulière pour nous puisqu'il s'inscrit dans la semaine qui est la semaine de commémoration des assassinat de Samuel Bernard et de Dominique Patti." Non, c'est Samuel Patti et Dominique Bernard Édouard. Et il a ajouté autre chose. Il y a un tabou qui est tombé il y a quelques années qui est l'inviolabilité de l'école et l'inviolabilité des professeurs. Ce tabou, il faut le restaurer. Il faut restaurer dans les familles, il faut restaurer dans la société, il faut restaurer dans les médias partout. On ne touche pas à un professeur, on ne touche pas à institution scolaire. Je sais plus en quelle langue le dire.
[musique]
Et ben déjà, il pourrait essayer de bien parler français. Et ça fait effectivement 6 ans que Samuel Patti s'est fait assassiner. Ça fait longtemps qu'il n'y a plus de tabou. Et d'ailleurs, pourquoi attendre au Bagne pour en parler de ce tabou alors qu'au lycée Victor Hugo de Marseille, le proviseur, son adjoint, la secrétaire générale et le chef d'équipe ont été agressés et aspergés d'essence le 1er octobre dernier. Ça fait longtemps que les professeurs se font insultés et frappés par les élèves et par leurs parents. Et ça fait longtemps que l'administration ne fait rien pour restaurer l'autorité.
Le seul tabou qui existe encore, c'est l'invillabilité de l'administration sans cesse mise en cause mais jamais condamné ni réformé. C'est bien vrai et bon alors je sais que vous adorez le sport Richard, merci, ça a été un plaisir de préparer ce flash. Vainqueur de tous ces match en début de saison, le FC Barcelone a écrasé Galataray 4-1 mardi à Istanbul lors de la 2e journée de la Ligue des Champions et le LSK a perdu 3-0 face à Arsenal. Pas d'effet Olivier Girou. Voilà.
Alors, je précise quand même que Richer a voulu pendant un an et demi que on mette pas un mot de foot pendant les flash, les bulletins d'actualité pardon et que désormais les deux derniers buttins d'actualité que fait Richard, il y a que du foot. Mais bon, chaque fois que j'ai tapé pétan il y a rien n'est sorti ou alors des trucs qui étaient vraiment compliqués. Ça fait mal au pied la pétan en plus. Et alors, quel temps fera-t-il Richard ? Et bien, le soleil revient sur la moitié nord et la façade atlantique avec quelques nuages en Île-de-France et cet après-midi, ce sera un temps agréable et ensoleillé partout en France.
Et 10°gr à Lille ce matin, 11 au M, 11 à Paris, 12 à Cherbourg, mais dans l'après-midi 20° sur le Grand Est avec 17°gr en Normandie et 23 à 26°gr. Et quel saint fétonsnous ? Nous faitons c Alixe prier qui était un esclave chrétien. Son maître lui avait donné à gérer une banque. Il l'a mis en faillite et pour cette raison, il fut condamné aux mines de Sardaigne. La maîtresse de l'empereur commode, chrétienne de cœur, sinon de conduite, la connaissait le connaissait pardon et elle obtint sa grâce. Affranchi, Calix devint l'archidiacre du pape Saint-Zéphirin et fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom. Et au furent enterrés tous les papes du 3e siècle.
Il devint pape à son tour et Jérôme Carviel l'aime beaucoup, paraît-il. Et ben c'est une sacrée carrière. Merci beaucoup Richard.
[musique]
ligne droite Richard, vous restez tout de même avec nous parce que c'est vous qui décryptez ce matin. Et bien tout à fait et sur un texte de l'islelotte du treuil, si comme vous vous demandez pourquoi le service public donne l'impression d'être à poil alors qu'on a jamais autant payé d'impôts et que les budgets alloués aux différents services sont pharamineux, on a la réponse. Pour la première fois, Bercy détaille dans ces documents budgétaires la part de crédit de chaque ministère absorbé par les pensions de ses anciens fonctionnaires. Accrochez-vous, chers auditeurs, car il y a de quoi tomber de sa chaise. Voilà, ça c'est un visuel mis au point par monsieur Larouec.
À l'éducation nationale, c'est plus de 32 % du budget sont environ 28,5 milliards d'euros qui sont affectés aux retraites. Au ministère de l'intérieur, c'est 30 %. Dans l'enseignement supérieur et la recherche, autour de 20 %. Vous voulez une vue d'ensemble ? C'est près de 52 milliards d'euros sur la totalité de nos ministères. [grognement] Pour comprendre ce tour de pass-p comptable, il faut regarder le régime de retrait des fonctionnaires de l'État. Contrairement à un employeur classique, l'État n'applique pas simplement un taux de de cotisation comparable à celui du privé. Il fixe chaque année une contribution permettant d'équilibrer son compte spécial des pensions.
Pour les fonctionnaires civils, ce taux atteint 82,28 % du traitement un tissière brut en 2026. À cela s'ajoute 11,1 % prélevés sur l'agent. Pour les militaires, la contribution employeur grimpe même à 126 %. Vous allez me dire, un fonctionnaire n'accumule quand même pas des droits à la retraite correspondant à 82 % de son salaire chaque année. Non, et c'est justement tout le problème. Une énorme partie de ce taux ne correspond pas du tout à une véritable cotisation employeur au sens habituel. Elle sert à combler le déséquilibre du régime. En octobre 2025, le gouvernement l'avait reconnu devant l'Assemblée nationale comme un mauvais élève contraint d'assumer une tricherie.
Sur 52 milliards d'euros de contribution de l'État au des retraites des fonctionnaires, environ 11 milliards correspondent à des cotisations employeures et 41 milliards à une contribution d'équilibre. Autrement dit, l'essentiel de la somme présentée dans les budgets comme une charge liée à des agents en activité sert en réalité à équilibrer les pensions des agents déjà retraités. Pourquoi faut-il autant d'argent ? Mais parce que la démographie du régime s'est profondément dégradée. Il y a aujourd'hui moins d'un fonctionnaire titulaire de l'État en activité pour un retraité autour de 0,9 cotisans pour un pensionné.
Le recours au contractuel, la disparition des gros bâtillons de cotisants comme ceux de la Poste ou de France Télécom, le vieillissement des générations ont progressivement déséquilibrer le système. Le taux de contribution de l'État a donc été augmenté pour maintenir artificiellement le compte à l'équilibre. Il était de 74,28 % entre 2020 et 2024. Il est passé à 7828 en en 2025 puis à 8228 en 2026. Vous me voyez venir maintenant qu'on connaît ces chiffres, ça change complètement la lecture des budgets publics.
Quand on vous vend sur les plateaux télé que le gouvernement dépense 90 milliards pour l'éducation nationale, on imagine naturellement que cet argent finance des professeurs, des classes, des AESH, des établissements ou du matériel. En réalité, près du tiers de cette somme correspond aujourd'hui aux pensions. Le mécanisme donc mécaniquement le montant affiché des politiques publ. C'est exactement ce qu'avait montré l'Institut des politiques publiques dès 2025. La convention comptable actuelle conduit à intégrer dans les budgets ministériels une subvention implicite destinée à compenser le déséquilibre démographique du régime.
Et là où ça devient vraiment intéressant, c'est qu'avec les comparaisons internationales, on se rend compte que la France est moins belle qu'il n'y paraît. Sur le papier, la France donne souvent l'impression de consacrer énormément d'argent à son institut éducatif. Et ben l'institut des politiques publiques a refait le calcul en corrigeant cet effet pension. La défense la dépense française d'éducation passe alors de 5,4 % du PIB environ 5 %. La France ne se retrouve plus nettement au-dessus mais juste au-dessus de la moyenne de l'OCDE. Dans le primaire, c'est encore plus spectaculaire.
Après correction, la dépense par élève place la France dans le quart des pays de l'OCDE qui dépensent le moins. Vous l'avez compris, une partie de l'argent que les statistiques présentent comme dépensé pour l'éducation ne sert qu'à financer les retraites des anciens agents. Aucun autre pays étudié par l'Institut des politiques publiques ne semble afficher des ces contribution employeurs aussi élevés que les 82 % français. Ce nouveau document de Bercy est donc une révélation majeure. Il fait apparaître ce qui était auparavant noyé dans les tuyaux budgétaires.
Les retraites des fonctionnaires de l'État représente autour de 66 milliards d'euros de dépenses en 2026 avec environ 57 milliards financés par les contributions de l'état employeur. On parle donc d'un montant du même ordre de grandeur que les plus gros postes de budget de l'État.
La prochaine fois qu'un petit malin Macronis ose affirmer que vous avez tort de vous plaindre de ces impôts à non plus finir parce que vous n'êtes quand même bien content d'avoir l'école gratuite pour vos enfants, et bien répondez-lui que l'on n'y apprend même plus à dire correctement et que ce n'est pas étonnant puisque'en réalité votre argent ne finance pas ce service mais des retraites de fonctionnaires dans un système mis au point par les mozzards de la finance qui nous met aujourd'hui au bord de la faillite. Merci beaucoup Richard de 16.
[musique]
ligne droite et désormais nous allons commencer notre premier entretien. Ce premier entretien, il est avec Alexandre Cormier Denis. Bonjour. Est-ce que vous êtes bien avec nous ? Oui, bonjour. Merci de me recevoir sur Radio Courtoisie. Toujours un plaisir de venir pas cette fois-ci en studio mais tout loin par la magie d'Internet à votre émission. Voilà. Voilà. Et puis je précise alors pour nos auditeurs plusieurs choses. D'abord que effectivement vous êtes le fondateur de NOMOS TV, vous avez écrit de nombreux ouvrages aussi sur le nationalisme et vous êtes de manière générale un analyste politique de la vie québécoise et de la vie occidentale.
Je précise également que vous nous avez fait l'amabilité de rester debout à 1h15 du matin pour vouloir bien commenter parce qu'effectivement il y a 6h de décalage horaire depuis le Québec. Si on vous a fait si on vous a invité effectivement aujourd'hui Alexandre Cormiedis, c'est parce que il y a eu on voulait des nouvelles de la Nouvelle-Fance mais de la vraie. Euh vous avez eu la semaine dernière des euh élections donc au au Québec et euh alors bon euh ces résultats euh ont montré un effondrement euh euh absolument euh impressionnant du parti qui était au pouvoir. Donc la la caque euh de de Christine Fréchette qui perd absolument tous ses sièges.
Alors est-ce que vous pourriez expliquer un petit peu à nos auditeurs qui connaissent pas forcément le système politique québécois pourquoi cet effondrement absolu du parti au pouvoir ? Oui. Euh alors euh c'est vrai, c'est une première de l'histoire québécoise et même canadienne. Un parti qui avait 90 députés sur 125 et qui s'est retrouvé avec zéro, hein. C'est vraiment ce qu'on peut appeler une sorte de génocide électoral. Après 8 ans de pouvoir, euh le parti s'est effondré.
Alors le premier ministre qui avait été élu en 2018 puis réélu en 2022, François Legant son second mandat avait même démissionné pour éviter que la CAC ne subisse ce qu'elle a finalement subi son parti hein la coalition à venir Québec donc CAQ CAC euh et il a été remplacé par une sorte de technocrate assez beige sans beaucoup de charisme. une femme qui a été ministre de son gouvernement mais qui n'a pas véritablement su renouveler l'image du parti et qui s'est complètement effondré lors des débats télévisés au Québec. Et donc on a eu oui un effondrement total de ce parti.
Alors euh il faut bien comprendre qu'en général avec notre système parlementaire qui est de type britannique si vous connaissez un peu la vie parlementaire britannique c'est du parlementarisme. Donc le premier ministre n'est pas le chef de l'État, c'est le chef du gouvernement. c'est la figure principale, on va dire, de l'État à la fois québécois. On a un parlement au Québec et un parlement au Canada.
Euh le le le l'ancien gouvernement finalement était une coalition à la fois d'anciens souverainistes euh de ce qu'on appelle chez nous les fédéralistes, c'est-à-dire les gens qui veulent le maintien du euh Québec dans la Fédération canadienne euh dans l'espoir de finalement former un gouvernement qui serait de formé par des bons gestionnaires. Or, il s'est avéré que les gest la gestion en vérité des fonds publics, c'est était plutôt catastrophique. Les gens ont été extrêmement déçus du second mandat de la coalition avenir Québec et ça s'est traduit par un effondrement de l'électorat.
Euh seulement seulement 13 % de l'électorat voté pour la coalition avenir Québec, ce qui dans notre système euh par manque de concentration régionale du vote a mené à ce ce résultat catastrophique pour eux de zéro députés. Voilà. Alors effectivement, vous l'avez dit, c'est absolument historique pour le le Québec ce ce résultat. Et en parallèle, le le grand vainqueur de ces ces élections, il s'appelle Paul Saint-Pierre Plamondon, il est à la tête du Parti Québécois et désormais donc aussi d'un d'un gouvernement minoritaire.
Est-ce que vous pourriez nous expliquer également qui est ce Paul Saint-Pierre Plamondon et qu'est-ce que vraiment le Parti Québécois, comment vous le situeriez si vous deviez trouver un équivalent en France peut-être ? Oui. Euh alors Paul Saint-Pierre Plondon, c'est quelqu'un qui vient plutôt de la social-démocratie. Euh c'est quelqu'un qui a progressivement droitisé son discours notamment sur les enjeux, on va dire migratoires et euh identitaire de façon généralisée. Euh les questions de de la laïcité de la langue sont les les l'immigration, la langue, la laïcité, ce sont les grands les grands sujets, on va dire, du nationalisme québécois des dernières années.
Euh il y a pas d'équivalent du Parti Québécois en France, hein. C'est-à-dire que si on veut trouver un équivalent européen, faut plutôt aller du côté de la social-démocratie danoise, par exemple, hein. C'est-à-dire, c'est un parti qui est fondamentalement de centre gauche, on pourrait dire, qui par ailleurs a eu sous pendant très longtemps des liens avec le PS français euh et qui par contre sur les enjeux migratoires s'est durci, on va dire dans les dernières dans les dernières années. Donc Paul Saint-Pierre Plamond et donc qu'on appelle chez nous PSPP parce que c'est un peu long à dire sinon.
Euh donc PSPP c'est quelqu'un qui a repris un parti qui n'avait que trois députés pour l'amener voilà à 59. Ça prenait 64 députés pour avoir la majorité au Parlement. Donc il échoue euh dans ce mandat là, c'estàdire de de donner au Parti Québécois un parti un gouvernement en fait majoritaire. Mais il parvient quand même à remonter la pente qui était très dure à remonter.
Plusieurs observateurs euh croyaient que le Parti Québécois était mort et enterré et finalement il il fait son retour mais avec un mandat euh disons euh compliqué parce que le fait d'avoir un gouvernement euh minoritaire, ça fait en sorte qu'il ne peut pas notamment tenir sa promesse de tenir un troisè référendum sur la sécession du Québec. euh ce qui était euh ce qui est euh annoncé depuis au moins deux bonnes années par le Parti Québécois et qui a permis de remobiliser la base militante, hein.
Le Parti Québécois, c'est le grand parti souverainiste du Québec euh et c'est celui qui finalement parvient à mobiliser une une partie de ses disons de de ses membres et de ses électeurs sur la question d'un référendum sur la sécession du Québec. il ne pourra pas le faire euh dans les circonstances actuelles, à moins de s'allier à un autre parti qui est un parti d'extrême gauche qui s'appelle Québec solidaire qui est officiellement lui aussi souverainiste. C'est un parti qui d'ailleurs est très proche de LFI puisque c'est un parti qui a invité notamment Jean-Luc Mélenchonis à Montréal. Jean-Luc Mélenchon a fait une fait une conférence à Montréal en compagnie de la coporte-parole.
Oui, c'est c'est des partis d'extrême gauche. Ils ont pas de chef, ils ont des portees-paroles. La coporte-pole euh Ruba Gazal d'origine palestinienne. Donc vous [raclement de gorge] voyez un peu l'ambiance. Désolé de vous avoir envoyé Mélenchon chez vous Alexandre Corbier de Non mais ça mon cher, ce sont les mauvais côtés de l'amitié France Québec. Voilà, [rires] on peut pas ça peut pas juste être positif malheureusement.
Mais alors jeis bien arriver sur cette question du référendum bien sûr Alexandre Cormédoni parce que vous vous avez une position qui est un petit peu alors vous me dites si je veux pas travestir non plus vos vos idées mais vous une position qui est un petit peu éconoclaste parmi les les souverainistes québécois dans le sens où vous êtes pas favorable à court terme à la tenue d'un nouveau nouveau référendum. Euh en l'occurrence euh vous ne vous réjouissez pas de cette possibilité, même si elle est enfin certains évidemment dans les souverainistes québécois seraient très heureux que même si ce référendum est initié par la gauche d'y arriver euh euh d'une façon ou d'une autre.
Vous vous pensez que c'est pas une bonne une bonne idée à court terme ? Alors évidemment nous nos auditeurs, vous pouvez vous en douter, on je pense le petit romantisme du du Québec libre. Est-ce que vous pourriez expliquer justement vous pourquoi vous pensez que c'est pas une bonne idée dans l'état actuel des choses ? Oui, tout à fait. Alors, deux choses. Premièrement, depuis le dernier référendum de 1995, le Canada a encadré le droit d'une province à faire sécession, ce qui était pas le cas auparavant. Il y avait pas de processus sécessionniste pour une province canadienne. Il y avait une sorte de flou politique et légal.
Depuis 95, il y a eu un jugement de la Cour suprême du Canada qui a staté que les Québécois n'étaient pas un peuple opprimé et qui n'avait pas le droit à l'autodétermination. Donc pas de possibilité de faire une déclaration unilatérale d'indépendance qui sera reconnue. Euh deuxièmement euh la la le depuis 95 en 2000, il y a eu une loi qui a été votée par le Parlement canadien qui est la loi sur la clarté. la loi sur la clarté qui statut euh les choses suivantes euh euh c'est au Parlement canadien de décider si une question sur la sécession d'une province est euh claire euh et c'est également au Parlement canadien de décider si le seuil minimal est clair.
Autrement dit, le droit d'une province à faire sécession selon l'encadrement légal canadien est totalement remis au Parlement du Canada et non pas entre les mains de la population d'une province particulière. Donc euh le cadre légal disons euh pour faire sécessions pour une province est beaucoup plus ferme et beaucoup plus euh déterminé au Canada. Et le camp euh souverainiste n'a absolument pas changé de stratégie depuis 1995. C'est comme s'il vivait dans une espèce de bulle où le cet encadrement légal n'avait absolument pas été pris en compte par le mouvement souverainiste québécois.
pensant, romantisant un peu le processus référendaire en se disant euh bien en fait on va tenir un référendum peu importe quelle est sa légalité, peu importe quel est finalement sa correspondance avec la législation actuelle canadienne et adviennent que pourra avec un mandat de la population. Donc ça c'est une raison qui d'ailleurs me font euh critiquer durement le mouvement. D'une certaine façon, si si je veux aller dans votre sens, si je comprends bien votre raisonnement, c'est aussi que c'est bête mais il y a pas d'armée québécoise, donc l'indépendance tout seul. Bon, effectivement, ça devient compliqué très vite. Oui. Et ben, exactement, hein.
C'est-à-dire qu'il faut, je vous rappelle tout de même que les souverainistes québécois ont été les premiers à aller en Catalogne quand il y a eu, vous savez, il y a quelques années sur référendum sur la sécession euh où il y a eu justement une déclarationale d'indépendance qui s'est soldé par une catastrophe pour les souverainistes catalans. Ils ont été enfin la sécession a été considérée inconstitutionnelle et les leaders les chefs souverainistes ont même été mis en prison. hlosmême euh qui était le finalement le président président président de la Catalogne a même fui à Bruxelles.
