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Interview96.5 FM RADIO ACTIVITES· 31 janvier 2025 34 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSécuritéÉducation & rechercheTravail & emploi

Anthony Boulogne - Député de la 6ème circonscription de Meurthe et Moselle

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Vous êtes habité où finalement ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Comment ça s'est déroulé la prise de fonction ? Quelles impressions ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Quelle est votre équipe à ce jour ? Va-t-elle progresser ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Avant, vous aviez une activité professionnelle. Vous ne l'avez pas conservée ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous apporté à la circonscription ou votre groupe ?

  • 11:32OuverteRéponse directe

    Voyez-vous une prochaine dissolution ? Qu'en est-il au sein de votre groupe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:14Invité politiqueFait
    « Nous sommes 140 à l'Assemblée nationale, avec nos alliés de l'UDR, d'Éric Ciotti. Donc, nous sommes le premier groupe de l'Assemblée nationale. »
  • 5:14Invité politiqueChiffre
    « 80 000 électeurs. »
  • 5:49Invité politiqueFait
    « La cimenterie de Vendière. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « Le plus grand acte qu'on a fait pour préserver la vie de tous les Français, notamment nos entreprises, c'est la censure du gouvernement Barnier, qui était un acte de protection envers les Français. »
  • 6:34Invité politiqueFait
    « C'est seulement la deuxième fois depuis la Ve République que nous censurons un gouvernement. »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « Force est de dire qu'il n'a pas entendu les revendications du Rassemblement National et de ses 11 millions d'électeurs quand nous sommes arrivés en tête de ces élections législatives. »
  • 8:00Invité politiqueFait
    « pas d'augmentation des taxes sur l'électricité, pas de désindexation des retraites, pas de déremboursement des médicaments, pas de hausse de la contribution de la France au budget de l'Union européenne »
  • 15:39Invité politiqueChiffre
    « le budget barnier prévoyait une baisse des dotations de 5 milliards sur les collectivités locales. »
  • 17:51Invité politiqueChiffre
    « La Macronie nous laisse un déficit de 3 300 milliards de dettes. »
  • 18:22Invité politiqueFait
    « La France est l'un des meilleurs élèves au monde concernant la transition écologique et énergétique. »
  • 18:34Invité politiqueFait
    « contrairement à notre voisin allemand, qui rouvre toutes ses centrales à charbon et qui nous pollue. »
  • 21:01Invité politiqueFait
    « Il faut le faire pareil, en bonne intelligence. Il y a de moins en moins d'élèves dans les écoles françaises. »

Temps de parole

  • Anthony Boulogne69 %
  • Invité10 %
  • Invité 28 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Allez, vous êtes bien branché, Radioactivité 96.5, à mes côtés Gérard, bonjour Gérard. Bonjour. Voilà, il y a aussi Bulle et Théo à nos côtés. Bonjour Théo. Bonjour. Voilà, et nous avons le plaisir d'être aujourd'hui, d'avoir nos invités, M. Anthony Boulogne, député de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Bonjour et bienvenue à Radioactivité. Bonjour à tous, merci pour votre invitation.

0:26
Anthony Boulogne

Alors, vous êtes accompagné de ma suppléante, Mme Angélina Ribot.

0:31
Invité

Bonjour à tous. Ben voilà, on rentre dans le sujet rapidement. Allons-y. Voilà, donc merci quand même d'être là, c'est très bien. Vous êtes élu depuis le 7 juillet 2024. C'est bon. Et puis, on n'a pas eu l'occasion de se rencontrer depuis, que vous rencontriez indirectement par notre radio, les municipes montains.

0:53
Anthony Boulogne

Exactement.

0:53
Invité

Voilà, vous êtes habité où finalement, tiens ? C'est une question que...

0:57
Anthony Boulogne

Alors moi, j'habite dans la banlieue de Pont-à-Mousson. Donc, je navigue un petit peu en ce moment, bien sûr, dans toute la circonscription, mais dans le bassin musipontain. D'accord.

1:07
Invité

Alors, depuis votre prise de fonction, voilà. Comment ça s'est déroulé, la prise de fonction proprement dite ? Quelles impressions ont été les vôtres ?

