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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 14 septembre 2026 10 minComplaisantPortrait personnelJusticeInstitutions & élections

Les droits de l'Homme appartiennent-ils au passé ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:35Fait
    « Elle est menacée en France d'une certaine façon à cause de la meute et des gens sont jugés peut-être par la sphère médiatique avant même d'être au tribunal. »
  • 5:00Fait
    « La France aime se penser le pays des droits de l'homme. Elle excelle davantage à les proclamer qu'à les faire vivre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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François Imr, vous êtes avocat et dans votre tracte Galimar sorti ce mois-ci, vous déplorez l'existence d'une tyrannie diffuse, une culture qui confond volontiers, justice et châtiment. Alors, les certitudes morales prennent-elles le pas sur les droits de l'homme ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Né en 1961 à Paris, vous grandissez avec l'ambition un jour de devenir Robert Badinter. avocé en 1986, vous êtes candidat PS au Cantonal de 88 dans le département de la scène maritime. Vous avez 27 ans et vous êtes ardemment soutenu par un ex-premier ministre. Je suis Laurent Fabius et je suis avec François Zimray, notre candidat pour les élections cantonales. On est venu pour vous dire bonjour et puis si vous le voulez pour bavarder avec vous.

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Contraement à ce qu'on dit, beaucoup de gens de mon âge ont le sens des responsabilités et préfèrent l'action au discours. Battu de peu, vous devenez néanmoins maire du petit que viill un an plus tard et vous le restez jusqu'en 2001. Député européen et président de la communauté d'agglomération de Rouan, vous quittez la politique en 2008 pour devenir ambassadeur des droits de l'homme. Depuis 2006, vous étiez engagé pour que cesse les massacres au Darfour. queon l'appelle génocide ou qu'on l'appelle pas génocide. Moi, je pense que nous sommes en présence du premier génocide du 21e siècle. Ambassadeur de France au Danemark, vous survivez en 2015 à un attentat islamiste perpétré lors d'un colloque sur la liberté d'expression. Il y a eu un mort, cinq policiers blessés

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et puis sans l'action de ces policiers, ben nous serions morts. En 2018, vous reprenez votre métier d'avocat. Vous représentez Carlos Gon, la famille de l'ancien président gabonais Ali Bongo, l'écrivain Boualem sans sal ou encore le défenseur des baleines et fondateur de Sperd Paul Watson. Aujourd'hui, vous estimez que la présomption d'innocence n'est plus respectée et que dans notre pays existe une violence judiciaire, une violence carcérale et une violence médiatique. La France aime se penser le pays des droits de l'homme, elle excelle davantage à les proclamer qu'à les faire vivre. François Zimr, on va revenir à la présomption d'innocence mais juste pour évoquer quelque chose qui a été un moment de bascule dans votre existence. Vous êtes en 61, vous avez 18 ans, on é

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en 79, on découvre l'horreur du génocide commis par l'CM rouge au Cambodge. Un tiers ou un/art de la population a été exécuté, ce qui fait 1 million et demi de Cambodgiens. Et il y a un avant et un après pour vous lors de cette prise de conscience. J'appartiens à une génération qui a été vraiment façonnée dans le souvenir du de la choa et dans l'idée du plus jamais ça. Et je découvre en janvier 79 quand j'ai 17 ans que ça se venait de se reproduire et que ça venait de se produire au moment même où je où où j'apprenais où je croyais plus jamais ça. Et je me suis dit, si moi je ne fais rien, alors ça sert à rien de de commémorer ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre

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mondiale si moi je suis euh silencieux. Et ça a été vraiment un été début de votre engagement le début de d'un engagement qui qui n' pas euh dans votre tracte un innocent en prison François Zimray, vous évoquez la la présomption d'innocence et vous dites "Elle est menacée en France d'une certaine façon à cause de la meute et des gens sont jugés peut-être par la sphère médiatique avant même d'être au tribunal." Concrètement, vous pensez à qui ? Vous pensez par exemple à quelqu'un comme Patrick Bruel ? Non, mais on le voit tous les jours dans les exemples sont infiniment nombreux et je voudrais pas réduire ce débat à quelques-uns. Je pense aussi à j'évoque le sort de Pierre Bergovois qui devrait être enseigné dans toutes les écoles de journalisme et dont les les plus jeunes