Donc ça ce sont les alliés aussi du mouvement souveniste québécois et de ma perspective le Parti Québécois va un peu reproduire le désastre catalan ce qui fait en sorte que même si on avait un référendum qui serait gagnant à 50 % plus une voie, ce qui est absolument pas ce qu'annoncent les sondages, la souveraineté est environ 30 %. Euh même si c'était gagnant, il n'y aurait aucune effectivité de ce référendum là. Donc en vérité euh le mouvement sur québécois se lance complètement dans la gueule du loup. S'il vous s'il était sérieux, il ferait comme les les Écossais, comme le Scottish National Party.
Il irait voir Otawa, il irait voir la capitale du Canada, il s'entendrait avec Ottawa à l'avance pour dire "Voici la question, voici le seuil minimal et vous reconnaissez son effectivité." Mais c'est absolument pas dans les plans du Parti Québécois qui n'a jamais parlé de ça et qui ne qui n'a pas pris en compte les changements, on va dire structural qui se sont déroulés au Canada depuis 1995.
Euh Alexandre Cormieroni, une question qui est liée à la précédente, c'est euh évidemment euh c'est on peut malheureusement pas couper euh passer outre, mais la question de Donald Trump qui euh a récemment euh s'est récemment déclaré en faveur du euh du Québec libre euh et euh d'un autre côté euh c'était euh enfin voilà, je voulais savoir justement qu'est-ce que vous pensez de cette prise de position et d'un autre côté que comment a-t-il influencé l'élection au Québec ? On sait que évidemment Donald Trump, c'est un peu lui qui a fait élire McCarny. Donc quel est son quel a été son impact sur l'élection québécoise ? Oui.
Alors bah premièrement c'est Mosque qui s'est dit en faveur de la session la session du Québec. C'est un agent Trump piè vous étiez pas loin quand même. Mais vous savez, il s'est dit également en faveur de la souveraineté de l'Alberta ou et de la Saskaan parce que il va se tenir des questions référendoires notamment dans quelques jours en Alberta où la première ministre qui n'est pas souverainiste veut handiguer un mouvement souverainiste de droite cette fois en Alberta et veut poser pose la question à la population si elle doit tenir un référendum sur la sur la sécession de l'Alberta.
Donc il y a un il y a un gouvernement officiellement sécessionniste de centre gauche au Québec et un gouvernement de droite qui n'est pas ouvertement sécessionniste mais qui navigue finalement avec l'idée sécessionniste pour euh handiguer le mouvement sécessionniste albertain. Donc quand euh Mosque tweet cela après la victoire du Parti Québécois, on voit très bien qu'elle est l'intérêt des États-Unis, c'est un peu la fragmentation canadienne pour faire de la prédation économique.
tout le monde l'a très bien ressenti au Québec et c'est la raison pour laquelle le mouvement souverainiste québécois est plutôt gêné de cet appui puisqu'il ne veut pas apparaître comme la 5e colonne finalement de la prédation américaine. Euh il faut dire aussi que le Québec est peut-être l'endroit finalement au Canada où l'hostilité on va dire à la nation américaine est la plus en tout cas parmi les plus fortes. On va dire ça comme ça. Et ça ça nous renvoie au fond tout toute cette question Trumpist qui parle du 51e état renvoie le Québec à ses géopolitiques.
Nous ne sommes pas en Europe, nous sommes en Amérique du Nord et donc en gros bah s'il y a pas le Canada ou si on veut le faire exploser si on veut une reconnaissance statutaire de la future République du Québec mais ça nous prend l'appui de l'hyperpuissance continentale américaine.
le le l'espèce de paradoxe en quelque sorte des Québécois, c'est qu'ils ont bien plus peur de Washington que d'Otwa et Trump qui pourrait représenter par son agressivité face au Canada une sorte d'allié naturel des souvenistes québécois et vu de façon un peu terrorisée en vérité par les Québécois qui finalement ont l'impression que les États-Unis veulent tout simplement faire une sorte d'OPA sur le pays et et à contrario de ce qu'on pourrait penser, ça n'épose pas du tout avoir un discours proaméricain, mais au contraire être plus que jamais dans l'anti-américanisme. Donc euh c'est assez particulier. On a l'impression que les Québécois sont dannés un peu hein, espèce d'histoire tragique.
Ce qu'il faudrait faire pour avoir cette République, s'appuyer sur l'hyperpuissance mondiale, on ne peut pas le faire euh parce pour des raisons géopolitiques et et que donc on est un peu condamné à négocier notre existence euh dans ce Canada, en tout cas à à moyen et et court terme. Je ne pense pas qu'on s'en va en fait en vérité vers une une séquence référendat au Québec. ce que ce que j'allais dire Alexandre Camédoni, il nous reste une minute simplement pour pour conclure.
Désolé mais simplement en quelques mois, on a l'impression que avec ce que vous nous dites, la situation québécoise risque pas de beaucoup changer durant la prochaine mandature dans le fond que le référendum est improbable et qu'il ne serait dans tous les cas pas gagné et que finalement le le PQ continuera la politique de la CAC si j'ai bien compris. Oui, il y a un peu de ça. Le Parti Québécois pourrait s'entendre avec un autre parti qui est un parti de droite qui est ce qu'on appelle chez nous autonomiste. Il pourrait par exemple doter le Québec d'une Constitution au sein du Canada.
Euh peut-être changer le mandat du lieutenant gouverneur qui est le représentant de la monarchie britannique au Québec, pourrait changer les règles d'immigration, pourrait finalement, comment je dirais faire avancer euh l'autonomisme provincial. Euh mais je ne vois pas non une séquence euh euh par purement, on va dire, sécessionniste. Par ailleurs, c'est peut-être ça que les Québécois veulent en vérité euh ils veulent euh finalement faire avancer les intérêts du Québec, mais surtout pas de de grandes questions sur la rupture euh sur une rupture franche et brutale avec Ottawa.
Et moi, je pense que finalement euh c'est peut-être la la me la meilleure des solutions plutôt que d'avoir une 3è défaite qui serait catastrophique pour le nationaliste. Voilà. Peut-être est-il encore trop tôt pour ça, mais ne perdons pas espoir. Merci beaucoup Alexandre Cormierdoni d'avoir été avec nous ce matin. C'est toujours un plaisir de vous recevoir et peut-être que bah écoutez, on vous réinvitera mais pour d'autres questions, pour d'autres sujets ici à notre antenne. On vous dit donc à bientôt sur ligne droite. Ligne droite avec Alexandre de Galzain. Chers auditeurs, il est 7h30. Merci d'être avec nous ce matin sur ligne droite la matinale de Radio Courtoisie.
Dans 10 minutes et bien nous recevrons Nicolas Vidal, le fondateur de PCH Media qui nous parlera de son dernier livre. Par la suite et bien à 8h nous recevrons enfin 8h10 pardon nous recevrons Alexis Per. Avant cela, ce sera la chronique d'Anne Sophie Nogaré. Je vous rappelle simplement avec Franck et bien que nous avons besoin de vos dons. Chers auditeurs, Radio Courtoisie n'existe que grâce à ceux qui l'écoutent. Il faut le savoir, vous qui découvriez notre radio aujourd'hui, bien notez-le, pas de publicité, pas de subvention que le financement des auditeurs. Nous avons besoin donc de chacun d'entre vous.
En fonction de vos moyens, faites un don à Radio Courtoisie en allant sur soutenir.rc.fr. soutenir.rc.fr. Je vous remercie par avance. Voilà. Et nous, on remercie les auditeurs effectivement qui sont là ce matin aussi et qui nous écoutent. C'est déjà très bien. C'est déjà un petit acte de résistance aussi que d'écouter Radio Courtoisie. Tout de suite la chronique d'Anophie Nogaric ligne droite. [musique] Annesophie Nogaret, vous êtes journaliste et vous avez aussi vous êtes aussi l'autrice du petit minéret illustré. On vous écoute. Bonjour. Donc je parle du mouvement lycéen.
Alors il y a plus de 15 ans, j'enseignais en zone rurale et après plusieurs années passées loin de l'éducation nationale, je m'étais étonné en revenant à justement enseigner d'une réalité nouvelle qui était apparemment admise par tous. C'est-à-dire qu'à la traditionnelle greffe des profs s'adjoignait désormais celle des élèves exprimé sous forme de blocage du lycée. Concrètement, ça se passait comme ça. On avait quelques élèves les plus politisés qui rassemblaient poubelles et container devant le lycée, qui plaçaient des chaînes, qui interdisaient l'accès aux autres élèves et qui intimidaient les traîtres qui se rendaient en cours.
D'autres gamins tels de bons petits gardes-rouges sillonnent les couloirs faisaient irruption dans les salles de classe où les profs non grvistes donnait cours encourageant leurs camarades à les rejoindre. C'est comme ça qu'un jour un jeune morveux inconnu mais visiblement hyper inquiet pour sa retraite avait déboulé dans ma classe en me reprochant mon égoïsme de de boumeuse non gréviste. Les profs chez qui la culture de la grève est profondément ancrée, quoique pas vraiment pour des motifs politiques puisque la journée de grève c'était plutôt la petite respiration, le petit plaisir coupable qu'on s'accordait contre une journée de salaire pour s'aérer un petit peu.
Les profs donc louaient l'initiative. vraiment c'était beau cette conscience politique chez les jeunes. Pas dupe quand même du fait que la motivation politique en l'occurrence tenait surtout au fait de louper les cours et d'une et de faire n'importe quoi de deux. ce que pendant ma jeunesse, ma lointaine jeunesse, on tolérait pendant mardi gras où nous allions faire le cirque entre midi et 2 devant la mairie de la ville, tout simplement parce qu'il nous serait pas venu l'idée à l'idée pardon de le faire au lycée. Euh ce qui donc se passait une fois par an dans ma jeunesse se produisait désormais plusieurs fois l'année euh en gros à chaque greffe de fonctionnaire.
Euh ces lycées, comme j'ai dit, étaient en zone rurale, donc il y avait pas d'élèves issus de l'immigration. Euh s'il y avait c'était des établissements tout à fait paisibles et ce qui me surprenait c'était l'impunité, c'est-à-dire que les meneurs qui étaient des gros des petites têtes à claque un peu en mal de limite pouvait agir à leur guise, intimider les autres élèves, éventuellement endommager le matériel de l'établissement, transformer le lycée en lieu de carnaval et puis ensuite reprendre tranquillement le cours de leur vie. La CPE leur demandait de justifier leurs absences. Alors, ils justifient leurs absences et en gros ça s'arrêtait là.
Il était des lors cohérents qui remettent ça un peu à chaque occasion. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui résulte entre autres de cette impunité elle-même qui de cette impunité pardon qui elle-même résulte de l'anomie prenée par l'institution scolaire sous couvert de bienveillance. Le la bienveillance étant le mantra de l'éducation nationale depuis des années. Donc plus de sanctions pour les retards, les absences, les insultes, les menaces. En revanche, des discours martiaux régulièrement tenus par l'administration à base de c'est inadmissible, c'est inacceptable.
Discours martiaux, malheureusement en contradiction complète avec les dispositifs mis en place par la même institution pour faire croire que la justice s'exerçait. Parmi ces dispositifs, il y en avait un particulièrement pervers qui consistait lorsqu'un prof était insulté ou menacé ou même éventuellement frappé par un élève. Et bien le prof était convoqué en même temps que l'élève devant le proviseur. Donc le proviseur était comme un juge et chacun était sommé de donner sa version d'effets. Euh la version du prof euh finalement équivalent enfin équivalent à celle de l'élève. Tout était émis sur le même plan.
Et ça se résolvait de la façon suivante, c'est que euh assez systématiquement, il s'avérait que ma fois si l'élève avait insulté son prof, c'était tout simplement parce qu'il s'était senti lui-même agressé, offensé. Euh voilà et donc le prof était sommé de s'excuser auprès de l'élève [rires] qui l'avait en fait insulté, menacé et cetera. Euh donc évidemment, plus l'élève foutait les jetons et plus le proviseur se montrait clément envers lui. La leçon était très claire pour tout le monde. C'était bah mon gars, si tu veux agresser les profs et bien ma fois tu peux.
Les plus pervers comprenaient qu'ils avaient le champ libre et les autres comprenaient que personne ne les protégeait et que pour ne pas disparaître totalement ma foi, il était tentant d'aller rejoindre le clan des élèves politisés et de se défouler avec eux sachant que ce serait en toute impunité. Quant aux élèves issus des cultures qu'on appelle de le enfin des cultures de l'honneur et de la honte, culture dans lesquelles les interdits en fait ne sont pas vraiment intériorisés mais s'exercent de l'extérieur par la contrainte et par la force. [grognement] Et bien cette politique a sur ces élèves-là un effet complètement désastreux.
Euh, ils ne sont pas dupes de la faiblesse qui motive ce genre d'attitude et ça renforce leur adhésion au modèle du droit du plus fort et euh leur mépris de la France. Cette démission de l'autorité n'est pas tombée du ciel. Les politiques, les haut-fonctionnaires de gauche, toujours titillés par l'imagerie révolutionnaire post 68 n'ont eu de cesse de mettre en œuvre son programme libertaire. Donc plus de punition, de sanction, d'autorité, de verticalité, de hiérarchie. Ils confondent évidemment liberté et donner libre courulsion, émancipation avec bon plaisir tel de petits-enfants pas éduqués. Mais il y a une autre réalité tout aussi préignante qui s'ajoute à cette anomie.
Cette réalité, c'est que la plupart des élèves ne sont pas à leur place. En tout cas, dans l'enseignement général, je parle de mon expérience puisque j'enseignais la philosophie en classe de terminale. Quand on écoute les revendications, certaines revendications des lycéens, on rigole, on se dit tiens ah il y en a qui réclament le droit de dormir en cours, euh qui réclament le fait de ne commencer qu'à 10h le matin parce que sinon c'est trop tôt. La fameuse journée 8h 18h qui est insupportablement longue. Ces revendications peuvent sembler ridicules. En fait, elles ne le sont pas quand on connaît la réalité du terrain.
Donc le je parle de mon expérience de prof, l'égalitarisme part du présupposé que chacun serait doté du même potentiel cognitif. Euh cette cette croyance, bon relève évidemment de l'idéologie et elle est imposée à l'enseignement qui considère que ma fois chacun a droit à son bac + 8. Euh quand on est sur le terrain, la diversité des aptitudes est une évidence. Dès mes débuts de prof, c'est-à-dire ça remonte hein, c'était à la fin du siècle dernier, j'ai eu des élèves qui ne savaient pas lire, ce que je découvrais quand je leur demandais de lire un passage à haute voix.
Et chaque année, j'ai eu de ces élèves-là à qui on me demandait d'enseigner l'impératif catégorique alors qu'il ne savaient pas lire. Donc concrètement, on a en cours des élèves qui ne comprend qui ne comprennent rien. On a d'un côté des élèves intellectuellement à leur place au lycée qui s'ennui à crever parce qu'en fait l'enseignement est complètement vidé substance et de l'autre on a des élèves qui dépérissent parce que 8h par jour, ils sont plongés dans un bain d'incompréhension. Ils sont dans un monde en fait où leur absence de maîtrise du langage fait que tout leur échappe. Queles que soient les méthodes qu'on invente pour les faire soit-disant réussir, tout leur échappe.
Ce qui signifie que pour les uns comme pour les autres, quoi que de façon différente différente pardon, le lycée n'a pas de sens. Et même s'ils le conçoivent pas clairement, ces élèves perçoivent intuitivement le jeu de dupe lequel on les enferme. On leur fait croire en une émancipation qui n'est qu'un leur. On leur demande de croire en une institution qui ne les instruit plus, de respecter des règles que cette même institution ne fait plus respecter.
Pour les éléfistes, pour les frères musulmans qui s'intéressent de très très près à la jeunesse, ce terrain est une merveilleuse auè, une jeunesse ignore, désœuvré, désorientée, habitué à voir l'intimidation récompensée, trouvera chez eux un sens et un exitoire, le moyen de faire payer à l'institution ses mensonges et ses promesses non tenues. Merci beaucoup Anne Sophie Nogaré. On vous dit donc à la semaine prochaine ici sur ligne droite. Prochaine [musique] 7h10h sur Radio Courtoisie. Suivez la ligne droite. Chers auditeurs, il est 7h40. Merci d'être avec nous ce matin pour ce nouvel entretien. Nous avons le plaisir de retrouver Nicolas Vidal. Nicolas Vidal, bonjour. Bonjour.
Comment allez-vous ? Et ben écoutez, pas trop mal, pas trop mal. toujours pour le matin, vous êtes le fondateur de PCH Media et puis nos auditeurs vous connaissent bien sûr s'ils connaissent Radio Courtoisie. Voilà. Alors pour aussi de leur donner un petit peu de votre actualité, vous publiez un nouveau livre vivre ou exister. Je vous avoue que quand je l'ai découvert, j'étais un petit peu surpris parce que je m'attendais forcément à un livre politique, mais bon, on en est un petit peu sorti. Quoique on pourrait dire d'une certaine façon que vous y revenez par une autre porte.
Mais euh ce qui est donc ce que vous publiez donc c'est un livre qui touche à une thématique qui dans le fond je vous dire moi-même qui met assez cher qui est celle d'échapper à la routine au quotidien. Donc je vais lire par exemple un des passages que vous avez écrit dans le premier chapitre pour donner un petit peu le ton. La plupart des existences humaines sont des fonctions qui s'exécutent correctement. Le corps se lève, se déplace, travaille, consomme, se repose, recommence. Des besoins apparaissent, des besoins sont satisfaits, le cycle tourne avec une régularité admirable et seule son interruption, une maladie, un accident, un deuil nous rappelle brutalement qu'il tournait.
C'est la mécanique désespérante de la routine, celle qui mine et qui éteint, car c'est la routine qui ensevelit la vie et qui anesthésie l'ardeur. Alors déjà, c'est bien écrit comme livre, c'est très agréable. Bravo. Mais au-delà de ça, pourquoi est-ce que vous êtes senti le besoin d'écrire justement sur cette sur cette routine que vous voulez combattre ?
Alors, il y avait il y a il y a un lien, il y a une filiation, j'avais écrit lettre aux autruches plus duestif il y a quelques années [grognement] et euh sur cette capacité des gens à ne pas devenir citoyen, à se laisser porter finalement euh par une existence pratique, très très pratique, pragmatique et ne pas s'intéresser à la ville de la cité, euh ce qu'on fait notamment sur sur Radio Courtoisie ligne droite, de d'aborder les vrais problèmes, de se rendre compte qu'à un moment donné, on on n'est pas un atome dans lequel qui se déplace comme ça, qui n'a aucune filiation, aucun lien avec la nation, notamment une autre pays.
D'ailleurs, je pense que il y a beaucoup de choses à dire par rapport à ça et effectivement vous l'avez dit d'ailleurs, c'est un sujet sur lequel mes lecteur ma communauté ne m'attendait pas, c'est vivre ou exister dans le sens où est-ce que qu'est-ce que vivre qu'est-ce qu' exister ?
Je pense que les autruches et duestif existent concrètement mécaniquement et là et ben il y a une partie aussi des gens de citoyens et puis après de gens qui essayent de donner de l'épaisseur de la densité à leur existence et c'est la différence entre vivre ou exister et vivre c'est essayer de prendre conscience à un moment donné que le bonheur est un chemin de courage vous cache pas et que réfléchir à son existence essayer de se constituer, devenir beaucoup plus saignant, beaucoup plus heureux et et est un vrai combat et bien sûr la vie dans laquelle nous sommes, vous savez, je vais vous le dire, je pense que l'effondrement de la société telle qu'elle a été, l'arrivée de l'hédonisme, l'arrivée de la de la mondialisation si vous préférez, du commerce et et des jeux a fait aussi que beaucoup de gens se sont laés anesthésiés parce qu'on est on s'est vraiment, je pense, décaler des valeurs et des valeurs de l'existence dans lequelle on on est humain à part entière, c'est-à-dire aimer, c'est-à-dire réfléchir, c'est-à-dire se sentir soi.
