Démission d’Emmanuel Macron : Mélenchon la réclame - C à vous : l’intégral - 04/12/2024
Manuel Bompard Au micro : Patrick Cohen, Anne-Élisabeth Lemoine, Emilie Tran Nguyen, Mohamed Bouhafsi, Lorrain SénéchalSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:00OuverteRéponse directe
En quoi avez-vous le sentiment de faire l'histoire avec cette censure?
- 7:00RelanceRéponse partielle
La fin justifie une drôle d'alliance entre les Cheguevaristes de carnaval et les complices du RN aux côtés de M.Barnier.
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait? On prend les mêmes et on recommence? Qui à Matignon?
- 17:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez ce contraste saisissant entre M.Barnier qui, hier, faisait tout pour sauver sa place et cette image d'E.Macron?
- 19:00OuverteRéponse directe
Votre choix?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00M.BompardFait
« C'est une journée historique. Il n'y a pas eu de gouvernement sous la Ve République qui chute après une motion de censure depuis 1962. »
- 8:00M.BompardChiffre
« Ce budget, ses conséquences, c'est 0,8 point de croissance en moins. »
- 11:00M.BompardPromesse
« Ca permettra aux retraités d'avoir leurs pensions de retraite intégralement revalorisées sur la base de l'inflation au 1er janvier. »
- 11:30M.BompardChiffre
« Ca évitera une augmentation de 50 % des taxes sur l'électricité. »
- 12:00M.BompardChiffre
« Ca évitera la suppression de 4000 postes d'enseignants. »
- 18:00M.BompardFait
« Il y a un bloc politique qui dispose du plus grand nombre de députés. »
- 21:00B.JeudyFait
« Il a confié qu'il voulait faire vite. Il voulait même essayer de nommer en 24 heures. »
- 22:00B.JeudyFait
« Il y a 2 noms qui se dégagent. Le 1er nom, c'est S.Lecornu, le ministre dont il est le plus proche, son plus ancien ministre, le ministre des Armées. »
- 24:00M.BompardFait
« Les formations politiques qui défendaient l'abrogation de la réforme des retraites ont été très largement majoritaires. »
- 25:00M.BompardFait
« Il pourrait alléger ses souffrances si c'est aussi difficile. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. "C à vous" en direct jusqu'à 21h. Bonsoir à tous.
Emilie...
Ca va, Patrick! C'est une journée particulière. - E.Tran Nguyen: Le gouvernement devrait tomber dans quelques minutes.
E.Macron rentre d'Arabie saoudite et s'apprêterait déjà à nommer un Premier ministre. - A.-E.Lemoine: Il devrait le faire très rapidement.
Information signée B.Jeudy, qui sera avec nous dans un instant. Mohamed? - M.Bouhafsi: On a suivi 4 ministres.
Ils ne se font pas d'illusions sur leur avenir. - A.-E.Lemoine: Patrick, votre édito? - P.Cohen: Rien à ajouter.
Dans 3 quarts d'heure, le vote devrait avoir lieu, à peu près. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le coordinateur de LFI, qui vote par procuration cette censure pour pouvoir la commenter ici.
Bonsoir, M.Bompard. Lorrain? - L.Sénéchal: Il y a 60 ans, quand le dernier gouvernement était censuré en France, P.McCartney commençait sa courte carrière.
Il sera en concert à Paris ce soir. Un événement. - A.-E.Lemoine: A plus de 80 ans.
Extraordinaire. Pierre? - P.Lescure: Dans L'OEil, ce soir, un chapeau bas à M.Legrand, avec le magnifique film-portrait qui sort aujourd'hui en salle.
On verra une bande-annonce de luxe. - A.-E.Lemoine: On invitera tout à l'heure un double champion olympique, le meilleur joueur du tournoi de volley-ball à Paris l'été dernier: E.Ngapeth.
Il n'est jamais trop tard pour fêter un double titre olympique. K.Girac est également notre invité du dîner.
Son album sort en version acoustique pour les fêtes. Le dîner est préparé par S.Paroche, notre chef étoilé.
Il est avec B.Chameroy. Ah non, il n'est pas là. - B.Chameroy: Excusez-moi, j'étais bloqué dans "la censure".
Au menu du soir? - S.Paroche: Des moules de Camargue. - B.Chameroy: Merci d'avance.
Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.
Vous avez suivi ce débat de censure qui s'est ouvert peu avant 17h. - P.Cohen: Chacun s'emploie à justifier son choix auprès des Français, mais où personne n'essaie de convaincre un Hémicycle déjà figé.
La censure sera votée. Le gouvernement va tomber. "Nous faisons l'histoire", a commencé le premier orateur insoumis E.Coquerel.
Il y a eu la venue à l'Assemblée nationale d'un homme qui n'est plus député mais qui continue à peser fortement sur le débat public. ... - P.Cohen: J.-L.Mélenchon accueilli par E.Coquerel et d'autres insoumis avant l'ouverture des débats.
Il était dans les tribunes. Débats qui ont commencé par les réquisitoires des insoumis et du RN, portés par E.Coquerel et M.Le Pen.
Des discours qui avaient deux points communs: la dénonciation d'un gouvernement, d'un budget, d'un pouvoir selon eux illégitime, et l'exigence plus ou moins clairement formulée d'un départ d'E.Macron. - M.Le Pen: E.Macron s'est attaqué depuis 7 ans à tous les murs porteurs de l'Etat et de la nation et affaibli la fonction présidentielle, clé de voûte de l'édifice institutionnel français.
