Discours de politique générale de François Bayrou : quelles sont vos priorités ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Et Vraie Voix Sud Radio, le grand débat du jour. Le président de la République a nommé Madame Elisabeth Borne. Je n'utiliserai le 49-3 qu'à la dernière extrémité sur le budget. Monsieur Manuel Valls, Monsieur Gérald Darmanin, Monsieur Bruno Retailleau, Madame Catherine Vautrin, Monsieur Eric Lombard.
Eh bien, je suis persuadé que l'action que je définis devant vous et l'équipe gouvernementale feront que nous ne serons pas censurés.
Et donc, un mois après sa nomination en Matignon, François Bayrou a prononcé ce mardi une déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale. Pendant 1h30, il a évoqué ses grands sentiers devant un hémicycle morcelé.
Alors, parlons vrai. Le discours de François Bayrou vous a-t-il convaincu ? Et à cette question, quelles sont vos priorités parmi celles qu'il a évoquées ? Vous dites à 63% la sécurité, à 15% la dette, à 15% les retraites et à seulement 7% la proportionnelle, voulaient réagir sur tous les sujets, même ceux qu'il n'a pas évoqués. Au délai, vraie voix, attendent vos appels au 0826 300 300.
Et pour nous accompagner à décrypter ce moment, Jean Petau est avec nous, politologue. Merci d'avoir accepté notre invitation, cher Jean Petau et Philippe Bilger. Vous avez regardé les 1h30.
Oui, absolument. En tant que citoyen soucieux de stabilité politique, puis-je avouer que j'étais très inquiet tout de même devant cette déclaration de politique générale ? On en a rarement connu une plus difficile. Et pour François Bayrou. Et je trouve, pour aller vite, Cécile, Philippe, qu'il l'a réussi. Il l'a réussi dans la gestion habile et psychologique du problème des retraites. Et il l'a réussi par ailleurs dans son ton parfaitement démocrate. Et surtout dans la manière dont il est parvenu à transmettre sur chaque sujet la philosophie, je dirais, du centrisme intelligent.
Alors restera tout de même à déterminer si la complexité de son propos sur beaucoup de sujets qui ne permettent pas des réponses sommaires pourra se traduire en action. C'est l'éternel problème de François Bayrou. Mais comme il a progressé avec ses déclarations de politique générale, je n'ai pas de raison de douter de son succès. Sébastien Ménard.
Ce qui est intéressant, c'est que François Bayrou, ça fait 7 ans qu'il ronge son frein. Donc ça fait 7 ans qu'il se prépare, quelque part, à être enfin entendu. Parce qu'il était évidemment consulté, il était très souvent à l'Elysée, il était associé à un certain nombre de choses. Vous parlez d'un fait politique, la réforme des retraites. Et donc, quelque part, la mise sur pause de cette réforme des retraites. Il ne va ni plus ni moins que reproposer en 2025 ce qu'il avait proposé depuis 2017. Et je rappelle que ça avait été sur la table, la fameuse, pour que nos auditeurs comprennent, c'est-à-dire la retraite par points, versus la retraite par répartition. Il aura mis du temps.
Mais aujourd'hui, la raison pour laquelle il est à l'aise, c'est que même si le contexte est exceptionnel, et c'est ce contexte exceptionnel qui lui a permis d'accéder à Matignon, il est aujourd'hui en situation de pousser avec les siens un certain nombre de ses idées, centristes, parfois un peu iconoclastes, originales, etc. J'ai envie de dire, de toute façon, la France n'a rien à perdre, aujourd'hui. C'est vrai qu'on n'a pas au bout du rouleau. François, vous voyez ?
Alors déjà, c'était mon ministre de l'éducation nationale quand j'étais en primaire.
Ça, c'est pas gentil.
Là, François, vous commencez mal. Vous commencez mal.
Première méchanceté.