Alors là, je fais pas du développement personnel. ce que j'allais dire pardon Nicolas Vidal, je vous interromps effectivement, mais d'une certaine façon votre livre c'est pas du développement personnel, serait faux de de le dire mais c'est un petit essai littéraire assez assez court déjà donc si ça peut rassurer certains de de nos auditeurs euh voilà et qui en fait dans le fond euh votre objectif c'est un petit peu de de vous en fait vous en appelez pas forcément à des arguments très rationnels, matériel concret comme dans un essai. vous êtes pas non plus uniquement dans l'appel au aux sentiments euh sur euh comme dans un comme dans un roman peut-être de manière détournée.
On va dire que c'est une sorte de texte un petit peu un petit peu hybride, un appel euh presque. Euh moi ce que je voudrais savoir c'est pourquoi justement euh euh enfin en fait qu'est-ce qui vous a amené vous euh à aller chercher chercher les gens comme ça leur lancer cette cet appel ? Quel est le constat que vous faites ? Est-ce que c'est autour de vous ? Est-ce que c'est un proche ? Est-ce que c'est vous-même qui vous êtes rentré dans une routine et que vous en vouliez ? Enfin, qu'est-ce que vous amenez à écrire ça ? Ah ben c'est c'est un vrai face-àface avec moi-même hein, concrètement, je vous le cache pas.
Alors, j'ai eu l'immense bonheur, l'immense chance euh d'être papa depuis peu, enfin depuis depuis moins d'un an. Donc là aussi voilà, il y a il y a eu cette réflexion aussi de la paternité du rapport à l'existence, du rapport aussi à ce que je veux transmettre euh à mon fils parce que j'avais écrit né dans la tempête lettre à mon fils il y a quelques mois de ça [grognement] une lettre dans le même format 50 pages que j'avais écrit avant mon business parce que je voulais réfléchir aussi à ce qui était la paternité, ce qui était la transmission, ce qui était l'identité, ce qui était ce qu'on peut transmettre à un enfant.
Et je pense que ce qu'on peut transmettre à un enfant, du moins ma euh ma philosophie, mon idée fixe un peu, je vous le cache pas, c'est qu'il puisse regarder le bonheur droit dans les yeux. Et je pense que pour instruire euh euh euh un enfant dans ces dans ces moments, alors c'est ça c'est pas c'est c'est l'éducation mais c'est pas de la transmission, c'est vraiment quelque chose de beaucoup plus sensible.
le bonheur, regarder le bonheur droit dans dans les yeux et je pense queon ne peut pas s'exonérer du fait de réfléchir ce soi-même de notre rapport au bonheur, de notre rapport à l'existence, de notre rapport finalement à ce qu'on veut faire de notre vie et notre rapport finalement à l'épanouissement personnel. Voilà. Et dans ce sens-là, j'ai voulu réfléchir à ce sujet-là. Alors, c'est vrai que vous l'avez dit en introduction et vous avez raison. C'est un livre qui a déstabilisé mes lecteurs parce que j'écris beaucoup sur la politique, je suis littéroraliste et journaliste politique.
Euh mais là-dessus, je voulais me confronter à moi-même et et me rendre compte que qu'est-ce qui était l'existence ? Qu'est-ce qui est vivre finalement ? Quelle est la différence entre vivre et exister ? Et comment on essaie à un moment donné de se remettre dans le dans pas dans le droit chemin ? parce que chacun a son droit chemin. Chacun a sa ligne rouge et son droit chemin.
Et et bien sûr, j'ai parlé parce que c'est c'est le le c'est un sujet tellement précieux, tellement immense de de de l'amour aussi parce que je pense qu'on est aussi là-dessus et je pense que l'amour dans sa plus belle forme peut aussi peut aussi insuffler quelque chose qui qui met des petits bouts de d'existence dans dans le cœur et je trouve que je trouve que c'est extrêmement important. Donc cette question de vivre finalement c'est sortir de la routine, c'est sortir de cette mécanique du quotidien.
parce que énormément et vous savez quand j'ai publié ce livre octobre j'ai reçu Alexandre j'ai reçu énormément de messages énormément de messages de gens qui me disent je me retrouve dans cette situation et je ne l'avais pas vu comme ça parce que moi aussi je me suis laissé anesthésier par des années de vie des années conjugales des années de routine et j'ai été très surpris voyez-vous de recevoir tous ces messages parce que finalement ça ça a touché pas mal de gens alors je vous cache pas que c'est beaucoup beaucoup de de de de femmes qui m'ont écrit à ce sujet intéressant d'ailleurs. Ouais. Ouais, c'était Ouais.
Bien c'est intéressant et je sais que ce livre là, il a beaucoup on m'a on m'a copiercollé des passages dans les messages en me disant ce passage là, vous l'avez bien écrit, ce passage là, c'est exactement ce que je vis, c'est exactement ce que je veux je veux faire d'autres. Voilà. Vous vous-même, vous avez une petite obsession dans ce dans ce livre qui est une phrase qui vous a particulièrement marqué. Allons-y. C'est celle qui dès le début, d'ailleurs, je me demande si c'est pas l'ouverture directement du livre, mais voilà, je ne suis pas malheureux. Donc c'est des gens qui voilà qui comment ça va ? Je ne suis pas malheureux.
Vous vous voyez ça un petit peu comme une sorte de manque profond d'ambition de euh d'une vie pleine d'une forme de plénitude. Ça y est que les gens se sont résignés à ne pas être malheureux et que ça leur ça leur suffirait. Pourquoi est-ce que enfin quelque part pourquoi est-ce que cette phrase vous marque vous marque tant ? Parce qu'en fait je me suis rendu compte pour ne rien vous cacher que quand on dit cette phrase en fait la routine se compare toujours au malheur voyez-vous ? Et elle ne se compare jamais au bonheur.
C'estàd que la routine, on se dit le malheur, chacun a sa définition du malheur, même si le malheur est assez tangible concrètement et et et c'est tragique, mais finalement, j'ai beaucoup entendu cette phrase. Tu sais, je ne suis pas malheureuse. Je ne suis pas malheureuse. Sous-entendu, bon, j'ai ma petite vie cadrée, socialement socialement concrète et correcte, mais et donc je ne suis pas malheureuse. Mais en fait, la réalité c'est que on se compare toujours au malheur et cette routine, elle est toujours comparée au malheur. elle est toujours comparée au désastre mais jamais au bonheur. C'est-à-dire qu'on fait jamais le chemin vers le bonheur.
Et et je continue à penser que notre société aussi a donné par exemple les cadres sociaux ce qu'on appelle la classe moyenne, c'est-à-dire à une époque cette classe moyenne où et ben effectivement il y a toute une série de paramètres Alexandre quand vous les avez quand vous les avez cochés et bien il y a plus de raison il y a plus de raison finalement d'aller ailleurs et il y a plus cette volonté ce feu sacré d'aller chercher autre chose. Mais Nicolas Vidal, moi j'ai quand même un désaccord avec vous parce que si vous voulez alors en fait je vais vous dire, je j'ai une théorie, vous me direz si si j'ai raison ou pas.
On évolue en tant que journaliste, éditorialiste dans des milieux qui sont politiques qui sont donc des milieux de contestation, des milieux de colère, des milieux de révolte et forcément c'est notre cercle social, pas forcément premier mais un de nos premiers cercles un des cercles sociaux qu'on qu'on voit le plus, ne serait-ce que par les commentaires, ne serait-ce que par les gens qu'on peut voir certains événements et cetera. Euh dans le fond, évidemment, ce qu'on voit en permanence, c'est effectivement de la tricesse, de la colè et cetera.
D'un autre côté, euh moi quand je enfin c'est quelque chose que j'observe très concrètement dès que je vais un petit peu dans la dans ma famille ou alors me balader en France et cetera, quand je vais dans la campagne, je vois des gens qui euh souvent ou dans les petites villes comme ça ont des routines qui les rendent heureux. C'est-à-dire que en fait, si vous voulez, ils ont réussi à avoir leurs enfants, ils ont réussi à avoir leur maison, ils ont réussi à avoir leurs chiens, ils ont réussi euh à avoir etth bien leur voiture, ils gagnent correctement euh leur vie.
Enfin, j'avouais dire, ça existe encore les gens euh simples et heureux quand même qui euh Mais vous avez raison, mais la routine n'est pas synonyme de malheur. Quand je dis la routine et le quotidien, c'est pas synonyme de malheur. Vous pouvez très bien avoir une routine heureuse concrètement. Et d'ailleurs, je pense que c'est une des définitions de la plénitude, de la sérénité. Vous savez, je discutais un jour avec quelqu'un qui qui travaille ses sujets, un thérapeute parce que j'ai aussi pas mal discuté avec des gens comme ça.
Euh et et je lui disais moi la définition du bonheur aujourd'hui et je vais répondre à votre question concrètement parce que j'habite aussi dans un petit village de l'héros, voyez et c'est vrai que je rencontre des gens plutôt heureux. Euh mais en fait la la définition la routine n'est pas euh ne s'exonère pas, du moins peut être poê de bonheur. En fait la réalité c'est ce que je j'écris dans le livre, c'est que c'est simplement euh avoir envie et de savoir qu'on est là où on est concrètement. C'est-à-dire que on peut être très bien dans une routine et être heureux, pleinement heureux, pleinement pleinement épanoui.
C'est c'est pour ça que la routine est quelque chose qui a toujours été un un un terme dépréciatif, mais la routine peut être totalement heureuse. La routine peut être totalement épanouie, mais vous avez des gens qui se sont enfermés, qui se sont incarcérés tel les peintures rupestres dans la grotte de Lasco et qui n'en sortiront jamais parce qu'ils ont pas à un moment donné, ils ont toujours une comparaison au malheur. Et puis j'ai envie de vous dire aussi, vous savez ce face- à face, parce que ce livre c'est un un face- à face concrètement, c'est je pense qu'il faut avoir aussi euh il faut avoir alors je dirais du courage pour les gens qui se réfléchissent à ça.
Ça demande du courage parce que ça demande une introspection, ça demande aussi de se désincarcérer, ça demande aussi de réfléchir à soi et je pense que c'est une forme d'introspection personnelle qui peut amener à ça. Donc c'est pas tellement facile. C'est ce que je disais chez les truc les autruches chez les tubes digestifs.
C'est-à-dire que quand vous avez une vie mécanique exister et ben vous si vous ne voulez pas aller voir si vous ne voulez pas écouter ligne droite le matin pour ne pas vous ne pas aller chercher les sujets importants qui vous confrontent à vous-même qui vous obligent à réfléchir qui vous obligent à vous renseigner et qui vous oblige aussi à être à vous considérer comme un citoyen qui fait partie d'une nation qui a besoin de vous pour un moment donné essayer de la redresser comme on peut et ben ça veut dire que vous vivez finalement entre IKEA Intermarché Netflix mix le paddle et dans ce sensl c'est beaucoup plus confortable c'est que vous vous confrontez pas à vous-même même si la socioéconomique à un moment donné vous mettra la tête dedans.
Et dans ce sens-là et ben je pense que le bonheur c'est à peu près pareil parce que finalement on est rapidement dans un une espèce de confort inconfortable dans laquelle et ben je je je le crois, on passe quand même à côté d'une vie qui pourrait être qui pourrait être beaucoup plus épanouissante plus pétillante Alexandre. Mais effectivement et alors moi, mais pour le coup, il y a quelque chose, alors vous le formulez pas exactement comme ça, je crois Nicolas Vidal, mais euh l'idée quand même euh que les gens vous le disiez sont pris dans des mécaniques qui font que par manque de courage ou manque d'énergie vitale presque d'une certaine façon, en fait, ne vont pas poser des actes.
Et en fait on se enfin c'est quelque chose dont moi-même je peux me rendre compte dans ma vie c'est qu'en fait il y a des effectivement des habitudes qui s'installent il y a des choses que qui qui avancent et cetera et puis en fait finalement on se crée un sorte d'amoncellement d'habitude qu'on ne brise qu'on ne brise jamais et en fait dans le fond on pose assez peu d'actes de rupture dans dans une vie dans le fond est-ce que enfin est-ce que c'est pas que d'une certaine façon si je veux être un petit peu polémique quelque part c'est que est-ce qu'il y a pas une mentalité petite bourgeoise qui s'est emparé de la majorité du du pays dans le fond.
Je sais pas si c'est une mentalité petite bourgeoise, mais je pense concrètement que il y a une une facilité aujourd'hui à avoir du mal à se à à se confronter à soi-même. Voilà, je pense que je l'ai dit en introduction de cet entretien, je continue à penser que cette société finalement de consommation, elle a aussi beaucoup anesthésié les gens.
Voilà, que ça soit dans les formations, que ça soit dans la réflexion à l'autre, que ça soit dans la réflexion du pays, que ça soit et je pense que cette out consommation aussi euh c'est un peu c'est un peu un anesthésiant et il y a ces paramètres sociaux, je vous disais euh je vais pas dire en anglais ici sur ligne droite, mais l'esprit de la vie américaine hein, vous comprendrez où et ben il y avait toute une série nouvelle fois de paramètres, de conditions qui une fois rempli et ben vous permettai d'accéder ou de penser avoir accédé à un certain cadre de la société, essentiellement la classe moyenne.
Et voilà, ça veut pas dire qu'on n'est pas heureux dans le classement, il y en a, j'en fais partie très clairement, mais je veux dire par là aussi, c'est que on on est quand même, je pense que ça, on a perdu beaucoup de sens avec ça. Je pense que la société de consommation, la société de divertissement aussi aesthés et je pense qu'ci fait de vous des citoyens, ça fait de gens de vous plus heureux, plus épanouis et peut-être plus en rupture avec ce qui se passe aujourd'hui, plus en résistance quelque part également.
Et c'est-à-dire que si vous prenez votre vie en main pour différentes raisons, que ça soit en amour, que ça soit en amitié ou toutes sortes choses, et ben finalement je pense que vous êtes plus armé, encore plus armé à pouvoir résister et à pouvoir vous opposer, même individuellement à quelque chose. Parce que quand vous êtes dans cette apathie absolue, apathie existentielle, on va dire, et ben je pense que vous êtes plus malléable. [raclement de gorge] On peut vous faire avaler n'importe quoi. Et je pense que là-dessus et et c'est c'est à un moment j'écris ce petit passage sur la porte qu'on ouvre plus pour répondre à votre question des habitudes.
On a tous chez nous une porte qu'on a pas ouvert. On a tous chez nous une boîte de chaussures on n pas ouvert. Allez ouvrir vos boîtes à chaussures. Allez ouvrir la porte. C'est une porte chez nous pour ceux qui ont une maison en appartement peu importe. Il y a un endroit chez vous que vous n'ouvrez plus. Vous passez devant tous les jours et vous vous dites j'irai voir dimanche prochain. Je regarderai j'ouvre cette porte et on nouvre plus.
Et vous savez quoi dans c il y a plein de choses et cette porte là en plus et je le dis et nous savons tous exactement ce qu'il y a dedans et je pense que ça aussi alors cette imager de la porte he de cette espèce de débarras ou ce que de buand de riz ou de boîte à chaussures ce que vous voulez où en entasser les choses pour les enné est la réalité c'est qu'il faut aller chercher là-dedans et il faut regarder ce qu'il y a. Il nous reste un peu moins de 4 minutes. Nicolas Vidal, vous écrivez aussi, c'est une presse que j'ai enfin un passage que j'ai bien aimé. Il y a la société de consommation, il y a la société technique aussi. Donc notre siècle ne le supporte pas.
Il a voulu faire de l'amour un domaine de compétence avec ses techniques, ses critères, ses profils compatibles et ses algorithmes. Il a inventé un vocabulaire d'ingénieur pour parler de la seule chose au monde qui échappe absolument à l'ingénierie. Il classe, il filtre, il optimise. Il a transformé la rencontre en marché et le sentiment en projet. Et ça ça me rappelait une phrase euh de George Bernos qui est un écrivain également que j'aime que j'aime beaucoup qui est dans une société basée sur le profit. Le sacrifice de la vie et l'honneur est un acte monstrueux puisque de toutes les opérations imaginables, il est la seule dont le profit soit nécessairement et radicalement nul.
Euh est-ce que finalement il y a pas un besoin aussi euh il reste 3 minutes, voilà, un besoin euh d'avoir du non marchand et d'avoir du non technique euh dans euh dans tout ça. Mais qu'est-ce que l'existence vraiment épanouie ? Elle n'est pas capitale, elle n'est pas technique, vous avez raison, elle n'est pas profit. Euh l'amour notamment vous tombe dessus, on tombe amoureux notamment, c'est tomber amoureux. Ça ça échappe à toute raison. Ça ça échappe à tout rationnel. Et ça effectivement c'est ce qui nous reste euh de vraiment enfin pas nous reste, il y a plein de choses mais ça véritablement c'est encore magique.
Regardez quand on parle des applis de réseaux sociaux, des applis de rencontrre, là aussi on est dans le profit, on est dans la mécanique, on est dans l'algorithme tout ça et n'est absolument pas sérieux. Et je pense que la le succès notamment des appuis de rencontre a fait aussi qu'à un moment donné euh on ne confronte plus les gens à eux-mêmes et euh c'est les algorithmes qui vous affichent des profils avec des kicous, des bisous et des cœurs. Mais la réalité c'est qu'à un moment donné tout ça doit échapper à la raison et tout ça doit nous rendre heureux et fondamentalement épanoui. Et c'est aussi une des grandes questions du livre, c'est vivre ou exister.
Est-ce qu'à un moment donné on essaie de vivre ou exister ? Et est-ce qu'on essaie de prendre sa vie en main et aussi provoquer ce qu'il y a de plus beau ? et c'est le destin et une vie épanouie et heureuse. Et un dernier mot peut-être Nicolas Nicolas Vidal simplement quand vous voyez un petit peu la la jeunesse de France qui est évidemment celle à qui vous pourriez parler aussi dans votre dans votre livre parce que elle elle a pas encore posé ses ses actes. Quel est le message justement que vous lui donneriez à cette jeunesse qui écoute aussi ligne droite ? Ben, on a on a on peut la vie peut avoir beaucoup plus d'épaisseur, beaucoup plus de choses.
La jeunesse euh pour la pour cette jeunesse française, la réalité c'est que je pense qu'il faut vraiment il faut vraiment euh s'épanouir en permanence. de s'épanouir, c'est la culture, c'est la connaissance, c'est la capacité à comprendre le monde qui nous entoure. Mais véritablement, c'est avoir le libre arbitre, c'est la capacité aussi à décider par soi-même. Mais ça, vous voyez, c'est comme le le le bonheur est un chemin de courage, mais aussi cette capacité à devenir un un un individu émancipé, ça veut dire qu'il faut beaucoup travailler.
Donc je pense également que cette jeunesse doit vraiment se remettre au travail concrètement sur elle-même et doit se saisir concrètement de tous ces textes famidable que nous avons en France, ces auteurs formidables que nous avons en France, cette culture qui encore persiste un peu dans certains endroits bien entendu hein et je pense que cette jeunesse pour arriver à cette vivre exister, on ne peut pas s'exonérer de se remplir de culture, de se remplir de réflexion de de lecture de textes, d'auteur et surtout de libre arbitre. Puisce que comme ça qu'on est libre, il y a comme il y a que comme ça qu'on peut être heureux.
Voilà, merci beaucoup euh Nicolas Vidal pour cet entretien, on va dire bonne humeur euh aussi un petit peu le matin. Ça change un petit peu de ce qu'on peut avoir aussi sur en parlant tout le temps de d'actualité. Voilà, j'invite donc tous euh nos auditeurs à vraiment aller lire vivre ou exister. C'est encore une fois bien écrit, c'est court et c'est un appel joyeux quelque part à une vie à une vie meilleure. Donc voilà, n'hésitez pas et bien sûr Nicolas Videl, on vous recevra à nouveau sur d'autres sujets, peut-être même d'autres livres sur ligne droite. Ou merci beaucoup. Bonne journée à vous. Au revoir. Ligne droite avec [musique] Alexandre de Galzin. Chers auditeurs, il est 8h.