J'ai trop de respect pour la fonction suprême, de déférence à l'égard de nos institutions, de révérence vis-à-vis de notre suffrage universel pour participer à une quelconque entreprise, même parlementaire, de demande de destitution. Je laisse cela aux "Cheguevaristes" de carnaval qui se reconnaîtront sans nul doute. C'est à l'intéressé lui-même de conclure s'il est en mesure de rester ou pas. - P.Cohen: M.Le Pen dénonce les Cheguevaristes de carnaval et elle s'apprête à voter la motion de censure.
Elle explique après que ce n'était pas de gaieté de coeur que le RN votait cette motion de censure. "Le pire serait de ne pas censurer un tel budget". E.Coquerel a ignoré ces voix de l'extrême droite. - E.Coquerel: Vous avez tenté des compromis, mais avec l'extrême droite.
Ce RN que vous avez privilégié en violation du barrage républicain qui s'est exprimé majoritairement en juillet dernier. Ce barrage dont vous auriez a minima dû être le garant. Cette compromission n'empêchera pas votre chute.
Vous chutez dans le déshonneur. Vous étiez même prêt à remettre en question l'Aide médicale d'Etat. - P.Cohen: "La défaite et le déshonneur", pour paraphraser Churchill.
Le LR L.Wauquiez a dit: "Il y a un moment où il faut choisir entre l'intérêt partisan et l'intérêt général." Il y a quelques minutes, au nom des députés du groupe Ensemble, G.Attal est venu défendre son successeur et faire le constat d'une défiance politique généralisée, selon lui. - G.Attal: Je crois que l'essentiel tient en une phrase: "Nous sommes à un moment où les Français n'écoutent plus les politiques et tout cela tourne désormais à vide." Toute la politique française est malade. "Nous venons d'avoir la confirmation dans les interventions précédentes que ce n'est ni à l'extrême gauche ni à l'extrême droite que les Français pourront trouver l'antidote." - P.Cohen: G.Attal a parlé de cette censure comme d'une erreur dans l'histoire.
Il a appelé le PS à se ressaisir et à s'affranchir de l'extrême gauche, a-t-il dit. Ce vote rendra le gouvernement Barnier automatiquement démissionnaire. - A.-E.Lemoine: En quoi avez-vous le sentiment de faire l'histoire avec cette censure? - M.Bompard: C'est une journée historique.
Il n'y a pas eu de gouvernement sous la Ve République qui chute après une motion de censure depuis 1962. C'est une journée historique. La question est de savoir pourquoi on le fait.
On le fait avec une responsabilité. Ce n'est pas une décision qu'on prend à la légère. On le fait parce que le budget proposé par le gouvernement Barnier, le budget de la Sécurité sociale comme le budget de l'Etat, sont des mauvais budgets.
Ca va se traduire par beaucoup plus de souffrance pour les Français, par le chaos économique. Depuis plusieurs jours, j'ai vu à quel point le gouvernement, pour essayer de se sauver...
Ce budget, ses conséquences, c'est 0,8 point de croissance en moins. Notre devoir en tant que parlementaires, si on croit à nos convictions, c'est d'empêcher ce budget de passer. Quand le gouvernement procède par 49-3, notre arme, c'est la censure. - A.-E.Lemoine: La fin justifie une drôle d'alliance entre les Cheguevaristes de carnaval et les complices du RN aux côtés de M.Barnier. - M.Bompard: Il faut dire les choses franchement.
Une motion de censure, c'est un acte dont disposent les parlementaires... - A.-E.Lemoine: C'est exactement le discours du RN. - M.Bompard: Je ne sais pas ce qu'a dit le RN.
Le budget, je ne suis pas d'accord avec. Il va avoir un impact sur les Français, donc je devrais le laisser passer? Il nous reste la possibilité de censurer.
Il n'y a aucune alliance avec le RN. Tout le monde...
Il y a un vote commun sur la censure. - P.Cohen: Une bonne partie de votre discours a dénoncé la compromission du RN et du gouvernement.
C'est une situation bizarre. Il y a un effet miroir paradoxal. - M.Bompard: On peut faire la liste, si vous voulez.
On peut regarder toutes les lois qui ont été votées par le gouvernement macroniste avec les voix du RN. - P.Cohen: Là, c'est plus important et grave qu'une loi.
C'est un gouvernement qui tombe. - M.Bompard: Ca n'a pas la même signification.
Quand vous votez une loi ensemble, ça veut dire que vous êtes d'accord. Quand 2 groupes politiques décident de censurer le gouvernement, ils ne proposent pas ensemble un autre projet. - P.Cohen: C'est le problème.
Vous ne proposez pas d'autres projet, donc il n'y a pas de perspective derrière la censure. - A.-E.Lemoine: Il y a un saut dans l'inconnu. - M.Bompard: Ne jouez pas avec les mots.
Je ne vous ai pas dit que nous ne proposions pas d'autre projet. Nous ne proposons pas de projet commun. Nous avons un projet commun à proposer.
C'est le projet politique autour duquel il y a une coalition parlementaire qui est la plus importante de l'Assemblée nationale. - P.Cohen: Pas aujourd'hui.
Ce n'est pas vrai. - M.Bompard: Ce n'est pas vrai, ce que vous dites.
Je vous parle des coalitions qui se sont présentées devant les électeurs. - P.Cohen: Mais la coalition d'aujourd'hui, c'est 220 députés avec Ensemble et LR. - M.Bompard: On essaye d'être honnêtes.
