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InterviewPhilippe de Villiers· 5 décembre 2025 58 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueSolidarités & famille

Face à Philippe de Villiers / 5 décembre 2025 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce silence politique et médiatique sur les violences lors de la Nuit du Bien Commun ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi souhaitez-vous revenir sur le reportage de Cash Investigation sur Bernard Arnault ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avez-vous parlé de ministère de la vérité à propos du projet de labellisation des médias ?

  • 43:00OuverteRéponse directe

    Ce projet de labellisation est-il un acte isolé ou s'inscrit-il dans un ensemble plus large ?

  • 1:02:00OuverteRéponse directe

    Quel est le nouveau clivage que vous identifiez à travers cette labellisation ?

  • 1:08:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi revenir sur la mort de Richelieu et sa raison d'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Fait
    « Des tirs de mortiers suivis par des fumigènes. Hier soir, près de 350 manifestants se sont rassemblés au pied des Folies Bergères. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.

Bonsoir Elliot. Bonsoir Geofroid. Je ravi de vous retrouver.

Philippe Devilier qu'on retrouvera lundi soir. Lundi soir trembler Philippe Devilier car de 21h à 22h sur C News et sur Europe 1, la France en face. Vous serez l'invité du 2e numéro de la France en face et vous serez interrogé par Sonia Mabrou et Laurence Ferrari.

Trembler Philippe Devilier là c'est du sérieux ça rigole pas. Je suis intimidé. Ben, j'imagine, il va falloir que je sorte de moi-même.

Ah, face à deux grandes journalistes euh qui non seulement sont célèbres mais sont talentueuses et euh deux incarnations comme on dit remarquable. Ah bah écoutez, c'est c'est ça va rééquilibrer les les choses. Et là, ils se réunissent pour faire Oui.

Bah, c'est-à-dire vous avez Hiroshima Nagasaki qui se réunissent. Donc, faites très attention. Ça peut se terminer en chapaté.

Ah ! peut [rires] être explosé Philippe Devilier et ce sera à suivre évidemment sur les antennes, je le disais, de ces news et d'Europin lundi 21h 22h la France en face et puis vous êtes le 15 décembre prochain, vous serez avec cette fois-ci à Versailles. Oui.

On les éveilleurs. Oui. Une association absolument remarquable qui a été créée par Nicolas Sévilla, le célèbre Nicolas Sévilla. et qui donc fait une réunion réunion dédicace au palais des congrès de Versailles 20h30.

Voilà, c'est la seule réunion que j'ai accepté de faire. Bah vous présentez la semaine dernière en dehors du JDD. Oui.

Merci. Oui. Préciser quoi parce que vous savez on on on doit vous écouter attentivement.

Geoffre le jeune, il a failli oublier face à vous. Non non mais je pense que en fait la seule manière de faire sortir Philippe des plateaux de télévision c'est si je lui demande ou si Camille Renard qui est la nouvelle présidente des éveilleurs lui demande. Et ben écoutez ça tombe bien en tous les cas euh je constate que pour le 15 vous nous avez pas envoyé de carton d'invitation.

Dites-le hein si ça vous pose un problème hein. Non mais je vais envoyer quelques informateurs bien informés à Laurence Ferrari et Sonia Babrou qu'on salue chaleureusement et ce sera à suivre. Donc lundi soir à 21h en direct sur C News, Philippe Deviler, vous avez voulu commencer par un autre événement.

C'était pourtant une soirée caritative qui faisait la promotion du bien. Plusieurs collectifs, association, syndicat de gauche, d'extrême gauche, d'ultra gauche ont manifesté devant la célèbre salle parisienne à l'occasion du gala caritatif cofondé par Pierre Édouard Sterrain. Et je voulais commencer par cette information, la nuit du bien commun qui a été évacuée, mis sous le tapis par les médias et les responsables politiques.

Pourtant, vous avez des tirs de mortiers, vous avez des policiers qui ont été blessés et vous avez une enquête qui est ouverte. Ça s'est passé hier soir. C'est rare qu'on fasse ça, mais pour que tous les téléspectateurs et les informations principales, je vous propose de regarder le sujet et d'écouter le sujet d'Anaï Bochet.

Des tirs de mortiers suivis par des fumigènes. Hier soir, près de 350 manifestants se sont rassemblés au pied des folies bergères, le célèbre cabaret parisien. Objectif : protester contre la tenue d'un galat de charité appelé la nuit du bien commun.

Le concept de cet événement est simple. Collecter des dons au profit d'association humanitaire, social et patrimonial. Quand ils deviennent adultes et responsables, nos inquiétudes s'estompent.

Inclusion de personnes en situation de handicap ou atteinte d'autisme, vacances pour les personnes défavorisées. Les causes présentées sont multiples et les donateurs nombreux à s'être déplacés malgré les manifestations. C'est un événement qui est complètement apolitique et qui est fait pour soutenir des associations qui viennent de de qui ont plein de projets différents.

C'est important d'aller soutenir ces gens, de montrer qu'on est là, qu'il y a des donateurs qui sont présents pour eux, il y a des jeunes qui s'engagent. C'est des dons qui sont privés et l'État n'a plus d'argent. que les dons privés sont utiles.

Les manifestants reprochent à Pierre Édouard Sérin, cfondateur du projet, d'instrumentaliser l'événement pour servir un projet politique. S'il reste un messè de l'événement, le milliardaire a décidé de quitter le conseil d'administration du Gala cet été. Insuffisant pour les manifestants malgré la neutralité du Gala, plaidée par les organisateurs.

Une cristallisation qui s'opère en ce moment. On sent que les élections municipales approchent, que les présidentielles approchent. On est totalement à politique et à confessionnel dans notre événement puisqu'on a soutenu 550 associations de très diverses mais il se trouve que certains veulent nous prêter des intention politique.

Malgré les violences, l'événement cette année a permis de collecter 8 millions d'euros. Un montant total qui s'élève à 28 millions depuis sa création en 2017. Jeffrois le jeune.