Dans quelques minutes, nous recevrons Ludovine de la Rocher et puis Alexis Per. Alexis Perot qui parlera avec Richard de 16 et bien du patriarcat perdu. Perdu par qui ? Perdu comment le retrouver ? Richard de 16 a déjà toutes les réponses mais posera quand même des questions. Avant cela, Richard 16, vous nous faites un rappel des titres de l'actualité. Une fois rejetée la motion de rejet préalable déposée par le PS que le RN n'a pas voté, c'est un vrai festival de bonnes idées qui coûte cher, [musique] qui débute à l'Assemblée nationale avec l'examen du budget. Le PS veut créer déjà 40 milliards d'impôts nouveaux en taxant les hauts héritages et en ramenant la taxe Zukman sur le tapis.
Après les frappes de samedi contre l'aéroport de Riad qui ont fait 13 morts et 300 blessés, l'Arabie Saoudite a riposté en visant les installation pétrolière de Sana et en les atteignant d'ailleurs. Sana, capitale du Yemen, aux mains des outistes et ils veulent des saoudiens neutraliser les capacités des outistes [musique] à menacer le royaume, le Yémen et les voies navigables internationales. Et enfin, le pape Léon X s'est bien fait opérer. Cette opération s'est bien passée. On lui a enlevé un lobmon. Il s'agissait bien d'un cancer mais aucune complication [musique] n'est à crainte pour le moment.
Et nous fêtons c Alixte premier esclave chrétien qui à qui on son maître avait donné à gérer une banque. Il l'a mis en faillite, il fut envoyé aux mines. Il a été libéré et affranchi et devint pape. Et ben encore une fois, merci beaucoup Richard.
[musique]
ligne droite et tout de suite nous écoutons nous écoutons pardon Ludovine de la Rocher pour sa chronique. Eux, vous moi, nous sommes tous contre la violence, violence physique, psychologique ou sexuelle. Nous souhaitons tous évidemment en préserver les enfants comme les femmes, mais aussi les hommes et la société en général. L'objectif de la proposition de loi visant à apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes est donc largement consensuel. Que des enfants soient maltraités, victimes de violence ou d'inceste ou encore qu'une femme soit pâue voire même tuée par son conjoint ou son ex-conjoint sont des abominations.
Alors bien sûr prévenir, agir et réprimer est nécessaire et urgent. Et on le souhaite d'autant plus qu'il est si dérant d'avoir appris après la mort de la petite Liana que plus de00 plaintes qui concernaient des enfants victimes d'abus étaient resté lettre morte dormant dans les ordinateurs ou sur les étagères oubliées des palais de justice. Cette proposition de loi est donc une bonne chose, sauf qu'elle a été rédigée en lien avec des associations connu pour leur idéologie d'extrême gauche et néoféministe. Avec le syndicat de la famille, nous avons donc étudié le texte d'autant plus près, article par article. Alors, qu'avez-vous constaté ?
Cette proposition de loi est-elle tout de même bénéfique ? Contribuera-t-elle à réduire la violence de notre société ? Oui, un certain nombre d'articles sont très pertinents et ils étaient de fait nécessaires. Le texte prévoit ainsi la création d'une autorité indépendante qui sera chargée de suivre et de publier des indicateurs sur les délais des traitements de procédure et l'exécution des peines. Il définit un socle minimal d'actes d'enquête obligatoire et ce dans un délai de 12 mois.
La proposition de loi inclut aussi largement le numérique dont les réseaux sociaux avec la pénalisation de la diffusion de contenu portant atteinte à la dignité la vie privée ou l'intégrité d'une personne à commencer par les mineurs. Un article absolument nécessaire aujourd'hui quand on sait que les sex tape sont devenus un moyen courant d'humiliation et de chantage. Le texte alors dit par ailleurs les peines encoures, ce qui ne peut plus attendre compte tenu de la monstruosité absolue de certains actes et il allonge les délais de prescription effectivement trop court jusque-l.
J'ai pourtant senti à l'écoute de votre introduction que cette proposition de loi ne vous paraît pas complètement satisfaisante. Non, en effet, certains aspects semblent potentiellement dangereux. Pour commencer, ni l'article premier ni les suivants ne définissent ce qu'est une violence. Aucun périmètre n'est indiqué. Or, c'est le sujet même de la loi, le cœur du texte. Pardon. Vous me direz bien évidemment que c'est du bon sens, que tout le monde sait ce qu'est une violence. C'est oublié que hélas, le bon sens s'est largement perdu. en tout cas chez une bonne partie de nos élites institutionnelles, politiques et médiatiques.
Or la question qui va se poser, c'est par exemple de savoir si on voyait un enfant dans sa chambre poser des limites, lui refuser quelque chose qu'il réclame instamment pourrait être considéré comme de la violence. J'exagère, me direz-vous. Mais c'est c'est exactement ce que l'infantisme, ce nouveau concept W considère. Éduquer un enfant, c'est se poser en dominateur, c'est se croire supérieur. Et donc, comme le sexisme, l'infantisme décrit les interactions adultes enfants de cette manière-là, comme un abus de position, une violence faite à l'enfant.
Ce seul exemple démontre le danger qu'il y a aujourd'hui à envisager une loi qui vise à aller très loin sur le plan pénal mais sans définir suffisamment ce dont on parle. Cela entraîne en outre une absence de gradation. Or mettre sur le même plan une allion de mauvais goût, une main sur le bras ou un viol est très problématique et injuste pour les victimes d'actes particulièrement graves comme le viol.
D'autre part, la loi allongeant le délai de prescription, alourdissant les peines et interdisant de prendre en compte le contexte de vie d'un suspect, on voit bien qu'un jeune un peu balour, simplement mal élevé ou maladroit, peut se retrouver pris dans un engrenage judiciaire parce qu'il a eu un propos un peu leste. J'ai ainsi connu un étudiant viré de son université avant même d'avoir reçu sa convocation au tribunal parce qu'il avait envoyé des déclarations d'amour à sa petite amie qui venait de rompre et qui l'a accusé de harcèlement sexuel. Cette proposition de loi vous semble donc contenir un risque d'injustice.
Oui, je pense qu'elle comporte quelques risques et sur la présomption d'innocence aussi. En outre, ce texte qui est d'une longueur exceptionnelle, 69 articles tout de même balay tous les aspects procéduraux, tout ce qui doit être fait pour aider les victimes, ce qui est très bien évidemment, mais aussi par exemple tous les lieux potentiellement concernés, école, entreprise, fonction publique, syndicat, association, tout y passe. Or, cela paraît déplacé d'abord parce que si les procédures peines, suivis et recours sont prévus, ils sont de toute façon valable quel que soit le lieu où les actes sont commis et quel que soit le coupable.
Ensuite, parce que cela ressemble à la mise sous chap et de tous, ce qui est donc inutile et peut même être néfaste. Mais de fait, tous les lieux privés au public peuvent être le théâtre de violence. Oui, malheureusement, mais il est inutile de les lister tous pour être efficace. Il semble en fait que l'on cherche ici à palier une carence éducative qui semblerait alors très générale. Et j'y vois pour ma part le résultat d'une idéologie libertariste dont M68 a été l'étincelle et qui est poussé à bloc par les élites que j'évoquais.
La libération sexuelle a de fait sauter tous les interdits et on a fait croire entre autres choses que les filles étaient toujours partantes pour le sexe ou encore que les enfants pouvaient aimer un adulte à la façon d'un adulte. Rappelez-vous Con Bandit et ses amis de libération. Autrement dit, la première des premières actions à mener serait d'inciter les parents à éduquer leurs enfants au respect de l'autre. La suivante serait que l'école change sa manière de parler de sexe aux enfants car le fait que le programme est varse est assez largement le contraire de ce qu'il faudrait faire. Un adulte n'a pas à parler de sexe à des enfants et même lorsqu'il a 10 ou 12 ans.
Et enfin bien sûr, il faut avoir une législation adaptée à la hauteur des enjeux. Mais donc le droit, les peines qui font suite à des actes ne sauraient suffire et d'autant moins qu'on parle là d'actes qui malheureusement ont eu lieu comme bien souvent on est dans la réaction pas dans la prévention. Mais un autre article que je voulais évoquer fait partie des aspects dangereux de ce projet. L'article 30 en effet instaure un entretien individuel annuel obligatoire pour chaque élève dont l'objectif est d'évaluer, je cite, leur santé physique et psychique et de détecter d'éventuelles violences.
Une fois de plus, on part de l'UD que la famille est dangereuse et une fois de plus, on veut que l'école prenne la place des parents dans leur responsabilité. Et il se trouve qu'un questionnaire de ce type-là visé par la loi, par ce projet de loi a été récemment adressé à des élèves dont les questions se sont révélées intrusives, conçu dans la défiance, c'est inacceptable. Oui, il faut bien sûr que toute personne dans l'encadrement scolaire dans l'encadrement scolaire enseignant compris est à l'esprit que des enfants peuvent être victimes de violence.
y compris dans le famille mais de là c'est à des interrogatoires aux règles de là à systématiser proche fondé sur la méfiance ce n'est pas rendre au service aux enfants auprès de qui on met en doute la confiance qu'ils peuvent avoir auprès de leurs parents et ce n'est pas rendre service non plus aux parents dont l'immense majorité fait tout son possible pour ses enfants. J'en appelle donc à la suppression de cet article qui tel quel est inacceptable.
J'en appelle aussi au retour à une éducation qui apprennent qu'on ne lève jamais main sur une fille euh une femme et qu'un homme ça s'empêche comme on disait autrefois avec je le pense une certaine efficacité accompagné bien évidemment d'une loi adaptée, ajustée incluant le numérique bien évidemment et enfin surtout à une diligence réelle de la justice. Cette semaine sur Radio Courtoisie, retrouvez les nouveaux épisodes des podcast. Lundi, [musique] la chronique réactionnaire d' Marie Adeline, Marine Le Pen doit recruter les acteurs du changement. Parole de converti de Joshua Colin en [musique] compagnie de Balzac, influenceur de Dieu.
Mercredi, Arnaud Florac pour éducation minimum, les trois mousquetaires, le temps des copains. Jeudi, [musique] Emmanuel Darle nous parlera du corps connecté dans tous traqué. Vendredi, Eline mentionne très bien au grand oral de la bienpensance avec Dianne de Bourguedon dans Chronique de la prolophobie. Et à l'ombre des lois d'Élisabeth Louvel, une centenaire attend toujours justice pour un viol subi à 93 ans. Ces épisodes, tout comme les émissions, sont disponibles sur toutes les plateformes de [musique] podcast et sur notre site internet rc.fr. Bonne semaine sur Radio Courtoisie.
[musique]
ligne droite ligne droite et bonjour Alexis Per alors vous êtes l'auteur de À la recherche du patriarcat perdu qui est paru il y a quelques semaines aux éditions du Verbe haut alors ce mot patriarcat on a l'habitude évidemment de d'en entendre parler par les féministes qui dénoncent le patriarcat système d'oppression millénaire sur les femmes à qui on empêchait de manger de la viande pendant le néolithique et qu'on a brimé de toutes les manières possibles jusqu'en 1972 à peu près. Et donc aujourd'hui donc il faut jeter à bas les vieilles structures patriarcales. J'ai l'impression que vous avez une analyse très différente de ce mot patriarcat et de la réalité d'ailleurs du patriarcat. Oui.
Euh et c'est tout à fait cela. les alors le constat de mon livre c'est il est très simple, c'est on a perdu l'image du père. Alors pourquoi on a perdu l'image du père ? et revenir dessus. Mais euh mais faut effectivement commencer par lever l'équivoque sur le mot patriarcat parce que c'est un mot un peu chargé, un peu explosif, il est vrai. Et c'est-à-dire que le patriarcat qui est aujourd'hui dénoncé est un est un parti est un patriarcat faussé qui est issu du droit romain. Vous voyez le le droit romain avait avait avait haussé le le rôle du père à un niveau très élevé. Il est vrai avec ce droit de vie ou de mort qu'il exerçait sur toute sa famille, c'est les femmes et femmes et enfants.
Et ce et ce droit romain n'a n'a plus eu court pendant tout ce que la période du patriarcat historique que dont dont que je considère dans mon livre seulement. Euh il a été euh remis à l'honneur à partir de la Renaissance de de plus en plus et surtout à partir de la révolution où on a euh pour compenser effectivement le le la la baisse la l'abaissement radical du du père de la figure du père qui s'est faite à travers la la mort du roi et le et une législation don pour dont on pourir parler qui qui raissait le niveau le le rôle des pères de famille.
À côté de ça, on l'a symboliquement euh élevé le patère familias type romain à un niveau euh un un un niveau euh avec des des avec un niveau très élevé comme chez les Romains euh et en rabaissant la femme qui n'avait plus aucun rôle civique jusqu'à une époque assez récente. Donc en fait effectivement ce patriarcat caricatural dénaturé qui qui présente qui en quelque sorte sacrificiel a réellement existé et c'est celui qui est là qui est aujourd'hui combattu par les féministes.
Et donc en ce sens- là, je ne peux être que d'accord avec avec ces critiques, mais en faisant les les nuances qui qui sont vraiment nécessaires parce que sans le retrouver la figure du père, on pourra pas retrouver une société stable. Voilà, c'était c'est un peu ça le propos du livre.
Et euh et là-dessus, je j'ai un exemple très concret tiré de de l'actualité, c'est que on a tous vu euh on a tous vu le euh quand le pape est venu en France là il y a il y a très peu de temps euh l'impact euh énorme qui a qui a été bien au-delà des catholiques et c'est tout simplement enfin selon l'analyse tout simplement c'est parce qu'en fait on l' ce pape il incarne euh par sa par sa façon d'être une semble de de paternité et il a comblé un vide C'est c'estd que il a comblé ce VIP qui est qui est le nôtre aujourd'hui où que les politiques sont incapables de de combler eux-mêmes d'une figure du père.
Et on a vu que à peine à peine à peine est-il reparti que les on a on a rebasculé dans des violences mimétiques, des troubles [raclement de gorge] sociaux dont dont dont on est dont on est capable. Et voilà. Et donc c'est le voilà et mais on mais parce [raclement de gorge] qu'en fait le le le rôle du pape n'était évidemment pas de rester mais de mais de venir incarner un moment euh de manière très transcendante cette figure du père qu'il euh et qui et qui a vraiment bouleversé les Français. Et c'est et je et et ça vraiment ça témoigne de en sens de ce de ce diagnostic. On a perdu la figure du père. Alors on a perdu la figure du père c'est la c'est la thèse de votre livre.
Mais euh avant de d'arriver euh à la révolution française et donc à l'analyse que vous partagez avec les féministes, c'est-à-dire qui critiquent la notion de ce pater familias euh qui n'est surmonté d'aucun dieu et donc qui est limité en rien dans son pouvoir et donc pouvoir qui devient exorbitant par la volonté des révolutionnaires, par la volonté du code Napoléon.
Voilà, il faudra attendre longtemps euh avant qu'il y ait une émancipation, mais les féministes font une erreur historique en projetant ce patriarcat euh de droit romain euh et euh révolutionnaire sur l'ensemble euh de la France alors que vous mettez au jour un patriarcat chrétien qui lui est très différent et qui repose sur plusieurs principes dont celui de la séparation et qui fait en sorte que chacun ayant un domaine, un domaine réel, un domaine symbolique Il n'y a pas un pouvoir d'oppression de l'homme sur la femme, du père sur les enfants, mais au contraire une coexistence pacifique. C'est exactement ça.
Et alors et en fait là je je me référer à René Girard dont je parle beaucoup dans le livre, c'est que le c'est que ce qui a opéré la bascule en justement avec la la sortie avec le la période révolutionnaire, c'est qu'on est passé de ce que lui il appelle la la médiation externe à la médiation interne. Alors, je vais essayer de m'expliquer là-dessus parce que c'est très important.
C'estàd que le c'est-à-dire que le dans l'ancien régime, on était dans une société effectivement hiérarchisée où le le père avait un rôle symbolique très très important, le père, le roi, le seigneur, enfin, il y avait et puis bon les autorités religieuses également, il y avait euh ou même ou même le le dans le cadre des congrégations, le le père de la congrégation, enfin je sais pas comment on l'appelait exactement, mais enfin en tout cas, il y avait un rôle paternel à tous les niveaux et et donc c'est et donc ça ça créé une distance symbolique avec les autres.
Ce qui fait que les euh les euh les ces personnes qui étaient placées un peu au-dessus hiérarchiquement sur le plan symbolique, je veux dire, et qui était reconnu permettait de polariser les désirs et de et de gérer les conflits. C'est et ça c'est très important.
Tandis que une fois qu'on a rendu tout le monde égau, qu'on a coupé les têtes symboliquement ou réellement, tout le monde et s'est vu mis en concurrence avec tout le monde et on est rentré dans ce qu'on a appelé dans ce que Ren Gérard appelle les conflits mimétiques, c'estàdire des des rivalités où où les les gens imitent des égos en quelque sorte et donc ils deviennent il ils deviennent ils se mettent en en rivalité avec eux et ça et ça dégénère dans des dans des conflits, des violences qui qui ne qui sont difficilement résolvables.
Donc voilà et donc le donc donc ça cette dimension qui est anthropologique c'est pas nostalgique ou quoi que ce soit, c'est là on se place un niveau anthropologique montre que le que il fallait cette cette espèce de distance symbolique que la société d'ancien régime avait avait lentement mis en place hein dans dans ces structures pour assurer une stabilité et une paix qui puisse qui puisse traverser les siècles. Alors on voit euh que avec ce patriarcat chrétien euh il y a la notion de séparation et qui induit la notion de transmission. C'est-à-dire, c'est une société qui est organisée autour de de l'idée que quelqu'un va finir par prendre mon rôle.
Et donc, il faut que ce rôle-là euh je l'éduque et que je fasse en sorte qu'il l'assume pleinement et qu'il soit capable de l'occuper. Alors qu'au contraire, avec euh le patriarcat révolutionnaire euh il y a une autonomie euh du père par rapport aux autres et on finit par aboutir à quelque chose d'en fait de dissolvant. C'est-à-dire le pouvoir du père est si fort qu'il installe plutôt une rivalité avec le reste de la famille. Et cette rivalité euh évidemment ne n'induit pas qu'on puisse bien éduquer et bien transmettre puisque'au contraire euh l'idée c'est de garder ce pouvoir pour soi-même le plus longtemps possible.
Bah, d'autant plus qu'avec la législation du code civil, le père il il était il était placé à ce niveau-là comme vous dites, mais il était en réalité impuissant puisque le puisqu'il avait pas la il avait plus la capacité, il était obligé par la loi de diviser son héritage de diviser son héritage. Ce qui fait que les ça c'est ça c'est Balzac qui qui l'a beaucoup raconté, c'est que le fils effectivement face à cette arbétraire du père avec une cesse c'était d'arriver à leur majorité pour pouvoir récolter leur part d'héritage et et enfin finalement il ils rentraient très facilement en rivalité avec leur père.
il y avait une dissolution dans la famille, c'est-à-dire que avant même queil y ait cette guerre entre les hommes et les femmes que qui a induit cette législation à terme puisque puisque le ce patriarcat arbitraire n'allait allait nécessairement au bout d'un moment entraîner le retour de bâton que l'on connaît, il y avait déjà une guerre entre les pères et les fils et autour de la notion de de d'héritage puisqueil y avait il y avait plus de transmission, il y avait juste un gain financier qui que tout le monde voulait s'approprier et ça et et ça c'est vraiment la société du du 19e siècle.
tel que la tel que la décrivent des romanciés comme Balzac et et qui et donc le donc là on voit vraiment également sur ce niveau-là le le point de bascule et le déséquilibre et en et en fait effectivement en perdant toutes ces notions de de distance symbolique de différenciation on est on est rentré dans des dans des dans des guerres intestines des guerres des guerres mimétiques.
enfin des conflits mimétiques qui dont dont on voit pas la fin et en fait c'est tout c'est tout le paradoxe de la révolution c'estàd d'un côté il institue un patriarcat de type romain donc avec une prééminence d'un des membres de la famille sur les autres avec une verticalité rigide et légale tout en proclamant à côté l'égalité et donc il met en place une dissonance qui est qui est irréductible. Exactement. C'est ex c'est exactement ça.
