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InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 4 décembre 2016 95 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Présidentielle 2017 - Arnaud Montebourg : aujourd'hui "il n'y a aucun candidat de gauche en mesure de l'emporter"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 29 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 16:52OuverteRéponse directe

    Un mot de réaction à votre portrait tel qu'esquissé par Karine Bécard ?

  • 20:29OuverteRéponse directe

    Vous souhaitiez parler des questions de santé qui ont émergé dans cette campagne présidentielle.

  • 26:38RelanceRéponse directe

    Pensez-vous que le projet santé de François Fillon fait peser une menace sur la sécurité sociale ?

  • 28:42FerméeRéponse partielle

    Vous êtes complètement à l'inverse de François Fillon. Vous êtes pour le retour des dispensaires. Combien, pour quel type de soins, et combien ça va coûter ?

  • 32:01RelanceRéponse partielle

    Finalement, Arnaud Montebourg, vous n'avez pas eu dans les 20 derniers jours deux catastrophes : le soutien de Mélenchon par le PCF et le départ de François Hollande.

  • 33:13RelanceRéponse partielle

    Vous aviez organisé une opération anti-Hollande. Vous vouliez être l'homme du renouveau face au bilan du quinquennat.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:11Invité politiqueFait
    « C'est vrai, j'ai défendu des idées, toujours les mêmes d'ailleurs. Ce n'est pas moi qui ai changé, finalement. C'est le monde qui a mis à l'ordre du jour les questions dont je me suis emparé il y a maintenant longtemps. »
  • 17:59Invité politiqueFait
    « La démondialisation, elle était culturelle. C'était les alter-mondialistes de Sittol, c'était nos logos de Naomi Klein. C'est devenu le Made in France. »
  • 23:58Invité politiqueChiffre
    « Il reste encore presque un million et demi de personnes sans mutuelles. »
  • 27:02Invité politiqueFait
    « Lorsque François Fillon dit je veux concentrer la sécurité sociale sur les affections longue durée, les maladies graves, je voudrais juste signaler que l'appendicite, la cataracte, les opérations du canal carpien, les varices, ce sont des interventions bénignes, ce ne sont pas des affections longue durée ni des maladies graves, mais elles sont coûteuses. »
  • 28:17Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 13,7% des chômeurs qui n'ont ni la CMU ni des mutuelles. Vous avez 8,7% des femmes au foyer qui n'ont ni la CMU ni une mutuelle. 4,3% des étudiants ni l'un ni l'autre. 5,9% des actifs non salariés, des indépendants, des entrepreneurs. »
  • 35:39Invité politiqueFait
    « La gauche sociale, la gauche du travail, la gauche environnementale et écologique, la gauche des valeurs et la gauche entrepreneuriale. »
  • 43:35Invité politiqueFait
    « La gauche a été disloquée par ce quinquennat. »
  • 46:40Invité politiqueFait
    « Je suis pour l'augmentation des salaires, par exemple. »
  • 47:21Invité politiquePromesse
    « Je proposerais que nous ayons une augmentation concertée dans l'ensemble des grands pays européens pour relancer aujourd'hui l'économie. »
  • 1:01:28Invité politiqueFait
    « Le vrai débat et le désaccord, ce n'est pas une critique, c'est un désaccord. »
  • 1:01:48Invité politiqueChiffre
    « C'est le million de chômeurs en plus en catégorie ABC. »
  • 1:01:57Invité politiqueFait
    « Nous avons accepté une politique d'austérité dont nous aurions pu faire l'économie. »
  • 1:06:15PrésentateurChiffre
    « Il y a aujourd'hui 5 pays dans le G8 qui veulent relancer par la dépense publique leur économie. »
  • 1:07:27PrésentateurPromesse
    « Ma proposition est d'injecter 30 milliards dans les 3 premières années. »
  • 1:32:05PrésentateurPromesse
    « Nous avons les moyens de construire un Google européen avec les plateformes de télécommunication. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Présentateur 28 %
  • Présentateur 37 %
  • ?4 %
  • Locuteur 24 %

25,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Bonjour

0:12
Présentateur

et bienvenue dans Questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h et notre invité est aujourd'hui le candidat à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg. Vous pourrez poser vos questions à Arnaud Montebourg à 13h15. Le standard de France Inter est ouvert dès maintenant. Intervenez donc au 0145 24 7000 sur franceinter.fr et via Twitter avec le mot-clé Telson. On me dit que nous sommes diffusés également cette semaine sur Facebook. Donc vous pourrez dans quelques instants nous regarder et nous écouter de 25 façons différentes. Mais on commence cette émission avec le magazine politique de la semaine. Soyez les bienvenus.

France Inter.

0:58
Locuteur

Questions

0:59
Présentateur

politiques.

1:00
Locuteur

Nicolas

1:01
Présentateur

Demorand. Le portrait de notre invitée sera signé tout à l'heure Karine Bécard. Le zapping politique racontera une histoire de renoncements et de batailles à venir, vous l'entendrez. Isabelle Véramasson du CNRS reviendra sur la question de la santé qui s'invite comme jamais dans la campagne présidentielle. Mais tout de suite, comme chaque semaine, le regard de Charline Van Oonnecker, c'était vendredi dernier dans le 7-9 de France Inter. Avec Marc Fauvel, avec Marc Fauvel, Charline, sous le choc. Je

1:30
Locuteur 2

suis sous le choc.

1:32
Locuteur

Ça

1:32
Locuteur 2

va beaucoup trop vite, Marc. Je perds Sarko, Juppé. Et maintenant Hollande. Mais trois personnages préférés évaporés en moins de dix jours. Mais qu'est-ce que je vais devenir, moi ? C'est malin. Chez les politiques, il

1:42
Locuteur

n'y a

1:42
Locuteur 2

plus personne de normal, maintenant. Et qui va vouloir s'occuper de la courbe du chômage ? À qui ? Ah, on est bien embêtés, maintenant. Et le tournier du 7-9 qui n

1:50
Locuteur

'est

1:50
Locuteur 2

même pas là, parti en Haïti. Pas de coq, il a appris ça hier soir, il était furieux. Depuis Port-au-Prince, il a appelé l'Élysée juste avant 20h et il a dit « Ah ben alors, on n'attend pas Patrick ? » Oh, c'est comme pour Trump ou pour Fillon, il n'avait pas vu venir le départ

2:03
Locuteur

de Hollande.

2:04
Locuteur 2

Pardon, je ne remets pas en doute sa lucidité. Mais si Patrick renonce pour l'intérêt supérieur de la France Inter, Marc, vous qui êtes le numéro 2, vous devriez préparer à y aller, franchement.

2:14
Locuteur

On fera une primaire.

2:15
Locuteur 2

Mais oui, dans une primaire face à Thomas Legrand, vous avez toutes vos chances. Oh, je n'arrive pas à y croire, Hollande qui part, il ne verra pas grandir le ficus qu'il a planté dans les jardins de

2:23
Locuteur

l

2:23
Locuteur 2

'Élysée pour remplacer le rosier, ça faisait 4 ans qu

2:26
Locuteur

'il

2:26
Locuteur 2

ne donnait plus de rose. Oh, c'est pour le milieu de la finance que c'est dur, il perd son plus féroce adversaire. Et puis ça plombe le scrutin présidentiel en général, ça fait un candidat de moins. Mais le plus terrible, c'est pour Jean va s'en placer. Oh, il avait tout lâché pour suivre Hollande et là, le Jean-Vince, il n'a même pas le 06 de Fillon. Oh, Thomas Legrand, si vous pouvez aider,

2:45
Locuteur

faites

2:45
Locuteur 2

quelque chose. Il menace de se jeter par la fenêtre et il risque d'écraser le ficus. Vous vous rendez compte, François Hollande, il ne

2:51
Locuteur

s

2:51
Locuteur 2

'était confié à aucun journaliste. Même Gérald Davé, Fabrice Lhomme, ils n'étaient pas au courant. C'est toute la profession qui se sent trahi. Sans compter Catherine Deneuve et Benjamin Biolet qui sont orphelins. Note François, non mais moi j'avais bien remarqué à son attitude. Depuis que Sarko est parti,

3:05
Locuteur

il

3:05
Locuteur 2

n'était plus le même. Notez, il va pouvoir récupérer tout le cycle de conférences à 100 000 boules parce que Sarko, il ne voulait plus un copec. La preuve, ce matin, Hollande a déjà foutu le camp aux Émirats. Alors ça y est, moi je pose la question de l'avenir, moi. Que va devenir le scooter ? Et hier, Hollande a dit, les résultats arrivent. C'est ça, c'est la peur du résultat. Ça c'est très français, c'est la peur de gagner. Alors il souligne des avancées, il regrette les retards. Mais Hollande, c'est un petit peu la SNCF qui dirigeait la France. Et puis il part sur une mesure forte. C'est un plaidoyer pour la retraite à 62 ans. François, si tu reviens, j'ai du tout !

3:38
Présentateur

Excellente Charline, dans la matinale de France Inter avec Marc Fauvel. Le zapping politique de la semaine. En attendant François, on a eu je renonce. En attendant Manuel, le PS pleure son président, tandis que Mélenchon et Macron tapent du pied. C'est la semaine politique de Laurence Perron. Route à la campagne, avec arbre. Soir, Estragon,

4:00
Locuteur 5

assis sur une

4:00
Présentateur

pierre, essaie d'enlever sa chaussure. Il s'y acharne dès

4:03
Locuteur 5

demain, en ahanant. Il s'arrête à bout de force, se repose en haletant. On recommence, même jeu, entre Vladimir.

4:11
Locuteur 7

Rien à faire.

4:12
Locuteur

Je

4:13
Locuteur 7

commence à le croire.

4:14
Locuteur

J

4:14
Locuteur 7

'ai longtemps résisté à cette pensée, en me disant,

4:18
Locuteur

Vladimir,

4:19
Locuteur 7

sois raisonnable.

4:20
Locuteur

Tu

4:21
Locuteur 7

n'as pas encore tout essayé. Et je reprenais le combat.

4:25
Locuteur

Jeudi

4:26
Locuteur 5

soir, François Hollande, Palais de l'Elysée.

4:28
Locuteur

Aujourd

4:29
Locuteur 5

'hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle. Au renouvellement, donc, de mon mandat.

4:43
Présentateur

Je préférerais ne pas. Stupeur et interrogation dans le camp des orphelins. Stratégie de la fuite ou ressort subtil d'une nouvelle lutte ? Quoi qu'il en soit, depuis, c'est un déluge d'hommage qui s'abat sur le parapluie, désormais dérisoire du président.

4:55
Locuteur 2

Pour nous tous, un électrochoc. Un

4:57
Présentateur

véritable

4:58
Locuteur 2

électrochoc.

4:59
Présentateur

Sur la scène de la BAP, la belle alliance populaire dans les grands hangars de la Villette hier, la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

5:06
Locuteur 2

Il faut s'imaginer ce qu'il faut de force d'âme, de courage et de dignité pour avoir pris, comme l'a fait François Hollande, cette décision de ne pas se représenter

5:17
Locuteur

quand

5:18
Locuteur 2

on a le bilan

5:19
Présentateur

que l'on

5:19
Locuteur 2

a.

5:20
Présentateur

La sonne au cature lorsque Jean-Christophe Cambadélis s'avance au micro. Il tonne façon Malraux devant les cendres de Jean Moulin au Panthéon.

5:27
Locuteur 3

Respect, respect pour un homme

5:30
Locuteur

qui

5:31
Locuteur 3

a fait face,

5:32
Locuteur

qui

5:32
Locuteur 3

aujourd'hui s'efface

5:33
Locuteur

pour

5:34
Locuteur 3

nous laisser la place. Respect, oui, à François Hollande.

5:39
Locuteur 7

Merci François, merci pour le travail que tu as fait, merci pour le combat que tu as mené.

5:48
Locuteur 2

Et le premier secrétaire du PSD assuré.

5:50
Présentateur

Mes amis, mes chers camarades, la bataille de France

5:54
Locuteur

a

5:55
Présentateur

commencé.

5:55
Locuteur

Avant

5:56
Présentateur

de lancer, tout aussi inutile que le parapluie du président. Je lance un appel à Emmanuel Macron, à Jean-Luc Mélenchon, rejoignez la primaire. Jean-Luc Mélenchon l'a déjà prévenu depuis Bordeaux, mardi. Pourquoi est-ce que vous n'allez pas à la primaire, M. Mélenchon ? Parce que vous savez, il y a une martingale. Si vous allez à la primaire, ça y est, vous

6:19
Locuteur 3

avez gagné. Oui, mais si je ne la gagne pas, parce que qui va venir ? Ce n

6:23
Locuteur

'est

6:23
Locuteur 3

pas une solution, cette histoire. La solution, la seule qu'on ait, c'est de convaincre. Je ne suis

6:27
Présentateur

pas un batteur d'estrade.

6:29
Locuteur 3

Je ne vais pas commencer,

6:30
Présentateur

à mon âge, à faire une carrière. C'est fait. Ça va pour moi. Ne croyez pas que vous allez convaincre

6:37
Locuteur 3

des millions de Français avec une combine. Ne croyez pas que c'est en allant participer à une vaine agitation qui va durer trois semaines, où les gens vont jeter des noms d'oiseaux et regarder dans les sondages qu'est-ce qui a la plus grande chance d'être le moindre mal.

6:50
Locuteur 5

Emmanuel Macron, dans le JDD, parle d'une primaire,

6:53
Présentateur

guerre de clans

6:53
Locuteur 5

en forme de règlement à hockey chorale.

6:56
Locuteur

Une

6:56
Locuteur 8

question chaude.

6:59
Locuteur

On

6:59
Locuteur 8

est un peu juste. On s'excuse.

7:04
Locuteur

J

7:05
Locuteur 8

'en vois deux qui ne sont à personne.

7:06
Présentateur

On se résume. Lundi, 20h. Allô, allô, l'Elysée ne répond plus. En revanche, les intimes sont prévenus que Manuel Valls vient de changer de 0,6 et que ça prend effet à 20h. Tiens, tiens. Depuis, on attend que le téléphone sonne.

7:20
Locuteur

C

7:21
Présentateur

'était le zapping politique de Laurence Perron. Avec moi aujourd'hui, une équipe de feu et de flammes. Nathalie Saint-Cricq, bonjour.

7:29
Locuteur

Et

7:29
Présentateur

de

7:29
Arnaud Montebourg

cendre aussi.

7:30
Présentateur

Bonjour. Non, non, ça va, on est encore en forme. France Télévisions. Arnaud Leparmentier, bonjour. Bonjour Nicolas. Vous incarnez le quotidien, le monde. Enfin, vous en faites partie. Et Karine Descartes, bonjour.

7:41
Locuteur

Bonjour.

7:42
Présentateur

Vous êtes membre de la rédaction de France Inter, service politique. Quel événement, Karine, vous a marqué cette semaine ? Il y en a eu beaucoup. Oui, enfin, il y en a quand même juste un

7:50
Locuteur

énorme. Tout

7:53
Présentateur

écrasé.

7:53
Locuteur

Tout

7:53
Présentateur

écrasé, effectivement. C'est le retrait de François Hollande de la course présidentielle. Alors, évidemment, j'ai envie de reparler de ça, mais vraiment d'un point de vue formel. On a dit, voilà, il a été très digne,

8:04
Locuteur

il

8:04
Présentateur

a été très courageux. Bon, moi, je l'ai regardé, évidemment, comme 14 millions de Français. Je l'ai trouvé très ému. J'ai presque envie de dire trop ému pour un président. Et surtout trop long. Je l'ai trouvé très emmêlé, en fait. C'est-à

8:18
Locuteur

-dire,

8:18
Présentateur

j'ai trouvé que François Hollande, même dans sa sortie ou quasi sortie, il a fait du François Hollande.

8:22
Locuteur

C

8:22
Présentateur

'est-à-dire, il a essayé de s'expliquer. Alors, il aurait dû, mais enfin, il n'a pas pu. Tout était... Même une fois qu'il a eu dit la phrase qu'on a tous attendu, au bout de huit minutes de déclaration, il a continué à essayer de s'auto-justifier. Enfin, ce n'était pas clair. Donc, je n

8:36
Locuteur

'ai

8:36
Présentateur

pas le sentiment d'avoir assisté à une déclaration historique, comme on a bien voulu le dire. Certes, la décision en soi, elle est historique. Mais quand on entend les deux discours de sortie de Nicolas Sarkozy,

8:45
Locuteur

qui

8:45
Présentateur

sont très bien écrites, qui sont très belles, qui sont très fortes et qui sont très courtes, là, j'ai le sentiment que oui, certes, la décision est historique, mais que vraiment, la déclaration, elle ne marquera pas les esprits. Arnaud Leparmentier ? Moi, ce qui m'a marqué, c'est la préparation de cette émission. Alors,

8:57
Locuteur

je

8:57
Présentateur

suis allé en Allemagne pour préparer mes munitions contre Arnaud Montebourg. Et donc, j'ai vu un pays à l'équilibre budgétaire, au plein emploi, avec une hausse des salaires, une prospérité insolente, ce que Berlin ressemble à Munich, désormais. Et donc, j'ai rencontré les responsables politiques qui se demandent, qu'est-ce qu'on fait avec l'euro ? Alors, sur l'union politique, c'est bien simple, ce que répond Schäubleu, on pourrait faire une union politique, mais personne n'en veut, donc on ne fera pas d'union politique. Mais, qu'est-ce qu'on va faire ? On va revenir à la pureté de Maastricht. C'est ce que disent les Allemands aujourd'hui.

