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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 29 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSolidarités & familleEurope & international

PHILIPPE BALLARD est l'invité de FRANCE INFO !

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:44RelanceÉludée

    Mais alors, pardon, mais je reprends ce qu'a dit Fabrice Arfi, c'est pas l'homme qui a vu, qui a vu, qui a vu, c'est qu'ils ont des échanges écrits ?

  • 2:25RelanceÉludée

    Est-ce que ce n'est pas un peu facile, est-ce que ce n'est pas la même stratégie ?

  • 3:37RelanceÉludée

    Mais Mediapart affirme l'inverse, barbouzerie. Qui l'amène des preuves ?

  • 3:52RelanceÉludée

    Mais c'est grave aussi ces accusations que vous portez contre Mediapart ?

  • 4:11FerméeRéponse directe

    Est-ce que Jordan Bardella a dit qu'il allait saisir la justice ?

  • 4:33OuverteRéponse partielle

    Mais est-ce qu'il faut que la justice se prononce avant l'élection présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:14InvitéChiffre
    « En 2019, leur journaliste a été condamné pour une enquête à charge sur Vincent Bolloré. »
  • 3:26InvitéFait
    « Puis Mediapart, il faut se souvenir quand même, Edith Plenel, en 1972, il se félicitait de l'assassinat d'athlètes israéliens lors des JO de Munich par l'organisation Septembre Noir. »
  • 5:39InvitéFait
    « Moi, dans ma circonscription, le candidat, il avait été pris, il y avait une photo de lui avec, effectivement, quelqu'un qui était, je ne sais plus, un négationniste ou je ne sais plus exactement. »
  • 8:57InvitéFait
    « Remettre en cause la Shoah. »
  • 11:49InvitéFait
    « Caroline Parmentier a s'en excusé Marine Le Pen, une très belle phrase, en disant qu'au moins si mon action, ça peut permettre d'extirper ces personnes qui ont ces écrits sur. »
  • 12:24PrésentateurFait
    « Elle dénonçait un lobby juif, un lobby LGBT qu'elle qualifiait de collabo du SIDA. »
  • 16:12InvitéFait
    « On combat l'antisémitisme de toutes nos forces. Jordan Bardella est allé en Israël, je vous le rappelle quand même. »
  • 17:11InvitéFait
    « Quand on en vient à affronter les forces de l'ordre, il y a eu des lycéens blessés avec des tirs de mortier ou de l'acide projeté. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Invité 232 %
  • Présentateur18 %
  • ?16 %

≈ 46,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous l'avez rappelé, Jordan Bardella conteste, Marine Le Pen a parlé de dinguerie. Moi j'ai quand même pris la peine de lire l'article de Mediapart,

0:07
Locuteur

c

0:07
Invité

'est un bullshit, c'est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a

0:11
Locuteur

vu l'homme qui

0:11
Invité

a vu l'homme. Moi j'ai pas tout écouté de M. Harfi de Mediapart qui dit on va produire des preuves.

0:20
Locuteur

Alors

0:20
Invité

cela dit, entre parenthèses, il

0:21
Locuteur

y a

0:21
Invité

des propos qui auraient été tenus il y a 15 ans, depuis 15 ans personne n'aurait pu

0:25
Locuteur

donner à la presse ces éléments. Si je reprends ce que vous avez

0:29
Présentateur

expliqué Fabrice Harfi tout à l'heure, c'est pas l'homme qui a vu, qui a vu, qui a vu, c'est qu'ils ont des échanges écrits, où il

0:36
Locuteur

aurait tenu ses propos,

0:37
Présentateur

il y a des écrits.

0:38
Invité

Mais ça n'aurait pas pu fuiter depuis, juste une petite question comme ça au passage.

0:42
Locuteur

En tout cas il a l'air assez certain de cette enquête qui a été menée depuis

0:45
Présentateur

plusieurs mois.

