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Conférence de presseRMC (sur YouTube)· 1 mai 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSécuritéÉconomie & entreprises

1er mai : un boulanger verbalisé malgré des salariés volontaires

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous a surpris que les inspecteurs soient passés à 8h15 ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    En quoi est-ce important pour un boulanger de travailler le 1er mai ?

  • 4:30RelanceRéponse partielle

    Le Premier ministre a donné instruction pour le volontariat, pourquoi les inspecteurs verbalisent-ils ?

  • 6:30FerméeRéponse directe

    Vous êtes payé double pour travailler le 1er mai ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous semble scandaleux que des boulangers soient verbalisés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Fait
    « La parole du Premier ministre n'a pas valeur de loi. »
  • 7:00RomaricFait
    « On a tous besoin d'argent. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ils sont passés à 8h15. Ah ouais 8h15. Et eux ils avaient le droit de travailler le 1er mai.

Je me suis pas permis de leur demander mais Oui. Oui. Ils avaient le droit de travailler.

Oui. Ça ça vous a surpris parce que quand même euh quelque part s'ils étaient là sur le pont à 8h15, c'est qu'ils avaient envie de se faire un boulanger euh vulgairement parlant. Bah tout à fait.

Oui. Non mais je m je m'y attendais parce que je savais que euh comme on a entendu bah dans sur vos journaux euh à la radio, tout ça, on entendait que euh les inspecteurs ferait euh feraient respecter la loi même si le Premier ministre avait décidé nous avait donné l'accord ouvert, on savait que on risquait d'avoir d'avoir des contrôles. Et on démarre Estel Midi avec l'actualité du jour et c'est la verbalisation d'un boulanger dans l'ISER par des inspecteurs du travail verbalisation car ce boulanger avait ouvert son établissement et fait travailler ses salariés.

Le boulanger a tenté de se défendre en disant qu'il avait le soutien du Premier ministre mais ça n'a pas suffi. Charles. Non mais il faut dire que ces inspecteurs du travail n'ont fait qu'appliquer la loi.

Contrairement à ce que pouvait penser laisser ce que laissaient pensaient les débats ces dernières semaines. La loi n'a pas changé. On a eu des déclarations assez floues de la part du gouvernement.

Le Premier ministre a promis cette année aux fleuristes et aux boulangers d'avoir donné, je cite, instruction au service de l'État pour qu'ils puissent faire travailler leur salariés sur la base du volontariat mais sans pour autant modifier la loi. Or, la parole du Premier ministre n'a pas valeur de loi. D'ailleurs, le ministre du travail a appelé à l'intelligence collective sans rien dire sans pour autant il a refusé évidemment de donner des consignes ou des instructions aux inspecteurs du travail car les inspecteurs du travail sont indépendants.

Ils n'ont pas à répondre à des consignes politiques. Ils ont donc le droit, comme ils l'ont fait ce matin visiblement à Bourgoin, j'ai lieu de de verbaliser. Reste à savoir ce que vont devenir ces verbalisations.

Est-ce que finalement elles seront annulé par la justice ? Est-ce que les boulangers les boulangers devront payer ces amendes ? Rien n'est moins sûr.

L'an dernier, il y avait eu les mêmes cas en vendaé et finalement ces boulangers n'avaient pas payé d'amende. Enfin, c'est pas agréable quand même de se faire verbaliser. Tu es dans ta boutique, tu es en train de servir les gens et cetera.

Tu fais ton travail et tu es verbalisé. Ça doit pas être agréable. Et d'ailleurs, on aura Eric ce boulanger verbalisé qui sera avec nous dans dans un instant. un boulanger verbalisé le 1er mai.

Est-ce que c'est scandaleux Elise Gonfarbe ? Ben oui, moi je comprends même pas. En fait, je trouve que cette loi est complètement obsolète en fait.

À partir du moment où le 1er mai, tu as des McDo qui ont le droit d'être ouverts qui aujourd'hui grâce au MAC café vendent des viennoiseries, euh je comprends pas pourquoi on aurait pas le droit d'ouvrir une boulangerie sur la base du volontariat. Je veux dire ce que Gabriel Atal avait proposé pour réintroduire l'ouverture le 1er mai, c'était sur la base du volontariat. C'est si un boulanger ne veut pas ouvrir ou un fleuriste, ils ont la possibilité de ne pas le faire.

