Nicolas Dupont-Aignan interviewé par Alexandre Delpérier sur Yahoo Actualités
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Dans les sondages, vous dites je serai là au second tour. Qu'est-ce qui fait que vous y croyez ?
- 0:25FerméeRéponse partielle
Vous montez dans les sondages, vous êtes entre 5 et 7 ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que Marine Le Pen sera au second tour de la présidentielle ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, François Hollande est déjà en campagne ?
- 3:34ComplaisanteRéponse directe
Et vous vous posez la main pour Sarkozy ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Si je vous écoute, j'ai l'impression que votre principal danger serait plutôt Emmanuel Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueChiffre
« on me mettait à 2% et on a fini à 4,5. »
- 1:04Invité politiqueFait
« j'ai pris mes responsabilités en 2007 en quittant Sarkozy au moment où il allait gagner pour dire « danger ». »
- 1:58Invité politiqueFait
« Il n'y a qu'en politique française où des gens qui ont échoué lamentablement, parce que lamentablement, qui ont été rejetés, qui ont parfois été corrompus, osent se représenter. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron est sans doute l'adversaire le plus sérieux, parce que c'est le représentant de la pensée unique relooké. »
- 4:36Invité politiqueFait
« Hollande est trop carbonisée, trop nul, pour être clair. »
- 5:16Invité politiqueFait
« j'ai une politique et un discours que les médias ne veulent pas entendre parce que ça ne les intéresse pas. »
- 5:45Invité politiqueFait
« ils ont une politique très colbertiste et très gaulliste. Corée du Sud, Singapour. »
- 7:34Invité politiqueFait
« Ce que je veux, c'est réorienter l'Europe. En finir avec l'Union européenne telle qu'elle l'est, renégocier tous les traités. »
- 7:42Invité politiqueFait
« C'est comme un syndic de copropriété. Quand vous avez un syndic de copropriété qui est nul et qui se mêle de votre vie quotidienne, vous changez de syndic. »
- 8:03Invité politiqueFait
« Très bonne nouvelle pour tout le monde. Parce que ça montre qu'enfin les peuples sont maîtres de leur destin. »
- 8:14Invité politiqueFait
« je ne veux pas le Frexit. Je veux soit on transforme l'Europe, l'Union européenne, de fond en comble et on reste. Soit nos partenaires ne veulent pas et on s'en va. »
- 8:51Invité politiqueFait
« Il faut le faire maigrir et qu'il soit à 30 ans. Je veux qu'on dope la création en France. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan78 %
- Présentateur15 %
- ?7 %
≈ 65,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour.
Merci d'être avec nous sur Yahoo. Eh bien merci de votre invitation. On est ravis de vous accueillir.
Je
n
'ai
jamais fait ça encore. Une voiture avec des caméras.
Dans
les sondages, vous dites je serai là au second tour. Qu'est-ce qui fait que vous y croyez
? Parce
que vous montez dans les sondages, vous êtes quoi, entre 5 et 7 ?
Oui,
mais les sondages m
'ont
toujours sous-estimé. J'ai rangé mes papiers hier et je voyais un sondage à la veille des européennes, mais 8 jours avant,
où
on me mettait à 2% et on a fini à 4,5. Ça veut dire qu'on a fait le double. Avec 100 fois moins ou 1000 fois moins d'expositions médiatiques que les autres, on progresse tous les jours. Ça veut dire quelque chose. Pourquoi ? Parce qu'il faut essayer de comprendre. Parce que d'abord, je pense que les Français attendent de la vérité au sens. Il n
'y a
pas une vérité, mais ils attendent des hommes politiques vrais, sincères, cohérents.
On
peut être en désaccord avec mes idées,
mais
on ne peut pas nier que je n
'ai
pas changé, que j'ai pris mes responsabilités en 2007 en quittant Sarkozy au moment où il allait gagner pour dire « danger ».
Ce
n
'est
pas la bonne voie. J'ai créé un mouvement à partir de rien. On a ramé pendant des années. Et aujourd'hui, ça prend. Je suis absolument convaincu que les Français veulent un patriotisme serein et sérieux.
Et
je suis absolument convaincu qu'ils veulent sortir de ce piège monstrueux. Soit vous continuez avec des incapables, soit vous partez au Front National. Je reste absolument certain que la voie que je vous propose est la bonne. Donc
Sarkozy,
Fillon,
NKF... C'est fini
tout ça.
Et
c'est fini parce que
les
gens ont déjà essayé. Je suis
dans une voiture. Si vous avez une
voiture
qui
sortait de la route, qui avait de mauvais freins
et
qui vous a emmené dans le fossé, est-ce que vous rachetez la même
?
Jamais. Il
n'y
a qu'en politique française où des gens qui ont échoué lamentablement, parce que lamentablement, qui ont été rejetés, qui ont parfois été corrompus, osent se représenter. Et ça, je ne céderai pas là-dessus. Je le dirai aux Français. Ça suffit. Ils n'ont pas les bonnes solutions. La voiture, le prototype est mauvais. On ne
va
pas recommencer. C'est que de l'habillage, le reste.
