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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 18 septembre 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleJusticeEurope & international

Philippe Brun écarté de la primaire de gauche | Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 10 %Défensif 90 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:34Fait
    « La justice n'a pas été saisie mais le Parti socialiste s'y est visiblement substitué entre minuit et 7h du matin le jour de l'officialisation des candidatures à la primaire. »
  • 3:25Fait
    « Il l'a licencié pour faute. Exactement. Pour elle contestait son licenciement. »
  • 5:59Fait
    « Le bureau a donc décidé d'exclure Philippe Brun du groupe socialiste à l'Assemblée. »
  • 11:56Fait
    « Le PS s'est substitué à la justice. Il dit la justice n'est pas saisie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous. Les députés n'ont pas encore fait leur rentrée officielle, mais Bourbon Heb reprend du service car il se passe des choses à l'Assemblée en lien avec la présidentielle notamment. On revient aujourd'hui sur cette annonce surprise. Mercredi matin, la candidature à la primaire de la gauche du député Philippe Brun invalidée par le Parti socialiste. Motif une ancienne collaboratrice l'accuse d'avoir commis des violences à son encontre. pour en parler aujourd'hui, une équipe au grand complet puisque je suis avec Elsa Mondingava, Stéphanie Despierre et

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Anne-Charlotte Duceau. Bonjour à toutes les trois. Bonjour Clément. Bonjour. Elsa, je rappelle que tu présentes les questions gouvernement sur LCP. Quand est-ce que ça reprend ? On a une date, le 6 octobre normalement, mais la séance reprendra le 1er avec la loi intégrale contre les violences sexuelles. À suivre évidemment sur notre antenne. Stéphanie, toi tu interviens comme spécialiste à l'assemblée dans de l'assemblée pardon dans nos émissions sur l'antenne notamment dans chaque voix compte et Anne Charlotte, toi tu es une de nos plumes qui rend compte de toute l'actu de l'assemblée sur notre site web lcp.fr. FR. On commence avec cette prise de parole donc de Philippe Brun mercredi après-midi à l'Assemblée. Je refuse de me laisser démolir par de fausses accusations.

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La justice n'a pas été saisie mais le Parti socialiste s'y est visiblement substitué entre minuit et 7h du matin le jour de l'officialisation des candidatures à la primaire. C'est inédit du jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique. Je n'accepterai pas d'être s et de laisser le moindre doute sur ma personne. Alors pour bien comprendre, quand Philippe Brun prend la parole, on est donc mercredi après-midi et alors c'est au thème d'une journée d'une matinée, on va dire mouvementée. Tout le monde attendait l'officialisation des candidatures à la primaire de la gauche. Sauf que et bien coup de théâtre, sa candidature est donc invalidée. Elsa, comment est-ce que tu as appris la nouvelle ? Comment où est-ce que tu étais ? Comment ça s'est passé ?

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Alors, c'est vrai que normalement les candidatures, c'est un peu une formalité parce que chaque candidat à la primaire avait déjà dit voilà, j'ai mes parrainages et cetera et on voit que dans la liste finale, il manque Philippe Brun et on comprend qu'il a c'est un communiqué que tu reçois. C'est un communiqué envoyé par le PS. Avant ça, il y a des fuites dans la presse justement. Il y a des fuites de journalistes où on nous dit bah en fait il y a que voilà sur la ligne de départ il manque Philippe Brun et on comprend qu'il a été exclu temporairement et après on va essayer toute la journée de comprendre exactement comment ça s'est passé, quel est le calendrier, qui savait quoi. Et en fait, pardon mais en fait il y a ce communiqué effectivement de la commission d'organisation de la primaire

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et en fait qui tombe vers 10h15 mercredi matin et en fait Philippe Brun tweet assez rapidement en fait en disant j'ai appris avec stupeur que j'étais pas sélectionné entre guillemets pour la primaire. Je ne connais pas les faits, j'ignore ce qui m'est reproché. Donc très vite lui réagit et ensuite après la journée, toute la journée s'enchaîne. En effet, tout s'enchaîne et alors là, il y a une sorte de chronologie d'effet qui est reconstitué progressivement par les uns les autres. Comment comment ça s'est passé exactement ? Oui, exactement. Alors, on apprend des choses par le PS puis par Philippe Brun lui-même et cetera. Ce qu'on comprend, c'est qu'il y a eu un signalement qui a été fait au sein des commissions des partis. Vous savez, les partis, ils ont