Non, c'est factuel. C'était au siècle dernier. Quasi. Enfin, factuellement, c'est vrai aussi. Oui. C'est vrai, absolument. Depuis, c'est un observateur de la vie politique. Il a quand même été davantage observateur qu'acteur. Il n'est jamais redevenu ministre depuis l'époque où il était mon ministre de l'éducation nationale.
Il est quand même haut commissaire au plan, chef de parti, maire de Pau. C'est tellement important. Le haut commissariat au plan est tellement important que je ne sais même pas qu'il a remplacé. Monsieur le maire, vous ne pouvez pas dire qu'une édile d'une ville comme Pau, capitale des Pyrénées-Atlantiques, mon département, est un observateur de la vie politique ? Non, c'est un acteur de la vie politique. Pardonnez-moi. Pardonnez-moi.
De la vie politique nationale, chef de parti, d'accord, ok. Mais il a une position centrale et d'observateur davantage que d'acteur depuis un certain nombre d'années, si je mets à part ses candidatures présidentielles. Il a choisi de rejoindre Emmanuel Macron. D'ailleurs, il dit depuis que Emmanuel Macron lui doit sa victoire, et c'est sans doute pour ça, qu'il a fait ce qu'il fallait pour être Premier ministre il y a un mois. Il lui a rappelé gentiment que c'était grâce à lui qu'il avait gagné en 2017.
En revanche, c'est en partie pas faux.
Ça a rapporté des voix. Est-ce que ça n'aurait pas suffi s'il ne l'avait pas rejoint ? On n'en sait rien. On ne peut pas refaire le match pour le coup. En revanche, il est dans une situation extrêmement compliquée. Moi, je trouve qu'il y en avait un peu pour tout le monde, sur un ton qui le caractérise, c'est-à-dire un ton raisonnable, où chacun a pu retrouver sceptique. 80-90% de ce qui a été dit a déjà été mis dans le débat public depuis des mois, voire des années. Mais la question maintenant, c'est est-ce que les discours vont être suivis d'effets, tout simplement, et d'actes ? Donc comment va se comporter l'EPS ?
Parce que bizarrement, le débat de la semaine dernière, du week-end et du début de la semaine, c'était les retraites. Dans la nuit, soi-disant, il y avait un accord avec Olivier Faure. Et puis depuis ce matin, on n'entend plus Olivier Faure. Donc je ne sais pas ce qu'il a été dit d'ailleurs dans l'hémicycle tout à l'heure de la part du Parti Socialiste, qu'on a l'impression...
Il y avait dit ce matin qu'il y avait déjà un accord presque conclu.
Mais pour le coup, le sujet du conclave avec la fumée blanche et peut-être la bémousse-papame à la fin, me paraît être une bonne chose pour effectivement revoir un certain nombre de sujets sur cette réforme des retraites, notamment la pénibilité qui manifestement n'a pas été correctement traitée il y a deux ans. Ou repartir carrément, comme le disait Sébastien, sur la retraite à point, qui était une bonne idée aussi, mais qui avait été mal expliquée par Edouard Philippe avant le Covid. Donc impossible de la reprendre par la suite. Donc je trouve qu'on repart sur de bonnes bases.
Il va falloir constater comment se comportent les différentes oppositions et surtout les candidats à la présidentielle. Parce que comment avoir un débat sain dans les deux ans qui viennent avec des futurs candidats à la présidentielle ? C'est ça le vrai sujet.
En tout cas, en ce moment, l'Assemblée nationale Mathilde Panot de la France Insoumise réaffirme qu'elle déposera mardi une motion de censure et demande au gouvernement, en tout cas au Premier ministre, le vote de confiance de l'Assemblée nationale. Jean Petot, pardon. Bonjour. Rebonjour. Rebonjour. Merci d'être venu. De rien, de rien. Et bonne année à tout le monde. De rien. Oui. Moi aussi, j'ai comme Philippe écouté ce discours. J'ai même pris huit ou neuf pages de notes, vous voyez. Et donc, je me disais, en écoutant François Bayrou, quelque part, c'est un peu comme ce petit personnage de jeu que l'on voit sur les écrans et depuis longtemps.
