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DébatFrance 24 — Politique (sur Podcast)· 15 octobre 2026 41 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

Lecornu face aux crises, Marine Le Pen veut supprimer l'aide à l'Ukraine

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 14 %Attaque 63 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Quelle sera l'ampleur de la manifestation samedi prochain ?

  • 2:55RelanceRéponse partielle

    Les violences urbaines servent-elles d'excuse pour laisser le ministre de l'Éducation seul ?

  • 3:14RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que Sébastien Lecornu décrédibilise le mouvement lycéen ?

  • 9:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que les lycéens sont vraiment motivés et que le mouvement va reprendre après les vacances ?

  • 9:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'accusation de convergence des luttes par Lecornu est valable ?

  • 15:51OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on revoit le spectre des Gilets jaunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31PrésentateurFait
    « Marine Le Pen veut fermer le robinet du soutien à l'Ukraine, invoquant les difficultés budgétaires de la France. »
  • 1:34PrésentateurPromesse
    « Six mois de transition, puis coupe nette si elle est élue. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « clairement, il cherche en tout cas à le décrédibiliser, parce qu'objectivement, non. »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « il promulguait, puisque tel était son devoir, sa fonction de président de la République, mais que ce ne serait pas appliqué. »
  • 8:45InvitéFait
    « le seul et unique objectif, le plus important de Sébastien Lecornu, c'est de faire passer ce budget. »
  • 9:01InvitéFait
    « Roland Lescure, qui est quand même un ministre de poids, reconnaissons-le, qui est sur les médias et qui raconte les choses, il vous dit que la France sera en très, très grande difficulté. »
  • 11:51InvitéFait
    « c'est que je pense qu'il est en train de se profiler, c'est en fait une convergence des mécontentements portée par un mouvement social. »
  • 16:59Invité politiqueFait
    « ils s'attendent à quelque chose de dense, éventuellement avec des violences. »
  • 17:06Invité politiqueChiffre
    « J'entendais circuler des chiffres de l'ordre de 100 000, 150 000 à travers la France. »
  • 20:18InvitéChiffre
    « on a appris aujourd'hui que l'inflation atteint 3,1% dans notre pays, sans doute à cause du prix des carburants. »
  • 26:02InvitéFait
    « Nous étions évidemment d'accord pour maintenir toute une série de dispositifs visant à former leurs soldats, à former leur armée, à leur apporter y compris de l'aide en termes de matériel. »
  • 26:22InvitéFait
    « Mais nous ne pouvons plus financer l'Ukraine. »
  • 26:40InvitéFait
    « vous voyez la situation budgétaire de la France, nous n'en avons plus du tout les moyens. »
  • 28:42Invité politiqueFait
    « il faudrait être prêt à perdre nos enfants. »
  • 31:48InvitéFait
    « les Français ont compris qu'il y avait péril en la demeure »
  • 33:59InvitéFait
    « elle a demandé de ne plus payer à l'Europe »
  • 34:06InvitéFait
    « Marine Le Pen est une nationaliste »
  • 34:40InvitéFait
    « Il ne faut plus d'écologie, il faut supprimer toutes les attentes, toutes les organisations européennes à ce sujet »
  • 35:15Invité politiqueFait
    « Mélanie n'est pas du tout contre l'Europe »
  • 36:53Invité politiqueChiffre
    « même à Bruxelles, elle a modéré son discours, en fait modéré, elle demandait 11 milliards de baisse de la contribution française nette »
  • 37:19Invité politiqueChiffre
    « elle proposait d'économiser 11 milliards dans sa fameuse conférence de presse économique d'il y a quelques jours »
  • 37:26Invité politiqueChiffre
    « Hier, à Bruxelles, elle est redescendue à 5 milliards »
  • 37:47Invité politiqueFait
    « si la France baissait... »
  • 40:04Invité politiqueFait
    « Ou un isolationnisme pacifiste totalement hors de propos »

Temps de parole

  • Sébastien Lecornu22 %
  • Invité19 %
  • Invité 218 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 313 %
  • ?8 %

≈ 28,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:17
Locuteur

C

0:18
Présentateur

'est l'heure de Mardi Politique sur France 24, bienvenue à vous. Alors, quelle sera l'ampleur de la manifestation samedi prochain ? Les appels à se mobiliser ne constituent pas à eux seuls un mouvement social, mais ils peuvent en être le révélateur. Aujourd'hui, le malaise est commun, la même angoisse du futur, quand le monde est rugueux, avec une classe moyenne qui s'inquiète, la classe politique aussi peut s'inquiéter, des prix de l'essence qui flambent, des agriculteurs étranglés par les désastres climatiques, par-dessus l'inquiétude aussi des Lucéens sur leur avenir. Alors, certains prophétisent le retour des Gilets jaunes, qui avaient fait éruption en 2018.

Huit ans après les ronds-points, le décor est différent, mais le moteur reste le même, le sentiment d'être abandonné par ceux qui décident.

1:06
Locuteur

La

1:07
Présentateur

France insoumise, elle, rêve d'une convergence des luttes, selon l'idéologie bolivarienne transposée ici en France par Chantal Mouffe, la philosophe qui chuchote à l'oreille de Jean-Luc Mélenchon. Quant au gouvernement, il surveille la météo sociale en accusant les filles d'être à la manœuvre.

1:24
Locuteur

De

1:25
Présentateur

l'autre côté de l'échiquier politique, Marine Le Pen veut fermer le robinet du soutien à l'Ukraine, invoquant les difficultés budgétaires de la France. Six mois de transition, puis coupe nette si elle est élue.

1:37
Locuteur

On

1:38
Présentateur

en parle avec nos invités. Valérie Nataf, bonsoir. Bonsoir,

1:41
Locuteur

Roselyne. Vous êtes

1:41
Présentateur

éditorialiste à LCI, merci d'être avec nous. Catherine Tricot, directrice de la revue Regards, merci Catherine. Bonsoir, Roselyne. Vous êtes avec nous. Valérie Le Cable, éditorialiste politique au jour Libre Journal, merci d'être là. Bonsoir, Roselyne. Aujourd'hui, sur le Péran de l'Elysée, pour cette fois parler de l'aide aux agriculteurs, dont la colère est toujours très redoutée, mais il a été questionné sur la manif des lycéens. Selon lui, ce n'est plus un mouvement lycéen, mais des violences urbaines. On va l

2:21
Locuteur

'écouter.

2:24
Invité

Ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violences urbaines,

2:30
Locuteur

dont

2:31
Invité

d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours. Singulièrement, en zone urbaine précise, Paris, Créteil, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire,

2:44
Locuteur

et

2:44
Invité

dans lesquels il y a, pour le coup, un appel de violences qui est absolument épouvantable.

2:50
Locuteur

Je

2:50
Présentateur

commence par la minorité sur ce plateau, mon cher Henri. Alors que cet argument soit vrai ou non, ou à moitié, les violences urbaines, est-ce que ça lui sert en quelque sorte d'excuse pour laisser le ministre de l'Education se dépatouiller tout seul du dossier

3:10
Locuteur

des

3:12
Présentateur

lycéens ? Effectivement, Sébastien Lecornu, on a bien vu, lorsqu'il a dû parler des lycéens, il avait mélangé avec les agriculteurs, avec la dette, etc. Est-ce que ça veut dire qu'il décrédibilise le mouvement ? Parce que dans le fond, il ne peut pas faire autrement, il n'a rien à donner.

3:29
Locuteur

Oui,

3:30
Sébastien Lecornu

clairement, il cherche en tout cas à le décrédibiliser, parce qu'objectivement, non. On ne

3:33
Locuteur

peut

3:33
Sébastien Lecornu

pas dire ça, on ne

3:34
Locuteur

peut

3:34
Sébastien Lecornu

pas dire que ce soit d'abord un mouvement de violences urbaines. Oui, il y a des violences urbaines, mais ça ne résume pas en soi un mouvement lycéen qui est bel et bien là. Et on le voit jour après jour, on le trouve fondé ou non, mais le fait est qu'il y a des revendications qui sont quand même assez précises, qui sont des revendications lycéennes. Donc ça, ça existe. Mais en effet, cette posture de Sébastien Lecornu, oui,

3:57
Locuteur

il

3:57
Sébastien Lecornu

sert à ça, c'est-à-dire à tenter de le décrédibiliser, à éviter en réalité qu'il prenne de l'ampleur et surtout qu'il passe finalement les vacances de la Toussaint. C'est un petit peu ça l'idée, parce que traditionnellement, on sait qu'un gouvernement mise toujours sur des vacances en attendant qu'un mouvement de jeunesse s'étiole. Alors, ce n'était pas vrai, on l'a dit dix fois pour le CPE, mais enfin, le CPE, le projet était là.

