Éric Zemmour, président de "Reconquête !", auteur de "La messe n'est pas dite" (Ed. Fayard) - 02/11
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Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin c'est Éric Zemmour. Merci beaucoup d'être notre invité, président de Reconquête à mes côtés. Pour vous interroger ce matin, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV, et Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune Dimanche. Bonjour Guillaume, bonjour Éric Zemmour. La Tribune Dimanche, notre partenaire de BFM Politique. Alors avec vous, on va bien sûr évoquer ce livre que vous venez de publier, « La messe n'est pas dite pour un sursaut judéo-chrétien ».
On va parler bien sûr du débat budgétaire qui se déroule en ce moment encore à l'Assemblée nationale, et bien sûr des propos, on le disait, du ministre de l'Intérieur, le nouveau ministre de l'Intérieur sur la question des relations avec l'Algérie. Mais d'abord à Amand, on voyait ces informations ce matin, cette attaque effroyable au Royaume-Uni. Dix personnes blessées lors d'une attaque au couteau dans un train qui reliait Doncaster à Londres. Neuf d'entre elles sont en danger de mort. Il y a quelques instants, on l'a entendu, la police anglaise semble écarter la piste terroriste. Comment vous percevez cette information ?
Écoutez, d'abord, évidemment, comme tout le monde, l'effroi, l'horreur pour ces pauvres gens qui ont été agressés comme ça au couteau. Et je ne peux pas, je vous avoue, m'empêcher de regarder et d'écouter les commentaires de la police anglaise avec un petit sourire narquois. Pourquoi ? Parce que je vais vous dire pourquoi. Parce qu'ils prennent moult précautions pour nous faire croire. Et peut-être que c'est la vérité d'ailleurs. Mais en tout cas, pour surtout qu'on ne pense pas que c'est un Pakistanais ou un type de cet acabit-là. Puisque je me souviens que la police anglaise a dissimulé pendant des années des viols de centaines de jeunes anglaises par des gangs d'Afghans et de Pakistanais.
Et donc, moi, je n'ai aucune confiance dans la police anglaise. Donc, quand elle nous dit, ce sont deux Britanniques nés en Angleterre, je me dis, ouh, il y a Anguissou Roche. Voilà, c'est tout. Maintenant, j'attends, comme tout le monde, de connaître les véritables identités de ces criminels.
Je rappelle que vous étiez présent à Londres début septembre pour la grande manifestation qui avait été organisée contre l'immigration. Vous étiez présent sur place. Donc, vous doutez de la version de la police britannique. Depuis cette histoire que je vous ai évoquée,
je doute à chaque fois de la version de la police britannique.
Alors, Éric Zemmour, on le disait ce matin, Laurent Nunez, le nouveau ministre de l'Intérieur, se démarque de son prédécesseur Bruno Rotaillot et montre que le vote de cette semaine à l'Assemblée nationale ou une résolution du Rassemblement National pour dénoncer les accords franco-algériens de 1968 a été voté. Ce vote, ça ne lui plaît pas au ministre de l'Intérieur. Laurent Nunez regrette, chez nos confrères du Parisien, je cite, les conditions dans lesquelles s'est déroulé ce vote. Lui considère désormais qu'il faut aller avec l'Algérie vers une coopération apaisée, dit-il, mais qui doit rester exigeante. Une coopération apaisée avec l'Algérie, c'est la bonne solution ?
Écoutez, je vous avoue que j'ai lu ce matin l'interview de notre nouveau ministre de l'Intérieur. Je me suis dit que c'était absolument lunaire. Pourquoi ? C'est un peu du castaner sans l'accent, voyez-vous. C'est-à-dire qu'on est revenu à un militant socialiste, Bontain, qui raconte des boniments aux Français. Ne vous inquiétez pas, tout va très bien, Madame la Marquise. Les Algériens sont gentils, d'ailleurs. Le ministre de l'Intérieur de l'Algérie m'a appelé. On est ravis pour lui. Il doit y aller, d'ailleurs, ou pas ? Comment ? Il a été invité, est-ce qu'il doit y aller ? Il fait ce qu'il veut. De toute façon, il va y aller, il va se coucher devant les Algériens. On l'a compris.
Il suffit de lire son interview pour comprendre que Nunez va se coucher devant les Algériens. Ok, c'est réglé. Comme ses prédécesseurs. On a compris aussi qu'il donnait cette interview uniquement pour taper son prédécesseur. Toute l'interview est faite pour démolir Retailleau. Je tiens à dire à M. Nunez qu'il dit qu'on voit bien que le rapport de force n'a pas marché puisque les Algériens, non seulement, ne nous renvoient toujours pas leurs OQTF, mais en plus, ils ne collaborent plus avec nous et ils ont gardé ce pauvre Boalame Sansal en prison. Il se trompe et il le sait très bien. M. Retailleau n'a pas établi un rapport de force avec l'Algérie. Il a parlé d'un rapport de force.
Ce n'est pas exactement la même chose comme tout ce qu'il a fait, pardonnez-moi, ce qu'a fait M. Retailleau depuis un an en tant que ministre de l'Intérieur. Il a parlé, oui, comme ça me convenait, comme ça convenait à beaucoup de gens, mais il n'a pas agi en fonction de ce qu'il a dit.
Mais auparavant, nous avions agi. Gérald Darmanin, par exemple, avait coupé les visas de moitié. Ça n'avait pas davantage fonctionné que les paroles très dures de Bruno Retailleau.
Mais, madame, il l'a fait pendant quelques mois et puis après, il s'est couché lui aussi. Il a renoncé. Le rapport de force, il faut que ça dure, il faut que ça fasse mal. C'est un truc quoi, votre rapport de force ? Je vais vous dire, c'est très sain.