Elliot l'a dit, c'est un c'est un soirée caritative. Il y avait 1500 personnes au folie bergè. Moi, j'ai regardé sur news prim, c'était magnifique.

Euh et pourtant des tirs de mortier, des manifestations d'ultra gauche. Euh Philippe, selon vous, pourquoi ce silence politique et médiatique ? C'est la synthèse, vous avez raison de me poser cette question.

C'est la synthèse de ce qui est la gauche aujourd'hui. Elle répond à à la phrase de faus Méphisto : "Je suis l'esprit qui toujours ni la gauche ni la indication. Elle nie le réel, elle nie l'idéal qui n'est pas le sien, qui n'est pas son réel, qui n'est pas son idéal." Elle nit.

De quoi s'agit-il ? D'une manifestation de la gratuité par excellence. La gratuité pour ceux qui n'ont rien, pour des associations.

Et donc, il y a des gens qui donnent de l'argent à des associations. On est dans la donation, on est dans l'oblation. C'est la soirée oblative par excellence.

Il y a aucun calcul, il y a aucun notion d'ap ou d'appétit. C'est la grandeur humaine par excellence. Moi, je connais bien la nuit du bien commun depuis longtemps.

Ce sont des gens remarquables qui dirigent cette association. Et je vais même parler de Pierre Édouard Sherin puisque personne n'en parle jamais. Moi, je le connais très bien.

C'est un homme remarquable. Qu'est-ce qu'il a fait B ? Il a réussi.

Et un jour, je me souviens très bien, on a pris un pot euh je c'était euh euh Garazar, près de la Gar Saint-Lazar, je me souv il me dit de toute façon quand j'aurais fini de travailler dans dans 5 ans, il était tout jeune à l'époque et que j'aurais amassé de l'argent, cet argent, je vais le donner. Je vais le donner à à tous ceux qui conservent la vie intime de la France. par exemple les associations de handicapés et cetera et c'est ce qu'il a fait.

Et donc qu'est-ce qu'on lui reproche d'avoir fait ce qu'il a dit ? C'est qu'en fait la gauche, elle aime pas les gens qui ont de l'argent, elle aime pas les gens qui donnent de l'argent, elle aime pas les gens qui gagnent de l'argent, elle aime bien les gens qui perdent de l'argent. par madame Ern [rires] et euh euh mais je vais au fond des choses parce qu'avec mon expérience associative humanitaire culturelle je sais ce que c'est que de déranger le poulailler.

C'est que la gauche, elle ne supporte pas l'humanitaire parce que c'est la seule habilité à exercer dans la société la générosité, à incarner la générosité. On peut pas être de droite et être généreux. Deuxièmement, la gauche, elle incarne l'associatif.

Vous pouvez pas être un associatif à but non lucratif de droite. Troisièmement, la gauche, elle incarne la culture, le culturel. Parce que pour créer, il faut être de gauche.

On voit la création de gauche dans sa stérilité aujourd'hui. Voilà. Et bien, la nuit du bien commun incarne le contraire.

Elle incarne l'humanitaire. Elle incarne le culturel, elle incarne l'associatif à politique. À politique.

Je suis témoin que les association qui sont aidées, elles sont apolitiques. Et ce qui dérange la gauche aujourd'hui, c'est que se forme et se reforme par capillarité, par sissiparité des tissus conjonctifs d'une France qui ne veut pas mourir. Justement, vous parlez de d'entreprendre, de créer il y a quelques semaines de cela, vous proposiez Philippe Deviler sur ce plateau euh une odde à l'entrepreneur créateur.

Euh il s'avère d'ailleurs que c'était dans votre ouvrage euh Populicide, l'entrepreneur, le créateur. Et euh il y a un entrepreneur créateur qui dérange visiblement, il s'appelle Bernard Arnaud. Euh il a été euh la cible d'un grand reportage par un média euh peut-être demain labellisé de confiance France Télévision et France 2 CCH investigation jeudi soir 2h30.

Alors, certains expliquent que c'est un reportage à charge mené par des procureurs journalistes. Et vous avez puisé dans vos archives, vous êtes tombé sur cet article de West France qui date de 98. La marocaerie de luxe s'implante dans l'Ouest.

Vendé Vuitton veut créer 270 emplois avec cette photo de Bernard Arnaud. Euh pourquoi euh souhaitez-vous revenir sur ce reportage de Cach Investigation et nous parler de Bernard Arnaud ce soir ? Oui.

Alors, cache investigation, [rires] comme le nom l'indique, ce sont des policiers journalistes qui font de l'investigation. C'est totalement bidon. Et leur principe, comme le disait Paul tout à l'heure, de manière brillante, c'est le linchage.

Le linchage de tout ce qui marche, le lincharge de tout ce qui réussit. Donc on a eu le complément d'enquête sur le P du fou, complément d'enquête sur Seus, complément et maintenant cash investigation sur Bernard Arnaud. Voilà, il faut le détruire.

Pourquoi ? Parce que en fait on détruit tout ce qui s'apparente à un modèle. On veut l'anthéros, celui qui détruit.

Je suis l'esprit qui toujours nit. Et Bernard Arnaud, c'est qui ? C'est quelqu'un qui est le premier contributeur de France sur le plan fiscal qui a créé des milliers et des milliers d'emplois.

Je crois qu'il y a 200000 emplois aujourd'hui dans le groupe et il se trouve que je le connais bien et depuis longtemps. Je connais depuis 40 ans. Moi je l'ai connu.

J'ai connu le Bernard Arnaud le jeune polytechnicien qui avait rien et qui a pris des risques considérables. Il aurait pu tout perdre à plusieurs reprises, à 10 reprises au moins. Et il a réussi.

Pourquoi ? Parce qu'il est plus intelligent que tout le monde. Il a une case en plus.

C'est tout. C'est c'est un homme qui qui a un sens de l'anticipation euh que qu'on que seuls ont les grands capitaine d'industrie. Et je vais vous raconter une anecdote quand dit long sur Bernard Arnaud.