4:21
Locuteur

Et

4:21
Sébastien Lecornu

donc, c

4:22
Locuteur

'est

4:22
Sébastien Lecornu

pour ça que ça avait enjambé les vacances, ça avait duré trois mois. Il

4:25
Locuteur

avait même

4:25
Présentateur

été promulgué, le CPE à l'époque.

4:28
Locuteur

Avec un tour

4:28
Sébastien Lecornu

de passe-passe absolument unique dans la cinquième,

4:30
Locuteur

c

4:30
Sébastien Lecornu

'est-à

4:31
Locuteur

-dire

4:31
Sébastien Lecornu

que pour les plus anciens d'entre nous, on se rappelle de Chirac venant sur l'opérance d'Elysée annoncer qu'il promulguait, puisque tel était son devoir, sa fonction de président de la République, mais que ce ne serait pas appliqué. Donc, c'était quand même un cas assez unique, j'imagine. Mais bref,

4:48
Locuteur

et

4:48
Sébastien Lecornu

donc, toute la démarche de Le Cornu, c'est celle-là. C'est en effet de laisser ses ministres en première ligne. Alors, vous dites celui de l'éducation, oui, mais enfin, celui qu'on a surtout vu, en tout cas, vraiment pendant une bonne partie de l'éducation que moi, c'est celui de l'intérieur, Laurent Nunez, avec les polémiques qu

5:02
Locuteur

'il

5:02
Sébastien Lecornu

y a pu avoir. Et en effet, et encore ce soir, oui, certes, Édouard Jeffrey, qui est lui aussi, j'allais dire, à la manœuvre, mais non, pas vraiment. Il n

5:09
Locuteur

'est

5:09
Sébastien Lecornu

pas à la manœuvre. D'abord, sa marge de manœuvre est réduite. Il

5:12
Locuteur

n'y a rien à manœuvrer.

5:13
Sébastien Lecornu

Et c'est pour ça, d'ailleurs, que les lycéens demandent autant à avoir rendez-vous avec le Premier ministre, parce qu'ils ont bien compris que c'est lui qui a les cordons de la bourse. Même pas, parce que c'est même pas ça. Il n

5:22
Locuteur

'y a

5:22
Sébastien Lecornu

pas vraiment de bourse. Peut-être qu

5:24
Locuteur

'il

5:24
Sébastien Lecornu

y

5:25
Locuteur

aura

5:25
Sébastien Lecornu

des arbitrages. Bon, j'ai bien dit qu

5:26
Locuteur

'on

5:26
Sébastien Lecornu

en reparlera. Des arbitrages, j

5:28
Locuteur

'ai

5:28
Sébastien Lecornu

vraiment trouvé pendant le débat. Mais surtout, ça montre quoi ? Ça montre que, en fait, ce gouvernement, il manque de poilure politique. Il manque de densité politique. C'est vraiment ça, je pense, la question centrale. Et c'est à ça qu'on assiste à cette manœuvre dilatoire

5:45
Locuteur

de la

5:45
Sébastien Lecornu

part de

5:46
Locuteur

Sébastien Lebrun. Mais grand

5:47
Présentateur

ministre, oui, c'est vrai qu'Edouard Geffray est arrivé au 20h de Gilles Boulot, Valéry Nataf, en disant, en quelque sorte, à la question qui lui était posée, pourquoi ces 3 000 postes ne sont pas affectés. Et il répond, parce qu'on a un problème d'outil, le logiciel ne marche pas.

6:05
Locuteur

Donc,

6:07
Présentateur

on comprend que Sébastien Lecornu délègue son ministre pour être ridicule à sa place, en fait. Alors,

6:14
Invité

je rejoins ce que vous dites et ce que vient de dire Henri. C'est vrai que ça manque de poils lourds politiques, mais quels sont les poils lourds politiques qui voudraient être dans un gouvernement

6:22
Locuteur

qui

6:23
Invité

se fera de toute façon à Rakhiri dans 6 à 7 mois maintenant et dans une situation, franchement, peu enviable ? Je ne sais pas lequel des politiques qui crient si fort sur ce gouvernement voudraient être en train de gérer la crise financière, la crise économique, la crise sociale, le mouvement des lycéens,

6:40
Locuteur

le

6:41
Invité

réchauffement climatique, évidemment. Donc, forcément, on a beaucoup de ministres techniciens et on a quelques ministres politiques, mais qu'on entend sur des sujets, si j'ose dire, annexes, c'est-à-dire la présidentielle, qui n'est pas un sujet annexe, surtout pas pour nous commentateurs politiques, mais qui, dans l'état actuel du pays, n'est pas le sujet central. Mais qu'ils

7:00
Locuteur

soient

7:01
Présentateur

poids lourds ou non, ça ne change pas. Et après, Catherine, ça ne change pas grand-chose. Ce n

7:06
Locuteur

'est

7:06
Présentateur

pas une histoire de poids lourds ou de peser. C'est peut-être d'avoir un

7:10
Locuteur

peu de métier. Est-ce qu'on voit bien ? Mais c'est

7:12
Présentateur

surtout une question

7:13
Locuteur

de ce que disaient les cordonnes.

7:15
Invité

Si vous mettez les choses un peu en perspective, ça va faire 10 ans qu'Emmanuel Macron est président de la République. Ça va faire 10 ans que c'est allé assez vite. Les Français ne sont pas contents pour une raison ou pour une autre. Le premier mouvement des Gilets jaunes, il commence à dater aujourd'hui. Il y a des revendications permanentes. C'est la combientième crise des agriculteurs depuis qu'on a Emmanuel Macron à l'Elysée. On n'arrive même plus à les compter, en fait, si vous voulez. Donc, on attend samedi éventuellement le retour des Gilets jaunes, qu'on avait entendu, et sont sortis ces lycéens.

Et encore, on n'a pas de réforme des retraites en ce moment, parce que sinon, on aurait tout le monde dans

7:52
Locuteur

la rue

7:52
Invité

pour

7:53
Locuteur

la

7:53
Invité

réforme des retraites. Donc, si vous voulez, on voit bien qu'on est dans un espèce d'essoufflement. Ça va au-delà de Sébastien Lecornu. Le pauvre Sébastien Lecornu fait ce qu'il peut. Sa méthode à lui, c'est de gagner du temps. Il lui reste six mois. C'est les six mois les plus longs de toute son existence, je pense. Et encore, on n'est pas sûr qu'il va être là dans six mois, parce que s'il est obligé d'utiliser les ordonnances, il sautera. Donc, ce n

8:16
Locuteur

'est

8:16
Invité

pas la chance qu'il

8:17
Locuteur

subisse. Il saut

8:17
Présentateur

automatiquement, s'il y a les

8:18
Locuteur

ordonnances ? Non,

8:20
Invité

parce qu'en fait,

8:21
Locuteur

j'ai fait un raccourci pour ne pas être

8:23
Invité

ennuieuse. Soit il prend le risque de faire le 49-3, mais

8:26
Locuteur

il

8:27
Invité

y a une motion de censure, il saute et le budget avec. S'il veut assurer la pérennité du budget, il sautera quand même, et tant pis pour lui, mais le budget perdurera, qui est quand même l'objectif. Aujourd'hui, ce qu'il faut bien se mettre dans la tête, c'est que le seul et unique objectif, le plus important de Sébastien Lecornu, c'est de faire passer ce budget. Pourquoi ? Parce que si on n'a pas de budget dans quelques semaines ou avant Noël, en tout cas, Roland Lescure, qui est quand même un ministre de poids, reconnaissons-le, qui est sur les médias et qui raconte les choses, il vous dit que la France sera en très, très grande difficulté. Et quand il dit ça, il sait ce qu'il dit.