Tous les visas ?
Il faut couper tous les visas. Il faut bloquer les regroupements familiales. Il faut bloquer l'argent que les Algériens envoient en Algérie par Western Union. Il faut saisir, si tout ça ne suffit pas, les biens des dignitaires algériens en France. On l'a fait pour les Russes. Il faut interdire aux dignitaires algériens de venir se faire soigner en France. Là, c'est un rapport de force. Et surtout, tenir. Parce que je vais vous dire, M. Nunez dit, c'est terrible si on se brouille avec les Algériens. La coopération sécuritaire...
Oui, mais ce n'est pas un argument à négliger. Ce n'est pas un argument à négliger. Le renseignement algérien permet concrètement d'empêcher des attentats sur notre sol. Ça a été dit par plusieurs ministres de l'Intérieur et pas seulement M. Nunez. Oui, vous avez raison.
Je me suis renseigné, imaginez-vous. J'ai demandé à des spécialistes du contre-terrorisme. À votre phrase, vous devriez mettre un imparfait ou un passé simple, comme vous voulez. Ça a permis effectivement une collaboration étroite lors des attentats de 1995. Vous voyez, ça commence à dater. Aujourd'hui, ça ne sert plus à rien. La coopération avec les services marocains ou même israéliens, on le voit pour le Louvre, est beaucoup plus efficace. Non seulement les Algériens ne servent plus à rien, mais en plus, ils jouent double jeu dans le Sahel où, en vérité, ils ont fait mine de protéger et d'informer l'armée française sur les islamistes au Mali et compagnie.
Et en vérité, ils les montaient contre les Français. Ça, c'est le double jeu des Algériens. Par ailleurs, je tiens à vous dire que qu'est-ce que fait le gouvernement algérien aujourd'hui ? Aujourd'hui, le gouvernement algérien, depuis des mois, affraite des cars, puis des barques pour convoyer des jeunes Algériens pour qu'ils viennent en Europe, en Espagne et en France. Ça, ça s'appelle l'organisation d'une invasion. Une invasion ? Oui, ça s'appelle une invasion. Quand des gens viennent de l'étranger sans être demandé de force, qu'ils forcent nos frontières et que c'est organisé par un gouvernement, ça s'appelle une invasion. Excusez-moi, je parle français.
Le terme d'invasion, est-ce qu'il n'est pas excessif ? Il n'est pas du tout excessif, au contraire. C'est les gens comme M. Nunez qui sont dans la dissimulation du rapport de force avec l'Algérie. L'Algérie se moque de nous, M. Nunez.
Mais précisément, en fait. Elle ne reprend aucun de ses ressortissants. C'est ce qu'explique Laurent Nunez depuis le printemps dernier.
Ça s'appelle bien.
À cause de la crise dans laquelle nous sommes avec eux. Donc, si vous créez une autre crise...
Mais non, elle ne les reprend jamais depuis des années. Ce n'est pas à cause de la crise. Ne reprenez pas les éléments de langage de l'Algérie qui, elle-même, reprend les éléments de M. Nunez. Écoutez-moi, l'Algérie, a décidé, et ce n'était pas comme ça dans les années 80-90, mais elle a changé de stratégie. Aujourd'hui, l'Algérie a décidé que la France était mûre pour une revanche coloniale. Nous les avons colonisés pendant 132 ans. Ils veulent désormais nous coloniser et ils font tout pour. M. Théboun, dans une interview... Ils veulent nous coloniser ? Oui, absolument. Là aussi, c'est excessif, non ? Ils veulent nous coloniser. Comment ? C'est excessif, quand même, non ?
Non, je vous pose la question. Il y a tout ce que je dis, vous allez me dire que c'est excessif. Je vous pose la question ? Non, ce n'est pas... Écoutez, j'appelle un chat un chat. Ce n'est pas parce que vous avez l'habitude, ici, de gens qui ne disent rien ou qui essayent de passer entre les gouttes, comme M. Nunez, que vous allez me dire, à chaque phrase que je prononce, c'est excessif. Non, je dis les choses crûment.
Et dans votre plan, vous coupez les ponts, Éric Zemmour, que deviennent les deux Français emprisonnés, Boilem Sansal et Christophe Blaise ?
Mais, chère madame, vous avez raison. Mais j'ai fait mon deuil de ces gens. Ils ne les libéreront pas. Voilà. Ils ne les libéreront pas.
Parce que la France compte encore sur une grâce, aujourd'hui.
Mais je sais. Mais la France passe son temps à quémander. Il ne faut pas quémander avec les Algériens. Il faut s'imposer par la force.
Voilà. C'est contraire à ce que toujours fait la France lorsque des ressortissants sont à l'étranger. On essaie de les faire libérer par tous les moyens. C'est même, j'allais dire, une certaine obligation de la part d'un pays comme la France.
Et là, vous les abandonneriez ? Non, je ne les abandonne pas. Je dis que le seul moyen de faire céder l'Algérie, c'est la France. Ce n'est pas quémander et passer sous la table. C'est tout ce que je dis. Et ce n'est pas culpabiliser et demander pardon pour une colonisation d'il y a 70 ans. Surtout qu'aujourd'hui, je vous le répète, le colonisateur, c'est l'Algérie.
Il y a une résolution qui a été votée cette semaine à l'Assemblée nationale, même si, effectivement, elle est symbolique. Une résolution visant à dénoncer les accords de 1968, l'accord de 1968. Résolution du Rassemblement national votée, effectivement, par les troupes d'Edouard Philippe, votée par les Républicains. Qu'est-ce que ça dit pour vous ? Ça dit plusieurs choses.