C'est une sorte de Mario Bros de la vie politique. Il est là avec cette petite sacoche de plombier. Et il essaye de réparer un peu la multitude de fuites qui, évidemment, ont plutôt explosé au mois, c'est-à-dire 2024. Et dans Mario Bros, si mes souvenirs au moins de Père sont bons, on s'achète des vies. Et on s'achète du temps pour essayer de passer d'épreuve en épreuve. On réussit des épreuves et ça nous donne des vies. Et c'est un peu, je crois, ce qu'a fait François Bayrou aujourd'hui. Il s'est acheté du temps. Il s'est donné un peu une respiration en réussissant, je pense, cet exercice. Je suis d'accord avec Philippe.
Dans la forme, c'était du Bayrou, c'est-à-dire à la fois faussement décontracté, ne dissimulant pas parfois son béguéban structurel qui a quand même été un peu gênant quand on veut être, malgré son expérience politique, au micro de l'Assemblée nationale et à la tribune de l'Assemblée nationale. Mais montrant qu'il pouvait aussi avoir de la distance quand il dit c'est que je suis un novice dans l'exercice. Quand on sait qu'il est né en 1951, c'est quand même un des plus capés, un des plus expérimentés. Même s'il n'a pas eu effectivement beaucoup de responsabilités ministérielles, il est dans le paysage politique depuis...
Il a commencé sa carrière comme chargé de mission, conseiller technique au cabinet de Pierre Meillerie à l'Agriculture en 79. Vous imaginez, hein ? Alors là, pour le coup, notre jeune collégien qui rentrait à l'école, là, il n'était même pas dans les projets de ses parents, peut-être encore. Ah, qui sait. Qui sait, qui sait, qui sait. Ça ne nous regarde pas. Toujours est-il que je crois que Beyrouth a réussi cet exercice. Alors, c'est vrai que la formule de Cécile, dans les cordes, oui, effectivement, c'était tout le registre du Beyrouth. Mais un boxeur dans les cordes, ça ne veut pas dire qu'il est forcément au tapis, qu'il n'est pas KO.
En tous les cas, il s'est acheté du temps par rapport à sa durée, à Matignon. Cette idée de conclave m'en rappelait. Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette magnifique série adaptée de Maurice Druon, « Les Rois Maudits », qui a fait les grands jours de la télévision. Alors là, c'était même avant que Beyrouth commence son métier d'enseignant à Pau en 1974. Eh bien, à ce moment-là, dans cette série, le roi Philippe le Bel enferme les cardinaux en Avignon pour qu'ils se choisissent un pape. Ça dure trois ans. Il les enferme et il les affame pour réussir à trouver et à élire celui qui va devenir Jean XXII. Ça ne s'invente pas, mais c'était à l'époque de Philippe le Bel.
Alors, il n'a plus le temps de faire ça, Beyrouth. Lui qui aime bien la démocratie chrétienne. D'ailleurs, vous avez vu que le seul philosophe qu'il a cité, c'est Marc Sannier, le fondateur du Signon, le maître à penser des démocrates chrétiens. Non, c'est un bon tepôt qu'a fait Beyrouth, je pense.
Est-ce qu'il a bien creusé le Signon, si j'ose dire, Jean de Marc Sannier ? À plusieurs reprises, il y est revenu. Mais ce qui m'a frappé, c'est presque la différence physique et intellectuelle avec Michel Barnier. On comprenait en écoutant François Beyrouth à quel point il avait mis plus de chances de son côté dans une apparente souplesse d'esprit, dans une légère démagogie. Il en faut tout le temps. Et au fond, j'espère qu'il échappera à la censure. Qu'en pensez-vous, Jean ?