1:17
Anthony Boulogne

Parce que c'est un grand moment dans votre vie. Oui, écoutez, c'est un grand moment et un honneur, surtout que les habitants de la 6e circonscription m'ont fait, le 7 juillet dernier, de m'élire député à l'Assemblée nationale. Une prise de fonction, je vais vous dire, extrêmement rapide. On rentre rapidement dans le bas avec des sujets brûlants. Et on en parlera, bien sûr, une Assemblée inédite qui nous oblige, nous, députés, du coup, à avoir un fonctionnement différent des autres mandatures de nos anciens collègues. C'est-à-dire ? C'est le nombre de...

Déjà, le nombre et la division de l'Assemblée nationale en trois gros blocs, qui nous obligent, du coup, à faire de la politique différemment, et notamment du compromis, et un régime plus parlementariste, on va dire.

2:06
Invité

Alors, ça s'est bien passé.

2:08
Anthony Boulogne

Ça s'est très, très bien passé. Vous êtes présenté auprès de vos collègues, vous en avez... J'ai beaucoup de collègues, à ce moment-là. J'ai maintenant beaucoup de collègues. Vous saviez, en 2017, nous avions 8 députés. En 2022, nous avons eu 88 députés. Et maintenant, nous sommes 140 à l'Assemblée nationale, avec nos alliés de l'UDR, d'Éric Ciotti. Donc, nous sommes le premier groupe de l'Assemblée nationale. Et donc, dans l'opposition, bien évidemment, mais le premier groupe en termes d'élus. Donc, une intégration rapide, efficace, afin d'être tout de suite mobilisés à l'Assemblée nationale et sur le terrain, sur la 6e circonscription.

2:44
Invité

Bien. Alors, une fois installée, il faut installer aussi toute une équipe autour de vous. Tout à fait. Alors, quelle est-elle à ce jour ? Est-ce qu'elle va, peut-être, je crois, progresser ces temps à venir ? Elle va raconter nous tout.

2:58
Anthony Boulogne

Alors, elle va progresser. Vous savez, les députés sont assistés de collaborateurs parlementaires. J'en ai actuellement deux dans mes bureaux de Paris, qui m'assistent sur tous les programmes d'agenda, de notes, de travail législatif, notamment de création d'amendements, de questions écrites, lorsque j'interpelle certains ministres sur des problématiques bien actuelles. Donc, et bientôt, une ouverture de la permanence parlementaire, qui sera à Pont-à-Mousson, place Saint-Antoine, avec recrutement de nouveaux assistants locaux, afin de m'épauler, on va dire, dans toutes les visites, les sollicitations que je peux avoir sur le terrain. Leur travail est important.

Ils vous représentent quelques fois ? Leur travail est essentiel. Ils n'ont pas de tâche de représentation. Ça, c'est ma suppléante. Lorsque je ne peux pas me déplacer, que je suis retenu à Paris pour certains projets de loi, qui me représentent à certaines occasions et certaines sollicitations que je reçois sur la circonscription.

3:55
Invité

Parallèlement, avant, vous aviez une activité professionnelle. Alors, je suppose qu'à ce jour, vous avez déjà beaucoup de personnes, enfin, un nombre de personnes pour vous aider. Je pense que cette activité, vous ne l'avez pas conservée.

4:07
Anthony Boulogne

Non, malheureusement, j'ai quitté mon emploi suite à mon élection, le 7 juillet, donc en disponibilité. J'étais auparavant responsable commercial dans une entreprise du secteur informatique. J'étais responsable national pour, on va dire, créer des partenariats pour distribuer un logiciel RH aux entreprises. Donc, maintenant, je suis pleinement mobilisé. Et c'était un engagement que j'avais tenu durant la campagne d'être mobilisé à 100% pour les habitants de la circonscription en tant que député.

4:34
Invité

Alors, au plan pratique, on avait évoqué cela tout à l'heure ensemble, vous avez une mise en disponibilité, comme les fonctionnaires, comme d'autres fonctionnaires, on va dire. Tout à fait. Et par contre, vous avez une garantie de la reprise de l'emploi auprès de votre employeur.

4:49
Anthony Boulogne

Oui, c'est assez technique. On appelle ça une suspension de contrat de travail. Donc, je pourrais retrouver mon poste, si je le désirais, dans les cinq années à venir, exactement le même qu'avant.