D'abord, j'ai immédiatement félicité les députés et le Rassemblement national qui avaient eu l'initiative. J'avais regretté l'année dernière que les députés du Rassemblement national ne fussent pas présents lors de l'examen de la même résolution. Donc, cette fois-ci, non seulement ils étaient présents, mais en plus, c'est eux qui étaient à l'initiative. Donc, je m'en réjouis. Ça veut dire une deuxième chose sur le plan intérieur français, c'est qu'il peut y avoir, effectivement, des votes communs entre une proposition du Rassemblement national et des gens qui ne sont pas au Rassemblement national et qui sont de droite.
Moi, par exemple, si j'avais été à l'Assemblée nationale, je leur ai évidemment voté. Troisièmement, ça ne veut pas dire ce qu'on a voulu leur faire dire. Ça ne veut pas dire une union des droites. Une union des droites, ça veut dire un accord électoral avant l'élection. Ceux que refusent, mais on en parlera peut-être, et Mme Le Pen et les dirigeants de LR. Quatrièmement, ça ne veut pas dire, et vous l'avez compris, que ce traité va être dénoncé puisque le gouvernement qui aurait pu le faire... C'est que symbolique. C'est que symbolique et déclamatoire.
Article 34 de la Constitution, les résolutions ne conduisent pas, n'orientent pas la politique.
Je ne vous dis pas le contraire. Je vous dis que ça veut dire qu'il y a une majorité à l'Assemblée qui souhaite, et plus encore dans le pays, qui souhaite la dénonciation de ce traité. Un autre point, ça ne veut pas dire non plus que ce traité, une fois dénoncé, on réglerait définitivement la question de l'immigration venue d'Algérie. Ce traité, il faut bien comprendre en deux mots, ce traité était un traité qui compensait et qui corrigeait les accords déviants de 1962 qui mettaient une liberté de circulation entre l'Algérie et la France. Pourquoi ? Il faut se souvenir de ça.
Le général de Gaulle, à l'époque, croyait, ou voulait croire, que le FLN respecterait sa parole et ne massacrerait pas les pieds noirs et qu'il resterait en Algérie. Sauf que les pieds noirs ont compris en 24 heures que c'était, selon le slogan du FLN, la valise ou le cercueil, ils ont préféré la valise. Donc, ils sont arrivés en France. La liberté de circulation ne concernait que les pieds noirs. Et évidemment, les Algériens non pieds noirs, musulmans, se sont engrouffés dans cette brèche pour venir en masse en France, accueillis, comme il se doit, par les entreprises françaises qui étaient bien contentes de payer moins cher des ouvriers.
Aujourd'hui, ça n'aurait aucun sens pour vous de le renégocier comme dit par exemple Sébastien Lecornu. Lui, il n'est pas pour déchirer le traité mais pour le renégocier. Ça n'a aucun sens.
Aucun sens. Aucun sens. D'autant plus, c'est ce que j'allais dire, que ce traité lui-même qui déjà favorisait l'entrée des étrangers algériens en France a été, a pris des proportions énormes à cause de la jurisprudence du Conseil d'État de 2007 qui, en vérité, donne les mêmes droits aux Algériens qu'aux Français. Quasiment, à part le droit de vote. Qui est une jurisprudence scandaleuse. Et qui nous repose la question que je pose depuis maintenant 30 ans parce que j'ai écrit le coup d'État des juges il y a 30 ans du pouvoir excessif de ces hauts magistrats que ce soit Conseil d'État ou Conseil constitutionnel qui, en vérité, sous couvert de droit, gouvernent le pays.
Il faut remettre ces autorités judiciaires dans leur lit et pour qu'ils arrêtent de gouverner à la place du peuple et des représentants.
Évidemment, il y a quelque chose que je ne comprends pas. L'Algérie, vous voyez ou non, ce n'est pas un pays comme un autre pour la France. C'est un pays avec lequel on doit avoir des relations puisqu'il y a à peu près, je crois qu'il y a un Français sur six qui a plus ou moins un lien avec l'Algérie. Vous me mettez dedans ? Oui. Ah d'accord. Un Français sur six à peu près. Donc vous voyez, je suis dedans moi aussi. Je veux dire, à vous entendre, on n'a plus aucune relation avec l'Algérie. C'est un pays qu'on met au banc. On ne veut plus en entendre parler. C'est un peu la vision que vous avez de la relation diplomatique qui pourrait exister parce qu'il faut bien une relation diplomatique.
Pour vous, il n'y a plus rien. Je vous répète.
Ça paraît impossible. Bien sûr que c'est impossible. On a des relations avec les 150 pays qui existent. Mais l'Algérie, ce n'est pas un pays comme un autre. Pour moi, c'est un pays comme un autre. Et par ailleurs, vous voyez, mes parents y sont nés. je n'ai aucune ni nostalgie ni culpabilité. Vous voyez ? Parce que je sais que moi, quand on nous explique que la colonisation de l'Algérie a pillé l'Algérie, je me marre doucement. Parce qu'à ma connaissance, on ne pille pas des marécages et des étangs. Vous voyez ? Donc ça, c'est réglé pour moi.
Donc l'Algérie est pour moi un pays, je vous le rappelle, je vous le redis, qui est un pays non seulement qui est un pays comme un autre, mais qui est un pays qui nous agresse, qui nous envahit, qui envoie sa jeunesse nous coloniser. Donc moi, j'estime que c'est un pays ennemi aujourd'hui. Donc il faut le traiter comme un ennemi. Et donc après, quand on aura réglé ça, vous avez raison, on aura des relations normales comme avec n'importe quel pays.
Éric Zemmourie, il se vote cette semaine à l'Assemblée nationale. Le débat budgétaire continue évidemment de marquer les débats également à l'Assemblée nationale. Quel regard vous portez sur ce débat ? La sorcellerie fiscale est inacceptable, juge Roland Lescure, le ministre de l'Économie, ce matin, dans les colonnes de la Tribune dimanche.