Un jour, je dis à mes collaborateurs au conseil général de la Vandé, Jean-François Dean, Bruno Rota euh ce sont des non connus maintenant. Je leur dis voilà, on est en train de vivre les les affres de la mondialisation prévue par Jimmy Gold Smith, c'estàdire la mondialisation va tout saccager, tous les métiers traditionnels. Or, chez nous dans la vente des Cholèzes, les métiers traditionnels, c'était le textile, c'était la chaussure, c'était le cuir, des taneurs, de la sèvre et cetera.

On était en train de tout perdre. Donc j'étais en panique, j'appelle Bernard Arnaud et je lui dis voilà, on a on est en train de créer avec un ami qui s'appelle Jérôme Barrier, le célèbre directeur général de ventée expansion qui a eu l'idée de créer des Vendéopol à chaque sortie d'autoroute, des parcs tertiaires pour faire venir un développement exogène qui vient se greffer sur le développement endogène. Et là je me dis et si Bernard Arnaud venait au ventéopôle des essards à la sortie autoroutière des essard et je lui dis voilà on est dans la panade tous les métiers du textile de la chaussure du cuir sont en train de mourir.

Or là on a des couturières de très haut niveau. On a le le vraiment le neck plus ultra euh de de la couture, du cuir et de la chaussure. Il dit "OK, je viens." Il est venu, il a fait une reconnaissance, il dit "Je viens, je prends le paris, je viens." Et ça a commencé par 200.

Maintenant, il y a 900 emplois et ça marche le feu de Dieu. Voilà. En d'autres termes, Bernard, qu'est-ce qu'il a fait en France ?

Il a pris 280 savoir-faire. il les a fait rayonner, il les a sauvé. Voilà.

Et donc moi, je veux pas que on s'en prenne à à des gens qui sont des créateurs de valeur à travers la création de valeurs ajoutées, les valeurs françaises, les valeurs de l'oblation, les valeurs de la charité. Bernard Arnaud, il a quand même donné 200 millions d'euros pour notre âme de Paris. Ou vous savez ce qu'il faudrait faire en fait ?

C'est une idée que je lance à mon ami Breton euh qui é l'origine de tout ça qui est lui aussi un grand capitaine de l'industrie. Il faudrait créer une émission le contre complément d'enquête. Ça se rappellerait complément de modèle parce qu'en fait les gens ils regardent complément d'enquête.

C'est des antimodèles. On démolit les modèles. C'est une entreprise de démolition, le service public de France Télévision qui entre parenthèses perd 80 millions d'euros.

Alors je comprends que ça les fascine Bernard Arnaud parce qu'il y en a un qui gagne de l'argent qui fait gagner de l'argent au pays et un autre une autre. Donc Arnaud Airnote, c'est pas du tout pareil hein. Airnote, elle perd de l'argent et avec des frais des frais de représentation, des voitures de fonction et cetera, faut voir ce qui est en train de se produire avec la commission d'enquête.

Vous savez ce qui se passe à France Télévision en ce moment là dans le bureau de la MRN, ils sont tous réunis et pétoche. Philippe Devilier, parlons de la liberté de la presse, la liberté d'expression. On en a parlé la semaine dernière et puis pendant une semaine, ça a été le branle bas de combat.

À tel point que l'Élysée vous a en quelque sorte répondu dans un message. Je rappelle les faits, le souhait du président de la République qu'il y ait la création d'un sorte de label des médias, des médias qui seraient dignes de confiance ou non. Euh je voudrais qu'on revoit avant de voir la séquence euh de euh l'Élysée par exemple un médial digne de confiance.

RTL c'est digne de confiance tout de même. Bon euh souligner s'ils sont dignes de confiance Emmanuel Macron favorable à une labellisation des sites d'information. C'était le 19 novembre dernier.

Pour garantir l'indépendance du dispositif, le président souhaite que ce label soit attribué par des professionnels des médias. Il a notamément cité le journalisme Trust Initiative, une démarche portée par des reporters sans frontières. euh reporter sans frontières est déjà soutenu dans le cadre des états généraux de l'information en 2024.

C'était la même infographie qu'on avait présenté la semaine dernière. Euh on va revenir sur en long sur ce dossier-là. Je vous propose qu'on revoit quand même la séquence de l'Élysée.

Ah voilà qui vous a répondu Philippe bah vous allez on l'a pas vécu ensemble. On va se tenir les mains. [rires] Tiens la main.

Allez on s'accroche et on regarde le tweet de l'Élysée. Emmanuel Macron envisage un label pour les médias. Il y aurait les bons médias et les moins bons.

Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire d'un président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique ? Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la Pavda. Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, [musique] aussi probable depuis la peste brune et la peste rouge que avec la Macronie finissante.

C'est pas l'État qui doit vérifier. Si c'est l'État qui doit vérifier, là ça devient une dictature. Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs que eux ont vérifié avec une déontologie.

Donc ils sont les garants entre eux. Je pense que c'est important que il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puissent dire ça c'est c'est des gens qui sont sérieux, ça c'est pas des gens qui informment. Jeffre le jeune.

Vous êtes pas souvent dans les clips de l'Élysée Philippe ? Ça arrive assez rarement. Qu'est-ce que vous en avez pensé de celui-là ?

C'est un un geek. Tu sais ce que c'est qu'un geek ? Non, je sais pas ce que c'est un geek.

Oh ! C'est un j'ai un jeune homme qui s'amuse comme ça et qui joue Webter. Vous sa master et donc vous êtes 2.0 maintenant.

Donc donc déjà on a un président de la République qui est polyvalent parce que à ces moments perdus, il y a pas que Carlito, il fait le geek. Bon, les jeunes qui connaissent ce mot comprennent ce que ça veut dire. Bon, alors maintenant, je vais être très sérieux.

Euh je pense que il a il est sorti de sa fonction en commettant deux fautes. La première, c'est la jactance, le bavardage numérique, le manquement à la règle de l'éloquence contenue. Quand on est dans cette fonction, ce que les anciens appelaient Impératoria Brevitas, la brièveté impériale, le chef est laconique, mystérieux.

