PHILIPPE BALLARD est l'invité de FRANCE INFO !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:44RelanceÉludée
Mais alors, pardon, mais je reprends ce qu'a dit Fabrice Arfi, c'est pas l'homme qui a vu, qui a vu, qui a vu, c'est qu'ils ont des échanges écrits ?
- 2:25RelanceÉludée
Est-ce que ce n'est pas un peu facile, est-ce que ce n'est pas la même stratégie ?
- 3:37RelanceÉludée
Mais Mediapart affirme l'inverse, barbouzerie. Qui l'amène des preuves ?
- 3:52RelanceÉludée
Mais c'est grave aussi ces accusations que vous portez contre Mediapart ?
- 4:11FerméeRéponse directe
Est-ce que Jordan Bardella a dit qu'il allait saisir la justice ?
- 4:33OuverteRéponse partielle
Mais est-ce qu'il faut que la justice se prononce avant l'élection présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:14InvitéChiffre
« En 2019, leur journaliste a été condamné pour une enquête à charge sur Vincent Bolloré. »
- 3:26InvitéFait
« Puis Mediapart, il faut se souvenir quand même, Edith Plenel, en 1972, il se félicitait de l'assassinat d'athlètes israéliens lors des JO de Munich par l'organisation Septembre Noir. »
- 5:39InvitéFait
« Moi, dans ma circonscription, le candidat, il avait été pris, il y avait une photo de lui avec, effectivement, quelqu'un qui était, je ne sais plus, un négationniste ou je ne sais plus exactement. »
- 8:57InvitéFait
« Remettre en cause la Shoah. »
- 11:49InvitéFait
« Caroline Parmentier a s'en excusé Marine Le Pen, une très belle phrase, en disant qu'au moins si mon action, ça peut permettre d'extirper ces personnes qui ont ces écrits sur. »
- 12:24PrésentateurFait
« Elle dénonçait un lobby juif, un lobby LGBT qu'elle qualifiait de collabo du SIDA. »
- 16:12InvitéFait
« On combat l'antisémitisme de toutes nos forces. Jordan Bardella est allé en Israël, je vous le rappelle quand même. »
- 17:11InvitéFait
« Quand on en vient à affronter les forces de l'ordre, il y a eu des lycéens blessés avec des tirs de mortier ou de l'acide projeté. »
Temps de parole
- Invité34 %
- Invité 232 %
- Présentateur18 %
- ?16 %
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Vous l'avez rappelé, Jordan Bardella conteste, Marine Le Pen a parlé de dinguerie. Moi j'ai quand même pris la peine de lire l'article de Mediapart,
c
'est un bullshit, c'est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a
vu l'homme qui
a vu l'homme. Moi j'ai pas tout écouté de M. Harfi de Mediapart qui dit on va produire des preuves.
Alors
cela dit, entre parenthèses, il
y a
des propos qui auraient été tenus il y a 15 ans, depuis 15 ans personne n'aurait pu
donner à la presse ces éléments. Si je reprends ce que vous avez
expliqué Fabrice Harfi tout à l'heure, c'est pas l'homme qui a vu, qui a vu, qui a vu, c'est qu'ils ont des échanges écrits, où il
aurait tenu ses propos,
il y a des écrits.
Mais ça n'aurait pas pu fuiter depuis, juste une petite question comme ça au passage.
En tout cas il a l'air assez certain de cette enquête qui a été menée depuis
plusieurs mois.
Ce qu'on sait très bien, c'est que Mediapart,
c
'est leur droit, ils nous combattent. Ils ont fait du combat contre le RN, leur priorité, donc ils nous combattent. Comme d'autres médias, Libération, je pense même à France Inter, Mme Charline Von Necker, ce week-end a laissé dire des propos qui n'ont pas leur place sur le service public. Mais eux,
ils sont payés avec l'argent du public. Je vous assure qu'il n'y a aucun combat dans le service public contre le RN. On s'abonne, donc c'est de l'argent au
privé. Mais voilà,
c
'est comme ça. Mediapart a fait du combat contre le RN, une de ses priorités. Donc Jordan Bardella a demandé à ses avocats de se saisir du dossier, visiblement pour diffamation, on va attendre un petit peu la suite. Mais on sait très bien que pendant huit mois, ça va être ça quasiment quotidiennement. Voilà, on s'y prépare. On le sait, plus on se rapproche du sommet, moins d'un oxygène. Quand la dynamique n'arrive pas à être cassée, on va charger la barque de plus en plus.
