LA PIRE CURE D'AUSTÉRITÉ DU 21E SIÈCLE SE PRÉPARE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui dans ce projet vous fait dire que nous allons vers l'austérité en 2024 ?
- 2:00OuverteRéponse directe
C'est quoi pour vous l'austérité Manon Aubry ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce pacte est moins d'ingérence de l'UE dans les budgets nationaux ?
- 6:00OuverteÉludée
Est-ce que ce n'est pas l'endettement public qui est l'enjeu principal ?
- 8:00OuverteRéponse directe
COP27 a-t-elle encore un sens selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Manon AubryChiffre
« il y a eu 63 fois des recommandations de la part de la Commission européenne de couper dans les services de santé »
- 4:00Manon AubryChiffre
« Emmanuel Macron s'engage par exemple à faire 8 milliards d'euros d'économies avec la réforme des retraites »
- 6:00Manon AubryChiffre
« aujourd'hui on est au moins au double du taux de déficit vers lequel on doit s'acheminer pour 2027 »
- 10:00Manon AubryChiffre
« on en est qu'à 300 millions de récupérés et en réalité les besoins entre temps ont largement grandi on estime que d'ici 2030 c'est au moins 300 milliards d'euros qui seront nécessaires »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
allez 18h15 sur BFM Business et donc Manon Aubry qui est avec nous député européenne président du groupe de la Gauche au Parlement européen bonsoir madame Aubry bonsoir merci beaucoup d'être avec nous pour parler de ce qui nous attend alors ce qui d'après vous nous attend en 2024 puisque j'ai eu ça sur votre blog je crois vous nous annoncer le retour de l'austérité en 2024 en France en Europe à cause de quoi à cause de cette nouvelle mouture du pacte de stabilité et de croissance que Bruxelles a présenté la semaine dernière qu'est-ce qui dans ce projet voulait se penser que nous allons vers l'austérité et c'est quoi pour vous l'austérité Manon broyeur finalement alors commençons en effet par ce que sont ses règles qui sont issues du pacte de stabilité de croissance c'est le fameux critère des 3% déficits et 60% de dettes qui n'ont pas changé qui n'ont pas changé et qui sont des critères qui ont été inventés sur un coin de table y compris ceux qui l'ont inventé on dit non en fait ça aurait pu être deux ça aurait pu être 4 on est les seuls pays au monde les pays de l'Union européenne à appliquer arbitrairement cette règle ses règles et il se trouve que ces règles ont été suspendues au plan cœur de la crise du covid donc on s'est quand même aperçu que couper dans les services de santé c'était pas forcément la bonne idée on a compté il y a eu 63 fois des recommandations de la part de la Commission européenne de couper dans les services de santé et donc ces règles ont été suspendues jusqu'en 2024 qui est l'année où est censé être introduite une réforme de ces règles on avait beaucoup d'espérance et beaucoup d'attentes on s'est dit bon ça y est ils sont tous aperçus que ces règles ne fonctionnent plus et on va penser à un autre cadre de coordination ce que je pense qu'il faut quand même coordonner les politiques économiques au niveau européen et en fait derrière une forme de flexibilité maquillée en réalité on va donner un peu plus de temps aux étapes pour se conformer mais on va renforcer les sanctions et c'est là que je dis que c'est le retour de l'austérité parce que jusqu'à présent en fait les 3% de déficit étaient utilisés comme un totem mais il y avait très peu de sanctions au niveau européen on a compté 170 infractions à ses règles et 0 sanctions et donc qui dit sanction dit derrière des États qui vont devoir jamais vraiment faut le dire franchement et oui et justement là ce qui va être fait c'est pour une fois les sanctions vont être appliquées ce qui veut dire que la France est d'ailleurs Emmanuel Macron il sait déjà engagé à retourner sous la barre des 3% d'ici la fin du quinquennat en 2027 concrètement c'est nos services de pédiatrie là qui sont complètement sous l'eau et saturée bah des moyens qu'on devrait investir dans les services de pédiatrie ne sont pas fait parce que ça veut dire être au-dessus des 3% de déficit mais justement ce pacte c'est aussi plus de flexibilité sur la réduction de la dette non en réalité là ce que propose la réforme de la Commission européenne c'est d'avoir entre deux et quatre ans de plus pour se conformer mais honnêtement de pratiquer leur propre