0:46
Invité

Ce qu'on sait très bien, c'est que Mediapart,

0:48
Locuteur

c

0:48
Invité

'est leur droit, ils nous combattent. Ils ont fait du combat contre le RN, leur priorité, donc ils nous combattent. Comme d'autres médias, Libération, je pense même à France Inter, Mme Charline Von Necker, ce week-end a laissé dire des propos qui n'ont pas leur place sur le service public. Mais eux,

1:05
Locuteur

ils sont payés avec l'argent du public. Je vous assure qu'il n'y a aucun combat dans le service public contre le RN. On s'abonne, donc c'est de l'argent au

1:11
Invité

privé. Mais voilà,

1:13
Locuteur

c

1:13
Invité

'est comme ça. Mediapart a fait du combat contre le RN, une de ses priorités. Donc Jordan Bardella a demandé à ses avocats de se saisir du dossier, visiblement pour diffamation, on va attendre un petit peu la suite. Mais on sait très bien que pendant huit mois, ça va être ça quasiment quotidiennement. Voilà, on s'y prépare. On le sait, plus on se rapproche du sommet, moins d'un oxygène. Quand la dynamique n'arrive pas à être cassée, on va charger la barque de plus en plus.

1:44
Présentateur

Mais alors, pardon, mais je reprends ce qu'a dit encore une fois Fabrice Arfi, parce que vous balayez ça en disant c'est une presse militante, il n

1:50
Locuteur

'y

1:50
Présentateur

a rien, c'est un tel,

1:51
Locuteur

c'est un tel, c'est un tel. Mais

1:53
Présentateur

c'est

1:55
Locuteur

justement,

1:55
Présentateur

c'est une enquête qui est documentée, enquête de plusieurs mois, qui

1:57
Locuteur

s'applique encore une fois

1:58
Présentateur

sur des écrits.

2:00
Locuteur

Ce que nous disait

2:00
Présentateur

Fabrice Arfi tout à l'heure, c'est qu'il se tient à la disposition de la justice pour justement démontrer l'existence de ses écrits et l'authenticité de

2:11
Locuteur

ses écrits.

2:12
Invité

Il va les montrer alors s'il les a, parce que pour l'instant, il n

2:15
Locuteur

'y

2:15
Invité

a rien. Quand on lit l'article, franchement, c'est creux, c'est vide, c'est mal écrit en plus. C'est une sorte de bullshit, du bulgour, tout ce qu'on veut. Est-ce

2:26
Locuteur

que ce n'est pas un peu facile, est

2:27
Présentateur

-ce que ce n

2:27
Locuteur

'est

2:27
Présentateur

pas un peu la même stratégie ? Fabrice Arfi prenait tout à l'heure le cas de Jérôme Cahuzac, est-ce que ce n

2:31
Locuteur

'est

2:31
Présentateur

pas toujours un peu la même stratégie ? En permanence, au début, on dément, on dément, on est pris le doigt dans le pot du chocolat et

2:36
Locuteur

on dément. Le problème de M.

2:38
Invité

Cahuzac, c'est que c'était vrai. On se rappelle de ses propos, là, sur les nationales, les yeux dans les yeux, enfin je vous jure,

2:42
Locuteur

je

2:42
Invité

n

2:42
Locuteur

'ai

2:42
Invité

pas de... Mais là, ce n

2:44
Locuteur

'est

2:44
Invité

pas le cas pour Jordan Bardella. Donc ce n'est pas le même cas de figure, voilà, tout simplement.

2:50
Présentateur

Mais Mediapart affirme

2:51
Locuteur

l'inverse, barbouzerie. Qui l

2:52
Invité

'amène des preuves, c'est des barbouzeries. Quand il dit barbouzerie, de qui

2:56
Locuteur

?

2:57
Invité

De la part de Mediapart, oui,

2:58
Locuteur

c

2:58
Invité

'est des méthodes

2:59
Locuteur

de barbouzerie. Donc c'est une

2:59
Présentateur

volonté, c'est une presse militante

3:01
Locuteur

qui produit des mensonges. Je peux

3:03
Invité

vous le redire.

3:03
Locuteur

Mais qui produit des mensonges, vous qualifiez ?

3:05
Invité

Non,

3:05
Locuteur

je peux

3:05
Invité

vous dire qu'on attend déjà... Tout à l'heure,

3:08
Locuteur

d

3:08
Invité

'ailleurs, entre parenthèses, dans Gilles Borchand,

3:10
Locuteur

il

3:10
Invité

disait que tout ce qu'a dit Mediapart, ça s'est révélé exact. C'est faux. Par exemple, je vais vous donner un exemple. En 2019, leur journaliste a été condamné pour une enquête à charge sur Vincent Bolloré. Manque de chance, Mediapart a été condamné. Puis Mediapart, il

3:26
Locuteur

faut

3:26
Invité

se souvenir quand même, Edith Plenel, en 1972, il se félicitait de l'assassinat d'athlètes israéliens lors des JO de Munich par l'organisation Septembre Noir.

