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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 15 décembre 2023 14 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesJustice

Jean-Philippe Tanguy, les punchlines d’un timide

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Alors les Français vous ont découvert à l'occasion d'un discours que vous avez prononcé vers les 5 heures du matin.

  • 1:14RelanceRéponse partielle

    Mais quand vous vous mettez dans cet état, est-ce que vous ne risquez pas le bon mot de trop, celui qui pourrait vous conduire au dérapage ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Si on remonte à votre adolescence, il y a un événement qui m'a étonné, c'est la façon dont vous êtes arrivé au lycée Henri IV à Paris.

  • 3:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous diriez que vous avez forcé le destin, en quelque sorte ?

  • 5:10OuverteRéponse directe

    Dans votre parcours, après le bac, vous avez intégré Saint-Cyr, mais vous avez quitté cette école d'officiers supérieurs très rapidement, pourquoi ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Invité politiqueFait
    « Il est l'une des révélations de la nouvelle Assemblée. »
  • 0:06Invité politiqueFait
    « mon invité se définit comme un techno plutôt timide. »
  • 0:29Invité politiqueFait
    « C'était après une longue nuit de séance qui était consacrée au texte sur le pouvoir d'achat »
  • 2:58PrésentateurFait
    « J'ai eu beaucoup de mal à parler. »
  • 3:05PrésentateurFait
    « Oui, oui, depuis très longtemps, depuis presque mon enfance. »
  • 3:56PrésentateurFait
    « De toute ma scolarité a été une épreuve avec vraiment le système de reproduction des élites. »
  • 5:18PrésentateurFait
    « Oui, j'ai vite senti que ce n'était pas ma place, tout simplement »
  • 5:55PrésentateurFait
    « C'est très compliqué à expliquer, parce qu'effectivement, de l'extérieur, mon poste était très modèle, j'étais stagiaire, plus apprenti. »
  • 6:49PrésentateurFait
    « C'est aussi le début de mon engagement pour M. Dupont-Aignan, parce qu'il pourra en témoigner. »
  • 7:00PrésentateurFait
    « en France, les lanceurs d'alerte sont très maltraités. »
  • 8:23PrésentateurFait
    « On a des différents avec Nicolas Dupont-Aignan sur la stratégie du camp national populiste-gaulliste. »
  • 9:00PrésentateurFait
    « C'est le fait que Marine Le Pen est définitivement rompue en l'excluant Jean-Marie Le Pen. »
  • 10:30PrésentateurFait
    « Moi, je pense qu'on ne peut pas ne pas en faire un sujet politique. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Jean-Philippe Tanguy29 %
  • Locuteur non identifié3 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Philippe Tanguy

Il est l'une des révélations de la nouvelle Assemblée. Ses envolées lyriques l'ont fait remarquer dans l'hémicycle et pourtant, mon invité se définit comme un techno plutôt timide. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour M. Méric. Alors les Français vous ont découvert à l'occasion d'un discours que vous avez prononcé vers les 5 heures du matin. C'était après une longue nuit de séance qui était consacrée au texte sur le pouvoir d'achat avec ce moment qui est devenu célèbre.

0:40
Locuteur non identifié

Alors, alors, alors ! Pour un peu rigoler !

1:02
Jean-Philippe Tanguy

Alors, c'était un moment un peu inattendu, on va dire. On a vu que ça a fait beaucoup rire Marine Le Pen, mais pas seulement. On a vu la présidente de séance qui rigolait aussi. Mais quand vous vous mettez dans cet état, est-ce que vous ne risquez pas le bon mot de trop, celui qui pourrait vous conduire au dérapage ? On a l'impression que vous êtes un peu en roue libre en fait.

1:24
Présentateur

Oui, c'est pas faux, je ne vais pas vous mentir en vous disant que c'était tout organisé. Nous étions très fatigués. Après, je pense que l'humour, le recul sur soi-même permet de se sortir de ces situations compliquées. C'était de toute façon une improvisation totale, puisque je ne devais pas faire l'explication de vote. Ça devait être Marine Le Pen ? Oui, et pour différentes raisons, notamment la tension qu'il y avait dans l'hémicycle, l'heure qu'il était, elle m'a demandé de la remplacer, et donc c'était une improvisation.