Pas de renflouement des États en faillite, pas une BCE qui fait marcher la planche à billets, mais qui revient à la pureté de sa mission, c'est ce que dit Jens Weidmann. Et surtout, on va priver la commission de ses pouvoirs, parce que Moscovici et Juncker sont beaucoup trop de gauche, beaucoup trop laxistes. La preuve, ils n'ont pas sanctionné l'Espagne et le Portugal, ils ont validé les finances françaises, et ils demandent à l'Allemagne, oh mon Dieu, quelle horreur, de réduire son excédent budgétaire allemand.

Alors, on en parlera tout à l'heure avec Arnaud Montebourg, au moins ma question, c'est comment il peut taper autant sur Bruxelles, alors que de l'autre côté du Rhin, Schäuble tape lui aussi très très fort sur Bruxelles. Et donc, Ich bin ein Berliner, c'est ça aujourd

9:54
Locuteur

'hui

9:54
Présentateur

pour vous Arnaud. Exactement, j'attends la résolution de la question allemande dans cette émission. Nathalie Saint-Cricq, quel événement ?

10:01
Locuteur 2

Moi, c'est le même que Karine Becker, mais je l'ai perçu un peu différemment. J'ai trouvé qu'en dix jours, avoir l'élimination de Sarkozy, de Juppé, de François Hollande, ça avait quelque chose d'une violence

10:08
Présentateur

incroyable. Et on crache souvent sous les hommes politiques en disant, franchement, ils ne sont pas terribles, les élites.

10:14
Locuteur 2

Je trouve qu'accepter cette espèce de violence symbolique totale,

10:17
Locuteur

c

10:17
Locuteur 2

'est-à-dire d'avoir le désamour des gens en pleine figure, quelquefois même de prendre les devants avec François Hollande, je trouve qu'il faut une certaine forme de courage et que ça a quelque chose d'intragique qui les rend aimables.

10:27
Présentateur

Arnaud, vous êtes d'accord ? Ce que j'ai trouvé admirable, surtout, c'est qu'on ne la fait pas aux Français. Ça fait exactement quatre ans qu

10:33
Locuteur

'ils

10:33
Présentateur

ne veulent pas du match Hollande-Sarkozy.

10:35
Locuteur

Ils

10:35
Présentateur

se sont débrouillés pour déjouer ça en choisissant Fillon. Ils se sont débrouillés pour déjouer ça en éliminant Hollande, qui a été empêchée.

10:43
Locuteur

Et

10:43
Présentateur

donc, ce que je trouve très bien, c'est que la droite est à droite et la gauche a un champ libre à elle de se reconstruire si elle en a envie. Et c'est une mauvaise nouvelle pour le FN, je pense, ce qui s'est passé depuis dix jours. Étonnant tout de même de voir la disparition d'Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy, de

10:56
Locuteur

François Fillon. Dans un genre

10:58
Présentateur

tout à fait différent,

10:59
Locuteur

il

10:59
Présentateur

y avait eu Cécile Duflo, sortie également dès le premier tour

11:02
Locuteur

de la primaire. C'est un

11:03
Locuteur 2

jeu de massacre pour tout ce qui a déjà

11:04
Locuteur

servi. Comment vous l'analysez

11:06
Présentateur

ce moment-là ? C'est dehors, sortons les sortants

11:09
Locuteur

?

11:09
Présentateur

Il

11:09
Locuteur

y a un petit

11:10
Présentateur

peu de ça, mais ceux qui remplacent, ce n

11:11
Locuteur

'est

11:11
Présentateur

pas non plus

11:12
Locuteur

des perdres de l'année. Je veux dire,

11:14
Présentateur

on a l'impression...

11:15
Locuteur

C

11:15
Présentateur

'est horrible,

11:16
Locuteur

mais

11:16
Présentateur

Marine Le Pen dit presque quelque chose de juste quand elle dit qu'on a les gentilles doublures. Oui, on a François Fillon qui, rappelons-nous, a quand même été asservi la politique de Nicolas Sarkozy. Puis là, maintenant, on a Manuel Valls qui va devoir, malgré tout, défendre le bilan de François Hollande. Donc, sortons les sortants. Non, je ne

11:31
Locuteur

suis

11:31
Présentateur

pas d'accord,

11:31
Locuteur

Manuel Valls. Non, mais laissez-la finir, s'il vous plaît.

11:34
Présentateur

Non,

11:34
Locuteur

non,

11:34
Présentateur

alors allez-y, puisqu'elle vous cède la parole, Karine, avec grand plaisir. Je

11:38
Locuteur

pense que la ligne

11:39
Présentateur

de Manuel Valls, qui s'était incarnée à la primaire de 2012 comme sociale libérale, n

11:44
Locuteur

'a

11:44
Présentateur

pas été mise en œuvre pleinement et seulement tardivement. Donc, Hollande, qui était l'homme de la synthèse, qui a un peu échoué, ce n

11:51
Locuteur

'est

11:51
Présentateur

pas pareil que Valls. Fillon, qui est de droite traditionnelle, ce n

11:54
Locuteur

'est

11:54
Présentateur

pas pareil que Sarkozy, qui faisait de la digression, de la transgression, en allant à gauche et puis à l'extrême droite, en allant un peu partout.

12:00
Locuteur

Sauf que

12:00
Présentateur

sur Valls, ce n

12:01
Locuteur

'est

12:01
Présentateur

pas ce que je dis. Je dis qu

12:02
Locuteur

'il

12:02
Présentateur

va être obligé de défendre un bilan. Il est quand même le Premier ministre. Il a mis en musique la politique que normalement a souhaité le Président. Je crois que c'est ce qui est écrit dans la Vème République, dans notre Constitution. Oui, oui, oui. Oui ? Mais moi, je pense que ce sera très dur pour Manuel Valls.

12:15
Locuteur

Ah bah oui, on en est tous persuadés,

12:17
Présentateur

je

12:17
Locuteur

crois.

12:17
Présentateur

Je pense qu'il va se faire manger sur sa droite ou sur son extrême centre par Macron et sur sa gauche par Arnaud Montebourg, Taubira ou d'autres personnes.

12:25
Locuteur

On

12:25
Présentateur

verra. Karine, Nathalie Saint-Cricq,

12:27
Locuteur

pardon. Je pense qu'il n'y a

12:27
Locuteur 2

pas que des éléments programmatiques et des éléments

12:29
Présentateur

de philosophie politique. Je crois aussi qu'il y

12:31
Locuteur

a

12:31
Présentateur

des éléments de caractère. Sainte-François Hollande a déçu. Les gens étaient presque dans une relation non pas méprisante parce que c'est un peu violent, mais quelque chose de décidément, il n'aura pas été à la hauteur. Sarkozy aussi, carton jaune pour mauvaise éducation, agitation.

12:44
Locuteur

Et

12:44
Présentateur

puis, commencer une campagne avec les frites, le jambon et tout ça. Juppé, probablement

12:48
Locuteur 2

pas excitant et qui a une espèce de prime à quelqu'un qui nous donne envie. Alors, c'est à la fois

12:52
Présentateur

excitant cette idée-là, l'envie, mais

12:54
Locuteur 2

on pourrait aussi avoir envie juste de quelqu'un de très bien, qui fasse les choses très bien, mais qui ne soit pas forcément, comment dire,

13:00
Locuteur

séduisant

13:01
Présentateur

ou sexy. Donc,

13:01
Locuteur 2

je

13:02
Présentateur

trouve que les Français sont un

13:02
Locuteur

peu

13:03
Présentateur

à tendre, paradoxalement, quelque chose qui parfois s'adapte un

13:07
Locuteur

peu

13:07
Présentateur

au populisme. C

13:07
Locuteur

'est

13:07
Présentateur

13:07
Locuteur

-dire,

13:07
Présentateur

quelqu'un qui donne de l'envie. Le portrait d'Arnaud Montebourg. Question politique

13:14
Locuteur

sur

13:15
Présentateur

France Inter. Qui est notre invité cette semaine ? Portrait signé Karine Beccar.

13:20
Arnaud Montebourg

Bonjour Arnaud Montebourg.

13:21
Locuteur

Bonjour Madame Beccar.

13:22
Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg, vous êtes un peu déconcertant depuis votre

13:25
Présentateur

retour. Les deux très courtes années que vous venez de passer dans le monde des affaires, vous aurez-t-elle à ce point changé ? En tout cas, c'est juste un constat, mais vous apparaissez beaucoup moins flamboyant que ce que vous avez toujours montré. Non, parce que personne n'a oublié le jeune avocat qui, sur une terre plutôt compliquée, est devenu à 37 ans et du premier coup, député. Et surtout, personne n'a oublié non plus vos combats et la manière dont vous les avez portés. Celui contre les paradis fiscaux, par exemple. Ou pour une sixième république. Ou encore celui contre le président Chirac. Rien que cela que vous aviez décidé de traîner devant la haute cour de justice.

Bon, cela n'a pas marché. Mais à chaque fois, vos déclarations étaient fracassantes. Et ce rôle de battleur,

14:07
Locuteur

à

14:07
Présentateur

l'accent tantôt mondain, tantôt morvendiaux, vous allez tout simplement comme un gant. C'est vrai que vous avez été nommé ministre. Et quand vous avez été nommé ministre, il y a presque cinq ans, vous aviez donné l'impression déjà, finalement, de rentrer un petit peu dans le rang. Mais rien par rapport à maintenant. D'ailleurs, à l'époque, vous vous permettiez encore quelques plaisanteries. Jusqu'à la dernière, celle que vous avez payée si cher, la cuvée du redressement, qui vous a coûté votre place au gouvernement. Seulement, tout cela,

14:33
Locuteur

c

14:34
Présentateur

'était votre style. Les colères feintes, les coups médiatiques, cette manière volcanique de faire de la politique. Aujourd'hui,

14:41
Locuteur

à

14:41
Présentateur

Normandebourg, vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Et depuis trois mois, vous parlez partout, dans tous les médias, sobrement, posément. Mais le fait est qu'on ne vous entend pas. Donc, fini les provocations, Karine. Mais si l'on se souvient bien, Arnaud Montebourg était aussi un homme d'intuition.

14:56
Locuteur

Oui,

14:57
Présentateur

le principe des primaires, c'est vous, en grande partie, qui l'avez senti en premier. Puis c'est vous qui, pour ainsi dire, l'avez importé des Etats-Unis. Et d'ailleurs, cette année, la droite vous a consulté. Votre « made in France », également, repris désormais par des élus, toutes tendances confondues, montre à quel point vous, l'homme à la marinière, avez su, là encore, avoir vraiment du flair. Avant cela, vous aviez osé miser sur la démondialisation. Autre concept,

15:21
Locuteur

a

15:21
Présentateur

priori un petit peu plus complexe, mais qui, en réalité, a tout de suite résonné au sein de la société. Au point que cette intuition-là vous a offert, Arnaud Montebourg, votre plus belle revanche politique. Elle a transformé le député, président du Conseil général de Saône-et-Loire, en troisième homme de la primaire. Vous êtes devenu monsieur 17%, celui qui, avec ses 450 000 voix, pouvait faire basculer le résultat. Or, qu'en avez-vous fait ? Absolument rien. Vous auriez pu négocier des postes, penser à vos troupes, obtenir des places, mais cela ne vous a même pas effleuré l'esprit. Trop solitaire, peut-être, ou bien trop égoïste. En

15:56
Locuteur

tout

15:57
Présentateur

cas, le candidat Montebourg, seul contre tous, et tous contre lui, n'a jamais su construire une écurie. Ce qui pourrait poser problème, aujourd'hui

16:04
Locuteur

?

16:04
Présentateur

Autant qu'hier, de toute façon, Arnaud Montebourg n'a jamais aimé les jeux d'appareils. L'ancien ministre de l'économie veut être considéré, vous l'aurez compris, comme un homme d'idées, n'est-ce pas ?

16:15
Locuteur

Sauf

16:16
Présentateur

que les idées, que vous esquissez depuis trois mois, passent totalement inaperçues, ou en tout cas, ne parviennent pas à susciter le débat. Résultat, face à Manuel Valls, qui ne devrait plus tarder à se déclarer, vous allez surtout passer pour celui qui l'a aidé au printemps 2014, pour celui qui a favorisé son accession à Matignon. Est-ce que vos idées vont réussir à le faire oublier ? Pour l 'instant, à dire vrai, ce n'est pas franchement gagné. Sans compter que la campagne de la primaire ne durera que six semaines, à peine. Maintenant, c'est vrai que si vous y parveniez, ce serait toute une partie de la gauche qui pourrait se décider à revenir voter. Arnaud Montebourg, bonjour. Bonjour.

Et merci d'avoir accepté l'invitation de France Inter. Un mot de réaction à votre portrait, tel qu'esquissé à l'instant par Karine Bécard ? D'abord, merci d'avoir pris le soin de regarder les détails, et finalement de noter que c'est vrai, j'ai défendu des idées, toujours les mêmes d'ailleurs.

17:11
Locuteur

Ce

17:11
Présentateur

n'est pas moi qui ai changé, finalement. C'est le monde qui a mis à l'ordre du jour les questions dont je me suis emparé il y a maintenant longtemps. Sur les paradis fiscaux, avec Vincent Péon, nous avions mené des opérations d'enquête fracassantes dans toute l'Europe, c'est vrai, parce qu'il fallait casser un petit peu la porte de ces coffres forts, et aujourd'hui, les paradis fiscaux reculent. Les opérations de la Commission européenne contre l'optimisation fiscale sont à l'ordre du jour.

17:39
Locuteur

J

17:39
Présentateur

'ai défendu il y a 15 ans la VIème République. Aujourd'hui, dans toutes les enquêtes, la VIème République est validée par environ 65 à 70% des Français. Elle est dans mon programme. Vous me dites, ça ne percute

17:51
Locuteur

pas. Ça ne prend pas. Je désapprouve

17:54
Présentateur

votre analyse. Je veux juste dire que ce sont là des idées dominantes et naturelles. La démondialisation, elle était culturelle. C'était les alter-mondialistes de Sittol, c'était nos logos de Naomi Klein. C'est devenu le Made in France.

18:08
Locuteur

qui

18:08
Présentateur

était d'ailleurs emprunté à Barack Obama et le Made in America. Ce n'est pas Donald Trump qui était le premier démondialisateur. Lui, il en a fait une politique. La politique du refus du libre-échange. Donc après la démondialisation culturelle, puis économique, voici la démondialisation politique. D'une certaine manière, ce sont des idées dominantes. Donc je n'ai pas besoin de pousser plus loin des choses qui sont maintenant assez naturalisées, si je peux me permettre cette... Est

18:38
Locuteur

-ce que c'est vous qui l

18:38
Présentateur

'incarnez ? Parce qu'effectivement, le sujet des mondialisations, lutte contre le libre-échange, les paradis fiscaux,

18:43
Locuteur

c

18:43
Présentateur

'est vrai, mais est

18:44
Locuteur

-ce

18:44
Présentateur

que c'est vous qui les portez ? Vous savez, quand on a, par exemple, défendu et obtenu, arraché un décret qui permet de protéger l'économie française dans les secteurs stratégiques, une décision gouvernementale de protection contre des investisseurs indésirables, c'est

19:03
Locuteur

-à-dire

19:03
Présentateur

la protection de nos intérêts économiques dans l'énergie,

19:06
Locuteur

le

19:06
Présentateur

transport, l'eau, la sécurité, la défense, les télécoms, dont mes successeurs, malheureusement, mon successeur et mes successeurs ne se sont pas servis, mais ce

19:15
Locuteur

document... Vous avez fait ça aussi en 2007

19:17
Présentateur

-2006, pardon.

19:18
Locuteur

Non,

19:18
Présentateur

mais en 2005, la Commission européenne a dit non.

19:20
Locuteur

En

19:21
Présentateur

2014, la Commission européenne a dit, félicitations, c'est bien.

19:25
Locuteur

Et

19:26
Présentateur

tous les pays européens se sont armés contre la mondialisation déloyale. Donc vous voyez bien que, finalement, les choses ont avancé. Et quand M. Sigmar Gabriel, le vice-chancelier allemand, et par ailleurs, mon homologue à l'époque, il était le ministre de l'économie quand je l'étais pour

19:42
Locuteur

la France,

19:43
Présentateur

Sigmar Gabriel va en Chine avec des incidents diplomatiques à la clé parce qu'un certain nombre d'entreprises chinoises ont pris possession de fleurons de la robotique en Allemagne. Toute la presse allemande dit, M. Gabriel fait du monde bourg. Donc je ne veux pas me citer de façon excessive, mais vous voyez bien que ces idées-là sont en train de s'installer et de manière générale, elles sont nécessaires parce que la mondialisation est une forme d'extrémisme. Il

20:08
Locuteur

ne s'agit

20:08
Présentateur

pas de la supprimer, il s'agit de la tempérer, de la modérer. Et tout le travail que j'ai fait

20:13
Locuteur

en

20:14
Présentateur

étant, c'est vrai, minoritaire à une certaine époque est maintenant en train de devenir majoritaire parce que les Français approuvent cette analyse.