3:37
Locuteur

Mais

3:37
Présentateur

vous accusez aujourd'hui Mediapart de mensonges, de fake news ?

3:42
Invité

Mediapart fait ce livre à

3:43
Locuteur

un combat contre l'Assemblée Nationale.

3:45
Invité

Oui, c'est une construction. À la limite, j'invite, alors c'est sur abonnement.

3:50
Locuteur

Non, mais parce que c'est grave aussi. Je vais leur faire de la pub. Non, mais pardonnez

3:52
Présentateur

-moi, mais c'est grave aussi ces accusations que vous portez contre Mediapart.

3:55
Locuteur

De

3:55
Présentateur

dire que c'est des journalistes qui manipulent l'information et qui créent des fake news. Mais

3:58
Invité

on attend de voir la... J'ai lu l'article. Quand on lit l'article, il y a quelques phrases de reproduite qui sortent d'on sait où. Et la question c'est, est-ce que c'est vrai ? C'est ça la vraie question.

4:11
Présentateur

Est-ce que Jordan Bardella a dit qu'il allait saisir la justice ?

4:15
Invité

Oui,

4:15
Locuteur

tout

4:15
Invité

à fait.

4:15
Locuteur

Ce sera fait avant l'élection ?

4:16
Invité

Tout à fait.

4:18
Locuteur

Il faut lui

4:18
Invité

poser la question. Oui, on ne va pas attendre la présidentielle. Je

4:21
Locuteur

pense que

4:21
Invité

Jordan Bardella ne

4:22
Locuteur

va

4:22
Invité

pas attendre la présidentielle. Il aura l'occasion de répondre ce soir. Alors, sur une chaîne d'infos en continu, ce n

4:27
Locuteur

'est

4:27
Invité

pas la vôtre, à 20h45, il s'expliquera. Sur une chaîne d'infos en continu, vous aurez les dernières

4:33
Locuteur

infos comme

4:33
Invité

ça.

4:33
Locuteur

Mais est-ce qu'il

4:33
Présentateur

faut que la justice se prononce avant l'élection présidentielle ? Ah

4:37
Locuteur

ben

4:37
Présentateur

ça,

4:37
Locuteur

on n'a pas la main. Est-ce que vous le demandez

4:40
Présentateur

? Est-ce que vous le réclamez ?

4:40
Invité

Ah

4:41
Locuteur

oui,

4:42
Invité

plutôt ça sera, mieux ce sera.

4:44
Présentateur

Bon. Erwann Balanant, comment vous réagissez à ces déclarations ? Est-ce que vous vous y croyez ? Est-ce que vous aussi vous attendez de voir ce que va dire la justice

4:54
Locuteur

?

4:55
Invité

J'ai plutôt tendance à croire la presse quand elle fait un travail sérieux. Je note que M. Ballard sombre dans les attitudes des gens, justement, pris la main dans le pot de confiture. Et quand on n'aime pas le message, on attaque le messager. En disant, c'est faux, bon, peut-être, ça on verra. Mais en disant, c'est mal écrit, c'est un journal militant. Et puis on attaque même le directeur de la publication en disant, en 1972, il a soutenu... C'est vrai. Oui, c'est vrai. Mais enfin, est-ce que ça a un rapport avec

5:28
Locuteur

les accusations-là

5:29
Invité

? Moi, ce que je note quand même, c'est que, et ça fait écho à ce que disait Gilles Bornstein tout à l'heure, c'est que ce n

5:36
Locuteur

'est

5:36
Invité

pas la première fois,

5:37
Locuteur

il

5:37
Invité

y

5:37
Locuteur

a

5:37
Invité

eu toutes les brebis galeuses. Moi, dans ma circonscription, le candidat, il avait été pris, il y avait une photo de lui avec, effectivement, quelqu'un qui était, je ne sais plus, un négationniste ou je ne sais plus exactement. Enfin, ce n'était pas glorieux. Et puis, il y

5:52
Locuteur

en

5:52
Invité

a eu tout un tas. Et puis après, il y

5:54
Locuteur

a

5:54
Invité

eu la stratégie de la cravate. Ils sont toujours la cravate, ils sont toujours très disciplinés. Et puis, dès qu'on les lâche un petit peu, c'est-à-dire dans leur mairie, toutes les horreurs, elles y vont, quoi. Excusez-moi. Alors lesquelles,

6:07
Locuteur

quand même ? Monsieur Barthès,

6:10
Invité

dans sa mairie, il y a eu un certain nombre de choses. Il y

6:13
Locuteur

a

6:13
Invité

eu un policier de son équipe.