Mais alors, pardon, mais je reprends ce qu'a dit encore une fois Fabrice Arfi, parce que vous balayez ça en disant c'est une presse militante, il n
'y
a rien, c'est un tel,
c'est un tel, c'est un tel. Mais
c'est
justement,
c'est une enquête qui est documentée, enquête de plusieurs mois, qui
s'applique encore une fois
sur des écrits.
Ce que nous disait
Fabrice Arfi tout à l'heure, c'est qu'il se tient à la disposition de la justice pour justement démontrer l'existence de ses écrits et l'authenticité de
ses écrits.
Il va les montrer alors s'il les a, parce que pour l'instant, il n
'y
a rien. Quand on lit l'article, franchement, c'est creux, c'est vide, c'est mal écrit en plus. C'est une sorte de bullshit, du bulgour, tout ce qu'on veut. Est-ce
que ce n'est pas un peu facile, est
-ce que ce n
'est
pas un peu la même stratégie ? Fabrice Arfi prenait tout à l'heure le cas de Jérôme Cahuzac, est-ce que ce n
'est
pas toujours un peu la même stratégie ? En permanence, au début, on dément, on dément, on est pris le doigt dans le pot du chocolat et
on dément. Le problème de M.
Cahuzac, c'est que c'était vrai. On se rappelle de ses propos, là, sur les nationales, les yeux dans les yeux, enfin je vous jure,
je
n
'ai
pas de... Mais là, ce n
'est
pas le cas pour Jordan Bardella. Donc ce n'est pas le même cas de figure, voilà, tout simplement.
Mais Mediapart affirme
l'inverse, barbouzerie. Qui l
'amène des preuves, c'est des barbouzeries. Quand il dit barbouzerie, de qui
?
De la part de Mediapart, oui,
c
'est des méthodes
de barbouzerie. Donc c'est une
volonté, c'est une presse militante
qui produit des mensonges. Je peux
vous le redire.
Mais qui produit des mensonges, vous qualifiez ?
Non,
je peux
vous dire qu'on attend déjà... Tout à l'heure,
d
'ailleurs, entre parenthèses, dans Gilles Borchand,
il
disait que tout ce qu'a dit Mediapart, ça s'est révélé exact. C'est faux. Par exemple, je vais vous donner un exemple. En 2019, leur journaliste a été condamné pour une enquête à charge sur Vincent Bolloré. Manque de chance, Mediapart a été condamné. Puis Mediapart, il
faut
se souvenir quand même, Edith Plenel, en 1972, il se félicitait de l'assassinat d'athlètes israéliens lors des JO de Munich par l'organisation Septembre Noir.
Mais
vous accusez aujourd'hui Mediapart de mensonges, de fake news ?
Mediapart fait ce livre à
un combat contre l'Assemblée Nationale.
Oui, c'est une construction. À la limite, j'invite, alors c'est sur abonnement.
Non, mais parce que c'est grave aussi. Je vais leur faire de la pub. Non, mais pardonnez
-moi, mais c'est grave aussi ces accusations que vous portez contre Mediapart.
De
dire que c'est des journalistes qui manipulent l'information et qui créent des fake news. Mais
on attend de voir la... J'ai lu l'article. Quand on lit l'article, il y a quelques phrases de reproduite qui sortent d'on sait où. Et la question c'est, est-ce que c'est vrai ? C'est ça la vraie question.
Est-ce que Jordan Bardella a dit qu'il allait saisir la justice ?
Oui,
tout
à fait.
Ce sera fait avant l'élection ?
Tout à fait.
Il faut lui
poser la question. Oui, on ne va pas attendre la présidentielle. Je
pense que
Jordan Bardella ne
va
pas attendre la présidentielle. Il aura l'occasion de répondre ce soir. Alors, sur une chaîne d'infos en continu, ce n
'est
pas la vôtre, à 20h45, il s'expliquera. Sur une chaîne d'infos en continu, vous aurez les dernières
infos comme
ça.
Mais est-ce qu'il
faut que la justice se prononce avant l'élection présidentielle ? Ah
ben
ça,
on n'a pas la main. Est-ce que vous le demandez
? Est-ce que vous le réclamez ?
Ah
oui,
plutôt ça sera, mieux ce sera.
Bon. Erwann Balanant, comment vous réagissez à ces déclarations ? Est-ce que vous vous y croyez ? Est-ce que vous aussi vous attendez de voir ce que va dire la justice
?
