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interviewyoutube.com 17 min

François Asselineau invité sur Public Sénat - 20/03/2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

Saveria Rogec interroge donc François Asselineau, c'est le face-à-face de Présidentiel 360.

0:16
François Asselineau

Bonjour François Asselineau. Bonjour. Vous êtes donc candidat à l'élection présidentielle, président de l'UPR, l'Union Populaire Républicaine. Alors votre mesure phare, votre grand projet, c'est la souveraineté de la France, que la France sorte de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN, et tout ça sans référendum. Est-ce que c'est bien réaliste comme programme ?

0:38
Présentateur

Écoutez, nous sommes un public Sénat. Donc a priori, le public est intéressé par les questions politiques et par les questions constitutionnelles. Je vais rappeler ici ce que je rappelle dans tous les médias où je suis interrogé. C'est que nous sommes devant l'élection présidentielle. On n'est pas devant les élections législatives. L'élection présidentielle vise – c'est une lapalissade – à élire le chef de l'État. Or, le président de la République, en vertu de l'article 5 de notre Constitution, de notre loi suprême, il est précisé qu'il doit veiller au respect de la Constitution et que le président de la République, je cite l'article 5, « est le garant de l'indépendance nationale ».

Ça veut dire quand même que je suis frappé de constater que la campagne telle qu'elle a commencé, on voit des candidats qui présentent des mesures en matière économique, sociale, de santé, d'éducation, de culture. Très bien. Moi aussi, j'en présenterais. Mais quel est leur programme en tant que président de la République ? L'article 14 fait du président de la République le chef de la diplomatie. L'article 15 de la Constitution fait de lui le chef des armées. Donc moi, je présente d'abord un programme présidentiel qui est celui qui consiste à garantir l'indépendance nationale. Il ne peut pas y avoir d'indépendance nationale.

Vous savez que De Gaulle considérait que c'était le synonyme de la démocratie. « Si nous sommes et si nous restons dans l'Union européenne, dans l'euro et devant l'OTAN ».

1:57
François Asselineau

Très bien. Donc vous rendez donc sa souveraineté à la France.

2:00
Présentateur

Et pour répondre à votre question, je ne vais pas faire de référendum. Je ne vais quand même pas faire un référendum pour demander aux Français « Êtes-vous d'accord ? » pour que je mette en œuvre le programme pour lequel vous venez de m'élire.

2:08
François Asselineau

Très bien. Alors vous vous décrivez comme un candidat anti-système et souverainiste. Mais vous n'êtes pas le seul. Qu'est-ce qui vous différencie de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon sur ce point ? Pourquoi c'est la seule solution pour sortir de la prison des peuples, de sortir de l'Europe ?

2:22
Présentateur

D'abord, je n'ai jamais dit moi-même que j'étais anti-système. C'est un peu la presse qui m'a décrit ainsi.

2:26
François Asselineau

Non, mais vous qualifiez l'Europe comme la prison des peuples.

2:29
Présentateur

Ça, c'est exact. Ça, c'est exact. Et bien la réponse est dans la question que vous venez de me faire. Mme Le Pen et M. Mélenchon critiquent beaucoup la construction européenne. Ils ont raison de le faire. D'ailleurs, souvent, notamment M. Philippot, que l'on voit plus souvent d'ailleurs que Mme Le Pen, parce que, semble-t-il, Mme Le Pen a des difficultés à parler devant les médias. Eh bien M. Philippot ou M. Mélenchon reprennent un certain nombre de mes arguments. Sauf qu'ils ne proposent jamais d'en sortir. Ils proposent de renégocier les traités.

Et moi, j'explique que l'on ne peut pas renégocier sérieusement les traités, puisque les traités européens ont été actés par 28 gouvernements et 28 peuples, et que pour les modifier, il faudrait l'accord de 27 autres gouvernements et 27 autres peuples pour modifier de fond en comble les traités, c'est-à-dire cette sédimentation de compromis depuis 60 ans entre des intérêts nationaux divergents. Donc ça n'arrivera pas. Vous savez, Lionel Jospin avait promis en 1997 de renégocier les critères de Maastricht. Il n'a rien renégocié du tout. François Hollande avait promis en 2012 de renégocier le TSCG. Il n'a rien renégocié du tout. C'est ce qui me distingue. Ce n'est pas la seule chose.