Écoutez, je regarde ça depuis une semaine, 15 jours, avec à la fois effroi et grand intérêt. Je vous explique. Effroi parce que on voit bien que c'est la foire aux impôts et aux taxes dans le pays déjà le plus imposé du monde. Si vous voulez, là on a une orgie d'impôts, un foisonnement de taxes et ça m'effraie parce que je me dis que ce sont les Français, les entreprises françaises en particulier, qui vont en pâtir.
mais je regarde cela avec un grand intérêt parce que comme il n'y a pas de majorité et comme il n'y a pas de 49-3, on voit la vérité budgétaire, fiscale et donc politique de chacun des groupes qui sont représentés à l'Assemblée nationale comme si, en vérité, ils gouvernaient déjà. Bien sûr qu'il n'y a pas une réalité pour tous puisqu'il n'y a pas la majorité pour tous mais... Et je finis simplement. La grande leçon qu'on tire de ces débats, c'est la convergence fréquente et régulière et assumée du groupe RN et du groupe LFI autour de textes signés par Attaque.
Attaque, c'est un groupe qu'on connaît bien, qui est un groupe depuis les années 90 anti-mondialisation, anti-capitaliste d'extrême-gauche et qui fait le lien entre les deux groupes RN et LFI qui ont la même vision anti-capitaliste de l'économie.
C'est-à-dire que le RN est de gauche pour vous ? C'est-à-dire que c'est du socialisme ? Est-ce qu'il est en train de se passer à l'Assemblée ?
Chère madame, quand j'étais à votre place sur une autre chaîne, bien sûr, il y a à peu près 15 ans, j'étais, je crois, je parle sur le contrôle de Bruno Jeudy, le premier à dire que Mme Le Pen était de gauche et que le nouveau parti, le rassemblement national qui n'est pas le front national de Jean-Marie Le Pen était de gauche. Elle dit qu'elle n'est ni de gauche ni de droite.
Elle se moquait de moi. Elle dit qu'elle est pour la France.
Non mais tout le monde est pour la France. Et elle dit qu'elle veut l'unité nationale. Tout le monde veut l'unité nationale. Moi aussi, je veux avoir 100% derrière moi. Ça, c'est sûr que tout le monde veut ça. Non, elle est de gauche, elle est socialiste en économie et d'ailleurs, ils sont exactement, je vais vous dire, parce que c'est très intéressant ce qui se passe et je ne sais pas si vous suivez les débats sur Twitter enflammés entre M. Jean-Philippe Tanguy et Sarah Knafow sur le budget et sur la fiscalité.
C'est très intéressant parce que c'est le vieux débat qui date des années 90 que j'ai bien connu en tant que journaliste politique entre les souverainistes de gauche et les souverainistes de droite. Les souverainistes de gauche autour de M. Chevènement voulaient absolument comme aujourd'hui M. Tanguy accumuler les impôts pour contrôler les entreprises. Alors, une question très concrète justement. je finis la phrase. Et les souverainistes de droite autour de M. Pasquois de M. Philippe de Villiers disaient il faut protéger à l'extérieur et libérer à l'intérieur. Ce débat n'a pas changé de signification.
Pour être précis, vous faites allusion dans votre dénonciation de la foire aux impôts et notamment le rapprochement ou parfois les alliances qu'il y a pu avoir et notamment sur une taxe la taxe sur les multinationales. Alors, oui absolument je fais réponse à celle-ci
mais celle-ci vous ne l'auriez pas votée. Non. Je vais vous expliquer pourquoi si vous me permettez. D'abord, ce n'est pas sur cette taxe seulement. Il y a, je ne sais pas combien, une dizaine d'impôts nouveaux qui ont été votés par LFI et le RN. Celle-ci, c'est la plus spectaculaire 26 milliards. Vous avez raison, c'est la plus spectaculaire. 26 milliards attendus ça fait un point de PIB. C'est colossal. Alors, au départ cette taxe est pleine de bonnes intentions. On nous dit les grands groupes français et étrangers dissimulent des dépenses, etc. Des recettes, les envoient à l'étranger et puis comme ça elles payent moins d'impôts en France. Très bien. Et M.
Tanguy pour le Rassemblement National et les LFI nous disent et bien c'est très bien voilà ce qu'on va faire. C'est ce qu'ils ont voté. On va dire que si une entreprise française ou étrangère je précise a des recettes et à un bénéfice qui est inférieur à ces recettes en France ça veut dire qu'ils fraudent et qu'ils doivent être imposés comme ces recettes. En gros et c'est là que je me distingue d'eux qu'est-ce qu'ils nous disent ces gens qui sont profondément des marxistes en vérité que ce soit au Rassemblement National ou à LFI. Ils nous disent que toutes les entreprises doivent avoir dans tous les pays la même rentabilité.
Or évidemment que la France en France ils ont une plus faible rentabilité puisque la France est le pays où les taxes sont les plus élevées où les charges sociales sont les plus élevées. Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les entreprises françaises vont être encore plus poussées à délocaliser. C'est ce qu'ils font déjà depuis 30 ans. Vous savez qu'aujourd'hui 80% des bénéfices des entreprises françaises sont à l'étranger. Et deuxièmement les entreprises étrangères devront ouvrir leur compte mondiaux
aux agents du fisc. Ils ne vont jamais accepter ça. Éric Zemmour on poursuit dans un instant. On va bien sûr évoquer en détail votre livre La Messe n'est pas dit dans lequel vous évoquez notamment Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie. On verra que c'est assez intéressant parce qu'il y a un sondage qui a été publié aujourd'hui à 500 jours d'élection présidentielle. Vous restez avec nous sur BFM. Éric Zemmour ça se poursuit dans un instant.