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mis en place des commissions quand il y a des conflits, quand il y a des accusations de violence et cetera. Donc là du Parti socialiste, hein, c'est parti. Euh c'est c'était en en juillet euh qu'ensuite euh mais qui a eu justement une nouvelle prise de parole de cette ancienne collaboratrice la veille donc le mardi soir au sein d'un cadre d'une responsable du Parti socialiste à qui elle aurait parlé de faites violence. Dans un premier temps, c'était des fêtes de nature prudomau. Donc on sait que c'est il s'agit d'une affaire entre Philippe Brun et son ancienne collaboratrice. Donc il peut y avoir des conflits entre un employeur et un collaborateur. Il l'a licencié pour faute. Exactement. Pour elle contestait son licenciement. Elle contestait. Elle disait aussi comme

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ils sont tous les deux investis dans leur circonscription. C'était des un conflit de nature voilà entre un employeur, une salarié et cetera. Et ce qui a accéléré les choses, c'est que on a su la veille, elle fait état de violence et donc là l'affaire prend un tour bien différent. Ce qu'on apprend aussi, c'est au fur et à mesure, c'est queen fait cette ancienne collaboratrice de Philippe Brin, elle a saisi deux instances du Parti socialiste. Elle a saisi la Commission nationale des conflits, ce qu'elles a racontent en fait sur des faits liés au travail entre les deux personnes, entre Philippe Brin et son ex-collaboratrice, mais elle a aussi finalement saisi la commission qui est chargée de de lutter contre le harcèlement et les discriminations. Là qui est c'est

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au sein du Parti socialiste, mais c'est complètement indépendant. C'est la procédure en fait, mais c'est complètement indépendant et tout ça on apprend au fur et à mesure de la journée. Alors, j'imagine que quand le communiqué officiel du Parti socialiste tombe, vous cherchez à voir la réaction des députés du PS. Et ça tombe bien, Stéphanie parce que le groupe PS à l'Assemblée avait justement prévu une conférence de presse ce matin-là. Oui, une grosse conférence de presse pour présenter ses propositions budgétaires. Donc, c'était prévu depuis plusieurs jours, c'était à 11h30. Donc moi, j'arrive dans la salle, il y avait du monde mais probablement beaucoup plus que ce qui aurait été prévu puisqu'il y avait cette interrogation et cette affaire Philippe Brun et là tout le

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monde tous les journalistes s'interrogent que normalement le Boris Vallot, le patron des députés PS devait assister à cette conférence de presse et là on se rend compte qu'il n'y a que Sandrine Runel et Estelle Mercier les deux députés chargés spécialisés budget on va dire au groupe PS. Donc tous les journalistes se demandent "Mais Boris Vallot il est où ? Est-ce qu'il vient ? Il y a l'attaché de presse du groupe On lui dit "Mais mais est-ce qu'il arrive ?" parce qu'évidemment on a des questions à lui poser. Et là Sandrine Runel commence la conférence de presse, la députée et elle prend les devants. Elle dit "Je sais qu'il va y avoir des questions, je coupe cours tout de suite. Je ne répondrai à aucune question parce que en fait il y a un bureau du groupe

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socialiste à l'Assemblée nationale qui se tient en ce moment donc une réunion en urgence et que Boris Vallot, le patron du groupe, est retenu à cette réunion et je ne peux rien vous dire sur l'affaire Philippe Brun puisque cette réunion est en cours. Et le bureau a donc décidé d'exclure Philippe Brun du groupe socialiste à l'Assemblée. Est-ce qu'on sait si ça a fait débat dans le cadre du bureau et puis plus largement au sein du groupe PS ? Alors au sein du bureau de toute façon, ils étaient un petit peu coincé par la décision du parti. C'était compliqué pour le groupe de ne pas exclure Philippe Branc alors que le parti l'avait exclu et lui avait interdit de concourir à la primaire. Donc eux ils estimaient qu'ils avaient pas trop de solution que de suivre ce qui avait été