Et en fait, là où vous avez raison, c'est qu'aussi de l'extérieur, on n'entend pas à quel point c'était bruyant, et à quel point c'est une fournaise, l'Assemblée nationale. Donc on ne comprend pas toujours pourquoi je suis obligé de dire cela, mais sincèrement, si on avait le son qu'on entendait, on comprendrait encore mieux pourquoi je l'ai dit. Mais les Français ont bien compris, à ma surprise d'ailleurs, parce que j'étais assez inquiet de la façon dont ça allait être reçue, perçue. Je n'ai eu presque que, sincèrement, des retours positifs, parce que les Français étaient vraiment exaspérés de l'attitude de la NUPES. Et sur les retraites, je me suis retenu de le redire.

2:29
Jean-Philippe Tanguy

Alors ce qu'on voit aussi dans cet extrait de prise de parole, c'est un peu votre sens du spectacle, le plaisir que vous prenez à prendre la parole dans l'hémicycle. Mais vous n'avez pas toujours été comme ça. Au contraire, vous avez dû faire un travail sur vous-même pour en arriver là.

2:45
Présentateur

Oui, moi je trouve que ça se voit encore. En fait, c'est gentil qu'on me dit que ça se passe bien. Moi, je sens toujours, je déteste me regarder d'ailleurs. J'ai eu beaucoup de mal à parler. Et j'ai encore des difficultés d'élocution. Alors on me dit que non, mais moi je les sens une par une. Vous avez travaillé là-dessus ? Oui, oui, depuis très longtemps, depuis presque mon enfance. Moi, je suis quelqu'un de très timide, pour ne pas dire plus, dans mon coin. Je me fais vraiment violence pour prendre la parole. Et c'est toujours, je parle d'ailleurs très vite. Là, je fais un effort énorme pour parler. Oui, mais il faut quand même que les gens comprennent.

Parce que si je parlais de ma façon naturelle, j'aurais du mal à dialoguer avec vous. Et en fait, j'ai tendance à parler très vite, pour dire très vite ce que j'ai à dire,

3:33
Jean-Philippe Tanguy

pour retourner à la solitude. Si on remonte à votre adolescence, il y a un événement qui m'a étonné, c'est la façon dont vous êtes arrivé au lycée Henri IV à Paris. Vous avez grandi à Bursurivette. Vous avez été élevé par votre mère dans un milieu plutôt modeste. Vous n'étiez pas vraiment programmé pour arriver dans ce type d'établissement. Est-ce que vous diriez que vous avez forcé le destin, en quelque sorte ?

3:54
Présentateur

Ah oui, sincèrement, oui, oui. De toute ma scolarité a été une épreuve avec vraiment le système de reproduction des élites. Alors c'est aussi des rencontres, j'ai fait deux grandes rencontres, des opportunités, des chances. C'est ma prof de piano, dont les filles...

4:09
Jean-Philippe Tanguy

C'est elle qui vous a parlé du lycée Henri IV ?

4:10
Présentateur

Oui, dont les filles avaient des prédispositions, donc elles avaient été placées Henri IV. Et donc j'ai appris l'existence de ce lycée, je n'avais jamais entendu parler.

4:18
Jean-Philippe Tanguy

Et comment vous êtes arrivé là ?

4:19
Présentateur

Et j'ai envoyé, avec mon meilleur ami, qui est toujours mon meilleur ami, et à qui je dois beaucoup aussi dans le parcours, dans la confiance aussi, qu'il m'a permis d'avoir en moi-même durant toutes ces années, on s'est dit on va envoyer notre dossier, on l'a fait tout seul.

4:33
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez fait une lettre de candidature, mais sans en parler ?