Vous êtes bien sûr BFM Politique notre invité c'est Éric Zemmour à mes côtés Bruno jeudi Amandine Atalaïa nous sommes à 500 jours de la prochaine élection présidentielle l'occasion de dévoiler ce sondage réalisé par l'institut Elab pour BFM TV et la tribune dimanche première leçon le Rassemblement National quel que soit son candidat ou sa candidate arrive très nettement en tête 34% pour Marine Le Pen jusqu'à 37,5% selon les configurations 35% dans cette configuration là pour Jordan Bardella comment est-ce que vous analysez ce sondage Éric Zemmour vous vous êtes crédité entre 4,5% et 6% des voix jusqu'à 6,5% si éventuellement c'est Sarah Knafow qui est la candidate de Reconquête comment vous analysez ce sondage à 500 jours de la présidentielle Écoutez il y a plusieurs choses à dire on peut dire ça très vite
la première toujours j'ai une certaine expérience d'observateur politique j'ai toujours vu que les gens qui étaient très largement en tête à comme vous dites 500 jours de l'élection présidentielle en général perdaient l'élection présidentielle et n'étaient pas au second tour ils s'appelaient Edouard Balladur ils s'appelaient Lionel Jospin ils s'appelaient Alain Juppé on pouvait même remonter à plus loin Raymond Barre etc ça c'est la première chose c'est objectif ça ne veut pas dire que ça va encore se passer comme ça mais enfin c'est comme ça deuxièmement on voit bien que derrière le rassemblement national qui rassemble hors campagne tous les gens qui veulent renverser la table je dis bien hors campagne parce que les gens les électeurs la plupart des électeurs n'écoutent de façon attentive et détaillée que pendant la campagne présidentielle donc pour l'instant le rassemblement national est le point de rencontre de tous les gens qui se disent il faut balayer tout ça il faut balayer Macron il faut balayer le système etc très bien
mais deux questions je vais sur le rène d'abord est-ce que Jordan Bardella pour vous a de meilleures chances de gagner que Marine Le Pen
non
pourquoi
parce que je pense que la campagne et je vous l'ai dit la campagne électorale a sa propre vérité et il n'est pas au niveau et que je pense que Marine Le Pen a plus d'expérience d'épaisseur et qu'une campagne présidentielle j'en ai fait l'expérience c'est très difficile et à la fin on voit on voit à travers du candidat et donc c'est très dur moi je vous rappelle Marine Le Pen en juin 2021 j'ai retrouvé ça il n'y a pas longtemps par hasard était à 32%
non mais ils ont déjà été à 30% mais si on reste sur Jordan Bardella qui aujourd'hui dans l'hypothèse d'une Marine Le Pen inéligible serait le candidat est-ce qu'il a les épaules pour être candidat et président de la République
c'est pas à moi de répondre c'est les français qui répondront moi je dis simplement que et je crois avoir déjà dit cela la dernière fois que dans l'histoire de France on a donné le pouvoir à un homme de 30 ans il s'appelait Napoléon Bonaparte c'était un génie qui avait sauvé la France qui avait conquis l'Italie qui lisait je sais pas combien de livres par jour etc etc je ne crois pas ce n'est pas être insultant pour Jordan Bardella qu'il est de cette trempe là donc voilà on verra bien je vous dis la campagne a sa propre réalité donc nous verrons en campagne Amandine
et deux questions de plus vous disiez à la dernière campagne présidentielle et ça l'avait beaucoup froissée que Marine Le Pen ne gagnerait jamais vous le pensez toujours
est-ce qu'elle a gagné ?
ça s'applique à Jordan Bardella aujourd'hui ?
est-ce qu'elle a gagné ? est-ce qu'on m'a expliqué en 2022 qu'elle devait gagner elle n'a pas gagné ? en 2024 on m'a expliqué que Jordan Bardella devait être Premier ministre il n'est pas Premier ministre je vous réponds est-ce qu'elle a gagné ?
donc vous n'y croyez pas donc ma prophétie
c'est rabéler exacte
et est-ce que vous avez des échanges avec eux aujourd'hui que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
non
jamais rien ?