Mais ceux qui veulent travailler, qu'il le fassent. Je veux dire, le fleuriste le 1er mai, il vend du Muguayet. C'est quand même la base.

Euh aujourd'hui. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va l'acheter chez Carrefour.

Non, c'est bah non, Carrefour est fermé. Mais c'est les vendeurs à la sauvette aujourd'hui le Muget. Moi, je je suis venu là au Black et donc pas de cotisation, pas de rentré dans la de l'État.

Mais je suis venue là euh jusqu'ici, j'ai traversé Paris, j'ai vu plein de commerces ouverts et je me dis ça se fait pas que euh euh les boulangers et les fleuristes ne puissent pas être ouverts surtout quand on voit tu peux être ouvert si tu as pas de personnel. Par exemple, si tu as une vendeuse dans une boutique de vêtements, c'est sa boutique et cetera, elle a le droit de vendre des robes. Le premier peut travailler, le salarié n'a pas le droit de travailler.

Bien sûr. Mais si le salarié est OK pour travailler et être payé double, je veux dire pourquoi est-ce qu'on empêcherait l'entreprise de fonctionner ? Bon ben parce que les syndicats veulent que le 1er mai reste chamé.

Vous savez en fait c'est quand même fou hein. Le premier c'est la fête du travail et on n pas le droit de travailler. C'est comme si la fête de la musique on avait pas le droit de faire de la musique.

C'est quand même un truc précisément si on veut être très précis c'est la fête des travailleus et travailleurs pour qu'on soutien les travailleurs et travailleuses et travailleurs. Et je comprends la logique. Après on pourrait débattre sur un décou d'avoir été sanctionné.

OK mais très concrètement c'est la protection des travailleurs. Tu as des commerces ouverts parce que les patrons, les auto-entrepreneurs, les commerçants chefs d'entreprise travaillent et ne sont pas salariés. C'est leur boîte, il ils ouvrent.

Mais le salarié euh d'un d'un fleuriste ou d'un boulanger, lui a le droit de chômer et même le devoir de chômer. Et là, on peut l'obligation devoir de quoi ? L'obligation en tout cas.

Oui, l'obligation. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on on dit la base du volontariat. OK, moi je suis pour le le droit à travailler, mais le problème c'est que dans le commerce et dans le petit commerce le la le volontariat est compliqué.

Je suis volontaire pour ne pas travailler mais si derrière je peux pas je suis obligé de travailler, ça va être compliqué. Alors justement, nous avons Éric en ligne. Éric, c'est ce boulanger de Bourgouin qui a été verbalisé ce matin par des inspecteurs du travail.

Bonjour Éric. Bonjour. Euh Éric, ils sont passés à quelle heure les inspecteurs ?

Ils sont passés à 8h15. Ah ouais 8h15. Et eux, ils avaient le droit de travailler le 1er mai.

Je me suis pas permis de leur demander mais oui. Oui, ils avaient le droit de travailler. Oui, ça vous a surpris parce que quand même quelque part s'ils étaient là sur le pont à 8h15, c'est qu'ils avaient envie de se faire un boulanger vulgairement parlant.

Bah tout à fait. Oui. Non mais je m je m'y attendais parce que je savais que euh comme on a entendu bah dans sur vos journaux euh à la radio, tout ça, on entendait que euh les inspecteurs ferait euh feraient respecter la loi même si le Premier ministre avait décidé nous avait donné l'accord ouvert, on savait que on risquait d'avoir d'avoir des contrôles.

Et et Éric, ils sont arrivés à 8h15, est-ce que ils ont demandé à tous vos salariés de de partir ? Est-ce que vous avez dû fermer boutique ? Non non non, ma boutique est toujours ouvert.

Je suis ouvert jusqu'à 14h. Les salariés sont là jusqu'à une partie sur à 13h, une partie 14h. Non non, ils m'ont juste dit que bah théoriquement j'avais pas le droit d'ouvrir.

J'aurais dit si j'ai le droit d'ouvrir. J'avais pas j'ai juste pas le droit d'avoir de salariés. Ils ont vu que bon peut-être que je connaissais un peu la loi.

