Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope1fr· 3 juillet 2026 4 min

Laurent Wauquiez est devenu un personnage de comédie

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

14h, Europe 1 matin.

0:01
Invité

Place à votre première signature du vendredi. Bonjour Catherine Ney.

0:05
Présentateur

Bonjour Dimitri, bonjour à tous.

0:08
Invité

Laurent Wauquiez a donc choisi Edouard Philippe, ce sera son champion pour 2027. Le scoop de la semaine a été révélé par le Figaro qui lui a consacré 6 colonnes.

0:17
Présentateur

Eh oui, on n'entendait plus Laurent Wauquiez depuis un certain temps et chez les LR on trouvait ce silence bien suspect. Que mijotait-il ? Eh bien une bombe politique, son ralliement à Edouard Philippe. Par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes, il peut je crois incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France. Wouah ! Il y a un an, il disait pique-pendre de l'huile, les 80 à l'heure, la fermeture de Fessenheim. Il jurait qu'il n'y aurait jamais d'alliance avec Edouard Philippe. Et son soutien s'accompagne d'une recommandation. Il faut le plus tôt possible savoir se retirer si c'est nécessaire.

Et à qui s'adresse-t-il, bien sûr, à Bruno Retailleau qui commence juste sa campagne, ce qui n'est pas fait pour l'aider à lancer la dynamique ?

1:00
Invité

Oui, Laurent Wauquiez n'a toujours pas fait le deuil de sa candidature à l'élection présidentielle.

1:04
Présentateur

Eh bien non, voilà. S'il s'est fait élire député au moment de la dissolution en abandonnant la présidence de la région Rhône-Alpes, c'était bien dans ce but. Mais il est allé de déception en déception. Il a tempété pour être ministre de l'Intérieur, ministre d'État avec Michel Barnier, qui lui disait « Niette, je n'ai pas confiance en toi, Laurent ». Il lui avait préféré Bruno Retailleau qui ne demandait rien. Après quoi, il tenait, il fallait que les LR ne devaient pas participer au gouvernement. Mais Bayrou, arrivant à Matignon, Wauquiez avait téléphoné à l'Élysée pour être nommé à Beauvau.

1:33
Invité

Et un jour suprême, il pensait s'emparer du parti. C'est Bruno Retailleau qui a remporté le match.

1:37
Présentateur

Ah oui, là, le crime de l'aise-majesté. Il faut écouter les militants répéter Wauquiez pendant sa campagne. Une claque. Bruno Retailleau l'a remporté avec 74,13% des suffrages. Il y avait 60 000 votants. Wauquiez prenait une primaire, allant, dit-il, de Darmanin à Sarah Knafo, qu'il aime beaucoup. Il lui a offert une laillette pour la naissance de sa fille. Bruno Retailleau n'en voulait pas aux militants de choisir. Et donc en avril, vote interne, Laurent Wauquiez leur demandait de voter blanc. Résultat, sur les 45 000 votants, il a recueilli 1511 voix. Ce qui donne une idée de son poids dans le parti. Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.

2:15
Invité

Alors, à défaut d'occuper le trône, il voudrait être celui qui couronne.

2:19
Présentateur

Oui, lui, le corréleur, le saboteur de sa famille, s'invente un rôle de composition. Mettre tout le monde autour de la table. Je veux être le guerrier du rassemblement, mais c'est déjà un oxymore. Pour en finir, dit-il, avec une droite chimiquement pure qui renonce à la diversité. Paf, une nouvelle table sur la tête de Retailleau. Mais Wauquiez, combien de divisions ? Pour Edouard Philippe, il est un voyageur sans bagage, car sans troupe. Je ne suis pas sûre que ce soit un soutien, mais j'ai noté qu'il m'encourageait. A commenté public le maire du Havre, il est des soutiens dont il faut parfois mieux se méfier.

Wauquiez n'ira pas dimanche au meeting d'Edouard Philippe, comme il n'était pas allé à celui de Retailleau en juin. Alors, son soutien peut-il lui garantir demain un rôle pivot au sein d'un gouvernement futur ? Être le premier allié n'est pas le plus payant. C'est toujours le dernier arrivé qui est le mieux servi.

3:07
Invité

Alors, doit-on prendre Laurent Wauquiez au sérieux ?

3:09
Présentateur

Écoutez, Wauquiez, bardé de diplômes, est devenu un personnage de comédie qui fait rire, parce qu'il incarne invariablement le traître à la parole fluctuante, dont les colères font peur, quelqu'un de pas fiable. À sa nom, on ne partirait pas seul avec lui à la chasse au tigre. Dommage, car c'est un type brillant qui a de grandes capacités intellectuelles, mais hélas, il est incapable de dompter les fatalités de sa nature. C'est blab, son drame.

3:35
Invité

Signature Europe 1, Catherine Ney. Merci Catherine. Dans un instant, Eugénie Bastier, la revue de presse de Christophe Bordet et Pascal Praud. A tout de suite. A tout de suite.