feuille de route justement en arbitrer entre les investissements d'avenir les objectifs n'ont pas été changés par exemple je vous fais la démonstration que je ne suis pas aussi un cadre de coordination si demain la Commission européenne disait il nous faut l'enjeu de notre temps on va en parler après c'est un enjeu climatique l'EN notre temps c'est la lutte contre les inégalités et les investissements des États doivent être tout droit dirigés dans cette direction voici les objectifs que nous nous fixons et les recommandations qui découlent de cela qui sont par ailleurs décidés démocratiquesment et collectivement ce qui a pas été le cas pour là les règles austéritaires qui sont imposées par la Commission européenne alors oui on pourrait en discuter sauf que c'est pas du tout le cas dans le dernier programme de stabilité envoyer par la France à la Commission européenne Emmanuel Macron s'engage par exemple à faire 8 milliards d'euros d'économies avec la réforme des retraites voilà les conseils concrètes de règles absurdes qui ont été inventées à Bruxelles et qui ont des conséquences dans nos vies parce que là des critères en train de discuter mais est-ce que c'est vraiment ça l'enjeu finalement quand vous savez que nous allons sans doute passer à l'aigrement d'ici quelques semaines quelques mois la barre des 3000 milliards d'euros d'endettement public en France est-ce que c'est pas de ça qu'il faut se soucier quand même madame Aubry quand les marchés financiers vont commencer à nous rattraper vous voyez ce qui se passe au Royaume-Uni est-ce que vous dites pas bah demain les marchés financiers peuvent tomber sur la France comme ils sont tombés sur le Royaume-Uni avec une ferrocité absolument ABS la différence du Royaume-Uni c'est que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne et je pense qu'ils ont payé un prix important la zone euro elle est extrêmement forte et aujourd'hui vous voyez en deux ou trois ans on a augmenté notre taux de déficit et de dette en France mais comme dans la plupart des États européens et pour autant il ne sait rien passer parce que ce sont des écritures comptables parce que par ailleurs sont toujours là ce qui seraient principalement et je pense que la question de d'une politique monétaire elle doit se poser dans un cadre démocratique également aux États-Unis au Japon dans tous les autres pays du monde on discute démocratiquement de l'orientation de la politique monétaire et elles doivent être elles doivent être mises je pense aussi au service de la lutte contre changement climatique et les inégalités donc vous le voyez je pense que on peut s'accorder sur un cadre de coordination des politiques économiques arrêter de fixer des objectifs qui sont des objectifs qui sortent de nulle part et qui en ont aucune validité économique et de cette manière là prendre une note direction que celle qui nous est imposée qui est une véritable direction de l'austérité qui veut dire des sacrifices intermédiaire madame non bien sûr quand vous voyez aujourd'hui on est au moins au double du taux de déficit vers lequel on doit s'acheminer pour 2027 ça veut dire concrètement des économies drastiques dans notre système de santé qui est déjà complètement en asphyxie donc oui un exemple concret oui et il se trouve que dans les dernières discussions budgétaires à la fois au projet de loi de finances et projet de loi de finances de la sécurité sociale le gouvernement a refusé davantage d'investissement justement en utilisant cet argument des 3% déficit soit dit en passant c'est le gouvernement veut de nouvelles recettes fiscales on en a proposé tout un certain nombre que ce soit la taxe sur les super profits l'attaque sur les super dividendes proposées par sa propre majorité du MoDem donc vous le voyez la question n'est pas seulement la question des dépenses on est sans problème là pour discuter aussi la question des recettes et manifestement Emmanuel Macron et la Commission européenne refuse aussi d'aller chercher de l'argent de là où il est mais vous êtes d'accord quand même pour dire que ce pacte tel qu'il est repensé et c'est quand même moins d'ingérence justement de l'Union dans la gestion des budgets et nationaux non c'est pas vrai quand les sanctions sont beaucoup plus importantes en réalité c'est davantage d'un gérance qu'est-ce qui se passe dans la situation actuelle c'est que souvent les 3% de