20:21
Locuteur

On va

20:21
Présentateur

pouvoir y revenir en détail dans le cadre de notre entretien. Jusqu'à 14h, nous avons du temps, il est midi 24 pour l'instant. Bonjour Isabelle Véramasson. La parole est à vous. Vous souhaitiez, je rappelle que vous êtes chercheuse au CNRS, vous souhaitiez parler des questions de santé qui ont émergé dans cette campagne présidentielle.

20:41
Locuteur

Oui,

20:41
Présentateur

je voulais poser des questions à M. Montebourg. Bonjour M. Montebourg. Bonjour Madame.

20:44
Locuteur

Cette

20:45
Présentateur

semaine a été riche en débats sur les questions qui touchent à la santé. Plusieurs d'entre nous au laboratoire communication et politique travaillent sur ces liens entre la santé et la politique. Les travaux menés par Pascal Mancy en particulier montrent que la place de la santé dans les campagnes électorales montre une dissociation dans l'appréciation des électeurs et des politiques. Elle montre que, alors que 57% des Français font de la santé un thème prioritaire qui pèsera dans leurs choix électoraux, cette question n'est pratiquement jamais abordée pendant les campagnes électorales. Prenons en suivant l'actualité de cette semaine des questions de santé environnementales.

Le Monde a publié une tribune halte à la manipulation de la science signée par 100 chercheurs du monde entier rappelant que de très nombreuses maladies sont en lien avec un dérèglement hormonal lié à des questions environnementales. Face aux dangers, en particulier pour la fertilité masculine de ces perturbateurs endocriniens dont il est question dans cet appel, les savants dénoncent ceux qui organisent ce doute, un doute fabriqué qui autoriserait les politiques à ne pas intervenir au nom du doute.

21:45
Locuteur

Ils

21:45
Présentateur

en appellent à la constitution d'un groupe d'experts internationaux référents. Comment, à votre avis, les politiques peuvent et doivent agir ? Autre question.

21:53
Locuteur

Alors

21:53
Présentateur

que les citoyens sont sensibles aux principes de précaution, François Fillon, lui, en demande la suppression en justifiant son positionnement par un positivisme scientifique. Est-ce que ce n

22:03
Locuteur

'est

22:03
Présentateur

pas un recul

22:04
Locuteur

?

22:04
Présentateur

Enfin, François Fillon met, ce qui est rare, les questions de santé au cœur de l'agenda de sa campagne. Il le fait à travers une proposition de réforme de la sécurité sociale vers un système de santé fondé sur la liberté et la responsabilité. En cela, il déplace les questions de santé du domaine politique vers la responsabilité individuelle.

22:22
Locuteur

Alors

22:22
Présentateur

que toutes les recherches ont montré que les sujets touchants à la santé ne peuvent être traités efficacement que d'un point de vue collectif, politique, national ou même international. Que pensez-vous de ces questions ? Elles sont essentielles pour notre avenir ? Avez-vous des réponses à celles qui se posent aux politiques

22:39
Locuteur

?

22:39
Présentateur

Il est vrai que la candidature

22:42
Locuteur

de François

22:42
Présentateur

Fillon a remis sur le devant de la scène la question de ce que lui a appelé la désétatisation de la sécurité sociale. Comme si l'hydre, l'horreur de nos problèmes, venait de l'État. C'est la position riganienne et tachérienne historique dont il a proclamé d'ailleurs l'admiration et qui est finalement la position ultra-libérale de la droite, d'une certaine manière, des années 80. Il y a un retour en arrière idéologique, intellectuel de la part de cette droite. En partant

23:12
Locuteur

avec 57

23:12
Présentateur

% de taux de dépense de l'État quand même.

23:14
Locuteur

C'est comme ça le... Aujourd

23:16
Présentateur

'hui, quand on regarde ce qui se passe sur le terrain, dans la vie des gens, j'ai les chiffres des statistiques, le ministère de la Santé, qui est un organisme autonome de toute préoccupation politique. 36% de la population renonce à ses soins. C'était une déclaration l'année dernière pour des raisons financières. Et vous avez, aujourd'hui, en reste à charge, on est arrivé à 510 euros par personne et par an en moyenne. Et pour 5% des personnes qui doivent se soigner, cela monte jusqu'à 1700. Donc cela pose le problème des gens qui n'ont plus de protection sociale. Il y avait les sans logis, maintenant il y a les sans mutuelles.

Il y a eu une réforme utile et positive dans le quinquennat qui a fait progresser ce point, mais il reste encore presque un million et demi de personnes sans mutuelles. Et dans toutes les catégories socioprofessionnelles, parce qu

24:03
Locuteur

'elles

24:03
Présentateur

n'ont pas les moyens, elles n'accèdent pas à la CMU, elles sont au-dessus, mais elles n

24:07
Locuteur

'ont

24:07
Présentateur

pas les moyens de s'offrir une mutuelle. Donc cette question-là doit être traitée. J'ai des propositions à défendre sur ce sujet des dispensaires de la sécurité sociale qui salarieraient les médecins dans les déserts médicaux. Les gens pourraient consulter gratuitement, c'est très important. Et deuxièmement, pour les sans mutuelles, une solution de mutuelle publique à prix modéré permettant à ces personnes d'accéder aux soins et à la complémentaire pour limiter les restes à charge. Donc

24:32
Locuteur

moi je suis, notre

24:33
Présentateur

projet face à

24:35
Locuteur

l'ultra

24:35
Présentateur

-patérien,

24:36
Locuteur

la coïnature fiori. On va y revenir,

24:37
Présentateur

Arnaud Leparmentier en détail, juste après les titres du

24:40
Locuteur

13h, Yves Decan.

24:41
Locuteur 3

Bonjour.

24:42
Locuteur

Les

24:43
Locuteur 3

adieux à Fidel Castro à Cuba. Après une semaine d'hommages et de manifestations, les cendres du Comandante doivent être inhumées au cimetière de Santiago de Cuba en présence des seuls dignitaires cubains et étrangers, dont Ségolène Royal, la numéro 3 du gouvernement, qui nie toute existence de prisonniers politiques dans l'île, ce qui n'a pas manqué de choquer la communauté cubaine exilée. En Italie, un référendum à risque pour Matteo Renzi, le chef du gouvernement, a mis sa démission dans la balance. Il veut réformer les institutions, mais c'est le nom qui tenait la corde dans les derniers sondages. Et puis en Autriche, une élection également très disputée.

Le candidat de l'extrême droite pourrait accéder à la présidence face au candidat écologiste libéral. Ce serait une première. Dans le journal de 13h, également tout à l'heure, la consécration de la nouvelle église orthodoxe russe de Paris par le patriarche de Morskou, Kirill. Et puis en foot, des supporters de Metz qui gâchent la fête en lançant des pétards. Le gardien de Lyon et le médecin du club ont été blessés. Le match a été annulé.

25:43
Présentateur

Merci Yves Decau. On vous retrouve à 13h pour un point complet sur l'actualité. À midi 30 sur France Inter, on retrouve Nicolas Demorand en direct des studios de Radio France. Question politique, une émission que vous pouvez suivre sur les ondes radio de France Inter sur France Info Télé en allant sur le canal 27 de la TNT. Retour donc sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent. Notre invité cette semaine, je vous le rappelle, est l'ancien ministre de l'économie, candidat à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg que je salue à nouveau.

À mes côtés, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Arnaud Leparmentier du quotidien Le Monde, Karine Bécard de France Inter. Restons, on en parlait il y a quelques instants sur les questions de santé, Arnaud Montebourg. Pensez-vous que le projet Fillon, tel qu'il est formulé aujourd'hui, visiblement, il y

26:43
Locuteur

a

26:43
Présentateur

encore beaucoup de travail de la part de ses équipes et de la part du Parti Les Républicains, mais le projet santé de François Fillon fait peser une véritable menace sur la sécurité sociale telle qu'on la connaît aujourd'hui, sur le système de sécurité sociale français hérité de 1945 ? C'est une évidence. Lorsque François Fillon dit je veux concentrer la sécurité sociale sur les affections longue durée, les maladies graves, je voudrais juste signaler que l'appendicite, la cataracte, les opérations du canal carpien, les varices, ce sont des interventions bénignes, ce ne sont pas des affections longue durée ni des maladies graves, mais elles sont coûteuses.

L'accouchement, ce n'est pas une affection, ce n'est pas une... Je pense aux femmes, il y a 800 000 accouchements dans notre pays, nous sommes un pays qui faisons beaucoup de bébés, et je dois vous dire qu'il va falloir qu

27:32
Locuteur

'on

27:32
Présentateur

fasse des économies pour que les femmes aient la possibilité de donner la vie. cette affaire est extrêmement grave si elle n'est pas modifiée, bien sûr, car c'est un retour à l'avant-guerre. Pour moi,

27:43
Locuteur

c

27:43
Présentateur

'est le projet de l'Obamacare mais totalement inversé, c'est-à-dire le recul. Et toutes ces femmes qui accouchent, il va falloir qu'elles souscrivent une mutuelle qui va leur coûter plus cher pour avoir

27:53
Locuteur

la

27:53
Présentateur

possibilité... Je vous parle de l'explosion du reste à charge et l'explosion du prix de la mutuelle. Le prix de la mutuelle, c'est un problème dans le pouvoir d'achat des gens. Et c'est un problème considérable. Vous avez des familles qui sont à 1 200, quand on est deux personnes plus deux enfants, c'est 1 200 par mois. Vous avez des gens qui ne peuvent pas se le payer. Je voudrais vous dire exactement les chiffres qu'on a repérés parce que c'est un point important. Vous avez 13,7% des chômeurs qui n'ont ni la CMU ni des mutuelles. Vous avez 8,7% des femmes au foyer qui n'ont ni la CMU ni une mutuelle. 4,3% des étudiants ni l'un ni l'autre.

5,9% des actifs non salariés, des indépendants, des entrepreneurs, des gens que nous croisons dans le métro.

28:38
Locuteur

Et

28:38
Présentateur

dans les retraités, on n'est pas loin de 5%. Carine Descartes.

28:42
Arnaud Montebourg

Parlons de ce que vous, vous proposez. Vous êtes complètement à l'inverse de François Fillon. Vous êtes pour le retour des dispensaires.

28:48
Locuteur

Oui.

28:48
Présentateur

Dans

28:49
Locuteur

les déserts médicaux ruraux. Je voudrais

28:50
Présentateur

savoir combien, pour quel type de soins, et puis combien ça va coûter, tout ça.

28:54
Locuteur

Je voudrais

28:55
Présentateur

d'abord vous dire que les collectivités locales ont financé beaucoup d'infrastructures, ce qu'on appelle les maisons de santé. Beaucoup de kinésithérapeutes, d'infirmières, parfois de dentistes sont présents, mais les médecins, beaucoup de départements ont tout essayé. J'en ai fait partie. On essayait de faire venir, de recruter des médecins, d'apporter des solutions. Cela ne marche pas. Beaucoup de médecins libéraux eux-mêmes disent, vous savez, nous, on n

29:16
Locuteur

'y

29:16
Présentateur

arrive plus. On voudrait pouvoir avoir une vie de famille, avoir nos soirées, un peu de week-end. On assumerait des permanences de soins, mais il est parfaitement imaginable qu'on puisse avoir dans ces maisons de santé existantes la possibilité pour la sécurité sociale de salarier les médecins à un très bon niveau pour que le métier soit attractif, ce qui d'ailleurs ne les empêcherait pas d'avoir deux jours par semaine et puis d'aller exercer dans un hôpital, d'avoir un cabinet à l'extérieur, dans des villes par exemple. Donc c'est

29:44
Locuteur

quoi

29:44
Présentateur

? C'est kinésithérapeutes ?

29:45
Locuteur

C

29:45
Présentateur

'est quel type de soins ? Non, kinésie, ce n

29:48
Locuteur

'est

29:48
Présentateur

pas médecin. Je parle des médecins généralistes et notamment des pédiatres. Car nous avons sur le terrain une disparition de toute la médecine générale et il n'y a pas que des déserts médicaux dans les zones rurales. Il y a des déserts médicaux à 10 kilomètres de Paris dans les régions urbaines où les médecins ne veulent plus travailler, ne peuvent plus pour des tas de raisons. Et donc nous avons besoin de réorganiser l'entraide. Et je voudrais ajouter une chose. Je suis défenseur du rétablissement d'une forme nouvelle du service national, civil, militaire, humanitaire pour des jeunes gens, jeunes filles, obligatoires pendant 6 mois.

Je propose d'ailleurs que cela ne perturbe pas ceux qui feront des études longues, notamment les étudiants en médecine. Qu'est-ce qui empêche qu'à la sortie des études de médecine, on envoie pour le service national pendant 6 mois des jeunes internes de médecine qui viendront prêter main forte dans ces dispensaires. Bref, c'est l'esprit d

30:37
Locuteur

'une société qui organise... Combien de dispensaires sur le territoire ? Je n'ai pas un chiffrage

30:42
Présentateur

à ce stade. Je ne peux pas vous répondre. Je le ferai le moment venu puisque finalement le chiffrage pour le moment n'est que macroéconomique. Mais franchement, la sécurité sociale qui a remonté ces niveaux de déséquilibre, moins 4 milliards, je parle de l'assurance maladie puisque les autres branches deviennent compensatrices du déséquilibre de l'assurance maladie, cela me paraît parfaitement possible qu'au lieu de financer

31:04
Locuteur

l

31:05
Présentateur

'hôpital et le surencombrement des urgences, au lieu de financer des médecins qui parfois sont surchargés et avec une tarification qui a aussi un rôle inflationniste, nous pourrions imaginer une forme de médecine qui ne porterait pas atteinte à la liberté d'établissement car il s'agit d'une profession libérale mais qui permettrait à des tas de français qui sont inégalitaires, ils payent comme tout le monde la CSG mais ils n'accèdent pas aux soins, ils payent comme tout le monde, c'est ce que j'appelle la lutte concrète contre les inégalités

31:35
Locuteur

en

31:35
Présentateur

matière éducative, en matière de logement, en matière de santé, c'est fondamental pour les français. Sur ces questions notamment de santé, vous avez la parole évidemment, amis auditeurs, amis téléspectateurs, le standard de France Inter est ouvert, 01 45 24 7000, on pourra y revenir si vous le souhaitez, aussi longuement que vous le voulez, à partir de 13h15. Passons à d'autres questions politiques, qui veut commencer ?

32:01
Locuteur

Nathalie Saint-Cricq, allez-y.

32:02
Locuteur 2

Finalement, Arnaud Montebourg, vous n'avez pas eu dans les 20 derniers jours deux catastrophes, la première,

32:05
Locuteur

c

32:05
Locuteur 2

'est Jean-Luc Mélenchon qui est

32:06
Présentateur

soutenu par le Parti communiste et la

32:08
Locuteur

deuxième,

32:09
Arnaud Montebourg

c'est le départ de François Hollande, donc vous avez perdu François Hollande qui était probablement un de vos meilleurs adversaires.

32:14
Présentateur

Arnaud Montebourg. D'abord, je voudrais modérer votre appréciation, si vous me le permettez, Madame Saint-Cricq, en vous disant que pour moi, la question n'est pas les hommes,

32:25
Locuteur

d

32:26
Présentateur

'une certaine manière. J'ai trouvé François Hollande dans son plaidoyer émouvant, j'ai trouvé l'homme touché et j'ai trouvé sa décision hautement respectable, d'une grande dignité. Vous

32:37
Locuteur

aviez appelé à ce qu'ils partent.

32:39
Présentateur

Quand vous avez demandé à ce qu'ils partent, quitte à demander au Front National de venir voter à la primaire pour surtout dégager

32:44
Locuteur

François Hollande.

32:44
Présentateur

Mais

32:44
Locuteur

je n'ai jamais demandé

32:45
Présentateur

une telle chose et je voudrais tordre le coup à cette mésinterprétation quand elle n'est pas malveillante. Excusez-moi. J'ai juste dit que tous les électeurs de la primaire de la gauche avaient l'obligation de signer une charte des valeurs de la gauche et que pour moi, c'était tous des électeurs de gauche. D'où qu'ils viennent. Voilà ce que j'ai dit. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient envie

33:06
Locuteur

l

33:06
Présentateur

'obligation de la gauche, ses projets d'avenir et ses propositions. Moi, je ne suis pas un candidat opposant. Je suis un candidat proposant.

33:13
Locuteur

Vous aviez organisé

33:14
Présentateur

une opération anti-Hollande. Vous vouliez être l'homme du renouveau face au bilan du quinquennat.

33:18
Locuteur

C'est Arnaud Leparmentier.