Et la deuxième faute, c'est la vindicte. On a l'impression de voir un Ludion qui qui se mue en en tireur d'élite sniper dans une embrasure de du faubour Saint-Honoré et avec son fusil à lunett il disent c'est news et quelques incarnations comme on dit à news c'est pas de son niveau et surtout ça montre en fait non seulement qu'il supporte pas les critiques, ce qui est embêtant dans cette fonction, mais surtout la fébrilité parce que le doigt du geek est le même doigt qui peut appuyer sur le bouton nucléaire. Mais je vais plus loin.

En regardant ce ce tweet, j'ai pensé à Chigaliov. Chigaliov, c'est le personnage central des possédés de Dossoeveski, le célèbre roman Doovski. Et Chigalif, il définit doctrine de l'asservissement du peuple considéré comme le seul moyen de faire son bien.

Et Chigaliov, il dit ceci, je cite, de mémoire, c'est une phrase qui m'a beaucoup frappé. J'ai voulu proposer mon système, mon propre système d'organisation monde. Je suis parti de l'amitié générale et je suis arrivé au despotisme illimité.

Je suis parti de la liberté illimitée. Je suis arrivé au despotisme illimité. C'est-à-dire que avec mon système d'organisation monde euh un dieè de l'humanité impose le desmotisme autoritaire au 910e restant.

C'est la parabole du label sur laquelle je souhaiterais d'ailleurs revenir si vous le en êtes d'accord. C'est la parabole du label, c'est Chigaliov. Il y a même un journaliste et un romancier, je crois qui ont parlé du chigaliovisme.

Voilà, on a un nouveau chigalif qui conçoit un système qui est exactement celui du roman de des possédés de Dossoevski. On parle de liberté illimitée et puis on pratique le despotisme illimité. Alors, je voudrais qu'on réécoute Emmanuel Macron.

C'était le 19 novembre dernier où il évoquait justement cette idée de labellisation. C'est un sujet un sujet que nous avons traité, vous avez été l'un des premiers à en parler la semaine dernière d'ailleurs et euh nous avions déjà diffusé cette séquence mais je vous propose de la réécouter. On doit distinguer les réseaux et les sites qui font de l'argent avec de la la pub personnalisée et les réseaux les sites d'information.

C'est qu'on va tout faire pour que ce soit mis en place un label. C'est pas à l'État de dire parce que faut faire attention, c'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire ceci est une information, ceci n'en est pas. On n' pas non plus envie de tomber là-dedans parce que c'est pas ça une démocratie.

Ça ça devient assez rapidement sinon une autocratie. C'est pas moi qui dit tous les matins l'information de la voie du nord est bonne ou pas bonne. On reviendrait en arrière de 10 cases.

Par contre, je pense que c'est important que il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puissent dire ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information. C'est une matière dangereuse en fait l'information. Et donc il y a des règles déontologiques.

Reporter sans frontière a mis en place avec plusieurs autres partenaires une telle initiative justement sur démocratie et information qui qui a proposé justement ce type de label. Les états généraux de l'information ont consolidé cela. Donc là il y a un projet qui avance.

La PQR d'ailleurs s'est beaucoup engagé sur ce sur ce projet, la presse quotidienne régionale pardon et la presse hebdomadaire régionale pour pour dire on doit avoir un processus de labellisation. fait par les professionnels. J'offre le jeune.

Alors Philippe, le projet d'Emmanuel Macron est assez clairement énoncé là. Pourquoi est-ce que vous avez parlé de ministère de la vérité ? C'est vrai qu'il y a 15 jours, on a parlé du ministère de la vérité.

Alors en fait, j'ai reçu des lettres de téléspectateurs mais nous on sait pas ce que c'est que qu'est-ce que c'est votre ministère de la vérité. Alors j'explique en deux mots euh pourquoi on a utilisé ce mot-là. Alors, ministère de la vérité, c'est une institution majeure de du régime totalitaire qui s'appelle Océania, tel qu'il est décrit dans le fameux euh roman de fiction euh donc 1984 qui est paru d'ailleurs l'année de ma naissance en 1949.

Et le ministère de la de la vérité n'a pas pour vocation de dire la vérité, il a pour vocation de fabriquer la vérité. C'est-à-dire qu'il réécrit les journaux, il réécrit les statistiques, il réécrit les archives parce que la question centrale pour le ministère de la vérité, c'est euh le contrôle du peuple. Et donc quand vous contrôlez les mots et les chiffres, vous contrôlez ce que pense le peuple.

C'estàd la manière dont le peuple croit avoir vu, avoir su, avoir vécu. Et donc le ministère de la vérité, c'est la maîtrise absolue du récit collectif. C'est la destruction de toute mémoire indépendante.

Et en réalité, vous le comprenez, ce ministère de la vérité, c'est en réalité le ministère du mensonge et de la propagande. D'ailleurs, dans le roman d'Orwell, le ministère de la vérité affiche sur les façades trois aismes. Vous les connaissez mais beaucoup de gens ne les connaissent pas, je les répète.

Le premier c'est la paix et la guerre. Suivez mon regard. Le deuxième c'est l'esclavage, c'est la liberté.

Et le troisème c'est l'ignorance, c'est la force. Et voici que cette fiction littéraire qu'on croyait contenu dans la littérature, sort de la littérature et de et d'un pas timide arrive jusqu'à nous depuis Aras 19 novembre dernier et spécialement dans ce tweet qui en fait euh incarne les premiers pas du ministère de la vérité. Pourquoi ?

Parce que ce qu'on vient de voir, la déclaration de notre président JCK, [rires] qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il veut installer un filtre. Alors, il pense à Reporter sans frontières, bien connu de nos services, les états généraux de la formation et cetera, on connaît.

Ils sont repérés par la patrouille. [rires] Et euh un filtre, qu'est-ce que ça veut dire un filtre pour pour filtrer la bonne information, la mauvaise information ? vous rendez compte où on en est en France aujourd'hui en 2025.

La bonne information c'est celle qui peut aller jusqu'aux oreilles du public parce qu'elle est conforme à l'idéologie dominante. Et la mauvaise information, c'est celle évidemment des mauvais médias du camp du mal. Et donc la bonne information, le bon filtre, c'est le camp du bien qui filtre les bonnes informations, celles qui sont livrables et les mauvaises informations qui restent au fond.