6:15
Locuteur

Le maire de

6:15
Présentateur

Carcassonne.

6:16
Locuteur

Le maire de

6:16
Invité

Carcassonne, qui a été propos, mais d'une ignominie terrible, et c'est filmé, là. Donc, vous ne pouvez pas dire que

6:22
Locuteur

ce

6:22
Invité

n

6:22
Locuteur

'est

6:22
Invité

pas vrai.

6:23
Locuteur

Qu

6:23
Invité

'est-ce que vous allez...

6:24
Locuteur

Attendez,

6:24
Invité

moi, je vous ai laissé parler.

6:25
Locuteur

Vous

6:26
Invité

avez fait une défense.

6:28
Locuteur

Vous

6:28
Invité

avez tenté une défense. Moi, je peux aussi exposer un certain nombre d'éléments. Voilà. Moi, ce qui

6:33
Locuteur

me... Enfin,

6:35
Invité

c'est terrible, parce que j'ai deux préoccupations. Une préoccupation, qui n

6:40
Locuteur

'est

6:40
Invité

pas une préoccupation, qui est un constat. C'est tout le temps pareil. À chaque fois, quand on parle du Front national, du Rassemblement national, c'est tout le temps des sujets autour de racisme, autour de négationnisme, autour de toutes les horreurs possibles et imaginables.

6:58
Locuteur

Donc,

6:59
Invité

la préoccupation que j'ai, effectivement, et ça va dans le sens de ce monsieur Bernstein, c'est que ça glisse sur une bonne partie des électeurs. Bon. Est-ce que là, c'est un peu le coup de trop, parce qu'il y avait peut-être une stratégie de...

7:14
Locuteur

Je

7:14
Invité

ne sais pas comment on l'appelle, d'essayer de faire croire qu'on était des hommes et des femmes politiques comme les autres au Rassemblement national. Ça a pu marcher. Là, je pense que ça va être terrible. Et puis, alors, sur l'excuse qui va être dite, il avait 18 ans. Mais il avait 18 ans, mais il était dans un parti, justement, qui a toujours encouragé ce genre de propos. Donc, 18 ans, ce n

7:37
Locuteur

'est

7:37
Invité

pas une excuse, surtout quand on s'engage en politique. On assume. Et s'il les avait dit à 18 ans, il aurait pu le dire, parce qu'on est parfois, certains d'entre nous, avoir eu des parcours politiques. Moi, je revendique le mien, il n

7:48
Locuteur

'y a

7:48
Invité

pas de sujet. Mais parfois, on s'est trompé. Et on peut dire qu'on s'est trompé. On n'attend pas d'être candidat à la présidence de la République pour dire, « Ah, au fait, j'avais pas compris quand j'avais 18 ans et j'ai dit des bêtises ». Il aurait pu le dire il y a très longtemps. Il ne

8:03
Locuteur

l'a

8:03
Invité

jamais fait. C'est bien la preuve que...

8:04
Présentateur

Pourquoi, effectivement, Philippe Ballard, pourquoi il ne le fait pas ? Effectivement, il avait 17-18 ans quand il a tenu visiblement ses propos. Pourquoi il ne se cache pas derrière une erreur de jeunesse, en disant,

8:14
Locuteur

«

8:14
Présentateur

Oui, les gens

8:15
Locuteur

changent ». Mais attendez,

8:15
Invité

vous vous rendez compte de la question que vous posez, quand même ? Oui. Vous rentrez dans le jeu de médias de part. Vous

8:20
Locuteur

accréditez que tout ce qui dit... J'ai dit s'il a tenu les propos. J'ai rajouté dans la phrase s'il a tenu ses propos.

8:24
Invité

Mais il n

8:24
Locuteur

'a

8:24
Invité

pas à dire, « Je m'excuse, j'avais 17 ans, j'ai pas compris ». Il ne

8:27
Locuteur

les

8:27
Invité

a pas tenus. Donc pourquoi il s'excuserait

8:29
Locuteur

? Ça vous n'en savait rien, monsieur. Non, mais

8:30
Invité

attendez. Non, mais je fais... J'ai entièrement... Vous savez, la présomption d'innocence, ça existe.