Il y a d'un côté les candidats macronistes et de l'autre, les candidats LR. La transparence vis-à-vis des électrices et électeurs, c'est que nous avons proposé ensemble un projet, le NFP, et que c'est le bloc politique qui dispose du plus grand nombre de députés. - P.Cohen: C'est le jeu de force parlementaire de nouer des alliances au sein d'un Hémicycle, d'un Parlement ayant constitué des majorités. - M.Bompard: Si vous n'avez pas été choqué par le fait que le Premier ministre, après des élections législatives qui voient le bloc le plus important à l'Assemblée nationale...
Si vous n'avez pas été choqué par le fait que le Premier ministre nommé soit celui d'une formation politique qui a fait moins de 6 %... - A.-E.Lemoine: Ca fait partie des interrogations. - M.Bompard: Beaucoup de gens ont été choqués par ça.
On a voté plus à gauche et on a un Premier ministre de droite. C'est forcément choquant. Nous avions un projet à présenter. - A.-E.Lemoine: J.-L.Mélenchon a tenu à être présent cet après-midi à l'Assemblée pour "apprécier le moment", selon le président de la commission des finances E.Coquerel.
Il y avait une forme de gourmandise à voir un gouvernement chuter? - M.Bompard: Je ne m'en cache pas.
Je combats ce gouvernement. Je combats ces orientations politiques. Le faire tomber aujourd'hui est une bonne nouvelle pour les Français, donc je m'en satisfais. - P.Cohen: Ca ne vous donnera pas un budget plus à gauche. - M.Bompard: On verra.
Ca dépendra du gouvernement mis en place. Pour être concret, ça permettra aux retraités d'avoir leurs pensions de retraite intégralement revalorisées sur la base de l'inflation au 1er janvier. Ca évitera une augmentation de 50 % des taxes sur l'électricité.
Ca évitera la suppression de 4000 postes d'enseignants. - A.-E.Lemoine: Il y a d'autres mesures qui vont défavoriser certains Français.
Certains Français non imposables vont le devenir, pour janvier, jusqu'à ce qu'un nouveau budget soit voté. - M.Bompard: Cet élément de langage est un élément de la part du gouvernement de propagande, pour une raison très simple: vos déclarations d'impôts, vous les faites à partir du mois d'avril, de mai, de juin...
Dans le budget de l'Etat, il était prévu de réindexer le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation. Tout le monde sait qu'une fois que ce budget est tombé, il y aura en janvier, en février, un budget rectificatif. Cette indexation du barème de l'impôt sur le revenu sera revue.
Toutes les formations politiques disent qu'elles sont d'accord avec ça. C'est un argument de mauvaise foi. J'ai entendu beaucoup d'arguments de mauvaise foi ces derniers jours.
C'est stupéfiant. Sur l'impôt sur le revenu...
Il y a eu la carte Vitale qui ne fonctionnerait plus...
Ce que j'ai regretté de l'intervention de monsieur Barnier hier...
S'il pense que son budget est bon, il a le droit de le penser, mais qu'il convainque, qu'il n'utilise pas des éléments mensongers. Ce n'est pas sérieux. - A.-E.Lemoine: Une phrase prononcée hier par M.Barnier.
Il soulignait que l'enjeu dépassait sa personne. - M.Barnier: Les dorures qui sont autour de nous, les voitures officielles, les ors de la République, je m'en fous.
Ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas moi qui suis en cause. Ce qui se passe dépasse ma seule condition. - A.-E.Lemoine: Vous combattez l'homme politique, mais vous respectez cette phrase qui dit son désintéressement? - M.Bompard: Evidemment.
Je vois les orientations politiques qu'il propose au pays. Je vois l'impact que ça aura sur les Français et les Françaises. Je vois l'impact que ça aura sur la situation économique du pays.
Il y a le défi de l'urgence écologique. C'est cette politique que je veux faire tomber. Bien évidemment, je n'ai rien contre sa personne. - A.-E.Lemoine: M.Barnier ne sera plus Premier ministre dans les heures qui viennent. - P.Cohen: Il sera démissionnaire. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'on fait?
On prend les mêmes et on recommence? Qui à Matignon? L.Castets, c'est sur la base du programme du NFP et rien que ce programme?
Ou êtes-vous prêts à des discussions et négociations? On a l'impression de tourner en rond. - P.Cohen: Comme au mois d'août, mais en plus froid. - M.Bompard: Tout ça, c'est la responsabilité du président de la République.
Je dis la même chose que j'ai dite la dernière fois. Il y a un bloc politique qui dispose du plus grand nombre de députés. - P.Cohen: 1/3. - M.Bompard: Attendez...
On n'a pas de majorité absolue. Ca ne m'a pas échappé. Personne n'a de majorité.
Le NFP, puisque c'est le bloc politique cohérent, qui dispose du plus grand nombre de députés, doit être en capacité de constituer un gouvernement. La base de la politique gouvernementale doit être le programme sur lequel ce bloc a été élu. Ensuite, on va à l'Assemblée nationale, on dépose des propositions de loi et ensuite, il y a du débat parlementaire. - A.-E.Lemoine: On a tellement entendu ce discours et ça aboutit à M.Barnier à Matignon. - M.Bompard: Pas par magie.
Ca a abouti parce qu'il y a un homme, le président de la République, il a décidé d'inventer une nouvelle règle, la règle de "je vais nommer un gouvernement qui ne sera pas censuré pour avoir un budget". Vous avez vu le résultat? On a nommé M.Barnier parce qu'on avait une garantie en quelque sorte qu'il ne serait pas censuré, et ce soir, on parle de censure. - P.Cohen: Avec un budget que vous présenterez, vous pourriez avoir 2/3 de l'Assemblée contre vous.