5:00
Invité

Alors, qu'avez-vous apporté à notre circonscription ou votre groupe a-t-il apporté à notre circonscription, à votre circonscription ?

5:09
Anthony Boulogne

Écoutez, tout d'abord, la sixième circonscription, ça s'inscrit aussi, bien évidemment, dans un contexte national. 80 000 électeurs. National, exactement, 80 000 électeurs. La première chose qu'on a fait, déjà, c'est un travail de représentativité auprès des habitants. Je me déplace énormément à toutes les sollicitations que je peux recevoir. C'était un de mes engagements, je l'avais dit, d'être un député de proximité, de terrain et d'action. Ça a été le cas récemment. Je visite beaucoup de sites, par exemple, industriels, qui m'ont sollicité afin de m'exposer leurs problématiques.

Je pense à la Sauva Babati, qui est le premier employeur privé de Meurtre et Moselle, qui est sur notre circonscription et qui traverse actuellement des difficultés énormes avec un chômage technique. Par exemple, aussi, la cimenterie de Vendière. J'en passe aussi énormément. Donc, mobiliser sur le terrain afin de comprendre les problématiques qui me sont exposées, qu'elles soient sociétales, qu'elles soient sociales, qu'elles soient économiques, que je remonte à l'Assemblée nationale. J'en ai pour preuve. On va en reparler.

Le plus grand acte qu'on a fait pour préserver la vie de tous les Français, notamment nos entreprises, c'est la censure du gouvernement Barnier, qui était un acte de protection envers les Français. Et du coup, les habitants de la cible... Vous l'avez voté avec votre groupe. Nous l'avons voté avec notre groupe, le Rassemblement National et nos alliés de l'UDR. Ce n'est pas une décision facile. Certainement. C'est une décision difficile et grave de censurer un gouvernement. C'est seulement la deuxième fois depuis la Ve République que nous censurons un gouvernement.

Nous n'avions pas voulu censurer le gouvernement Barnier lors de la nomination de l'ancien Premier ministre parce que nous avions voulu attendre ses propositions, sa feuille de route pour le projet de loi de finances 2025. Force est de dire qu'il n'a pas entendu les revendications du Rassemblement National et de ses 11 millions d'électeurs quand nous sommes arrivés en tête de ces élections législatives. Et donc, nous avons pris la décision grave pour protéger les Français de censurer le gouvernement et du coup, de censurer un budget qui était néfaste pour la France. Ça améliore-t-il ?

Écoutez, comme la dernière fois, nous n'avons pas voulu censurer le gouvernement Bérou avant qu'il nous donne sa feuille de route. Vous savez, je suis membre de la commission des finances et du budget. Donc, je veille particulièrement dans cette commission à regarder les amendements qui nous sont proposés par le gouvernement. Et nous attendons la prochaine feuille de route afin de prendre notre décision. Mais je pense que le gouvernement Bérou, maintenant, sera plus ouvert à la discussion. et c'est déjà le cas avec certains de ses ministres, notamment le ministre de l'économie ou du commerce, qui nous sollicitent afin de recevoir nos propositions et nos lignes rouges.

Surtout, je les rappelle toujours, pas d'augmentation des taxes sur l'électricité, pas de désindexation des retraites, pas de déremboursement des médicaments, pas de hausse de la contribution de la France au budget de l'Union européenne alors que nous traversons déjà une crise économique sans précédent dans les caisses de l'État. On va faire une petite pause musicale, la première. Bien sûr.

8:19
Invité

On va faire une autre ensuite. Allez, on dirait que sur Radioactivité,

11:19
Présentateur

effectivement, nous, on rappelle, nous avons Anthony Boulogne, avec nous député de la 6ème seconde corruption de Meurthe-Moselle. Bulle, justement, à tout. Non, peut-être Gérard.

11:29
Invité

On va parler de votre fonction actuelle encore. Et voyez-vous une prochaine dissolution ? Qu'en est-il au sein de votre groupe ?