Il dit que la France peut craquer complètement. Et donc, Lecornu, il a une obsession, c'est de faire passer son budget. Et d'ici là, de ne rien donner à personne, ou le minimum, parce qu'il n'a rien à leur donner. Oui,

9:19
Locuteur

c'est ça.

9:21
Invité

Donc, effectivement, il se planque, mais de temps en temps, il est obligé de sortir.

9:25
Locuteur

Alors,

9:25
Présentateur

Catherine, on va vous entendre sur, dans le fond, est-ce que vous pensez que les lycéens sont vraiment motivés et qu'après les vacances de la Toussaint, le mouvement va reprendre, ça va se réenclencher. Et puis, dans la rhétorique de Sébastien Lecornu, de dire que, dans le fond, que ce ne sont plus des violences urbaines qu'un mouvement lycéen, il accuse la France insoumise, parfois il la nomme, parfois il ne la nomme pas, de réussir à faire une sorte de convergence des luttes et de vouloir faire de petits feux un grand feu. Est-ce que cette accusation est valable ? Est-ce qu'elle est juste, d'après vous ? Je pense

10:11
Invité

que ça serait prêté beaucoup à Jean-Luc Mélenchon. Je ne

10:13
Locuteur

dis

10:13
Invité

pas qu'il ne l'espère pas, mais ce n

10:15
Locuteur

'est

10:15
Invité

pas lui qui décide. Ce

10:16
Locuteur

que

10:16
Invité

je veux dire, c'est que le fait qu'un mouvement social se développe, ne tient pas au fait que l'un des chefs de la gauche, de la droite, ou je ne sais, ou même un dirigeant syndical, l'appelle. Parce qu'on entend souvent des appels à la grève générale sans qu'elle n'advienne. C'est-à

10:32
Locuteur

-dire

10:32
Invité

que le fait que les choses se font ne relève pas d'une décision, d'un mot d'ordre qui part d'un QG, d'un parti ou d'un syndicat. Moi, ce qui me frappe... Pourtant, c'est quand même des vieilles habitudes...

10:46
Locuteur

Ce sont des vieilles

10:47
Invité

habitudes qui ne servent à rien, qui servent à jouer à la révolution. Mais on joue à la révolution. Les mouvements sociaux n'appartiennent pas

11:01
Locuteur

aux

11:02
Invité

partis politiques. Est-ce qu'ils leur donnent un débouché politique ? Ça,

11:06
Locuteur

c'est autre

11:06
Invité

chose.

11:06
Locuteur

Est

11:06
Invité

-ce qu'ils les légitimisent ? Est-ce qu'ils les soutiennent

11:10
Locuteur

? C'est à ça que servent les

11:12
Invité

députés et les filles qui

11:13
Locuteur

sont dans les manifestations. Est-ce qu'ils

11:14
Invité

légitiment les mouvements sociaux ? Est-ce qu'ils les soutiennent ? Est-ce qu'ils leur donnent un débouché politique ? Mais ce n'est pas eux qui peuvent, par eux-mêmes, par leur propre force, par leur propre rhétorique et discours, enclencher un mouvement social. Ça, c'est faux. C'est toujours faux. Il y en a d'ailleurs, et on est totalement surpris, tout le monde à la rentrée s'attendait à ce qu'il y ait des révoltes à propos de l'essence. Et c'est parti d'ailleurs. C'est parti d'un mouvement lycéen.

11:39
Locuteur

C

11:39
Invité

'est-à-dire que ce n'est pas vrai, qu'il y a des grands Manitou qui décident de ça. Par contre, ce que je crois, moi, qui me semble se profiler,

11:48
Locuteur

que

11:48
Invité

ça me plaise ou pas,

11:49
Locuteur

que

11:50
Invité

ça nous plaise ou pas, c'est que je pense qu'il est en train de se profiler. C'est en fait une convergence des mécontentements portée par un mouvement social. C'est-à

11:58
Locuteur

-dire,

11:58
Invité

le fait qu'il

11:59
Locuteur

y ait

11:59
Invité

des mécontents dans la société, ça, il y

12:01
Locuteur

en

12:01
Invité

a. Mais là, c'est porté par un mouvement social qui est extrêmement jeune, extrêmement dynamique, qui est joyeux. Moi, je les croise dans la rue.

12:09
Locuteur

Enfin,

12:09
Invité

tout ça, c'est... Pas toujours en fin de cortège. Ils sont très allants. Ils ont beaucoup d

12:14
Locuteur

'énergie. Oui, je ne parle pas des lycéens, mais ils sont allants. En fin

12:16
Invité

de cortège,

12:17
Locuteur

ils

12:17
Invité

sont très, très allants. D'abord, ils ne

12:19
Locuteur

sont

12:19
Invité

pas en fin de cortège, mais ils sont en début de cortège. Si vous avez fait longtemps

12:22
Locuteur

que vous n'êtes pas dans ces cortèges. C'est un

12:23
Présentateur

cortège où ça pète un peu.

12:24
Locuteur

Oui,

12:24
Invité

mais c'est totalement marginal. Franchement, moi, je pense que ça n'est rien. Franchement, ce n'est pas

12:30
Locuteur

qu'à tout... Des lycées qui brûlent. Non, il n'y a pas

12:32
Invité

des lycées qui brûlent.

12:33
Locuteur

Il y a eu un

12:34
Invité

hall du lycée de Nantes. Alors, le hall du lycée de Nantes, c'est extrêmement regrettable. Je ne suis pas là pour dire que c

12:40
Locuteur

'est

12:40
Invité

vrai. Mais focusser sur ça par rapport à ce qui est en train de se passer, à mon avis, c'est passer à travers, à côté de ce qui est en train de se passer.

12:47
Locuteur

Donc, vous dites aujourd

12:47
Invité

'hui,

12:48
Locuteur

la Catherine. C'est qu

12:49
Invité

'un, il y

12:49
Locuteur

a

12:49
Invité

un mouvement social...

12:50
Locuteur

Il n'y a

12:50
Invité

pas d'excitation de la part de la

12:53
Locuteur

bouche ? Non, mais qu'il

12:53
Invité

en espère, et je pense qu'il est en passe de le réussir. Ce que je crois qu'il peut faire réfléchir tout le monde, c'est qu'en fait, par exemple, Raphaël Glucksmann ne pourra pas aller dans cette manifestation. Et pourquoi ?

13:07
Locuteur

Il

13:07
Sébastien Lecornu

l'a déjà constaté. Il

13:08
Invité

l'a déjà constaté.

13:09
Locuteur

Parce

13:09
Invité

qu'en fait, ce mouvement...

13:11
Locuteur

Non, non,

13:11
Invité

ce

13:12
Locuteur

n'est pas le mouvement.

13:12
Invité

Ce sont les... C'est la manière dont les militants, les députés, les élus de LFI interdisent à Raphaël Glucksmann. Il

13:22
Locuteur

y a

13:22
Invité

un papier passionnant dans l'opinion ce matin d'Antoine Oberdorff qui raconte exactement ça. Les consignes faites pour empêcher, par exemple, Raphaël Glucksmann de venir dans les manifestations.

13:33
Locuteur

J

13:33
Invité

'entends bien. Je suis tout à fait d'accord avec vous que ça ne part pas de n'importe où, mais ça part aussi de quelque chose qui est assez profond. C'est que celui qui est porté dans les manifs, c'est Jean-Luc Mélenchon. Et aujourd'hui, ce qui est tout à fait possible, c'est que je ne crois pas que Mélenchon puisse initier ce mouvement social, mais que le mouvement social porte Jean-Luc Mélenchon. Ça, par contre, je

13:55
Locuteur

pense que c'est possible.

