Vincent Jeanbrun est l'invité de "la politique s'éclaire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ministre de la ville et du logement révélation, vous venez de le voir de de France info avec ces marges de distributeur qui ont augmenté. Est-ce qu'il faut sortir ce fameux décret qui est prêt hein que le gouvernement a déjà rédigé pour plafonner les marges des distributeurs ? Ce qui est très clair et le gouvernement l'a toujours dit, c'est pas de profit euh dans cette crise.
Personne ne doit en profiter et il faut protéger le pouvoir d'achat des Français. Ce qui signifie que comme vous venez de le rappeler dans le reportage et que ce qu'a bien dit le premier ministre, euh démarge oui, démarge abusive non, le décret en question il est prêt et les discussions continuent avec les ministres Serge Papin, Ma Brégon et Roland l'escur avec les distributeurs. Les chiffres que vous évoquez ne sont pas confusés et ne sont pas officialisés à ce stade.
Mais s'ils venait à se confirmer effectivement, on a un devoir de transparence. Il faut d'abord en informer les Français et puis en tirer toutes les conclusions. Le décret, on nous a dit qu'il y avait des contrôles.
Le décret est prêt. Oui, mais justement simplement le là, vous parlez d'un document qui aurait fuité euh qui n'est pas consolidé, qui est pas validé et cetera. Mais peu importe, le message il est très clair.
Moi, je me mets à la place des Français, on veut de la transparence et effectivement on veut un principe de base, pas de de profit sur cette crise, ça paraît évident. Donc les réunions et les discussions continuent. J'ai confiance dans mes collègues ministres pour faire avancer les choses et puis si jamais à un moment donné il y avait des abus, le décret est prêt.
Le décret est prêt. Des sanctions aussi sinon éventuellement pour les distributeurs pour l'instant c'est le dialogue qui prime. H est-ce qu'il faut aussi s'intéresser aux marges des raffineurs, les les entreprises pétrolières qui évidemment gagnent de l'argent pendant cette crise ?
Ce que je vous ai dit, ça vaut aussi pour les raffineurs, c'est-à-dire qu'en fait personne ne doit profiter de cette crise. Les entreprises ont le droit, comme le disait le premier ministre, de faire des marges, c'est normal, gagner leur vie. Euh en revanche euh il ne peut pas y avoir des super marges parce que il y a une crise.
Donc Oui, mais alors là que que fait le gouvernement alors là-dessus ? Mais là aussi, il y a des rencontres et des discussion en permanence. On essaie de de piloter cette crise qui est euh, vous l'avez vu, par définition puisqu'on parle d'une guerre euh en rebondissement permanent et donc euh c'est pour ça qu'il faut être sur le qui vivent et au travail. ce que font mes collègues ministres en ayant tous les matins un point de situation parce qu'évidemment les prix du carburant il flambent aussi à la pompe.
On a entendu Frédéric Souillot tout à l'heure qui nous disait qu'il fallait plafonner à à 1,50 €. On est parfois à au-delà de de 2 €. Est-ce que vous pensez que le gouvernement en fait assez aujourd'hui pour les aides carburants pour tous ces Français qui notamment sont en zone rurale, vous êtes ministre de la ville, qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer et qui euh qui ne disent pas le la politique du gouvernement était dit, on va adapter les mesures en réponse au fur et à mesure de l'évolution de la crise avec des premières annonces qui ont été doublées il y a quelques jours par des annonces plus larges encore.
Moi, je me félicite étant ministre aussi du logement de toutes les les aides qui ont été apportées au monde du BTP des artisans parce que on en a cruellement besoin et plus largement, vous l'avez vu, on aide les pêcheurs, les agriculteurs et ce qu'on appelle les gros rouleurs pour faire face le plus vite possible à la crise. C'est déjà extrêmement puissant. Sauf qu'il y a ce leing par exemple leing social là pour les aides à domicile et ça c'est c'est pas des aides directes.
Vous voyez ce que je dire ? C'est un peu plus du moyen terme enfin c'est une réaction un peu [grognement] mais qui est importante aussi parce qu'en fait c'est ce qui va nous permettre de sortir complètement de la dépenser vient pour faire face à la crise. C'est pour ça qu'il y a eu ce dispositif quié qui a été mis en œuvre qui va être rétroactif sur 3 mois et encore une fois on sera extrêmement vigilant et prêt à réagir au fur et à mesure de l'évolution de cette crise.
Alors dans ce contexte le gouvernement vient de geler 6 milliards d'euros de de crédit 4 milliards sur le budget de l'État 2 milliards sur la sécurité sociale. Combien d'argent gelé pour le ministère du logement et de la ville ? Chaque ministère fait le maximum pour pouvoir effectivement faire face à cette crise parce que cette crise, elle a un impact financier énorme contrairement à ce que certains groupe politique avaient pu raconter en disant que l'État allait faire des super profits grâce à la crise, c'est pas le cas du tout et au contraire l'impact sur le budget de la nation, il va être très fort.