non alors il y a une autre vous savez c'est simple on parlait de Jean-Philippe Tanguy tout à l'heure il a dit sur vos confrères de CNews on lui a demandé pourquoi il acceptait l'alliance avec Eric Ciotti et pas avec Eric Zemmour et il a répondu Eric Ciotti s'est effacé et aligné moi je ne m'aligne pas et je ne m'efface pas
je comprends voilà c'est un choix vous ne vous effacez pas ça veut dire que vous pensez que vous êtes en situation en situation politique de pouvoir porter une nouvelle candidature présidentielle et moi ce que je sais c'est que
je porte un discours des idées qui ne sont portées par personne voilà et que ma voix notre voix puisque désormais je suis heureux de voir que Sarah Knafo après 18 mois de vie politique ce qui est quand même exceptionnel personne ne la connaissait enfin le grand public ne la connaissait pas il y a 18 mois elle est créditée de 6% vous voyez c'est formidable ce serait une bonne candidate à la présidentielle en tout cas c'est formidable je peux vous dire moi vous savez et ce serait une bonne candidate ou pas la preuve ça serait une très bonne candidate puisque elle est créditée de 6 ou 6% ça peut être elle la candidate au final écoutez moi je si vous voulez je suis ébahi par ça je veux qu'on s'arrête une minute là dessus parce que c'est quand même assez extraordinaire de voir cette femme qui n'était pas connue du grand public il y a 18 mois qui aujourd'hui est créditée de 6 ou 6,5% dans les sondages présidentiels ça c'est ça c'est qu'est-ce que c'est mais précisément
comme dit Guillaume il n'y aura pas de primaire à reconquête donc en fonction de quoi vous déciderez si c'est vous le candidat ou si c'est Sarah Knafo
mais ça ce n'est pas le sujet
ah si ce n'est pas le sujet
je vous assure que ce n'est pas le sujet que je ne répondrai pas ici simplement je vous dis simplement
en tout cas c'est ouvert
tout ce qui est bon pour Sarah Knafo est bon pour moi il y a un autre moi vous savez je ne suis pas de ceux qui veulent autour de moi des gens médiocres parce qu'ils n'ont pas confiance en eux moi j'ai suffisamment confiance en moi pour avoir autour de moi des gens brillants et intelligents et à priori vous serez le candidat et je nous verrons nous verrons bien sûr qu'à priori je serai le candidat mais nous verrons encore une fois je m'y prépare je pense que notre discours le discours de reconquête est absolument original dans l'espace politique français et que donc cette voie doit être portée
il y a quelques jours j'avais entendu que vous vouliez vous défendiez l'idée d'une candidature de Sarah Knafo à Paris et également à la présidentielle
j'ai rien dit en public pas à Paris mais j'ai rien dit en public Sarah y réfléchit elle est sollicitée de toute part pour être candidate à Paris elle y réfléchit elle n'a pas décidé nous en discutons nous en discutons ensemble voilà elle est également sondée à Paris elle est également sondée à Paris et ce serait une bonne candidate ? ça serait une excellente candidate je pense que ce serait la meilleure candidate vu les autres candidats je pense qu'alors là il n'y a pas photo Eric Zemmour
il y a le maire de Cannes président de l'AMF David Lissnard qui est toujours membre des Républicains qui est justement dans la perspective de la présidentielle a dit cette semaine il faut une primaire qui irait de l'UDI à Sarah Knafo vous êtes prêt à participer à une telle primaire c'est une bonne idée ou pas ?
écoutez je vais vous dire j'ai évolué en fonction de l'évolution des choses je vous explique en deux mots pour moi et dans la cinquième république traditionnellement la primaire c'est le premier tour mais ce que je vous dis là c'est dans le cadre d'une cinquième république classique avec de part et d'autre à gauche et à droite deux grands partis qui s'imposent qui s'affrontent entre eux avant d'envoyer leur champion au second tour là manifestement cette situation n'est plus celle d'aujourd'hui nous avons un paysage complètement dispersé et je me dis que la proposition de Lysnard est intéressante d'ailleurs moi-même souvenez-vous en septembre 2021 j'avais proposé de participer à la primaire de LR et les chapeaux à plumes de LR avaient trouvé des argusies juridiques pour me refuser ma candidature apparemment M.
Lysnard a moins d'arrières foncées politiciennes que
Laurent Wauquiez a dit pareil une primaire de Darmanin à Knafau
j'ai pas entendu M. Wauquiez dire ça il l'a dit effectivement il l'a dit une primaire de Gérald Darmanin à Sarah Knafau et bah très bien et bah alors organisons-la
organisons-la oui pourquoi pas chiche quoi vous voulez chiche exactement on voit que l'autre personne qui est en dynamique dans cette étude d'opinion publiée aussi par la tribune dimanche c'est Jean-Luc Mélenchon qui progresse de trois points dans ce sondage et qui est au coude à coude pour le second tour Jean-Luc Mélenchon que vous évoquez effectivement dans votre ouvrage qui n'est pas un ouvrage politique c'est un ouvrage vraiment historique sur la perte justement d'influence de la chrétienté en France la messe n'est pas dite ça s'appelle pour un sursaut judéo-chrétien mais il y a un chapitre qui s'appelle Tous coupables où vous évoquez effectivement Jean-Luc Mélenchon vous dites c'est cette alliance je cite électorale islamo-gauchiste entre les jeunes des quartiers et la jeunesse étudiante que Jean-Luc Mélenchon a conceptualisé politiquement pour faire de lui et de son mouvement la France Insoumise les nouveaux patrons de la gauche française comment vous expliquez cette dynamique là vous dites finalement pour Jean-Luc Mélenchon la menace aujourd'hui ce ne sont plus les français qui se disent enfin pardon vous dites justement la menace ce sont les français qui se disent de souche qui constitue à ses yeux un problème pour la paix civile oui je reprends une de ses phrases comment vous expliquez néanmoins qu'il soit en dynamique et qu'on le voit et qu'il progresse il est peut-être en route pour le second tour
vous savez quand tout le monde et en particulier du côté du Rassemblement National et de la Macronie ne jurait que par le clivage qu'il disait éternel entre les patriotes et les mondialistes vous vous souvenez de cette histoire on entendait beaucoup Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur ce thème là moi je disais non le clivage de demain c'est entre Jean-Luc Mélenchon et ceux qui veulent que la France reste la France tout simplement parce que si vous voulez il y a une tradition à gauche d'inventer le peuple le fameux peuple de gauche avec le nouveau clivage qu'on impose le peuple de gauche ça a été le tiers état en 1789 l'alliance entre la bourgeoisie et la paysannerie contre les aristocrates puis au 19ème siècle ça a été la classe ouvrière vous vous souvenez de ça et aujourd'hui la nouvelle classe ouvrière le nouveau peuple de gauche ce sont les musulmans alliés avec la jeunesse des écoles endoctrinées par le wokisme c'est cette alliance là qu'incarne Jean-Luc Mélenchon qu'il a compris avant les autres même si elle commençait déjà à se coaguler dès le vote de François Hollande contre Nicolas Sarkozy qui en a déjà profité c'est Jean-Luc Mélenchon qui l'incarne en vérité qu'est-ce que Jean-Luc Mélenchon incarne ?