13:57
Invité

Ce qu'on constate dans les sondages, quand on le regarde, en particulier celui qui est sorti hier pour

14:02
Locuteur

l'Unifop, pour LCI,

14:03
Invité

qui est extrêmement intéressant, c'est que, quelle que soit la configuration, mais quelle qu'elle soit, qu'il y ait dix candidats pour être président de la République, il y en ait trois,

14:12
Locuteur

etc.,

14:14
Invité

Mélenchon ne bouge pas. Il est à 15-16, il ne bouge pas. Rien ne l'atteint. C'est-à-dire que, dans la continuité de ce que vous êtes en train de dire, bien sûr qu'il n'a pas initié les choses, mais je pense qu'il les a récupérées, en fait, à son profit. C'est-à-dire qu'aujourd'hui,

14:29
Locuteur

la colère,

14:30
Invité

il a une façon d'attirer à lui l'empathie de tous ces gens qui sont en colère, qui est assez fascinante, je trouve, à regarder. Même s'il faut qu'il fasse attention, parce que pour la grande majorité des Français, les violences sont extrêmement condamnables, en tout cas celles qu'ils voient à la télévision. Toutes les gardes à vue, tous ces jeunes qui ont été en garde à vue, etc., sans qu'il n

14:54
Locuteur

'y ait

14:54
Invité

rien derrière, d'ailleurs, de condamnation, etc. Et il ne faudrait pas que,

14:59
Locuteur

pour

15:00
Invité

Jean-Luc Mélenchon, qu'il soit assimilé à ces violences. Mais en revanche, ce qu'il réussit très bien à faire, c'est à récupérer les revendications. C

15:07
Locuteur

'est ce que disait

15:08
Présentateur

Valérie, quand ils vont dans les manifs. Au début, ils étaient accusés, justement, de mettre de l'huile sur le feu. Et là, ils sont arrivés avec

15:16
Locuteur

leur tricolore. Ils ont mis des

15:20
Invité

bracelets blancs

15:21
Locuteur

sur

15:21
Invité

le truc en disant, « Attendez, les méchants policiers sont en train de vous attaquer, nous, on va vous protéger. » Et donc, on voit cette espèce. Alors, c'est difficile, on va voir si ça dure après. Mais c'est un peu comme si ça se solidifiait. Marine Le Pen, hier, elle a dit, « Mes sondages sont en train de devenir plus solides, parce qu'elle est toujours très dubitative sur les sauvages. » Et Mélenchon, on a l'impression que c'est ça. Qu'on se dit, mais quand est-ce qu'il va redescendre, en fait ? C'est ça, la

15:47
Présentateur

question. Henri, après Valérie, Henri, est-ce qu'on parle, certains revoient le spectre des Gilets jaunes, ce mouvement qui était né sur les ronds-points de manière totalement spontanée, sans aucun parti politique, pour le coup, derrière. D'ailleurs, ils ont tout réfuté de qui que ce soit. Ils n'ont accepté personne dans

16:12
Locuteur

leur rang. Il y a eu des

16:13
Sébastien Lecornu

évolutions post-mouvement.

16:15
Locuteur

Oui, d'accord. Les évolutions, elles ont été aussi dans

16:18
Présentateur

la

16:18
Locuteur

violence.

16:22
Présentateur

Au début, ce mouvement

16:24
Locuteur

avait quelque chose de tout à fait

16:25
Présentateur

légitime et d

16:27
Locuteur

'assez

16:27
Présentateur

sympathique.

16:28
Locuteur

Ce

16:28
Présentateur

qui n

16:28
Locuteur

'a

16:28
Présentateur

pas été le cas après. Mais est-ce qu'aujourd'hui, est-ce que c'est un fantasme médiatique ?

16:33
Locuteur

Un

16:33
Présentateur

fantasme des forces de l'ordre qui se dit, oh là là, on va agréger tout.

16:38
Locuteur

Où il y a une réelle

16:39
Sébastien Lecornu

possibilité ? Oui, il y

16:41
Locuteur

a

16:41
Sébastien Lecornu

une vigilance qui

16:42
Locuteur

est

16:42
Sébastien Lecornu

extrême. C'est vrai que l'exécutif, il a l'œil rivé sur cette journée de samedi. Non, ce n

16:49
Locuteur

'est

16:49
Sébastien Lecornu

pas un fantasme. Néanmoins, quand on voit les notes qui circulent, notamment des renseignements territoriaux, etc., ils s'attendent à quelque chose de dense, éventuellement avec des violences. En effet, comme il y en a eu assez rapidement dans le mouvement des Gilets jaunes il y a huit ans. Mais pas une masse énorme. J'entendais circuler des chiffres de l'ordre de 100 000, 150 000 à travers la France. De

17:11
Locuteur

150 actions

17:15
Invité

et une soixantaine de manifs. Surtout le territoire.

17:17
Locuteur

Exactement, ce n'est pas la

17:19
Sébastien Lecornu

grande vague. On verra bien. Mais cela dit, bien entendu qu'il

17:23
Locuteur

y a

17:23
Sébastien Lecornu

une vigilance qui est grande. Après,

17:25
Locuteur

est-ce

17:25
Sébastien Lecornu

que c'est très... Parce que c'est vrai que c'est... Alors convergence des luttes ou pas, j'en sais rien si la théorie des focaux soit se vérifiée ou non. Mais c'est vrai qu

17:34
Locuteur

'il

17:34
Sébastien Lecornu

y a quand même beaucoup d'appels, beaucoup de catégories qui seront là. Mais il y a quand même d'abord, c'était quand même la vie chère à l'origine, ce mouvement-là. Et puis évidemment le

17:43
Locuteur

carburant. Et

17:44
Sébastien Lecornu

donc c'est plutôt, comment dire, ce n

17:46
Locuteur

'est

17:46
Sébastien Lecornu

pas un mouvement de lycéens qui est quand même très catégoriel. Est-ce que c'est vraiment judicieux de la part des lycéens d'avoir appelé, parce qu'en effet maintenant il y

17:53
Locuteur

a

17:53
Sébastien Lecornu

des appels

17:54
Locuteur

tout à fait officiels,

17:55
Sébastien Lecornu

à rejoindre ce mouvement ? Pas forcément, parce que c'est vrai que le risque,

17:59
Locuteur

c

17:59
Sébastien Lecornu

'est aussi que leurs revendications, qui sont encore une fois assez concrètes, qui sont écoutées. Et d'ailleurs, pardon, je fais une parenthèse, mais quand on dit qu

18:05
Locuteur

'il

18:05
Sébastien Lecornu

n

18:05
Locuteur

'y a

18:05
Sébastien Lecornu

absolument aucune marge de manœuvre, non, ce n

18:07
Locuteur

'est

18:07
Sébastien Lecornu

pas vrai. D'abord, on a bien vu avec les petits gestes du ministre Jeffrey, qui concerne certes quelques dizaines de millions, une cinquantaine sur le recrutement, d'une part les 3000 profs,

18:18
Locuteur

ça

18:18
Sébastien Lecornu

qu'on a retrouvé grâce à un

18:19
Locuteur

logiciel surgit de nulle

18:21
Sébastien Lecornu

part, un chiffre un peu magique, mais également de recrutement presque en urgence de professeurs pour remplacer. Donc il y a ça, mais il y a également d'autres possibilités qui pourront surgir de la discussion budgétaire, notamment le 12 novembre, quand il s'agirait de...

18:36
Présentateur

Il

18:37
Sébastien Lecornu

y a une marge de manœuvre entre un milliard, deux milliards, entre un

18:39
Locuteur

milliard. Ils viennent de les perdre

18:40
Invité

avec un votant contre l'abattement fiscal.

18:43
Locuteur

Eh bien, c'est bien ça. Un milliard qu'à ça.

18:45
Sébastien Lecornu

Voilà,

18:45
Locuteur

c

18:45
Sébastien Lecornu

'est que dans ce

18:46
Locuteur

pays... Ils viennent de les perdre.

18:47
Sébastien Lecornu

Non,

18:47
Locuteur

non,

18:47
Sébastien Lecornu

non, parce qu'il n

18:47
Locuteur

'y a

18:47
Sébastien Lecornu

pas que ça. C

18:48
Locuteur

'est une première lecture. Non, non, il n'y

18:50
Sébastien Lecornu

a pas que ça comme source possible. Mais ça, en revanche, ça illustre à quel point dans ce

18:54
Locuteur

pays, il y a

18:55
Sébastien Lecornu

toujours... Oui, non, mais bien

18:56
Locuteur

sûr. Mais quand

18:56
Sébastien Lecornu

on voit qu'y compris les députés Horizon, au moment où leur candidat demande de faire des efforts sur les retraites, que les députés Édouard-Philippe, que leurs députés ne soient même pas capables de faire ce petit

19:08
Locuteur

sacrifice. Ce petit geste, ça en

19:10
Sébastien Lecornu

dit long quand même sur la manière dont, dans ce pays, décidément, on privilégie d'abord les retraites et on s'intéresse ensuite de très, très loin à la jeunesse. Mais bref, il y a des marges de manœuvre comme ça. Donc, ce que je veux dire, c'est que les lycéens auraient peut-être intérêt à garder leur lutte pour eux en quelque sorte. Et on verra en effet cet agglomérat. Mais quand même, le cornu a fait attention déjà à répondre un peu les mesures sur le diesel, les promesses sur les tarifs gaz et électricité, la manière dont ils traitent aujourd'hui même les agriculteurs. Parce qu'en réalité, c'est de ça dont tape le gouvernement.