C'estàd que c'estàd que c'estàd qu'on revient au même problème effectivement que dans l'Empire romain et que le et que le christianisme justement par l'incarnation euh par l'incarnation du du divin, par l'incarnation de Dieu euh avait permis de de solutionner. C'estàd que c'estàd que c'estàd que la paternité avait reçu cette dimension transcendante que le que donnent les les textes de du Nouveau Testament et qui et qui et qui lui donnait effectivement une une véritable [raclement de gorge] justification puisqueen fait le le l'autorité paternelle n'était rien d'autre que le que la que que celle que que celle de Dieu par par subsidié en quelque sorte.
Et c'était et et le et sans oublier que le que le roi sacré, on était la clé de voûte puisque c'est lui qui qui permettait justement de de faire rentrer d'en rentrer dans toute la société cette dimension sacrée qui lui qui lui a été reconnue. Ça c'est voilà donc c'est toute une société qui s'est construite mais de manière un peu empirique he sur cette notion et avec mais mais sur mais grâce à la grâce à la à la à la révélation chrétienne et qui est révélation chrétienne qui a donné un autre modèle de père que celui du droit romain.
C'estàd un père qui est ce qui est le père de Jésus-Christ le un [raclement de gorge] père qui se qui vient qui vient se lui-même à travers son fils se sacrifier pour les hommes. Et enfin très nombre de paraboles qui en parle de manière très belle où le père n'est absolument pas dominateur. Au contraire, le père c'est celui qui va chercher la brebie perdue. C'est celui qui protège. Voilà. Et c'est et ça sera l'idéal de du roi et du père dans dans toute cette société dans ancien régime. Pas plus ou moins respecté bien évidemment l'homme est en ce qu'il est. Mais c'est mais ça reste ça restait le modèle et l'idéal promu. Voilà.
Donc on a d'un côté et avant la révolution un père qui protège, qui éduque et qui transmet avec la révolution donc on en a parlé ça se passe ça se passe autrement de siècles et demi se passent et on a aujourd'hui donc ces féministes qui critiquent le patriarcat mais on a quand même un peu l'impression qu'elle tire sur une ambulance c'està dire la figure du père est quand même considérablement dégradée. Les familles sont sont éclatées. Il y a énormément de familles monoparentales. Donc expliquer que le patriarcat est en train d'informer la société et de faire en sorte que des structures depression persissent, ça paraît être un peu anachronique en fait.
Bah complètement quand vous dites, elle tire sur une ambulance, c'est exactement ça parce que et j'envoie j'envoie un un symbole assez important, c'est que à la cérémonie des Jeux Olympiques où qui était pour moi une un manifeste du matriarcat contemporain ou de la dissolution de de enfin de de de tout ce qui est notre société actuelle. En fait le ils ont mis en place des une un sacrifice et enfin ils ont ils ont mis en scène un sacrifice. En fait c'était la la reine Marie en toilette. Pourquoi est-ce qu' Pourquoi est-ce que ça pas été Louis X ?
À mon avis, c'est parce que la la figure euh du roi et du père est tellement dégradée que euh finalement la la figure qui leur a parut bon de mettre en de don de de mettre en scène euh sur le plan sacrificiel, c'est c'était c'était une femme, c'était Marie-Antoette. Ça ça j'y vois moi le fait que on a comp c'est cet effacement total de la de de l'image du père tu n'es même plus là pour être pour pour être pour être symboliquement mise là-bas quoi. Vous vous voyez ce que je veux dire ? Tout à fait. Alexis Perro donc je vous reçois avec plaisir pour parler de à la redécouverte du patriarcat perdu, un livre qui vient d'être publié aux éditions du verbe haut.
Euh on a regardé la façon dont euh il y a plusieurs euh euh plusieurs manières de décliner ce patriarcat. Je rappelle aussi euh que tout à l'heure nous poursuivrons euh cette matinale avec David Engels euh et ensuite avec Arnaud Stéphan. Nous nous parlerons de Gluxman à propos de figure paternelle un peu bizarroïde. Revenons à vous et à et à votre thèse. Donc le patriarcat a disparu. Il y a un patriarcat chrétien qui qui a fleuri pendant quelques siècles et qui a permis de mettre au point un système d'éducation, de transmission et d'équilibre des pouvoirs entre les sexes et entre les générations. Aujourd'hui, c'est fini. Euh est-ce que le ce est-ce qu'on peut réimaginer un patriarcat ?
Est-ce que les différentes figures de Dieu le père, du roi père de la nation et du père de famille peuvent être à nouveau être mises sur la table dans le débat social ? Est-ce qu'on peut réinventer en fait sinon un patriarcat chrétien du moins une réhabilitation de la paternité ?
Mais écoutez euh dans le syst alors dans le débat public, c'est évidemment on peut ce qu'on essaie de faire d'ailleurs à notre petite échelle de par une prise de conscience en fait de de ce qu'on a perdu parce que pour moi c'est ça c'est la notion de c'est c'est dans le titre de mon livre c'est ce qu'on a perdu ou ce qu'on a donc dans quelle mesure on peut le le le regagner je c'est c'est difficile à dire mais en tout cas on l'a perdu donc a il y a quand même des choses bonnes que qui ont existé et qui qui serait souhaitable effectivement de retrouver d'une manière ou d'une autre. Et ça ça c'est ça c'est le constat. Ça c'est le constat.
Alors maintenant le le moyen il est compliqué parce que ça il il ne peut passer que par pour que pour pour que que par l'autorité politique par pour qu'il y ait une incarnation parce qu'en fait le le le patriarcat c'est vraiment une notion d'incarnation du du sacré du sacré dans les dans les murs humaines et dans le dans la société humaine et et le système politique actuel ne permet pas ne permet pas cela. C'est il y a c'est c'est absolument verrouillé. C'est c'est enfin pour moi ça ça me paraît clair.
Même Emmanuel Tod lui-même que le finalement le ce qu'a voulu faire le général de Gaulle dans le ce qui parce que c'était un peu tentative quand même le général de Gaulle de vouloir réconstituer ça à travers sa 5e République un peu un peu un peu monarchique dans l'esprit euh mais qui nécessitait un rassemblement cohérent des Français. Or sur ça c'est Emmanuel Tod qui le dit.
ce rassemblement, il est plus vraiment possible parce que le parce que l'éducation de masse qui rend les gens critiques, le la perte complètement du religieux, ça c'est ça c'est un grand sujet hein, fait que le on est dans dans un relativisme très fort et puis la la dissolution même de la dernier mode de la famille parce qu'on on a pas trop parlé mais il y a dans mon livre beaucoup de questions des des types familiaux mais de le de la famille nucléaire qui est celle qui a triomphé la révolution mais qui est aujourd'hui dissoute depuis les qui est de plus en plus dissoute depuis la fin du 20e siècle euh fait qu'on est dans un déracinement de de l'individu euh et une incapacité à rassembler ce qu' ce qu'on constate au niveau politique aujourd'hui avec des des parties très divisées incapables de trouver les majorités cohérentes et donc une et donc le le enfin ce enfin le oui ce qu'on le spectacle politique que tout le monde connaît fait qu'en fait cette oui on va pas parler de restauration mais le fait de de retrouver une incarnation du père ces chosesl en fait ne nous appartient pas aujourd'hui apparemment.
Après quand on est croyant, il y a pas de problème parce qu'on on sait très bien que c'est le voilà que c'est [raclement de gorge] c'est Dieu qui a qui a permis ça un jour de que la société se se de cette manière. Il a parce que ça s'est pas fait d'un coup hein les les il y a eu les invasions barbares, il y a eu le la difficile le la la première tentative carolingienne qui s'est écroulé qui s'est écroulé rapidement le le ça s'est pas fait [raclement de gorge] d'un coup hein le c'est tout toute cette tout ce cette construction patriarcale. Il a fallu des des choses contingentes. Bon dont je dont je parle dans le livre.
Je vais pas je vais pas venir dessus là-dessus, mais en tout en tous les cas, il y a le le Seigneur, il sait intervenir quand quand les choses quand les choses sont humainement possibles. Voilà, donc je pense qu'il faut s'en remettre à cela mais mais tout en élevant dans le débat public cette notion qui paraît effectivement fondamentale. Voilà. Alors de la de du fait que voilà pour redire ce que ce que j'ai dit au DPU, c'estàd qu'on a perdu l'image du père et qu'on vient vraiment de la retrouver. ce que dit ce que disent beaucoup d'ailleurs les psychanalystes, en tout cas ceux de l'école de de Lacan.
Alors, on a perdu l'image du père qui était tout à fait nécessaire, on l'a dit pour des raisons euh d'organisation de la société, mais aussi vous le soutenez, c'est-à-dire que la il y a une la mère est fusionnelle avec son enfant, le père introduit en fait la séparation de la mère et de l'enfant. Donc, autrement dit, une véritable altérité qui permet à l'enfant de se construire sans la mer.
On a l'impression que la disparition du patriarcat, c'est aussi voilà faire en sorte que chaque enfant soit en permanence le fils ou la fille de sa mère donc soit en permanence dans un système avec une protection absolue sans se rendre compte évidemment que la mère ayant disparu que le l'âge l'âge est dent. Euh il y a là aussi une espèce de de difficultés euh absolument irréductible entre euh j'ai été éduqué à ne pas supporter l'autorité du père, à ne pas considérer euh voilà que cette fusion était euh devait être à un moment donné euh fini et donc je me retrouve euh avait agressé par le monde extérieur en permanence sans plus avoir cette protection symbolique en fait. Oui, c'est ça.
Enfin, ça c'est que c'est exactement ce que vous dites, c'est qu' en fait pour beaucoup d'enfants qui malheureusement aujourd'hui ils ne peuvent ils sont incapable de sortir de la matrice en fait et la matrice englobante qui est de leur moi, de leur de leur pulsion, de leur euh et c'est quelque chose en fait qui entraîne pour eux de grandes souffrances une part et puis qui et puis qui rend la société à terme invivable. Ça c'est vrai. Donc le donc c'est d'autant plus important de retrouver l'image du père et son rôle séparateur que vous avez très bien exprimé.
Alexis Perot, qu'est-ce qui vous a donné envie d'explorer cette notion du patriarcat et de d'en retracer la l'histoire au moins au moins en France ?
Bah, c'est tout simplement mes lectures récentes parce que moi je suis j'ai beaucoup étudié René Girard depuis quelques années et donc cette notion de séparation de crise mimétique m familière et et en confrontant ça avec les tests d'Emmanuel Tod euh qui qui [raclement de gorge] a sa propre vision de la sortie du patriarcat à travers les types familiaux euh qui les types familiaux qui ont été victimes enfin en quelque sorte de la de du process de sécularisation et d'alphabétisation pour euh donc c'est euh donc ça ça mettait en plus en place toute une géographie de la France, quelque chose de très incarné enfin qui m'a inspiré justement pour rentrer dans dans toutes ces considérations.
Enfin, les choses sont mises en place comme ça petit à petit. Puis effectivement aussi avec l'apport de mon éditeur Sylvain Durin qui a qui avait lu aussi travailler sur ces questions de manière féconde parce que le par justement par parce que c'est lui qui a qui a qui a le premier osé mettre en avant le patriarcat parce qu'effectivement c'est un terme tellement explosif queil fallait quand même l'oser et l'opposant au matriarcat sacrificiel qui a existé dans les sociétés précédentes et qui aurait tendance à revenir.
qui avait toute une dialectique chez lui dans lequel j'ai pu puiser j'en parle dans mon livre et en mettant ces auteurs comme ça en relation les uns avec les autres ben j'ai on a j'ai pu j'ai comme ça il y a il y a les il y a ce il y a ce il y a ce monde bah qui que dont j'avais pas forcément idée bah qui un enclouti dont je parle parfois qui a ressurgé quoi. Mais bien mais merci beaucoup. Je ça très fait con. Tout à fait. C'est c'est une bonne clé d'interprétation en tout cas de ce qui se passe en ce moment avec cet égalitarisme qui fait rage et qui n'a l'air de n'apporter aucun bien.
Je rappelle il s'agit de à la redécouverte du patriarcat perdu d'Alexis Per aux éditions du Verbe Haut séparu en août 2026. Merci beaucoup Alexis Perot et peut-être à bientôt sur Radio Courtoisie. Avec grand plaisir et je vous remercie de m'avoir interrogé. Merci beaucoup. Ligne droite avec Alexandre [musique] de Galzin. Pardon, j'enlève j'enlève mon pull, je reprends mon casque. Voilà, il faut que je ça énerver le chat encore. Non non non, vous en faites pas. Simplement Arnaud Stéphan et bien nous allons l'appeler pour savoir où il en est. Il il doit arriver normalement dans quelques quelques secondes chers auditeurs. Donc ne vous en faites pas. Ne vous en faites pas.
Écoutez, d'ici là, nous allons recevoir et bien David Engels pour sa chronique hebdomadaire. Vous appréciez cette émission ?
[musique]
Alors, aidez Radio Courtoisie à en produire d'autres en indépendance totale. Rendez-vous sur soutenir.radiocourtoisie.fr. Merci d'avance.
[musique]
ligne droite. [musique] Alors David Engels, bonjour. Je rappelle pour nos auditeurs qui arriveraient en fait sur ligne droite sur Radio Courtoisie que vous êtes philosophe. Vous êtes aussi l'auteur de défendre l'Europe civilisationnelle entre autres nombreux essais. On nous avons déjà parlé à deux reprises des élections régionales allemandes, notamment de la victoire historique de l'AFD en Saxal où le parti DUrick Sigmund a remporté 43,8 % des suffrages. Or, depuis notre dernière conversation et bien les événements semblent s'être encore accélérés. Alors, où en est-on aujourd'hui ? Absolument.
Et euh je dois avouer que même après des années d'observation de la politique allemande, je n'aurais jamais imaginé voir un jour un grand parti gouvernemental envisager sérieusement de faire sortir ses propres députés du parlement de force pour les empêcher de voter en faveur d'un candidat de l'opposition. Et pourtant, c'est précisément ce qui est en train de se discuter en axalt. Mais reprenons depuis le début. Alors, nous assistons à une situation absolument inédite dans l'histoire de la République fédérale allemande.
Un parti qui dispose de 39 sièges sur 83 au parlement régional, qui a obtenu presque deux fois plus de voix que son principal concurrent et qui domine une grande partie de la carte électorale du pays entier se trouve toujours dans l'impossibilité de former un gouvernement. Et non pas parce qu'une majorité alternative et cohérente aurait émergé, mais parce que les autres formations refusent tout droit, toute coopération avec lui. C'est évidemment leur droit dans un régime parlementaire, mais cela créé tout de même une situation de plus en plus difficile à gérer.
D'autant plus que les tensions ne concernent désormais plus seulement les relations entre les partis, mais commencent à traverser les partis eux-mêm et notamment la CDU de Friedrich Merz dans la discipline interne paraît fondre à la même vitesse que son support dans les sondages et qui est finalement tiraillé entre deux options. rentrer dans une coalition avec l'AED et à l'AFD et donc risquer le suicide électoral ou persister dans son dans son extrême centrisme et suivre le destin de la démocratie chrétienne partout ailleurs en Europe. Donc une autre forme de suicide.
Alors, la première question qu'il faut se poser est celle du BSW, c'est-à-dire ce Parti national communiste fondé par Zarabaknecht qui avec ses cinq députés occupe une position assez intéressante. Après quelques tergiversations, cette direction a finalement refusé toute coalition avec l'AFD dont elle combat notamment les positions économique, culturelle et social, mais elle refuse également de participer au cordon sanitaire considérant qu'il serait politiquement absurde d'exclure systématiquement partie du pouvoir représentant tout de même presque la moitié des électeurs. Et puis bien évidemment euh plus l'Allemagne devient dysfonctionnelle et plus des partis comme le PS en profiteront.
Le parti propose donc l'élection d'un ministre président, d'un premier ministre indépendant, gouvernant, avec des majorités variables et annonce que faute d'accord sur cette solution, elle pourrait simplement s'abstenir lors de l'élection d'ickmond. Une position qui lui permet de proclamer qu'elle ne soutient pas l'AFD tout en refusant de contribuer activement à son exclusion. Et alors une simple abstention pourrait-elle vraiment permettre à Ulrik Zigmon de devenir ministre président ? Pas exactement, mais c'est là qu'intervient une particularité constitutionnelle assez peu connue.
Lors des deux premiers tours, le candidat doit obtenir la majorité absolue des membres du LANTA, soit 42 voix sur 83 et ce obstant d'éventuelles abstentions ou absence. Euh l'AFD avec ses 39 députés ne peut donc pas gagner à elle seule. Euh en revanche, au 3e tour, il suffit d'obtenir la majorité des suffrages exprimés, les abstentions n'étant pas prises en compte. Si donc les cinq députés du BSW s'abstiennent et si les autres partis votent tous contre Zikmond, nous arriverons cependant une égalité 39 contre 39. Contrairement à ce qu'on a pu parfois attendre. Donc l'abstention du BSW ne suffit donc pas à elle seule.
à faire élire le candidat de l'AF, mais que un seul député supplémentaire vote pour lui et l'équilibre peut basculer. Encore faut-il qu'un 3è tour est effectivement lieu, ce qui n'est pas automatique, et que Zikmoutund maintienne sa candidature jusque-là euh alors qu'il a récemment évoqué la possibilité de ne se présenter qu'au premier tour afin évidemment de jeter la pomme de discorde au milieu des autres partis et probablement provoquer des possibles nouvelles élections. Toute cette affaire dépend donc de quelques voies voire d'une seule ce qui explique l'extraordinaire nervosité qui s'est emparé des autres partis politiques.
Alors d'ailleurs, le scandale récent lors de la constitution du nouveau long tac de l'élection et d'un président parlementaire AFD. Ah tout à fait. Le 6 octobre, donc il y a quelques jours lors de l'élection de la présidence du parlement régional, tout le monde s'attendait évidemment à ce que le candidat de la FD, Tobias Raouch n'obtienne pas de majorité, mais il se fait qu'il a été élu par 48 voix contre 29 et 5 abstentions.
C'est un événement historique puisqu'il s'agit du premier président d'un parlement régional issu de ce parti et en même temps, c'est un véritable scandale aux yeux de ses adversaires car comme je l'avais dit l'AFD ne dispose que de 39 sièges et même le BSW n'en a que cinq alors que Raou a obtenu 48 voix. Il faut donc au moins quatre autres députés donc appartenant à d'autres formations et voter pour lui. Mais qui ?
comme la CDU, le parti qui aurait le plus à gagner finalement d'une coopération avec l'AFD avait officiellement recommandé à ces 15 députés de s'abstenir alors que seuls cinq abstentions ont été enregistrés, les soupsances se sentent immédiatement concentrées sur les chrétiens démocrates. Naturellement, le scrutin a été secret. Personne ne peut démontrer avec certitude qui a voté pour qui. Cela n'a pourtant pas empêché une véritable chasse aux déviants de commencer avec des déclarations indignées jusque dans les directions fédérales des partis, des demandes d'explication, des interrogations publiques sur la loyauté de tel ou tel député.
Le chancelier Frederich Mertz a même évoqué la possibilité que des élus de gauche aient voté pour Rauch afin de compromettre la CDO. Donc une hypothèse qui montre à quel point la situation est en train de devenir confuse. Donc on arrive donc à remettre en question le principe même du vote secret. Exactement. C'est ça qui est en train de se passer. Le juriste Chanio Yun euh connu donc juriste allemand euh connu pour ses interventions contre l'extrême droite a ainsi même proposer que les députés de CDU signent avant l'élection du ministre président une déclaration publique d'engagement assortie de sanctions afin de garantir qu'il ne voterait pas pour Zigmund.