Est-ce que vous pensez que, comme les sondages le disent aujourd'hui, que Marine Le Pen sera au second tour de la présidentielle ? Je
n'en sais rien. Aujourd'hui... Parce
que vous dites, je serai au second tour.
Oui,
mais
on verra. Le second tour, le ticket, pardonnez-moi l'expression un peu vulgaire, pour le second tour sera très bas cette année.
Il
va y avoir une explosion du monde politique.
Et
tout est possible. Vous pouvez avoir un Macron,
vous
pouvez avoir un Dupont-Aignan, vous pouvez avoir un effondrement du candidat des primaires, vous pouvez avoir l'absence du président de
la
République. Je pense que les socialistes ne
seront
pas au second tour.
Tout
peut arriver. Tout peut arriver.
Est-ce que pour vous, François Hollande est déjà en campagne
? Oui,
une campagne assez pathétique.
C
'est pathétique.
C
'est-à-dire ?
Je
pense qu'on pourrait en faire une sorte... Je pense que ça restera dans l'histoire,
comme
l'exemple d'un décalage sidérant, entre un homme respectable, parce que je le respecte comme homme, mais comme président, parce que je suis très respectueux des institutions, et le fossé gigantesque avec le pays réel. Et comment cet homme... Est-ce que cet homme sait à quel point il est décalé ou il ne le sait pas ? C'est la seule question que je me pose.
Et vous vous posez la main pour Sarkozy
?
Sarkozy est différent.
C
'est une autre problématique.
C
'est que Sarkozy
a
un immense flair politique, comprend ce qu'attendent beaucoup de Français, mais est totalement carbonisé
pour
l'incarner.
C
'est-à-dire que tout ce qu'il peut dire, même s'il dit des choses très bien, n'est plus audible par nos concitoyens, parce qu
'ils
ne veulent plus de lui.
Si je vous écoute, j'ai l'impression que votre principal danger, si tant est que tout ça, soit pas un peu formaté, ce serait plutôt Emmanuel Macron ?
Emmanuel Macron est sans doute l'adversaire le plus sérieux, parce que c'est le représentant de la pensée unique relooké. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'oligarchie qui gouverne pas seulement la France, les pays occidentaux,
a
besoin de dévorer des représentants politiques. Sarkozy était trop agité, ils l'ont jeté. Ils ont trouvé Hollande. Hollande est trop carbonisée, trop nul, pour être clair. On le jette. Et puis là, ils ont trouvé un type qui est mignon, qui est intelligent, qui fait moderne, qui est plus jeune. Alors, allez, les millions se déversent. Et puis,
c
'est formidable la baisse des salaires, la baisse des retraites, incarnée par un type qui fait moderne. Moi, je conteste totalement cette société low cost, cette société de la frime, de la mondialisation inhumaine. Je pense qu'on doit forger une mondialisation humaine.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on ne ralentira jamais le progrès technique.
Et
la mondialisation, elle existe, c'est un fait.
Mais
dans cette mondialisation, la France doit incarner autre chose que l'adaptation au moins-disant social permanent. Et j'ai une politique et un discours que les médias ne veulent pas entendre
parce
que ça ne les intéresse pas. s'ils écoutaient mon discours économique sur les nouvelles technologies, sur l'Internet libre, sur l'investissement dans la science, qui est extrêmement moderne, mais qui part d'un autre présupposé que la France doit jouer son rôle. Et qui, d'ailleurs, j'ai été beaucoup dans les pays d'Asie, vous visitez, voir ce qui se passait.
J
'ai beaucoup appris parce qu'en fait, ils ont une politique très colbertiste et très gaulliste. Corée du Sud, Singapour. Et je suis convaincu que la France, dans la mondialisation, peut s'en sortir. Parce que la mondialisation du XXIe siècle, c'est les réseaux, c'est la rapidité, c'est l'intelligence. Et on a un pays malin
qui
a des capacités extraordinaires
et
une classe politique pitoyable. Donc moi, je crois en la France, mais avec des solutions différentes de Macron.
Et
je rêverais d'un débat Macron avec Macron. Macron avec vous ? Oui, parfait.
Je
peux vous dire que là, il aura fort à faire. Rétentieusement peut-être, mais j'en suis certain parce que c'est creux. C'est creux comme un tambour, Macron. Et le jour où on va... Mais les autres ne peuvent pas l'affronter puisque les autres sont en plus ringard ce qu'ils veulent faire.
Donc
ils ne peuvent pas l'affronter. Et c'est pour ça qu'ils adorent tous Macron, machin. Et qu'ils adorent Le Pen, parce que Le Pen, c'est l'excès dans l'autre sens. Donc c'est parfait.
Je vais revenir malgré tout à Marine Le Pen. Non pas pour comparer ou quoi que ce soit, mais imaginons qu'elle soit élue présidente de la France.