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décidé par le parti. Et moi, j'ai croisé plusieurs députés socialistes. Alors déjà tous étaient voilà assez gênés par la situation. au début, c'est un peu sans commentaire et ensuite en fait ce qu'ils expliquent tous, c'est que c'est la seule solution pour eux face à dans la société en 2026 avec en plus à l'assemblée un texte contre les violences sexuelles qui est débattu, un texte qui est porté par une députée socialiste. Ils sont embêtés par la situation mais ils disent effectivement on ne peut pas faire autrement maintenant que de faire ce principe de précaution qui est d'exclure temporairement Philippe Brin. Après effectivement, il y en a quand même plusieurs moi qui m'ont dit être particulièrement gêné par le fait qu'il a pas eu de contradictoire, qu'il ait

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pas été voilà clairement ils m'ont dit "Je comprends pas pourquoi on l'a pas entendu plus tôt et cetera." Donc même s'ils avaient cette gêne là politiquement pour sauvegarder la primaire, le parti et cetera, ils se sont dit que de toute façon ils ne pouvaient pas réagir autrement qu'en l'excluant temporairement. Donc ça c'est pour le groupe PS qui exclut à la suite de la décision du parti lui-même. La question c'est est-ce que le parti était obligé de trancher son sort aussi rapidement ? B en fait c'est un peu ce qu'sa disait ce qui s'est posé aussi au sein du Parti socialiste. En fait le coup de fil donc la déclaration des candidatures euh c'était jusqu'à 23h59 le mardi soir. L'appel arrive à 23h50. Johanna Roland qui remplace Olivier Fort à la tête du

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Parti socialiste puisque Olivier Fort est candidat à la primaire donc il s'est mis en retrait. Donc c'est Johanna Roland qui appelle le mercredi matin tôt la plignande pour savoir pour discuter avec elle. Et dans la foulée, il y a un bureau national du Parti socialiste en visio qui doit justement valider les les candidatures. Et à ce moment-là, Johanna Roland parle de cette affaire et du coup de fil qu'elle a eu. Et là, ben en fait, effectivement, il y a pas de contradictoire, il y a pas de preuve autre que ce que Johanna Roland dit, mais en fait c'est ce que Elsa dit. En fait, à un moment on croit la parole des femmes, c'est ce qui répète aussi. Donc tout va très vite mais il y a pas trop de solution. Sachant que le texte aussi contre les violences sexistes et

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sexuelles qui est porté est porté par aussi une députée socialiste. Donc la primaire, la situation en 2026 de la place des femmes plus ce texte-là fait que en fait la décision est prise. Donc dans un moment comme ça, c'est normal que la décision revienne à l'instance le bureau national du Parti socialiste. Oui, c'est l'instance principale du bureau du parti socialiste. D'ailleurs, c'est ça permet de dire que la décision, elle a été collégiale puisque il y a trois personnes qui s'abstiennent, un qui vote contre Philippe Brun mais tout le reste donc toute tendance confondue. Et on sait qu'au PS il y a plusieurs courants. On nous a bien rappelé queil y avait eu une très très que cette décision, elle avait été une décision quasiment unanime au sein justement des instances du Parti socialiste.

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Alors, il y a eu des précédents à l'Assemblée avec Adrien Cathénas chez LFI, Julien Baou chez les écologistes. Est-ce que les députés socialistes à qui vous avez pu parler font le parallèle avec ces deux affaires avec Adrien Catnins ? Tout le temps en disant et Olivier Fort l'a fait aussi publiquement. Donc le premier secrétaire du Parti socialiste candidat à la primaire qui s'est mis en retrait pour laisser Johanna Roland dit voilà pendant l'affaire Adria Catnin on a énormément reproché aux insoumis de ne pas avoir agi comme il fallait. Donc là ils ont fait absolument ce parallèle en disant nous on se doit d'être absolumentaire. à un détail prè, c'est qu'Adrien Catas avait reconnu les faits. Tout à fait et s'était mis tout seul, pardon, en retrait en fait