J'ai plutôt tendance à croire la presse quand elle fait un travail sérieux. Je note que M. Ballard sombre dans les attitudes des gens, justement, pris la main dans le pot de confiture. Et quand on n'aime pas le message, on attaque le messager. En disant, c'est faux, bon, peut-être, ça on verra. Mais en disant, c'est mal écrit, c'est un journal militant. Et puis on attaque même le directeur de la publication en disant, en 1972, il a soutenu... C'est vrai. Oui, c'est vrai. Mais enfin, est-ce que ça a un rapport avec
les accusations-là
? Moi, ce que je note quand même, c'est que, et ça fait écho à ce que disait Gilles Bornstein tout à l'heure, c'est que ce n
'est
pas la première fois,
il
y
a
eu toutes les brebis galeuses. Moi, dans ma circonscription, le candidat, il avait été pris, il y avait une photo de lui avec, effectivement, quelqu'un qui était, je ne sais plus, un négationniste ou je ne sais plus exactement. Enfin, ce n'était pas glorieux. Et puis, il y
en
a eu tout un tas. Et puis après, il y
a
eu la stratégie de la cravate. Ils sont toujours la cravate, ils sont toujours très disciplinés. Et puis, dès qu'on les lâche un petit peu, c'est-à-dire dans leur mairie, toutes les horreurs, elles y vont, quoi. Excusez-moi. Alors lesquelles,
quand même ? Monsieur Barthès,
dans sa mairie, il y a eu un certain nombre de choses. Il y
a
eu un policier de son équipe.
Le maire de
Carcassonne.
Le maire de
Carcassonne, qui a été propos, mais d'une ignominie terrible, et c'est filmé, là. Donc, vous ne pouvez pas dire que
ce
n
'est
pas vrai.
Qu
'est-ce que vous allez...
Attendez,
moi, je vous ai laissé parler.
Vous
avez fait une défense.
Vous
avez tenté une défense. Moi, je peux aussi exposer un certain nombre d'éléments. Voilà. Moi, ce qui
me... Enfin,
c'est terrible, parce que j'ai deux préoccupations. Une préoccupation, qui n
'est
pas une préoccupation, qui est un constat. C'est tout le temps pareil. À chaque fois, quand on parle du Front national, du Rassemblement national, c'est tout le temps des sujets autour de racisme, autour de négationnisme, autour de toutes les horreurs possibles et imaginables.
Donc,
la préoccupation que j'ai, effectivement, et ça va dans le sens de ce monsieur Bernstein, c'est que ça glisse sur une bonne partie des électeurs. Bon. Est-ce que là, c'est un peu le coup de trop, parce qu'il y avait peut-être une stratégie de...
Je
ne sais pas comment on l'appelle, d'essayer de faire croire qu'on était des hommes et des femmes politiques comme les autres au Rassemblement national. Ça a pu marcher. Là, je pense que ça va être terrible. Et puis, alors, sur l'excuse qui va être dite, il avait 18 ans. Mais il avait 18 ans, mais il était dans un parti, justement, qui a toujours encouragé ce genre de propos. Donc, 18 ans, ce n
'est
pas une excuse, surtout quand on s'engage en politique. On assume. Et s'il les avait dit à 18 ans, il aurait pu le dire, parce qu'on est parfois, certains d'entre nous, avoir eu des parcours politiques. Moi, je revendique le mien, il n
'y a
pas de sujet. Mais parfois, on s'est trompé. Et on peut dire qu'on s'est trompé. On n'attend pas d'être candidat à la présidence de la République pour dire, « Ah, au fait, j'avais pas compris quand j'avais 18 ans et j'ai dit des bêtises ». Il aurait pu le dire il y a très longtemps. Il ne
l'a
jamais fait. C'est bien la preuve que...
Pourquoi, effectivement, Philippe Ballard, pourquoi il ne le fait pas ? Effectivement, il avait 17-18 ans quand il a tenu visiblement ses propos. Pourquoi il ne se cache pas derrière une erreur de jeunesse, en disant,
«
Oui, les gens
changent ». Mais attendez,
vous vous rendez compte de la question que vous posez, quand même ? Oui. Vous rentrez dans le jeu de médias de part. Vous
accréditez que tout ce qui dit... J'ai dit s'il a tenu les propos. J'ai rajouté dans la phrase s'il a tenu ses propos.