Parce que, par ailleurs, Mme Le Pen, le fonds de commerce de Mme Le Pen, c'est quand même les questions d'anti-migration, ce qui ne concerne pas notre mouvement politique. Et le fonds de commerce de M. Mélenchon, c'est l'extrême-gauche.

3:45
François Asselineau

On va y venir aux questions sur les migrations. Restons un instant sur cette sortie de l'Europe. Selon une étude de la Fondation Terra Nova, la sortie de l'euro, uniquement la sortie de l'euro, coûterait entre 1 500 et 1 800 euros par ménage chaque année, ne serait-ce que pour payer les produits importés en France, le textile, le carburant. Encore une fois, est-ce que tout ça est bien réaliste ? De dire, on va faire ça et ça ne va rien coûter aux salariés français, aux retraités français ?

4:11
Présentateur

Alors d'abord, la Fondation Terra Nova, excusez-moi, mais c'est vraiment la dernière source à citer. C'est une émanation du Parti Socialiste. Ils ne vont pas dire le contraire. Donc il faut être sérieux. Moi, je pourrais citer, au contraire, l'étude qui a été faite par Jacques Sey.

4:23
François Asselineau

La sortie de l'euro ne coûterait rien aux Français ?

4:25
Présentateur

Mais je n'ai pas dit que ça ne coûterait rien. Ce que je sais, en tout cas, c'est que rester dans l'euro, ça va nous coûter des sommes phénoménales. D'ailleurs, la première chose qu'il faut constater, c'est qu'il y a actuellement 800 personnes qui basculent en dessous du seuil de pauvreté tous les jours. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'INSEE. Et ça fait des années que ça dure. C'est que chaque jour qui passe, ou à peu près, nous avons des usines qui ferment. On a des centaines d'usines qui ont fermé au cours des dix dernières années. Les Français le savent. Ce que je sais aussi... On pourrait avoir un large débat sur l'euro, mais c'est un sujet très technique et très approfondi.

D'ailleurs, la plupart des candidats ne savent pas de quoi ils parlent. Par exemple, l'euro n'est pas une monnaie unique, contrairement à ce que l'on croit. En fait, tous les États ont gardé leur monnaie nationale, qui s'appelle chacun euro, mais qui sont des créances respectives sur les banques centrales respectives de chaque État. Ce que je peux vous dire, c'est que l'euro, en ce moment, pose de nouveau des problèmes énormes, notamment avec l'Italie et la Grèce, et qu'il est tout à fait probable que l'euro explose. Et si la France est prise dans l'ensevelissement de l'échafaudage, ça nous coûtera des centaines de milliards d'euros. C'est parole contre parole.

Je suis à votre disposition pour organiser un débat approfondi avec les représentants de la Fondation Terra Nova.

5:31
François Asselineau

François Asselineau, vous souhaitez également sortir la France de l'OTAN. Vous pensez réellement que la France, elle se défendra mieux par elle-même, aujourd'hui, dans le monde actuel, sans l'aide de ses alliés ?

5:41
Présentateur

Oui, parce que l'OTAN, en fait, nous impose d'abord une géopolitique...

5:45
François Asselineau

Je précise qu'en plus, c'est l'OTAN et pas uniquement le commandement intégré.

5:49
Présentateur

Absolument. Parce que d'ailleurs, Charles de Gaulle avait dit à l'imperfite un jour que lorsque le communisme s'effondrerait, et lorsque le pacte de Varsovie disparaîtrait, eh bien l'OTAN n'aurait plus de raison d'être. Moi, je suis pour la dissolution de tous les blocs militaires. Il n'y a plus de raison à être assujettie à l'OTAN, d'autant plus que l'OTAN nous a sujettés à la politique de Washington, à la géopolitique. On le voit vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis de la Syrie, vis-à-vis de la Libye, vis-à-vis du Moyen-Orient. Moi, je veux revenir à une France souveraine et indépendante, comme d'ailleurs nous en fait obligation le fameux article 5 dont je parlais tout à l'heure.