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et qui avait une plainte en justice. Exactement. C'est pour ça qu'en fait tout en disant il faut être exemplaire tout en reconnaissant qu'ils sont aussi bien embêtés par le fait que Philippe Brun n'est pas pu s'exprimer par le fait il y en a plein qui avaient peut-être entendu un petit peu des choses et cetera, mais qui me disent moi je je sais même pas en fait vraiment l'affaire, je suis même pas tellement au courant mais je vois bien que dans la société de 2026 de toute façon voilà c'est c'était la bonne solution politique mais effectivement elle pose un certain nombre de questions. Ce qui est sûr, c'est que c'est l'événement dont tout le monde parlait dans les couloirs de l'assemblée mercredi. Alors, il n'y a pas encore beaucoup de monde parce que il n'y a que les enfin, il y a

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les commissions mais il y a pas de de séance. Donc tous les députés ne sont pas là encore, mais les collaborateurs, les députés qu'on croisait, même d'autres groupes, tout le monde nous regardait, disait vous avez vu enfin voilà c'était il cherchai aussi à avoir les députés paradoxalement cherchaient à avoir des infos auprès de nous pour comprendre un peu mieux la fin. [rires][souffle coupé] Alors, il y en a un dont on guetté forcément la réaction, bah c'est Olivier Fort. Euh, tu l'as dit Anne-Charlotte, il se trouve qu'il est le premier secrétaire du PS qui s'est mis en retrait parce qu'il est aussi candidat à cette primaire de la gauche. On écoute sa réaction. Il n'y a aucune volonté en tout cas de d'éliminer Philippe Brun et jeun intérêt politique vous n'avez aucun

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intérêt politique. C'est une décision difficile mais vous comprendrez aussi que il n'est pas imaginable non plus de laisser penser que au Parti socialiste, on pourrait accepter que l'un de ceux qui pourrait emprunter cette primaire soit soupçonné d'être un homme violent avec une femme. Olivier Fort jeudi matin sur France Info. On sent que c'est une situation inconfortable he pour lui. Il se défend d'avoir voulu éliminer Philippe Brin. Est-ce qu'il y a des députés socialistes qui le soupçonnent d'être intervenu dans cette affaire qui vous ont parlé ? Alors le premier qui a fait état de soupçon, c'est Philippe Brin lui-même puisque Philippe Brin pas cité Olivier Fortin. Il a pas cité Olivier Fort, il parle de parti mais effectivement quand il fait sa conférence de presse euh le mercredi

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à 18h, on reçoit un message vers 16h en disant je m'exprimerai à l'Assemblée nationale dans un des bureaux de l'Assemblée nationale. Philippe Brain arrive. Donc nous on est dans la salle les journalistes. Tous les micros sont installés pour qu'ils puissent s'asseoir et prendre la parole. Et là très grave, il dit qu'évidemment il dément les accusations dont il fait l'objet. et il accuse son parti d'avoir de s'être remplacé à la justice, d'avoir voilà agi sans preuve. Il a des mots très dur. Il dit le PS s'est substitué à la justice. Il dit la justice n'est pas saisie. Ce conflit est utilisé politiquement par mon propre parti. Et donc quand on lui dit justement pour me tuer politiquement, c'est ça tuer politiquement. quand on lui demande justement si il croit donc à la théorie

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d'un complot et cetera, il se défend de croire à la théorie d'un complot tout en disant que comme par hasard tout ça intervient à la primaire, qu'il commençait à décoller dans les sondages. Donc il sous-entend effectivement que certains auraient peut-être eu intérêt à le liquide enfin à le faire sortir de la primaire. Ensuite tous les députés PS voi bien que pour l'image de leur partie de la primaire, il y a rien de bon à gagner dans cette affaire. Donc moi en tout cas, j'en ai pas croisé un qui pense que c'est euh un des candid un autre adversaire à la primaire de Filière Blin qui a tiré les ficelles pour lui Stéphanie. Et chez les autres députés, dans les autres groupes, pareil, beaucoup ne voient pas très bien l'intérêt qu'aurait pu avoir quelqu'un

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au PS, vu l'image que ça donne aussi du PS, même si le PS a réagi très vite, certains me disent "Ça ça a un impact zéro sur la primaire, je vois pas qui aurait intérêt à à alimenter ça." En tout cas, Philippe Brun lui-même a prévu de s'exprimer à nouveau ce weekend là-dessus, hein. Bah, effectivement, il le dit lors de sa conférence de presse mercredi en fin de journée. Il dit euh je dans les prochains jours, j'apporterai, je sais plus comment il le dit, mais des preuves de ce que j'affirme en fait. Je montrerai des documents et cetera. Et là, on a reçu donc ce vendredi, on a reçu un message de Philippe Brun, les journalistes, pour dire que comme convenu, il ferait sa rentrée politique dans l'heure samedi à 16h et que du coup à cette occasion, il reviendrait sur les