C'est la vieille tradition française du parti de l'étranger aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon c'est le parti de l'étranger ? Oui c'est le parti de l'étranger c'est-à-dire le parti à chaque fois en France vous savez que la France est envahie il y a des français qui se mettent avec l'envahisseur Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui si vous voulez notre évêque cochon vous savez celui qui a donné Jeanne d'Arc aux anglais c'est la même histoire la même répétition de l'histoire française Qu'est-ce qui vous permet de dire que Jean-Luc Mélenchon
ne serait pas patriote et pour notre pays
pour la France ? Mélenchon n'est pas patriote il n'arrête pas de dire que les français de souche sont un problème il n'arrête pas de vanter la jeunesse africaine il n'arrête pas de dire que la culture chrétienne est complètement misérable et que nous devons tous tout et tous à la culture musulmane je pense que Jean-Luc Mélenchon je vous le répète est l'incarnation du parti de l'étranger
L'essentiel de votre livre c'est vous appeler une rechristianisation de notre pays concrètement ça veut dire quoi ? D'abord pourquoi je dis cela ?
Je vous coupe juste pour dire la France vous dites notamment la France le christianisme n'est plus la France et je veux continuer à vivre en France Absolument
le christianisme a fait la France je dis l'église a fait les rois qui ont fait la nation qui a fait la république donc effectivement le christianisme a fait la France et donc sans le christianisme sans l'identité chrétienne il n'y a plus de France c'est bien ce que pense Jean-Luc Mélenchon il veut en finir avec la France chrétienne et la remplacer par ce qu'il appelle une France créolisée qui est en vérité le faux-né d'une France islamisée donc concrètement le christianisme c'est simple à deux bras si j'ose dire d'abord le bras de la foi c'est même la seule religion la première religion à fonder son message sur la foi les autres religions que ce soit le paganisme d'avant ou le judaïsme ou l'islam sont des religions qui sont fondées sur l'appartenance à une cité un peuple et un code juridique d'interdit et de prescription positive le christianisme par la voix de Saint Paul a dit la foi en Jésus-Christ préexiste à tout ça c'est la première spécificité qui va fonder l'individu libre de l'Occident qui est unique dans le monde mais le christianisme est aussi une identité l'identité tout simplement qui s'exprime par tout ce que l'Église a apporté à la littérature l'architecture la musique la peinture mais aussi le droit l'État les hôpitaux l'école etc ça c'est une identité chrétienne or nous vivons un moment historique effrayant qui est que nous arrivons au terme d'une évolution de plus de deux siècles de déchristianisation qui a commencé sous les lumières et qui s'achève aujourd'hui Jérôme Fourquet dans le débat que j'ai avec lui vous savez ce week-end dans le Figaro Magazine dit il n'y a plus que 0,2% des filles qui s'appellent Marie et il y a 40% des gens qui se font incinérer qui ne se font pas enterrer selon les rites chrétiens etc ça c'est le choix des gens qu'est-ce qu'on fait contre ça mais je suis d'accord avec vous mais je vous dis c'est l'aboutissement d'une évolution de deux siècles et demi et parallèlement nous avons à la place de ce vide chrétien nous avons un plein musulman porté par la démographie et l'agressivité des jeunes musulmans mais on ne va pas obliger légalement les gens je ne sais pas à se faire incinérer vous avez tout à fait raison cher monsieur et c'est bien ce que je dis comme la foi chrétienne a porté un individu libre on ne peut pas inoculer des sérums de foi aux gens en revanche et c'est la responsabilité de l'état puisque la république depuis un siècle et demi a porté le fer contre le christianisme je pense même que le grand projet républicain a été celui de la dégistralisation donc je pense
je vais vous répondre vous oubliez la loi de 1905 quand même dans ces deux siècles pas du tout je ne l'oublie pas du tout fondamental sur les 120 dernières années
vous avez tout à fait raison ça a été une arme de guerre contre le christianisme il ne faut pas se cacher la laïcité n'est pas ce qu'on nous raconte acceptée par tous les français depuis 120 ans je ne vais pas la remettre en cause je vous dis ce que ça a été je vous dis qu'aujourd'hui la laïcité doit être utilisée contre l'islamisation du pays avec autant de force qu'elle l'a été contre le christianisme maintenant je veux répondre à votre question pour rechristianiser il faut redonner force à l'identité chrétienne c'est à dire apprendre aux enfants des écoles tout ce qu'ils doivent au christianisme je vous le répète l'architecture la peinture la musique la littérature etc vous savez vous connaissez ce mot que j'aime beaucoup de Cioran qui disait Dieu doit beaucoup à Jean-Sébastien Bach c'est un mot délicieux qui dit tout le christianisme est fort par son identité par le charme qu'il dégage par l'émotion qu'il suscite il faut absolument se réapproprier ça il faut même et mon livre en parle que l'église se réapproprie ça parce que l'église depuis 1922
a eu le tort
de trop protestantiser son message de trop passer par la raison froide et non plus
par l'émotion vous évoquez il y a quelques instants effectivement la culture l'histoire les arts les derniers jours ont été marqués par ce casse du siècle au musée du Louvre qu'est-ce que ça dit de notre rapport au patrimoine de nouvelles personnes ont été effectivement mises en examen les policiers continuent de travailler est-ce que vous jugez que les réponses apportées par la ministre de la culture par la patronne du Louvre sont à la hauteur
alors les seuls qui sont à la hauteur dans cette histoire ce sont les enquêteurs les policiers qui ont été absolument admirables d'efficacité et de célérité deux les deux leçons que je salue le travail du ministère de l'intérieur non c'est lui qui les dirige ouais allez je salue le travail du ministère de l'intérieur si vous voulez mais c'est c'est un bon fonctionnaire vous savez simplement je savais ce que j'en ai dit
Rachida Dati dit ça fait plus de 20 ans que les risques d'intrusion de vol ont été sous-évalués au Louvre
oui c'est elle la responsable et c'est comme la patronne du Louvre elle a du culot quand même
elle est ministre de la culture elle devrait partir pour vous
mais bien sûr la patronne du Louvre et le ministre de la culture auraient dû démissionner depuis longtemps dans un pays
elle n'a rien à voir avec ce qui s'est passé Rachida Dati pourquoi elle n'a rien à voir
elle n'est pas ministre de la culture si elle est ministre de la culture elle n'est pas la supérieure de la directrice du Louvre mais attendez je veux répondre à ces deux questions parce qu'elles sont intéressantes si vous me permettez les deux leçons que je tire de ce casse c'est deux leçons d'ailleurs qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre la première c'est que depuis des années on a une conception qu'on veut moderne qu'on veut nouvelle transgressive du patrimoine qui n'est plus la simple préservation et protection du patrimoine mais la mise en relation avec un art contemporain la plupart du temps affreux qui joue avec les arts et les superbes oeuvres du passé la vérité c'est que ça ne permet que à des artistes contemporains le plus souvent minables de profiter de l'aura des oeuvres sublimes du passé Madame la directrice du Louvre a été et tout à fait la représentante de ce courant et d'ailleurs a été choisi par M.