Vous savez quand quand j'étais petit, j'avais un ami paysan qui disait euh l'histoire, l'histoire c'est toute l'histoire. Faut faut pas faire pour l'histoire ce qu'on fait pour quand on trie la Mogette. Parce que quand on triait à la mogette quand j'étais petit, on triait pour garder les petits cailloux de côté pour pas qu'on mange les petits cailloux.

Bon et donc là c'est pareil. Là il y a les petits cailloux, petits cailloux de ses news, petits cailloux dans la chaussure. Et donc on trie.

Bon et alors pour trier évidemment il y a des gens qui sont habilités à faire le tri. Ah, et les gens qui sont habilités à faire le tri, ils ont un label. Et donc la labellisation consiste à donner à des médias une habilitation, on dirait une accréditation pour pouvoir filtrer.

Voilà. Et Orwell en fait, je crois dans sa conclusion, je crois me souvenir, disait une chose euh il y aura une ivresse croissante du pouvoir. Euh le pouvoir écrasera l'ennemi impuissant.

Et si vous voulez savoir de quoi est fait l'avenir, imaginez une botte qui piétine un visage humain éternellement. George Orwell. Alors, vendredi Philippe Devilier, vous avez déclaré vendredi dernier, jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, aussi probable depuis la peste brune et la peste rouge qu'avec la macronie finissante.

Peut-être serait-il utile de que vous développiez cette allégation, vu qu'elle a fait l'objet d'un large écho et notamment dans ce fameux tweet présidentiel. Ouais. Vous avez entendu le cœur des Vierges.

Oh là là. La peste rouge, la peste brune. Ben, je vais expliquer.

En fait, la peste brune, pour ceux qui savent pas, c'est la couleur des chemises des SA dans le nazisme et la peste rouge, c'est le communisme, 100 millions de morts. Enfin, le point commun des régimes totalites, c'est que elle ne se contente pas de limiter la liberté, elle cherche à l'absorber. Et quand on prend de la hauteur, qu'on regarde les régimes totalitaire qui nous ont précédé, on voit qu'il y a quatre méthodes.

Première méthode, la monopolisation des canaux d'information pour que on laisse le moins de place possible à la parole alternative. Euh par exemple, on crée un service public euh à 4 milliards d'euros qui laisse peu de place aux médias alternatifs. Par exemple, par exemple Europain à 340 euh émetteurs pendant que France interre on a 600, France Culture 500 et cetera.

Euh c'est-à-dire qu'en fait il y a une grande partie de la population française qui peut pas entendre europein. Donc c'est facile de triompher quand vous avez deux fois plus d'émetteurs. Mais surtout surtout ce que vous savez peut-être pas, mais je vais l'apprendre à beaucoup de Français.

Euh quand il y a une fréquence qui est libre et que Europain se porte candidat, bah c'est pas possible parce que c'est préempté. Il y a un droit de préemption, c'est la loi, un droit de préemption pour le service public. Donc la monopolisation des canaux d'information, c'est le premier la première caractéristique des régimes autoritaires ou totalitaire.

La deuxième caractéristique et les plus subtile consiste à confier à une à un ordre corporatif le soin de donner les agréments. Mais bien entendu, vous suivez Mangar euh Solin quand il est venu chez moi, je me souviens très bien un matin devant son thé, il me raconte, je dis mais qui en fait qui vous a dénoncé ? Dit l'union des écrivains.

Ah ah bon. C'est-à-dire qu'en fait chez les soviétiques, c'était l'union des écrivains qui faisait le boulot. Et là, je me souviens qu'il avait eu un mot magnifique.

Euh, il dit "C'est l'univers du mensonge, Philippe." J'ai dit, "Ah bon ?" Et alors ?

Dis-moi là. Nous savons qu'ils nous mentent. Ils savent que nous savons qu'il nous mentent.

Nous savons qu'ils savent que nous savons qu'ils nous mentent, mais ils persistent à mentir. Juvenal, l'historien romain disait "Qui gardera les gardiens ?" Les gardiens de la révolution, les gardiens du temple.

Donc l'ordre corporatif, c'est vieux comme le monde. 3è méthode c'est la judiciarisation avec ce qu'on appelle des infractions élastiques qui sont faites pour intimider. Par exemple, vous avez vu la condamnation d'Éric Zemour par la Courte cassation, ça va en intimider beaucoup avant de parler des mineurs isolés, voyez.

Et d'ailleurs Anna disait "On fait de vous soit un déviant, soit un démon, soit un délinquant." Les 3D, c'est selon. Et enfin et surtout et vous allez retrouver une de nos conversations récentes, c'est l'autosurveillance.

C'estàd qu'en fait quand vous commencez à craindre de sortir du périmètre sanitaire que vous êtes journaliste par exemple euh c'est le c'est le SAS prémonitoire le SAS préparatoire à l'avachissement des consciences et à l'éclipse de la liberté. Et en cet instant, je songe à une phrase de Bernanos qui dit "La menace pour la liberté, c'est pas de la perdre parce que quand on la perd, on peut la reconquérir." La vraie menace pour la liberté, c'est qu'on désapprenne de l'aimer et qu'on ne sait même plus ce qu'elle est.

Alors la question qu'on se pose aussi c'est ce projet de labellisation Philippe Devillier est-ce que c'est un acte isolé ou est-ce que c'est est-ce que c'est une parenthèse sans suite ou ça intervient dans un ensemble plus large et peut-être au niveau européen he qu'en pensez-vous ? Alors cette question elle est importante parce que beaucoup de gens ont dit compris sur ces news avec Candur. Ah oui mais ça passera jamais.

Euh mais c'est en train de passer. Pourquoi ? Alors, on revient au 19 novembre à Aras et je développe ce point capital qui va être un point très neuf pour beaucoup de gens qui nous écoutent.

Il y a de quoi être atterré. Le 19 novembre à Aras, il dit euh attention, la menace majeure de notre temps pour la liberté d'expression, c'est la désinformation et donc il faut un sas, il faut un agrément et cetera. Bon, une autorité, une sorte de super arcom.