33:20
Présentateur

Ce n'est pas ma position, M. Leparmentier. C'est peut-être la vôtre.

33:24
Locuteur

Non, non, non. Je vous pose une question. Je vous réponds

33:27
Présentateur

sincèrement. Ma position est de dire qu'il y

33:29
Locuteur

a

33:29
Présentateur

eu une rupture, non pas pour je ne sais quelle cuvée du redressement, mais parce qu'à mon discours de Frangie, si vous voulez bien sortir de l'anecdote et revenir à l'essentiel, il y avait une demande d'inflexion majeure de la politique économique. Voilà. Et donc, ce désaccord-là, il a été exprimé quand j'étais au gouvernement. Il a été exprimé lorsque je suis sorti du gouvernement. Et il est aujourd'hui la justification de ma candidature.

33:51
Locuteur

Enfin, la question, c'est Hollande et Valls,

33:52
Présentateur

ce n

33:52
Locuteur

'est

33:52
Présentateur

pas la même chose.

33:53
Locuteur

Vous auriez préféré Hollande

33:54
Présentateur

ou finalement Valls ?

33:55
Locuteur

C'est la même politique.

33:56
Présentateur

Pourquoi ? Parce que c'est finalement dans l'échec de cette politique celle qui n'a pas redressé le pays. C'est celle qui a disloqué la gauche. D'ailleurs, je disais l'autre jour, on ne sait pas qui de François Hollande et Manuel Valls est la lame ou le manche du couteau qui a déchiré la gauche. Manuel Valls a théorisé les gauches irréconciliables. Pour ma part, je veux les gauches réconciliées.

34:18
Locuteur

Et d'ailleurs, c'est

34:19
Présentateur

l'état d'esprit dans lequel je travaille dans cette campagne.

34:22
Locuteur

C

34:22
Présentateur

'est-à-dire, non seulement il faut réunifier à l'intérieur de la primaire, mais il faudra se tourner vers l'extérieur de la primaire, se tourner vers Jean-Luc

34:28
Locuteur

Mélenchon, Yannick Jadot, et

34:30
Présentateur

travailler à bâtir, à bâtir l'unité, le rassemblement, c'est mon mantra. Et d'ailleurs, je n'ai rien inventé, c'est comme cela que la gauche a réussi avec François Mitterrand et Lionel Jospin. Si

34:43
Locuteur

on

34:43
Présentateur

commence sur la primaire au sein du PS, comment voulez-vous espérer avoir un PS réconcilié si, comme il est très probable, on a votre ligne affrontée à celle de Valls et l'héritage de François Hollande ? Comment, à la fin, on se met d'accord ? Comment on n'évite pas l'éclatement ? C'est-à

35:00
Locuteur

-dire,

35:00
Présentateur

j'allais dire, la droite a trouvé finalement une certaine unité avec Fillon entre Jupp et Sarko. Est-ce que vous, vous pensez qu'au contraire,

35:07
Locuteur

on

35:07
Présentateur

ne

35:07
Locuteur

va

35:07
Présentateur

pas acter l'irréconciabilité du PS avec cette primaire ? Arnaud Montbeau. Je comprends que nous ayons des désaccords, notamment sur la question économique, notamment, qui est un des points de difficulté. Moi, je considère que face à un candidat ultra-libéral, libéral ultra, on ne peut pas avoir un candidat social-libéral en demi-teinte, pseudo de gauche ou à moitié de droite, bref, non identifié. Nous devons avoir un projet, j'allais dire, orthogonal, qui rassemble sur les valeurs de la gauche. Et ma position, ce n'est pas d'exclure les gauches, c'est d'être au cœur des gauches.

La gauche sociale, la gauche du travail, la gauche environnementale et écologique, la gauche des valeurs et la gauche entrepreneuriale. Pourquoi

35:53
Locuteur

? Parce que

35:53
Présentateur

tout cela, pour moi, est parfaitement conjugable et

35:57
Locuteur

réconciliable. Excusez-moi,

35:58
Présentateur

je vous avais dit vous-même la droite. Est-ce que la droite ne fait pas apparaître, le candidat de droite ne fait pas apparaître que finalement, Manuel Valls et François Hollande, qui ont été critiqués pour être de droite ou trop libéraux, en fait, n'étaient pas tout simplement formateurs ? Est-ce que ça ne vous refait pas revoir votre jugement ? Ils étaient en fait de centre-gauche. Vous savez... Arnaud Montebourg, puis Karine Bécard et Nathalie

36:18
Locuteur

Saint-Pé. On peut

36:18
Présentateur

exalter les oppositions.

36:20
Locuteur

On

36:20
Présentateur

peut aussi voir des éléments de conjugaison et de conciliation. Pour ma part, je pense que si la gauche est unie, nous pouvons, sur une ligne rassembleuse, puissante, la gauche n'a pas disparu. Elle est bien là. Les électeurs n'ont pas été engloutis dans l'Atlantide du quinquennat. Tout le monde est là et je veux redonner le goût au combat pour défendre nos idées. Je veux redonner l'espoir d'une victoire qui est possible, difficile, mais qui n'est pas impossible. Et je veux que nous ayons la fierté de nos positions, la confiance en nous. Et de ce point de vue, l'état d'esprit dans lequel je travaille, c'est celui-là. Avec un projet politique qui est clair, vous dites, on ne l'entend pas.

Merci de me donner la parole. C'est l'occasion d'ailleurs de

37:05
Locuteur

l'exprimer. Vous

37:05
Présentateur

avez

37:05
Locuteur

joué

37:05
Présentateur

beaucoup

37:06
Locuteur

de médias. Vous l'expliquez beaucoup. Je l'exprime avec

37:08
Présentateur

précision, pondération, car il s'agit d'une affaire sérieuse. Et nous allons avoir à traiter beaucoup de difficultés qui d'ailleurs s'accumulent au-dessus de nos têtes. La crise climatique, les menaces terroristes, la montée des incertitudes mondiales avec l'arrivée de M. Trump, les difficultés au Moyen-Orient. Bref, nous savons parfaitement que cette affaire est tout à fait sérieuse et nous devons, j'allais dire, incarner la constance, la cohérence et la robustesse. Karine Bécard. Et donc, on essaie de parler d'union, de la gauche, de réconciliation. Une question toute simple. Si Manuel Valls l'emporte cette primaire, vous faites sa campagne

37:47
Locuteur

? Mais

37:47
Présentateur

écoutez, il

37:48
Locuteur

y

37:48
Présentateur

a des règles dans la primaire qui s'imposent à tous. D'ailleurs, vous allez lui poser la même question. Et il va vous répondre. Il y a des règles dans la primaire. Ces règles, elles sont connues. j'y ai adhéré en déposant ma candidature.

38:00
Locuteur

Donc, vous

38:00
Présentateur

faites sa campagne ? Nous sommes donc...

38:02
Locuteur

Vous

38:02
Présentateur

vous retournez en Saône-et-Loire ? Mais je fais sa campagne. Nous faisons tous la campagne pour la même chose. J'ai envie de vous dire, nous avons besoin de réussir ensemble. Sinon, nous pouvons décider de nous... J'allais dire d'une sorte de suicide collectif, de nous autodétruire.

38:18
Locuteur

Et

38:19
Présentateur

vous voyez parfaitement les Hollandais,

38:20
Locuteur

les

38:20
Présentateur

valsistes venir vous aider si vous vous remportez ? Posez-leur la question. Moi, j'ai répondu. Nathalie Saint-Cricq. Arnaud Montebourg, est-ce qu'elle n

38:25
Locuteur

'est

38:25
Présentateur

pas déjà ratée la primaire ? Parce que d'abord, elle est simplement au sein de la gauche et on a vous, Benoît

38:29
Locuteur

Hamon,

38:30
Présentateur

Marie-Noëlle Inman, Gérard Filoche. On va avoir une douzaine de candidats. Mais finalement, c'est très intra-PS. Et puis,

38:34
Locuteur

on

38:34
Présentateur

a à l'extérieur, ce qui était le principe même de la primaire, on a le PRG, les écologistes. Et Jean-Luc Mélenchon, vous

38:40
Locuteur 2

dites, si la gauche est unie, c'est mon mantra. Mais ce n

38:42
Locuteur

'est

38:42
Locuteur 2

pas une primaire. C

38:43
Locuteur

'est juste un règlement

38:44
Arnaud Montebourg

de compte entre ancien ministre de François Hollande.

38:46
Présentateur

Arnaud Montebourg. C'est une vision que je trouve dévalorisante.

38:51
Locuteur

Non, mais elle se pose. Ça la voudrait dire... Non, excusez-moi, Madame Sincrig,

38:55
Présentateur

pardonnez-moi d'être,

38:56
Locuteur

pour

38:57
Présentateur

le coup, ferme, je trouve cette vision dévalorisante. Pensez-vous qu'il n'y ait pas quand même quelques sincérités et des authenticités dans le fait de dire qu'il y

39:06
Locuteur

a

39:06
Présentateur

eu des désaccords qui ont

39:07
Locuteur

tombé le vent ? Mais bien sûr. Donc c'est ces désaccords... Benoît Hamon, vous,

39:10
Présentateur

Marie

39:10
Locuteur

-Noëlle, pardonnez-moi Madame, je

39:11
Présentateur

termine.

39:11
Locuteur

Et

39:11
Présentateur

je réponds à

39:12
Locuteur

votre

39:12
Présentateur

question.

39:12
Locuteur

Sur le nom, voilà. Je réponds. C'est la question de

39:14
Présentateur

Nathalie.

39:15
Locuteur

Il

39:15
Présentateur

y a quand même beaucoup, beaucoup de

39:15
Locuteur

monde.

39:15
Présentateur

Pour

39:16
Locuteur

moi,

39:18
Présentateur

la décision que les électeurs de la primaire, qui viendront en masse, pourquoi ? Parce qu'ils ont envie que ce soit le point de redémarrage d'un rassemblement. Il n'y a aucun candidat de gauche, ni M. Macron, s'il est de gauche, ni de la part de Jean-Luc Mélenchon, ni même le candidat qui sortira de la primaire, en mesure de l'emporter, parce qu'il y en a au moins un de trop. Au moins un

39:39
Locuteur

de trop. Il y a la différence entre...

39:40
Présentateur

Donc, vous me permettrez de vous dire que la nécessité de dire aux électeurs de la primaire, c'est le point de démarrage d'un premier rassemblement, qu'il va falloir l'étendre et se tourner vers... En tout cas, pour ma part, je me tournerai

39:53
Locuteur

vers Jean-Luc Mélenchon,

39:54
Présentateur

vers Yannick Jadot,

39:55
Locuteur

vers Sylvia

39:56
Présentateur

Pinel. Pourquoi ? Parce que nous n'aurons pas le choix. Est-ce que nous allons être passivement, benoîtement les arbitres entre la candidature de François Fillon ultra-libérale et tachérienne et la famille Le Pen

40:08
Locuteur

?

40:08
Présentateur

Vous

40:09
Locuteur

êtes

40:09
Présentateur

d'accord ? Vous croyez que les électeurs vont accepter ça ? Il

40:12
Locuteur

y a un

40:12
Présentateur

moment !

40:13
Locuteur

Je

40:13
Présentateur

ne crois pas ça, je vous dis simplement...

40:14
Locuteur

Mais madame Sacré, j'essaie de vous répondre en terminant mon raisonnement, parce que c'est important. Si vous me le permettez. Vous êtes

40:19
Locuteur 2

théoricien de la primaire, vous avez dit qu'elle doit être exemplaire

40:21
Présentateur

avec un nombre de candidats resserrés en expliquant que pour ça, les gens auraient le choix là. Est-ce qu'on n'a pas une multitude

40:28
Locuteur

de candidats qui ne sont pas ?

40:29
Présentateur

Ah, vous espérez

40:30
Locuteur

que ça va

40:30
Présentateur

se

40:31
Locuteur

décanter ? Non, mais pour l'instant,

40:33
Présentateur

nous verrons bien qui sera candidat, pour quoi faire. Et là, j'ai envie de vous dire, vous croyez que même Jean-Luc Mélenchon, n'importe lequel, j'ai entendu une déclaration d'Emmanuel Macron qui a dit la primaire,

40:43
Locuteur

c

40:43
Présentateur

'est un débat de syndic de copropriété. Je n

40:45
Locuteur

'ai

40:45
Présentateur

jamais vu une copropriété avec autant de monde. Et Jean-Luc Mélenchon, j'ai lu dans le Louvre Observateur qui avait dit que c

40:51
Locuteur

'était

40:51
Présentateur

la primaire du vice. Bon, écoutez,

40:54
Locuteur

soyons raisonnables.

40:56
Présentateur

Soyons raisonnables. Nous avons besoin quand même de, et eux-mêmes vont quand même réfléchir, si la primaire est un succès. Nous pouvons donc construire ensuite une stratégie commune pour l'emporter. Pourquoi ? Parce qu'on en a besoin. Ça veut dire

41:11
Locuteur

quoi ? Et que les électeurs

41:11
Présentateur

de

41:12
Locuteur

gauche,

41:12
Présentateur

ils ont le désir de vouloir continuer à transformer le pays. Ils n'auront pas le désir d'avoir à choisir, d'ailleurs, choisir. Est-ce qu'ils vont choisir entre François Fillon et Mme Le Pen ? Est-ce que vous pensez que ça va continuer à fonctionner ? Le vote par défaut. Je ne le crois pas. Ils auront besoin d'avoir et de peser sur les événements. Donc, tout le monde va réfléchir à son comportement dans la période.

41:33
Locuteur

Mais alors, ça veut dire

41:34
Présentateur

quoi ? Comme nous le faisons tous. Comme nous le faisons tous. Arnaud Montebourg, ça veut dire quoi ? Aller vers Jean-Luc Mélenchon pour lui dire quoi ? Pour lui proposer quoi ? Pour imaginer quoi ? Ensemble ? Ou vers Macron ? Quand vous dites le vainqueur de la primaire devra aller parler à ceux qui sont hors primaire.

41:50
Locuteur

Le vainqueur de la primaire,

41:52
Présentateur

il a une responsabilité, c'est d'unir toutes les gauches. Comme l'avaient fait François Mitterrand et Lionel Jospin. Et il y a une force de gauche importante des partis communistes français qui, dans l'histoire, historiquement, a toujours gouverné le pays. Il a même gouverné avec le général de Gaulle, avec François Mitterrand, avec Lionel Jospin. Et il y a une deuxième force qui est Jean-Luc Mélenchon. Enfin, deuxième ou

42:12
Locuteur

en tout cas,

42:14
Présentateur

Jean-Luc

42:14
Locuteur

Mélenchon,

42:17
Présentateur

comme nous tous, aura, comme moi-même, si je suis désigné une responsabilité devant l'histoire,

42:23
Locuteur

d

42:23
Présentateur

'avoir laissé faire ou de ne pas avoir laissé faire. Est

42:26
Locuteur

-ce qu'il y a une vocation au

42:27
Présentateur

leadership pour Jean-Luc Mélenchon ? Pour le moment, les sondages le donnent devant le... Je sais bien que les sondages, il faut s'en méfier, mais les sondages d'opinion montrent qu'il est plutôt devant le

42:35
Locuteur

candidat de gauche. je ne

42:36
Présentateur

commente

42:36
Locuteur

pas les sondages pour

42:37
Présentateur

une raison simple, c'est que si je ne faisais que commenter les sondages, je ne ferais rien. Et d'ailleurs, rien d'autre. Donc vous me permettez de dire que les sondages m'importent peu. Ce qui m'intéresse, c'est la dynamique politique dans laquelle nous pouvons rassembler les gauches. Oui, je me tournerai vers Jean-Luc Mélenchon et

42:51
Locuteur

je

42:51
Présentateur

lui proposerai un accord de gouvernement.

42:54
Locuteur

Et

42:54
Présentateur

ça ne peut pas être Mélenchon qui prend

42:55
Locuteur

la tête de la présidentielle ? Dans ce cas-là, qu

42:57
Présentateur

'il vienne gagner à la primaire. Et je le soutiendrai s'il gagne.

43:02
Locuteur

Vous comprenez ?

43:03
Présentateur

Un accord de gouvernement, ça veut dire un ticket ? Je ne sais pas. Je pense que c'est là la responsabilité que nous avons tous. Pour faire, comme disait Winston Churchill, donner un coup d'épaule à l'histoire.

43:18
Locuteur

Les

43:18
Présentateur

choses ne sont pas fatales.

43:20
Locuteur

Ça

43:21
Présentateur

dépend de nous. Et j'entre dans cette primaire avec le sens des responsabilités. Nous ne pouvons pas faire comme si nous n'étions que seuls. Il y a eu quand même une désagrégation de la gauche. La gauche a été disloquée par ce quinquennat. Il faut en tirer les leçons. C'est ce que je fais moi-même. J'en suis parti il y a deux ans et demi. Et j'ai dit les choses sans excès. J'ai essayé de dire ma position en respectant les hommes le plus possible. Bref. Mais maintenant, nous devons faire deux choses. Faire muter la gauche

43:53
Locuteur

et

43:54
Présentateur

la transformer et la mettre en face d'un certain nombre de périls. et pour cela, nous devons nous unir.