Macron pour cela c'est pour ça que M.
Macron refuse sa démission parce qu'ils sont en vérité en phase moi je m'inscris en faux contre cette conception que je trouve ridicule et je pense qu'il faut revenir à une conception traditionnelle du patrimoine de défense du patrimoine pour le patrimoine de suppression du ministère de la culture et de supprimer le ministère absolument et de oui qui est devenu un entre à wokiste et absolument à gauchiste lamentable je pense qu'il faut supprimer le ministère de la culture et remettre un secrétariat d'état comme c'était avant Malraux un secrétariat d'état aux beaux-arts et aux patrimoines deuxième leçon que je tire mais encore une fois qui n'a rien à voir avec la première quand on voit les profils c'est comme notre histoire de crimes anglais vous nous avez une personne qui allait prendre
la fuite vers l'Algérie
l'Algérie qui était un malien franco-malien peu importe qu'est-ce que j'en déduis j'en déduis ce que je dis depuis des années parfois d'ailleurs sous l'incompréhension même de mes amis nous subissons en vérité ce que les féministes je leur emprunte cette expression appelle un continuum de violence c'est-à-dire c'est-à-dire des vols des pillages le loup des viols des crimes des meurtres des émeutes tout ça pour la plupart qui sont proférés et qui sont mis en oeuvre par les mêmes par la même population par les mêmes enfants de l'immigration arabo-musulmane et pour moi c'est exactement lié c'est-à-dire que tout cela ce sont des pratiques je parlais tout à l'heure d'invasion et d'occupation je pense que ce sont des pratiques d'une armée d'occupation qu'est-ce que fait une armée d'occupation qu'est-ce que fait une armée d'occupation dans l'histoire
mais un voleur c'est un voleur
un voleur c'est un voleur vous savez vous me rappelez les barbouses un barbu c'est un barbu trois barbus c'est des espions un voleur c'est un voleur mille dix mille voleurs arabo-musulmans c'est un fait historique c'est-à-dire que nous avons là une sorte de milice qui affirme sans uniforme vous allez me dire que vous êtes excessif laissez-moi finir ma démonstration je vous assure il faut laisser finir et vous verrez qui agit exactement comme une armée d'occupation parce que pourquoi parce qu'elle considère et nous en revenons à la discussion sur l'Algérie les Algériens enseignent à leurs enfants depuis 60 ans que la France a pillé l'Algérie et que nous devons ils doivent absolument se rembourser et se revancher donc non seulement ils colonisent la France mais ils pillent ils volent ils violent ils tuent bien sûr pas tous les Algériens bien sûr pas tous les musulmans une immense minorité non c'est pas une déjà c'est un oxymore une immense minorité mais c'est pas grave et alors vous seriez président
en quoi ça changerait parce que la France serait la même demain
ah non elle serait pas la même demain chère madame si j'étais président si j'étais président tous ces gens tous ces gens qui seraient arrêtés comme trafiquants de drogue
mais déjà c'est qui tous ces gens
tous ces gens qui sont trafiquants de drogue il y a des trafiquants de drogue pour la plupart ils sont arabo-musulmans on peut pas vous pépanier ça tous ces criminels tous ces voleurs tous ces pillards tous ces émeutiers après le match du Paris Saint-Germain ces gens là seraient déchus de la nationalité française et ils reprendraient leur seule nationalité algérienne marocaine bah non ils rentreraient pas si ils rentreraient en tout cas ils seraient expulsés je me débrouillerai pour avoir soit ils rentreraient chez eux parce que leur pays les reprendrait soit je trouverai un endroit où les envoyer je vous assure que ça se fait on ira au Kosovo on ira n'importe où mais on trouvera quand on veut on peut donc ça vous voyez ça fait un changement fondamental avec ce que d'ailleurs veulent tous les partis y compris le Rassemblement National puisque le Rassemblement National ne veut pas de ça puisque j'appelle la remigration et qui est en train d'être mis en oeuvre par le président Trump Eric Zébourg je vous le rappelle
on verra ça si dans votre campagne présidentielle de 2027 c'est ce que vous portez pour laquelle vous serez a priori le candidat de reconquête c'est ce que vous nous avez dit la messe n'est pas dite c'est aux éditions Fayard pour un sursaut judéo-chrétien c'est votre dernier ouvrage merci d'avoir été notre invité ce matin merci à vous
merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous
Éric Zemmour