L'arcom donnait satisfaction, on va on va faire un supercom. Voilà. Euh mais en réalité, ce projet s'inscrit dans un dispositif européen liberticide que je vais qualifier.

En fait, c'est un nœud coulant numérique à quatre boucles autour de nos libertés fondamentales. Quatre boucles. La première boucle, c'est le euh la DSA.

La directive pour les services numériques, digital service act. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que avec ce cette décision le DSA, on pourra pousser des contenus labellisé et on pourra écarter des contenus qui sont pas labellisés, les reléguer.

Et les gouvernements pourront au nom de la lutte contre la haine de la désinformation demander aux plateformes, exiger des plateformes qu'elles éliminent, je cite les paroles non conformes, les messages non conformes. Non conforme. Donc en fait toute forme de dissidence sera traquée.

Ça c'est la première bouc digital service act. Ça y est, ça roule. Les députés votent tous députés européens.

C'est incroyable parce que quand vous êtes des députés européens, il y a une sorte de dénutrition de l'être intérieure. Vous devenez européiste sans le vouloir. Et vous votez tout au nom de la protection de l'enfance et cetera. les gens, il y a plus de plus de il y a plus de cerveau, quoi.

Bon, on devient euh euh l'ombre portée de la l'impératrice de la norme, madame Van Darleyennen. Alors, deuxièmement, parlons-en. Deuxièmement, deuxème boucle, c'est le portefeuille d'identité numérique.

Vous ne serez plus un citoyen, vous serez un QR code en liberté conditionnelle. C'est-à-dire que le portefeuille euh d'identité numérique est la clé de voûte d'un pilotage généralisé des corps et des comportements. Pourquoi ? parce que vous serez fiché, parce que vous serez noté, parce que vous serez géolocalisé, que vous serez un profil algorithmique, que vous serez un flux de données, vous n'aurez plus de vie privée, vous aurez une carte de crédit social et euh vous répondrez à des choix prévalidés.

Troisème boucle, chat de contrôle. Chat de contrôle, c'est la fin des correspondances privées. Toute correspondance privée sera scanné, analysé, contrôlé sans aucun mandat judiciaire et sans qu'il ait la moindre suspicion.

Donc en fait, c'est la surveillance de masse généralisée. Et enfin enfin, il y a la labellisation qui est prévue partout en Europe. La labellisation avec le référencement sur Google. des médias ou des contenus labellisés.

En réalité euh et je parle pas de l'euro numérique, l'euro numérique c'est en fait c'est la fin de l'argent liquide. Et l'euro numérique ça veut dire queen fait vous êtes euh suivi à la à la à la trace. un un achat, c'est un acte de confiance euh et euh n'importe quelle transaction euh peut vous dénoncer parce qu'avec l'euro numérique, la banque centrale c'est tout sur vous.

Par exemple, vous avez acheté vous avez acheté trois livres de Philippe Devilier, vous vous avez acheté le dernier livre de Michel Onf. Euh vous pouvez pas acheter un second et avec l'euro numérique et le permis et cetera, on peut vous couper les vivres, voyez. On on peut faire de vous non pas un demi-citoyen, mais un noncitoyen.

Voilà. Et donc nous sommes devant une architecture d'ensemble inspirée par la Chine et qui est une architecture euh de notation sociale où les citoyens à risque seront repérés, scannés et exclus. Donc c'est un système totalitaire qui est en train de se mettre en place.

Je je Qui en parle ? C'est pour ça que vous prenez la parole, une parole libre évidemment sur ce plateau, mais pour les téléspectateurs qui peuvent être inquiets, c'est une hypothèse. Ça n'a pas encore été voté tout ce que vous dites.

Philippe Devil. Ah, tout ça est en cours. Tout ça est voté ou en cours.

C'est en c'est des des projet. Je comprends que vous ayez peur pour l'arcom là. Mais vous trouvez que j'ai l'air d'avoir peur ?

Bah oui, [rires] mais c'est normal. C'est normal. C'est neuf.

Oui. Le Saint Arcom qui veille sur nous. Non, mais les gens qui parlent de la la labellisation et euh c'est une roue crantée qui roule sur elle-même.

Mais donc chacun reprend ce que l'autre a dit avant. Mais moi, j'essaie de faire un peu de neuf pour dire voilà où on va si sinon je reste en vender. Bah c'est bien pour ça que l'émission fonctionne.

Euh Philippe Devillier, vous parlez d'un nouveau clivage à travers cette labellisation et cette idée de labellisation des des médias. Euh lequel selon vous ce quel est ce nouveau clivage ? Alors ça c'est très important.

Là aussi euh euh je vais dire des choses qui sont un peu neuves. Le Emmanuel Macron le 19 novembre. Pour ceux qui ne me croiraient pas, vous allez sur vie.fr vous avez le discours.

Il a cette phrase extraordinaire. Il faut collectivement rééduquer la société. Est-ce que vous m'avez bien entendu ?

Pour les gens qui ont un peu de culture historique, rééduquer la société. Mais il y en a qui l'ont fait les mer rouges, ils ont rééduqué, il y avait même des camps pour ça. Et son ami si je pin là, le chinois, il sait ce que c'est que la rééducation.

Euh son euh son ancêtre spirituel Mao l'a fait. Tous les régimes totalitires, ils font de la rééducation de la société comme si c'était à la société d'éduquer. Non, c'est la famille qui éduque.

La société, elle instruit, c'est tout ce qu'elle peut faire à travers l'État éventuellement. Rééduquer la société. Là, quand j'ai lu ça, je suis tombé de l'armoire.

Je me suis dit là où il est là. Et en fait, je me suis dit au fond, il y a une sorte de grande convergence entre la Chine et l'Occident à l'abri de le du capitalisme de surveillance de Davos. Et euh cette grande convergence met un système qui sous nos yeux incrédules est en train de verrouiller nos libertés.