C'est vraiment une grosse colère des agriculteurs en novembre, en décembre. Là-dessus, il y

19:42
Locuteur

a

19:42
Sébastien Lecornu

une vraie crainte dans l'exécutif.

19:44
Invité

Valérie, sur le retour des Gilets jaunes. Sur le 17 octobre, on l'a

19:49
Locuteur

dit,

19:49
Invité

il y a eu une préoccupation, non pas une anxiété ou un traumatisme sur ce qui va se passer samedi. Donc, 250 actions, une soixantaine de manifestations. C'est vrai que la différence entre les revendications des lycéens, qui sont par exemple sur le site Agora, sur lequel ils doivent remplir des contributions, 75% concernent les rythmes scolaires. Donc, ce n

20:13
Locuteur

'est

20:13
Invité

pas sur les ronds-points qu'ils vont aller négocier les rythmes scolaires. Par ailleurs, on a appris aujourd'hui que l'inflation atteint 3,1% dans notre pays, sans doute à cause du prix des carburants.

20:24
Locuteur

Et

20:25
Invité

que donc, cette revendication sur la vie chère et comment faire, parce que ça devient de plus en plus difficile pour un nombre croissant de Français.

20:34
Locuteur

Mais

20:34
Invité

il y a un petit signal faible. Est-ce que vous avez entendu Marion Maréchal, qui est donc désormais, d'une certaine manière, dans l'équipe de campagne, j'espère ne pas faire convulser Jordan Bardella en disant ça, mais Marion Maréchal a dit qu'elle avait soutenu le mouvement des Gilets jaunes en 2018, elle ne le soutenait pas samedi.

20:53
Locuteur

Ça

20:53
Invité

veut dire qu'il y a,

20:55
Locuteur

dans

20:56
Invité

la perspective d'une victoire annoncée de Marine Le Pen, on verra ce qu'il en sera, il y a la crainte d'un mouvement qui soit hors de la main de tous ceux qui pourraient essayer de l'encadrer. Je trouve que cette manière de se distancier du mouvement qui risque d'arriver, j'en sais rien, on verra, samedi, est intéressante, parce que ça veut dire que Marine Le Pen

21:17
Locuteur

ne

21:18
Invité

veut pas d'un pays dans une forme de jacquerie,

21:22
Locuteur

révolution,

21:23
Invité

on appellera ça comme on veut, si elle doit prendre les rênes de ce pays d'ici 5, 6, 7 mois,

21:30
Locuteur

je

21:30
Invité

ne

21:30
Locuteur

sais

21:30
Invité

plus, je n'arrive plus

21:31
Locuteur

à

21:31
Invité

contener. 6 mois. Merci beaucoup.

21:33
Présentateur

Catherine,

21:33
Locuteur

vous

21:33
Présentateur

vouliez, et après on passera à un autre sujet, si vous le voulez bien.

21:36
Invité

Non, ce que je voulais dire, c'était que, en fait, je pense que le niveau de mécontentement et de colère est bien plus profond que vous ne semblez le dire. C'est-à-dire qu'en fait, je ne crois pas que la question porte sur un milliard, par exemple, vous parlez des 10%. Je pense que les retraités sont super pas contents. Qu'on considère les retraités comme des retraités aisés

22:00
Locuteur

à

22:01
Invité

partir de 1 200 euros par mois, c'est quand même…

22:04
Locuteur

Ce

22:04
Invité

n

22:04
Locuteur

'était

22:04
Invité

pas l'objet du vote de ce matin. Non,

22:06
Locuteur

mais les dix… C'était de

22:06
Invité

baisser le plafond

22:08
Locuteur

sur lequel porte la balle. Alors, laissez

22:10
Invité

-moi terminer. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a de l'offense faite aux fonctionnaires à qui, pour la cinquième année consécutive, on n'augmentera pas le point d'indice. 3%, ça veut dire qu'en fait, ils en sont à plus de 15, 17% de pertes de salaire. Les professeurs qui sont les plus mal payés d'Europe, les retraités que l'on considère à 1 200 euros comme des riches, les pompiers qui n'ont pas les moyens pour faire leur boulot, les lycéens qui n'ont pas de prof, qui ont un toit qui leur tombe sur la tête, etc. C'est-à

22:38
Locuteur

-dire

22:38
Invité

que le niveau de mécontentement est très important, mais par contre, là où je m'inscris en faux de ce que vous avez venu de dire, c'est qu'il y a beaucoup de marge de manœuvre. Bercy vient de rendre public son chiffre, 166 milliards

22:54
Locuteur

sont

22:55
Invité

donnés aux entreprises chaque année.

22:57
Locuteur

C

22:57
Invité

'est 10%. Donc

22:58
Locuteur

vous êtes en train de nous dire

22:59
Présentateur

qu'on est un pays riche ? Absolument.

23:00
Invité

On est la septième puissance mondiale. On est la septième économie mondiale. Donc nous sommes un pays riche. Donc on

23:06
Locuteur

est riche, on a un pactole quelque part.

23:08
Invité

Non, on n'a pas un pactole quelque

23:09
Locuteur

part. On

23:10
Invité

a un pactole.

23:10
Locuteur

Je me suis dit, elle sait peut-être où est le trésor d

23:13
Invité

'Edmond Dantès.

23:14
Locuteur

Mais elle le

23:15
Invité

sait. Elle le sait. C'est-à-dire que la position... Hier, j'ai écouté la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon à propos de ses propositions économiques. Il rappelait que sous Jacques Chirac, le taux d'imposition des entreprises était de 50%, qu'il a été progressivement ramené à aujourd'hui 25%. Ça veut dire qu'aujourd'hui, les entreprises sont deux fois moins imposées que du temps de Jacques Chirac, qui n'était pas un révolutionnaire.

23:38
Locuteur

Vous

23:38
Invité

savez pourquoi

23:39
Locuteur

?

23:39
Invité

Donc ça veut dire que... On est dans un ensemble européen. D'accord. La concurrence entre pays européens

23:45
Locuteur

et la monnaie unique implique un certain nombre de choses. Et on a

23:48
Invité

accompagné cette baisse des impôts d'aides considérables avec des aides aux entreprises, des aides de toutes sortes, des moyens de sortir de l'argent, d'aller s'exonérer, du paiement. Vous savez très bien que Total ne paye pas d'impôts en France,

24:02
Locuteur

ce qui est absolument insensé. Oui, à chaque fois, vous le rappelez en cette émission. Et j

24:05
Invité

'ajoute un dernier élément, que la France est devenue le deuxième pays au monde en termes de versement de dividendes. Ça veut dire qu'en fait, nous sommes la septième puissance mondiale qui n'y

24:16
Locuteur

a

24:16
Invité

jamais eu autant de pauvres en France. Non mais par contre, ce que je veux dire, c'est que ça, ça nourrit la colère. Ça, ça nourrit... Il n'y a pas... Ce n'est pas vrai qu'il faut faire 54 milliards et qu

24:25
Locuteur

'il

24:25
Invité

n

24:25
Locuteur

'y a

24:25
Invité

pas d'argent. Il y a de l'argent. Sur

24:29
Locuteur

les

24:29
Invité

chômeurs, sur les fonctionnaires, sur les retraités.

24:31
Locuteur

Je pense que la démonstration

24:34
Invité

que vous faites là, tout le monde y souscrit. Ah bon, c'est parfait. Tout le monde y souscrit. Simplement, ça fait dix ans que c'est comme ça. Que ça a continué pendant dix ans.

24:43
Locuteur

Macron,

24:43
Invité

on

24:43
Locuteur

a

24:44
Invité

fait ça.