44:00
Locuteur

Même

44:01
Présentateur

raisonnement avec Emmanuel Macron qu'avec

44:03
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon. Emmanuel Macron

44:05
Présentateur

pose un autre problème.

44:07
Locuteur

C

44:07
Présentateur

'est que je n'arrive pas à savoir qui il est. Ce qu'il veut. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Ni droite, ni gauche. Il a dit qu'il était de gauche mais qu

44:14
Locuteur

'il

44:14
Présentateur

voulait rassembler des gens de droite aussi.

44:16
Locuteur

Il

44:16
Présentateur

se

44:17
Locuteur

dit de gauche.

44:17
Présentateur

Je comprends que vous preniez sa défense, M. Le Parmentier mais pour ma part, puisque c'est

44:22
Locuteur

votre...

44:22
Présentateur

J

44:23
Locuteur

'essaye de comprendre. Il a changé 3-4 fois.

44:26
Présentateur

Donc moi, j'ai un peu de mal à savoir. Donc j'attends de connaître quelles sont ses orientations. Je l'ai aussi entendu dire qu'il y avait de très bonnes propositions dans le programme de François Fillon. Ça devient difficile maintenant de trouver de bonnes propositions dans le programme de François Fillon.

44:40
Locuteur

J

44:40
Présentateur

'aimerais savoir lesquelles. Bref. Tout cela, pour moi, n'est pas clair. Donc je ne sais pas le situer.

44:46
Locuteur

Le Parmentier.

44:47
Présentateur

Revenons sur Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il y a des choses sur lesquelles vous êtes irréconciliable avec Jean-Luc Mélenchon ? C'est quoi vos différences finalement à part le ton et les outrances de Jean-Luc Mélenchon que vous avez dénoncées déjà ? D'abord, je pense que nous devons avoir une stratégie de réforme de l'euro et non pas de brisure de l'Europe. Cette stratégie, pour moi, ne me paraît pas... Il n

45:10
Locuteur

'est

45:10
Présentateur

pas impossible d'en convaincre Jean-Luc Mélenchon.

45:12
Locuteur

Je

45:13
Présentateur

ne le crois pas. J'ai lu ses propositions. Je crois aussi que nous pouvons avoir des stratégies raisonnables dans la construction d'un nouveau système politique. Je défends la VIème République. Il défend la VIème République. Il dit, Montebourg veut faire la VIème d'en haut, moi je veux faire la VIème d'en bas. J'ai l'expérience mémorielle, comme beaucoup de ceux qui ont travaillé cette question, de la naissance de la IVème République.

45:35
Locuteur

Il y

45:35
Présentateur

a eu deux ans de débats démocratiques et institutionnels. Un refus français. On ne peut pas, après-guerre,

45:41
Locuteur

on

45:41
Présentateur

ne peut pas se permettre d'avoir deux années de discussion de ce que doit être une mutation démocratique dans notre pays. Nous savons tous à peu près ce que les Français veulent et réclament. Les propositions que je formule, moi je les écrirai dans la campagne pour obtenir un mandat issu des primaires, puis issu des Français, si je l'emporte en mai 2017, pour pouvoir dire aux Français, écoutez, on va saisir par le monde, on

46:02
Locuteur

va

46:02
Présentateur

avoir une première discussion, et puis ensuite, nous opérerons par référendum.

46:06
Locuteur

Donc

46:06
Présentateur

vous referiez, en tout cas en termes de méthode, le programme commun tel qu'on a pu l'appeler à

46:10
Locuteur

l'époque de François Ritterrand. Je pense que nous n'y échapperons pas si nous

46:14
Présentateur

voulons faire changer

46:15
Locuteur

le cours de l

46:15
Présentateur

'histoire. Un programme commun. Et rien, Arnaud Montebourg, dans le populisme de Jean-Luc Mélenchon, ne vous effraie ? Est-ce que finalement, vous ne vous sentez pas plus proche d'un valse, même s'il

46:23
Locuteur

y a

46:23
Présentateur

des différences dans la culture de gouvernement, que d'un Jean-Luc Mélenchon avec ses qu'il s'en a eu

46:28
Locuteur

tous ?

46:31
Présentateur

Je regrette sa radicalité.

46:33
Locuteur

Je

46:33
Présentateur

le regrette. Et parfois, les excès y compris de fonds dans les propositions qu'ils formulent. Je suis pour l'augmentation des salaires, par exemple. Mais comment augmenter les salaires quand on a des problèmes de compétitivité que nous avons péniblement résolus avec le crédit d'impôt, compétitivité emploi, le fameux CICE ? Augmenter les salaires dans un seul pays, dans l'Union européenne, alors que nous sommes un marché unique, à monnaie unique, c'est risquer de mettre en difficulté et de relancer encore plus fortement la hausse du chômage. Donc moi, je suis d'accord qu'il

47:05
Locuteur

y a

47:05
Présentateur

un problème de pouvoir d'achat pour les classes moyennes

47:07
Locuteur

et populaires.

47:08
Présentateur

Donc la proposition que je formule est celle, d'abord, de baisser les impôts sur ceux qui n'ont que leur travail pour vivre. C'est la première chose. Et ensuite, ma proposition est celle d'un plan d'augmentation des salaires dans tous les pays européens. Les Allemands ont déjà fait 5%. Je vois qu'il y a au Cortez espagnol une proposition de loi qui vient d'être adoptée d'augmenter les salaires de 8%. Je proposerais que nous ayons une augmentation concertée dans l'ensemble des grands pays européens pour relancer aujourd'hui l'économie qui ne va pas du tout et qui est très très plate contrairement à l'économie mondiale. Je note que les Chinois voient les salaires augmenter de 25%.

Dans, d'ailleurs, l'ensemble des analyses aujourd'hui qui sont faites, je pense par exemple à M. Le Boucher qui n'est nullement un soutien politique de mes propositions. Il

47:55
Locuteur

dit

47:55
Présentateur

pourquoi

47:56
Locuteur

l'économie ne va pas du tout

47:57
Présentateur

et ne marche pas, dit-il. Pourquoi ? Dans les échos, vous voyez de quoi je parle. Pourquoi l'économie ne va pas, dit-il ? Parce que les salaires sont trop bas. Il a raison. Donc je défendrais une stratégie concertée dans l'Union européenne. C'est un beau projet européen. Personne n'y perdra et tout le monde peut y gagner en même temps. 12h52. Merci d'être avec nous sur France Inter et France Info. Question politique

48:21
Locuteur

sur

48:21
Présentateur

France Inter. Et toutes les semaines, vous le savez, nous accueillons un reporter de Radio France ou aujourd'hui de la rédaction du Monde. Bonjour Manon Rescan. Bonjour. Manon, vous nous parlez de petits patrons en attente de mesures fortes. Bonjour M. Bonnebourg. Bonjour. La semaine dernière, j'étais à Janzé. Janzé, on est en Ile-et-Vilaine. On a une trentaine de kilomètres au sud-est de Rennes. C'est un secteur où il y

48:42
Locuteur

a

48:42
Présentateur

un très fort tissu de PME. Et je déjeune et figurez-vous qui s'assoit à ma table dans un des restaurants ouvriers de Janzé, trois petits patrons. Parmi eux, il y a David. David, à 40 ans, il s'est reconverti. Il était cadre dans une société de transport et il a décidé de lancer sa propre entreprise de service à la personne. et donc, il a une trentaine de salariés qui vont faire des ménages, du babysitting, qui vont aller aider des personnes âgées dépendantes. Et puis, David, il me confiait cette chose intéressante.

49:15
Locuteur

Il

49:15
Présentateur

me disait, avant d'être patron, j'avais plutôt des idées de gauche. Et depuis que je suis passée de l'autre côté du miroir, c'est vrai que je me sens un petit peu plus proche de la droite. Et avec cet exemple assez précis sur la question qu'on appelle la question de la flexibilité du marché du travail. Il me disait cette chose assez simple. Aujourd'hui, quand un particulier m'appelle pour faire un contrat de ménage, il m'appelle et me dit j'ai besoin de deux heures de ménage. Sauf que moi, de l'autre côté, je ne peux pas embaucher quelqu'un seulement pour deux heures par semaine parce que le cadre législatif ne le lui permet pas. Alors, ma question pour vous, M.

Montebourg, elle est la suivante. Qu'est-ce que vous proposez ? Comment vous parlez à ces petits patrons qui vous demandent un petit peu plus de liberté, un petit peu plus, un peu moins de contraintes pour pouvoir embaucher et donc créer de

50:01
Locuteur

l

50:01
Présentateur

'emploi ? Arnaud Montebourg. Je pense que la question finalement de la liberté d'agir est une question fondamentale dans notre pays et notamment sur la libération d'initiatives technologiques, culturelles, éducatives,

50:19
Locuteur

entrepreneuriales.

50:19
Présentateur

Et d'ailleurs, quand on regarde ce que disent les entrepreneurs, j'en suis un, j'ai fait non pas une traversée pendant deux ans du désert mais plutôt de l'économie française dans les

50:28
Locuteur

PME.

50:29
Présentateur

Qu'est-ce qu'ils disent ? Le RSI, c

50:31
Locuteur

'est

50:31
Présentateur

un scandale, c'est-à-dire le système de prélèvement et de taxation indépendamment du revenu qui détruit plutôt qu'encourage. Donc ça, je veux le réformer, par exemple. Ce qu'ils disent, ils disent la flexibilité. Il y a eu un accord. Pourquoi il ne peut pas embaucher deux heures ? Parce qu'il y

50:45
Locuteur

a

50:45
Présentateur

eu un accord dernièrement qui a réduit la précarité. Finalement, on est capable de s'organiser à plusieurs employeurs pour régler ce problème mais mettez-vous à la place quand même des personnes qui sont embauchées avec quelques heures. C'est quand même un peu difficile de faire deux heures plus deux heures plus deux heures plus deux heures. Il y a aussi un moment où on a une responsabilité par rapport à la sécurité qu'on doit aux personnes avec qui on travaille. Et je vais vous dire sur le terrain, qu'est-ce qu'on voit ? On ne se plaint pas du droit du travail. D'abord parce que pour moi, le droit du travail a été flexibilisé énormément ces 20 dernières années.

Les licenciements, c'est les départs négociés qui connaissent un boom. Les embauches, tout le monde est embauché à 85%, je crois que c'est la statistique du ministère du Travail en CDD. Les stages, ils se multiplient partout. Donc nous voyons bien que le marché du travail a quand même grandement évolué. D'ailleurs, les Espagnols, ils ont fait sauter, exploser le code du travail. Est-ce qu'ils ont une amélioration de l'économie ? Pas du tout. Est-ce que la jeunesse se sent mieux ? Non, elle migre. Elle fuit son pays.

51:42
Locuteur

Ça repart. Donc

51:43
Présentateur

ça repart. Oui,

51:44
Locuteur

on est passé. Il y a

51:44
Présentateur

500 000 emplois qui ont été créés

51:46
Locuteur

et la croissance

51:47
Présentateur

repart. Je ne dis pas que ça a été merveilleux.

51:48
Locuteur

Non,

51:49
Présentateur

mais ça repart. Excusez-moi, après 10 ans de souffrance, pour l'instant, les résultats sont infinitésimaux, même si vous en faites le promoteur.

51:57
Locuteur

Non, mais

51:57
Présentateur

il y a une

51:57
Locuteur

idée

51:57
Présentateur

de départ de marché par rapport aux

51:58
Locuteur

Français. Moi, j'ai d'autres propositions à faire, par exemple.

52:01
Présentateur

Pour moi, d'ailleurs, toutes les enquêtes de conjoncture de l'INSEE révèlent la

52:04
Locuteur

même chose.

52:05
Présentateur

La même chose. C'est-à-dire que 65% des problèmes des petits patrons, c'est qu'ils n'ont pas de marché, ils n'ont pas de demande. 15%, c'est les problèmes d'offres, c'est-à-dire ce que vous indiquez les normes, qui sont un enfer dans la vie quotidienne de l'entrepreneur. J'en sais quelque chose. Et donc ça, ça fait partie de la problématique qu

52:23
Locuteur

'il

52:23
Présentateur

ne faut pas négliger. Donc moi, je propose qu'on utilise l'argent de nos commandes publiques, de nos marchés publics, l'argent de nos impôts. 80% de la commande publique

52:31
Locuteur

pour

52:31
Présentateur

les PME made in France, sur le territoire. Ça va... Les Allemands font 50%. Nous sommes aujourd'hui en dessous de 25%. Déjà, rien que ça, c'est beaucoup d'argent que nous laissons partir, que nous pourrions, pour reconstruire l'économie de notre pays, finalement, nous pourrions créer beaucoup d'emplois. Voilà. Quand je défends la rénovation thermique comme un grand programme, c'est une proposition de Nicolas Hulot que j'ai reprise, comme un grand programme de transformation de l'économie parce que ça va créer beaucoup d'emplois, rénovation thermique des bâtiments publics, privés, là aussi, c'est beaucoup de travail sur les territoires.

Quand je défends un programme de redécollage économique avec 20 milliards dans les dépenses d'infrastructures, il y a 1000 projets aujourd'hui identifiés par la fédération du BTP, pardon, des travaux publics qui sont en souffrance, qui attendent d'être réalisés, ça c'est du travail pour les PME et c'est donc une force d'entraînement pour toute l'économie. questions politiques se poursuivent sur France Inter, France

53:27
Locuteur

Info

53:28
Présentateur

avec Le Monde juste après le journal. On se retrouve à 13h15. Retour sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Vous avez la parole, amis auditeurs et téléspectateurs, 01-45-24-7000 pour le standard franceinter.fr si vous préférez le courrier électronique, Twitter avec le mot-clé question Paul et cette semaine, immense nouveauté, vous pouvez nous suivre également en direct sur Facebook. À mes côtés, Nathalie Saint-Cricq, Arnaud Leparmentier, Karine Bécard, Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'économie et candidat à la primaire de la gauche, répond maintenant à toutes vos questions. On commence avec Martial, Martial de Limoges.

Bonjour et bienvenue.

54:21
Locuteur 4

Oui, bonjour M. Le Morand, bonjour M. Montebourg.

54:25
Locuteur

Nous vous écoutons. Oui,

54:27
Locuteur 4

j'ai une question très simple face à votre candidature à la primaire

54:32
Locuteur

sur

54:32
Locuteur 4

la gauche. Moi, je suis de gauche militant, pas socialiste, pas vraiment du tout même, mais simplement face à la multiplicité des candidatures actuellement, n'est-ce pas plutôt le temps du rassemblement et de l'unité face à M. Fillon extrêmement agressif, dangereux, je dirais même plus dangereux que Marine Le Pen actuellement avec un programme destructeur et le retour du parti catholique qui n'a pas de nom mais qui est sous-jacent depuis des lustres.

55:02
Locuteur

Je

55:02
Locuteur 4

ne

55:02
Locuteur

veux

55:02
Locuteur 4

dire que ça n'a pas d'hier. Donc arrêtons la querelle des égaux

55:06
Locuteur

et

55:06
Locuteur 4

restons en marche. Je ne voudrais pas revenir au programme commun

55:09
Locuteur

qui

55:09
Locuteur 4

est quand même de ma génération parce que je suis à peu près du même âge que vous, M. Montebourg. Voilà.

55:14
Locuteur 8

Merci

55:14
Locuteur

Martial. Qu'est-ce que vous avez donné

55:15
Locuteur 8

comme espoir au peuple de France, au peuple de

55:20
Locuteur

gauche ?

55:21
Présentateur

Rassemblement donc. Merci Martial. Arnaud Montebourg vous répond. J'approuve votre réflexe, monsieur, et votre analyse. C'est d'ailleurs ce que j'ai tenté d'exposer tout à l'heure. Je pense que la primaire de la gauche est un premier rassemblement et ensuite il faut trouver les voies et les moyens d'une union avec les autres forces de gauche qui sont assumées comme telles. Donc je cite Jean-Luc Mélenchon, je cite Yannick Jatteau et Mme Pinel. Nous avons là les moyens d'avancer ensemble.

Si nous décidons de le faire, nous changeons le cours de l'histoire et mes efforts, j'allais dire presque mon karma obstiné dans cette affaire, ce sera de le dire aux électeurs de la primaire comme élément de la conciliation des gauches. Je ne suis pas un théoricien, je n'approuve pas cette vision ni cette position des gauches irréconciliables. Je suis un acteur de la conciliation, de la conjugaison des gauches. Lionel Jospin a su parfaitement le faire, François Mitterrand a su le faire. Pourquoi nous ne saurions pas le faire ? Est-ce qu'il n'y a pas un désir de catastrophe à gauche aujourd'hui ?