8:35
Locuteur

... d

8:35
Invité

'un gris et une barbouzerie

8:36
Locuteur

qui est en train d'être montée.

8:38
Invité

Mais

8:38
Locuteur

ça, on verra. On verra. Mais vous avez raison,

8:39
Invité

ça glisse, ça glisse,

8:40
Locuteur

parce

8:40
Invité

que les Français, déjà, ne sont pas dus. Et puis, ils ont un peu d'autres préoccupations.

8:44
Locuteur

C

8:44
Invité

'est-à

8:44
Locuteur

-dire

8:44
Invité

qu

8:44
Locuteur

'il

8:44
Invité

suffit d'aller en séance répion,

8:45
Locuteur

c

8:45
Invité

'est

8:46
Locuteur

le pouvoir d'achat. Non, non, non, non, non, monsieur, c'est... Mais bien

8:49
Invité

sûr que c'est grave. On est les premiers à combattre, parce que... Laissez croire que

8:52
Locuteur

cette préoccupation de remettre en cause la Shoah...

8:55
Invité

Entre parenthèses. Remettre en cause la Shoah. Sombrer

8:58
Locuteur

dans

8:58
Invité

un pays qui serait raciste, qui serait antisémite, je suis désolé. Moi, j'ose espérer que c'est encore une préoccupation des

9:04
Locuteur

Français. En

9:05
Invité

tout cas, moi, les Français que je croise et que je rencontre, c'est une de leurs préoccupations. Ce sont ces barbouzeries qui ne sont pas une préoccupation des Français.

9:13
Locuteur

Voilà. Bien sûr que

9:14
Invité

combattre l'antisémitisme, c'est une priorité.

9:16
Locuteur

Quand on n'aime pas le message, on

9:21
Invité

attaque

9:21
Locuteur

le messager. Il s'avère

9:23
Invité

que c'est Mediapart. Comme moi, vous connaissez la presse. Vous n'allez pas me dire, quand même, que Mediapart appelle

9:30
Locuteur

à voter Rassemblement National à chaque élection, que Libération

9:33
Invité

fait la même chose, que Le Monde fait la même chose, ou que les journalistes de France Inter

9:36
Locuteur

font la même chose. Désolé, désolé, monsieur. Oui, oui, barbouzerie, absolument. Ça va beaucoup plus loin.

9:41
Invité

Monsieur Ballard, moi, sur la presse, j'ai toujours une présomption de bon travail. Parce que si on commence... Ben, voilà. Si on commence à rentrer...

9:51
Locuteur

Mais il y a rien. Vous l'avez lu. Vous savez, c

9:54
Invité

'est tout

9:54
Locuteur

le

9:54
Invité

pilier de notre liberté d'expression. Chaque journaliste, chaque journal a le droit de dire ce qu'il veut. Il est tenu responsable de ses propos. Bon, donc moi, je suis sur cette posture. Je ne commence pas à dire, non mais eux, parce que c'est un journal de telle opinion, je ne le discrédite. Et c'est ce que vous faites, et c'est très grave.

10:12
Locuteur

Eh ben oui, parce que discrimer la presse dans un pays démocratique, c

10:17
Invité

'est le début de la fin.

10:18
Locuteur

Pour

10:18
Invité

descendre sur Terre.

10:20
Locuteur

Mediapart

10:20
Invité

le dit, le revendique.

10:22
Locuteur

Après

10:22
Invité

tout, c'est son droit. Il combat le Rassemblement National. Donc quand il sort ce genre de... Vous l'avez lu, d'ailleurs, le papier ?

10:29
Locuteur

Vous n'avez pas répondu. Il

10:30
Invité

y a quand même une suspicion que tout ça, c'est une

10:33
Locuteur

énorme manipulation. Philippe

10:35
Présentateur

Ballard, il y a deux choses dans ce que vous dites. Vous dites Mediapart combat le Rassemblement National, et vous dites, il produit des fake news. Ce n

10:40
Locuteur

'est pas la même chose,

10:41
Présentateur

on produit des fake news. Vous pouvez avoir une presse qui a peut-être une orientation, mais là, vous parlez de production de fake news et de mensonges de la part de journalistes.

10:51
Locuteur

Et de barbouzerie.

10:52
Invité

Oui, mais les deux peuvent pas se conjuguer ?

10:54
Présentateur

Je dis juste que c'est des accusations très graves que vous portez.