Ils m'ont dit mais oui vous avez des salariés. Je dis oui j'ai des salariés mais sur le base du laariat je leur ai fait signer un décharge mais bon ils ont ils ont ils m'ont dit non non mais c'est pas valable même la décharge c'est pas valable la loi nous dit que vous avez enfin que vous avez pas le droit de faire travailler les salariés et et et Éric vous voulez payer double vos salariés le 1er mai ou payer double ouis tout à fait ou et et ils ont tous voulu travailler le le 1er mai ou il y en a qui vous ont dit bah non moi Éric franchement je préfère rester chez moi en famille Je j'en ai juste un qui m'a dit non qui bon on avait pas j'ai pas j'avais pas besoin de tout le monde moi je bon structure j'ai 14 talarés j'avais pas besoin de tout le monde. Mes apprentis je les ai pas fait travailler même si j'en ai qui sont majeurs.

Euh bon ben les mineurs, on avait pas le droit de les faire travailler mais j'en voilà juste un et puis une vendeuse qui est bah son jour de congé c'est le vendredi. Voilà ça tombait bien aujourd'hui. Euh c'est ça elle est elle est pas venue.

Elle pas elle est pas venue. Mais Éric, en quoi c'est important pour un boulanger de de travailler le 1er mai ? Est-ce que c'est une bonne journée pour votre chiffre d'affaires ?

Ça dépend des des boutiques. Nous nous moi je suis sur une nationale, j'ai du passage dans le centre de Bourgouin Jalieu. Ce 1er mai, il y a une il y a une foire.

Voilà, ça ça amène du monde, on a le soleil avec nous. Euh voilà, les gens sont sont de sortie euh et euh voilà, pour nous en cit important d'ouvrir et puis euh vous allez faire un gros chiffre d'affaires, on on peut se parler euh euh franchement Éric, voilà, vous allez faire du chiffre aujourd'hui quoi. J'allais je vais faire du chiffre mais si je prends 5000 5250 € d'amende euh pour avoir mes salariés euh vous allez pas faire de chiffre. [rires] Je vais pas faire de voilà si je fais voilà moi comme je suis ouvert j'étais ouvert de 7h à à 14h voilà si je fais 5000 € aujourd'hui euh voilà ça va tout partir dans les amendes mais bon on sait que ouais vous vous la façon ce que vous disiez avant voilà les amendes collègues boulanger dans en vendé il y a 2 ans, ils ont pas été verbalisés ils ont été acquittés voilà alors que bon je pense que et puis j'ai confiance au président national qui avait qui avait fait la réunion avec Sébastien du corps nu en disant que qu'on serait pas embêté derrière.

Vous vous sentez soutenu politiquement Charles Manien. Et à l'instant Gabriel Atal sur les réseaux sociaux retweet l'info RMC. Donc à ce que vient de dire Éric réagit à ce que vient de dire Éric sur RMC.

Gabriel Atal dit il faudra une mesure d'amnistie dans la loi pour effacer toutes les amendes infligées ce 1er mai à des boulangers ou des fleuristes qui feraient travailler leur salariés. Donc ça sent bon pour vous Éric. Allez, on va donner le nom de votre boulangerie que vous êtes ouvert jusqu'à 14h.

Allez-y. Le péin d'upphinois à Domarin à côté de Bourgou. Le péin d'uphinois marin à côté de Bourgois.

Ben écoutez, bonne fin de journée, une journée mouvementée. Éric, merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous pour nous parler de cette verbalisation en ce 1er mai. Justement, Jérôme Lavrou, mais quand on entend Éric raconter son histoire, mais mais on a l'impression qu'on marche sur la tête quand même.

Ah ben on a la réponse sur l'intelligence collective. Oui, c'est [rires] ça. Ça n'exclut pas la connerie individuelle. [grognement] C'est euh Moi, je conteste formellement le fait que c'est la loi et le premier ministre n'a rien à dire.

Euh il y a plein de domaines dans laquelle c'est la loi et pourtant tu vas dans un commissariat pour porter plainte parce que on on tu as fracturé ta voiture, le policier peut dire "Ben on prend pas des plaintes pour ça, ça va être juste une main courante." Donc il a il applique avec discernement la loi. C'est dans plein de domaines.

Et le premier ministre pour moi, il est fondé à donner des directives à son administration parce que ce sont des fonctionnaires membres de l'administration d'État. Article 20 de la Constitution, titre 3, sur le gouvernement. Le premier ministre dispose de l'administration.

Il dispose de l'administration. Donc, il a le droit de donner des consignes. C'est pas parce que quelque chose est interdit et verbalisable, il y a l'obligation de verbaliser tous ceux qui le font.