On n'avancera pas. - M.Bompard: Soit monsieur Macron veut nous laisser notre chance, soit monsieur Macron prend acte de sa responsabilité dans la situation de blocage dans laquelle on est et, dans ce cas-là, il doit en tirer des conséquences personnelles.
Ca veut dire qu'il doit s'en aller. - P.Cohen: Ca ne devrait pas plutôt être les députés qui assument la responsabilité? - A.-E.Lemoine: Les équilibres... - P.Cohen: Le pouvoir est à l'Assemblée, pas à l'Elysée. - M.Bompard: Quand monsieur Barnier propose son budget à l'Assemblée nationale, qu'est-ce qu'on fait?
J'ai siégé pendant 15 jours, contrairement à des députés macronistes qui n'étaient pas trop là. J'ai déposé des amendements. J'ai cherché à convaincre une majorité de députés à voter mes amendements.
On a voulu mettre à contribution les milliardaires, les entreprises...
A la fin, monsieur Barnier met nos amendements à la poubelle. Si vous voulez chercher la responsabilité de l'absence de recherche de consensus ou de compromis, ce n'est pas vers moi qu'il faut se tourner. Je prends acte du fait que le bloc macroniste est incapable de faire des compromis avec qui que ce soit. - A.-E.Lemoine: Vous, oui? - P.Cohen: Les mesures dont vous parlez ont été votées par la gauche. - M.Bompard: Est-ce qu'elles ont été reprises par M.Barnier? - P.Cohen: C'étaient des mesures de gauche que vous avez fait passer... - M.Bompard: Le compromis se construit à l'Assemblée nationale. - E.Tran Nguyen: B.Vallaud a peut-être une solution pour poursuivre ce compromis. avec des compromis.
Il propose une non-censure avec tous les groupes, sauf le RN. - B.Vallaud: Nous revendiquons l'exercice du pouvoir.
Nous savons aussi que nous n'avons pas de majorité claire et qu'il nous faudra faire des compromis projet par projet. C'est ce que j'appelle un accord de non-censure. Je le redis, au bloc central, de ne pas oublier les conditions de son élection.
Un gouvernement de gauche qui est prêt à des compromis sur son projet et d'extrême droite qui, au fond, manie la carotte et le bâton. - E.Tran Nguyen: Ce serait une solution, cet accord de non-censure? - M.Bompard: C'est une chimère.
Monsieur Vallaud propose de discuter d'un projet commun. Un exemple...
Jeudi dernier, c'était notre niche parlementaire à l'Assemblée nationale. B.Vallaud et ses amis disent: "Premier point: abrogation de la réforme des retraites d'E.Macron." On a inscrit une proposition de loi pour abroger cette réforme.
Les députés macronistes ont bloqué l'Assemblée toute la journée pour éviter que ce texte soit voté. Vous croyez que maintenant, comme par magie, ils vont dire qu'ils acceptent ce point? Je ne le crois pas. - P.Cohen: C'est bien ce que dit Patrick.
La situation est figée à l'Assemblée nationale. - M.Bompard: Je crains que les 3 blocs ne permettent pas d'avoir une solution stable.
Je le crains. - A.-E.Lemoine: Donc c'est pour ça que vous dites qu'il faut qu'E.Macron démissionne.
Il a dit qu'il ne le ferait pas. - P.Cohen: Ca ne changerait pas l'Assemblée. - M.Bompard: Pourquoi?
Parce que vous pensez qu'un président nouvellement élu ne peut pas par exemple décider de modifier la Constitution par référendum ou de changer le mode de scrutin et de convoquer... - A.-E.Lemoine: Ca prend du temps.
En attendant, l'Assemblée est figée. - M.Bompard: Entendez mon propos.
J'essaye...
Je veux bien que tout le monde ne soit pas d'accord avec moi. Ca s'appelle la démocratie. Mais j'essaye de trouver une solution pour mon pays, une solution de stabilité.
Je pense que cette solution passe par le départ Je pense qu'il est le responsable de l'instabilité. Vous pouvez dire: "Vous n'aimez pas E.Macron"...
Quand monsieur D.Lisnard, qui n'est pas un ami politique à moi, dit que la solution, c'est le départ d'E.Macron, quand C.de Courson, dont on ne peut pas dire qu'il soit un révolutionnaire...
C'est quelqu'un d'assez modéré. Quand vous avez monsieur Copé qui dit ça...
Quand le maire de Sedan dit ça...
Ca devrait vous interroger que de plus en plus de gens disent que la solution passe par le départ du président de la République. - A.-E.Lemoine: Il ne le fera pas.
Il l'a encore répété hier. - M.Bompard: Un mois avant la dissolution de l'Assemblée nationale, il a bien dit qu'il ne le ferait pas. - P.Cohen: Vous avez raison de citer tous ces gens, mais ils ne disent pas non plus quel serait le débouché d'une démission du président de la République.
Sur quoi ça débouche? - M.Bompard: Sur une nouvelle élection présidentielle dans un délai de 20 à 35 jours. - P.Cohen: Je vous croyais davantage parlementariste.
Votre programme est un programme d'inspiration parlementaire. Là, vous dites que la solution doit passer par un changement du président de la République. On en revient au monarque républicain qui décide de tout. - M.Bompard: Je vais vous rassurer...
Je n'aime pas la Constitution de la Ve République. Je voudrais passer à une VIe République. La Ve République vous a mis dans une impasse.