Et je me permets de signaler que je préserverai le principe fondamental de la sanctuarisation du territoire national, par la force de dissuasion, mais que par ailleurs, nous nourrons des partenariats avec l'ensemble des pays du monde, et pas seulement avec les États-Unis d'Amérique ou nos partenaires européens.

6:41
François Asselineau

Alors, vous parlez de partenariats, vous êtes contre l'intervention militaire en Syrie et en Irak. Vous pensez qu'il faut laisser Daesh prospérer, que Daesh va en fait disparaître de soi-même, sans qu'on intervienne militairement ?

6:52
Présentateur

D'abord, s'agissant de l'Irak, je dois avouer que j'ai été précédé par Jacques Chirac et par Dominique de Villepin. Dominique de Villepin qui avait fait un célèbre discours à l'Organisation des Nations Unies. Je l'avais d'ailleurs félicité à cette occasion.

7:05
François Asselineau

L'intervention de 2003 n'a rien à voir avec l'intervention actuelle de la coalition contre Daesh.

7:10
Présentateur

Oui, mais ça, vous me parliez de l'Irak. S'agissant maintenant de la Syrie... Non, je parle de la coalition, l'intervention actuelle. S'agissant de la Syrie, il y a derrière ces affaires syriennes, beaucoup d'arrière-pensées, c'est le moins qu'on l'on puisse dire, qui sentent le pétrole et les hydrocarbures. La France n'avait pas à se mêler d'une déstabilisation venue de l'extérieur, de régimes qui sont ce qu'ils sont, mais qui sont des régimes laïcs dans le monde arabe.

7:33
François Asselineau

Donc on laisse Daesh prospérer sans rien faire.

7:35
Présentateur

Mais qui finance Daesh et qui fournit les armements de Daesh ? Vous voulez aller vous renseigner à la DGSE ? Écoutez, les journalistes le savent. D'ailleurs, qui est-ce qui a dit que... Quels sont les armements qui sont fournis à Daesh ? Ce sont des armements américains et britanniques, notamment, qui transitent par des bases en Turquie. Qui finance Daesh, sinon l'Arabie saoudite et le Qatar ? Qui sont les alliés de l'Arabie saoudite et du Qatar ? Et d'ailleurs, avez-vous remarqué que depuis que la Russie est intervenue, et depuis d'ailleurs que Donald Trump a succédé à Obama, on ne parle plus de Daesh, en fait ? On ne parle plus de Daesh. On ne parle plus de Daesh. On ne parle plus.

8:10
François Asselineau

Très bien. Alors, au chapitre économie de votre programme, parlons de votre programme, vous voulez renationaliser plusieurs grands secteurs de l'économie, EDF, GDF, l'eau, les autoroutes, les médias. Comment vous financez tout ça ? Alors, d'abord, je ne... Vous représentez à peu près 25% du PIB.

8:27
Présentateur

Non, non, non.

8:27
François Asselineau

C'est renationalisation.

8:29
Présentateur

Non, je ne... Non, non, ne me faites pas passer pour quelque chose, vous savez...

8:31
François Asselineau

Non, non, mais je vous laisse. Vous êtes là pour vous exprimer, donc.

8:34
Présentateur

D'accord. D'abord, je ne propose pas la renationalisation des médias. Je propose la renationalisation de TF1, dont la valeur boursière est de l'ordre de 1,6 milliard d'euros. La renationalisation peut d'ailleurs être une nationalisation partielle. Bon. Deuxièmement, le reste, les grands services... Je veux, en fait, que les Français récupèrent les grands services publics à la française. D'ailleurs, la plupart des entreprises que vous avez listées sont encore pour largement en main publique. Donc n'exagérez pas les coups. EDF est encore très largement dans la main de l'État, etc.

Ce que je veux surtout, c'est d'abord empêcher la privatisation en pente des services publics, qui nous est imposée par l'UE, en particulier par l'article 106 du Traité sur le fonctionnement de l'UE. Donc pour le reste, eh bien oui, effectivement, il y aura un coût de renationalisation. Mais vous savez, moi, je fais aussi énormément d'économies par ailleurs. Moi, je propose un plan d'économies considérable. Notamment, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en sortant de l'UE, ça va nous faire des économies considérables. D'abord, la France, chaque année, verse 23 milliards d'euros à l'UE et en reçoit 14 politiques agricoles communes, fonds du FEDER.

