« J’invite chacune et chacun dans cet hémicycle à voter la motion de censure transpartisane »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 1Fait
« la réforme des retraites voulues par le Président de la République est un coup de force politique »
- 1:30Locuteur 1Chiffre
« 60% des économies se feront sur le dos des femmes »
- 5:30Locuteur 1Fait
« le président se comporte aujourd'hui en forcené en acharné enfermé désormais dans un tête-à-tête avec lui-même »
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le groupe socialiste [Applaudissements] madame la présidente madame la Première ministre madame la rapporteur chers collègues quoi qu'il en coûte à la démocratie la réforme des retraites voulues par le Président de la République est un coup de force politique elle n'est pas seulement un impôt sur la vie de celles et de ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre elle symbolise comme jamais sa pratique solitaire du pouvoir qui pervertit la démocratie rend possible son retournement en son contraire impose ces volontés sans discussion avec arrogance et mépris mépris du débat parlementaire et du dialogue social mépris de la mobilisation syndicale et de la volonté populaire mépris de l'opposition majoritaire dès lors que comme vous l'avez concédé vous-même le compte n'est pas mépris de l'intelligence des citoyens quant à leur propre avenir mépris de l'exigence du transparence de sincérité et de vérité quoi qu'il en coûte à la démocratie le président de la République acculé votre gouvernement et la majorité complice à élever le mensonge les vérités alternatives la falsification des chiffres et la dissimulation des faits auront d'arguments irréfutables de réalité un discutable d'expertise d'irréflugables il aura fallu lever 1 à 1 chacun de vos éléments de mensonges il aura fallu aller chercher dans les tiroirs des ministères les informations que vous refusiez de communiquer au parlementaire pire vous avez imposé une logique or William qui fait mine d'intégrer tous les points de vue afin d'empêcher l'esprit critique de s'exercer librement vous soutenez le mensonge d'une réforme de compromis alors que vous n'avez dialogué en sincérité avec personne ne vous êtes accordé avec personne n'avait convaincu personne c'est une corruption profonde du pacte démocratique qui exige un minima le respect du contradictoire c'est un coup de force contre la raison et le sens commun qui plus qu'un sophisme cynique est un véritable poison aux conséquences incalculable au-delà de ce projet de réforme au-delà de ce quinquennat et je vous le dis au-delà de vous-même quoi qu'il en coûte à la démocratie le président de la République a imposé cette réforme au cœur d'une crise sociale longue de 5 ans après la crise des gilets jaunes qui dénonçait l'asphyxie de l'injustice fiscale après la crise de la covid la puissance démesurée du mythe libéral la guerre en Ukraine et revers d'une mondialisation anxieuse vous acclablez en pleine crise de la vie chère le sort des Français nous le voyez-vous donc pas au gouvernement ou sur les bancs de cette majorité le pays souffre et le mal qui la ronge c'est l'injustice nous le voyez-vous pas la question qui nous occupe ici et bien plus profond dans ses sources et bien plus vaste dans ses conséquences que votre seule réforme des retraites il ne s'agit pas d'une fièvre qui pourrait retomber ce qui est en cause ce n'est pas le destin du président de la République ni l'avenir d'une première ministre singulièrement absente du banc des ministres durant ce débat sur les retraites non la question qui nous occupe est plus profonde et aura des conséquences plus durables c'est une révolte sourde contre l'ordre établi c'est une quête du sens perdu du travail de la place de l'homme de notre rapport au monde aux choses et aux autres c'est une aspiration que vous ignorez la justice c'est une revendication que vous refusez d'entendre le pouvoir de vivre derrière nos éléments de langage d'une réforme de progrès social derrière l'autre cudence d'un ministre du Travail capable de la prétendre de gauche mais celui-là a tout oublié vous engagez à marche forcée la précarisation des seniors qui seront demain plus nombreux au RSA à la SS et au chômage vous taisez derrière ce projet soi-disant juste et équitable que 60% des économies se feront sur le dos des femmes déjà grandes perdantes de notre modèle économique c'est même femme qui occupent en grande partie des métiers pénibles les métiers du lien que vous qualifiez hier d'essentiel et que vous brisez aujourd'hui au détriment des besoins d'une société vieillissante et vulnérable vous dissimulez cette réalité brutale derrière une préférente prétendue réforme sont perdants vous faites payer de quoi qu'il en coûte à celles et à ceux que nous vasons nous avons applaudis à 20h et qui espiraient des échos de nos mains bien plus de reconnaissance à semer la misère madame la Première ministre vous récoltez la colère quoi qu'il en coûte à la démocratie vous promettez une une retraite minimum à 1200 euros qui n'a jamais