Vous avez un président très largement rejeté mais qui tient encore l'essentiel des pouvoirs. C'est un problème. Je suis pour la VIe République. - P.Cohen: Ce n'est plus lui qui tient le pouvoir depuis 2 mois. - E.Tran Nguyen: C'est M.Barnier. - A.-E.Lemoine: Donc le prochain président de la République ne nommerait pas le Premier ministre? - M.Bompard: Il engagerait un chantier constituant pour passer à une VIe République qui serait davantage parlementaire, dans laquelle le Premier ministre émane d'une majorité des députés à l'Assemblée nationale, comme fonctionnent à peu près toutes les démocraties européennes.
Très peu de démocraties européennes fonctionnent sur la base d'un régime présidentiel. - A.-E.Lemoine: La Story de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un gouvernement qui vit ses dernières heures en direct à la télévision.
Ce matin, la plupart des ministres étaient invités des matinales. - Ca sert à quoi, de faire tomber un gouvernement sur un budget? Ca sert à mettre le chaos. - Je pense que les auteurs du chaos sont totalement irresponsables. - Si le gouvernement tombait sur le budget, il y aurait immédiatement une crise financière. - Ne pas voter un budget, de l'imprévisibilité pour les entreprises, pour les ménages... - Nous savons que les marchés financiers sont tendus.
Des chefs d'entreprise me disent qu'ils sont très inquiets. - M.Bouhafsi: Voici ce qu'a déclaré E.Macron hier depuis l'Arabie saoudite.
La porte-parole du gouvernement ne regrette pas d'avoir tenté de faire de la pédagogie. - Je crois qu'on a essayé d'être sincères dans notre démarche. On se devait d'expliquer aux Français que terminer l'année sans budget, de rentrer dans une situation politique inédite, ce n'était pas anodin, pas sans répercussions, pour les milieux économiques, pour les Français.
Ca aurait été une faute de notre part que de ne pas le dire. - M.Bouhafsi: M.Barnier devrait devenir le Premier ministre dont le mandat à Matignon aura été le plus court depuis 58, avec 3 mois à son actif.
On a rencontré plusieurs ministres. Ils ne se font pas d'illusions. - Je dépends de toute une série de facteurs qui ne sont pas les miens.
Je m'adapterai. - Je garde espoir, toujours. Il n'y a pas de raison d'être défaitiste mais les signaux sont plutôt inquiétants. - Les derniers mois m'ont appris à accepter une forme d'incertitude.
L'important, c'est de savoir où sont nos convictions, pourquoi on se bat. - M.Bouhafsi: Les Français n'auront pas eu le temps de s'habituer aux ministres.
Pour plusieurs d'entre eux, c'est un sentiment de non-aboutissement qui prédomine, un regret de ne pas avoir pu aller au bout des dossiers. - Un ministère, c'est un CDD. Là, il était à durée très très courte.
Mais on a fait le job. Après, on fait pour le mieux. Les événements ne dépendent pas de nous. - Evidemment qu'on n'ira pas au bout de ces sujets pour l'instant, visiblement.
C'est un regret. Mais je pense qu'on a contribué à construire un projet qui peut être repris par d'autres. - Là où ça m'embête, c'est que quand on fait ce travail, on le fait fondamentalement pour la France.
On voit que tout sera à reprendre. - M.Bouhafsi: L'opposition se languit de voir partir le gouvernement Barnier.
A l'Assemblée nationale, certains parlent d'un soulagement. - Je n'ai pas d'animosité vis-à-vis des quelques ministres que j'ai pu croiser ici ou là. Je pense que ce gouvernement n'avait pas beaucoup de chance.
Il a été nommé par Macron pour essayer de garder le pouvoir. - Entre monsieur Retailleau, madame Genevard, madame Genetet, on ne regrettera personne. - C'est l'heure du soulagement.
Ils vont enfin pouvoir partir à la retraite. Il faudra commencer à régler les problèmes de ce pays. - M.Bouhafsi: Un autre sujet a suscité la polémique.
G.Kasbarian a fait rentrer "Paris Match" dans son intimité. - J'ai envie d'être sincère avec les Français qui me suivent.
Je veux leur montrer que je vis une vie banale, normale, à la campagne, dans un petit village rural, comme des millions de Français. Je veux leur dire qu'il n'y a aucun sujet. Ce qui est important, c'est de se sentir libre et de faire sa vie avec qui on veut.
Si ça ne suscite pas de réaction, c'est que la partie est gagnée. On a atteint le stade où on s'en fiche de savoir avec qui je vis, si c'est un homme ou une femme. - M.Bouhafsi: Ce n'est pas la première fois qu'il dévoile son orientation sexuelle ou son compagnon.
Mais certains se questionnent sur le timing. - Il n'y a pas de crispation ou de commentaire à faire. C'est une interview naturelle, spontanée, que j'ai faite il y a plusieurs jours, décorrélée de l'actualité chaude.
Je voulais répondre aux questions qui m'étaient posées et permettre aux Français qui ne me connaissent pas forcément bien de m'exprimer. Je voulais montrer comment je vis, mon foyer, ma maison...
Il y a tellement de personnes qui critiquent que quel que soit le timing, ils auraient critiqué aussi. - M.Bouhafsi: L'opposition évoque un soulagement de voir le gouvernement tomber au bout de 3 mois.
Vous ne pensez pas que ça décrédibilise la parole politique des Français? - M.Bompard: Je comprends qu'il puisse y avoir des inquiétudes ou des interrogations.