24:44
Locuteur

C'est Hollande qui a commencé cette politique. Et personne ne voit...

24:47
Invité

Attendez,

24:47
Locuteur

Macron est ministre de l

24:48
Invité

'économie.

24:50
Locuteur

Je

24:50
Locuteur non identifié

vais

24:50
Locuteur

terminer

24:51
Invité

ma

24:51
Locuteur

phrase, c'est possible.

24:52
Invité

Et personne ne voit comment dans les six prochains mois,

24:55
Locuteur

ils

24:55
Invité

vont changer les choses. C'est tout ce qu'on dit. On ne dit rien d'autre, en fait.

24:58
Locuteur

Et ce qu'a dit Sébastien

25:00
Invité

Lecornu tout à l'heure, il a dit il

25:01
Locuteur

y

25:01
Invité

a une échéance. Il a dit aidez-moi les candidats à la présidentielle. Il y a une échéance démocratique. Ne mettez pas tout sur la tête. Il ne fait qu'une proposition, c'est de continuer à baisser les charges sociales et alimenter le discours qu'en France, on serait

25:15
Locuteur

un pays qui ont fait croire que

25:17
Invité

la France est au bord de la banqueroute. Ce n'est pas

25:20
Locuteur

vrai.

25:20
Présentateur

D'accord. On va parler de Marine Le Pen qui veut supprimer l'aide de la France à l'Ukraine. 6 milliards par an, c'est ce que donne en tout cas la France depuis 2022. Est-ce une question légitime et à la fois, n'est-ce pas une trahison de l'esprit de solidarité, notamment venant d'un pays fondateur de l'Union européenne ? Marine Le Pen, en quelque sorte, se range du côté de Donald Trump et de l'AFD aussi en Allemagne. L'Allemagne qui paye beaucoup plus. Henri,

25:54
Locuteur

je

25:54
Présentateur

vous propose qu'on écoute Marine Le Pen pour comprendre de quoi il est question et on en

26:00
Invité

reparle.

26:01
Locuteur

Nous

26:02
Invité

étions évidemment d'accord pour maintenir toute une série de dispositifs visant à former leurs soldats, à former leur armée, à leur apporter y compris de l'aide en termes de matériel. Mais nous ne pouvons plus financer l'Ukraine. Donc, ce financement cessera. cessera et je crois qu'il est encore une fois œuvre d'honnêteté que de le dire d'ores et déjà au président Zelensky plutôt que de lui faire croire que l'on pourrait continuer indéfiniment à financer l'Ukraine alors qu'objectivement, vous voyez la situation budgétaire de la France, nous n'en avons plus du tout les moyens.

26:46
Présentateur

Alors, là, on ne sait pas si elle parle de l'aide directe ou l'aide des prêts, je crois, à l'Ukraine. Alors, est-ce que c'est payant électoralement ? Parce que les gens vont dire oui, il y avait la France aux Français, maintenant c'est l'argent de la France aux Français et à la fois trahir ce qu'est la France, un pays fondateur de l'Europe et un pays des droits de l'homme tout de même.

27:12
Sébastien Lecornu

Oui,

27:12
Locuteur

il y a cette idée-là de

27:14
Sébastien Lecornu

solidarité, mais pour la première question, est

27:16
Locuteur

-ce

27:16
Sébastien Lecornu

que ça peut être payant électoralement ? Moi, je crains que oui parce que c'est vrai que bien évidemment quand vous dites ben voilà, cet argent-là qui ne vous profite pas à vous au moment ou alors qu'on soit dans votre démonstration ou non, les Français, la plupart, ont quand même l'impression que l'argent est compté, ils le voient bien avec tout ce qu'on entend notamment sur la nécessité de réduire les déficits budgétaires et les déficits des finances publiques.

Bref, c'est vrai que l'idée de garder cet argent pour nous, entre guillemets, plutôt que d'aller aider l'Ukraine avec, bien sûr que ça peut payer électoralement, notamment quand même à un moment où au bout de 4 ans, malheureusement, l'idée de soutien à l'Ukraine s'effrite en France comme ailleurs en Europe. Alors après, mais sauf que évidemment les choses ne marchent pas comme ça, c'est vrai que ce qu'il faut arriver à démontrer, c'est que l'Ukraine et surtout de faire barrage à Poutine, mais barrage militairement, barrage de manière très concrète, c'est vrai que pour nous, c'est tout simplement une question existentielle.

C'est d'ailleurs quand même ces 2-3 dernières années ce qu'a vraiment essayé de faire passer Macron comme message, mais qui n'est pas toujours passé, parce que vous savez, la menace existentielle russe, quand même qui n'a jamais été, comment dire, présentée de manière aussi explicite, non seulement par les dirigeants politiques, mais également, il y a quelques mois, par le chef d'état-major des armées, qui a parlé d'une opération russe dangereuse en Europe et donc par contre-coup en France, même s

28:34
Locuteur

'il

28:34
Sébastien Lecornu

ne s'agit pas d'un conflit conventionnel sur notre sol, néanmoins vraiment de cette offensive dangereuse, avec des mots qui ont choqué plus qu'autre chose quand il a dit qu

28:42
Locuteur

'il faudrait

28:42
Sébastien Lecornu

être

28:43
Locuteur

prêt à

28:43
Sébastien Lecornu

perdre nos enfants. Donc, c'est vrai que ce sont des choses, d'abord, ça mérite d'être dans le débat politique, ça c'est indéniablement, moi je juge que, on peut ne pas s'approuver, personnellement, ce n

28:52
Locuteur

'est

28:52
Sébastien Lecornu

pas comme ça que je vois les choses, néanmoins, le fait que Marine Le Pen, elle ne sera pas la seule, parce qu'en réalité, on voit bien que chez d'autres aussi, chez par exemple, Jean-Luc Mélenchon, je ne

29:01
Locuteur

suis

29:01
Sébastien Lecornu

pas sûr que la fibre de protection de l'Ukraine soit très forte non plus,

29:07
Locuteur

je

29:07
Sébastien Lecornu

veux dire qu'il

29:07
Locuteur

y a

29:07
Sébastien Lecornu

quand même, mais que ce soit dans le débat politique, ça n'a rien de choquant.

29:12
Invité

Ça

29:12
Locuteur

n

29:12
Invité

'a rien de choquant, mais moi je voudrais qu'on change la focale, bien sûr, l'Ukraine mérite, et le soutien à l'Ukraine mérite d'être dans le débat public, que

29:19
Locuteur

ce

29:19
Invité

soit avec Marine Le Pen, que ce soit avec Jean-Luc Mélenchon, mais c'est étonnant quand même qu'on cite ces deux candidats, ce sont les deux candidats dont les liens avec la Russie ont été le plus critiqués, dénoncés, c'est étonnant de la part

29:34
Locuteur

de

29:35
Invité

Marine Le Pen, enfin bon, Zemmour,

29:37
Locuteur

pour l

29:38
Invité

'instant, dans le débat politique, on ne l'entend pas beaucoup,

29:40
Locuteur

on l'entendra sans doute.

29:44
Invité

Marine Le Pen, qui avait pris ses distances avec Donald Trump, comme par hasard, elle fait cette sortie quelques heures seulement après ce que Vladimir Zelensky a appelé la trahison de Donald Trump. Donc, ce qu'il faut voir, c'est que la dédiabolisation de Marine Le Pen, on pourra parler de Jean-Luc Mélenchon si vous voulez, mais la dédiabolisation de Marine Le Pen sur un certain nombre de sujets ne culte pas ses racines profondes qui ne sont pas pro-européennes, qui sont proches de la Russie, proches de Donald Trump et qui donc devraient nous inquiéter. Et je fais une toute petite insiste qui n'est pas de politique étrangère mais de politique nationale.

Vous avez entendu Marine Le Pen attaquer le président du Conseil constitutionnel,

30:27
Locuteur

Richard Ferrand, et le gouverneur de la Banque de France,

30:29
Invité

Emmanuel

30:30
Locuteur

Moulin.

30:31
Invité

Là, les accents trumpistes, on les entend loud and clear, si j'ose

30:34
Locuteur

dire.