Mais il n
'a
pas à dire, « Je m'excuse, j'avais 17 ans, j'ai pas compris ». Il ne
les
a pas tenus. Donc pourquoi il s'excuserait
? Ça vous n'en savait rien, monsieur. Non, mais
attendez. Non, mais je fais... J'ai entièrement... Vous savez, la présomption d'innocence, ça existe.
... d
'un gris et une barbouzerie
qui est en train d'être montée.
Mais
ça, on verra. On verra. Mais vous avez raison,
ça glisse, ça glisse,
parce
que les Français, déjà, ne sont pas dus. Et puis, ils ont un peu d'autres préoccupations.
C
'est-à
-dire
qu
'il
suffit d'aller en séance répion,
c
'est
le pouvoir d'achat. Non, non, non, non, non, monsieur, c'est... Mais bien
sûr que c'est grave. On est les premiers à combattre, parce que... Laissez croire que
cette préoccupation de remettre en cause la Shoah...
Entre parenthèses. Remettre en cause la Shoah. Sombrer
dans
un pays qui serait raciste, qui serait antisémite, je suis désolé. Moi, j'ose espérer que c'est encore une préoccupation des
Français. En
tout cas, moi, les Français que je croise et que je rencontre, c'est une de leurs préoccupations. Ce sont ces barbouzeries qui ne sont pas une préoccupation des Français.
Voilà. Bien sûr que
combattre l'antisémitisme, c'est une priorité.
Quand on n'aime pas le message, on
attaque
le messager. Il s'avère
que c'est Mediapart. Comme moi, vous connaissez la presse. Vous n'allez pas me dire, quand même, que Mediapart appelle
à voter Rassemblement National à chaque élection, que Libération
fait la même chose, que Le Monde fait la même chose, ou que les journalistes de France Inter
font la même chose. Désolé, désolé, monsieur. Oui, oui, barbouzerie, absolument. Ça va beaucoup plus loin.
Monsieur Ballard, moi, sur la presse, j'ai toujours une présomption de bon travail. Parce que si on commence... Ben, voilà. Si on commence à rentrer...
Mais il y a rien. Vous l'avez lu. Vous savez, c
'est tout
le
pilier de notre liberté d'expression. Chaque journaliste, chaque journal a le droit de dire ce qu'il veut. Il est tenu responsable de ses propos. Bon, donc moi, je suis sur cette posture. Je ne commence pas à dire, non mais eux, parce que c'est un journal de telle opinion, je ne le discrédite. Et c'est ce que vous faites, et c'est très grave.
Eh ben oui, parce que discrimer la presse dans un pays démocratique, c
'est le début de la fin.
Pour
descendre sur Terre.
Mediapart
le dit, le revendique.
Après
tout, c'est son droit. Il combat le Rassemblement National. Donc quand il sort ce genre de... Vous l'avez lu, d'ailleurs, le papier ?
Vous n'avez pas répondu. Il
y a quand même une suspicion que tout ça, c'est une
énorme manipulation. Philippe
Ballard, il y a deux choses dans ce que vous dites. Vous dites Mediapart combat le Rassemblement National, et vous dites, il produit des fake news. Ce n
'est pas la même chose,
on produit des fake news. Vous pouvez avoir une presse qui a peut-être une orientation, mais là, vous parlez de production de fake news et de mensonges de la part de journalistes.
Et de barbouzerie.
Oui, mais les deux peuvent pas se conjuguer ?
Je dis juste que c'est des accusations très graves que vous portez.
Eh ben non, les portes, oui,
c'est de la barbouzerie.
Et
encore une fois, quand on lit cet article, c'est quand même... C'est une bouillie... Alors il y a quelques phrases, effectivement...
Je voulais citer ces phrases. Oui, oui, non, mais... Toutes les
banques sont détenues par des juifs. Le juif veut dominer les autres peuples, les écraser,
les voler.
En France, deux bels exemples sont Bernard-Henri
Lévy ou
Jacques Attali.
Est-ce qu'ils veulent un nouvel ordre mondial dominer par Israël ?
Non, non, mais je sais,
mais vous êtes en train de me dire qu'il n'y a rien. Vous êtes en train de me dire qu'il n'y a rien dans l'article. Il n'y a pas rien. Non, mais attendez, est-ce que c'est vrai ?
Ça vient d'où ? Pourquoi ça
n'a pas été... Non, mais attendez, M. Ballard, M.