Alors, il s'agit évidemment pas encore d'une mesure adoptée et sa faisabilité juridique est quand même assez douteuse. Mais le simple fait qu'une telle proposition surréaliste puisse même être formulée et discuté sérieusement illustre le degré de méfiance auquel l'Allemagne semble arriver. Des parlementaires élus au suffrage universel devraient en quelque sorte garantir à l'avance publiquement et sous menace de conséquences juridiques la manière dont ils exerceront leur mandat lors d'un scrutin secret. Alors, la dernière idée avancée avant-hier, le 12 octobre par la direction du groupe CDU est encore plus révélatrice.
Les 15 députés chrétiens démocrates devraient quitter collectivement la salle lors de l'élection du ministre président afin qu'aucun d'entre eux ne puisse être soupçonné par les médias d'avoir voté pour la R. Ce n'est encore qu'une proposition soumise au groupe parlementaire, mais elle possède quand même une dimension burlesque. Pour éviter donc que quelques députés ne profitent du secret de vote euh afin de soutenir candidats interdits par leurs élections, leur direction, on envisage désormais de les soustraire physiquement au scrutin. et comble de l'ironie, leur absence même devrait faciliter au 3è tour précisément l'élection que cette manœuvre est censée empêcher.
C'est en lunaire pardon mais le conflit dépasse désormais largement les frontières de la Saxonal. On reparle même d'interdire l'AFD au niveau fédéral. C'est vrai que c'est plus pratique. Oui, tout à fait. Le débat sur une éventuelle interdiction du parti qui n'a d'ailleurs jamais entièrement disparu connaît une nouvelle intensité depuis les élections de septembre. Certains responsables politiques considèrent qu'une démocratie doit pouvoir se défendre contre une organisation qu'ils estiment hostile à l'ordre constitutionnel.
Leurs adversaires répliquent évidemment que interdire interdire une formation en représentant une proportion aussi importante de l'électorat reviendrait à transformer un un conflit politique en en un affrontement institutionnel majeur voire finalement de guerre civile indirecte. Faut rappeler que juridiquement une telle interdiction ne peut être prononcée que par la Cour constitutionnelle fédérale sur la base de critères assez exigeants et donc non pas par simple décision gouvernementale. Un second franc concerne d'ailleurs les relations entre une éventuelle administration Zikmund et les autorités fédérales.
Dès juillet déjà, le ministre de la défense fédérale, Boris Pistorius avait exprimé publiquement ses inquiétudes concernant l'accès de responsable AFD à des informations classifiées, notamment dans le domaine de la défense nationale en invoquant les relations de certains milieux du parti avec la Russie de l'éternel Vladimir Poutine épouvantail classique des démocraties européennes. Après le scrutin, le gouvernement fédéral a confirmé qu'il examinerait avec vigilance particulière la transmission de renseignements sensibles.
Donc dès lors, un gouvernement régional entier pourrait se retrouver en conflit permanent avec Berlin sur la circulation des informations stratégiques nécessaires finalement à l'exercice de ces compétences. Alors, est-ce Bronmower ? Euh je n'irai pas encore aussi loin. La CDU reste officiellement opposée à toute coopération gouvernementale avec l'AFD. Euh le BSW refuse une coalition et risik Montenap toujours pas réuni de majorité stable. Il serait d'ailleurs imprudent de supposer qu'une éventuelle administration AFD résoudrait miraculeusement les nombreux problèmes économique, démographique, administratif du l'Inde.
Gouverner une une région aussi dépendante des décisions fédérales que le ZX Anhalt représenterait pour ce parti une épreuve autrement plus difficile que juste de remporter une campagne électorale. Mais ce qui est probablement nettement pire, c'est que toutes ces considérations, manipulation, instrumentalisation, réinterprétation nuise surtout à une chose, la confiance en le système démocratique ou ce qui en reste en lui-même qui aux yeux des citoyens devient de plus en plus une machine défaillante utilisée surtout afin d'exclure un seul parti et maintenir un status quo qui est en train de détruire l'Allemagne et avec elle finalement l'économie européenne entière.
Alors certes, nous ne vivons pas dans une démocratie directe comme jadis les Athéniens, mais dans une démocratie parlementaire, représentative, s'appuyant sur l'existence des partis politiques. Mais même compte tenu de cette spécificité de notre système, celui-ci suppose quand même que les élus puissent exercer librement leur mandat et que les institutions ne deviennent pas de simples instruments destinés à neutraliser préventivement certains résultats électoraux.
Or, lorsque les dirigeants d'un parti commencent à envisager de faire sortir leurs propres députés de la salle pour les empêcher de voter, tandis que d'autres réclament des engagements juridiquement contraignants sur le contenu d'un scrutin secret, il devient assez difficile de ne pas voir dans ses réactions le début de la fin de tout un système politique. Merci beaucoup David Engels d'avoir éclairé et bien cette situation absolument lunaire en en Allemagne. Voilà. Mais merci de nous avoir compté un petit peu ces chroniques de l'absurde et on vous retrouve bien sûr la semaine prochaine ici sur ligne droite.
[musique]
7h10h sur Radio Portoisine indépendance totale. [musique] Suivez la ligne droite. Chers auditeurs, voici votre grand entretien politique de la semaine et avec qui d'autre qu'avec Arnaud Stéphan. Arnaud Stéphan, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes le fondateur de l'agence de com, ancien conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal et Marine Le Pen. Aujourd'hui, on va effectivement faire un petit peu comme à chaque fois une sorte de revue des séquences politiques de la de la semaine. On va commencer par une qui est vraiment toute récente.
Je sais même pas si vous avez eu le temps d'en prendre vraiment connaissance, ça s'est passé ce matin sur France Interre. Et bien, Natacha Poloni a déclaré officiellement qu'elle était candidate à l'élection présidentielle avec son parti Nous sommes la France. Euh, elle a dénoncé euh les euh la règle des 500 parrainages, qui selon elle est une une absurdité. On comprend bien euh pourquoi elle pense ça. Euh déjà, est-ce que euh Natacha Poloni a la notoriété, a la popularité euh suffisante ? Est-ce que euh finalement on peut lancer une campagne présidentielle comme ça, un peu en Blitz Creeg sur 7 mois quand on est dans la situation de Natacha Polonie ? Euh, je vais vous faire le résumé. Non.
Euh ensuite euh tout le monde peut être candidat et c'est et c'est le principe de l'élection présidentielle et euh à la base je vous rappelle que il ne fallait que 100 parrainage à l'origine et au fur et à mesure anonyme d'ailleurs oui et c'était anonyme euh [gémissement] sur 36000 36000 maires et des centaines de de de milliers d'autres élus, il y avait moyen de il y avait moyens de moyenner et puis il y a eu des candidats un peu surréalistes comme monsieur Barbu et cetera et cetera. Je vais marquer votre ordinateur avec moi. Euh, il y avait le candidat barbu.
Euh, on a décidé que euh il fallait mettre une barrière un peu plus haute pour justement avoir une reconnaissance institutionnelle et [raclement de gorge] donc on est passé à 500 signatures. Ce qui avait empêché par exemple Jean-Mie Le Pen de se présenter en 1981. Il avait pu se présenter en 1974 H. Où il avait fait 014 % [grognement] euh ou 0,74 %.
074 %74 moins Carl Lagill d'ailleurs oui mais qui n'était pas candidate à l'époque alors 1974 pardon alors je dois confondre avec 88 pardon oui et en et à partir de là ça a toujours été d'ailleurs un problème pour avoir ces 500 signatures jusqu'à les jusqu'au succès électoraux derniers enfin on se souvient quand même que en 2022 c'est François Berou qui donne les 60 signatures qui manquent à Marine Le Pen c'est pas si loin que ça c il y a 5 5 ans, il y avait encore le problème.
Donc quand vous avez des candidats comme Marine Le Pen qui ont des difficultés en 2022 à avoir les signature mais que d'autres comme monsieur Dupontignan a ces signatures très régulièrement puisqu'il a participé à beaucoup de pourquoi pas Natacha Poloni ? Mais mais qu'est-ce que ça veut dire une candidature Natacha Poloni ? En fait c'est ça que j'arrive pas à comprendre. C'estàd que ouai alors quel est son espace politique ?
parce qu'elle a toujours été un peu confusionniste comme aime a dire les gauches mais dans le fond c'est vrai que elle joue toujours un petit peu sur sur tous les tableaux en même temps un petit peu en fait ou elle a jamais elle elle a toujours gardé ce logiciel qui est quand même le logiciel de la loose parce que ça n'a jamais marché le mouvement de de auquel appartenait qui avait créé d'ailleurs monsieur cheven n'a pas n'a pas survécu à son expérience enfin qui se souvient de George Sard quoi en fait. Voilà.
Bah voilà, été merdu en 11e arrondissement, il a été ministre et cetera mais bon euh [grognement] chevénement a eu quand même eu des postes importants, il était ministre de de la défense notamment, on s'en souvient. Euh [grognement] mais voilà ce que ça dit surtout, c'est euh parlez-moi de moi, il y a que ça qui m'intéresse, c'est euh je parle en tant que journaliste mais ça ne suffit plus dans cette période-là et donc j'ai envie de me faire entendre comme une personnalité politique et euh et donc je veux je peux aller tutoyer euh non pas les les cieux mais aller tutoyer les autres candidats sur les plateaux de télépit Ça en 2022, il a quand même fait 7 %. Oui, 7 %. Il y avait un vote caché.
Hm. Il a fait 7 %. Il parlait du 2è tour, fait 7 %. Mais mais c'est bien 7 %. Mais mais il faut s'attendre à faire ça quoi. Faut pas s'attendre à être président de la République. Voilà. Il faut il faut s'attendre à faire une candidature de témoignage au mieux. Jean-Pierre Chaven, il faisait il faisait 5 ou 6 quoi. Enfin, je il faut s'en souvenir. Rappelez-vous 2002, il y avait eu beaucoup de candidats et beaucoup de candidats de gauche. Madame Tobira avait fait 2 et quelques pour me semble-t-il. On lui avait beaucoup reproché de de d'avoir divisé la gauche. D'avoir divisé la gauche. Enfin, monsieur Chaven avait fait avait fait 5 % lui aussi. C'est ce qu'il avait retiré.
Mais il y a évidemment qu'il y a une il y a une multitude d'expressions dans dans des familles politiques. Mais à quelle famille politique appartient Natacha Poloni ? bien difficile de le savoir. Alors, c'est cette offre politique qui consiste à sortir des sentiers battu, à dire que voilà, on appartient à la foi à l'une et à l'autre, on arrive à à traverser les frontières politiques et aidologiques. Bah non, en fait h parce que la vision du monde, elle est pas la même. H Moi, j'ai vu Natasha Polonie euh en off, je me souviendrais toute ma vie, donc je peux en parler parce qu'on est J'ai la chance d'être à la radio, je vais en parler.
[grognement] C'est Marian Marchal Le Pen qui était invité à Polonium, l'émission de Natacha Polonie. Cette émission a été tournée dans un célèbre établissement de nuit dans le 8e arrondissement, non loin du théâtre des Champs-Élysées, en dessous même. Euh [grognement] et il se trouve que l'éclairage était magnifique, c'était très bien filmé, l'émission était assez intéressante, je la regardais d'ailleurs et donc j'avais j'avais quand j'avais reçu l'invitation, j'avais poussé Marian Réchal à aller à cette à aller à cette à cette invitation. Natacha Polonie avait été infecte. Voilà, disant moi les grenouilles de bénitier en off et cetera.
Enfin, je dire c'est un truc de [raclement de gorge] fou furieux quoi. Et grosso modo ne posant pas de questions politique à Marian Maréchal mais n'allant que sur le le terrain moral, sur son engagement catholique et cetera et cetera. Non, vraiment, il y avait un truc, c'était ça m'avait beaucoup marqué [grognement] et puis et puis on avait refait un rendez-vous derrière pour l'inviter à elle voulait l'inviter à une autre émission et l'entretien avait été glacial. Elle est elle a elle a elle a elle a aucun sens humain dans la relation. Oui.
Alors, c'est sûr que même dans le dans le à Paris, on peut le dire aussi, voilà, elle est elle est connue pour être effectivement une femme intelligente, une femme qui a plein de compétences, qui est extrêmement forte dans certains domaines, qui écrit bien effectivement. Mais quand on voit tout le feuilleton qui s'est passé autour même de la direction de Marianne, on sait qu'elle avait aussi des penchants un petit peu tyrannique et un côté un petit peu, on va dire avec un sacré caractère quoi. Donc donc voilà, enfin mais surtout et surtout un manque réel de science du contact humain.
Moi je encore une fois quand on avait débriefé cette émission qui s'était pas très bien passée de Polonium où elle avait vraiment beaucoup insisté pour enfin sa production pour rencontrer Marion Maréchal pour discuter avec elle pour justement débriefer un peu, il y avait eu un quart d'heure c'est long où euh elle arrivait pas à tirer un mot quoi. Candidate à élection présidentielle le rendez-vous d'un homme ou d'une femme avec le peuple ça va c'est pas par c'est pas en envoyer des courriers quoi. Mais très bien. Ben écoutez, parenthèse Polonie ouverte et et fermé. Longue parenthèse. C'est vrai. C'est vrai. Non mais mais très bien.
Mais alors si jamais Natascha Poleni se présentait, peut-être qu'une des personnes à qui elle pourrait voter des enfin voler des voix, c'est à celui qui aspire à être notre prochain président de de la République, quelqu'un qui sort avec une grande victoire et bien de son dans sa poche. Il s'agit ni plus ni moins de Raphaël Gluxman. Voilà. Alors, on en discutait un petit peu hier en préparant cette émission à Stéphan. Ce qui est fascinant, c'est que la primaire socialiste réunit 120000 électeurs. Raphaëlman 79000 sur son sur son nombre. Victoire écrasante sur en proportion 66 % et tu toute la concurrence. Mais cela étant euh c'est on voit que ça a pas mobilisé les foules quoi.
Mais non, mais justement, on en parlait euh excusez-nous monsieur les auditeurs, mais on en parlait hier donc pour préparer cette émission et euh on on faisait la le le comparatif avec ce qui avait été les grands rendez-vous lors lorsqu'il y a eu des victoires de la gauche. Euh [grognement] François Hollande avait réuni 3 millions de voix, c'est ça, sur son sur son nom au moment de la primaire en 2012. [grognement] Euh et on avait vu aussi que lors de la dernière grande primaire de la gauche euh 120000 voix, c'està-dire le total des votants de cette primaire actuelle de 2027, c'était le score de monsieur Payon. C'est ça exactement qui était arrivé très très loin derrière monsieur Amon.
Voilà. Et et c'était alors je je enfin voilà j'ai les chiffres 1600000 votants au premier tour et 2 millions au second tour de cette primaire. Donc c'est-à-dire euh 12 euh fois plus que euh que à celle-ci euh de d'électeurs pour le premier tour et c'est 2017 hein. Ouaisouais c'est ça exactement. Ouais 2017 euh où en fait euh finalement il y avait 1600000 personnes qui votaient au premier tour. Déjà c'était la moitié d'Hollande euh en son en son temps. Euh est-ce que euh selon vous le résultat de enfin est-ce que ça préfigure de résultat de Raphaël Luksman cette justement cette sous-mobilisation effrayante du Parti socialiste ?
Alors, j'ai été très étonné de son score, mais j'avais pas vu le nombre de votants, en fait. Euh, j'étais très étonné par la le la le faible niveau de participation à cette euh à cette primaire qui a quand même été euh très relayée. Il y a eu énormément de papiers dessus. Euh il y a eu quand même trois débats à la télévision. Ouais. Oui. Trois débats à la télévision, ça a mobilisé 120000 personnes. C'est cher payé.
faudra quand même qu'à un moment donné on nous explique on nous explique le ratio en vérité de de de ce qu'on fait en terme de notoriété en terme de légitimité sur des événements qui réunissent finalement aussi peu de personnes et puis même les audiences avaient pas été terrible terrible he je crois qu'il y avait eu 500000 personnes qui avaient suivi il y a eu avec des pointes un peu un peu plus 800 900000 sur un certain nombre de mais c'est c'est le principe des chaînes info puisque je crois que c'était sur LCI qui était passé le le des un des un des débats mais enfin c'est très faible On est vraiment [raclement de gorge] aller à les purs, on est il y a rien quoi.
Je en revanche ce qui est intéressant c'est ce que c'est ce qu'on avait dit sur ce plateau à plusieurs reprises. Euh c'est que Luxman en sortirait abîmé. C'est le cas. h les discussions [raclement de gorge] ont été extrêmement et et très euh euh et notamment sur la sur les questions du conflit israélo-palestinien euh sur les alliances avec et lesfi. Mais ce que ça veut dire c'est qu'en vérité euh cette primaire elle n'a réuni personne parce qu'il y a plus personne au parti socialiste.
En fait, c'est que quand vous avez une machine de guerre comme monsieur Mélenchon, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont partis soit chez monsieur Mélenchon, soit qui se disent "On va attendre et notamment on va attendre si François Hollande y va". Hm. Mais 4 120000 personnes qui votent à une primaire de la de de la du Parti socialiste. C'est c'est jamais arrivé. Vous le rappeliez euh 2020 2017 donc c'est il y a 10 ans, 1006 de participants. Vraiment c'est [raclement de gorge] mais bon euh je ça lui donne une légitimité euh factuelle. Voilà, il a gagné la primaire du Parti socialiste. Donc il bénéficiera de de la caisse du Parti socialiste. Bénéfira de la caisse du Parti socialiste.
Aura-t-il le soutien véritablement des socialistes, de l'organisation et des élus ? Je crois voir déjà de ces derniers jours que par exemple madame Royal, c'est pas évident évident qu'elle le soutienne comme ça. Bon, on va en discuter dans dans un instant. Pardon Stéphan simplement chers auditeurs, il est presque 9h. C'est le moment du rappel des titres de l'actualité et avec Louis God. Après les frappes de samedi contre l'aéroport de Riyad, l'Arabie Saoudite a annoncé avoir visé et atteint des installations pétrolières à Sana, capitale du Yémen aux mains des outistes.
Il [grognement] s'agit de neutraliser les capacités des outistes à menacer le royaume, le Yémen et la voie navigable internationale. L'opération de Léon XIV confirme qu'il s'agit bien d'un cancer du poumon. L'opération s'est bien déroulée et sans complication. Et Natacha Poloni à la tête du mouvement rejoint la vaste corte des candidats à la présidentielle. Elle l'a annoncé ce matin devenant le 28e candidat officiellement déclaré sur son site npolonie.fr. Allez regarder l'onglet état de la France particulièrement éclairant. Merci beau et les seins du jour par et les seins du jour on célèbre Saint Calix 1er. C'était un esclave chrétien. Son maître lui avait donné à gérer une banque.
Il a il l'a mis en faillite et pour cette raison fut condamné aux mines de Sardignes. Libéré et affranchial fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et devint pape à son tour. Bravo ! Merci beaucoup Louis Rigodier. Je vous en prie. Ligne droite. On revient vers vous Arnaud Stéphan pour la suite de cet entretien. Effectivement, Segolen Royal euh qui avait attaqué très durement Raphaël Gluxman euh pendant la primaire. Généralement qu'on attaque très durement quelqu'un à qui on doit se raller euh par la suite, c'est compliqué. C'est Gon Royal là, elle réalise euh je crois 7,9 % des voix du Parti euh socialiste.
Essayer un retour un petit peu improbable, mais enfin ce qu'elle dit, quand on lui demande "Est-ce que vous soutiendrez Raphael Luxman jusqu'au bout, elle dit "Je suivrai ce qui écrit enfin c'est écrit dans la charte." Voilà. Et elle a dit aussi "Le stagiaire a gagné." Donc encore une fois des des enf des phrases qui sont mais c'est le principe d'une d'une primaire particulièrement à gauche et de toute façon le système de la primaire ne crée que ça. H enfin rappelons-nous on le rappelait il y a plusieurs reprises ici entre l'inconvien de se répéter tout ça euh monsieur Vals était candidat à la primaire à la primaire de la gauche en 2017. H Qu'est-ce qu'il a fait ?