Je ne veux pas faire de psychologisme facile, mais est-ce que vous ne voyez pas tout le monde partir

56:31
Locuteur

en

56:33
Présentateur

ayant au fond déjà intégré que la défaite était certaine à la prochaine élection présidentielle ? Je ne crois pas. Il y a dans la nature humaine toujours une place considérable pour le désir d'espoir. Toujours. Il est plus important que cette espèce de sentiments un peu mortifères que vous soulignez qui certainement existe, mais nous ne sommes pas du côté de la force obscure. Nous sommes plutôt du côté de la puissance de l'optimisme. Et j'ai cette chance d'être un optimiste actif, presque activiste qui veut réaliser par des prophéties auto-réalisatrices, réaliser cet optimisme. Et la fierté, la confiance, l'unité, ce sont des valeurs qui sont les miennes.

57:20
Locuteur

Pour suivre

57:21
Locuteur 2

la question de Martial au téléphone tout à l'heure, vous avez dit tout à

57:23
Locuteur

l

57:23
Locuteur 2

'heure qu

57:24
Locuteur

'il

57:24
Locuteur 2

faut que la primaire soit un succès. Est-ce que pour que ce soit un succès, vous lancez un appel aujourd'hui et maintenant à Benoît, mon Marie-Noël Linnemann, Gérard Friloche, en leur disant ça suffit maintenant, venez derrière moi, en gros on incarne la même ligne et on sera

57:35
Locuteur

moins

57:35
Locuteur 2

dispersés

57:36
Locuteur

? Je

57:37
Présentateur

respecte les candidatures, elles sont légitimes, les primaires sont faites pour ça. Chacun prendra finalement à la suite de sa réflexion personnelle la

57:47
Locuteur

décision

57:49
Présentateur

qu'il doit prendre. Et pour ma part, j'ai donné mon chemin. Mon chemin, c'est celui du rassemblement des forces de gauche. Combien de candidats il faut idéalement ? Écoutez, la

57:59
Locuteur

droite en a eu 7,

58:00
Présentateur

nous en avions eu 6, franchement personne n'en est mort. Les Français en plus ont besoin de réfléchir, de choisir. Plus il y a diversité, plus on va chercher finalement des esprits différents mais qui peuvent se conjuguer in fine. Karine Becker, Arnaud Leparmentier. Je voudrais rajouter une petite chose, il va falloir faire cette unité, vous en parlez très bien. Là, vous avez essayé de discuter avec les communistes, si je ne m'abuse, ça n'a pas marché puisqu

58:25
Locuteur

'ils sont allés vers

58:26
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous avez le beau discours ? Vous avez pris référence de Jospin, de Mitterrand, effectivement, ils ont su faire l'unité, qu'est-ce qui vous manque vous ? D

58:35
Locuteur

'abord, je

58:35
Présentateur

suis allé à la fête de l'humanité où mes propositions ont été applaudies.

58:44
Locuteur

On peut vous

58:45
Présentateur

trouver très sympathique mais au final, ils sont allés voir Jean-Luc Mélenchon. C'est ça que je suis en train de vous dire. Les propositions rencontrent un écho. Partout où je vais où les salles sont pleines en France, il y a toujours des élus communistes qui se proclament comme tels, qui s'intéressent à mes propositions. Je note qu'il y a aussi des militants du parti de gauche qui s'intéressent dans une vision non sectaire qui vise finalement à décloisonner, briser les murs entre nous qui ont été malheureusement bâtis pendant ce quinquennat entre nous. Il y a aussi des élus verts qui viennent s'intéresser à mes propositions. Donc nous sommes capables de nous rassembler.

J'ajoute qu'il y a une clause de revoyure à l'issue du résultat de la primaire dans le texte que les communistes ont adopté en soutenant Jean-Luc Mélenchon. Donc laissons finalement le temps s

59:34
Locuteur

'accomplir. Vous avez appris un accord secret

59:34
Présentateur

avec eux

59:35
Locuteur

?

59:36
Présentateur

Non, c'est leur décision. Elle est souveraine. Croyez-le bien. Croyez-le bien. Retour au standard. Simone, bonjour. Bonjour. Vous avez la parole.

59:45
Locuteur

Bonjour

59:45
Présentateur

François Inter. Merci de prendre mon message. Bonjour M. Montebourg. Bonjour Madame.

59:50
Locuteur

Je

59:50
Présentateur

vous ai entendu. Je précise que je suis

59:53
Arnaud Montebourg

une

59:53
Locuteur

militante

59:53
Présentateur

socialiste

59:54
Locuteur

depuis

59:55
Présentateur

de longues, longues années. Bon, je vous ai entendu à plusieurs reprises et tout à l'heure sur cette antenne critiquer fortement le bilan de François Hollande. Je vais vous dire en passant que vous devriez laisser ça à la droite.

1:00:12
Locuteur

Mais

1:00:13
Présentateur

bon, vous pourriez

1:00:14
Locuteur 8

préciser un peu

1:00:15
Locuteur

ce

1:00:16
Présentateur

que vous reprochez, ce que vous appelez un échec ? Parce que quand on voit le bilan de François Hollande, il a remis des postes dans l'enseignement, dans la police, il a réduit le déficit, la sécurité sociale, le budget de la sécurité sociale est pratiquement en équilibre. Et puis, toutes les mesures qu'il a prises,

1:00:35
Arnaud Montebourg

enfin, qui ont été prises par son gouvernement pour améliorer la vie des Français, ne serait-ce qu'encore l'histoire du divorce il n

1:00:41
Locuteur

'y a

1:00:41
Arnaud Montebourg

pas longtemps,

1:00:42
Présentateur

et d'autres, le problème sur les assurances qu'on peut quitter, enfin,

1:00:47
Locuteur

il y a

1:00:47
Présentateur

eu une amélioration de la vie. Et sur le plan sociétal également, avec

1:00:50
Arnaud Montebourg

quand même le mariage pour tous qui a été acté. Alors, j'aimerais que vous soyez précis dans vos critiques qui sont, me semble-t-il, un peu injustes et très exagérées.

1:01:03
Présentateur

Merci beaucoup, Simone, pour cette question. Arnaud Montebourg vous répond. Merci de votre franchise, Simone, je vais avoir la même franchise. D'abord, je considère qu'il y a des éléments dans le bilan qui sont très positifs. La COP21, le mariage pour tous, le tiers payant pour tous, les mutuelles qui ont été, même si elles ont été fiscalisées, ce qui pose un certain nombre de problèmes pour des petits revenus, il y a des avancées. Je voudrais dire, pour les longues carrières, la retraite à 60 ans, pour les 250 000 personnes qui avaient commencé à l'âge de 14 ans, etc. Le vrai débat et le désaccord, ce n'est pas une critique, c'est un désaccord.

1:01:40
Locuteur

Et

1:01:40
Présentateur

d'ailleurs, j'en ai tiré les conclusions en finalement quittant de façon parfaitement volontaire mes fonctions. Je dois vous dire, c'est le million de chômeurs en plus en catégorie ABC. C'est 556 000 chômeurs de plus sur des choix économiques, d'orientation qui étaient à l'inverse de ce qui avait été annoncé dans le discours du Bourget. C'est le fait que nous avons accepté une politique d'austérité dont nous aurions pu faire l'économie, qui est contestée partout dans le monde. Aujourd'hui, le FMI, ce ne sont pas des officines que je sache d'inspiration socialiste. L'OCDE, je ne crois pas que ce soit une officine bolchevique.

Ce sont des institutions économiques internationales qui nous reprochent à nous,

1:02:24
Locuteur

les

1:02:24
Présentateur

forces économiques, les pays de la zone euro, d'avoir une politique excessivement restrictive qui

1:02:30
Locuteur

fait exploser le chômage. Exploser le chômage. Arnaud Montblanc. On finit sa

1:02:36
Présentateur

phrase, Arnaud Leparmentier commence la sienne. Oui,

1:02:38
Locuteur

la

1:02:38
Présentateur

France, 10% de déficit supérieur à 3%. 10 ans de déficit supérieur à 3%. Est-ce que c

1:02:42
Locuteur

'est

1:02:42
Présentateur

de

1:02:42
Locuteur

l

1:02:42
Présentateur

'austérité ? Est-ce que ça a marché ? On est à 3%, au-dessus de 3%. Ça veut dire que l'État dépense chaque année 20, 15, 20% de plus que ce qu'il ne reçoit. Est-ce que ça a marché ? Comment pouvez-vous parler d'austérité ? Les politiques de rétablissement des comptes

1:02:56
Locuteur

publics

1:02:59
Présentateur

qui ont été mises en œuvre, d'abord ont échoué parce qu'elles ont fait exploser la dette, contrairement à ce qu'on raconte. Voilà. Elles ont fait exploser le chômage.

1:03:07
Locuteur

D

1:03:07
Présentateur

'ailleurs, je voudrais dire à Simone, qui m'interrogeait, quel était finalement le problème pour les gens et pourquoi il y

1:03:14
Locuteur

avait

1:03:14
Présentateur

tant de colère dans la population qui approuve, je crois, 91%, même à gauche, le retrait de François Hollande. C'est qu'il y a eu un appauvrissement des classes moyennes et populaires. J'avais fait calculer que trois ans d'austérité fiscale, c

1:03:27
Locuteur

'est-à-dire

1:03:27
Présentateur

de prélèvements supplémentaires, on a quand même prélevé 75 milliards sur l'économie en plus, c'est 1650 euros en moyenne par foyer. Et il n'y a pas eu le rétablissement de ce pouvoir d'achat pour ces personnes-là. C'est la hausse des impôts que vous contestez.

1:03:42
Locuteur

Ça s'appelle l'austérité

1:03:43
Présentateur

fiscale. Exactement. Et c'est dans mes discours de l'époque et il était impossible d'en débattre à l'époque dans la collégialité gouvernementale. Je le dis d'ailleurs avec beaucoup de gentillesse et beaucoup d'humilité. Mais enfin, aujourd'hui, la communauté internationale n'a cessé de nous reprocher ces choix austéritaires. D'ailleurs, quand on regarde les résultats des politiques de rétablissement public, est-ce qu'ils ont marché ? Nulle part. Nulle part. Si en Allemagne, 0

1:04:09
Locuteur

% équilibre depuis trois

1:04:10
Présentateur

ans. L'Allemagne est l'exception qui confirme l'échec partout ailleurs parce que c'est le seul pays. Mais nous ne sommes pas Allemands.

1:04:19
Locuteur

Nous ne sommes pas Allemands. Les Italiens ne sont

1:04:20
Présentateur

pas Allemands. Les Français ne sont pas Allemands. Les Belles ne

1:04:23
Locuteur

sont

1:04:23
Présentateur

pas Allemands. Personne ne l'est. Donc, excusez-moi. Mais

1:04:25
Locuteur

pourquoi

1:04:26
Présentateur

ils ont le plein emploi et des comptes à l'équilibre et des

1:04:29
Locuteur

salaires qui augmentent ? Arnaud Le

1:04:31
Présentateur

Parmentier.

1:04:31
Locuteur

Je vais vous expliquer pourquoi ? Je vais l

1:04:32
Présentateur

'expliquer d'ailleurs à nos compatriotes qui nous font l'amitié de nous écouter attentivement. Et c'est le point central de la divergence entre la France et l'Allemagne. Elle est presque démographique et anthropologique. Nos amis allemands ne font plus d'enfants. Ils perdent de la population. Donc, ils n'ont pas besoin de croissance. Et tous leurs indices s'améliorent

1:04:51
Locuteur

même

1:04:52
Présentateur

quand ils n'ont pas de croissance. Pourquoi ? Parce qu'il y a moins de bouche à nourrir. Est-ce qu'on sait en France que dans 15 ans, 14 ans, 2030, c'est demain 2030, il y aura... La France sera en population le premier pays européen devant l'Allemagne. Aujourd'hui, c

1:05:05
Locuteur

'est

1:05:05
Présentateur

l'Allemagne qui

1:05:06
Locuteur

est

1:05:06
Présentateur

le premier pays. Donc, en vérité, nous, nous avons une jeunesse à qui il faut donner du travail qui arrive tous les ans à presque un million de classes d'âge sur le marché du travail qu

1:05:14
Locuteur

'ils

1:05:14
Présentateur

ne trouvent pas. Nous avons des personnes discriminées dans les quartiers populaires parce qu'ils n'ont pas la bonne couleur de peau,

1:05:20
Locuteur

ils

1:05:20
Présentateur

n'ont pas la bonne adresse, ils s'appellent Mohamed, ils s'appellent... Voilà. Et nous, nous avons des problèmes de tensions considérables et donc, on nous impose une politique du chiffre. Et regardez les Espagnols, les Italiens, les Portugais, ils ont pâti tous de cette politique qui est inhumaine. Elle est inhumaine, d'ailleurs, parce que tous ceux qui ont analysé cette politique sur le terrain, j'allais dire, de l'intérêt économique ont dit on est en train de détruire du capital, détruire des vies par des choix politiques stupides. D

1:05:51
Locuteur

'ailleurs, si j'ai à choisir...

1:05:52
Présentateur

Cité par un bloc non négligeable de l'électorat de la primaire de la droite et du centre, cette politique. Je crois, c'est vrai, qu'il y a une droite de plus en plus conservatrice qui considère que son seul objectif c'est de défendre la rente et finalement les équilibres financiers. Mais ce n

1:06:10
Locuteur

'est

1:06:10
Présentateur

pas avec ça qu'on fait un pays. Vous savez, l'obsession comptable, les 3%, par exemple, je voudrais vous dire qu'il y a aujourd'hui 5 pays dans le G8 qui veulent relancer par la dépense publique leur économie, 10 pays dans le G20 qui ont des programmes qui ont été annoncés par leur gouvernement respectif, tous vont aller au-delà des 3% du PIB. Nous sommes la seule région dans le monde, c'est pour ça que je dis souvent avec Hubert Védrine qui avait ce type d'image, nous sommes l'îlot des fous du monde. Tous ces pays vont au-delà des 3%. Donc nous aurons le choix en 2017 entre appliquer des règles obsolètes, anachroniques, stupides que personne n'applique dans le monde

1:06:50
Locuteur

et

1:06:51
Présentateur

défendre notre population et avoir une politique humaine. Combien de déficit vous voulez ?

1:06:55
Locuteur

Parce

1:06:55
Présentateur

que vous nous dites

1:06:56
Locuteur

on est

1:06:58
Présentateur

toujours au-dessus des 3%. Donc vous nous dites c'est inhumain ces 3%, mais on est au-dessus. Donc vous, c'est quoi votre trajectoire budgétaire ? C'est 5%, 7%

1:07:06
Locuteur

de déficit ? Ma trajectoire

1:07:06
Présentateur

budgétaire finalement est assez raisonnable parce que dans le cadrage macroéconomique que j'ai réalisé avec mes équipes d'économistes, il y a là Michel Aglietta, Mathieu Plein, des gens qui d'ailleurs sont indépendants de quiconque qui travaillent sur les modèles économiques pour

1:07:23
Locuteur

rendre

1:07:24
Présentateur

sérieux et robustes des prévisions budgétaires. Ma proposition est d'injecter 30 milliards dans les 3 premières années. Le résultat, c'est 500 000 chômeurs de moins, c'est 10 points de dette en moins

1:07:36
Locuteur

et

1:07:37
Présentateur

c'est stabilité du déficit. Donc vous voyez que mon cadrage macroéconomique est tout à fait sérieux. Il ne dérape pas, contrairement à d'autres propositions qui ont pu surgir dans les débats de la primaire de la droite, mais il réinvestit dans la croissance. Vous êtes euro-compatible. Je suis un réformateur de l'Union.

1:07:55
Locuteur

Je

1:07:55
Présentateur

ne suis pas un destructeur de l'Union. Renaud, bonjour et bienvenue au Standard de France Inter. Bonjour.

1:08:01
Locuteur

Vous avez la parole.

1:08:03
Présentateur

M. Demorand, merci. M. Montebourg, bonjour. Bonjour, monsieur. Je souhaitais avoir des précisions concernant la déclaration que vous avez faite lors de l'émission politique sur France 2 en disant que vous aviez l'intention de casser de la vaisselle en Europe. Merci, Renaud, pour cette question. Alors, la cassée où ? Celle de qui

1:08:21
Locuteur

?

1:08:22
Présentateur

Arnaud Montebourg ? C'était une image qui, d'ailleurs, n'est pas bien méchante. C'est ce qu'on appelle les scènes de ménage en famille. Tant qu'on casse la vaisselle, ça reste encore...

1:08:33
Locuteur

On

1:08:33
Présentateur

peut faire

1:08:34
Locuteur

des économies pour en racheter.

1:08:35
Présentateur

Non. Mais c'est une image qui voulait dire que maintenant, nous ne pouvons pas continuer comme ça. Et ça voulait dire quoi ? Ça voulait dire que je souhaite construire un bloc réformateur de l'Union Européenne contre le bloc conservateur dirigé par l'Allemagne. Et amener, non pas une politique de confrontation, parce que ça ne sert à rien, mais une politique de réforme de l'Union Européenne. Ce qu'avait voulu

1:08:56
Locuteur

faire François Hollande.

1:08:57
Présentateur

François Hollande avait voulu faire l'Europe du Sud et puis tout le monde a filé à Berlin. Ce que tout le monde dit à chaque fois. Vous me permettrez juste de dire qu'il n'a même pas essayé.