D'où ce besoin par précaution de geler 6 milliards. Si la crise venait à s'arrêter demain matin, bah peut-être qu'on pourrait justement en dégeler, tant mieux. Voilà, ils sont pas annulés hein.
On se souvient que quand Gabriel Atal était arrivé, il avait il avait annulé 10 milliards d'euros de crédit. Là, ils sont uniquement gelés. Si si la crise devait se poursuivre, ce gel, ça peut être ça.
Ça peut être à un moment donné, bah non, on peut on a plus les moyens de le dépenser sur ce qui était prévu initialement. Là, on est sur une phase de précaution, c'est de la bonne gestion, un bon père de famille. On fait en sorte de préserver des économies partout où c'est possible.
En espérant que la crise s'améliore, se résolve et queon puisse le logement fait des efforts aussi. To tous les ministères font font un travail et je voudrais d'ailleurs remercier toutes les administrations qui nous font monter des pistes d'économie partout où c'est possible. Alors, vous venez d'annoncer un projet de loi pour relancer la construction de logement.
Nous sommes en avril 2026. Vous prévoyez que ce projet de loi soit définitivement voté si possible avant la fin de l'année 2026 ou d'ici la fin de l'année. Autant dire qu'il se passera pas grand-chose.
Vous êtes d'accord avant la présidentielle ? D'abord, c'est pas tout à fait vrai parce que quand il y a 6 mois maintenant le gouvernement rentre en fonction et qu'on annonce un plan logement, dans ce plan il y avait différentes mesures qui ont pu déjà être adopté dans différents textes de loi. Donc il y a déjà des choses qui sont en cours.
Il y a eu une première loi de simplification pour faciliter les choses en matière de d'urbanisme. On a eu au moment du vote du budget un dispositif fiscal qui est très incitatif sur l'investissement dans la pierre qu'on va augmenter encore pour investir dans l'ancien dans les dans ce qui existe déjà. Euh et donc il y a une ambition très forte et l'ambition portée par le premier ministre c'est dire on va produire 2 millions de logements d'ici 2030.
C'est une ambition qui est à la fois très forte et qui en même temps est réaliste. Et je dis réaliste pas parce que euh je je l'ai dit comme ça dans un couloir mais parce queon a réuni tous les professionnels du logement. Les bailleurs sociaux, les bailleurs privés, les constructeurs, les artisans, tous ceux de près ou de loin qui s'intéressent au monde du logement, ce que j'appelle l'équipe de France du logement.
Et ensemble, on a dit, on est capable d'atteindre ces 2 millions de logements. Pour ça, il faut continuer à avoir des outils et notamment ce qu'on met dans le plan logement. peut-être y revenir, mais de la simplification, de la confiance avec les élus locaux, avec les propriétaires et puis un effort considérable sur la transition écologique et la performance des bâtiments, que ce soit dans le logement social ou dans le logement particulier pour faire en sorte que demain le parc de logement français soit adéquat.
Alors, on va on va revenir là-dessus mais juste une chose, c'est que si vous accélérez, c'est bien que l'objectif de 2 millions en 2030 voire de 400000 euh par an euh n'est pas en on voie d'être atteint. Non, c'est c'est en fait quand le Premier ministre annonce en janvier le plan logement avec cet objectif de 2 millions, il a déjà en tête à ce moment-là d'avoir toutes les mesures qui sont présentées là dans le plan logement et qui vont permettre d'atteindre et d'accompagner cet objectif. C'était évidemment le corolaire en tout état de cause.
Par ailleurs, c'est 2 millions de en 2030 donc après les 400000 par an, c'est une moyenne. 400000 cette année, c'est ce sera atteint ou difficilement. un peu tôt pour vous le dire et je dois en toute transparence la crise au Moyen-Orient nous nous fait être prudent mais bien sûr ça reste l'objectif d'en attendre 400000 cette année et les 2 millions sont accessibles.
Le premier ministre a réuni cette équipe de France du logement à Marseille pour faire les annonces de ce plan logement. Euh là aussi, on s'est on a regardé quels étaient les points d'inquiétude, les points de vigilance, mais fort de ce plan euh logement, fort des mesures qui vont être présentées au Sénat et à l'Assemblée, euh on a bon espoir et euh c'est vraiment une mobilisation absolument fondamentale parce que c'est profondément utile. En vrai, c'est moins un sujet de logement que de gens.
C'est c'est moins un sujet urbain que humain. On a on a des Français aujourd'hui qui n'arrivent pas à se loger ou qui sont logés dans des passoirs thermiques ou qui sont logés dans des conditions pas acceptables, trop loin du travail, trop loin de l'école. trop petit comme logement, trop chaud l'été, trop froid l'hiver.