Bah il a perdu et le sur le lendemain il rejoignait Emmanuel Macron. Alors que même il avait promis craché Bruno Lemire également. Enfin c'est c'est le principe de la de la primaire. Vous faites un combat absolument terrible. Nos institutions sont pas organisées comme ça. Aux États-Unis il y a une primaire parce qu'il y a deux grands partis. Il y a des super packs, il y a des gros financements. Euh il y a plein de choses mais mais c'est un autre système. Voilà. Et c'est bipartisan aux États-Unis pas exister. Non mais on est inscrit généralement. Donc vos voisins savent si vous êtes démocrate ou républicain et cetera.
Euh et vous votez pendant les les primaires dans les dans les dans le avec le système électoral de votre état ou de votre compté et cetera. Enfin, c'est compliqué. Euh mais euh vous avez ce système de bipartisme qui est très clair. Voilà, nous nous avons un autre système. Voilà. Euh et les partis politiques dans dans euh le régime des partis, c'est exactement ce que voulait éviter euh Charles Gaul quand il a créé la 5e République. Et on se retrouve avec des gens qui un ne respecte rien, ce qui est quand même extraordinaire.
ces gens s'apprêtent en tout cas veulent être candidats à la à la fonction suprême euh ou avoir des des postes de responsabilité euh très importants dans en France dans dans la dans la vie politique française où on demande de l'éthique, on demande de l'honnêteté, on demande de l'engagement, on demande un tas de choses et le premier truc qu'ils font c'est qu'ils respectent même pas l'engagement qu'ils ont signé parce que on imagine donc en vérité ils ne participent que pour gagner. Le principe c'est soit de participer pour gagner. Voilà. Et la deuxième chose c'est euh participer pour exister. H c'est ça en fait. Voilà. Mais qu'est-ce que nous dit cette cette primaire de la ga ?
Il y a plein de choses. Un évidemment la très faible participation. Vous avez un candidat qui sort avec il a il est élu par 80000 voix. Je dire c'est vraiment c'est vraiment le rat des pas crêes. Mais la deuxième chose surtout c'est que le secrétaire général du Parti socialiste fait 14 % à la primaire de 100 partis. H donc ça veut bien dire un sa légitimité elle est elle est elle est cataclysmique. On savait il avait été que Raphael Gman n'est même pas dans le Parti socialiste. Non non non non mais mais c'était c'était Rapha Gman a pas oui je sais mais Raphaël Gluxman gagne la primaire du Parti socialiste alors qu'il n'est pas dans le Parti socialiste. Ce qui est fascinant quand même.
Bien sûr bien sûr bien sûr. Mais ce qui veut dire aussi que il y avait il y avait il y a quasiment personne de toute façon ça a jamais été un parti avec beaucoup d'adhérents le Parti socialiste. C'est pour ça qu'ils avaient ouvert à l'époque avec la la l'adhésion à 20 € la participation était 2 ou 3 € c'était très peu cher pour par 2 € je crois. Là ils ont voulu faire un truc à 15 € bah personne n'est venu euh parce qu'ils avaient peur qu'il ait d'autres partis politiques envoient des gens pour voter et cetera. Bah bingo, ils ont réussi. Ils ont un candidat qui encore une fois à la légitimité de cette de cette élection interne.
Aura-t-il encore une fois le soutien des élus de ce qui crée le maillage du Parti socialiste ? Parti socialiste, ça reste encore aujourd'hui en terme d'élus et de réseau un truc dire c'est quand même un parti qui a 12000 euh à peu près élus en France pour 120000 électeurs à sa primaire. Ça ça m'emmène à une autre question euh tout ça euh Arnaud Stéphan, c'est euh Raphael Glan, malgré tout ne s'effondre pas malgré son manque évident de charisme, malgré euh ses euh enfin voilà c'estes ses innombrables défauts sont le fait que il évidemment il n'imprime pas et personne le trouve fondamentalement crédible, il ne baisse pas.
Est-ce que en réalité l'idée qui se fasse complètement reprendre par François Hollande est vraiment crédible ? Est-ce que l'idée qu'il s'affesse est crédible aussi ? Enfin, qu'est-ce que comment vous envisagez ce ce scénario ? Ce qui se passe, c'est que au début d'une campagne présidentielle et particulièrement à l'issue d'un processus de vote qui a été encore une fois extrêmement médiatisé, les grandes familles politiques euh il y a une sorte d'éco, il y a une persistance, il y a une il y a une persistance de la de l'écho de l'existence des grandes familles politiques. Euh faut pas oublier que il y a 10 ans de ça, le parti le Parti socialiste était au pouvoir.
Ou je je sais que ça paraît surréaliste, mais il y a 10 ans, le Parti socialiste était au pouvoir. Il avait le président de la République, il avait la majorité à l'Assemblée nationale. Il l'avait eu il avait eu pour la première fois la présidence du Sénat, si on souvient bien. Euh ça a pas duré longtemps, mais ils ont eu la présidence du Sénat, euh ce qui était jamais arrivé. Ils avaient la majorité des régions, ils avaient un très grand nombre de départements et cetera et cetera, et cetera, et cetera.
Euh aujourd'hui euh il reste quelque chose de sain mais ça ne s'exprime plus dans une structure euh politique et le Parti socialiste parce que euh une gestion absolument cataclysmique, un leader qui qui déjà n'avait pas beaucoup de charisme qui est monsieur Fort euh encore une fois une élection interne extrêmement disputée où on n pas compris qui avait gagné, qui avait perdu avec des histoires de motion et cetera et cetera et surtout un groupe à l'Assemblée nationale qui au moment où il aurait pu jouer un rôle de force de gauche très importante, a préféré jouer le rôle euh de gilet de sauvetage du macronisme. Hm. en ne votant pas les censures.
Bon ben voilà, encore une fois ce qui a tué LR a tué le Parti socialiste. L'insincérité euh de faire des choses à rebour de de ce qu'est fondamentalement l'ADN du Parti socialiste. Évidemment que le Parti socialiste est un parti social-démocrate qui est tenté par quelquefois par une forme de libéralisme sociétal et économique un petit peu. et sur les dernières années, sa sociologie politique ayant étant revenue à l'origine, c'est-à-dire petit fonctionnaire beaucoup de l'éducation nationale, bourgeois issus de de la rive gauche, de la scène, on va de caricature à mort, mais c'est pas grave. Euh et des et des grandes métropoles. Euh vous avez vous êtes victime de l'insincérité.
Ouais, c'est exactement ce qu'a fait. Rappelez-vous le Parti socialiste, le ce qui a tué la fin du de enfin le milieu d'ailleurs de François Hollande, ce sont les euh euh ce sont les frondeurs, c'estàdire ceux qui voulaient revenir à un discours de gauche. Bah, ils l'ont pas fait. Résultat des courses, ils ont laissé la place à ils ont laissé la place à Jean-Luc Mélenchon. les grands bataillons de Jean-Luc Mélenchon, y compris dans le monde syndical, dans le monde associatif et cetera, ce sont des gens qui votaient socialistes.
Un truc, si vous me permettez, hier qui m'a beaucoup surpris, je commentais je commentais le les je commentais les manifestations d'hier et et les deux cortèges euh étudiants euh/s syndicaliste/ lycéen/permanent politique/ash voilà militant professionnel. Euh il y avait Jean-Luc Mélenchon. Ouais. Il y a quelques années, le candidat issu de la gauche aurait été dans un des aura été dans le dans le cortège. Ce qui veut dire que Gluxman 2 jours après avoir reçu la l'onction du Parti socialiste et de son propre parti place publique, donc [grognement] étant le candidat de la social-démocratie et de la partie de la gauche, de ce qui est la gauche ne va pas aux manifestations étudiantes.
Il y a quelques années les les les responsables socialistes auraient été brasu brus avec les gens de la CFDT bien sûr mais Rapha Gliss all il est allé dire à Laurent de la housse qui qui soutenait le mouvement et en fait il sort pas dans la rue parce qu'il sait très bien que s'il sort dans la rue il va se faire jeter des des œufs et de la farine et queil tient pas la rue et que le parti a complètement perdu la rue. Ça c'est évident c'est voilà. Oui oui. Non mais vous imaginez quand même le Parti socialiste encore une fois avait ses banderolles, il avait son syndicat copain où d'ailleurs il y avait des il y avait des il y avait des comment s'appelle ?
Des passages des passerelles qui n'est autre qui était autre que la CFDT, il faut le dire. il avait des syndicats proches y compris dans la police et tout ça [raclement de gorge] a disparu. Ou oui oui. Tout ça a disparu. Aujourd'hui, un candidat issu du parti socialiste ne peut pas en vérité c'est pas qu'il ne veut pas ou pas il ne peut pas aller dans une manifestation étudiante ou lycéenne. Vous rappelez que les syndicats étudiants, les syndicats lycéens étaient tenu parti socialiste pendant extrêmement longtemps. Euh euh Arnaud Stéphan, on va terminer la parenthèse sociale enfin le chapitre socialiste également. Euh autre sujet euh il se passe quelque chose. Ah Arno Sfant ?
Oui, il se passe quelque chose. David Lisnard. Oui, David Lisnard. Alors voilà, c'est un petit peu le mot qui court sur euh sur tous les réseaux sociaux et euh voilà, les médias d'ailleurs son s'en est-ce qu'on est en train de vivre un moment l'histoire ? Voilà, exactement. Là, il y a la une JDD qui est il se passe quelque chose avec David Lisnard. Voilà, enfin c'est un petit peu le le mot et la blague qui qui tourne quand même depuis depuis quelques jours.
Les médias s'en partent en disant que et bien ce qui est assez surprenant pour pour ces médias, c'est que David Lisnard est beaucoup plus présent dans sur les réseaux sociaux que et bien dans les intentions de vote où il est autour des 3 %. Est-ce que c'est les candidats à la présidentielle et quelque part où ça nous mène ? Est-ce que selon vous ça va être un petit peu comme Éric Zemour qui avait eu aussi sa propre bulle médiatique qui soutient David Lisnard ? Quel est votre Qu'est-ce que vous en pensez ? Al moi j'ai j'ai un souci, c'est que j'aime bien le mec. H j'aime bien David Lisnard mais souvent les gens de droite aiment bien David Lisnard.
Il est une bonne tête, il est mère de calme, c'est sympa, calme, c'est bien tenu. Euh il est président quand même d'une très grosse structure en France qui s'appelle l'association des Mesires de France. Faut le rappeler, c'est l'association où il y a les maires de tous les maires de France. Enfin, une grande partie, pas tous, mais une grande partie des des maires de France, c'est une énorme structure. Donc lui, en revanche les 500 signatures, contrairement à Natacha Poloni ou à d'autres, il peut il peut en avoir autant qu'il veut. Donc, il y a pas de problème. Maintenant, euh David Lisnard, c'est une famille politique très particulière, c'est que il est vraiment très très très libéral.
En France, le libéralisme, il y a il y a il y a un comment dire, il y a un malentendu sur le libéralisme. Tout le monde a envie de penser que le libéralisme c'est de droite. On rappellera que le libéralisme n'est pas une idée de droite. On rappellera que Benjamin Constant et cetera et cetera n'étaient pas des gens qui étaient très favorables à ce qui fait l'ADN de la de la droite. C'est le le rapport social de de l'homme de droite, c'est pas un rapport de production, ni un rapport d'achat, ni de marché, ni d'embourgeoisement ou quoi que ce soit. Ce n'est pas ça du tout, hein.
On verra à la lecture des grands auteurs, notamment ceux que lisait d'ailleurs puisquon on parle de lui tout le temps. Donc le général de Gaulle, y compris le général de Gaulle, ilait plus Albert Demain euh que l'école de Chicago quoi. On va on va se mettre d'accord. Euh donc moi j'aime bien David Lisna. humainement [grognement] et euh ça fait des années qu'on me dit "Ah suis David Lisnard, il y en a un qui va qui rentrer, c'est David Lisnard et cetera." Ça fait euh ça fait 8 ans donc on m'a dit euh tiens, tu devrais suivre un mec qui s'appelle David Lisnard, c'est le maire de Cann et cetera. Nouvelle énergie euh c'est sympathique mais c'est pas un parti politique.
C'est un espèce de c'est entre c'est entre le fan club, euh le le mouvement et euh et le S tank. H voilà, c'est [raclement de gorge] un c'est une c'est un objet politique. Euh maintenant, je pense que David Lisna est devenu l'objet et le sujet, c'est-à-dire que sa communication, ce qu'il est ce qu'il incarne lui échappe pour la bonne et simple raison.
ce que c'est que certains et on va on va pas on va pas se mentir sur cette antenne euh c'est les les stérino boréliens euh ont décidé que euh ils étaient pas content euh parce qu'il y avait pas Jordan Bardella ou et ou un candidat très libéral euh très comment dire miléen puisque c'est la grande mode c'est la grande mode en miléiste ou miléen comme vous voulez et que donc il fallait il fallait pousser à l'existence d'un candidat encore une fois de substitution ou un candidat concurrent à l'offre de Marine Le Pen. Voilà. Alors, est-il encore une fois je l'aime bien donc j'ai du mal à dire des trucs pas sympas sur David Lisnard. Est-il conscient de son instrumentalisation ?
Euh ce se content de cette instrumentalisation qui lui permet de faire euh en ce moment une très bonne séquence de communication, une très bonne séance médiale qui lui permet d'exister ? Ouais. Mais s'il s'avère qu'il puisse en effet se développer, je je voudrais je voudrais encore une fois euh mais on peut on peut faire une des formations hein s'ils veulent hein. On peut faire ça, on fait ça très très bien.
à nos amis euh Sterino Bolériens euh ça prendra zéro voix à Marine Le Pen qui qui quand même qui s'en rendre compte, ça n'existe pas dans la famille politique nationale et si au bout du compte c'est favorisé l'émergence de d'autres candidats et de leur copain euh monsieur Mélenchon, c'est c'est encore une fois euh une menée antinationale comme on disait à une époque et ça il faudra s'en souvenir euh Maintenant, il y a un courant très libéral, ultralibéral qui n'a jamais fonctionné en drôle, je discutais avec quelqu'un qui me disait l'autre jour, bah justement quelqu'un qui est au républicain qui me disait "En fait l'idée c'est que en France il faut être libéral mais il faut jamais le dire.
Est-ce queil y a pas un petit peu de ça ? Si c'est faut pas être libéral du tout en fait. Non mais je veux dire en fait selon la définition pardon économique du du fa mais qui est faus. On peut dire n'importe quoi. Je on peut inventer des mots pour dire je suis capitaliste. Ça va, c'est bien. Il y a plein de famille dans le capitalisme. êre pro milieu pro affair on peut être pour une économie de marché très développé, on peut être contre les blocages et cetera sans être enfin je dire que tout le monde relise Michaliqué la la conversion de la gauche au libéralisme économique c'est fait en échange du de la conversion au libéralisme sociétal de la droite.
H est-ce qu'il y a un seul candidat aujourd'hui de LR ou un grand représentant de LR qui est contre le mariage pour tous en vérité ? H voilàiciellement qui est contre euh la PMA pour toutes comme on dit pour expliquer que c'est pour les femmes se officiellement non il y en a plus. Non non, c'est sûr. Mais justement en fait justement est-ce que il nous reste une minute Arnaud Stéphan est-ce que c'est pas le moment de clore un petit peu aussi avec cette présidentielle l'impasse intellectuel du libéral conservatisme que la droite se traîne depuis quart de siècle ? Oui, bien sûr. C'est un oxy on peut pas libéral conservateur et puis quoi encore ?
Je je sais qu' au Mexique, il y a le parti révolutionnaire institutionnel, mais enfin bon, je Donc ils ont pris ils ont pris exemple sur sur nos amis mexicain que parti révolutionnaire institutionnel. Euh il se trouve que c'est pas possible, ça n'existe pas et ça a toujours créé une espèce de de de comment dire de brouillard intellectuel chez les uns et les autres. Fallait absolument être ultralibéraux. La dérégulation, où est-ce que ça nous a amené ? Où est-ce que ça a nousé ? Et tout ça pour faire à la fin du libéralisme sur fond public. Ouais. Tous ces gens qui veulent absolument David Lisnard, qui applaudissent et cetera et cetera, qu'est-ce qu'il veulent à la fin ?
tendre la main la Sibille à la fin pour faire pour que leurs affaires bénéficient des aides publiques. Je dire faut arrêter de se de la gueule du monde. Voilà le néolibéralisme. Merci beaucoup Arnaud Stéphan pour cette analyse. Écoutez, on n pas eu le temps de parler aussi de d'un autre sujet qu'on voulait aborder qui est bien sûr la suite de cette séquence bard mais on s'en doute qu'on l'abordera une prochaine fois la semaine prochaine il se passe toujours un truc. C'est la Samaritaine cette affaire. Donc voilà. [rires] Voilà. Merci beaucoup Arnaud Stéphan d'avoir été avec nous et on vous dit bien sûr à la semaine prochaine sur prochaine. Au revoir.
[musique]
7h10h sur Radio Courtoisie. Suivez la ligne droite. Et pour suivre la ligne droite avant de retrouver Antonin Ferriera Roch Richard X vous avez une minute pour nous parler de Léa Salamé. Mais oui, Léa Salamé depuis le 24 août, Léa Salamé ne présente plus le journal de 20h. Son retrait a été décidé après l'annonce de la candidature de son compagnon Raphaël Gluxman à la présidentielle. Manque de peau, ça y est, il est maintenant candidat à la primaire de la gauche et donc ça va continuer et la CGT s'est inquiété du fait que la Salamé continue à percevoir son grâce salaire. Et bien euh c'était une réunion organisée le 10 septembre et les Salamé va conserver un contrat de rédactrice en chef.
Elle va poursuivre son activité au sein de la direction de l'information. On sait pas encore exactement pour faire quoi et son salaire ne sera pas suspendu. Et pourtant voilà, elle est c'est une femme intègre et libre. Elle elle l'a expliqué elle-même. Je suis une journaliste qui avant d'être compagne de quiconque est une femme libre et intègre et donc qui conserve son salaire même si elle ça ne sert plus à rien étant donné qu'elle ne présente plus les choses. Mais c'est pas grave, on est libre et intègre et et partout où la campagne se tiendra, elle s'effacera. Elle l'a aussi promis et ça a été tellement admirable que Valérie Triervaleur a expliqué penser pour Léa Salamé.
Vous aussi vous pensez à elle ? Bah j'ai le moins possible, c'est pour ma propre santé. Merci beaucoup Richards 16 ligne droite et nous retrouvons désormais Antonin Ferriera Roch. Bonjour. Bonjour Alexandre. Alors vous êtes le fondateur de l'Institut pour l'audace politique, vous êtes financier, investisseur et aujourd'hui c'est bien votre chronique hebdomadaire. Alors de quoi vous nous parlez-vous ? Évidemment des blocages des lycéens et des jeunes et des étudiants et de tout le monde maintenant puisque la mobilisation est en train de s'étendre. Voilà. Alors vous en parlez en tant que jeune parce que comme moi il y a quelques années encore vous étiez étudiants. C'est ça.
C'estàd qu'on l'oublie on l'oublie souvent mais je n'ai que 27 ans. Voilà. Et il y a encore 6 ans on va dire j'étais sur les bandes de Sciences Po et j'étais aussi représentant d'ailleurs de l'Uni au conseil d'administration de Sciences P. J'ai eu cette chance là pendant 2 ans et déjà à l'époque c'était un peu le même la même chiant avec les blocages à répétition avec les insurrections et les chouineries des étudiants dont on a l'habitude. Mais évidemment là on voit que la mobilisation est en train de de s'étendre et surtout que le problème et et le les discours s'aggravent.
Euh il y a une radicalité aujourd'hui dans les discours des euh pseudosyndicalistes révolutionnaires trotskistes qui est assez inquiétante. Euh et euh surtout on on on ne règle aucun des problèmes de fond. Déjà quand j'étais à Sciencepo il y a 10 ans euh sur les budgets qui étaient alloués à l'enseignement supérieur, c'était le gros sujet et euh on avait des déficits chroniques qui à chaque fois étaient remis à deux mains et on nous disait on espère que l'État comblera blab blabla. jamais rien n'a été fait et évidemment aujourd'hui on va on demande aux étudiants de faire plus d'efforts et de se serrer la ceinture.