11:37
Anthony Boulogne

Qu'est-ce qu'il pense ? Écoutez, je ne m'avance pas sur une éventuelle prochaine dissolution. Vous savez, c'est le président de la République qui a la main. C'est un pouvoir présidentiel absolu. On a vu, par contre, les conséquences de la dissolution de 2024. Au-delà de mon élection sur la 6ème circonscription, il y a aussi un impact au niveau national, avec une assemblée divisée en trois grands groupes, entre la gauche et l'extrême gauche, le socle commun entre les LR et les macronistes, et nous, les patriotes, le Rassemblement national et nos alliés de l'UDR.

Je m'interroge quand même toujours sur la pertinence de la dissolution qu'a effectuée le président de la République, avec toutes les magouilles qui ont eu lieu entre le premier et le deuxième tour. C'était un petit peu « je me désiste pour toi », « je suis LFI, mais je vais faire élire à Macronie », « je suis à Macronie, mais je me désiste pour faire élire à LFI ». Et on se retrouve, du coup, sans majorité claire. Et voilà, par la faute exclusive du président de la République, et des petites magouilles, des petits arrangements des États-majeurs politiques opposés. Donc écoutez, une dissolution en 2025, mais pour quoi faire ?

Les Français sont déplacés massivement aux urnes, lors de ces législatives 2024, à près de 70% et presque 65% dans notre circonscription. Donc c'est dans les mains du président de la République. Vous savez, à l'Assemblée nationale, là maintenant, qui est une assemblée fortement divisée, on revient sur des formats un petit peu 4ème République, où il faut trouver des compromis sur chaque texte. Et mon groupe, le Rassemblement national, vote toutes les mesures de bon sens qui nous sont proposées, et qui vont dans l'intérêt des Français, qu'elles viennent de la droite ou de la gauche. Ce n'est pas le cas lorsque nous proposons des mesures, où nous faisons face à un mur de sectarisme.

Donc écoutez, pour 2025, moi je souhaite surtout de la stabilité, qu'on puisse enfin avancer et régler les problèmes concrets des Français, de pouvoir d'achat, d'accès aux soins, de sécurité, de l'invasion migratoire. Donc c'est sur tous ces sujets que nous souhaitons travailler. Donc travaillons et nous verrons bien la décision du président de la République.

13:49
Invité

Mule, une question à notre députée. Tout à fait, M. le député. Alors, quelles sont vos principales priorités pour la 6ème circonscription de Meurthe-et-Moselle ? Comment comptez-vous aussi améliorer la qualité de vie des habitants de notre territoire ? Et enfin, quelles actions envisagez-vous pour favoriser le développement économique local, bien sûr avec soutien aux entreprises, emplois, etc. ? Voilà, vous répondez dans l'ordre que vous le souhaitez.

14:13
Anthony Boulogne

Bien sûr. Je vous remercie de cette question. En tant que député et membre de la Commission des Finances, déjà, ma mission première, c'est de bloquer un mauvais budget qui pénaliserait les Français et nos entreprises au niveau national comme au niveau local. Je vous le disais tout à l'heure, c'est d'empêcher toute nouvelle taxe sur l'électricité, d'y rembourser, des médicaments. Donc ça, c'est mon action première que je mène à Paris afin de préserver nos territoires.

Bien évidemment, vous savez, je m'entretiens avec beaucoup de maires, des intercommunalités afin de répondre à leurs sollicitations que je fais remonter à Paris, que ce soit aussi des sollicitations de citoyens sur lesquelles j'interviens. Donc moi, je souhaite bien évidemment qu'on développe les transports sur notre circonscription. J'avais évoqué ça pendant la campagne. On est une circonscription rurale, majoritairement. Et donc, on voit que les prix de l'essence, du diesel sont toujours très, très élevés. Donc si on veut que les citoyens prennent moins leurs véhicules, il faut leur donner des opportunités de transport. Donc c'est un sujet qui me tient à cœur.

Évidemment, en tant que fils d'artisan commerçant, je verrai particulièrement à ce qu'il n'y ait aucune augmentation de charge pour nos artisans commerçants qui font vivre notre territoire et nos commerces de proximité. Et donc ça, c'est un sujet sur lequel je reviendrai dans quelques mois où je prépare avec mes collègues potentiellement une proposition de loi afin de soutenir nos artisans et nos commerçants. Et bien évidemment, c'est soutenir nos collectivités locales, nos mairies, interco. Je vous rappelle quand même que le budget barnier prévoyait une baisse des dotations de 5 milliards sur les collectivités locales.