Rapidement, parce que j'aimerais bien qu'on aille un peu sur le fond de ce qui a été dit. Non, mais je ne voudrais pas faire de culturalisme ou de naturalisme, mais il est sûr que la duplicité et la ruse du Béarnet me semblent plus propices à la situation que la raideur du Savoyard. Pour revenir sur les grands sujets, Jean Peutot, parce que forcément, le sujet de la retraite est attendu au tournant. Est-ce que ce n'est pas un peu flou sur cette retraite ? On s'attendait à avoir six mois de suspension. Là, on repart dans des discussions, des conversations. Est-ce qu'il aura le temps de négocier cette retraite avec l'EPS ? Oui, il y a un côté complètement flou, oui, en effet.
Mais il y a aussi quelque chose d'assez malin, c'est de mettre les partenaires sociaux autour de la table. Et ça, ça rejoint un courrier qui est passé inaperçu, qui a été signé par tous les partenaires sociaux le 17 décembre. La CGT n'a pas signé, mais les autres ont signé. Et qui demandaient, patrons et syndicats, de la stabilité, de la visibilité sur une remise en question du texte.
Donc, cette idée de réunir ces partenaires en un même lieu, tous ensemble, dans une espèce de dimension, encore une fois, il n'a pas eu l'expression conclave, ça veut bien dire ce que ça veut dire, pour les amener à accoucher d'un texte et d'un consensus, et mettre, en quelque sorte, contourner, ne serait-ce que la représentation parlementaire, et aussi court-circuiter Emmanuel Macron. Parce que si les partenaires sociaux se mettent d'accord, ça va être très compliqué pour Emmanuel Macron de vouloir revenir dans le jeu, par rapport à sa réforme totémique. Donc ça, c'est quand même bien vu.
C'est vrai que c'est du court terme, c'est du trois mois, mais il a parlé lui-même d'une fenêtre de tir, vous savez, avant, ce truc très compliqué, qui consiste à passer à 63 ans, etc., dans la réforme Borde. Donc je pense qu'il a bien joué ces trois, quatre coups sur l'échiquier, là. Je ne sais pas si il y a un an sur Emmanuel Macron. Est-ce qu'Elisabeth Borneau et Emmanuel Macron peuvent se sentir visés, là ? Non, moi, je ne pense pas. Je ne pense pas. Je pense que, de toute façon, les rancœurs, les regrets ou les haines recuites n'ont pas leur place. Enfin, on sait toujours, François... En politique, ça existe.
Oui, oui, je vais vous faire sourire, puis je vais faire sourire mon voisin de droite, parce qu'on sait que la politique, c'est aussi beaucoup ça. Mais je pense qu'en l'espèce, le vrai sujet pour le président de la République, aujourd'hui, qui ne sera évidemment candidat à rien à l'issue de son deuxième quinquennat, quand même, c'est de... Même s'il aimerait bien savoir qui est son successeur ? Je ne suis même pas sûr. Je ne suis même pas sûr. Mais aujourd'hui, c'est de faire en sorte que la France s'apaise et que, je dirais, sa personne soit reconnue à sa juste place. Emmanuel Macron veut que la France s'apaise. Mais bien sûr, il veut que la France s'apaise.
Évidemment qu'il veut que la France s'apaise. Mais il n'a aucunement envie d'avoir des agriculteurs aux bonnets jaunes qui bloquent la France, qui sont malheureux, etc., alors qu'ils sont soutenus par une partie de l'opinion publique. Ils ne souhaitent absolument pas ça. François Osir ?
C'était soit l'instabilité politique, soit l'instabilité économique. Là, on a une voie de passage, peut-être, avec ce fameux conclave, pour éviter justement de suspendre une réforme qui, au final, aurait été annulée parce que ça n'existe pas, une suspension sans annulation. Je n'y croyais pas un seul instant. Ça aurait encore fait déraper les difficiles. La droite s'est quand même un peu énervée pendant le week-end. Et moi aussi, d'ailleurs, dans mon coin. Donc, je suis très heureux que ça se soit terminé comme ça. Effectivement, il y avait des sujets à revoir. Ils vont être revus lors de ce conclave, très bien, d'ailleurs, c'est qu'ils le temporalisent.