Maintenant, peut-être que chacun a ses entourages. Depuis plusieurs jours, plusieurs semaines, les gens que je rencontre me disent: "On espère que ce gouvernement va tomber le plus rapidement possible." On a besoin de stabilité, mais pour ça, on a besoin que ce pays prenne une autre politique.
Quand E.Coquerel disait "cette censure sonne le glas du mandat du président de la République", je pense que c'est ce que ressentent beaucoup de gens. Un sondage disait qu'en cas de chute du gouvernement de M.Barnier, 65 % d'entre eux disaient que ça devait se traduire par le départ du président de la République.
Il faut les écouter aussi. - A.-E.Lemoine: Le président de la République a de l'avance sur son planning.
Il a décollé plus tôt que prévu d'Arabie saoudite, où il était en voyage d'Etat pour arriver à Paris au moment du vote qui doit sceller le destin de M.Barnier. Il a visité un site à 4000 km de la crise française.
Hier, il a dit qu'il ne pouvait pas croire au scénario de cette censure. ... - "Je fais confiance à la cohérence des gens." - Quant aux appels à sa démission, E.Macron les a rejetés en bloc. - E.Macron est dans le désert. - Le contraste est saisissant.
D'un côté, le calme de ce paysage, de l'autre, la journée historique que l'on pourrait vivre très vite en France. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, B.Jeudy.
Est-ce que vous aussi, vous trouvez ce contraste saisissant entre M.Barnier qui, hier, faisait tout pour sauver sa place et cette image d'E.Macron? - B.Jeudy: Oui.
C'est même assez symbolique. Il a cherché, depuis des semaines, presque des mois, depuis la dissolution manquée...
Il a cherché à se mettre à l'écart...
Le hasard diplomatique a fait qu'il se trouvait hier et aujourd'hui en Arabie saoudite. Ce soir, aux dernières nouvelles, il aurait eu envie de rentrer très vite à Paris pour arriver avant la chute potentielle du gouvernement Barnier. Au départ, il avait envie de s'éloigner, mais il va rentrer. - A.-E.Lemoine: Il revient au centre du jeu.
C'est lui et lui seul qui va choisir un nouveau Premier ministre. Il va devoir faire vite, cette fois? - B.Jeudy: Oui.
Toujours dans ce voyage, il a confié qu'il voulait faire vite. Il voulait même essayer de nommer en 24 heures. - A.-E.Lemoine: Comme D.Trump qui va régler la guerre en Ukraine en 24 heures? - B.Jeudy: Il sait qu'il ne peut pas recommencer ce qu'il a fait cet été: prendre 65 jours pour nommer un Premier ministre.
Il sait qu'il a intérêt à nommer rapidement. Sinon, l'idée de la démission portée par M.Bompard et ses amis... - A.-E.Lemoine: Va prendre de l'ampleur. - B.Jeudy: Mais aussi par M.Le Pen qui ne le dit pas mais qui le pense...
Ca va s'installer. Il a intérêt à nommer très vite. Samedi, il y a l'inauguration de Notre-Dame.
Il ne veut pas apparaître, lors de cette inauguration, avec un gouvernement démissionnaire. - A.-E.Lemoine: S'il peut décider en 24 heures, c'est qu'il a déjà une idée? - B.Jeudy: Oui.
Il a consulté déjà, depuis au moins le début de la semaine, tous ses proches, les politiques avec qui il est en confiance. Il en a perdu quelques-uns. Il a consulté aussi ses alliés, les chefs de parti, G.Attal... - A.-E.Lemoine: Il a un nom en tête?
Une short list? - B.Jeudy: Il y a 2 noms qui se dégagent.
Le 1er nom, c'est S.Lecornu, le ministre dont il est le plus proche, son plus ancien ministre, le ministre des Armées. Ca fait 3 fois qu'il est dans la short list. - A.-E.Lemoine: Ca fait 3 fois qu'il fait des gouvernements. - B.Jeudy: Il était dans la short list au mois de septembre, au mois de janvier.
Peut-être qu'il le sera à la fin de l'année. 4e peut-être Premier ministre en une seule année. C'est la 1re fois dans l'histoire de la Ve République. - A.-E.Lemoine: E.Borne, G.Attal, M.Barnier... - B.Jeudy: Lecornu, c'est la stratégie qui lui permet de garder le pouvoir, de mettre un proche, mais quelqu'un issu des LR, historiquement.
Il est macroniste. Il peut bénéficier ou avoir la neutralité d'une M.Le Pen.
Il a dîné avec elle il y a quelques mois. - M.Bouhafsi: Il est respecté par les insoumis. - B.Jeudy: C'est ce qu'ils disent.
Ce serait une stratégie assez semblable à M.Barnier. F.Bayrou a dit: "C'est le moment MoDem." - A.-E.Lemoine: On n'y avait pas pensé. - B.Jeudy: Il parle à tout le monde, F.Bayrou.
Il peut parler à gauche. Il n'a qu'un souci...
Il parle avec des gens du PS. Il a aussi une certaine neutralité de la part de madame Le Pen. Il lui a offert sa signature pour la dernière campagne présidentielle. - P.Cohen: Il a expliqué que l'inéligibilité était allée trop loin. - B.Jeudy: Les sarkozystes lui en veulent d'avoir fait battre N.Sarkozy en 2012.
Une équation peut permettre à E.Macron de mettre en place une équipe avec peut-être un Cazeneuve, un Bertrand... - P.Cohen: Il a le même âge que M.Barnier, en plus. - B.Jeudy: Accessoirement.