Et
qu'elle vous appelle pour travailler avec elle.
Eh bien, on verra. Sur quel projet, comment. Moi, je souhaite être élue parce que je pense qu
'elle
ne sera pas élue parce que justement,
c
'est exactement comme le Parti communiste il y a tant d'années. Le Parti communiste faisait beaucoup de voix.
Il
est même monté très haut. Mais les Français ne veulent pas confier de la France à un parti qui
a
une conception du pouvoir trop autoritaire
et
qui ne leur paraît pas sérieux sur le plan des solutions. Voilà pourquoi je suis convaincu que j'ai mon rôle à jouer pour offrir enfin un redressement national, républicain, à la fois fort et sérieux. Voilà pourquoi je suis candidat.
Si je vous parle de l'Europe, eh bien, oh là là, je n
'ai
pas envie ou... Pas
du tout. Ce que je veux, c'est réorienter l'Europe. En finir avec l'Union européenne telle qu'elle l'est, renégocier tous les traités. Mais ça ne veut pas dire que je ne veux pas coopérer avec mes voisins. C'est comme un syndic de copropriété. Quand vous avez un syndic de copropriété qui est nul et qui se mêle de votre vie quotidienne, vous changez de syndic.
Il
faut changer de syndic de copropriété. C'est fondamental. Mais là aussi, que de mal à faire passer une idée pour tant de bon sens. Que de mal parce qu'on est dans un système binaire. Parce que c'est leur monde qui s'effondre.
Et la sortie de l'Angleterre, le Brexit, vous en pensez quoi du coup
? Très bonne nouvelle pour tout le monde. Parce que ça montre qu'enfin les peuples sont maîtres de leur destin. Je ne veux pas obligatoirement le destin de l'Angleterre. Certains d'ailleurs m'ont accusé. Parce que quand j'ai dit, je ne veux pas le Frexit. Je veux soit on transforme l'Europe, l'Union européenne, de fond en comble et on reste. Soit nos partenaires ne veulent pas et on s'en va.
Il y
a
quelques jours, Frédéric Beck-Bédé était assis à votre place pour la présentation d'un film. Son frère Charles, un brillant entrepreneur français, fait partie de vos soutiens ? Oui,
enfin disons,
je pense qu'il aime bien ce que je fais.
Qu
'est-ce qui vous rapproche l'un et l'autre ? Et comment vous êtes avec le monde de l'entreprise d'ailleurs ?
Il
a compris une chose.
C
'est que le monde de l'entreprise avait besoin de l'Etat et de la nation.
Ça
ne
veut
pas dire que l'Etat doit être obèse. Donc il faut un Etat stratège. Il faut le faire maigrir et qu'il soit à 30 ans. Je veux qu'on dope la création en France. Vous investissez en France, impôts sur les sociétés divisés par deux. Vous investissez à l'étranger, vous êtes taxé plein pot. Il faut retrouver un bonus pour ceux qui croient en la France. Mais c'est donnant, donnant. Ce ne
sont
plus les baisses de charges uniformes pour tout le monde.
Il
y
a
cette énergie en vous,
il
y a ces idées différentes, ce positionnement. Est-ce que le matin, quand vous vous réveillez, vous vous dites « Oui, ce sera moi, je vais être le futur président de la France.
»
Je vais être très fort avec vous. Je ne sais pas comment, mais j'en suis convaincu. Mais si vous n'êtes pas convaincu de ça, vous ne pouvez pas être un bon candidat.
Et vous vous rendez compte de ce que c'est, d'être un président ? Oui,
tout
à fait. Mais quand je vois ceux qui y sont, je n
'ai
plus de complexe. Et pour les avoir connus bien, j'ai compris qu'il ne fallait pas avoir de complexe. Ça ne veut pas dire que je n'apporte pas de l'importance à la tâche et qu'il n'y a pas, comme toute personnalité, un moment d'humilité devant l'ampleur.
Mais je
vous assure,
il
y
a
un moment dans la vie, on se sent prêt. Voilà, je sais que ça va être une sorte de manque d'humilité peut-être. Mais moi, je me sens prêt parce que j'ai les idées claires, parce que je me sens en accord avec les Français et parce que je vois très bien les défis du monde. Et je pense qu'il y
a
besoin d'un grand coup de balai très vite à la tête de l'État.
Vous connaissez votre Premier ministre
? Pas
encore.
Il
faut les laisser se concurrencer un peu avant de choisir.
C'est-à-dire que vous iriez, entre guillemets, taper dans les gens existants ? Pas obligatoirement ou plutôt
existants. Il
faut
une expérience, il
faut
des gens solides
qui
sont des patriotes et des républicains. Il y en a plein.
Merci
beaucoup.
Merci à
vous.
A bientôt.
Un plaisir à
tout. Au revoir.
Au revoir. Au
revoir.
Nicolas Dupont-Aignan