Ils y disent trois mois, alors que souvent, avec le président, c'est des conventions qui n'en finissent pas, qui s'éternisent. Qui ne mènent à rien. Et qui mènent à rien à quelque chose. Mais je ne vous permets pas. C'est le stimulus, s'il vous plaît. Moi, je ne critique pas, je regarde. Je vais rester neutre. J'ai hâte de voir comment les uns et les autres vont se mettre d'accord. Les forces politiques vont-elles y participer ou pas ? Est-ce que là, on dit les partenaires sociaux, mais est-ce que les forces politiques vont y être ?
J'ai hâte de voir comment va se comporter l'axe central de droite et de gauche dans cette histoire pour éviter, justement, que de nouveau, ce soit les extrêmes qui fassent l'appui et le beau temps.
Philippe Bilger, on regarde forcément du côté de la gauche. Nouveau Front populaire.
Ils croissent la gauche. L'habilité, comme l'a dit Jean, c'est de mettre les organisations fin de cales dans le coup. Au cœur du jeu. Au cœur du jeu. C'est important.
Jean Petot, est-ce qu'ils vont titiller, forcément, la France Insoumise va titiller la gauche Olivier Faure pour les récupérer et encore déstabiliser le gouvernement, j'imagine ? En tout cas, Bayon.
Le PS va voter la censure ou pas ?
Le PS ne va pas voter la censure, je ne pense pas. Enfin, je m'engage peut-être. Je prends un pari. Mais je pense que le PS va s'abstenir. Et le RN a d'ailleurs laissé entendre qu'il allait s'abstenir. Mais de toute façon, si le RN joint ses voix à LFI et même au PCF et aux écolos, même avec les ciotistes, on est à 269. Il en faut 288 parce qu'il manque un député pour l'instant. Il y a une législative partielle. Il faudrait ajouter l'IOT pour qu'avec 269 et 21, on arrive à 290. Donc, si le PS ne vote pas ou s'abstient, de toute façon, le gouvernement Bayrou n'est pas renversé. Et ça, c'est à mon sens l'autre fait majeur politique. C'est vrai, Cécile a raison.
Le LFI ne va pas cesser d'ouspiller le PS. Je crois que le PS aurait bien aimé que quelques écologistes et quelques communistes se joignent à lui pour ne pas apparaître comme le traître de service par rapport à la gauche. Mais cette ouverture vers la proportionnelle clairement affichée est une façon aussi, alors cette fois-ci, mécaniquement et électoralement, de déverrouiller la pression que met LFI sur le PS. Sébastien ? Sébastien ? Non. Ah oui ? Non, oui. C'est pas balaisiste ? Oui, non, mais c'est quand on parle de proportionnelle, quand on parle de retraite à point, quand on parle de conclave, etc., on est dans le bayrouisme.
On est dans ce qui fait la politique et l'histoire de François Bayrou depuis 40 ans. Merci beaucoup, Jean Petot, d'avoir été avec nous encore une fois, de nous éclairer. Bien entendu, on reviendra sur cette grande phrase de François Bayrou à partir de 18h30 sur le fait de réconcilier les Français. Alors, Peton, est-ce qu'il est suffisamment large pour réconcilier ces Français ? Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire à 0826 300 300. Dans un instant, avec Julien, le qui c'est qui qu'il a dit. Et va-t-il gagner ? Va-t-il pas gagner ? On verra. Je le sens bien. Vous le sentez bien ? Ah, il a l'air bon, oui. Oui, ben dis donc, si j'avais cru en vos prédictions. Il a déjà perdu.
Il y a bien un temps que je ne serais plus là. Allez, à tout de suite.
Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus. Ça s'est passé.
François Bayrou