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ont totalement oublié le nom et les et la la l'extraordinaire interpellation que constituer son suicide suicide d'un ancien premier ministre. Donc je crois aujourd'hui que on est une société qui qui piétine cette présomption d'innocence, qui ne la respecte pas et plus généralement le je l'explique de plusieurs façons. D'abord parce que je m'interroge. Parce que ces droits fondamentaux qui ont été forgés par dans l'épreuve dans les épreuves les pires dans les braises de leur siècle par des gens comme René Cassin comme Simone Veille pour les femmes, par Robert Badter par Nelson Mandela. Est-ce que aujourd'hui notre époque produit encore de telles personnalités et est-ce que chaque génération n'est pas condamnée à à payer le prix du sang pour connaître la valeur de ces

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droits-là ? Je pense aussi que le courage politique c'est quelque chose de rare de plus rare de plus rare que le courage physique et qu'il faut du courage politique pour affronter l'aire du temps. Cette loi qui n'est écrite par personne mais devant laquelle tout le monde ou presque se couche. Je pense aussi que beaucoup de choses qui nous sont que que les des générations essayent de de de transmettre aux plus jeunes générations aujourd'hui sont difficilement reçues à cause du discrédit général, à cause de le discrédit l'universel hein. Le discrédit l'universel mais il y a d'autres raisons. Il y a le je pense que le raison le réchauffement climatique, je pense que le sentiment de d'une impasse dans lesquel la société les a conduit rend les rend extrêmement

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sceptiques. Et vous allez jusqu'à écrire donc la France aime se penser le pays du droits de l'homme. Elle excelle davantage à les proclamer qu'all les faire vivre. Est-ce que c'est pas un peu excessif de votre parc ? À quoi vous pensez quand vous écrivez cela ? Non, mais je pense qu' il faut pas dire la France d'abord c'est je je je pense comme ancien diplomate quand j'ai eu la le privilège de de d'incarner de de représenter la France d'animer la dimension droit de l'homme dans l'action extérieure de la France, je ne disais jamais je n'allais jamais dans dans les pays en disant "La France c'est le pays des droits de l'homme" parce que c'est la meilleure façon de ne pas être entendu et c'est conscient des de nos propres faiblesses, conscient de l'état de nos

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prisons, de l'indignité parfois de ces prisons de la surpopulation de que que que que mon langage c'était plutôt je sais combien il est difficile d'être à la hauteur de ces ambitions, de ses idéos, de ses principes, mais c'est précisément parce que nous nous sommes confrontés aussi aux mêmes difficultés que ce n'est pas un alibi pour l'inaction, mais que qu'ensemble on va vous aider à à à progresser et et vous encourager à le faire. En France, vous vous ouvrez la la radio, la télévision, vous ouvrez un journal, ce n'est que plainte, ce n'est qu'annonce de plainte, ce n'est que ça fait partie aujourd'hui de Et ça n'a pas toujours été le cas. H et la press du côté de la poursuite. Moi

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je je le raconte aussi et ça ça surprend les plus jeunes. Quand j'étais étudiant en droit, j'aimais lire un journal qui avait un titre magnifique et dans lequel je Oui. et et dans lequel il y avait un supplément qui s'appelait sandwich et qui était le les petites annonces des toollards. Ce journal nous ouvrait une fenêtre, il y avait de l'audace, il y avait de la compassion, il y avait du courage. Euh c'était pas le seul à l'époque sur le monde des prisons. ce que la société ne veut pas voir et j'ai le sentiment que petit à petit une grande partie de la presse est passée du côté de la défense l'autre côté de la barre celui de l'accusation. Gardons du temps pour évoquer avec vous François Zimré avec la cour pénale internationale qui reste la bête noire