En effet, nous sommes euh devant une offensive post-civilisationnelle avec la doctrine Arari, euh la classe inutile, le populide anthropologique dont j'ai parlé dans mon livre, Populicide et les Cborges. C'est-à-dire qu'en fait l'ancien clivage du monde ancien est en train de mourir. l'ancien cli et la gauche ou même souverainiste mondialiste.

C'est fini. Il y a pire que ça devant nous. C'est le clivage très bien décrit par l'académicienne Chantale Del Sol, une femme remarquable.

Qui est le clivage suivant ? Les transhumanistes qu'elle appelle les démurges et les bioconservateurs qu'elle appelle les jardiniers. Les démurges sont ceux qui veulent euh recommencer l'humanité, qui veulent augmenter l'homme, qui veulent le fusionner avec la machine, qui veulent faire sauter toutes les barrières biologiques, la mort, la procréation, le sexe. après avoir fait sauter toutes les autres frontières de la société et surtout qui voit la nature comme une erreur à corriger par la technologie.

Et en face des démurges, des transhumanistes qui sont de plus en plus puissants, la doctrine Arari, il y a les bioconservateurs de plus en plus isolés qui eux acceptent la condition humaine, qui se considèrent comme des héritiers, qui veulent cultiver la nature plutôt que de chercher à la trafiquer euh et qui finalement sont les résistants à ce nouvel ordre technoliberticide. Voilà le nouveau clivage. Philippe Devilier, en découvrant la déclaration et la note de l'administration Trump, je me suis demandé si vous lui avez pas envoyé populicide. [rires] Pourquoi je vous dis ça ?

Donald Trump alerte l'Europe sur l'effacement civilisationnel. Face au risque d'effacement civilisationnel, Donald Trump veut mettre fin aux immigrations de masse. C'est la nouvelle version d'un document élaboré périodiquement par la Maison Blanche qui recense les enjeux de sécurité intérieur pour le pays, pour les États-Unis et la façon dont l'administration compte y répondre.

Vous voyez cet article de William Molinier du Figaro. Euh et à travers ce document, il y a toute une question sur que peut-il se passer à l'avenir et notamment sur la question européenne et il voit dans le vieux continent un risque probable, si mes souvenirs sont bons, d'un effacement civilisationnel et naturellement j'ai fait le lien avec Populicide. effacement civilisationnel.

Le mot est juste mais il est terrible. En fait, qu'est-ce qui nous arrive ? Alors, j'ai j'ai vu ce papier cet après-midi, vous m'avez alerté, j'ai lu ce qu'a dit Trump sans doute sous l'influence de Venz et euh et voilà.

Et je voudrais vous dire le fond de mon cœur. C'est c'est pour c'est pourquoi j'ai écrit ce livre Populicide parce que j'ai j'ai senti cet effacement civilisationnel. l'Europe est peut-être en train de mourir.

Vous savez, à la sortie du de l'enterrement de François Leotard il y a 2 ans, euh il y avait le cornu qui était là d'ailleurs en tant que ministre de la défense aux invalides et Car d'encos qui était une amie personnelle que j'aimais beaucoup et on a parlé et elle m'a dit "Je pense Philippe que le moment de l'Occident est passé. Ça m'a beaucoup marqué et je repense à cette à cette citation d'Elene Caroncos en écoutant Trump. Effacement civilisationnel.

En fait, je sais plus quel écrivain a dit la civilisation c'est les les cariatides de l'érectéon. Les quatre cariatides qui sont devant. C'est une image mais elle est elle est juste.

La première cariatide, le premier pilier, c'est la frontière dans l'histoire de l'humanité comme je le montre dans mon livre ainsi que meurent les peuples. Euh un peuple qui se met à ignorer sa frontière. Régis Debré l'a très bien dit et loge de la frontière qui un peuple qui perd ses contours et ses compteurs.

Un peuple qui se met à ignorer sa frontière, il meurt. Il y a une chose très frappante avec les Romains quand après lesd caracala, il confie le limès, la protection du lim à au barbares. Ce qui fait dire à sinos de sirène euh voilà que on fait une expérience nouvelle, on confie au loup le soin de garder le troupeau à la place des chiens.

Bon et donc nous pas de frontière, ça s'appelle l'espace sans frontière l'Europe premier pilier première Cariatièati de la natalité pour la première année dans notre histoire cette année les naissances sont moins nombreuses que les décès et ça va plus loin en fait dans toute société vivace vivant dynamique, il y a la préférence pour la vie. Nous, on a choisi la préférence pour la mort. Regardez les derniers débats, c'est c'était les retraites et l'euthanasie.

C'est qu'en fait, on a évacué le serment d'Hippocrate. On a fait la préférence pour la mort plutôt que pour la vie, avortement constitutionnel, euthanasie et cetera. Allons-y.

Le sociétal, hein, la reconversion de la gauche et de la droite. Ils savent plus parler que du sociétal. Voilà.

Mais le sociétal, c'est la préférence pour la mort. Comme dit très bien Welbec, qu'est-ce qui qu'est-ce qui caractérise aujourd'hui la société française, la société européenne ? C'est le niilisme d'État, l'hédonisme consumériste, le niilisme d'État.

La troisème cariatide, c'est la souveraineté. Donc on a largué notre souveraineté, on l'a transféré. Et les Français qui nous regardent, jeis leur dire mais réfléchissez, prenez de la hauteur, réfléchissez, regardez, constatez le mercour.

Bah voilà, quand vous êtes plus souverain, vous avez que vos yeux pour pleurer et vous vous réclamez une clause de sauvegarde où on va vous donner la clause. Ça veut dire vous avez plus le droit de véu, vous êtes plus souverain. Et oui.

Ensuite, le marché de l'électricité qui tue tous les artisans, vous êtes plus souverain. Ça dépend plus de nous. C'est l'Europe, le pacte vert, ça dépend plus de nous.

Et chez une pine a bien reçu Macron. Vous savez pourquoi ? que il est notre fournisseur en panneau photovoltaïque et cetera.

Il dit continuez le pacte vert, c'est vachement bien, faut lutter contre le CO2 et Macron dit "Ah, l'amitié chinoise." Voilà. Euh et puis maintenant le marché unique de la défense euh c'est la fin de l'industrie française, de l'industrie nationale et on peut continuer comme ça.