Oui. Mais alors si on va à contrepied de ça, l'inspecteur du travail, son métier, sa mission dans la loi, c'est de protéger les salariés. C'est ça la la mission de l'inspecteur du travail.

Et la loi dit un salarié ne peut pas travailler le premier. C'est ce que dit la loi. Oui mais là on a on a quand même l'impression quoi il attendait l'ouverture de la boulangerie.

Vous savez c'est comme les pervanches elles attendent les pervanches elles attendent 16h30 la sortie des écoles où les parents viennent récupérer des gosses avec la voiture et elles attendent ça pour verbaliser pour faire du chiffre. Non mais il y a un truc qui va pas. Mais j'ai David qui nous écrit l'instant sur WhatsApp toute l'année sur ce plateau, vous réclamez que la loi soit respectée, qu'on respecte les règles, les lois et cetera.

Et puis là, aujourd'hui, c'est la fête, on célèbre tous ceux qui enfraînent la loi. Deuxième chose que je voulais dire, c'est pas une mesure de mec de droite de dire faut travailler le 1er mai. Vous savez qui est-ce qui est la première non [grognement] qui est la première personne qui avait formalisé la possibilité pour les boulangers de travailler le 1er mai ? [rires] Martin AR Martin AR à l'époque directrice générale du travail donc de l'administration légère avait donné la possibilité pour les boulangers et les fleuristes de le faire.

C'est juste une décision de justice qui est intervenu après qui a dit c'est pas une directive, faudrait que ce soit la loi mais le discernement c'est c'est légal discernement appliquer avec discernement les consignes qui sont donnés et les politiques avaient largement le temps de changer la loi ces derniers mois ils ont été incapables de le faire. Ça a été ridicule. On pas on a pas de majorité au parlement.

Alors faut toujours te gratter hein. Emmanuel est avec nous, nous appelle de Palavasse les flots dans l'héros et les commerçants dans le nautique. Bonjour Emmanuel.

Oui, bonjour. Euh juste pour vous dire que tous les commerçants sont ouverts à Palac aujourd'hui ce matin problème. Ouais, tout est ouvert.

Mais vous vous êtes dans le nautique. Si vous nous appelez, c'est que vous êtes pas ouvert mais j'ai passé la matinée à Palavas, tout est ouvert. Voilà.

Fabuleux, tout va bien et puis tout le monde travaille, tout le monde gagne de l'argent. Et et vous êtes heureux de voir tout ouvert Emmanuel ? Vous vous dites quand même on est le premier ma sûr.

Ben parce qu'il faut acheter des ce qu'on a à manger et cetera quoi. Donc il y a pas de problème quoi. D'accord.

Mais mais c'est c'est fabuleux quoi entre les politiques et puis ce qu'on voit vraiment c'est jour et la nuit quoi. Et et ça vous scandalise Emmanuel que qu'un commerçant soit verbalisé parce qu'il ouvre le 1er mai. Bah bien sûr c'est fabuleux.

Je je comprends pas. Ils veulent tout en France il continue. Voilà c'est tout ce que j'ai à dire.

Et et c'est vrai qu'on l'a rappelé hier dans Estel Midi parce qu'on a parlé du du 1er mai des gens qui travaillent, c'est des cotisations qui rentrent. On narrête pas de dire que le pays est en crise, qu'il nous faut des euros et cetera. Bien sûr, on a besoin de travailler la langue comme des malades là, on paye l'essence comme des tarés et puis on nous empêche de travailler.

C'est c'est c'est le monde à l'envers. Merci, merci la France. Voilà.

Bon ben écoutez, merci en tout cas Emmanuel de nous avoir encore une fois la loi ça se change vraiment en un mois ça pouvait changer la loi le corn et il a reculé parce que Sophie Binet lui a dit que c'était pas bien. [rires] Sophie Binet n'a aucune responsabilité politique. C'est pas la faute de de Sophie Binet si le gouvernement ou si le parlement n'a pas réussi à changer la loi.

Encore une fois devant Sophie on a flanché. Il y avait pas de majorité et certains partis politiques n'étaient pas des plus motivés à pouvoir libéraliser le marché du travail. Mais juste simplement, j'entends parfaitement le discours et je vous rejoins Estelle sur l'idée que oui, comme des Pervanches, les gens sont sont restés à l'ouverture de la boulangerie, ont attendu qu'elle ouvre pour dire "Allez, on va sanctionner." Bien sûr, j'en suis persuadé.