De telle sorte, une fois que nous serons sortis, nous aurons récupéré 9 milliards d'euros. Vous voyez qu'avec un mois et demi d'Europe en moins, on finance déjà l'acquisition de TF1. Et puis, nous aurons, avec les 14 milliards restants, on continuera à donner les fonds aux agriculteurs, aux FEDER, aux chercheurs, aux collectivités locales. Mais cette fois-ci, ça sera sur des fonds avec le drapeau bleu-blanc-rouge. J'ajoute que nous aurons également la diminution des cofinancements, 4 milliards d'euros.

Sortant de l'UE, nous sortirons de l'article 63 qui organise la libre circulation des mouvements de capitaux, ce qui va nous permettre d'aller vraiment lutter efficacement contre la fraude fiscale. La fraude fiscale est estimée en ce moment à 60 milliards d'euros. On pourra récupérer à peu près 20 milliards d'euros. Et puis, il y a encore autre chose. Sortant de l'UE, nous allons faire des économies considérables en matière de réglementation qui pèsent sur les TPE, les artisans, les PME. Ça a été un argument très fort utilisé au Royaume-Uni pour le Brexit, qui avait été chiffré à plusieurs dizaines de milliards d'euros d'économies.

Nous, avec l'ensemble des économies que nous réalisons, on pense faire à peu près 70 à 80 milliards d'euros d'économies.

10:44
François Asselineau

Toujours sur l'aspect économique, dans une interview récente, François Fillon dit vouloir revenir à la situation d'avant les délires socialistes avec la fin des 35 heures et la retraite à 65 ans. Est-ce que vous êtes d'accord ? Il faut mettre fin aux 35 heures ?

10:56
Présentateur

Moi, sur ces questions de 35 heures, je ne suis pas dogmatique. Je pense qu'il y a des situations où il faut que les gens puissent travailler 35 heures. Il y en a d'autres, notamment des métiers nouveaux, je ne sais pas moi, sur Internet ou sur ce genre de choses, où les gens ne comptent pas l'horreur. D'ailleurs, vous savez très bien que les cadres dans les entreprises ne comptent pas non plus l'horreur. Donc personnellement, je serais en faveur d'une grande souplesse dans cette matière. Je ne suis pas en faveur d'une réglementation très précise.

11:24
François Asselineau

Alors, on l'a dit, vous êtes peu connu du grand public, même si vous êtes fréquemment invité ces derniers temps, des médias. Voilà. Pourtant, vous êtes inspecteur général des finances, vous avez fait HEC, l'ENA, vous avez travaillé dans plusieurs cabinets ministériels plutôt de droite. C'est un parcours, somme toute, classique dans le monde politique. Vous êtes, je vais dire, effectivement, un produit du système. Vous avez travaillé avec Charles Pasqua, Françoise de Panafieux ou encore Gérard Longuet. Gérard Longuet, il dit de vous que vous êtes cultivé, précis, érudit, drôle. Mais il dit aussi qu'actuellement, vous réglez des comptes, il ne comprend pas le sens de votre démarche.

11:58
Présentateur

C'est normal. M. Longuet, pour qui j'éprouve de l'amitié, M. Longuet est actuellement le porte-parole de François Fillon. Il ne va pas dire du bien d'un autre candidat. Ça me paraît tout à fait normal. Le sens de ma démarche, encore une fois, j'insiste, je sais qu'on veut faire comme si ça n'existait pas. Il y a un article de la Constitution qui dit que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale. Et permettez-moi de dire que les Français qui m'écoutent, actuellement, ils adhèrent au rythme de 200 à 300 adhérents par jour à notre mouvement politique. Les Français ne sont pas bêtes.

Ils écoutent beaucoup tout ce qui circule sur notre site upr.fr, qui est devenu le site le plus consulté de tous les partis politiques français. Ils sont très intéressés par mes analyses, qui apportent un grand bol d'erreur par rapport à la campagne actuelle.