10:57
Locuteur

Eh ben non, les portes, oui,

10:58
Invité

c'est de la barbouzerie.

11:00
Locuteur

Et

11:00
Invité

encore une fois, quand on lit cet article, c'est quand même... C'est une bouillie... Alors il y a quelques phrases, effectivement...

11:11
Locuteur

Je voulais citer ces phrases. Oui, oui, non, mais... Toutes les

11:15
Présentateur

banques sont détenues par des juifs. Le juif veut dominer les autres peuples, les écraser,

11:18
Locuteur

les voler.

11:19
Présentateur

En France, deux bels exemples sont Bernard-Henri

11:21
Locuteur

Lévy ou

11:22
Présentateur

Jacques Attali.

11:22
Locuteur

Est-ce qu'ils veulent un nouvel ordre mondial dominer par Israël ?

11:25
Présentateur

Non, non, mais je sais,

11:25
Locuteur

mais vous êtes en train de me dire qu'il n'y a rien. Vous êtes en train de me dire qu'il n'y a rien dans l'article. Il n'y a pas rien. Non, mais attendez, est-ce que c'est vrai ?

11:32
Invité

Ça vient d'où ? Pourquoi ça

11:33
Locuteur

n'a pas été... Non, mais attendez, M. Ballard, M.

11:37
Invité

Ballard,

11:38
Locuteur

si c'était la

11:38
Invité

première fois au Rassemblement national,

11:41
Locuteur

dans

11:41
Invité

l'histoire du Rassemblement national, si c'était la première fois... Nous, on les vire quand on...

11:46
Locuteur

Non, ce n

11:46
Invité

'est pas vrai,

11:46
Locuteur

ce

11:46
Invité

n'est pas vrai. Mais si...

11:47
Présentateur

Caroline Parmentier, vous voulez les virer ?

11:49
Invité

Mais Caroline Parmentier a s'en excusé Marine Le Pen, une très belle phrase, en disant qu'au moins si mon action, ça peut permettre d'extirper ces personnes qui ont ces écrits sur

12:01
Locuteur

Caroline Parmentier, c'est une

12:03
Invité

bonne chose.

12:04
Présentateur

Je resitue

12:05
Locuteur

juste Caroline. Je resitue ce qui s'est passé avec Caroline Parmentier pour l'expliquer aux téléspectateurs. Non, mais pardonnez-moi, M. Ballard, mais je vais

12:12
Invité

juste

12:13
Présentateur

resituer ce qui s'est passé avec Caroline Parmentier pour nos téléspectateurs qui n'ont peut-être pas suivi. Mediapart déjà avait exhumé il y

12:19
Locuteur

a

12:19
Présentateur

plus d'un an ses écrits, des écrits qui étaient antisémites,

12:21
Locuteur

qui

12:21
Présentateur

étaient islamophobes, qui étaient homophobes. Elle dénonçait un lobby juif, un lobby LGBT qu'elle qualifiait de collabo du SIDA. Elle rendait hommage à Philippe Pétain dans la publication d'Extrême droite présent. Et pourtant, elle a conservé la vice-présidence du groupe à l'Assemblée nationale.

12:36
Invité

Oui, mais...

12:37
Locuteur

Donc vous ne girez pas toutes

12:38
Présentateur

vos brebis gâteaux.

12:39
Invité

Non, mais...

12:39
Locuteur

Mais

12:40
Invité

peut

12:40
Locuteur

-être que vous

12:40
Invité

ne

12:41
Locuteur

considérez pas au fond que c'est

12:42
Invité

très problématique, ces

12:44
Locuteur

propos. C

12:44
Invité

'est

12:44
Locuteur

quand elle était...

12:44
Invité

Je crois que peut-être que dans la

12:46
Locuteur

majorité de vos cadres, il y a ce fait

12:48
Invité

que ce n

12:49
Locuteur

'est

12:49
Invité

pas si grave. C'est quand elle était journaliste à présent, encore une fois.

12:53
Locuteur

Ah oui, mais c'est grave.

12:55
Invité

On a pu extirper Caroline Parmentier de ce milieu qui tient des propos complètement sur les lieux. Moi, j'ai été journaliste 40 ans, je n

13:05
Locuteur

'ai

13:05
Invité

jamais écrit ce genre de choses. Donc voilà, dont acte. Et alors après, moi, je veux bien, mais si on refait l'histoire politique, l'EPS issu de François Mitterrand, des Corée de la Francisque sous Vichy, enfin voilà, on peut y aller. On fait avancer le débat comme ça. La défense, elle n'est pas très concluante.