1:09:03
Locuteur

Je

1:09:04
Présentateur

me souviens d'ailleurs de ce qui s'était passé au G8, au moment, juste après la victoire de François Hollande en 2012, où Mme Merkel était très isolée et où il n'y a eu aucun point d'appui mondialement, puisque le monde entier, je me souviens du voyage auprès de Barack Obama, le voyage d'État que j'ai effectué avec le président François Hollande. Nous étions ensemble dans la table gouvernement américain et gouvernement français. Barack Obama nous a dit mais qu'est-ce que vous faites en Europe ? Nous, on a rétabli l'économie, le chômage baisse. Qu'est-ce qui se passe ? Comment se fait-il ? Vous n'êtes pas capable de faire comme nous, nous disait-il. Et je ne lui donnais pas tort.

La réponse du président français est de dire Mme Merkel ne veut pas. Donc nous, nous avons ce problème.

1:09:46
Locuteur

C

1:09:46
Présentateur

'est-à

1:09:47
Locuteur

-dire

1:09:47
Présentateur

que nous sommes obligés maintenant de faire bouger les fondamentaux de l'Union européenne sinon l'Europe mourra. Elle mourra parce qu'il y

1:09:54
Locuteur

a

1:09:54
Présentateur

une rébellion en cours des peuples qui considèrent que cette politique de rétablissement des comptes publics c'est faire participer les classes moyennes et les classes populaires à la facture de la crise dans laquelle ils n'ont aucune espèce de responsabilité. Et ça, c'est un énorme problème parce que faire de la morale en faisant croire que c'est lié à une mauvaise gestion des États alors que ce n'est pas le cas. La crise a été la cause de l'augmentation des déficits budgétaires et non pas le contraire. C'est bien parce qu'il a fallu se porter au secours de l'économie qu'on était obligé de voir les montants

1:10:27
Locuteur

de dette augmenter. Où sont vos alliés ? Concrètement, qu'est-ce

1:10:29
Présentateur

que vous faites ? Où sont vos alliés ? Vous alliez avec Tsipras ?

1:10:31
Locuteur

Vous

1:10:31
Présentateur

alliez avec Renzi qui va peut-être perdre le pouvoir ce soir ? Vous vous alliez avec les Espagnols mais qui ont de nouveau voté à droite au bout de trois élections ? Comment vous

1:10:37
Locuteur

vous organisez ? Je ne

1:10:37
Présentateur

conseillerais pas que

1:10:39
Locuteur

vous

1:10:39
Présentateur

regardiez le monde européen à travers la droite et la gauche. Par exemple, je me souviens que lorsque je m'étais rendu à Madrid juste après la victoire de François Hollande d'ailleurs sur sa recommandation avant la prise de pouvoir j'avais rencontré les proches de Rajoy le Premier ministre encore aujourd'hui. Ils

1:10:57
Locuteur

sont sur une

1:10:57
Présentateur

position parfaitement proche de la gauche française alors qu'ils sont la droite espagnole. Nos amis italiens ont désespéré que la France prenne le leadership annoncé dans le discours du Bourget. Nous pouvions donc avoir une stratégie de mutation de l'Union européenne et de réforme de l'euro. Quelles sont les propositions que je mets sur la table

1:11:15
Locuteur

?

1:11:16
Présentateur

Premièrement, il y a aujourd'hui de la dette dans tous les Etats membres.

1:11:20
Locuteur

Il

1:11:20
Présentateur

n

1:11:20
Locuteur

'y

1:11:20
Présentateur

a aucune dette au plan européen. Sortons la dette liée à la crise pas celle liée à notre histoire à notre non-gestion domestique de nos problèmes. Soyons raisonnables. C'est ça qui me distingue par exemple de Jean-Luc Mélenchon. En voilà un exemple. Prenons cette dette-là et

1:11:35
Locuteur

essayons

1:11:36
Présentateur

de la mutualiser pour la faire refinancer par la Banque Centrale Européenne. C'est exactement ce que finalement les pays européens ont fait vis-à-vis de l'Allemagne en 1953 quand elle sortait de la guerre pour lui permettre de redémarrer. Nous n'allons pas faire la morale aux pays européens qui n'ont aucune responsabilité dans cette augmentation de la dette puisqu'ils ont secouru leur économie comme tout le monde et nous allons donc sortir de la morale et nous mettre à faire de l'économie comme d'ailleurs le font tous les grands pays et comme le suggèrent toutes les grandes institutions économiques internationales.

Deuxièmement, un plan de salaire, d'augmentation de salaire dans tous les pays concertés, non pas pour mener des, j'allais dire, des batailles de compétitives entre nous mais que nous gagnons tous ensemble la relance collective et puis l'autorisation de pouvoir faire des plans de dépenses publiques dans les infrastructures. Est-ce qu'on sait par exemple que l'Australie, le Brésil, 20 milliards annoncer dépenses dans les constructions de logements, le Canada, 46 milliards, la Chine, 600 milliards, les USA de M. Trump, 1000 milliards, le Japon, 250 milliards, la Russie, 10 milliards, la Grande-Bretagne, 90 milliards. Ces sommes,

1:12:44
Locuteur

ce

1:12:45
Présentateur

sont les plans de relance budgétaire dans le monde entier. Il n

1:12:47
Locuteur

'y

1:12:47
Présentateur

en a pas un dans la zone euro. Vous ne croyez pas qu'il

1:12:50
Locuteur

y a

1:12:50
Présentateur

un problème sur le parmentier

1:12:51
Locuteur

?

1:12:51
Présentateur

Guillaume nous appelle de Guadeloupe. Bonjour et bienvenue Guillaume, question encore européenne.

1:12:58
Locuteur

Oui,

1:12:59
Locuteur 4

bonjour M. Montebourg. On peut reconnaître que c'est assez plaisant de parler du Made in France,

1:13:04
Locuteur

mais

1:13:05
Locuteur 4

comment pouvez-vous promouvoir le Made in France alors que c'est interdit par le traité de Lisbonne ? Alors par exemple, on a l'article 30 qui nous dit que les droits de douane à l'importation ou taxes d'effet équivalent sont interdits entre les États membres.

1:13:17
Locuteur

Je

1:13:17
Locuteur 4

pourrais aussi vous citer les articles 34, les articles 37, les articles 63 qui conditionnent les délocalisations. Donc tout à l'heure vous avez parlé de réformer l'Europe, mais vous savez très bien que c'est impossible puisqu'il

1:13:29
Locuteur

y a

1:13:29
Locuteur 4

un article 48

1:13:30
Locuteur

qui

1:13:30
Locuteur 4

est dans les mêmes traités et qui exige l'unanimité pour changer les traités. Donc il y

1:13:37
Locuteur

aura

1:13:37
Locuteur 4

toujours un pays qui ne sera pas d'accord, c'est l'Allemagne.

1:13:39
Locuteur

Et

1:13:39
Locuteur 4

ça, je renvoie les auditeurs aux analyses de François Asselineau à ce sujet. Je vous remercie.

1:13:45
Présentateur

Merci à vous, Guillaume Arnaud. Montebourg vous répond. Merci monsieur, je vous félicite d'avoir une approche juridique des traités, mais je voulais juste vous indiquer que lorsque la puissance politique s'en mêle, les institutions européennes ont toujours accepté la violation des traités. La Banque Centrale Européenne a accepté la violation du traité lorsqu'il y a eu les problèmes sur la crise euro. La Commission Européenne, lorsqu'elle est en difficulté, accepte la violation des traités. Ce n'est d'ailleurs pas la violation, c'est juste le bon sens et l'intelligence. Donc moi je vais vous dire, d'accord, vous avez raison juridiquement, normalement nous sommes dans une prison juridique,

1:14:17
Locuteur

mais

1:14:18
Présentateur

moi je pense que les peuples se rebelleront si nous ne la faisons pas sauter, nous n'ouvrons pas ou nous ne reconstruisons pas le projet européen. Donc moi je vous propose de faire une chose, déjà nous allons préserver nos intérêts économiques parce que notre pays est en grave difficulté. Et j'aurais à choisir entre l'application SOT de règles anachroniques obsolètes qui d'ailleurs n'ont jamais fait l'objet ni de débat, ni d'approbation de la part des Français. Les Français ont refusé le traité de Lisbonne à travers le traité constitutionnel européen.

1:14:49
Locuteur

Ils ont approuvé Maastricht, ils ont

1:14:50
Présentateur

approuvé le

1:14:50
Locuteur

traité d'Amsterdam.

1:14:51
Présentateur

M. Le Parmentier,

1:14:53
Locuteur

c

1:14:53
Présentateur

'était bien avant. Là, quand on les a interrogés il y a 10 ans, ils ont dit non et on leur a fait approuver un traité contre leur avis. Donc il y

1:15:01
Locuteur

a

1:15:01
Présentateur

une violation du vote populaire et ça c'est très grave. C'est une atteinte au respect de la démocratie et du vote souverain. Donc pour moi, nous allons penser en dehors de la boîte comme disent les anglo-saxons. Donc par exemple, sur le Made in France, s'il y a des remarques de la Commission européenne, nous n'en sommes pas à la première ni à la dernière, eh bien nous affronterons la Commission européenne. Par exemple, savez-vous que sur la directive OGM, nous n'appliquons pas aujourd'hui la directive OGM et en conséquence de quoi nous payons des amendes ? Eh bien nous ferons ça sur le Made in France. Pourquoi ?

Parce que nos intérêts vitaux sont menacés et que nous avons besoin de reconstruire notre économie. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes aujourd'hui.

1:15:43
Locuteur

Nathalie Saint-Claire.

1:15:44
Présentateur

Sauf à croire qu'il

1:15:44
Locuteur

n'y

1:15:44
Présentateur

a que des abrutis avant vous, tout le monde se dégage un relatif consensus sur ces problèmes vis-à-vis de l'Europe et en quoi êtes-vous différent d'un Emmanuel Macron ou d'un Emmanuel Valls qui pensent également qu'il y

1:15:52
Locuteur

a

1:15:52
Présentateur

des choses à voir

1:15:53
Locuteur

?

1:15:53
Présentateur

Écoutez, je ne pense pas qu'être plus intelligent que tout le monde.

1:15:57
Locuteur

Non,

1:15:57
Présentateur

mais vous avez dit sotte. Alors vous pensez que

1:15:59
Locuteur

François Hollande a été... Non, je parle des

1:16:00
Présentateur

règles sotte.

1:16:01
Locuteur

Les règles

1:16:02
Présentateur

sottes

1:16:02
Locuteur

avec des

1:16:02
Présentateur

politiques incapables.

1:16:03
Locuteur

Non, attendez.

1:16:04
Présentateur

Attendez, si c'est ça que vous avez compris, je me suis très mal exprimé. Les règles sottes, la sottise, c'est l'obsession que tout le monde dénonce dans le monde entier.

1:16:14
Locuteur

Aujourd

1:16:14
Locuteur 2

'hui,

1:16:14
Locuteur

il

1:16:14
Locuteur 2

y a pas mal d'affranchissements vis-à-vis de ces règles-là,

1:16:16
Locuteur

y

1:16:16
Locuteur 2

compris dans la classe politique française, droite comme gauche. En quoi vous, vous aurez

1:16:19
Locuteur

plus

1:16:20
Présentateur

de courage ou de capacité à faire bouger les choses qu'à Emmanuel Macron qui est, bien que libéral, dites-vous, assez conscient de ce genre de choses.

1:16:27
Locuteur

Écoutez,

1:16:27
Présentateur

je n'ai pas entendu Emmanuel Macron quand il était au ministère de l'Économie. Il y est resté quand même deux ans. Vous

1:16:33
Locuteur

êtes

1:16:33
Locuteur 2

resté deux ans aussi.

1:16:34
Locuteur

Oui, mais

1:16:34
Présentateur

enfin, je me suis exprimé sur la question de l'euro, de l'austérité. Vous vous en souvenez

1:16:38
Locuteur

quand même ? Oui, je m'en

1:16:38
Locuteur 2

souviens.

1:16:39
Présentateur

Voilà. Je n'ai pas entendu Emmanuel Macron dire un mot sur la question de l'austérité. Lui considère d'ailleurs que ce n'est pas une difficulté. D'ailleurs, j'aimerais l'entendre. Peut-être que nous aurons des points d'accord. Là où je l'ai entendu s'exprimer, c'est sur les taxes douanières que l'Europe ferait mieux d'infliger au dumping social chinois. Et il avait parfaitement raison. Très bien. Félicitations. Les Américains mettent 500% de taxes douanières à l'importation sur l'acier chinois. L'Europe s'est contentée d'entre 20 et 50%. Et je vais vous dire une chose. Je propose dans mon programme si M.

Trump ou si nos amis chinois décident de s'affranchir de leurs paroles signés dans l'accord de Paris sur la COP21 de ne pas appliquer les restrictions sur les émissions de gaz à effet de serre. Je propose que nous, ça fera partie du programme de la Nouvelle Europe que je proposerai à nos amis et alliés et partenaires, que nous ayons des taxes carbone aux frontières sur les produits d'importation chinois et américains. C'est un bouleversement, une révolution intellectuelle de la part des dirigeants européens. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, que fait la Commission européenne dans notre dos ? Elle n

1:17:46
Locuteur

'a

1:17:46
Présentateur

pas fait que le TAFTA, le CETA. Elle est en train de négocier le statut d'économie de marché octroyée à la Chine. Qui normalement tombe automatiquement au bout de 15 ans.

1:17:55
Locuteur

C

1:17:55
Présentateur

'est

1:17:56
Locuteur

1:17:56
Présentateur

-dire qu'il faut

1:17:56
Locuteur

trouver des armes. Il le

1:17:57
Présentateur

négocie amicalement et de façon bienveillante. C'est-à-dire en fait ce que d'ailleurs le Canada ou les Etats-Unis refusent à la Chine.

1:18:04
Locuteur

Parce qu'il y a un

1:18:05
Présentateur

excédent vis-à-vis de la Chine globalement les Européens.

1:18:07
Locuteur

Les Allemands ont un tel excédent vis-à-vis de la Chine.

1:18:10
Présentateur

La conséquence c

1:18:10
Locuteur

'est

1:18:10
Présentateur

que vous avez aujourd'hui d'ailleurs ce sont des organismes patronaux qui ont fait chiffrer les conséquences de cet affaissement définitif des droits de douane sur les produits d'importation chinoise. Le résultat c'est 3 millions d'emplois encore perdus pour la France. Donc continuons comme ça et nous aurons 18 Le Pen à la tête des 18 pays de la zone euro.

1:18:27
Locuteur

Question

1:18:28
Présentateur

sur le CETA et les tribunaux d'arbitrage j'arrive pas à comprendre pourquoi vous ne voulez pas ces tribunaux d'arbitrage vous préférez qu'un litige soit jugé par un juge républicain élu créationniste du Wyoming que par la Chambre d'arbitrage internationale de Paris pourquoi ne pas vouloir refuser ces tribunaux qui ne nous mettent pas dans la main de la justice américaine ?