déficit sont utilisés on va se le dire comme une excuse par les gouvernements vous l'avez dit vous-même il y a très peu de sanctions qui sont appliquées si à la fin le bâton est plus sévère et que les sanctions sont plus importantes alors les états vont appliquer avec davantage de zèle les recommandations de la Commission européenne donc au contraire ça leur donne davantage de poids et d'où mon inquiétude et l'inquiétude qui doit être je pense la nôtre et ce alors qu'un consensus se dégageait pour dire que ces règles n'avaient plus aucun sens Emmanuel Macron lui-même disait qu'il fallait les revoir je ne comprends pas pourquoi on garde ses objectifs sur la table alors c'est ces règles non plus aucun sens est-ce que les grandes réunions internationales ont toujours du sens je pense notamment à la Coop évidemment 27 qui vient de s'ouvrir en Égypte on a de penser cet entretien avant d'être en direct en disant toutes les deux qu'on était à Glasgow l'année dernière on sait que aujourd'hui les chances de dépasser à réchauffement à 1,5 degrés et bien elles sont elles sont très minces de ne pas dépasser est-ce que vous pensez que ces rendez-vous ont encore un sens j'aimerais que ça Coop 27 elle soit une coque qui permette aux états de du monde entier de prendre des engagements qui leur permet de respecter l'engagement initial qui date de quand même il y a six Coop la cop21 et d'être dans la trajectoire de 1,5 degrés maximum de réchauffement le fait que aujourd'hui le dit de toute façon aujourd'hui on n'y est pas non on y est absolument pas aujourd'hui si vous prenez tous les engagements des états vous êtes au mieux autour de 2,5 degrés si tenter qu'il respecte leurs engagements sachant qu'on a quasiment aucun État la France y compris qu'a été condamné pour une action climatique qui ne respecte pas ses engagements ça c'est le premier enjeu de cette coop et de ce point de vue là c'est vrai qu'il y a plus grand chose en attente quand on voit à quel point de ces engagements sont le deuxième enjeu qu'est-ce qu'il faut faire est-ce qu'il faut des mesures coercitives je pense pour assurer que les gouvernements je pense qu'il fallait leur promesse je pense qu'il faut des mesures coercitives si vous voulez à la fin sinon le prix de toute façon à payer sera beaucoup trop grand et il y a souvent une logique des politiques qui est assez court thermiste qui consiste à défendre dans le court terme en disant on essaie de se protéger de la catastrophe mais en fait la catastrophe elle va arriver plus vite que prévu on le voit avec les immenses inondations au Pakistan etc et que un des enjeux de cette COP c'est aussi la question qu'on appelle des pertes des dommages d'un fond qui doit être notamment financé par les États les plus riches les plus pollueurs en faveur des États qui subissent déjà les effets du changement climatique et de ce qu'on appelle exactement il y avait un engagement là aussi de la COP 21 à 100 milliards on en est qu'à 300 millions de récupérés et en réalité les besoins entre temps ont largement grandi on estime que d'ici 2030 c'est au moins 300 milliards d'euros qui seront nécessaires pour faire face déjà aux impacts du changement climatique donc vous le voyez dans le même temps on doit faire face aux impacts du changement climatique et en même temps changer nos pratiques il y a urgence et là aussi je reviens à Emmanuel Macron il faut de la cohérence quand il refuse d'investir dans la rénovation thermique et utilise le 49-3 pour revenir sur un amendement qui était voté à l'Assemblée nationale alors il y a de quoi être désespéré ou mener la bataille encore plus forte parce que moi je fais partie d'une génération qui je pense est condamné à l'inaction climatique sauf un réveil sursaut et c'est ça que j'appelle de l'éveil faut évidemment mener la bataille encore même si vous avez qu'on nous prépare déjà une poursuite des discussions au delà de vendredi date à laquelle les discussions devaient s'achever voilà vous craignez le communiqué sans saveur du vendredi du dimanche ou du lundi matin finalement c'est sans fin mais à la fin c'est beaucoup de diplomatie je souhaite que au-delà de la diplomatie et surtout beaucoup d'actes on le souhaite en tout cas merci beaucoup Manon oui merci de passer nous voir la député européenne et les filles président du groupe de la Gauche au Parlement européen merci beaucoup
Manon Aubry