13:24
Locuteur

Parce

13:25
Invité

que je crois qu'en fait, et c'est ça qui est terrible... On peut

13:27
Locuteur

avoir fait des erreurs et ne s'en persévérés. M.

13:29
Invité

Ballard, je ne vous coupe pas. Je comprends que vous puissiez être très ému, très énervé. La situation est

13:34
Locuteur

très embarrassante pour votre parti et pour votre famille politique. On a l

13:38
Invité

'habitude. Mais peut-être qu'en fait, vous excusez toujours ça, parce que pour vous, ce n

13:43
Locuteur

'est

13:43
Invité

pas si grave, au fond. Au fond, je crois que c'est ça. Au fond, vous n'avez jamais fait ce travail, voilà, effectivement, d'extirper, je n'aime pas ce terme brebis galeuse, parce que c'est ce terme des gens qui ont des propos, des pensées qui sont des pensées qui ne sont pas conformes à nos valeurs et à notre démocratie.

14:05
Locuteur

Est-ce que Caroline Parmentier

14:06
Invité

a réitéré ses propos ? Est-ce qu'elle a écrit depuis de nombreuses années

14:10
Locuteur

la

14:11
Invité

même chose ? Oui ou non ? Non. Voilà, donc il

14:14
Locuteur

y a

14:14
Invité

un moment dans la vie... Alors

14:15
Locuteur

ne dites pas que vous...

14:16
Invité

On peut juste évoluer, changer et tourner la page. Oui,

14:19
Locuteur

mais

14:19
Invité

c'est étonnant, toutes ces personnes qui sont dans votre parti,

14:22
Locuteur

qui ont eu ces propos. Combien ?

14:25
Invité

Je ne

14:26
Locuteur

sais

14:26
Invité

pas, il y avait eu un recensement de tous les candidats aux législatives, donc tous les candidats aux législatives, ça fait effectivement un panel de 577...

14:36
Locuteur

Non,

14:37
Invité

non, non,

14:37
Locuteur

non. Non, non, non, au deuxième tour. Je m'en rappelle très bien, parce que j'ai fait des plateaux télé entre les deux tours et on nous a balancé... Il en

14:45
Invité

restait

14:45
Locuteur

peut-être six au second

14:46
Invité

tour, mais au premier tour, il

14:48
Locuteur

y en avait beaucoup plus. Je crois que la cellule de désinformation... Il

14:53
Présentateur

a aussi fallu que la presse exhume ces candidats-là,

14:56
Locuteur

pour que derrière, il y ait des chansons qui soient plus... Si la presse ne l'est pas mis en avant, il y aura beaucoup plus que ces brebis galeuses. Ce qui est bien aussi, c'est que la presse

15:01
Invité

n'en regarde pas que d'un seul côté, si vous voulez.

15:03
Locuteur

Non, mais

15:04
Invité

LFI, tous les

15:06
Locuteur

députés qu'ils ont... On va en parler, LFI, juste après. Oui, oui, vous

15:09
Invité

pouvez regarder. Et même au PS...

15:11
Locuteur

Juste une question,

15:12
Présentateur

parce que justement, j'aimerais qu'on avance, vous me parliez de LFI, j'aimerais qu'on avance sur les blocages dans les lycées et les propos de Jean-Luc Mélenchon. Quand même, un point sur Jordan Bardella, il y avait quand même, il

15:22
Locuteur

faut

15:22
Présentateur

se rappeler, à la mort de Jean-Marie Le Pen, il avait été aussi ambigu dans son positionnement, quand on lui avait posé la question est-ce que Jean-Marie Le Pen était antisémite ? Il avait botté en touche.

15:31
Invité

Je ne sonde pas les...

15:33
Locuteur

Il avait

15:33
Présentateur

dit ne pas croire. Il avait dit ne pas croire que Jean-Marie

15:35
Locuteur

Le Pen était

15:36
Présentateur

antisémite.