30:34
Sébastien Lecornu

Oui, on entend ça

30:35
Locuteur

sur la constitution également, chez Rotaillot. Juste une parenthèse,

30:38
Sébastien Lecornu

je

30:38
Locuteur

trouve

30:38
Sébastien Lecornu

que c'est dangereux à quel point justement on remet en question, et ça dans tous les grands politiques, on remet en question les grandes institutions,

30:44
Locuteur

la constitution, etc. Moi, je suis

30:47
Invité

extrêmement contente que Marine Le Pen ait fait cette déclaration parce que le pire aurait été qu'elle se cache derrière son petit doigt et qu'elle ne dise pas les choses telles qu'elles sont. Donc aujourd'hui, le sujet est posé sur la table. Marine Le Pen ne continuera pas à soutenir l'Ukraine. Et moi, je suis plus optimiste que vous, Henri, je pense que les Français n'aimeront pas cette déclaration. Je pense que les Français, ils ont tout à fait compris que l'Ukraine est la tête de pont de la défense de l'Europe vis-à-vis de l'agression russe qui est vis-à-vis, qui est beaucoup plus large, comme on l'a vu partout. Les Pays-Baltes ont été attaqués, il y a eu Liepssig, il n

31:28
Locuteur

'y a

31:28
Invité

pas une journée qui

31:29
Locuteur

se passe. On est attaqués en guerre hybride, comme

31:31
Sébastien Lecornu

on dit.

31:31
Invité

En guerre hybride, oui, mais je veux dire, Vladimir Poutine est clairement en train de tester les capacités de résistance de l'OTAN. Ça ne riposte pas beaucoup et tant mieux d'ailleurs parce que si ça ripostait, on ne sait pas trop où on irait. Mais je pense que les Français ont compris qu'il y avait péril en la demeure et je pense qu'ils sont bien contents pour la plupart d'entre eux d'avoir une armée d'Ukrainien courageux qui sont là en train de tenir la ligne de front et de protéger l'Europe. Moi, c'est comme ça que je vois les

32:00
Locuteur

choses. C'est

32:00
Invité

peut-être comme ça qu'on pense dans les salons parisiens.

32:02
Locuteur

Non, ce ne se passe pas dans les salons parisiens.

32:04
Invité

Mais non, il y a eu des tas de sondages qui ont été faits de soutien de la France à l'Ukraine. Il y a eu plusieurs sondages qui ont été faits dans ce sens.

32:13
Locuteur

En

32:13
Invité

tout cas, les choses sont éclaircies parce qu'à un moment, Marine Le Pen disait non, je ne suis pas proche de la Russie, non, le fait que j'ai été financé par eux ne compte pas, etc. Maintenant, on sait qu'elle est sur la même ligne effectivement que Jean-Luc Mélenchon et au moins, les gens vont voter en connaissance de cause. Et ce qui s'est passé hier aussi est intéressant. Je ne

32:31
Locuteur

sais

32:31
Invité

pas si c'est prévu plus tard qu'on en parle. Mais cette histoire de contribution à l'Union européenne,

32:36
Locuteur

elle

32:37
Invité

est très isolée dans sa demande de diminuer

32:39
Locuteur

la

32:40
Invité

contribution à

32:41
Locuteur

l'Union européenne. Elle ne peut pas

32:42
Présentateur

demander en même temps le secours de la BCE.

32:45
Invité

Exactement. Elle demande le secours des uns et des autres

32:47
Locuteur

mais elle

32:47
Invité

ne veut pas payer et elle veut réduire sa contribution à l'Union européenne. et je voudrais juste terminer par dire que du temps de Viktor Orban sur la ligne de qui elle est très clairement, avec qui elle est à l

33:00
Locuteur

'Union

33:00
Invité

européenne, elle est avec l'AFD, elle n

33:03
Locuteur

'est

33:03
Invité

pas du tout, on parle tout le temps de Georgia Meloni,

33:05
Locuteur

elle n'est pas du tout dans le groupe de Georgia Meloni.

33:07
Invité

Elle est avec l'AFD, elle est avec Vox de l'Espagne et elle était avec Viktor Orban. Donc avec les extrêmes des extrêmes. Et excusez-moi, quand Viktor Orban était à la tête de son pays, il était très isolé. Je ne crois pas à moi qu'elle ait une position qui tienne la route durablement d'un point de vue international et je pense que la France, grande puissance mondiale, comme on a dit et comme ça a été dit, ne peut pas se marginaliser en adoptant ce type de position.

33:36
Sébastien Lecornu

Oui, pas avec l'AFD, juste...

33:37
Locuteur

Non, si elle est avec l'AFD. Non, elle est dans

33:41
Invité

le même groupe.

33:42
Locuteur

Non, non, ils le sont plus. Ils ont rompu. Ils ont justement ils ont refait un groupe exprès pour récarter l'AFD. C'est peut-être un peu ancien, c'est possible.

33:50
Présentateur

C

33:50
Locuteur

'était avant ça. Ok, autant pour moi. Catherine, votre avis là-dessus ?

33:54
Invité

Mon avis là-dessus, c'est que Marine Le Pen a fait une conférence de presse hier dans laquelle elle a fait ses annonces et qu'en effet, elle a demandé de ne plus payer à l'Europe et qu'au fond, elle a dit son projet. Et son projet, ce n'est pas un projet européen, c'est un projet nationaliste. Marine Le Pen est une nationaliste. Et d'ailleurs, elle a commencé en espérant que l'année 2027 qui va voir quatre grands pays européens s'exprimer, vont pouvoir porter au pouvoir ses amis politiques. à commencer par Vox en Espagne, Madame Méloni qui est déjà installée et qui espère... Voilà. Et donc, le projet de Marine Le Pen est un projet d'Europe, des nations, comme elle dit, c'est-à

34:31
Locuteur

-dire

34:31
Invité

en fait un projet nationaliste avec les extrêmes droites au pilotage. Et tout son discours, absolument tout son discours, allait dans ce sens-là. Il ne faut plus d'écologie, il faut supprimer toutes les attentes, toutes les organisations européennes à ce sujet, il ne faut plus que l'Europe ait des responsabilités en matière de santé, etc. Donc, elle était sur un mode de repli dans son précaré national, alors qu'on sait très bien que les questions mondiales dominent de plus en plus. Et donc, c'est une anti-européenne, c'est une nationaliste. Et donc, dans ce cadre-là,

35:08
Locuteur

elle

35:09
Invité

est du côté des autres nationalistes qui s'appelle Orban, qui s'appelle Mélanie, mais qui s'appelle Poutine et qui s'appelle Trump.

35:15
Sébastien Lecornu

Mélanie n'est pas du tout contre l'Europe.

35:18
Invité

Écoutez, je pense que Mélanie est une nationaliste

35:22
Locuteur

d

35:22
Invité

'extrême droite. Donc, ce que je crois,

35:25
Locuteur

c

35:25
Invité

'est que Mme Mélanie...

35:26
Locuteur

Elle est

35:27
Sébastien Lecornu

une nationaliste, mais pas contre l'Europe.

35:28
Invité

Non, mais je viens de dire que c'est une

35:29
Locuteur

Europe des nationalistes et que du point de vue des nationalistes... Oui, mais elle ne se comporte

35:33
Présentateur

pas en tant que telle.

35:34
Locuteur

Non, mais c'est ça. Elle ne met aucun bâton dans les routes d

35:36
Invité

'Europe. Ce que je dis, elle met d'autant moins de bâtons d'entre les routes que de l'Europe que c'est l'Italie qui est un des premiers

35:43
Locuteur

bénéficiaires de la politique européenne.

35:45
Invité

On verra quand il n'en sera plus ainsi. Ce que je peux vous dire,

35:48
Locuteur

c

35:48
Invité

'est que Mme Mélanie est une femme d'extrême droite et que Mme

35:51
Locuteur

Le

35:51
Invité

Pen

35:52
Locuteur

et Mme

35:52
Invité

Mélanie et

35:53
Locuteur

les tornevaux et

35:54
Invité

les vengeants de l'AFD, etc., sont tout à fait d'accord pour faire une Europe comme ils disent des nations. Et donc, dans ce cadre-là, qu'elle veuille retirer tout soutien à l

36:06
Locuteur

'Ukraine,

36:06
Invité

c'est tout à fait logique. En tant que nationaliste et en tant qu'allié idéologique de Poutine qui est un nationaliste viriliste, violent comme son camarade Trump et comme Marine Le Pen l'est. Henri, vous

36:20
Locuteur

voulez dire ?