Et souvent, elle palie au manque de l'État, donc au niveau associatif, CCAS, etc. Donc ne pas les mettre à l'os. C'est aussi mon rôle d'empêcher ces mauvais budgets qui impacteraient négativement du coup nos communes et la vie des habitants de la circonscription.

16:00
Invité

À savoir que maintenant, tout est recentralisé. Les communes rurales n'ont plus aucun accès aux services, qu'ils soient publics, privés ou autres. Et que aussi les transports, vous l'avez évoqué, sont importants. Je crois que la ruralité, notre département, est quand même un peu rural. Bien qu'il ait quelques activités quand même, on a la chance à Port-à-Moussin d'avoir une grande société. Mais toutefois, Bulle. Eh bien moi, j'aurais souhaité savoir, M. le député, quelle sera votre position sur les grands débats à venir à l'Assemblée nationale, notamment sur les réformes économiques, sociales ou environnementales ?

16:37
Anthony Boulogne

Écoutez, il va y avoir certains débats. Je pense notamment à un débat crucial qui est celui de l'agriculture. J'ai rencontré bien évidemment les syndicats, par exemple, de la FDSEA, de la coordination rurale. C'est un sujet, ceux qui nous nourrissent aussi. Donc toujours en faveur de nos agriculteurs. Concernant les grands débats économiques, ils vont arriver. Donc je vous l'ai dit, toujours une position constructive de bon sens qui soutient l'activité industrielle. Et l'un de mes collègues députés, M.

Loubet, va lancer un grand rapport afin de savoir les causes de la désindustrialisation française et comment on peut remédier à ça, notamment via les impôts de production qui sont trop élevés dans notre pays. On est une circonscription aussi anciennement et encore un peu industrielle. Avant, je pense à notre Fleuron, à Saint-Gobain-Pam. Donc voilà, c'est toutes ces mesures. On attend bien évidemment la feuille de route du gouvernement afin de juger sur pièce. Mais il faut, je pense, gérer la nation en bon père de famille et avoir des mesures de bon sens.

Vous savez, les Français, quand ils gèrent leur portefeuille quotidien, ils le gèrent d'une façon de bon sens quand ils peuvent, quand ils ont les moyens de le faire, avec des dépenses saines. Et je pense que le budget de l'État doit se faire de la même manière. Des dépenses saines et des rentrées d'argent, je pense, améliorées, des recettes qui doivent être améliorées. Et sans augmenter la fiscalité, il y a certaines pistes qui existent pour combler le déficit qui est abyssal. La Macronie nous laisse un déficit de 3 300 milliards de dettes.

Par exemple, je pense qu'il est temps d'envisager des super impôts temporaires sur les très grandes fortunes, notamment les super profits, afin de les mettre aussi un petit peu à contribution temporairement pour le déficit de l'État. L'écologie n'est-elle pas antisociale ? Non. À ce jour ? Ce que je regrette souvent, et de la part des écologistes, c'est une écologie punitive. Oui, on en est là. On en est là. Il faut savoir que la France est l'un des meilleurs élèves au monde concernant la transition écologique et énergétique.

On le voit par exemple grâce à notre souveraineté énergétique et à notre parc nucléaire, qui nous permet d'avoir l'énergie la plus décarbonée d'Europe, contrairement à notre voisin allemand, qui rouvre toutes ses centrales à charbon et qui nous pollue. Donc écoutez, je pense que c'est un sujet essentiel. La France est en avance sur ce sujet, et c'est tant mieux, sur le rôle du tri de nos déchets, de comment nous produisons de l'électricité, comment nous la revendons, et aussi les consciences citoyennes qui se sont beaucoup améliorées sur l'écologie. Mais voilà, moi je ne veux pas d'écologie punitive.