C'est une carte possible qui serait différente de celle que vient de jouer le président avec M.Barnier dont on a vu qu'il avait touché ses limites. - A.-E.Lemoine: Votre choix? - M.Bompard: On se met à discuter de noms...
Ce sont des hypothèses. Il y a quand même quelque chose d'assez extraordinaire. On est tous en train de réfléchir à 2 noms qui sont 2 macronistes, en tout cas membres de la coalition macroniste.
On est en train de dire que le camp politique qui a perdu les élections européennes l'année dernière, les élections législatives... - P.Cohen: Tout à l'heure, vous disiez que Barnier était issu de la petite formation. - M.Bompard: Si une fois qu'on a nommé le 4e de l'élection ça vous convient qu'on nomme le 3e, moi, ça ne me convient pas.
Dans ce pays, on est dans une démocratie. Il faut respecter le résultat de l'élection. - B.Jeudy: Dans l'hypothèse d'un F.Bayrou, il se fait fort de convaincre quelques socialistes de venir avec lui.
Il y a une orientation politique. Est-ce que l'orientation politique de F.Bayrou serait différente de celle de monsieur Barnier?
Est-ce que monsieur Bayrou serait d'accord pour dire qu'il faut abroger la réforme des retraites? Est-ce qu'il serait d'accord pour augmenter les salaires? Il dit qu'il faut revenir sur certains points. - M.Bompard: Aux élections législatives, les formations politiques qui défendaient l'abrogation de la réforme des retraites ont été très largement majoritaires. - E.Tran Nguyen: E.Macron a dit qu'il resterait président jusqu'à la dernière seconde.
Il reste E.Macron, mais il faut dire qu'il est de plus en plus seul, isolé depuis la dissolution de juin dernier et de moins en moins soutenu? - B.Jeudy: Oui.
Il est de plus en plus isolé. Un certain nombre de personnes lui ont tourné le dos, le voient moins. Il s'est recroquevillé, comme souvent les présidents de la République dans leur 2e mandat.
Il est recroquevillé dans le palais de l'Elysée. Il est entouré de gens qui disent qu'il a bien fait de dissoudre...
Plus grand monde ne dit publiquement que c'était une bonne idée. La dernière fois qu'il a essayé de vous expliquer son idée de dissolution, avec Patrick, on a eu du mal à comprendre. Il est isolé, il est dans une situation politique compliquée.
Maintenant, est-ce qu'il est à la veille de démissionner? Ce n'est pas du tout son état d'esprit. - E.Tran Nguyen: Certains disent qu'ils ne le reconnaissent plus, qu'il n'est plus le même, qu'il n'a plus la flamme en lui. - B.Jeudy: Il a pris quelques coups, quand même.
L'humilité...
La défaite de la dissolution est quand même un coup terrible. J'avais déjà vu J.Chirac après la dissolution...
E.Macron, c'est la même chose. Ils sont à terre et ne s'en remettent pas vraiment. mais il pouvait se représenter.
Il y avait une vraie cohabitation. Là, il est dans quelque chose d'hybride. Ce n'est pas une cohabitation.
Il ne peut pas se représenter...
La personnalité d'E.Macron est un peu zappée, politiquement. On voit bien que tous les chevaux légers de son camp sont déjà en train de plus ou moins l'enterrer et de préparer leur propre agenda politique, 2027 ou avant. - M.Bompard: Il pourrait alléger ses souffrances si c'est aussi difficile. - P.Cohen: Vous gardez le cap. - B.Jeudy: Cela étant, sur la démission, il faut reconnaître...
Les insoumis le disent cash, ils veulent la démission. M.Le Pen ne le dit pas cash.
Elle dit que s'il y a 2 ou 3 motions de censure, il ne pourra pas tenir. La réalité, c'est que c'est la même analyse: le blocage coûte que coûte des institutions. Ce sera très difficile pour lui.
Les marges de manoeuvre sont de plus en plus faibles pour le président de la République. Il va tenter une nouvelle carte, là...
Cette fois, il a intérêt à avoir un gouvernement qui tienne un peu plus que 90 jours. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
Vous avez gardé un oeil pour nous sur l'Assemblée nationale avec les derniers mots du Premier ministre M.Barnier. - L.Sénéchal: Il vient de terminer son ultime discours.
Les députés vont pouvoir voter avec les forces en présence. Il n'y a pas beaucoup de suspense. M.Barnier a tenté une dernière fois de sauver son gouvernement, de convaincre les députés. "Je n'ai pas peur", a-t-il dit.
Il s'est posé dans le camp de la responsabilité. - M.Barnier: Ce n'est pas par plaisir que j'ai présenté quasiment que des mesures difficiles dans ce budget.
J'aurais préféré distribuer de l'argent, même si nous n'en avons pas, pour faciliter les choses et les discussions. Cette réalité reste là et elle ne disparaîtra pas par l'enchantement d'une motion de censure. Applaudissements. - L.Sénéchal: M.Barnier a été, il y a quelques secondes, longuement applaudi par son socle commun.
Il a été plusieurs fois applaudi pendant son discours. Il va se rendre à Matignon avec ses ministres pour partager un dernier verre. S'il est renversé, il devra immédiatement présenter sa démission au chef de l'Etat. - A.-E.Lemoine: En plein chaos à l'Assemblée, un moment de concorde.
Les députés ont voté un texte ensemble hier soir. - L.Sénéchal: C'est très rare.
En plus, à l'unanimité. Pour permettre le remboursement intégral des fauteuils roulants par l'Assurance maladie. Le rapporteur, c'était le premier de l'histoire à se déplacer en fauteuil roulant à l'Assemblée. - Merci, chers collègues.