existé créant la confusion et le mensonge et en même temps vous remettez le partenamise politique à l'ordre du jour en considérant depuis des semaines que les Français n'ont rien compris à votre réforme alors qu'en définitive c'est vous qui n'avez rien compris et ne comprenait plus les Français quoi qu'il en coûte à la démocratie vous persistez et vous signez dans l'hémicycle à la brutalité des fins correspond désormais la brutalité des moyens vous n'avez renoncé à aucun détournement de procédure et disons-le à aucun abus de pouvoir procédural après avoir choisi un projet de loi de financement de la sécurité sociale après avoir eu recours à l'article 47.1 qui restreint les débats l'Assemblée nationale puis aux orties 44 2 et 44 3 au Sénat pourrait tout faire la contradiction vous dégainer le 49-3 le 11e de votre législature votre méthode pour citer monsieur Darmanin c'est le coup bas permanent madame la Première ministre la démocratie expéditive est à la démocratie ce que la justice expéditive est à la justice ce coup de force démocratique est une énième manifestation du dédain pour l'institution et les oppositions parlementaires caractéristiques de votre méthode quoi qu'il en coûte à la démocratie vous abolissez la séparation des pouvoirs car son jésus l'Assemblée nationale aura à peine débattu il aura en définitive jamais voter ce projet de réforme des retraites vous prétendez désormais l'affaire adopter de la pire des manières comme un décret loi ou comme une charte royale octroyée à des sujets disons-le tout net cette loi ne sera couverte d'aucune onction démocratique et parlementaire il n'y a pas eu il n'y a pas il n'y aura pas de vote dans cette hémicycle en faveur de ce texte les représentants du peuple que nous sommes nous l'aurons jamais adopté [Applaudissements] quoi qu'il en coûte à la démocratie le président de la République ignore de façon coupable les circonstances de son élection et vous même méprisez le parlementarisme de fait issus des urnes et l'aspiration et la démocratie continue des Françaises et les Français au diable les si nécessaire discussions sur la place du travail dans nos vies les inégalités sociales et la précarité l'emploi des seniors l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes le changement climatique le la crise écologique le front syndical est uni et déterminé et quoi qu'il en coûte vous persistez à l'ignorer et à les tenir en mépris les portes même du président de la République leur demeure obstinement fermé et les ignorants vous prenez le risque inconsidérés de disqualifier le dialogue social et les organisations syndicales et de laisser prospérer partout dans le pays les formes les plus désorganisées et probablement aussi les plus brutales de la contestation la mobilisation de la rue et massive et quoi qu'il en coûte depuis des semaines vous l'ignorez il en va pourtant de la confiance dans la démocratie représentative déjà si fragile est toujours plus boudé dans les urnes il en va du crédit qu'on accorde à celles et ceux à qui les Français donnent la charge de leur destin il en va de ce fait de la voix que collectivement vous pavés à l'extrême droite désormais sans plus vous en cacher au mépris du Front républicain qui a élu le président de la République madame la Première ministre votre réforme est percluse de fausses promesses et de vraiment songe vous trouverez format juste et brutale n'a pas de majorité elle n'a pas de majorité dans le pays elle est la contre elle toutes les organisations syndicales plus des trois quarts de nos compatriotes la rejette votre réforme n'a pas de majorité dans cette assemblée retirez-la ou si vous mettez là au suffrage des Françaises et des Français et si vous ne le faites pas nous le ferons à travers un référendum d'initiative partagé donnant la parole à celles et à ceux à qui vous la refusez quoi qu'il en coûte à la démocratie le président se comporte aujourd'hui en forcené en acharné enfermé désormais dans un tête-à-tête avec lui-même ce n'est pas du courage c'est de l'arrêt des raisons retirer cette réforme il en coûtera moins que votre obstination car il en va désormais de l'intérêt général de la concorde civile de l'avenir de notre démocratie et quand tout s'écroule je vous l'assure pour tenir debout il faut bien plus qu'une paire de bottes des députés socialistes et apparentés votre ont cette motion de censure transpartisane et j'invite chacune et chacun d'entre vous à la voter car elle est un acte de foi dans une démocratie parlementaire à laquelle le gouvernement et le président en définitive ne croit plus le président de la République a fermé il y a quelques années qu'il fallait aussi les entre humilité et arrogance et que si vous tombiez d'un côté vous deveniez soit inefficace soit dangereux pour réussissez dans cette réforme à devenir les deux quoi qu'il en coûte pour la démocratie je vous remercie la parole est à monsieur le Président Marc angélique pour le groupe horizon merci madame la présidente madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues
Boris Vallaud