C'est notamment le cas avec des directives européennes qui vont nous mettre potentiellement à l'os, avec le Green Deal et le Mercosur. On va bientôt apporter des produits alimentaires d'Amérique du Sud qui ne respectent pas nos normes. On impose des normes délirantes à nos agriculteurs français, mais on accepte des produits qui arrivent même de l'Union Européenne et de l'étranger qui ne respectent pas ces normes. Donc ça pour moi c'est anti-écologique, il faut favoriser les circuits courts. Ça commence au niveau local, dans nos communes, dans nos intercôts, dans nos départements, nos régions et au niveau national.

Et je pense que quand on aura réussi à faire tout ça, on sera déjà bien en avance sur tout le monde. On pourra se féliciter que la France soit moteur, on va dire, de cette écologie de bon sens, qui ne pénalise pas et qui s'adapte avec son temps et qui laisse aux citoyens le temps aussi de s'adapter. Avez-vous, vous et votre groupe, des actions possibles sur cette écologie qui nous ravage ? Écoutez, nous on est pour lancer un grand plan sur l'hydrogène, qui est une énergie du futur. Il va y avoir encore quelques, on va dire, petites décennies vraiment de développement dessus, mais il faut investir.

Et nous, vous savez, on est très favorables au nucléaire qui permet une indépendance énergétique et propre, je le répète, propre. Donc, dès qu'il n'y a pas d'écologie punitive à la clé, oui, bien sûr, parce que nous avons conscience que la planète se réchauffe et que c'est un sujet. Donc, nous avons des mesures, bien évidemment. Et dans le programme de Marine Le Pen, il y avait un pan dédié à l'écologie.

20:25
Invité

Théo, qui est notre plus jeune dans l'équipe de ce jour, qui est l'un de nos stagiaires, va vous parler d'enseignement. C'est ça, j'ai une question sur l'éducation et la jeunesse. Alors, quelle est votre vision pour améliorer les conditions de les écoles, et notamment au sein des universités, dans votre circonscription ?

20:42
Anthony Boulogne

Alors, tout d'abord, en termes d'éducation, il faut que l'éducation ait les moyens de ses missions. On le voit, malheureusement, en ce moment, des projets de fermeture de classes, parfois, elles sont justifiées, parfois, non. Donc, je discute avec les maires de la circonscription afin d'évaluer les dossiers. Je serai bientôt reçu par le directeur académique le mois prochain afin d'évoquer le redécoupage. Il faut le faire pareil, en bonne intelligence. Il y a de moins en moins d'élèves dans les écoles françaises. C'est le cas, la natalité est en baisse, il y a de moins en moins d'élèves. Donc, il faut optimiser. C'est ce que font, par exemple, parfois les entreprises. Elles optimisent.

Il faut que ce soit fait en bonne intelligence et pas au détriment non plus de la ruralité. Donc, il faut que, derrière, les transports scolaires suivent, etc. Vous me parliez des universités. Je pense qu'il faut déjà aussi, au-delà, rétablir parfois. On voit que l'université peut être gangrénée par certaines idéologies d'extrême-gauche qui sont reçues avec bienveillance là-bas. Donc, ça, déjà, rétablir aussi l'autorité universitaire. Pareil, dans nos écoles, il faut que nos professeurs soient respectés, qu'ils soient mieux rémunérés, parce qu'ils sont quand même en bas du classement de l'OCDE concernant leur rémunération. Ils ne font pas un métier facile. Il faut les remercier.

Et donc, voilà, on a énormément baissé. Je pense au classement des mathématiques au niveau de la langue française. On dégringole dans les classements internationaux. Donc, il est temps de remettre le savoir au cœur. Mais c'est lié aussi à l'autorité. Il faut que le professeur soit respecté. Et je peux vous dire que quand les professeurs seront respectés, que l'autorité sera revenue, le savoir, il va quand même mieux rentrer dans les têtes de nos élèves avec un climat apaisé. Et je pense qu'avec ça, on remontera dans les classements internationaux et remettre les bases, le français, savoir compter, écrire, lire et retrouver la place que la France mérite.

Nous sommes la septième puissance économique du monde. Nous avons des universités d'excellence, des industries de pointe. Donc, nous avons tous les atouts. Tous les atouts. Nous traversons une période un peu plus délicate, si je puis dire, au niveau économique. Il faut endiguer une potentielle crise. Et donc, c'est grâce à l'éducation, grâce à nos universités, que nous pourrons, on va dire, garder notre place dans le monde et notre industrie de pointe. On n'a pas de Sciences Po dans le coin. À Nancy.