Maintenant, je rejoins Charles dans le discours, ils ne font qu'appliquer la loi. Oui. À RMC, il y a beaucoup d'auditeurs qui se plaignent dans plein de de d'histoires judiciaires que la loi ne soit pas appliquée.

Là, la loi est appliquée à la lettre qu'on l'aime ou qu'on aaime pas. Et d'ailleurs, en démocratie, les lois se changent. Si le parlement est incapable de changer la loi, c'est lui qu'il faut critiquer.

Oui. Ce qui est navrant, c'est qu'un ministre dise "Débrouillez-vous, intelligence collective, que chacun fasse un peu comme il veut demain." Bah non, le rôle d'un ministre d'une administration, c'est de fixer des lois.

Le rôle d'un ministre, c'est de changer la loi mais pas de dire aux français "Débrouillez-vous vendredi" entre boulanger et inspecteur du travail. Là, il y a Anaï Sens DG qui vient de m'envoyer un texto, elle me dit "Je suis en train de me balader dans Paris. Je viens de tomber sur une onglerie ouverte, un boucher ouvert, un magasin de réparation de téléphone ouvert.

Non mais c'est sympa que les gens ils ont tous le droit d'ouvrir c'est que les gens ils ont envie de bosser en fait. Pas de salar une anglerie pardon je il y a beaucoup de personnes qui passent par la facturation et c'est l'autoent entrepreneuriat. On a le droit de travailler quand on est Oui, mais ça prouve une chose, c'est que les gens ils ont envie de travailler.

Il y a 10 ans, tout émur donc si les gens veulent s'adapter, pourquoi par exemple ne pas passer par la facturation boulangerie ? Voilà, prestateur de service en boulangerie, ils font ça. Ils ont aucune aucune c'est un manque à gagner pour les boulangers.

Moi, j'ai passé la matinée au café. Voilà, j'ai chillé avant de venir dans l'émission. Vous auriez pu dire j'ai passé la matinée au café pour travailler pour Oui, bon, j'ai passé la mathée au café pour parler à mes voisins.

J'ai mon café de quartier. On était tous au café. C'est un coffee shop tout ce qu'il y a de plus poufiasse he le café est à 6 € d'ailleurs.

Et on peut y acheter des viennoiseries comme à la boulangerie. Donc je me suis assise, mon café, mon croissant, mes copines et je me dis pourquoi les boulangeries seraient fermées ? Pas le coffee shop c'est con.

Alors juste Pierre avant de répondre, jeis qu'on prenne Romaric au téléphone. Il ne nous appelle de qu'un perlet dans le Finister et il est employé en boulangerie justement. Bonjour Romaric.

Bonjour à tous. Est-ce que vous travaillez aujourd'hui Romaric ? Ouais, j'ai fini de travailler à midi moi.

D'accord. Et euh et ça vous a plu de travailler le 1er mai ? Bah ouais, parce qu'on a tous besoin d'argent.

D'accord. Vous étiez payé double Romaric ? Ouais, bien sûr.

Ouais. Et est-ce que votre boulangerie alors j'ai Vous êtes pas patron hein de la boulangerie euh est-ce que euh est-ce que votre boulangerie, elle a fait un gros chiffre d'affaires aujourd'hui ? Ah oui, je pense.

Oui. D'accord. Plus que les autres, plus qu'un plus qu'un vendredi classique.

Ah oui oui, bien sûr. H [grognement] Et et vous étiez tous là ou il y en a qui ont préféré ne pas travailler le le 1er mai ? Bah tous ceux qui étaient volontaires étaient là.

Après il y a les seulement les apprentis mineurs qui n'étaient pas là. D'accord. Il y a plus en fait c'est comme un gros dimanche et on a pas besoin de tout le personnel parce qu'on est ouvert jusqu'à 13h.

D'accord. H mais vous ça voilà ça vous ça vous a plu de de travailler le premier mai pour être payé là ? Bah oui évidemment.

Ouais. H bah merci beaucoup. ridicule qu'on puisse pas travailler, qu'on empêche des boulangeries alors que le pain c'est c'est pas quelque chose qui se garde du lendemain.