4:35
Présentateur

Sans en parler à mes parents, mes parents ne voulaient pas que j'aille Henri IV, ils ne voulaient pas que je quitte Bursur et Yvette, pour des raisons affectueuses, ils pensaient que c'était trop difficile, qu'il fallait prendre tous les matins le RER, que je n'y arriverais pas, d'ailleurs j'ai eu beaucoup de mal à y arriver. Donc voilà, c'est vrai que s'extraire, j'aime pas trop ce mot, il n'y a pas d'autres mots là que je trouve à brûle pour point, s'extraire de son milieu, rompre avec le destin qu'a été écrit par la sociologie ou autre, c'est très difficile, et je vais le dire d'autant plus qu'aujourd'hui, je pense que c'est encore plus difficile.

Si j'avais 16 ans aujourd'hui, je n'aurais pas le parcours que j'ai eu.

5:10
Jean-Philippe Tanguy

Dans votre parcours, après le bac, vous avez intégré Saint-Cyr, mais vous avez quitté cette école d'officiers supérieurs très rapidement, pourquoi ?

5:18
Présentateur

Oui, j'ai vite senti que ce n'était pas ma place, tout simplement, ce n'était pas du tout contre l'armée, ce n'était pas du tout contre les officiers qui m'ont accueilli, mais c'était, déjà j'ai un gros problème de discipline de manière générale, mais là en particulier, on m'a fait sentir que je devais mieux faire d'autres études, donc je retourne en prépa, et je suis allé après en école de commerce, et j'ai servi la France autrement.

5:40
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez fait l'ESSEC, Sciences Po Paris, en 2012, vous commencez un stage chez General Electric France, aux côtés de la patronne de l'époque, Clara Guémard. Vous expliquez que c'est là que le déclic de votre engagement en politique s'est fait, en lien avec le dossier Alstom. Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

5:55
Présentateur

C'est très compliqué à expliquer, parce qu'effectivement, de l'extérieur, mon poste était très modèle, j'étais stagiaire, plus apprenti. Si je suis pressé avec vous sur les presque trois années que j'ai passées là-bas, c'est surtout que j'ai assisté à la direction d'une grande multinationale, et après la crise de 2008, à un changement d'attitude de General Electric, qui est devenue une entreprise prédatrice contre les intérêts français, et donc vous êtes confronté tout simplement à la réalité très dure.

6:17
Jean-Philippe Tanguy

Et vous avez eu accès à des informations très précises sur le projet de rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric France. Vous auriez pu être lanceur d'alerte. Certains vous ont reproché d'ailleurs d'avoir un peu inventé un rôle de lanceur d'alerte. C'est vrai. Vous avez transmis des documents quand même au ministère de l'économie pour dire ce que vous saviez de ce dossier ?

6:39
Présentateur

Oui, de toute façon, je l'ai dit en commission d'enquête parlementaire récemment. Alors, pas sous serment, parce que je ne le suis pas, mais j'ai dit que je pouvais le faire. Oui, j'ai essayé d'alerter. D'ailleurs, c'est aussi le début de mon engagement pour M. Dupont-Aignan, parce qu'il pourra en témoigner. J'ai parlé à M. Dupont-Aignan de ce qui se passait, je lui ai écrit une lettre, je lui en ai parlé, et après j'ai essayé d'alerter. Mais c'est intéressant ce que vous dites sur les lanceurs d'alerte, parce qu'en France, les lanceurs d'alerte sont très maltraités. On est toujours fou, paranoïaque, complotiste, on n'est pas reconnu, on n'est pas protégé.

C'est ça qui vous a dissuadé d'aller au bout de la démarche ? Non, j'ai essayé d'aller au bout de la démarche.

7:13
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez transmis des documents à Arnaud Montebourg, qui était le ministre de l'Economie ?

7:16
Présentateur

Non, par Arnaud Montebourg, mais un de ses collaborateurs à l'époque. M. Dupont-Aignan m'a organisé un rendez-vous avec un de ses collaborateurs.

7:21
Jean-Philippe Tanguy

Donc il a eu accès aux informations ?