Donc le vrai sujet, c'est comment on répond à cette crise du logement. Et pour ça, effectivement, il y a un plan logement avec différentes mesures, plus de 10 articles qui va être présenté dès cet été devant le Sénat et j'espère le plus vite possible après à l'Assemblée nationale pour qu'on change la vie des gens parce que le vrai sujet c'est ça. Il y a des millions de français qui attendent ce plan.
Il y a une mesure qui qui fait parler, c'est ces passoirs thermiques dont vous parlez. vous allez en remettre finalement sur le marché les F et G, donc ceux qui sont très mal notés pour en fait que le propriétaire puisse avoir 3 ans pour s'adapter, pour lui laisser du temps. Mais en attendant, c'est le locataire qui va payer plus cher parce que le bah son logement sera mal isolé, donc ça va lui coûter plus cher notamment en chauffage.
Est-ce que l'État ne se dérobe pas finalement ? Je pense qu'il faut vraiment être pragmatique et atteindre un triple objectif. D'abord, il y a a un objectif, j'allais dire humain.
Quand vous avez une telle crise du logement, que l'offre locative a quasiment disparu, on est à des - 15 % de d'offre de logement à Paris par exemple par rapport à l'année dernière. C'est c'est humain que de dire aux gens, on va pas vous mettre dehors en fait parce que on parle d'à peu près 700000 logements, ce sont des millions de Français qui peuvent être concernés à qui on dira bah il y a une indessence énergétique du logement donc merci de trouver ailleurs. Oui, mais quand il y a pas le ailleurs, il y aura bien des contrôles quand même quand il y a pas le ailleurs, je vais venir mais quand il y a pas le ailleurs, c'est compliqué.
Ensuite, vous avez un enjeu de transition écologique. Si euh la personne qui est propriétaire aujourd'hui, on lui retire le loyer, elle a moins la capacité d'engager les travaux. Et je pense notamment, on a on arrive, on le voit hein, beaucoup de ces passoepoorts thermiques encore présentes qui ont pas eu les travaux, ce sont des petits propriétaires et souvent âgés.
Et quand vous avez 75 ans passés, 80 ans passés, c'est beaucoup plus difficile d'accéder au crédit avec uniquement votre retraite. Et alors à forceurie, si vous allez voir le banquier en disant "Bah en fait, mes revenus c'est plus que ça parce que j'ai même plus le loyer pour venir rembourser le le le crédit, ça marche pas." Donc il y a un intérêt euh vraiment de réaliser les travaux dans dans les logements, c'est important.
Et puis un intérêt économique aussi parce que la vérité c'est que on va pousser concrètement la rénovation de ces logements et donc nos artisans, nos entreprises françaises pourront en bénéficier. C'est gagnant gagnant gagnant et surtout ben on le dit clairement, on ne renonce pas à l'engagement écologique les ces logements pour pouvoir continuer de clouer. Ils devront être rénovés.
C'est la condition imparable. Le président Emmanuel Macron annoncé devant des jeunes à Chypre qu'il ne feraiit plus de politique après 2027. Vous le vous le croyez ?
Je pense que c'est pas à moi de commenter ses positions. Il s'exprime suffisamment clairement pour pas avoir besoin de de commentateur. Ce qui est sûr, c'est que il y a plein de façons de faire de la politique et le temps est long derrière.
Donc on verra ce qui a devient. Vous avez signé une tribune à 90 ministres et parlementaires pour un candidat de la droite et du centre. Mais comment on le désigne ?
Vous savez, c'est on a réuni beaucoup de personnalités de la droite et du bloc central sur cette idée que on ne veut pas voir un second tour Mélenchon Bardella sans avoir de véritables chances de porter un projet. Ça c'est vraiment déjà ce qui nous fédère et puis cette conviction que il faut se rassembler, il faut se renforcer les uns les autres pour pouvoir gagner. Il y a un candidat qui est le mieux placé derrière.
Je pense que le seul qui pourra être bien placé demain, c'est celui qui sert à assembler les autres. Aujourd'hui, on est dans un moment où chacun est légitime à être candidat. Très bien.
Mais il faut qu'on commence à mettre la pression pour que on soit sûr qu'à un moment donné, on se rassemble. Tite personnel, je crois que la primaire c'est un bon système. Il faut absolument la mettre en place.
C'est pas le cas de tous les des 90 signataires, mais l'important c'est qu'on se voit, qu'on se rencontre, qu'on échange et surtout qu'on écrive un projet qui soit porteur d'espoir. Merci à vous Vincent Jeanbrin d'avoir fait le dépla.
Vincent Jeanbrun