H sauf que et puis c'est boulanger, c'est une profession qui a été jugée essentielle lors du covid comme les bouchés, comme les poissonniers, comme les primeurs et alors vous avez les boulangers qui peuvent ouvrir pas les poissonniers. Enfin, on y comprend plus rien. Merci.

En tout cas euh remarque qu'on vous laisse aller vous reposer parce que boulanger ça se lève extrêmement tôt. Euh peut-être que les inspecteurs du travail aurait pas vu être à la boulangerie au moment où ils ont embauché vers 4 ou 5h du matin. Non mais ils ont préféré ça ça aurait eu du panache.

Ouais bah non ils ont préféré les salariés s'il respectent la fête du travail et travailleurs, ils devraient aussi chamer. Et bah oui mais ils sont pas essentiels et ils travaillent pourtant. Si quand même la protection des travailleurs c'est essentiel.

Jérôme la Pierre. Mais encore une fois, je moi je je comprends vos arguments et je comprends le discours sur la liberté de travailler. J'y souscrit totalement.

Maintenant, il y a des lois en France qui doivent être appliquées avec discernement. Elles sont appliquées. C'est dans les textes.

Le politique, son travail de faire évoluer, de changer loi. Si le politique est incapable de faire changer loi et aussi on pourrait blâmer les syndicats parce queussi les syndicats leur rôle est de défendre les travailleurs et travailleuses qui ne seraient peut-être pas volontaire pour travailler un jour férier mais qui en aurait l'obligation. Parce que dans les petits commerces fleuristes, boulangerie, quand il y a deux ou trois salariés, le volontariat est très limité, hein.

Parce que si je suis pas volontaire pour ne pas travailler ou pour travailler, mes vacances et mes jours de congé que je prends en juillet août, mon patron va me dire "Bah non, bah non, non, parce que là maintenant, je vais pas te les donner, tes congés, tu étais pas volontaire pour travailler le premier mai. Allez, bam ! Blam !" Donc oui, pour la liberté de travailler, mais retenez que dans ces petits commerces et là c'est là où les syndicats ont un vrai rôle, volatou.

Le volontarat est très flou et et c'est vrai que quand le patron a deux salariés, s'il y en a un des deux qui dit "Bah moi, excusez-moi patron, mais franchement, j'avais prévu de de partir avec ma fiancée en weekend et le patron va lu dire bah ouais mais alors dans ces cas nous on peut pas ouvrir, bah super." Et donc en fait il y a une espèce de pression psychologique qui peut qui se peut s'appliquer effectivement dans dans ces caslà. C'est vrai que si tout le monde travaille le 1er mail, il y a aussi le risque on ne soit plus payé double si si tout le monde se met à travailler.

On termine avec des messages Charles et le résultat de notre consultation. Oui, Evveline qui nous dit "Je suis en colère. C'est quand même très facile, très petit d'aller verbaliser euh des artisans qui ne font que travailler en ce jour où les Français achètent et consomment aussi euh du pain.

J'ai l'impression que les inspecteurs du travail se font plaisir et se payent le gouvernement à travers euh leur attitude." Pense Eveline, "Ça devient euh gonflant d'entendre parler de volontariat à l'inverse", nous dit Stéphane. Un peu comme Pierre qui dit, "On sait très bien que ça n'existe pas vraiment le volontariat.

Quand un patron vous dit qu'il a besoin de vous tel, vous avez beaucoup plus de mal à lui dire non. Et puis Hervé qui témoigne dans le lot du côté de Grama, les deux boulangeries était ouverte ce matin, une demi-heure de queue dans la rue devant chacune. C'est bien la preuve que tout le monde voulait du pain, qu'il y avait de l'activité et du travail pour faire un bon repas en famille en ce jour férier.

Il nous écrit Hervé. S'il faisait pas un bon chiffre d'affaires, il voudrait pas ouvrir les boulangers. Et en plus là pour le coup ça tombe un vendredi.

C'estàd qu'il y a plein de gens en fait qui vont faire qui vont faire le pont qui vont prendre le temps effectivement de bien manger, de cuisiner et donc c'est forcément une bonne journée pour les commerçants. Alors ce boulanger est verbalisé en ce 1er mai par des inspecteurs du travail. On vous l'a révélé ce matin sur RMC.

On vous pose d'ailleurs la question "Est-ce que ça vous semble scandaleux ?" Vous avez répondu oui à 88 % sur nos réseaux.