7:23
Présentateur

Oui, et il n'y a jamais eu de retour. C'est très compliqué, parce que c'est vraiment très déloureux, parce que quand vous savez que quelque chose va arriver, que vous essayez d'alerter, que vous vous mettez au moyen, parce qu'il faut voir aussi, ce n'est même pas David contre Goliath, ça n'a rien à voir comme force. Et après, on vous fait le reproche, si vous voulez, de ne pas avoir réussi à aller au bout de votre démarche. Mais qu'est-ce que je pouvais faire de plus ? Toutes les personnes que j'ai rencontrées, que je pouvais alerter, je l'ai fait. Après, je n'étais qu'un modeste collaborateur. Et en plus, il y a le mépris de classe, et c'est très important.

Il y a le mépris de classe aussi en France, et que le fait d'être stagiaire ou apprenti vous discrédite de ce que vous dites. Ben non, si vous étiez à un endroit qui vous a permis de tout voir, que vous soyez stagiaire ou cadre supérieur, vous voyez la même chose.

8:07
Jean-Philippe Tanguy

À ce moment-là, en 2012, vous l'évoquiez que vous engagez aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan. Vous avez travaillé à ses côtés pendant 8 ans. Est-ce que vous diriez que ça a été une bonne école de la politique pour vous ?

8:16
Présentateur

Ah oui, sincèrement. On a des différents avec Nicolas Dupont-Aignan sur la stratégie du camp national populiste-gaulliste. Mais c'est un excellent élu local. Il a une maîtrise de sa capacité à faire naître un lien de confiance entre ses administrés et lui, qui est unique. Il a très bien géré hier. Et c'est aussi un élu courageux. Pendant des années, il a défendu une ligne. Nous, on n'est pas d'accord sur la stratégie. Mais sur le fond, moi, je ne renie absolument rien de ces années.

8:47
Jean-Philippe Tanguy

Pendant longtemps, vous avez combattu le RN à ses côtés. Après, vous avez essayé de vous rapprocher avec lui du RN. Ça n'a pas fonctionné et vous êtes parti. Qu'est-ce qui a rendu ce rapprochement possible à vos yeux politiquement ?

8:59
Présentateur

C'est très simple. C'est le fait que Marine Le Pen est définitivement rompue en l'excluant. Jean-Marie Le Pen. C'était ça qui vous bloquait ? Ah oui, mais c'est ce qui bloquait tout le camp gaulliste. Que ce soit M. Dupont-Aignan ou les électeurs qui pouvaient se reconnaître dans les valeurs comportées, qui représentaient quand même 5% de la population. Ce n'était pas la personne de Jean-Marie Le Pen, évidemment. Ce n'est pas une question de personne. C'était les provocations qu'il avait faites, les déclarations condamnables et condamnées qu'il avait faites, qui pour nous, non seulement n'étaient pas nos valeurs, mais en plus empêchaient d'arriver à la victoire.

Donc Marine Le Pen a eu le courage de le faire. Et celui-là, très peu, je trouve que vraiment le système est très dur avec elle. Parce qu'encore aujourd'hui, on le reproche cela, alors qu'elle a fait tout ce qu'elle devait faire.

9:40
Jean-Philippe Tanguy

Vous êtes un peu considéré comme le bras droit de Marine Le Pen aujourd'hui à l'Assemblée.

9:42
Présentateur

Oui, mais il y a plusieurs, il y a Sébastien Chenu, il y en a d'autres, il y a Laure Lalette. Il y a plusieurs personnes, mais oui. Et puis, moi, je travaille beaucoup sur les questions économie-finance. Et c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de textes au début du mandat qui ont été sur ces sujets-là. Et puis, moi, j'ai une volonté. Et voilà, moi, la chose que je partage, et là où je suis au service de Marine Le Pen, c'est qu'elle a une volonté de gagner pour sauver notre pays. Et donc, moi, c'est vrai que j'ai un sentiment d'urgence, si vous voulez, depuis que je suis petit. L'urgence qu'il faut absolument gagner le plus rapidement possible pour éviter l'effondrement.