Ballard,
si c'était la
première fois au Rassemblement national,
dans
l'histoire du Rassemblement national, si c'était la première fois... Nous, on les vire quand on...
Non, ce n
'est pas vrai,
ce
n'est pas vrai. Mais si...
Caroline Parmentier, vous voulez les virer ?
Mais Caroline Parmentier a s'en excusé Marine Le Pen, une très belle phrase, en disant qu'au moins si mon action, ça peut permettre d'extirper ces personnes qui ont ces écrits sur
Caroline Parmentier, c'est une
bonne chose.
Je resitue
juste Caroline. Je resitue ce qui s'est passé avec Caroline Parmentier pour l'expliquer aux téléspectateurs. Non, mais pardonnez-moi, M. Ballard, mais je vais
juste
resituer ce qui s'est passé avec Caroline Parmentier pour nos téléspectateurs qui n'ont peut-être pas suivi. Mediapart déjà avait exhumé il y
a
plus d'un an ses écrits, des écrits qui étaient antisémites,
qui
étaient islamophobes, qui étaient homophobes. Elle dénonçait un lobby juif, un lobby LGBT qu'elle qualifiait de collabo du SIDA. Elle rendait hommage à Philippe Pétain dans la publication d'Extrême droite présent. Et pourtant, elle a conservé la vice-présidence du groupe à l'Assemblée nationale.
Oui, mais...
Donc vous ne girez pas toutes
vos brebis gâteaux.
Non, mais...
Mais
peut
-être que vous
ne
considérez pas au fond que c'est
très problématique, ces
propos. C
'est
quand elle était...
Je crois que peut-être que dans la
majorité de vos cadres, il y a ce fait
que ce n
'est
pas si grave. C'est quand elle était journaliste à présent, encore une fois.
Ah oui, mais c'est grave.
On a pu extirper Caroline Parmentier de ce milieu qui tient des propos complètement sur les lieux. Moi, j'ai été journaliste 40 ans, je n
'ai
jamais écrit ce genre de choses. Donc voilà, dont acte. Et alors après, moi, je veux bien, mais si on refait l'histoire politique, l'EPS issu de François Mitterrand, des Corée de la Francisque sous Vichy, enfin voilà, on peut y aller. On fait avancer le débat comme ça. La défense, elle n'est pas très concluante.
Parce
que je crois qu'en fait, et c'est ça qui est terrible... On peut
avoir fait des erreurs et ne s'en persévérés. M.
Ballard, je ne vous coupe pas. Je comprends que vous puissiez être très ému, très énervé. La situation est
très embarrassante pour votre parti et pour votre famille politique. On a l
'habitude. Mais peut-être qu'en fait, vous excusez toujours ça, parce que pour vous, ce n
'est
pas si grave, au fond. Au fond, je crois que c'est ça. Au fond, vous n'avez jamais fait ce travail, voilà, effectivement, d'extirper, je n'aime pas ce terme brebis galeuse, parce que c'est ce terme des gens qui ont des propos, des pensées qui sont des pensées qui ne sont pas conformes à nos valeurs et à notre démocratie.
Est-ce que Caroline Parmentier
a réitéré ses propos ? Est-ce qu'elle a écrit depuis de nombreuses années
la
même chose ? Oui ou non ? Non. Voilà, donc il
y a
un moment dans la vie... Alors
ne dites pas que vous...
On peut juste évoluer, changer et tourner la page. Oui,
mais
c'est étonnant, toutes ces personnes qui sont dans votre parti,
qui ont eu ces propos. Combien ?
Je ne
sais
pas, il y avait eu un recensement de tous les candidats aux législatives, donc tous les candidats aux législatives, ça fait effectivement un panel de 577...
Non,
non, non,
non. Non, non, non, au deuxième tour. Je m'en rappelle très bien, parce que j'ai fait des plateaux télé entre les deux tours et on nous a balancé... Il en
restait
peut-être six au second
tour, mais au premier tour, il
y en avait beaucoup plus. Je crois que la cellule de désinformation... Il
a aussi fallu que la presse exhume ces candidats-là,
pour que derrière, il y ait des chansons qui soient plus... Si la presse ne l'est pas mis en avant, il y aura beaucoup plus que ces brebis galeuses. Ce qui est bien aussi, c'est que la presse
n'en regarde pas que d'un seul côté, si vous voulez.
Non, mais
LFI, tous les
députés qu'ils ont... On va en parler, LFI, juste après. Oui, oui, vous
pouvez regarder. Et même au PS...