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événements dont il fait l'objet depuis mercredi. Pour en revenir aux accusations donc de cette ancienne collaboratrice contre Philippe Brin, elle parle de violence physique mais elle parle aussi de harcèlement et elle parle d'une situation d'emploi familial. Stéphanie, on va peut-être d'abord rappeler la règle qui s'impose à tous les députés pour l'embauche de leurs collaborateurs. Alors, l'emploi familial est interdit. Ça veut dire qu'un député ne peut pas embaucher son mari ou sa femme comme collaborateur. Quelqu'un avec qui il est lié, soit par un mariage, soit par le pax, soit avec lequel il est en situation de concubinage. C'est qu'ils habitent à la même adresse. Ça c'est la règle et c'est la règle depuis les lois de moralisation de la vie politique de

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2017 qui évidemment faisait suite à l'affaire Fillon. Et alors, pourquoi est-ce que cette ancienne collaboratrice parle d'une situation d'emploi familial ? Alors ça c'est Olivier Fort qui le dit. Il dit que cette collaboratrice était la compagne de Philippe Brun. Donc là on se pose la question est-ce que elle était sa compagne officielle ? Est-ce qu'il vivait à la même adresse ? Euh voilà. Donc Philippe Brun Dément, il dit que ce n'était pas sa concubine parce que s'il vivait à la même adresse et bien là en fait il y a un problème de déontologie. il n'a pas le droit, il n'aurait pas eu le droit de faire travailler d'embaucher cette collaboratrice parce que c'est aussi sa concubine. H ça c'est la règle initiale. Et c'est ça aussi c'est très important dans cette

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affaire puisque effectivement au début on voit ex-collaboratrice, c'est comme ça que les faits sont donnés mais très vite on apprend par des députés, Olivier Fort le dit publiquement qu'ils entretenaient une relation qui dépassait peut-être le cadre professionnel. Alors Philippe Brun, il est interrogé à plusieurs reprises lors de sa conférence de presse. Il dit bien qu'elle était paxée avec quelqu'un. Il fait d'ailleurs un lapsus malheureux en disant dans un premier temps qu'elle est paxé avec lui puis en se reprenant. Puis redit bien qu'à cette époque, elle avait un conjoint lui aussi que le reste ce n'est que de la vie privée. Donc c'est vrai que là il y a tout un flou autour de cette relation et je vous parle pas de ça parce que nous on n'est pas forcément

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intéressé de savoir les histoires personnelles des uns et des autres mais que dans cette histoire bah leur relation ça compte énormément pour savoir voilà si quelle était la nature de leur relation exacte. Ça aide à comprendre un petit peu les faits les leur situation en tout cas. Et cette question d'emploi familial soulève une autre question, c'est est-ce que les instances de l'Assemblée ont été saisies de ce sujet ? Parce que c'est à elle de trancher en général sur ça. Alors, on a essayé d'interroger le démonologue des instances de l'assemblée sur Philippe Bran et sa collaboratrice, on n'a pas eu d'information. En revanche, le cas c'était sur l'emploi familial posé il y a quelques mois. Rappelez-vous, Charles Loncle, député l'UDR, avait été pris en photo euh par

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Paris Match avec une jeune femme qui était présentée euh comme sa compagne. Puis ensuite, Paris Match avait retitré en mettant son ami. En fait, cette personnel était sa collaboratrice parlementaire. Du coup, la présidente de l'Assemblée nationale avait saisi le déontologue pour qu'il vérifie s'il y avait un problème ou pas. C'est qu'est-ce que cette personne-là était aussi paxée avec Charles Longle ou marié ou concubine de Charles Longle ? Et là, le déontologue avait interrogé les deux personnes, vérifié que le domicile était différent et donc il en avait conclu que là, il n'y avait pas de problème en tout cas que Charles à l'oncle n'employait pas, c'était pas un emploi familial comme l'interdit la procédure. On a beaucoup parlé des députés socialistes, mais les députés des autres