22:54
Invité

À Nancy, à Nancy, il y en a une.

22:55
Anthony Boulogne

D'accord.

22:57
Invité

Alors moi, je dirais, monsieur le député, que la relation avec les citoyens, je suppose que pour vous, c'est quelque chose d'essentiel.

23:04
Anthony Boulogne

C'est quelque chose d'essentiel. Je vais vous dire, je vais vous prendre mon cas personnel. La relation, même au niveau national, s'est beaucoup dégradée avec les élus. Je pense que ce n'est pas mon cas. Moi, j'essaie d'être au maximum sur le terrain. Et il faut aller à la rencontre tout le temps, en permanence. Moi, c'est ma nature. Et je m'y étais engagé pendant la campagne, être un député de proximité, de répondre à chaque sollicitation. Je vais vous dire, quand on est sur le terrain, on voit des moments et des situations socialement très, très durs. Très, très durs. Et on a besoin de les connaître. Ça nous affecte. Nous aussi, on est humains.

En tant que député, ça nous affecte énormément. Et on a besoin d'aller au maximum à la rencontre des habitants de notre circonscription pour, on va dire, toucher à tout et savoir au maximum, je ne suis pas parfait non plus. Je ne connais pas tous les sujets. Donc je vais voir nos artisans, nos commerçants, nos retraités, nos agriculteurs, nos professeurs. J'ai besoin de connaître leurs conditions afin de, lorsque je suis à Paris, que je vois un amendement passé, que je vois une proposition de loi, de savoir, ah, ça c'est un mauvais amendement, on m'en a parlé, je sais que ça ferait une telle activité, etc.

24:10
Invité

Alors justement, je voulais rebondir dessus. Comment comptez-vous rester à l'écoute des habitants tout au long de votre mandat ? Et avez-vous prévu des permanences ou des consultations citoyennes régulières dans la circonscription ?

24:22
Anthony Boulogne

Tout à fait. Alors là, nous allons bientôt avoir la permanence parlementaire qui va ouvrir d'ici deux semaines la place Saint-Antoine à Pont-à-Mousseau. C'est un lieu d'accueil, de rendez-vous. Chaque personne pourra venir et solliciter un rendez-vous sur un dossier particulier. et des déplacements qui sont extrêmement nombreux. Je crois que là, en six mois, je suis presque à 117 déplacements sur la circonscription, de répondre à toutes les sollicitations possibles. Et c'est comme ça qu'on maintient le lien avec les habitants de la circonscription, que ce soit des moments festifs ou plus formels, des liens aussi avec nos institutionnels.

Donc toujours ce lien, passer le maximum de temps auprès d'eux. Théo a une autre question à poser, on t'écoute.

25:03
Invité

Alors concernant la thématique de la sécurité, quelles sont vos propositions pour renforcer la sécurité dans notre territoire, sans bien sûr stigmatiser certaines populations ?

25:13
Anthony Boulogne

Écoutez, la sécurité est au cœur du programme du Rassemblement National. Je pense qu'il n'y a plus besoin de trop le démontrer à ceux qui nous écoutent. La première chose, c'est déjà allouer un bon budget à nos forces de sécurité intérieure. En lien avec le ministre de l'Intérieur, M. Retailleau, qui a l'air de prendre assez sérieusement quand même, mais il faut le dire, le sujet en main, on va voir s'il n'est pas quand même gangréné par les idéologies de gauche et freiné par sa majorité, c'est déjà un bon budget.

C'est renforcer aussi moralement nos forces de sécurité intérieure, nos policiers, nos gendarmes, qui subissent insultes, mépris, à longueur de journée, qui ont des missions extrêmement difficiles, et je veux leur assurer de tout mon soutien, c'est de leur donner des dotations financières, matérielles et morales, qu'ils méritent. Voilà, donc je me rends régulièrement, je me suis rendu régulièrement dans la brigade de froid, etc. C'est aussi des moyens humains, qui souvent, on a des brigades, qui n'ont pas assez d'hommes et de femmes, qui sont sous-dotés, et donc du coup, ça impacte la sécurité au quotidien des habitants de notre circonscription.