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de l'administration Trump. On aimerait voir votre avis. Oui, dernière attaque en date mi-août avec de nouvelles sanctions financières à l'encontre de la présidente de la CPI, la japonaise Tomoko Aé et du substitut du procureur, le sénégalais Abdouah. Je rappelle qu'avant cet épisode, la moitié des juges de la CPI était déjà interdite de séjour sur le territoire américain. Mais le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, assume ces nouvelles sanctions au motif que la CPI, je le cite, est corrompue et gravement politisée et qu'elle menace la souveraineté des États-Unis. Il a même appelé à son démantellement au cours de l'été et lancé une grande campagne diplomatique auprès des autres États. La CPI qui, je le rappelle, avait émis un mandat d'arrêt international contre le Premier

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ministre israélien Benjamin Netanyahu en 2024, ainsi qu'envers son ministre de la défense. Alors vous, vous la connaissez bien la CPI, vous l'avez d'ailleurs saisi après les attaques du 7 octobre pour demander justement un mandat d'arrêt contre le Hamas. Qu'est-ce que vous pensez de la pression exercée par les États-Unis sur cette institution ? mandat d'arrêt contre le Hamas qui a été décerné par la CPI. D'abord, je je crois la justice internationale. Je crois la nécessité d'une justice internationale. Elle est imparfaite, elle est inaboutie. Elle a toujours été critiquée par ceux qui trouvent qu'elle va trop loin. C'est le cas des Américains aujourd'hui mais c'est pas le seul. Par ceux qui trouvent qu'elle ne va pas assez vite et qu'elle est trop chère. C'est aussi une grande

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partie de de des critiques contre la Cour pénale internationale. Elle a toujours été critiquée. Mais son ennemi, c'est la politisation. H est-ce qu'elle saura euh résister aux pression de l'air du temps à la clameur, être vraiment à la hauteur de ce qu'elle est, c'est-à-dire l'enfant de Nuremberbert ? Vous trouvez qu'elle est politisé ? il y a toujours un risque de de politisation euh et de faire des choix des choix de de poursuite qui sont plus des choix narcissiques ou des choix d'annonce que euh que des choix purement judiciaires. Est-ce qu'elle saura résister à cet appel à la clameur à la Et c'est vrai d'ailleurs pour la justice internationale comme c'est vrai de toute justice et c'est pourquoi d'ailleurs c'est là une des contradictions sur

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lesquelles je mets le doigt et qu'il faut affronter un des dilemmes, c'est que d'un côté la justice elle est désirable. Il ne faut jamais renoncer à l'idéal de justice. Mais il faut être consciente que la justice ça n'existe pas. Ce qui existe, ce sont des juges, c'est-à-dire des êtres humains qui jugent d'autres êtres humains. Donc, quand on les appels constants à la justice, à la judiciarisation, que ce soit en France ou que ce soit sur la on leur limite parce que euh au fond ce que l'on voit sur la scène internationale, comme on l'envoie le voit dans notre société tous les jours, c'est que le champ du droit et de la justice ne recouvre pas le champ de la vie. Il y a des choses qui échappent. Mais François Imr, le droit est imparfait, ça vous le dites régulièrement, mais il

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faut le réaffirmer parce que c'est la digue contre la vengeance. Vengeance. C'est ce qu'on a inventé de mieux pour nous préserver de la vengeance, des instincts. Ça c'est ça. Et et garantir un procès équitable. Ça ça demande aussi du courage politique. Il faut rappeler que effectivement c'est pour soustraire les accusés à la vindicte et à l'arbitraire que les droits de l'homme et les droits de la défense ont été promulgués et qu'il faut les défendre à une époque où ils sont bien menacés. Merci d'être venu réévoquer ces fondamentaux. Un innocent en prison. Réflexion sur l'avenir des droits de l'homme. Votre tracte pas cher. 3,90 chez Galimar. Merci Françoise Zimrs.