1:18:52
Locuteur

Il y a deux problèmes

1:18:52
Présentateur

le premier problème c'est d'abord que des entreprises transnationales puissent plaider contre des états sur leurs décisions souveraines premier problème et donc qu

1:19:02
Locuteur

'on

1:19:02
Présentateur

crée l'instance

1:19:03
Locuteur

qui

1:19:03
Présentateur

le permette ce n

1:19:04
Locuteur

'est

1:19:04
Présentateur

pas le cas aujourd'hui si excusez-moi monsieur le parmentier si Philippe Maurice n'est pas content avec le paquet neutre décidé par la France par exemple sur injonction européenne qu'elle aille au tribunal de commerce de Paris

1:19:16
Locuteur

c

1:19:17
Présentateur

'est très bien ça existe si moi je ne

1:19:19
Locuteur

suis

1:19:19
Présentateur

pas content d'une décision par exemple je suis à la tête d'une entreprise française qui subit par exemple des atteintes à ses droits légitimes dans l'état du Wyoming je vais dans l'état du Wyoming et j'accepte la justice d'une république d'un état

1:19:34
Locuteur

souveraine donc

1:19:34
Présentateur

on

1:19:34
Locuteur

garde les 9 milliards

1:19:35
Présentateur

d'amendes de la BNP infligées à la BNP infligées

1:19:37
Locuteur

aux entreprises je ne crois pas je ne crois pas sincèrement par le

1:19:39
Présentateur

scandale de l'extraterritorialité du droit américain qui prétend exporter en quelque sorte son droit et sa justice je ne crois pas que les tribunaux d'arbitrage corrigeront les problèmes liés à ces abus de position dominante sur la question de

1:19:56
Locuteur

l

1:19:56
Présentateur

'extraterritorialité du droit donc vous mélangez deux questions pour moi vous mélangez deux questions mais vous posez là une juste question nous avons eu en 5 ans non mais c'est vrai nous avons eu en 5 ans presque l'équivalent de presque pas loin de 20 milliards d'amendes sur nos grandes entreprises françaises ça fait beaucoup et donc la riposte doit maintenant intervenir et elle doit intervenir sur le plan européen j'approuve ce qui s'est passé vis-à-vis d'Apple de la part de la commissaire européenne à concurrence qui a organisé la riposte les 13 milliards de redressement il faudrait qu'ils soient appliqués et j'ai reproché au gouvernement français de ne pas emboîter le pas à cette procédure pour lutter contre l'optimisation fiscale de ce qu'on appelle les GAFA Google, Amazon Facebook, Apple puisqu'on est dans le Wyoming restons-y j'ai l'impression que vous êtes politiquement et économiquement plus proche de Donald Trump que d'Hillary Clinton Arnaud Montebourg à vous entendre vous trouvez que le plan d'augmentation de salaire que proposait Hillary Clinton elle proposait de passer de 8 à 15 dollars de l'heure c'est-à

1:21:01
Locuteur

-dire

1:21:01
Présentateur

plus haut que notre SMIC elle proposait ça Hillary Clinton le plan infrastructure elle le proposait à hauteur de dépenses publiques dans les infrastructures donc elle avait une relance keynésienne de la nature de celle que je propose de 500 milliards de dollars donc je ne comprends pas

1:21:18
Locuteur

quel est

1:21:18
Présentateur

votre sentiment sur le fait sur le

1:21:21
Locuteur

fait de

1:21:21
Présentateur

critiquer les grands accords type

1:21:24
Locuteur

accords de commerce international

1:21:26
Présentateur

avec l 'Asie on a les mêmes débats ici critiquer la mondialisation relocaliser les emplois made in USA comme vous dites made in France enfin il y a un écho tout de même monsieur Demorand je voudrais vous dire d'abord qui est le promoteur du made in USA c'était Barack Obama qui avait lancé un grand programme qui m'avait inspiré lorsque j'étais

1:21:47
Locuteur

au gouvernement au ministère de l'économie il avait

1:21:50
Présentateur

dit let's bring our jobs back home il avait lancé un grand discours en disant ramenons les emplois à la maison vous vous rendez compte celui qui dirait ça aujourd'hui serait soupçonnable comme vous semblez d

1:21:59
Locuteur

'ailleurs vous êtes américain quoi

1:22:01
Présentateur

non je ne

1:22:02
Locuteur

suis

1:22:02
Présentateur

pas américain je suis un patriote

1:22:04
Locuteur

qu

1:22:05
Présentateur

'est-ce que le patriotisme économique Romain Garry avait donné la bonne distinction c'était un compagnon du général de Gaulle en dehors d'être le grand écrivain français que nous connaissons il avait dit le nationalisme

1:22:16
Locuteur

c'est la haine des autres

1:22:17
Présentateur

le patriotisme c'est l'amour des siens la fierté l'estime de soi qu'est-ce que nous pouvons imaginer c'est qu'aujourd'hui le libre-échange généralisé

1:22:26
Locuteur

est

1:22:27
Présentateur

une faute contre nos propres intérêts rétrécir la mondialisation par exemple à l'intérieur de

1:22:34
Locuteur

l

1:22:34
Présentateur

'espace européen c'est-à-dire la tempérer la limiter c'est reprendre le contrôle c'est reprendre le destin en main de nos propres choix et finalement pour moi la mondialisation est un extrémisme en revanche le libre-échangisme total qui finalement est la concrétisation politique de cette mondialisation est très dangereux mettre en compétition les classes ouvrières des pays anciennement industrialisés qui ont 200 ans de lutte sociale à leurs actifs avec des pays qui esclavagisent leur classe ouvrière et les payent au lance-pierre dans des conditions de travail scandaleuses est-ce que ce n'était pas absurde

1:23:12
Locuteur

et je vais vous dire

1:23:13
Présentateur

oui mais nous on est entré dans la pauvreté et je vais vous dire une chose nous avons juste un petit problème

1:23:18
Locuteur

c

1:23:18
Présentateur

'est que pour moi le libre-échange est dangereux mais l'échange libre mais librement consenti c'est l'avenir c'est-à-dire l'équilibre moi ce que je veux c'est la réciprocité vous pratiquez le protectionnis je pratique le protectionnis vous n'appliquez pas la COP 21 et bien nous mettons des taxes carbone et finalement est-ce que ce n'est pas ça l'équilibre que nous recherchons dans l'intérêt finalement de nos modèles sociaux moi je n'ai pas envie de voir mon modèle social passer à la moulinette je n'ai pas envie de voir

1:23:46
Locuteur

l'art de vivre européen dans ces différents pardon monsieur le parlement je n'ai pas envie de

1:23:51
Présentateur

voir je n'ai pas envie de voir l'art de vivre européen les choix souverains des états je ne parle pas que de chiffres monsieur le parlement je parle d'êtres humains de gens qui veulent vivre différemment d'autres finalement cette culture là l'exception culturelle c'était quoi c'était un protectionnisme pour défendre notre cinéma si nous ne l'avions pas défendu nous n'aurions plus de cinéma français allez encore une question au standard Lise bonjour et bienvenue

1:24:17
Locuteur

oui

1:24:18
Présentateur

bonjour nous vous écoutons oui alors voilà ça c'est une question je précise que j'aimerais bien que les journalistes de France Inter posent à tous les candidats parce que je ne l'entends pas beaucoup cette question c'est qu'est-ce que vous comptez faire pour soigner les banlieues pour que les banlieues aillent mieux parce que je trouve que c'est une véritable bombe à retardement

1:24:42
Locuteur

merci

1:24:43
Présentateur

Lise pour cette question réponse d'Arnaud Montebourg

1:24:45
Locuteur

j

1:24:46
Présentateur

'approuve votre inquiétude madame et ressens très fortement ce sentiment d'abandon finalement la république a déserté de nombreux territoires donc la première reconquête et nous avons à reconquérir beaucoup de territoires

1:25:01
Locuteur

la

1:25:02
Présentateur

première reconquête c'est par les services publics éducation santé sécurité publique on avait promis les commissariats

1:25:10
Locuteur

ils

1:25:10
Présentateur

ne sont pas tous venus loin de là l'éducation nationale aujourd'hui je suis frappé de voir que les enseignants lancent un appel au secours il y a plus de 30% d'élèves en difficulté depuis 10 ans je ne mets la faute sur personne je crois que c'est systémique nous voyons s'affaisser les résultats sur la transmission des savoirs fondamentaux donc moi je propose que plutôt qu'annoncer des postes c'est bien les postes mais on voit bien que ça n'enraye pas la perte de niveau la défaisance moi je suis frappé de voir que des familles de tous milieux sociaux y compris modestes se saignent pour mettre leurs enfants soit payer des cours particuliers pour sauver leurs enfants soit les mettre à l'école privée et donc il n

1:25:50
Locuteur

'y

1:25:50
Présentateur

a plus d'école publique gratuite aujourd'hui celle de Jules Ferry donc cette reconquête là elle va devoir passer par en effet des investissements publics j'ai trois propositions à faire sur l'éducation et ce n

1:26:02
Locuteur

'est

1:26:02
Présentateur

pas dans les quartiers populaires d'ailleurs c'est là où il y

1:26:04
Locuteur

a

1:26:04
Présentateur

de l'échec scolaire il y

1:26:05
Locuteur

en

1:26:05
Présentateur

a plus là puisque l'école est devenue une machine à reproduire les inégalités sociales et c'est donc une machine à créer du désespoir sur l'avenir de ces enfants pour ces familles qui se disent mais où est l'ascenseur social on ne peut même pas prendre l'escalier c'est un peu ça l'état d'esprit aujourd'hui donc l'univers boucher et bien j'ai trois propositions si vous me permettez de les détailler parce que ça fait partie de ce que je veux faire concrètement premièrement couper les classes en deux en trois là où c'est nécessaire avec des obligations de résultats sur la maîtrise des grands savoirs lire, écrire, compter je propose

1:26:36
Locuteur

un maître des

1:26:36
Présentateur

savoirs fondamentaux du CP là où ça se joue le destin des enfants se joue et on peut changer le destin et la vie de ces enfants qui arrivent dans la vie avec moins de bagages que d'autres c'est le moins qu'on puisse dire CP, CE1, CE2 le maître des savoirs fondamentaux va suivre les élèves classe après classe pendant trois ans il n'y aura pas de ces changements ce qui permet quand même d'approfondir la relation suivre le rythme des élèves troisièmement j'approuve ce qu'avait fait Alexandre Jardin bleu, blanc, zèbre où il avait mobilisé les retraités de l'éducation nationale pour que pas un enfant en difficulté n'ait pas un adulte qui puisse le suivre je propose que tous ces adultes on pourra faire appel aux appelés du contingent aussi par exemple qui ont des formations universitaires suivent les enfants en difficulté sous l'autorité de l'instituteur du professeur des écoles pour monter des équipes éducatives

1:27:27
Locuteur

il

1:27:28
Présentateur

n'y a pas de solution pour remonter l'éducation nationale d'abord que l'innovation éducative et surtout il n'y a pas d'autre solution que de réinvestir là où elle est en difficulté 13h50 on passe comme

1:27:41
Locuteur

toutes

1:27:42
Présentateur

les semaines aux questions numériques

1:27:44
Arnaud Montebourg

questions politiques sur France Inter en partenariat avec

1:27:48
Présentateur

le monde avec le monde et l'équipe des Pixels bonjour Damien Leloup bonjour on commence par la fermeture du site zone de téléchargement zone téléchargement tout à fait monsieur Montebourg vous en

1:27:58
Locuteur

avez

1:27:58
Présentateur

peut-être entendu parler cette semaine c'est une opération de la gendarmerie assez lourde avec l'intervention de beaucoup de personnes une longue enquête qui a permis d'aboutir à la fermeture de ce site internet qui proposait de télécharger illégalement films et séries

1:28:09
Locuteur

donc

1:28:10
Présentateur

ça c'est un des deux volets principaux de la lutte contre le téléchargement les enquêtes il y en a un deuxième qui est celui de la répression envers les téléchargeurs eux-mêmes qui passe notamment principalement par la Adopie alors en 2009 au moment du vote sur la loi Adopie vous étiez abstenu vous étiez expliqué dans une lettre ouverte des raisons de votre vote

1:28:27
Locuteur

ou

1:28:28
Présentateur

non vote est-ce que si c'était à refaire aujourd'hui vous referiez la même chose pardon je reste très attaché comme vous le savez au producteur producteur d'idées créateur inventeur et artiste et défendre le droit d'auteur

1:28:46
Locuteur

ça

1:28:47
Présentateur

remonte quand même au siècle des lumières à la révolution française le droit d'auteur reste un point fondamental et donc si j'ai évidemment à arbitrer entre deux j'allais dire orientations contradictoires l'accès pour tous et le droit d'auteur je dirais il faut que nous trouvions l'équilibre mais ma préférence politique va à la protection du droit d'auteur et donc j'approuve le fait que lorsqu'il y a comme il y avait ce site américain méga upload finalement une sorte d'industrie du pillage et bien je trouve qu'il est normal que l'état protège l

1:29:24
Locuteur

'économie créative en revanche quand il s

1:29:27
Présentateur

'agit de la transmission décentralisée de paire à paire peer to peer là ça devient j'allais dire nous pouvons avoir ces tolérances parce qu'il s'agit finalement de garantir l'horizontalité dans la société le fait qu'on puisse se mettre à partager on prête un livre on peut se prêter une série un film entre amis mais dès lors qu'on entre dans un business qui est fondé et appuyé adossé sur un pillage j'approuve que l'état soit sévère

1:29:54
Locuteur

on voit

1:29:54
Présentateur

dans le cas de zone téléchargement c'est pas du pair à pair là c'est centralisé c'est du téléchargement direct du coup est-ce que la Adopi elle garde une utilité une efficacité aujourd'hui alors qu'on voit bien les usages se sont déplacés de plus en plus vers des sites comme Megapod ou comme zone téléchargement qui ne sont pas du pair à pair écoutez j'approuve le fait que finalement ou l'analyse générale que Adopi ne sert pas à grand chose est-ce que d'ailleurs elle ne peut pas je crois intervenir si j'ai bien compris intervenir sur le peer to peer et pour moi c'était assez hérétique que finalement on empêche un peu ce partage là qui reste humain qui reste humain on a besoin de construire dans la société une forme de changement par le bas je voudrais dire un mot on a échoué dans le changement par le haut

1:30:41
Locuteur

et

1:30:42
Présentateur

le changement par le bas c'est faire confiance à la société aux acteurs

1:30:45
Locuteur

et

1:30:46
Présentateur

aux acteurs c'est ces jeunes qui cherchent à monter des projets c'est ces cadres licenciés ces retraités qui montent des associations d'entraide et aujourd'hui la suradministration du quotidien qui va de pair d'ailleurs avec l'absence de l'état face aux grandes puissances économiques les féodalités économiques la commission européenne on s'est couché les sociétés privées d'autoroutes les investisseurs chinois qui capturent nos infrastructures on pourrait imaginer finalement un état beaucoup plus dur avec les forts et beaucoup plus bienveillant avec les faibles et c'est un réinversement de perspectives et ça marche dans votre secteur en matière de diffusion culturelle on le voit bien aujourd'hui ce sont les grands groupes américains qui sont aux avant-postes pour la diffusion de la culture à un prix acceptable Netflix Spotify alors il y a des français il

1:31:34
Locuteur

y

1:31:34
Présentateur

a Deezer mais c'est quand même le secteur privé et singulièrement le secteur privé américain qui est en pointe et qui fournit des services qui fonctionnent j

1:31:42
Locuteur

'ai cru

1:31:42
Présentateur

comprendre qu'il y avait des initiatives prises par certains opérateurs français créatifs qui veulent construire le Netflix français je les y ai encouragé avec la ministre de la culture Aurélie Philippetti lorsque j'étais au ministère de l'économie c'était un de nos grands chantiers communs j'ajoute qu'aujourd'hui nous avons et dans mes projets de souveraineté numérique je crois que nous avons les moyens de construire un Google européen avec les plateformes de télécommunication et dans la défense de nos intérêts j'avais saisi avec Sigmar Gabriel mon homologue allemand ministère de l'économie la commission européenne contre Google les procédures d'ailleurs ont suivi leurs cours elles vont aboutir pourquoi ?

parce que nous avons à défendre nos modèles économiques nos intérêts économiques nous pouvons le faire ensemble entre Européens on peut le faire aussi au plan national moi mon rêve c'était que Deutsche Telekom et Orange ensemble construisent une stratégie de alternative à Google c'est pas perdu nous pouvons encore le faire

1:32:52
Locuteur

c'est toujours exploser en revue il y a 10 ans le milieu

1:32:53
Présentateur

Nel est au standard ce sera la dernière question de cette émission bonjour question rapide s'il vous plaît on a très peu de temps

1:32:59
Locuteur 3

rapidement

1:33:00
Locuteur 4

monsieur

1:33:00
Présentateur

Montebourg que pensez-vous de Christiane Taubira qui a une pétition qui circule en ce moment qui a réuni plus de 80 millions de

1:33:06
Locuteur

signatures

1:33:06
Présentateur

qui demande à ce que elle se présente à la primaire

1:33:07
Locuteur

est

1:33:08
Présentateur

-ce que vous pensez qu'elle devrait le faire et sinon verriez-vous une place pour elle dans votre gouvernement merci merci Lionel de Marseille réponse d'Arnaud Montebourg Christiane Taubira est une amie chère elle m'a soutenu lors de la précédente primaire nous sommes entrés ensemble au gouvernement nous avons gardé des liens affectifs et de proximité c'est une femme d'état je lui ai dit que si elle souhaitait se présenter nous pourrions avoir une discussion importante et constructive ensemble en vérité c'est à elle de le dire et de répondre à cette question pour moi elle reste une des femmes de cette période extraordinaire qui a marqué les esprits et pour moi elle a encore beaucoup de choses à faire un rôle considérable

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Locuteur

elle aurait sa

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Présentateur

place dans une primaire là

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Locuteur

?

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Présentateur

c'est à elle qu'il faut qu'il faut le demander pour l'instant je lui ai posé la question c'est à elle de répondre elle se place derrière vous ou vous vous placez derrière elle

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Locuteur

?

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Présentateur

Karine Descartes ce pourrait être l'un ou l'autre

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Locuteur

ce

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Présentateur

qui veut dire

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Locuteur

?

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Présentateur

ça veut

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Locuteur

dire que ce pourrait être l'un ou l'autre je

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Présentateur

suis tout à fait en mesure de faire des tas de choses vous savez que vous n'imaginez pas

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Locuteur

vous êtes sur une double

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Présentateur

candidature Taubira Montebourg à la primaire vous

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Locuteur

excluez ?

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Présentateur

je ne sais pas ce qu'elle veut faire donc si elle se prononce je l'écouterai avec beaucoup d'attention croyez-le bien merci Arnaud Montebourg d'avoir accepté notre invitation merci Karine Bécard Arnaud Leparmentier Nathalie Saint-Cric merci Damien Leloup des Pixels du Monde je vous souhaite une bonne fin de journée une bonne fin de week-end rendez-vous dimanche prochain merci encore merci à vous