Et en plus on pèse qu'un milliard net par an pour permettre aux Ukrainiens de s'acheter des armes pour continuer cette guerre absurde et cetera et cetera. Et puis euh enfin la dernière cariatide, c'est peut-être la plus importante, c'est l'identité. Dans mon livre, je je on pourrait penser que c'est un terme pédant, mais c'est c'est la racine grecque est là pour nous dire que non, c'est pas un terme pédant.

L'ukophobie, on vit dans l'oychophobie. Ocos, le domicile, la maison. Or aujourd'hui, les Français ne savent plus où ils habitent.

C'estàd qu'on a perdu le récit fondateur. Toutes les sociétés obéissent à la même loi. Dès qu'elles ont perdu le goût, le sens de leur raison d'être, elles se démolissent de leur propres mains.

Voilà. Et donc l'effacement civilisationnel, je le crains. Cette Europe là, elle est en train de crever et de nous faire crever.

Et donc il faut faire autre chose tout de suite. Il faut faire la grande Europe des nations, une Europe de la coopération et qui retrouve la préférence étrangère. C'est drôle cet après-midi, je regardais ces news avant de venir et j'ai vu que Macron a parlé de la préférence de la préférence communautaire, la préférence européenne pour euh euh je sais plus quoi, l'industrie et cetera.

Mais la préférence européenne, elle existait jusqu'en 1992. C'était même le fondement de l'Europe. C'est ce qui a fait que Degal a dit "OK, je reste dans le marché commun à condition qu'on garde le tarif extérieur commun".

Il y avait une préférence européenne et de à de nombreuses reprises, Marcel d'Ass et Serge d'Assu ont réclamé le respect de la préférence européenne. Ça veut dire quoi la préférence européenne ? Ça veut dire si tu veux des hélicoptères, toi polonais, tuachètes mes hélicoptères à moi ou ceux de du voisin mais en Europe, vous arrêtez d'acheter les F16 et F35 américains.

C'est ça la préférence européenne. La préférence européenne c'est que au lieu d'aller chercher les poulets ukrainiens qui sont pas dans l'Europe, vous allez manger le poulet français d'abord et une fois que on aura épuisé le miel français, peut-être qu'on ira chercher le miel australien. Voilà.

Et donc l'Europe en fait c'était cette promesse là. Cette promesse, elle a été trahie. Maintenant c'est un marché de masse euh euh et et avec euh une communauté qui n'a jamais eu de ressort de puissance et qui avait un fédérateur extérieur qui est en train de nous lâcher qui s'appelle l'Amérique.

Donc réveillez-vous, il faut sortir de cette Europe là pour faire autre chose. Sinon on va crever. On va tous crever.

Philippe, il nous reste 4 minutes 30 précisément. On aurait pu parler de l'agriculture mais vous l'avez abordé. On aurait pu parler justement de l'Europe de la défense mais vous l'avez également apporté abordé à travers l'effacement civilisationnel.

Le 4 décembre, vous vouliez revenir sur le 4 décembre et la mort de Richelieu. Pourquoi ? parce que c'est l'anniversaire le 4 décembre de la mort de Richelieu et en qu minutes vraiment très rapidement Philippe Deviller, je sais que vous arriver à jouer avec la synthèse.

Vous êtes un homme de synthèse. Le cardinal Richelieu, en quoi était-il un modèle d'homme d'État ? Et d'ailleurs, on pose la question, c'est le penseur de la raison d'État.

Qu'est-ce que la raison d'État ? En 3 minutes 40. Alors, c'est simple.

Il a laissé un testament qui s'appelle le testament politique. Et dans le testament politique, il y a des perles. Par exemple, l'homme d'État, je réponds à votre question, l'homme d'État est comme le lion, il dort les yeux ouverts.

Ça veut dire que la première préoccupation du lion, c'est la sécurité. Et donc la mission de l'homme politique, elle est sacrificielle. Deuxièmement, la raison d'État, pour reprendre votre expression, la raison d'État, ça veut dire que il dit tant de gens se sauverait comme personne privée qui se dannent comme personne publique.

Pourquoi ? Parce que la raison d'État, c'est une morale des sens supérieurs. C'est pas l'addition des intérêts privés, c'est le service de l'intérêt supérieur, de l'intérêt général. 3è si j'ai pas épuisé mes 3 minutes 3è expression le visionnaire c'est quoi le visionnaire pour Richelieu il faut gagner la rive comme les rameurs en lui tournant le dos ça veut dire on s'occupe pas des mascares du courant on s'occupe pas de la tactique on s'occupe de la stratégie et ensuite il parle de la toge et de l'ermin et en fait c'est un d'Autriche qui explique aux jeunes Louis XIV voilà la phrase de Richelieu Méditela Richelieu dit à propos du parlement des juges Il faut le laisser somnoler.

Il faut pas toucher à la grosse bête, ne pas la réveiller. Il avait vu juste sur les juges. Pourquoi ?

Parce que selon Richelieu, les juges faut s'en méfier parce qu'ils peuvent prendre le pouvoir. Et enfin enfin la perle dans les 3 minutes, le peuple français, il dit "Les Français sont si légers qu'ils inclinent à l'esprit de l'inote qui les plonge dans une impasse. Les Français sont si légers que par leur légèreté même, ils se retirent de l'impasse dans laquelle l'esprit de l'inote les avait plongé.

Mission accomplie pour Philippe Devilier. Merci cher Philippe Devilier, c'était un plaisir d'être avec vous. Je rappelle le rendez-vous de lundi soir.

Sonia Mabrook, Laurence Ferrari et donc vous serez euh leur invité. La France en face, c'est un nom absolument formidable quand même. La France en face pour un rendez-vous donc sur ces news et sur Europe 1 21h 22h.

Elles n'ont pas peur elles je peux vous le dire. Philippe Deviler, faites attention. [rires] Tremblez vous, tremblez.

On se retrouve dans un instant pour l'heure des pros. Merci à vous Philippe.