15:37
Invité

Je pense qu'il y a... Quand vous

15:39
Locuteur

dites à un détail de l'histoire,

15:41
Invité

quand vous dites que

15:42
Locuteur

les chambres à gaz sont un détail de l'histoire, je n'ai pas pris ma carte au Front National à cette époque-là. Oui, mais vous pouvez dire qu'il était antisémite. Dites-le que Jean-Marie Le

15:54
Invité

Pen était

15:54
Locuteur

antisémite, c'est quand même pas compliqué. Vous allez poser

15:57
Invité

la même question aux députés socialistes qui siègent dans un groupe dont François Mitterrand a été un des étendards et

16:03
Locuteur

décoré de l'ordre de la France. Je ne crois pas qu'aujourd'hui... Par le

16:06
Invité

maréchal Pétain. Donc vous pouvez tourner en bout comme ça longtemps, mais franchement, ça ne fait pas vraiment avancer le débat. On combat l'antisémitisme de toutes nos forces. Jordan Bardella est allé en Israël, je vous le rappelle quand même. Et si les services secrets israéliens avaient eu vent de tout ça, je ne pense pas qu'il ait pu rentrer sur le territoire israélien. Vous voyez

16:24
Locuteur

?

16:25
Présentateur

J'aimerais aussi vous faire réagir, ce que je vous disais il y

16:28
Locuteur

a

16:28
Présentateur

un instant sur ces images, le mouvement de blocage des lycéens qui a commencé il y a plusieurs jours et qui a dégénéré par endroits, notamment à Paul-Éluard à Saint-Denis, où ça a donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre. Et dans le même temps, un syndicat lycéen et la France Insoumise ont appelé à étendre le mouvement à la veille de la grève demain dans la fonction publique. Est-ce que vous considérez, Philippe Bava, Ballard et Erwann Balanant, que c'est une surenchère irresponsable de la part de la FI, comme le dit Sébastien Lecornu

16:58
Locuteur

?

17:00
Invité

Le motif,

17:01
Locuteur

c

17:01
Invité

'est qu'il manque des professeurs.

17:04
Locuteur

Manque de moyens, surcharge des

17:05
Présentateur

classes, manque

17:06
Locuteur

d'enseignants. Ça

17:06
Invité

peut, je veux dire, jusque-là, ça peut s'entendre. Après, la ligne rouge, c'est les images que vous diffusez. Quand on en vient à affronter les forces de l'ordre, il y

17:14
Locuteur

a

17:14
Invité

eu des lycéens blessés avec des tirs de mortier ou de l'acide projeté. Et puis, pardon, mais enfin, quand on voit les images, en prenant Stanley avec le maire, M. Bagayoko, qui est porté en triomphe par les lycéens, qui fait une sorte de, on ne comprend pas très bien d'ailleurs, de danse autour d'une poubelle en feu avec l'appui des lycéens. Oui, mais les FI, c'est la bordélisation en France. C'est leur vœu. Ils continuent, ils se servent de ce mouvement lycéen.

17:38
Présentateur

Erwann Balanant ?

17:39
Invité

Moi, j 'ai lu les échanges entre Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon. Il y a un propos de Jean-Luc Mélenchon

17:47
Locuteur

qui

17:48
Invité

est de dire qu

17:48
Locuteur

'on

17:48
Invité

ne touche pas à la jeunesse.

17:50
Locuteur

Je

17:51
Invité

pense qu'il a raison,

17:52
Locuteur

mais

17:52
Invité

on ne touche pas à la jeunesse. Non, il dit pas touche à la jeunesse.

17:55
Présentateur

Pas touche à la jeunesse.

17:55
Locuteur

Pas touche à la jeunesse. Il a raison. On

17:58
Invité

ne touche pas à la jeunesse dans notre pays, mais on ne l'instrumente pas non plus. Et on ne fait pas tout pour l'instrumentaliser. Et aujourd'hui, on voit des propos qui appellent quelque part les militants insoumis à aller presque sur les remparts, enfin les lycées, pour que les jeunes revendiquent, que les jeunes se plaignent d'un certain nombre de sujets, que les jeunes soient dans des angoisses aujourd'hui existentielles par rapport au climat, par rapport aux mutations technologiques et numériques. Oui, c'est normal qu'ils soient en revendication. Mais

18:33
Locuteur

un,

18:33
Invité

sans violence, et deux, sans récupération d'un parti politique qui est en train de faire des dégâts en les mettant dans des voies que beaucoup de jeunes n'ont pas envie d'avoir non plus.

18:45
Locuteur

Merci

18:46
Présentateur

Erwann Balanon. Merci Philippe Ballard d'avoir été ce soir nos invités.