Tout ça pour dire que cette mobilisation déjà il faut remettre les choses dans le contexte actuel. 2026 comme l'a très bien rappelé Laurent Alexandre, c'est l'année charnière où la machine et l'intelligence artificielle a dépasser l'homme. Et aujourd'hui dans l'enseignement supérieur, on devrait être obsédé par ce sujet de se dire quels seront les débouchés demain pour nos futurs élèves.
Moi, je le vois dans parmi mes camarades de sciences pot, la quantité aujourd'hui qui se retrouve sur le carreau 5 ans après leur diplomation, la quantité qui doute de son avenir, qui ne sait même pas ce qu'ils feront demain, qui ne savent même pas dans quelle branche aller travailler parce qu'ils se rendent compte que toutes leurs discipline, tout ce qu'ils ont appris et aujourd'hui peut être substitué par LIA qui le fait de de mieux, d'une manière plus efficace et assez terrifiant.
Tous ces jeunes aujourd'hui quand j'écoute leur discours trotskistes sur la grande révolution, l'État injuste qui les oppresse et qui ne leur loupe pas assez de budget, on pourrait mettre 20 50 100 milliards, ça ne changerait rien au fond du problème. Aujourd'hui, à quoi sert l'enseignement supérieur ? Aujourd'hui, à quoi sert d'envoyer trois fois plus d'étudiants dans l'enseignement supérieur qu'on le faisait en 1980 ? Parce que c'est ça aussi le sujet, c'est que plus on dépense, pire c'est et plus les gens se plaignent. Plus on envoie d'étudiants dans l'enseignement supérieur x 3 depuis 1980, plus les étudiants se plaignent de la sélection et c'est le grand paradoxe français.
Ce que vous répondrez la la gauche, c'est justement que c'est de plus il y a de diplômé, mieux c'est et donc du coup que c'est un progrès. Et on voit bien que c'est pas le cas puisque l'enseignement supérieur français il se clochardise, que les débouchés sont de moins en moins visibles, que les taux de chômage des jeunes explosent. C'est ça aussi le sujet, c'est que la France, c'est l'un des pays d'Europe où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé alors qu'on dépense encore une fois trois fois plus dans le superor qu'on le faisait inflation comprise en 1980.
Et alors on a les Piketti Nco et tous ces escroc socialistes qui nous disent "Oui mais les budgets par étudiant ont baissé depuis 2009." Ils ont baissé à la marge, mais surtout en fait, ils ont baissé parce que on a fait exploser le nombre d'étudiants et que si les étudiants aujourd'hui veulent plus de moyens, veulent plus d'enseignements de qualité, plus de professeurs, bah il y a trois causes auxquelles il devrai s'attaquer. Déjà hier, le Bercy a sorti un document très important, le budget de l'éducation nationale ou par le budget de l'éducation nationale un/ers dans les retraites. Qu'est-ce qu'il propose aujourd'hui pour sauver, réformer et faire baisser les dépenses de retraite ?
Qu'est-ce qui propose ces jeunes syndicalistes ? parce que c'est ça l'éléphant au milieu de la pièce, quel système ils veulent demain ? Deuxième deuxième fait effectivement comme je disais la massification quand on donne le diplôme du brevet du bac à tout le monde qu'on envoie on essaie d'envoyer tout le monde dans l'enseignement supérieur qu'on massifie les effectifs comme à science ou d'autres grandes écoles d'ailleurs la valeur du diplôme effectivement baisse. Qu'est-ce qui propose contre ça ? Et troisème point c'est l'immigration. L'immigration étudiante est la première cause d'immigration aujourd'hui en France. C'est que un tiers des titres de séjour sont délivrés pour le motif d'étude.
Qu'est-ce qui propose aujourd'hui effectivement pour je sais pas moi augmenter les frais qui sont demandés aux étudiants étrangers, réduire le nombre peut-être de titres de séjour parce qu'on est sur des ordres de magnitude de 100 150000 200000 étudiants par an qui après pour beaucoup restent. Est-ce qu'on a vraiment besoin de ces étudiants ? Dans quelle filière ils vont ? Est-ce qu'ils apportent quelque chose aujourd'hui à la France ?
Et c'est ça que j'ai envie de dire à ces petits Luanchroise je ne sais quoi et bourgeois du 9e arrondissement de Paris qui se joue les révolutionnaires trotskistes en ce moment et qui en fait ne rêvent que d'une chose c'est de recevoir un coup de fil de la part de LFI pour leur proposer une circonscription je ne sais où en France et devenir le futur Louis Boyard parce que tout ça c'est un système qui s'utre de carrière quand même. des gens, on le voit sur le plateau télé, c'est des jes rhtoriques à n plus finir pour essayer de se faire passer pour le futur révolutionnaire de salon.
Ils ont très bien compris comment le système fonctionnait et d'ailleurs ces mouvements lycéens, j'ai envie de vous dire c'est la c'est c'est l'aboutissement, c'est l'agonie d'un système vieux de 50 ans euh qui est né en mai 68 où en fait pour progresser en France et pour évoluer et pour monter socialement, il faut jouer le petit révolutionnaire. Ils l'ont très bien compris ces gamins. Sauf que demain dans l'économie de demain, comme je disais tout à l'heure avec l'IA qui arrive pour tous les remplacer, ils vont être complètement sur le carreau et on va pas créer des budgets et des subventions et des et des des des milliards pour l'éducation sorti nulle part.
Il faudra un jour qu'on les produise. Et malheureusement ces gamins, ils sont complètement à la ramasse. Alors, heureusement, il y a une jeunesse comme Louise qui sauve un peu l'honneur, qui c'est qui est la jeunesse qui est aujourd'hui engagée à l'uni, à la cocarne et cetera. Mais pour les autres, malheureusement, c'est euh plus qu'inquiétant et c'est assez désespérant comme spectacle. Spectacle, pardon. Effectivement, bah écoutez, merci d'apporter une autre voix de la jeunesse, une jeunesse qui est tournée vers son propre avenir. Antonin Ferraroche, merci beaucoup d'avoir été avec nous et on vous retrouve bien sûr la semaine prochaine sur ligne droite.
Tout de suite, on va écouter la rue de presse de Gilles Brocher. Bonjour, c'est Liselotte du treuil. Radio Courtoisie vous convit en tant que partenaire officiel à un événement international le [musique] 31 octobre à Paris pour ouvrir le débat sur la remigration. organisé par Polemia, vous pourrez y retrouver de nombreux députés nationaux et européens, mais aussi l'activiste Eva Vardin Gererbruck, Jean-Yve le Galou, le hongrois Balach Ororban ou encore l'essayée David Engels. Ils aborderont les aspects historiques, logistiques et moraux de la remigration en Europe et en France à l'approche de l'élection présidentielle.
Prenez vite vos billets sur le site de Polémia [musique] ou sur Wiz Event remigration de point ouvrons le débat. Les places sont limitées et partent vite. Alors, venez écrire l'histoire avec nous le 31 octobre [musique] à Paris. Ligne droite, la revue de [musique] presse de Gilles Brochard. Bonjour Alexandre, bonjour Franck, bonjour chers auditeurs. Je commencerai cette revue de presse par le voyage de Jordan Bardella à ce enclave espagnole frontalière avec le Maroc en Afrique du Nord.
Cette ville de 80000 habitants a été, vous le savez, le théâtre fin juillet d'une crise migratoire d'ampleur quand des dizaines de milliers de migrants ont clandestinement passé à la nage la frontière avec l'Espagne. Alors, il faut dire que l'enjeu était pour le président du RN de ne surtout pas dévier du sujet principal de son déplacement en Espagne lundi et mardi comme le soulligne Paul Lobachet dans le Figaro et de profiter de l'homme qui l'a invité sur place à savoir son allié Santiago Abbascal patron du parti ultranationaliste espagnol Vox qui siège avec le RN au Parlement européen sur les bancs des patriotes pour l'Europe. programmé depuis 3 semaines.
Selon l'entourage du président du RN, ce déplacement est opportunément arrivé pile pour les deux hommes. Pour l'allié ibérique d'abord qui se retrouve propulsé dans une campagne express depuis que Pedro Sanchez a décidé la convocation sousprise d'élection législatives anticipée de l'autre côté des Pyrénées jusqu'à donner à Santiago Abaska l'espoir de voir le pays renverser le premier ministre socialiste et ouvrir la voie à une forme d'union des droites pour gouverner.
Jordan Bardella a-t-il vu tout ce qu'il voulait voir à ce tas enclave qu'il qualifie de ville martyrre de l'immigration massive notre Paul Lobachet et où de sources locales quelques 10000 à 15000 migrants seraient encore présents l'eur député et son allié Vox ont en tout cas traversé en long et en large ce petit bout d'Europe à bord d'un convoi d'une douzaine de voitures. L'occasion d'approcher des quelques camps toujours présents. La plupart d'entre eux ayant toujours été démonté avant la venue du roi Félippé 6 mardi.
L'héritier [raclement de gorge][grognement] politique de Marine Le Pen en a profiter pour réaffirmer la programmation du RN au niveau européen, demander que la libre circulation dans Schengen soit exclusivement réservée au ressortissant européens. Il y a un [grognement] changement du rôle de Frontex, l'agence de garde de frontière européenne qui doit être de protéger et de refouler. Voilà, c'est-à-dire dans le Figaro. Doit-on s'y résigner s'intérroge l'opinion en une après celui de 2025 et de 2026, le budget 2027 s'apprête à être adopté dans des conditions dégradées. Coût provisoire des dégâts depuis la dissolution. Suspension de la réforme des retraites.
37 milliards d'euros d'impôts supplémentairirees. Une dette de plus en plus coûteuse en intérêt la loi de finance et la colonne vertébrale d'un pays. Qu'elle devienne si tordue reflète la réalité. La France est de plus en plus difficile à gouverner. Alors la question reste posée et Corin Laï la pose. Emmanuel Macron est-il responsable de l'effondrement du système ? Ce qui déstabilise la 5e République, ce n'est pas le macronisme, confie le constitutionnalisme Benjamin Morel, auteur de l'ouvrage crise politique, crise de régime chez Odil Jacob. C'est la tripolarisation dont ce dernier n'est qu'un symptôme.
Le coût politique d'Emmanuel Macron en 2017 a accéléré un processus déjà à l'œuvre qui remonte à bien plus loin. Les élections de 2022 l'ont vu murir. La dissolution en a révélé tous les effets. Fin de citation. Le chef de l'État a profité des turbulences pour parvenir au pouvoir. Elle se retourne contre lui depuis qu'il exerce. Alors, comme le soulligne toujours la journaliste de l'opinion, son cand de lui des des modérés et minoritaire. Selon en effet les sondages, environ 60 % des électeurs ne voteront pas pour l'espace compris entre les Républicains et le Parti socialiste. Il préfèrent les candidats dit antisystème, essentiellement Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Il reste donc 40 % pour les autres. Emmanuel Macron a bien analysé l'échec de ses prédécesseurs, mais il n'a pas réussi à transformer le pays. Voilà, vous lirez la suite dans l'opinion. Et puis l'hebdomadaire valeur actuelle change de peau avec une nouvelle maquette qui sortira demain 15 octobre avec cette une. Êtes-vous vraiment de droite ? Ce que pensent réellement les Français. Charles Sapin, le directeur adjoint de la rédaction l'écrit clairement.
Notre première grande enquête radioscopie de la droite réalisée en exclusivité avec l'FOP démontre non seulement que notre pays n'a jamais été autant à droite, 56 % des Français disent sans réclamer, mais aussi surtout que jamais les différentes sensibilités n'ont à ce point communié aux mêmes convictions. La droite à gagner la bataille culturelle abonde à la lecture de notre étude l'éminent politologue Frédéric Dabi. Pour résumer, Charles Sapin pense qu'il a désormais des qu'il y a désormais des faisceaux de convergence entre la droite traditionnelle et le RN.
Il apparaît, dit-il que les électeurs de Marine Le Pen jusque la réputée étatiste et socialisant se sont en réalité très largement convertis au positionnement économique libéral cher aux sympathisants du parti de Bruno Retaillot. Une convergence idéologique qui fait de toutes les composantes de la droite pour la première fois depuis 40 ans un bloc d'un seul tenant. En conclusion, Charles Sapin écrit clairement si ce nouveau peuple de droite va devoir départager plétor de candidat à la présidentielle, au moins c'est-il désormais quel est son journal. Voilà, c'est-à-dire donc valeur actuelle désormais en vente le jeudi et non pas le mercredi.
Et puis je vous conseille de lire service littéraire mensuel sous forme de format quotidien plutôt revigorant dirigé par François Césa, un vrai mousquetaire. À la une, Eugène Su le dandier errant, l'écrivain qui a contribué au succès des feuilletons et de la littérature populaire comme le soulligne Frédéric Lombard qui a chroniqué la réédition des mystères de Paris, deux tomes parus chez Gan Mester ainsi que le juif erant chez Bouquin plus de 1100 pages. Mais c'est donc que le fils du chirurgien de la garde impériale de Napoléon a reçu la légion d'honneur pour son histoire de la marine en même temps qu'Alfred du Muset.
Celui qui est auteur de se romans maritimes, de 11 romans de mœurs, de 10 romans historiques, de nouvelles et de huit ouvrages politiques et qui reçoit les compliments de Balzac est un fougueux. La fougue, c'est son image de marque. C'est un Duma des Obans, un Balzac des estaminés, un Hugo des prolots. Il est à la fois cynique, désinvol, poète, frénétique, lyrique. C'est bien simple, on l'adule ou on le déteste. Et Frédéric Lombard dit ceci qu'il faut souligner. En lisant les mystères de Paris, roman qui paraît en faiton entre 1842 1843, on a le sentiment de lire les misérables avant les misérables.
Tout est l'argot de Vido le drame, le patos, l'amour du rebondissement du romanesque, du social. Les contemporains sont horrifiés. Pour eux su c'est la fange, le crime, l'émotion de l'abîme, la descente aux enfers, le romantisme de l'égût. Voilà, c'est cette éloge des de Gensu en première page qui est à lire dans service littéraire et moi je vous dis à demain.
[musique]
Toute l'équipe de ligne droite est en zone libre. Zone libre. Et ben écoutez la zone libre on est deux pour l'instant mais on va très bien y arriver hein. On pas besoin des on est très très bien. Euh ben non mais je vous dire en fait juste antenne après son sa chronique je discutais un peu avec Antonin Ferrera Roche de ce mouvement lycéen. C'est quelque chose dont je discute je discutais aussi avec d'autres responsables politiques ces ces derniers temps. Et en fait, il y a quelque chose que je trouve assez assez marquant, c'est que dans le fond, faut peut-être pas rejeter en bloc toutes ces revendications lycéennes.
Et sans doute que en fait, on aurait bien aimé avoir nous aussi les nôtres à apporter. C'est vrai que d'une certaine façon, oui, faire du 8h 18h c'est pas forcément ce qui est de mieux quand on a 15 ans. C'est l'âge, c'est bête he on travaille les hormones. C'est l'âge où en fait on a envie de sortir, de de se balader, de vivre quoi. Enfin vous Louis Rigodière, vous étiez sans doute à 15 ans concert de métal déjà ou des choses dans ce goûl. Il sortait dans les catacombes quand il était jeune. Non, j'ai toujours voulu y aller d'ailleurs mais c'est vrai que j'ai pas j'ai jamais eu cette occasion. C'est c'est assez triste. Non, mais vous vous justement vous étiez quel type d'élève au lycée ?
Ah là là, je c'est vraiment une période assez trouble pour moi car je n'aimais pas l'école de manière générale, je n'aimais pas le lycée, je n'aimais pas y aller et c'est vrai que voilà, c'est j'ai j'avais une petite joie mauvaise à l'époque des blocus parce que quand il s'organisait, moi j'ai voilà, j'étais en spectateur et pas en participant, spectateur intéressé mais voilà, je suis obligé de d'avouer que j'étais bien content de de rater rater ces cours qui m'ennuyait au plus haut point. Mais pourquoi pourquoi est-ce que ça vous vous ennuyait selon vous ? Est-ce que c'est parce que c'était dites-le.
Non non mais c'était il y avait une ambiance de classe à l'époque qui était tout sauf réservé pour le travail. vraiment on était là pour se distraire, se divertir et donc les cours étaient un petit peu secondaires déjà à l'époque al c'était pas il y a pas si longtemps 2010 2011 dans ces eaul et voilà quand on est jeune on a plein d'idées en tête envie de faire plein de choses différentes. On a des passions qui commencent à émerger notamment moi à l'époque c'était la musique et voilà ça commença à grandir grandir et je voulais vraiment vraiment faire autre chose et ne plus rester assis pendant 7 8 he comme les revendications des lycéens actuellement.
C'est vrai que c'est très long et euh voilà. Ouais, mais il y a il c'est bête mais il y a ça effectivement il y a le fait que finalement aussi euh euh bon évidemment sur le manque de moyens de l'éducation nationale on a parlé euh mais c'est pour ça ceux qui résultent mais en disant oin ils veulent des chaises c'est c'est un quand même un petit peu exagéré. Oui, mais surtout à ben voilà et surtout qu'en fait nos auditeurs ont sans doute des pour une bonne part des enfants ou des petits enfant.
Euh c'est vrai qui a envie de voir son gamin de euh 5, 10, 15 ans euh dans une classe surchauffée euh en été, sous-chauffé en hiver euh qui euh a envie en fait de faire en sorte qu'il travaille sur une table à demi-étruite. Personne. Donc la question des moyens dans l'éducation nationale, elle est importante. Le problème c'est que le mouvement a été immédiatement récupéré par la gauche, par les banlieux et cetera. Mais dans le fond, la revendication de fond, elle est légitime. Et c'est vrai qu'il y a des réformes profondes à faire euh de l'éducation nationale.
Euh après euh par exemple, on en parlait euh encore une fois un petit peu hors antenne, mais à l'air de l'IA, en fait, il y a énormément de choses à changer aussi. Bien sûr, bien sûr. Mais euh je je rebondis sur un point, c'est vrai que les euh vous parliez euh voilà des du matériel dans les classes et cette anecdote sur ces fenêtres qui sont dans beaucoup d'établissements scellés pour justement palier les suicides des de certains élèves pour empêcher les élèves de sauter par la fenêtre.
J'ai écouté ça euh sur BFM hier et donc forcément voilà donc les fenêtres sont scellées pour éviter ça mais la contrepartie c'est qu'en était on étouffe donc c'est vrai que et voilà il y a des problèmes malheureusement qui sont juste insolubles. Ouais voilà mais merci beaucoup Louis Rigodia effectivement voilà c'est toujours intéressant même. Merci Franck aussi d'ailleurs même oui bah c'est pas grave je garde ma ma nouvelle pour la semaine prochaine. J'ai pas dit la mienne non plus.
Donc on je trouve ça bien qu'on puisse aussi voilà parler et c'est toujours agréable et c'est ce qui est toujours agréable aussi c'est chers auditeurs quand à la fin de cette matinale vous prenez immédiatement votre téléphone ou votre ordinateur et vous allez sur soutenir.rc.fr pour nous faire un don. Pas vrai Franck ? Oui, ça ça vous donne le sourire et surtout nous ça nous encourage, ça nous entusiasme aussi et ça nous motive à faire de plus en plus d'opérations sur le terrain, de vous proposer des contenus toujours plus riches chaque matin et même nuit et jour sur Radio Courtoisie. Alors s'il vous plaît, aidez-nous en fonction de vos moyens. Soutenir.rc.fr, c'est capitalsoenir.rc.fr.
Merci d'avance. Voilà. Merci beaucoup. Et tout de suite, on écoute Alexandre Cormier Denis. Les Québécois auront-ils leur référendum ? C'est la question qu'on lui a posé.
[musique]
ligne droite et désormais nous allons commencer notre premier entretien. Ce premier entretien, il est avec Alex.