12:44
François Asselineau

Justement, François Asselineau, quand on regarde votre site, vous êtes effectivement très actif sur Internet, sur les réseaux sociaux. On trouve dans certaines de vos interventions, une en particulier, vous accusez Robert Schumann, qui est un des pères de l'Union Européenne avec Jean Monnet, d'être un agent des Américains, un agent de la CIA. Vous accusez également le Dalai Lama d'être des agents de la CIA. Les Américains seraient par ailleurs responsables du redécoupage des régions françaises, de Boko Haram, de Daesh. Est-ce que vous pensez réellement tout ça ? Est-ce que vous n'avez pas peur qu'au contrat, toutes ces thèses ?

Alors, je sais ce que vous allez nous sortir, mais vous n'avez pas peur que toutes ces thèses complotistes décrédibilisent au contrat votre propos ?

13:22
Présentateur

Je suis un peu énervé par ces questions, parce que tout figure sur notre site Internet. Vous êtes journaliste. C'est votre devoir d'aller regarder ce que je dis. Vous me parlez du Dalai Lama et de la CIA. C'est un journaliste de Libération qui m'a attaqué là-dessus. Manque de chance. C'est un article de Libération de 1998. Vous le lisez comme moi. Bon. Donc moi, je prends. Et puis il y a l'Humanité. Et puis il y a le journal Le Point. Donc en fait, ce que l'on me reproche sur cette question, c'est d'utiliser les journaux. Deuxièmement, USA était horrorisme. Ce n'est pas moi qui le dis. C'était simplement, par exemple, BFMTV, l'OFBI qui organise des attentats avec des musulmans américains.

C'est dans le journal Le Monde du 21 juillet 2014. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Moi, je cite les journalistes. D'ailleurs, il y a quelque chose qui me paraît grave. C'est qu'il y a quelques années, en France, le débat sur ces questions était autorisé. Je rappelle d'ailleurs que, par exemple, regardez cette revue Historia, la CIA qui finance la construction européenne. Il y est toujours, nous en parlons. Oui, mais ça, si vous voulez, c'était en 2003. Libération, c'était en 1998. Maintenant, ces journaux disent le contraire. On a verrouillé en France le débat sur cette question. Eh bien, moi, je m'adresse ici aux gens qui m'écoutent.

Les gens qui m'écoutent, ils vont chercher un chef de l'État. Ils ne cherchent pas un bisounours. Et quand je parle de l'influence américaine des services de renseignement américain, je ne nie pas, je sais parfaitement qu'il y a d'autres puissances. Le MI6 aux Britanniques, le BND allemand, le FSB russe, qui sont aussi... Eh bien, ça, c'est important qu'un futur chef de l'État sache que lorsqu'il sera aux commandes, il aura aussi affaire à ça. Rappelez-vous, ce n'est pas moi qui l'ai inventé. En 2015, François Hollande a été écouté par la NSA. Ça avait fait un mini-scandale, mais ça a été vite étouffé.

15:21
François Asselineau

— François Asselineau, très rapidement, si d'aventure vous n'êtes pas au second tour, pour qui allez-vous voter ? Et pour qui, surtout, appelez-vous vos électeurs à voter au second tour ?

15:31
Présentateur

— Écoutez, d'abord, nous allons voir... — Imaginons que ce soit Marine Le Pen, Emmanuel Macron. — Oui, mais ça, ça s'appelle... Vous savez, c'est ce que les Américains... Vous allez dire que j'en parle encore des Américains. Ils appellent ça « self-fulfilling prophecy », les prophéties autoréalisatrices. Moi, je ne suis absolument pas convaincu que le deuxième tour opposera Mme Le Pen à M. Macron. Je pense, personnellement, que les sondages de l'une et de l'autre sont, en fait, très largement gonflés. Et je n'exclus pas du tout d'être au deuxième tour.

Maintenant, si je n'étais pas au deuxième tour, eh bien très probablement, je laisserais la liberté de vote aux Français parce qu'ils sont assez grands par eux-mêmes pour décider qui ils veulent.

16:05
François Asselineau

— Très bien. Merci beaucoup. Merci, François Asseline, d'avoir répondu à nos questions. Merci beaucoup.

16:09
Présentateur

— Merci, Saveria. Et merci, François Asselineau.

16:12
Invité

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