36:22
Sébastien Lecornu

Autant en 2022, il n'y

36:23
Locuteur

a

36:23
Sébastien Lecornu

pas eu de débat pour les raisons, on le sait, la présidentielle a vraiment été escamotée. Autant là,

36:27
Locuteur

il

36:27
Sébastien Lecornu

faut qu'il

36:27
Locuteur

y ait

36:27
Sébastien Lecornu

le plus de débats possibles sur la jeunesse, sur les retraites,

36:29
Locuteur

c

36:29
Sébastien Lecornu

'est déjà parti. Évidemment, sur l'Ukraine, sur l'Europe. Bref, il faut qu

36:34
Locuteur

'il

36:34
Sébastien Lecornu

y

36:34
Locuteur

ait

36:34
Sébastien Lecornu

du débat et donc ça a le mérite d'être là même si on est totalement en désaccord. Juste quand même une chose, oui, bien sûr qu'elle est nationale de tout ce que vous voudrez, néanmoins, même en Europe,

36:43
Locuteur

elle

36:43
Sébastien Lecornu

est isolée, même sur cette histoire de la contribution.

36:46
Locuteur

Hier, elle est isolée. Bien sûr, elle est isolée.

36:48
Sébastien Lecornu

Parce que la France est l'un des rares pays avec l'Allemagne à être contributeur net. Et même à Bruxelles, elle a modéré son discours, en fait modéré, elle demandait 11 milliards de baisse de la contribution française nette, nette, parce qu'on donne beaucoup plus que ça.

37:02
Locuteur

La contribution, c'est combien exactement ? La France

37:03
Sébastien Lecornu

est

37:04
Locuteur

aussi

37:04
Sébastien Lecornu

le pays qui reçoit le plus au titre de

37:06
Locuteur

la politique agricole commune.

37:08
Sébastien Lecornu

Mais bref, voilà, elle est passée

37:09
Locuteur

de

37:09
Sébastien Lecornu

11 milliards à 5 milliards.

37:12
Locuteur

Le

37:12
Invité

total, c'est 35 milliards.

37:14
Locuteur

Oui, bien sûr, mais pour

37:17
Sébastien Lecornu

pas qu

37:17
Locuteur

'on

37:17
Sébastien Lecornu

mélange les

37:17
Locuteur

choses. Sur ces

37:18
Sébastien Lecornu

35 milliards, elle proposait d'économiser 11 milliards

37:21
Locuteur

dans

37:21
Sébastien Lecornu

sa fameuse conférence de presse

37:22
Locuteur

économique d'il y a quelques

37:24
Sébastien Lecornu

jours. Hier, à Bruxelles, elle est redescendue à 5 milliards, justement parce qu'elle comprend qu'il faut modérer ses propres alliés, y compris ses alliés au sein du groupe Patriot dans lequel il n

37:35
Locuteur

'y

37:35
Sébastien Lecornu

a donc pas l'AFD, y compris ses propres alliés, ne veulent pas de cela parce que la plupart des pays, ils ont beau être nationalistes, eh bien, ce sont des pays qui reçoivent de l'argent de l'Europe et qui ne sont pas d'accord avec Marine Le Pen pour demander des baisses de contributions parce que si la France

37:48
Locuteur

baissait... Parce qu'ils reçoivent beaucoup trop de l

37:50
Invité

'Europe et qu'ils sont bien contents de le recevoir.

37:51
Sébastien Lecornu

Mais ils reçoivent parce que l'Europe,

37:53
Locuteur

c

37:53
Sébastien Lecornu

'est un club dans lequel, selon le moment où vous adhérez, selon vos besoins, etc., vous donnez et vous recevez.

37:59
Locuteur

Et

37:59
Sébastien Lecornu

après, les choses s'inversent.

38:00
Locuteur

À telle fois que pour annihiler le

38:03
Invité

droit de veto de Orban, l'Europe lui a fait un chantage en disant si vous continuez à nous bloquer l'aide à l'Ukraine, on bloque l'aide à la Hongrie. Donc chacun en a besoin, y compris Orban.

38:15
Présentateur

Valérie, si elle est élue et qu'effectivement, au bout de six mois, elle coupe le robinet à l'Ukraine, c'est aussi mettre toute la...

38:25
Locuteur

Je

38:26
Présentateur

ne

38:26
Locuteur

sais

38:26
Présentateur

pas, forcément, mais de mettre tout l'héritage diplomatique de Macron qui avait mis quand même au panthéon de sa diplomatie l'aide massive à l'Ukraine. D'abord, moi

38:37
Invité

je... Donc

38:38
Locuteur

j'ai un écroulement total, c'est une rupture. On n'a pas fait

38:40
Invité

assez attention, pardon, je le dis pour nous tous collectivement, le premier qui était un des premiers soutiens de l'Ukraine dans le parti de Marine Le Pen

38:49
Locuteur

qui

38:50
Invité

est Louis Alliot.

38:51
Locuteur

qui

38:51
Invité

était un des premiers à s'être rendu en Ukraine à la tête d'un convoi humanitaire, a dit il y a quelques mois qu'il fallait arrêter... Il ne

38:59
Locuteur

l

38:59
Invité

'a dit pas il y a quelques mois, quelques semaines,

39:00
Locuteur

il fallait

39:00
Invité

arrêter le soutien à l'Ukraine. Quelques temps avant cette campagne présidentielle, je ne veux spéculer de rien, mais on sait à quel point le fait que Marine Le Pen arrête, dise vouloir arrêter le soutien à l'Ukraine est important pour les soutiens ailleurs dans le monde. On va recommencer, Vladimir Poutine, Donald Trump, est-ce qu'elle a besoin, est-ce que Louis Alliot était envoyé en éclaireur sur cette question parce qu'il fallait donner des gages à ceux qui regardent notre élection présidentielle et qui sont plutôt favorables à Marine Le Pen ?

Je n'en sais rien, je n'ai pas fait l'enquête, je n'en ai pas la moindre idée, mais j'ai trouvé très étonnant la prise de position de Louis Alliot qui était le plus en pointe au Rassemblement national sur le soutien à l'Ukraine. Oui,

39:47
Présentateur

et puis ça a été évoqué, mais on ne va pas manquer de trouver ça suspect, effectivement, ça va être lu comme un soutien avéré à la Russie. Oui, autant dire clairement.

40:04
Locuteur

Ou un

40:04
Sébastien Lecornu

isolationnisme pacifiste totalement hors de propos parce que Poutine ne demandera pas leur avis aux nations. Est-ce que vous êtes pacifiste ou pas ? Auquel cas, je ne vous envahis pas. Évidemment qu

40:13
Locuteur

'il

40:13
Sébastien Lecornu

ne fera pas comme ça. Je dois juste dire une chose quand même

40:15
Locuteur

parce

40:15
Sébastien Lecornu

que

40:16
Locuteur

finalement

40:17
Sébastien Lecornu

la position de la France par rapport à l'Europe, par rapport à l'OTAN, parce que ça aussi c'est quelque chose qui est mis en question aussi bien par Marine Le Pen que par Jean-Luc Mélenchon et par les communistes également, par d'autres forces, que tout cela se soit discuté encore une fois, que ce soit en débat pendant cette campagne présidentielle, mais tant mieux, ça fait longtemps qu'on n'a pas eu de débat sur des questions qui sont quand même extrêmement importantes.

40:37
Locuteur

Mais encore faut-il

40:37
Invité

avoir les tenants et les aboutissants des enjeux

40:40
Locuteur

de ce qui peut se passer. C'est un petit

40:42
Invité

peu ça. Il ne faudrait pas que ce soit juste des rumeurs, alors je vais avoir tant de présentation. Mais non,

40:45
Locuteur

justement, le débat c'est tout sur des rumeurs, sur des programmes, des propositions. Il faut qu'il y ait une vision globale

40:49
Invité

des choses qui interviendra au moment des débats de la présidentielle. C'est plutôt pas mal commencé.

40:54
Présentateur

Merci à vous tous pour ce débat. Merci. Et un grand merci aussi à Flore Simon et bien sûr à toute l'équipe technique. A très vite.

41:11
Sébastien Lecornu

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