Juste une question,
parce que justement, j'aimerais qu'on avance, vous me parliez de LFI, j'aimerais qu'on avance sur les blocages dans les lycées et les propos de Jean-Luc Mélenchon. Quand même, un point sur Jordan Bardella, il y avait quand même, il
faut
se rappeler, à la mort de Jean-Marie Le Pen, il avait été aussi ambigu dans son positionnement, quand on lui avait posé la question est-ce que Jean-Marie Le Pen était antisémite ? Il avait botté en touche.
Je ne sonde pas les...
Il avait
dit ne pas croire. Il avait dit ne pas croire que Jean-Marie
Le Pen était
antisémite.
Je pense qu'il y a... Quand vous
dites à un détail de l'histoire,
quand vous dites que
les chambres à gaz sont un détail de l'histoire, je n'ai pas pris ma carte au Front National à cette époque-là. Oui, mais vous pouvez dire qu'il était antisémite. Dites-le que Jean-Marie Le
Pen était
antisémite, c'est quand même pas compliqué. Vous allez poser
la même question aux députés socialistes qui siègent dans un groupe dont François Mitterrand a été un des étendards et
décoré de l'ordre de la France. Je ne crois pas qu'aujourd'hui... Par le
maréchal Pétain. Donc vous pouvez tourner en bout comme ça longtemps, mais franchement, ça ne fait pas vraiment avancer le débat. On combat l'antisémitisme de toutes nos forces. Jordan Bardella est allé en Israël, je vous le rappelle quand même. Et si les services secrets israéliens avaient eu vent de tout ça, je ne pense pas qu'il ait pu rentrer sur le territoire israélien. Vous voyez
?
J'aimerais aussi vous faire réagir, ce que je vous disais il y
a
un instant sur ces images, le mouvement de blocage des lycéens qui a commencé il y a plusieurs jours et qui a dégénéré par endroits, notamment à Paul-Éluard à Saint-Denis, où ça a donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre. Et dans le même temps, un syndicat lycéen et la France Insoumise ont appelé à étendre le mouvement à la veille de la grève demain dans la fonction publique. Est-ce que vous considérez, Philippe Bava, Ballard et Erwann Balanant, que c'est une surenchère irresponsable de la part de la FI, comme le dit Sébastien Lecornu
?
Le motif,
c
'est qu'il manque des professeurs.
Manque de moyens, surcharge des
classes, manque
d'enseignants. Ça
peut, je veux dire, jusque-là, ça peut s'entendre. Après, la ligne rouge, c'est les images que vous diffusez. Quand on en vient à affronter les forces de l'ordre, il y
a
eu des lycéens blessés avec des tirs de mortier ou de l'acide projeté. Et puis, pardon, mais enfin, quand on voit les images, en prenant Stanley avec le maire, M. Bagayoko, qui est porté en triomphe par les lycéens, qui fait une sorte de, on ne comprend pas très bien d'ailleurs, de danse autour d'une poubelle en feu avec l'appui des lycéens. Oui, mais les FI, c'est la bordélisation en France. C'est leur vœu. Ils continuent, ils se servent de ce mouvement lycéen.
Erwann Balanant ?
Moi, j 'ai lu les échanges entre Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon. Il y a un propos de Jean-Luc Mélenchon
qui
est de dire qu
'on
ne touche pas à la jeunesse.
Je
pense qu'il a raison,
mais
on ne touche pas à la jeunesse. Non, il dit pas touche à la jeunesse.
Pas touche à la jeunesse.
Pas touche à la jeunesse. Il a raison. On
ne touche pas à la jeunesse dans notre pays, mais on ne l'instrumente pas non plus. Et on ne fait pas tout pour l'instrumentaliser. Et aujourd'hui, on voit des propos qui appellent quelque part les militants insoumis à aller presque sur les remparts, enfin les lycées, pour que les jeunes revendiquent, que les jeunes se plaignent d'un certain nombre de sujets, que les jeunes soient dans des angoisses aujourd'hui existentielles par rapport au climat, par rapport aux mutations technologiques et numériques. Oui, c'est normal qu'ils soient en revendication. Mais
un,
sans violence, et deux, sans récupération d'un parti politique qui est en train de faire des dégâts en les mettant dans des voies que beaucoup de jeunes n'ont pas envie d'avoir non plus.
Merci
Erwann Balanon. Merci Philippe Ballard d'avoir été ce soir nos invités.