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groupes, ils en pensent quoi de cette affaire ? Ils vous en ont dit quoi ? En fait, Stéphanie l'a dit, on en a parlé, il y a il y a l'impact sur la primaire. Donc beaucoup disent que ça n'aura pas d'impact. Philippe Brun est pas dans les favoris de la primaire, donc ça n'aura pas un impact fort sur la primaire. Mais par contre, il y en a aussi certains, je sais qu'on en a croisé un avec Stéphanie qui dit "En fait, c'est difficile de juger. On est tous un peu en fait tout dépend autant Philippe Brin a donné sa version des faits, autant son ex-collaboratrice n'a pas parlé publiquement encore." Et du coup, la question de "Est-ce qu'il y a eu violence ? Est-ce qu'il y a pas eu violence ?" Tant qu'on sait pas, chacun hésite un peu à se positionner puisque

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en fait tous les faits ne sont pas là. h mais il y avait quand même plusieurs députés d'autres groupes qui trouvaient quand même que la manière dont ça avait été géré assez expéditive. Nous, on s'est entretenu avec un député qui est voilà un homme un peu plus âgé et cetera qui dit voilà c'est compliqué. Maintenant on est arrivé dans une société où c'est vrai que le principe de précaution l'emporte mais pour lui on est arrivé au bout du bout et il faut peut-être se poser la question aussi de est-ce qu'on va pas trop loin ? C'est en tout cas une crainte que partagent certains députés. C'est-à-dire que lui euh adapte son comportement aujourd'hui avec ses collaboratrices parlementaires pour éviter de se retrouver dans une situation qui pourrait prêter ambiguïé ou

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Oui. Alors après, on met à part là l'affaire Philippe Brun puisque voilà il il y a autre chose mais il disait oui maintenant en tant qu'homme je fais particulièrement attention à la manière dont je me comporte parce que je sais alors déjà aussi voilà que le monde a changé et peut-être que ce qui était toléré avant l' plus mais plein le disent pardon je te coupe mais ça plein le disent en fait qui se font très attention à ça plus que il y a 10 20 30 ans. Alors et et c'est vrai que quand on leur dit mais vous comment ça se serait passé chez vous dans leur partie là ? Ils sont bien incapables d'assurer à 100 % que dans leur partie l'affaire une affaire comme ça aurait été traitée différemment. Je pense qu'il y a voilà, il y a il y a un mouvement populaire sur

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la question justement des violences faites aux femmes qui oblige certains partis à effectivement appliquer parfois un principe de précaution qui est très strict mais tout le monde a l'air de dire que c'est nécessaire et qu'il y a pas d'autres solutions politiques. Philippe Brun c'était un peu le monsieur budget du PS à l'Assemblée. Il se trouve que bah le débat budgétaire, il va commencer dans quelques jours. Est-ce que cette affaire bah ça peut affaiblir le PS dans le débat budgétaire ? Alors ce qu'il faut savoir c'est que Philippe Brun est un pilier du groupe PS à l'Assemblée sur le budget en effet mais que comme il était candidat à la primaire et bien il avait déjà été un peu mis en retrait. Alors le mot peut-être pas exact mais en tout cas il y a d'autres députés Sandrine Runel et

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Stelle Mercier dont je parlais tout à l'heure qui avaient pris un peu les commandes du pôle budget euh du groupe socialiste et par exemple c'est elles qui ont fait la conférence de presse mercredi matin. Lui depuis plusieurs jours, on savait qu'il n'y participerait pas parce qu'il était candidat à la primaire. Donc ça aura un impact peut-être mesuré. En revanche, c'est sûr que c'était l'interlocuteur d'un certain nombre de députés sur ce sur le budget de députés d'autres groupes, interlocuteurs des ministres aussi et que c'est un spécialiste du budget. Donc quand même là, il va siéger en fait avec les non inscrits, donc sans groupe euh le PS va perdre un petit peu la voix de Philippe Brun quand même. Il est réputé chez tous les dans tous les autres groupes pour être un bon technicien du

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budget. Et bien merci à toutes les trois. C'est la fin de ce numéro de de Bourbon Hebdo. On va sans doute continuer de parler de cette primaire de la gauche dans Bourbon Hebdo parce que je rappelle qu'il y a quand même trois des cinq candidats qui sont députés. Bon weekend et à la semaine prochaine.