Il y a un fléau aussi qu'il faut lutter, c'est les cambriolages, c'est l'atteinte aux biens qui explose en Meurtre et Moselle, exactement. Les atteintes aux personnes très très très bien sont en train de baisser un petit peu en Meurtre et Moselle, mais les atteintes aux biens explosent, et ça crée un sentiment, même pas un sentiment, ça crée une insécurité sur le territoire, donc qu'il soit assuré de mon dévouement au quotidien, afin d'être mon groupe le Rassemblement National, afin d'améliorer la sécurité partout en France, partout en France. La mise en prison est-elle

26:45
Invité

une solution la seule, ou il y en a-t-il d'autres, puisqu'on manque de place de prison, on ne met plus en prison parce qu'on ne peut pas ? La première chose à faire,

26:54
Anthony Boulogne

c'est de reconstruire massivement des places de prison dans ce pays. 15 000 étaient promises. 15 000 étaient promises, je crois qu'on n'aime pas 5 000. Donc il en faut même plus que 15 000. Maintenant, quand on voit la situation actuelle, moi je ne m'imagine pas laisser des délinquants et des criminels dangereux pour la société errer dans nos rues. On voit que le brassard électronique a quand même ses limites. On voit que nos centres de rétention administrative pour les OQTF explosent. Déjà, il faut peut-être penser à renvoyer tous les étrangers qui ont purgé leur peine et les renvoyer dans leur pays. Ça libérera des places de prison, même en amont, on peut le faire aussi.

Mais dans la mesure où leur peuple veut bien les reprendre. C'est le rôle de la diplomatie française de faire son travail. C'est au pays de reprendre leurs nationaux dont la France ne veut plus parce que ce sont soit des criminels ou des délinquants, je dis bien ou des criminels ou des délinquants, ou qui n'ont rien à faire sur le territoire national. Et déjà, avec ça, on va libérer des places de prison. Mais c'est aussi, vous savez, c'est avoir une vision politique. Et c'est ce que les Français ont besoin sur la sécurité, c'est avoir une vision politique, c'est construire... Il faut une vision, un cap clair, on va dire, jusqu'à...

sur les dix prochaines années, on va construire tant de places de prison, on s'y tient. Les peines planchées, maintenant, on s'y tient. Et donc, je peux vous dire qu'avec ça, la sécurité va se rétablir progressivement et surtout la fin de l'impunité. La fin de l'impunité. Il faut que lorsqu'on commette un délit ou un crime, ou qu'on s'apprête à commettre un délit ou un crime, on sache que la sanction va être extrêmement sévère. Et donc, c'est un travail aussi de dissuasion qui doit être réalisé.

28:24
Invité

Voilà un dernier mot que vous auriez ajouté sur l'un des thèmes pour souhaiter

28:33
Anthony Boulogne

mes meilleurs voeux. Merci, c'est vrai. C'est encore le moment. On y a encore jusqu'au 31 janvier. Souhaiter mes meilleurs voeux à tous ceux qui nous écoutent, tous ceux du bassin de Pont-à-Mousson et tous les habitants de la sixième circonscription. Leur dire, quand même que j'ai un message d'optimisme toujours à leur donner, qu'ils ont des élus, les élus du Rassemblement National qui sont des élus extrêmement engagés sous la présidence de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, qui sont là pour prendre des mesures de bon sens et que nous sommes là pour honorer, honorer vraiment le mandat qu'ils nous ont donné et qu'on va se battre pour eux au quotidien.

29:10
Invité

Voilà. Votre supplément, tu avais un petit message à envoyer pour un titre de musique. Une dédicace pour la fin. Oui, c'est une petite dédicace pour mon papa qui est gravement malade à l'heure actuelle et comme je sais qu'il est fin de Johnny Hallyday. J'espère qu'il nous écoute actuellement. J'espère aussi. Plein de belles ondes positives du 96.5 à votre papa. Merci beaucoup pour lui. 100%. Toujours trouver les mots enfants ensemble on est devenus grands de bons points en double zéro temps d'amour on s'apprivoise au jour le jour du faire face et entre le feu et la glace de la glace

32:26
Locuteur

de la glace