C'est quelque chose de très attendu pour envoyer un message fort aujourd'hui. On peut trouver une solution. - L.Sénéchal: Ce texte permet de lever les limites actuelles.
Un fauteuil ne peut pas être remboursé au-delà de 2600 euros. Le sien coûte 8500 euros. D.Farrugia soulignait les spécificités de chaque personne handicapée sur notre plateau. - D.Farrugia: On parle du fait Que le fauteuil roulant serait gratuit pour tout le monde.
Mais on va prendre le même fauteuil roulant. Mon fauteuil roulant n'est pas le fauteuil roulant que quelqu'un d'autre prendrait. On a chacun des problèmes différents. - L.Sénéchal: Le gouvernement a promis un décret rapide après le vote, avant la fin de l'année, pour mettre en oeuvre ce remboursement intégral.
Ca permettrait de répondre à une promesse faite par E.Macron en avril 2023. - A.-E.Lemoine: Le vote devrait être ouvert... - P.Cohen: On aura le résultat à 20h20, mais il est absolument dépourvu de suspense. - A.-E.Lemoine: En Corée du Sud, le président risque la destitution après son coup de force d'hier. - L.Sénéchal: Il a décrété la loi martiale pendant quelques heures seulement.
L'armée a investi le Parlement. Le président accusait la gauche majoritaire au Parlement d'être affiliée à la Corée du Nord mais sa manoeuvre s'est retournée contre lui avec le vote des députés qui ont bloqué la loi martiale dans la nuit et, surtout, des rassemblements à l'appel de l'opposition. La foule réclame sa destitution. - L.Sénéchal: Le président est en fait très impopulaire, notamment à cause des images de sa femme en train d'accepter un cadeau à plus de 2000 euros il y a un peu plus d'un an.
Un sac Dior offert par un pasteur. Désastreux pour son mari qui a poursuivi et fait condamner une ancienne présidente. C'est une histoire assez forte.
Le président l'avait finalement graciée. - L.Sénéchal: L'ancien président s'est carrément suicidé un an après avoir quitté le pouvoir parce qu'il avait été inculpé pour corruption. - A.-E.Lemoine: Une caravane géante de migrants espère entrer aux Etats-Unis avant l'arrivée de D.Trump au pouvoir. - L.Sénéchal: 1500 personnes sont en train de traverser le Mexique et cherchent une vie meilleure aux Etats-Unis. - L.Sénéchal: Les conditions de vie de ces personnes sont déplorables.
Ils n'ont pas accès à l'eau ou à des toilettes. Ils doivent laver leur linge ou eux-mêmes dans le Rio Grande. Ils craignent la fermeture hermétique de la frontière.
Trump inquiète aussi ses voisins avec sa menace d'augmenter les droits de douane de 25 %. Le Premier ministre canadien J.Trudeau s'est précipité à Mar-a-Lago, dans la résidence du président élu pour rencontrer D.Trump qui a fait du Trump avec son humour bien à lui. - L.Sénéchal: Trump propose d'annexer le Canada pour régler la question des droits de douane.
Il a posté une image de lui en train de contempler le Canada. Cette montagne n'est pas au Canada. Vous l'avez reconnu?
C'est le mont Cervin, sommet emblématique de la Suisse. - P.Cohen: Pendant son 1er mandat, il voulait annexer le Groenland. - L.Sénéchal: Une idée fixe chez lui.
Sur sa présence à Notre-Dame, vous trouvez qu'il a sa place? - M.Bompard: Je ne suis pas un ami de D.Trump.
Il est président élu des Etats-Unis? Donc... - A.-E.Lemoine: Ce sera sa 1re visite avant même... - M.Bompard: J'aurais beaucoup de choses à dire sur les raisons de son élection et sur les enseignements que la gauche française doit en tirer. - L.Sénéchal: Pour vous, ce n'est pas lui qui a gagné mais c'est K.Harris qui a perdu? - M.Bompard: En termes de nombre de voix, D.Trump a progressé.
C'est surtout K.Harris qui a fait beaucoup moins de voix que J.Biden, la dernière fois.
Quand vous courez derrière les idées de l'extrême droite et quand vous ne proposez pas un chemin alternatif, vous facilitez l'accession au pouvoir de l'extrême droite. - A.-E.Lemoine: C'est toujours un événement, P.McCartney en concert ce soir et demain à Paris. - L.Sénéchal: 80 000 personnes vont voir la légende de la musique pop, fondateur des Beatles. - On vient de Marseille exprès pour lui. - Je viens de Belgique. - Je me suis réveillé à 4h ce matin pour venir ici. - J'ai toujours été fan des Beatles depuis toute petite. - C'est l'amour de ma vie. - J'ai même un tatouage des Beatles.
Ils chantent en anglais. ... ... - L.Sénéchal: Notre reporter est restée sur place.
Elle va rester sur place. Elle nous a fait un petit coucou depuis l'intérieur. Il se passe toujours des choses lors d'un concert de P.McCartney.
A Londres, il y a eu une demande en mariage, il y a 2 ans. Acclamations. - L.Sénéchal: 9 ans après, ce couple va venir ce soir en concert à Paris.
Ils ont une petite fille de 7 ans qu'ils vont emmener avec eux. Elle s'appelle Lucy, comme la chanson. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Merci, B.Jeudy. Merci, M.Bompard.
Dans un instant, nos invités: E.Ngapeth, double champion olympique, K.Girac pour la réédition de son album "Vivre"...