10:14
Jean-Philippe Tanguy

Alors, vous avez fait partie du mouvement Gay Libre qui avait été lancé par Sébastien Chenu quand il était encore à l'UMP il y a quelques années. En 2013, vous avez participé aux manifestations en faveur du mariage gay. Vous êtes gay, vous l'avez toujours assumé. Est-ce que vous en faites un sujet politique ?

10:30
Présentateur

Moi, je pense qu'on ne peut pas ne pas en faire un sujet politique. Alors, il ne faut pas lui donner une place centrale. Mais quand vous appartenez à une minorité, quelle qu'elle soit, vous ressentez forcément les choses d'une manière différente. Vous vivez les choses d'une manière différente. Vous avez un rapport avec la nation, en tout cas pour ma part, qui est très différent, mais qui est, je pense, très partagé parmi les homosexuels français. La nation est forcément plus protectrice. Elle joue forcément un rôle dans votre idéal de vie qui est différent.

11:02
Jean-Philippe Tanguy

Est-ce que c'est dans ce sens que vous avez posté ce message en 2018 ? C'était après avoir participé à la Gay Pride, fier de m'engueuler avec ceux qui n'ont pas encore compris que notre bonheur honorait l'âme nationale. Qu'est-ce que vous entendez par notre bonheur honore l'âme nationale ?

11:19
Présentateur

Nous avons, je pense, beaucoup de chances d'être français et de vivre dans un pays où, même s'il y a eu des moments extrêmement douloureux, grosso modo, par rapport à d'autres civilisations et d'autres pays, l'homosexualité était relativement tolérée. Depuis quelques années, en plus de la tolérance, nous avons le droit au bonheur familial, nous avons le droit à avoir une vie normale.

11:38
Jean-Philippe Tanguy

Mais cette tolérance à l'homosexualité n'a pas toujours été présente dans votre propre famille politique ? Vous en avez même été victime à un moment ?

11:44
Présentateur

Non, j'ai été victime d'une agression au couteau en 2019 de la part de groupuscules d'extrême droite qui sont complètement dingues. L'agression homophobe ? Vous l'aviez qualifiée en tant que telle à l'époque ? Oui, c'est qualifié d'homophobe parce que l'objectif était en fait, se disant, de révéler des choses sur mon téléphone, sur ma sexualité, où il n'y avait rien à révéler d'ailleurs. Bon, pour tous ceux qui se posaient des questions, leurs réponses. Mais, je ne suis pas d'accord avec vous, c'est une question qui traverse les familles politiques, qui n'a jamais eu spécialement... Je n'ai pas dit que ça se limitait à votre propre famille.

Aujourd'hui, d'ailleurs, on le voit bien, Marine Le Pen est la championne des libertés publiques, le vote des homosessuels majoritairement se porte vers elle. Et quand vous regardez, par exemple, la gauche, les groupes de gauche, il y a extrêmement peu de députés qui se revendiquent homosexuels. Ça devient un problème dans une part de la société française qui n'est pas celle, sans doute, que certains commentateurs attendaient.

12:34
Jean-Philippe Tanguy

Donc, on va passer à notre quiz à présent. Je vous explique le principe. Je commence une phrase et c'est à vous de la compléter. C'est bon ? On y va ? Je vais essayer. Être gay au RN, c'est ? C'est comme si vous étiez hétérosexuel. Ça ne change... Absolument rien. Je n'ai pas été élu président de la commission des finances, mais... Mais je le serai peut-être un jour.

12:54
Présentateur

La prochaine fois sera la bonne ? Non, je ne sais pas. Mais je vais vous surprendre, mais Eric Coquerel fait un bon travail.

13:02
Jean-Philippe Tanguy

Quand je prends la parole dans l'hémicycle, ce que j'aime avant tout, c'est... Défendre mes idées, tout simplement. Très bien. Écoutez, merci beaucoup. Merci à vous. Jean-Philippe Tanguier d'être venu dans La Politique. Bonne journée. Sous-titrage Société Radio-Canada

13:14
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada