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Podcast / conversationVLAN!· 14 juillet 2022 57 minComplaisantDivertissementEnvironnement & énergieNumériqueSolidarités & familleÉconomie & entreprises

[BEST-OF] Comment ne pas être esclave de la société? avec Alexandre Lacroix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez bien aujourd'hui ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Comment un philosophe aborde la question du système et du changement ?

  • 2:35RelanceRéponse directe

    Pourquoi les diagnostics radicaux ne laissent-ils entrevoir que des solutions radicales ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre votre approche et les solutions radicales ?

  • 5:23OuverteRéponse directe

    Que signifie 'déconstruire' dans votre livre ?

  • 6:07OuverteRéponse directe

    Comment divisez-vous la modernité en deux phases ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:17Fait
    « renverser le capitalisme on sait très bien que si on le fait dans un seul pays on va avoir un petit problème c'est que les autres ne vont pas suivre »
  • 6:49Fait
    « première phase de la modernité qui a duré jusqu'en 1989 »
  • 7:31Fait
    « la division du travail et à la fois en économie pour la révolution industrielle et fondatrice »
  • 8:58Fait
    « un ingénieur informaticien britannique qui s'appelle tim berners-lee qui travaillent à cette époque pour le cern à genève avant que le web est donc on sait le point de départ de la révolution technologique de la révolution numérique »
  • 10:26Fait
    « l'opposition entre moi et les autres si je me promène aujourd'hui seul en forêt à travers mon smartphone en fait je suis atteint par des messages de mes collègues »
  • 11:08Fait
    « sphère publique se faire privé ça c'est clairement fini quand vous publiez vous même un chaque minute où chaque élément fort de votre vie privée sur les réseaux sociaux »
  • 14:45Fait
    « ces vagues de canicule sont la conséquence des activités humaines et des émissions est largement des émissions de gaz à effet de serre »
  • 16:14Fait
    « la vie ne soit plus qu'une succession de temps d'écran avec des thors d'écran travail alors temps d'écran travail on est sur un an réunion zoom sur un fichier excel »
  • 17:40Fait
    « on perd la possibilité de parler à la première personne du singulier d'avoir dépensé autonome d'avoir des pensées des rêveries qui ne sont pas faites pour être publié »
  • 18:53Fait
    « le régime de la satisfaction en un clic vous avez envie d'une pizza vous pouvez la voir tout de suite vous avez envie d'un partenaire sexuel vous pouvez la voir tout de suite »
  • 27:24Fait
    « l'utilitarisme a été inventé à la fin du xviiie siècle par jeremy bentham et au début de ces introductions aux principes de la morale et de la législation »
  • 42:41Chiffre
    « 2021 allait être une année record pour les émissions de carbone et de gaz à effet de serre »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

nous sommes de plus en plus nombreux à en rêver échapper au système à cette maximisation du profit partout tout le temps qui ravage notre société et la planète mais le problème c'est que rompre avec le mode de vie dominant existe des sacrifices que peu d'entre nous sont prêts à consentir donc entre la pleine adhésion à ce système et la fuite est ce qu'il existe un chemin ce texte c'est la quatrième de couverture du dernier livre d'alexandre lacroix qui est philosophe romancier qui est directeur de la rédaction de philosophie magazine et cofondateur de l'école d'écriture des mots et son livre parle du système et comment on peut s'en libérer comment on peut ne pas être esclave de ce système c'est une conversation nécessairement dans le philosophique puisqu'on parle aka philosophe mais passionnante puisque vous allez voir que elle est extrêmement moderne on va parler de thèmes sur lesquels on revient régulièrement sur le podcast de la modernité de la postmodernité de l'hyper connectivité du bonheur bref je vous laisse écouter cette conversation à l'eiblen c'est parti

1:01
Non speech

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]

1:06
Locuteur

bonjour à toutes et bonjour à tous bonjour alexandre bonjour est ce que vous allez bien aujourd'hui oui ta mère gestion importants on va parler de du système dans lequel on est et du changement de système est ce que j'aime beaucoup dans votre livre c'est que vous commencez par l'expression d'une personne entre guillemets normal c'est à dire qui doit faire face aux injonctions sur l'écologie mais qui doit aussi faire face à la réalité de la vie c'est à dire la réalité économique de la vie de manière très concrète comment enfin comment un philosophe aborde cette question fait ça m'intéresse de voir comment la philosophie moi je crois beaucoup au rôle de la philosophie dans la dans la réinvention de de la société comment un philosophe peut aborder cette question est pourquoi vous l'avez abordé dans le bouquin alors souvent la pensée critique la philosophie quand elle est critique de l'état du système de production de consommation de la société la sociologie de même quand elle est critique et engagé formule donc des diagnostics assez virulent sur l'état du monde actuel et ses diagnostics ne laisse entrevoir de solutions que extrêmement radical c'est à dire que j'ai un souvenir comme ça qui est assez drôle je ne dirais pas qui mais j'ai interviewé longuement puisque je m'occupe de philosophie magazine un intellectuel spécialiste du du rôle des écrans et de la vieille nation aux écrans qui fait une description à la fois sociologique et philosophique absolument parfaite du pouvoir que les écrans ont pris sur nous et sur nos existences et à la fin de ce vraiment cette analyse brillante et 10 mai moi j'ai la solution oui et chaque très curieux de connaître mehdi ben oui il suffit de renverser le capitalisme alors oui voilà voilà alors ça je dirais que c'est le le le le point de vue qui n'est pas le mien c'est à dire que c'est à dire que je trouve que là on se paye de mots on se moque un peu du monde a laissé entrevoir en fait qu'un changement de système radical est imminent voire même facile à opérer il ya un vrai danger dans cette posture parce qu'en fait on voit que le philosophe ou le sociologue peut se mettre dans un en position de critiquer très radicalement la société actuelle sans rien proposé d'autre que disons des pistes qui ne pourraient avoir déficience ou d'effectivité que s'il est écouté par un éventuel gouvernement mondial parce que renverser le capitalisme on sait très bien que si on le fait dans un seul pays on va avoir un petit problème c'est que les autres ne vont pas suivre on va se retrouver isolé et ça va être complexe donc il faudrait un gouvernement mondial en fait on voit bien que c'est à l'échelle planétaire qu'il faudrait appliquer ses idées moi j'ai voulu proposer une piste complètement différente c'est de dire mais qu'est ce qu'on peut faire pour donner une substance une consistance éthique politique à son existence quand par ailleurs on a besoin de vivre c'est-à-dire d'exercer un métier donc d'être d'avoir un pied dans le système de production tel qu'il est qu'est ce qu'on raconte la jeunesse c'est un peu la même question qu'est ce qu'on dit à ses enfants on leur dit attendez la révolution c'est pour bientôt va y avoir un autre un autre modèle qui sera plus juste plus éthique que le nôtre il suffit de me mettez vous pour l'instant sur le côté et puis puis vous verrez dans 20 ans donc en fait moi j'ai eu envie de proposer quelque chose que chacun puisse développer appliqué dans son existence à son niveau il sans être dans un acte de sacrifices de renoncements radical qui consisterait par exemple à les élever des chèvres dans le larzac ou non mais vraiment je rigole parce qu'en fait dans mon propre bouquet h 10 à givet moi j'ai d'ailleurs j'ai d'abord j'ai aucune compétence des chèvres et puis surtout j'ai pas du tout prévu de faire ça s'est passé pas mes compétences je n'ai pas prévu d'aller vivre à la campagne donc du coup et puis bon tout le monde peut pas faire ça n'a aucun sens donc ce serait pas c'est même pas réaliste par contre à son niveau individuel réinventer repenser enfin plutôt j'ai envie de dire déconstruire moi j'utilise ce terme là je sais pas si ça résonne chez vous mais déconstruit rassemble d'idées reçues et en particulier des idées qui sont liées au modernisme et j'aime bien qu'on parle du modernisme et bien ça par contre ça permet peut-être je crois que c'est votre théorie aussi finalement c'est ce que moi en tout cas moi c'est ce que je retiens dans le bouquin mais c'est peut-être mon mon prisme qui fait que je le vois tu cette manière là déconstruire pour pouvoir mieux vivre finalement le changement qui est en train d'avoir lieu et qui a lieu depuis un petit moment finalement non alors le livre y ait vraiment composé en deux ans de temps il ya une phase de description de la modernité dans laquelle nous vivons donc ça je vais je vais venir donc là je propose une analyse j'ai l'impression qu'un certain nombre de concepts un peu classique de la philosophie politique sont à revoir et je vais y revenir et ensuite je propose une méthode à appliquer enfin applicable par chacun dans son existence en groupe pour ne pas perdre son âme à l'ère de la technique un sessad immunité alors dans la description de la modernité que je propose la réflexion sur la technologie joue un rôle assez important je propose de diviser la la modernité occidentale en deux phases une première phase qui commence au xviie siècle une date un peu pédagogique à retenir ça pourrait être la parution du discours de la méthode 1637 donc de le cartésianisme donc première phase de la modernité qui a duré jusqu'en 1989 qui à mon avis un peu l'année de cassure s'est un peu pédagogique de mais disons revenons milieu du milieu du xviie et puis un changement important survenu il ya 30 ans alors la première modernité une modernité dans le mot d'ordre est diviser pour régner c'est à dire que elle se construit ce que des cartes propose à ses contemporains et qui va être appliquée à grande échelle c'est toute une série d'oppositions structurantes qui permette l'action qui permettent la maîtrise et ses oppositions sont d'abord l'opposition entre moi et les autres le cogito cartésien ce sujet qui dit je pense donc je suis après avoir fait une table rase et oublier tous les enseignements et toutes les conversations qu'il a eues c'est quelqu'un qui oppose son intériorité son moi sa conscience bien à aux autres en fait on reste de la société mais pas s'il ya passé il ya évidemment pas que cette opposition il ya l'opposition entre l'âme et le corps entre la nature et la culture qui va fonder un programme d'exploitation très intensif de la nature et puis par la suite dans cette modernité que j'appelle séparative vont se mettre en place d'autres découpage d'autres oppositions comme par exemple la division du travail quand paraît là comment le l'enquète sur la richesse des nations de dams miské le coup d'envoi en fait de l'écologie l'économie politique classique en fait au tout début il donne un exemple qui est celui de la manufacture d'épingler pour exposer assez longuement son idée de la division du travail et donc la division du travail et à la fois en économie pour la révolution industrielle et fondatrice on s'est parlé tachon les spécialise division du travail séparation de la sphère privée de la sphère publique séparation du temps de travail et du temps de loisirs à travers le salariat pointage en usine qui délimite de manière très claire le temps de travail en fait on a toute une série de d'opposition structurantes qui se met en place et si vous êtes nés avant 1989 ce qu'on vous a enseigné à l'école comme repères politiques sociaux ce sont ces oppositions et or 1989 d une cassure à deux à deux niveaux d'abord évidemment c'est l'effondrement du mur de berlin et donc la réunification le monde était séparé en deux blocs l'un communiste l'autre capitaliste d'un coup non il ya une globalisation qui va s'accélérer avec des flux de marchandises d'information de personnes qui s'intensifie énormément mais il y a aussi un autre changement qui survient et qui est important c'est que un ingénieur informaticien britannique qui s'appelle tim berners-lee qui travaillent à cette époque pour le cern à genève avant que le web est donc on sait le point de départ de la révolution technologique de la révolution numérique qui va affecter l'ensemble de nos manières de vivre alors et d'agir alors ce qu'on peut dire en préambule c'est qu'on a basculé l'un est que toutes les oppositions que j'ai listé rapidement tout à l'heure ont été mises en crise par la claire de la connexion si vous reprenez un par un ce que j'ai dit l'opposition entre moi et les autres si je me promène aujourd'hui seul en forêt à travers mon smartphone en fait je suis atteint par des messages de mes collègues de mai proche de ma famille des gens que j'aime de parts d d d information en fait mon flux de conscience et il n'est pas si indépendant que ça il est traversé par des messages émis par les autres moi j'appelle ça la télépathie assisté par les machines l'opposition entre temps de travail et temps de loisirs c'est fini on l'a bien vu avec la pandémie mais même avant c'est à dire que mon temps à faire des choses pour soi au travail sur écran on va peut-être réserver une place au cinéma au concert un train pour son week-end mais chez soi on va répondre à des mails professionnels parfois tôt le matin tard le soir donc des cloisonnements l'opposition entre nature et culture elle est mise en crise alors pour des raisons un peu différentes mais qui tiennent aussi à la progression de l'ère de la technique nous sommes entrés dans l'anthropocène l'humanité devenue une force façonnant à la fois pour la géologie pour l'atmosphère donc l'opposition entre nature et culture a vraiment du plomb dans l aile sphère publique se faire privé ça c'est clairement fini quand vous publiez vous même un chaque minute où chaque élément fort de votre vie privée sur les réseaux sociaux en fait on s'aperçoit bien que cet acte de publication ouvre votre vie privée sur le sur le dehors et on est donc entré dans une modernité que j'appelle connective par rapport à la modernité d'avant 89 qui est séparative dans laquelle une mise à jour de nos catégories est nécessaire c c est donc là le premier moment de mon livre enfin la première moitié du livre vraiment occupé à présenter de manière aussi claire aussi synthétique que possible aussi simple que possible les éléments les axes de cette mise à jour je fais même des petits tableaux récapitulatifs c'est un peu didactique mais ce que je veux c'est vraiment quelqu'un qui sent un peu paumé dans le monde actuel et des repères conceptuel très clair qu'ils disent tiens ok d'accord j'ai compris qu'on avait changé d'ère et avec ces quelques clés de lecture des phénomènes qui pourrait paraître un peu un peu bizarre j'ai pas deux amoureux sont au restaurant ils ont leur téléphone sur la table et peut-être qui l'un va répondre à une sollicitation professionnels juste avant de faire une grande déclaration d'amour enfin toutes ces choses un peu étrange de la vie courante qui équipe qui peuvent qui était inconcevable en fait ya encore vingt ans ou 25 ans c'est clair à mon avis quand on compte quand on a posé les bonnes bases conceptuelles et est-ce que d'accepter cette idée qu'on donne de cette modernité connective ça permet de de mieux appréhender la cité dans laquelle on va finalement qui va être plus écologique vous parlez alors dans le bouquin vous parler de ce qui s'est passé en australie on pourrait en être actualisés en parlant de ce qui se passe en ce moment à vancouver comment en fait parce que je crois que quelqu'un commence comme ça mais il ya vraiment cette injonction autour de l'écologie et enfin vous en à leicester mais cette réalité autour de ben oui faut bien gagner sa croûte aussi et puis finalement son travail souvent il faut prendre sa voiture pour y aller et c'est donc je sais quasiment je vis donc je pollue quoi en faire une bataille entre guillemets la phrase de descartes mais il ya vraiment ce truc là dans nos sociétés en tout cas oui alors le livre ne porte pas que sur l'écolo jean n'y a pas du tout j'ai j'ai parié moi j'ai travaillé sur l'écologie mais sur un an quelque chose d'assez particulier dans l'écologie quelque chose qui est pas très connu ce qu'on appelle l'esthétique environnementale j'ai écrit un livre qui s'appelle devant la beauté de la nature sur en fait les types de relations sensorielle et émotionnelle que nous tissons avec nos environnements avec les paysages avec les forêts avec les montagnes avec les couchers de soleil la question n est pas uniquement écologique si je cite les incendies de brousse les feux de brousse qui ont dévasté l'australie en fin il ya deux ans mais en fait il y en a régulièrement et de plus en plus intense avec les vagues de canicule depuis une dizaine d'années en australie mais on peut aussi bien cité dans l'actualité plus récente la vague de canicule au canada avec ses températures record de 49,6 degré qui ont créé des incendies et bienne d'éradiquer un village à l'heure où on parle qui a brûlé et bien là on a une illustration de ce que je disais sur la mise en crise de la séparation entre nature et culture pourquoi parce que ces incendies ne sont pas des catastrophes naturelles c'est plutôt en fait ces vagues de canicule sont la conséquence des activités humaines et des émissions est largement des émissions de gaz à effet de serre avec tous les effets domino qui s'ensuivent en fait on a affaire aux conséquences naturalisés de l'action humaine et là on est bloqué parce que on sait comment faire pour lutter contre des humains une culture peut lutter contre une autre ça s'appelle la guerre un pays peut déclarer la guerre à un autre entre humains on sait parfaitement se faire la guerre on l'a d'ailleurs montré abondamment toute l'histoire on sait également se protéger des catastrophes naturelles ce qu'on ne sait pas faire ici c'est lutter contre les conséquences naturalisés de l'action humaine pourquoi parce qu'en fait pour stopper la catastrophe qui a l'air d'être naturel il faudrait agir sur l'humain c'est une sorte de billard à deux bandes et c'est troublant est en fait tant qu'on continue à penser comme dans le monde d'avant comme dans la modernité séparatif en disant tiens il ya nature et culture on est complètement bloqué on peut pas concevoir une piste d'action donc voilà c'est vraiment une illustration je dirais claire de la difficulté qu'on a si on veut appliquer les catégories d'avant les catégories d'avant 1989 au monde du 21e siècle voilà alors ensuite moi dans ce livre là ma question fins elle est plutôt existentielle qu'écologique la question je me pose c'est que comment on va faire pour échapper à une forme d'aliénation par cette technostructure comment faire pour ne pas devenir un simple rouage de ce système par système j'entends ce système de production et de consommation largement relayée par la technologie ou les technologies connectés il y a une pente qui est dangereuse pour chacun de nous existentiellement me semble-t-il c'est que la vie ne soit plus qu'une succession de temps d'écran avec des thors d'écran travail alors temps d'écran travail on est sur un an réunion zoom sur un fichier excel sur un world sur sa messagerie et puis quand on a terminé sa bombe on passe autant d'écrans loisirs et là on va regarder un match de foot joué un jeu vidéo aller sur les réseaux sociaux aller sur netflix s'acheter des choses sur amazon et en fait on s'aperçoit que très vite système actuel cet état du monde actuel peut nous emmener dans une espèce de circonstances où c'est pas tout à fait la matrix mais enfin quand même on est branché à un écran connecté en permanence en fait on est plus qu'un rouage d'un système de production consommation sachant que co retourner dans le temps d'écran travaillons produits et quand on est dans le temps d'écran loisirs on consomme alors s'est on posé c'est formidable c'est génial on se débranche on est assis qu'est-ce qu'on qu'est ce qu'on perd à mon avis on perd pas mal de choses quant au canton quand on se laisse happer notamment on perd la possibilité de parler à la première personne du singulier d'avoir dépensé autonome d'avoir des pensées des rêveries qui ne sont pas faites pour être publié et partagé qui ne sont pas des réponses à des messages d'avoir dépensé complexe et divagante en fait le pas de côté intérieur le pas de côté mental n'est possible que quand on s'écarte un petit peu de cette méga machine ou de cette technostructure première chose qu'on perd à mon avis on perd aussi une

18:08
Non speech

[Musique]

18:09
Locuteur

comment une certaine forme de rapport à l'attenté au désir parce que ce que fait le la technostructure actuelle c'est que elle capte tout nous tous nos comportements d'impulsion cesser le régime de la satisfaction en un clic vous avez envie d'une pizza vous pouvez la voir tout de suite vous avez envie d'un partenaire sexuel vous pouvez la voir tout de suite vous avez envie d'un livre vous pouvez l'acheter tout de suite mais vous n'attendez plus vous ne désirez plus vraiment c'est un circuit très court entre le le besoin ou le désir sa satisfaction et ce circuit très court le temps d'une recherche google quoi quasiment pour avoir pour avoir sa satisfaction ça ne produit que des satisfactions en fait bref un peu terne de courte durée et donc on reste comme ça complètement déboussolé puis surtout je dirais en fait à l'issue de cette histoire là c'est l'auto exploitation c'est à dire que river à nos écrans et à nos machines on ne cesse de d'ajuster des moyens à des fins en fait de vouloir maximiser son profit performer produire être joyeux dans sa consommation mais en fait on on est complètement on était complètement pris en est complètement pris dans une logique externe à nous qui nous traverse qui nous réquisitionne et ça c'est pas est un enjeu écologique même si ici et là je fais allusion à l'écologie danser mais c'est vraiment un enjeu existentiel sur le type de vie qu'on a envie de mener au 21ème siècle sur le type aussi de modèle pour n'a envie de donner aux enfants bonjour seigne a depuis toujours que j'ai cinq enfants mais j'enseigne depuis 1998 à sciences po puis j'ai voilà j'ai aussi créé une école d'écriture je suis très attaché à la question de la transmission et de l'enseignement et donc qu'est ce qu'on raconte à soi même et aux jeunes sur la vie digne d'être d'être vécue voilà c'est ça c'est vraiment mon sujet comme on commente patrice clac du système siv est de 2 l'an viii de d'échapper à une aliénation qui serait aussi une forme d'auto exploitation radicale des arsenaux elle s'est entre autres mais effectivement et s'emparer dans le livre mais quelle posture on peut adopter pour pour justement sortir ce qu'il ya différentes postures convoi très facilement type réactionnaire c'est à dire je bloque je vais dans le monde d'avant ou alors hyper militants et je vais voilà je suis très très très engagé est-ce que ça c'est les deux bonnes postures ou est ce qu'il ya une posture intermédiaire comment en fait je peux naviguer et justement ne pas être esclave du système en en ayant conscience tout en ayant un pied dedans que malgré tout ce que c'est ça finalement la question pour la majorité des gens je pense c est moi je suis totalement d'accord avec vous sur l'idée que l'écologie c'est une partie du problème parce que la problématique elle est beaucoup plus complexe aller dans nos modes de vie donc en fait ce n'est pas qu'une question écologique c'est une question de rapport au vivant enfin moi c'est comme ça que je le vois mes et donc le rapport à soi par définition en tout cas sur les stratégies ou les attitudes qu'on peut avoir par rapport à l'état du monde actuel moi j'ai l'impression qu'il ya 2 il ya deux erreurs en miroir il ya la posture de celui qui dit que la solution est dans la déconnexion en fait c'est du dandysme c'est une forme de réflexes aristocratique de mépris pour les classes laborieuses parce que la réalité du terrain c'est que soit vous êtes vous avez un patrimoine vous avez de l'argent où vous êtes à la retraite et alors ce mot tomtom est pour vous et bon vous n'avez pas besoin de gagner votre vie vous pouvez vous déconnectez vous pouvez aussi vous déconnecter en optant pour un mode de vie alors très particulier un par exemple faire les steve avec les moutons dans les alpages et là vous pouvez vous déconnecter quelques mois mais enfin ce sont des modes de vie très très originaux et singulier mais en fait pour ceux qui ont besoin de travailler il va falloir avoir commerce avec la société telle qu'elle est structuré et avec la technologie même quelqu'un qui a un métier on va dire nature comme je sais pas guide de haute montagne 1 pour avoir des ses clients il va sans doute avoir une page facebook un site il va utiliser son smartphone il va communiquer en fait on est imbriqué on en a besoin pour notre travail et quand vous regardez les fils de migrants provenant de syrie ou d'afrique subsaharienne vous quand vous voyez que l'objet le plus précieux qu'ils ont sur eux c'est leur smartphone c'est pas un gadget technologique la smart phone c'est vital c'est vital parce que c'est le lien avec les proches c'est la possibilité de recevoir ou d'émettre des transferts d'argent c'est la possibilité de trouver des opportunités de travail de se repérer dans l'espace en fait c'est un outil de survie c'est pas c'est pas un gadget qui est venu s'ajouter à nos existences et qui est donc c'est ça le monde actuel alors donc la déconnexion c'est pas c'est nécessaire si vous voulez de se déconnecter parisienne comme on va dire mais c'est nécessaire de dormir c'est à dire il ya une hygiène louis en vacances ou en week-end c'est bon de passer un moment déconnecté mais en fait on va avoir besoin de la connexion pour travailler donc et l'autre erreur évidemment ce serait un enthousiasme technophiles délirant qui consisterait à penser c'est un peu on l'a vécu un peu quand on parlait de l'est startup nacion en france et le saut luccioni sme par la technique et cette idée que le zoom numérique ou digital vont apporter des solutions à tous les problèmes socio économiques sécuritaires sanitaires et ça ce qui est dangereux dans cette position là c'est que l c'est une position d' enthousiasme d'optimisme technophiles qui se prive de la possibilité de considérer qu'il y à un danger totalitaires dans la technique il ya en fait ce qui est difficile à penser dans le monde actuel c'est la fin des oppositions c'est ce que j'ai dit tout à l'heure mais notamment le fait que le web partout sur la terre est à la fois le plus immense espace de liberté d'expression jamais créé redoutée par les régimes autoritaires ou voir les voir proto totalitaire voilà que si on pense à la chine redoute est très difficile à juguler mais en même temps que c'est un véritable espace de liberté de sédition de subversion de critiques d'organisations aussi des mouvements de rue ou des mouvements politiques c'est le plus grand outil de surveillance jamais me mise au point c'est ça qui est difficile à comprendre c'est que c'est les deux c'est à dire vous avez quelque chose qui avance était clair il y avait d'un côté l'espace public et puis de l'autre peut-être un pouvoir centralisé qui cherchait à vous à vous espionnez balas et les deux c'est à dire que c'est à la fois la bibliothèque qui va vous émanciper par le savoir que qu'elle vous qu'elle vous permet de découvrir et le flic qui est posté derrière vous et qui surveille chacune de vos actions c c est donc ni n'enthousiasme technophiles si vous voulez ni la déconnexion ne sont une solution de la même manière je dirais toujours pour essayer de raisonner en dehors d opposition classique ou repérer on a vécu on a un imaginaire politique qu'être est fondé sur l'opposition entre les collabos les résistants qui nous vient de la deuxième guerre mondiale mais cette opposition elle même les traits adossé à une forme de séparation religieux entre les heureux et les d'année où les élus les damnés entre la cité des hommes qui seraient une cité où règne la poursuite de l'intérêt le matérialisme le désir le et puis la cité de dieu qui serait la cité des bienheureux c'était de lumière et donc ce que satan a induit un chez les gens c'est ce type d'opposition ou cette manière de raisonner c'est que soit ils vont être des ddd des collabos du système enfin rentrer dans le système perdre leur âme accumulé compromis ex terrain soit au contraire il faut qu'il soit dessin vous êtres purs des êtres purs et on voit bien que les deux sont insoutenables est impossible pour moi ce qui m'intéresse évidemment je vais venir c'est la voie médiane c'est à dire deuxième non non on peut on peut sauver son âme a l'air de 2,2 de la technique on peut avoir une vie éthique sans être un saint et sans être un pur on peut donner une structure une cohérence une vraie portée éthique à son existence sans être voilà sans être un guérillero sans être 1 500 être un poète maudit en étant je sais pas père de famille cadres salariés fonctionnaires en étant à sa tâche en fait en étant assez humblement à sa tâche voilà et comment on fait ça alors je pense que concrètement les gens se disent un super non mais le préambule est nécessaire parce que la somme suivre je vais vous proposer la solution que vous proposez les hyper simple c'était alors je vais me lancer je vais vous expliquer ce que c'est moi c'est une solution que j'appelle le poste utilitarisme le système tel qu'il est construit j'ai beaucoup parlé de la technologie il ya une philosophie de l'action ou une éthique qui infuse dedans implicitement qui et l'utilitarisme l'utilitarisme a été inventé à la fin du xviiie siècle par jeremy bentham et au début de ces introductions aux principes de la morale et de la législation c'est son grand livre ben tandis que le but de la vie c'est de maximiser son utilité que toutes les autres morales sont hypocrites ou un sincère lui pense à la morale religieuse mais est donc maximiser son utilité le mot est pas très très clairs à l'époque de bentham il est toujours pas aujourd'hui qu'est ce qu'il entend par là lui l'entente probablement plaisir la satisfaction me sens assez physique du terme très matérialiste à sa suite stuart mill qui est l'autre grand d'un suite milk est l'autre grand utilitariste sortant plutôt le bonheur mais les économistes qui se sont beaucoup intéressés à ce modèle de pensée qui l'ont déclinée dans l'ordre dans leur dans leur propre modélisation vont entendre profit vous voyez utilité profit bonheur plaisir on sent bien que c'est pas tout à fait la même notion mais ce qui est derrière c'est l'idée d'une maximisation là c'est ça alors tous nos outils techniques nous propose d'atteindre cet objectif ce sont des outils en fait d'optimisation par exemple vous avez sur votre smartphone logiciel de navigation vous allez gagner du temps parce que vous allez optimiser vos trajets gagner du temps c'est gagner de l'argent gagné des opportunités c'est maximiser votre profit en fait toute la technostructure c'est une sorte de d'infrastructures qui nous sert à être gagnant par la raison par la rationalité dans cette course à la maximisation du profit alors moi ce que je dis c'est qu'on va pas pouvoir sortir complètement cette histoire là on va pas renverser le capitalisme tout de suite ni l'utilitarisme il s'est trop profondément ancré dans nos process dans nos contraintes dans les tableaux d'amortissement des emprunts dans en fait danser trop fortement ancrée pour qu'on s'en dégage comme ça complètement par contre qu'on peut faire c'est de venir poste utilitariste et l'idée est la suivante c'est vous un post utilitaires et c'est quelqu'un qui maximise son profit certes mais sous contrainte d'idéal je pose d'abord un idéal et un seul je décide pas d'être intégralement vertueux je vais pas y avait je je me donne un idéal une visée une boussole un or un idéal qui doit quand même correspondre à un désir profond que j'ai en moi et une fois que j'ai posée cet idéal de maximiser mon profit comme tout le monde ça vient je suis pas désintéressé mais je ne vais jamais confondre j'allais dire les serviettes et les torchons ses terres je ne vais jamais faire en sorte que cette logique du profit de la rationalité vienne rogner ou m'amener à à renoncer à mon idéal je garde mon or pour je vais je prendre un exemple pour un ca d'ailleurs c'est un exemple amusant parce que c'est un exemple que dans le livre c'est l'exemple d'un menuisier et j'ai eu il ya deux semaines un menuisier qui m'a écrit une très belle lettre en disant je sais exactement ce que vous racontez c'est exactement ce que j'ai vécu j'ai fait ce choix alors le choix qu'elle était menuisier par exemple peut être un utilitariste standard à ce moment là il va vouloir vendre le maximum de meubles avec la plus forte marge de rentabilité utilitariste on dira c'est un homme qui a réussi il ya peut-être une belle bagnole huttwil un accès aux quais ici les postes utilitariste et vas-y énorme moi j'ai une visée j'ai un désir par exemple un désir d'ordre esthétique c'était moi ce qui m'intéresse est certaine excellence dans le design dans l'ébénisterie dans la restauration des meubles anciens je vis ça et après je cherche à avoir des clients j'ai une comptable je paye mes impôts je cherche à maximiser mon profit ou alors je vais dire non c'est pas le les meubles qui m'intéresse en fait c'est les relations humaines moi j'ai envie qu'il règne une certaine atmosphère dans mon atelier ou alors de me comporter d'une certaine manière avec les collègues ou avec les jeunes j'ai envie qu'il ya un aspect de transmission j'ai envie d'un engagement syndical j'ai envie et c'est ça qui va donner va me donner envie de me lever le matin quoi pour aller travailler cet aspect relationnel du travail je pense que pour beaucoup de gens l'aspect relationnel dans le travail contre beaucoup plus que le produit et ça ça va me ça va me mets dione et puis par ailleurs ben je vais avoir une logique économique une logique cohérente et utilitariste ça peut être aussi un objectif puisque on en a parlé ou un idéal d'autres écologique et là je vais me poser des questions sur la filière d'approvisionnement du bois puisqu'il ya un gros problème autour des bois exotiques ils provoquent qui proviennent de la déforestation et qui a une réflexion aujourd'hui nécessaires sur ces questions donc vous voyez une fois qu'un idéal est posée mais faut pas que ce soit un idéal gadgets parce que sinon vous allez à la première occasion un peu tentante vous allez vous allez mettre de côté mais si c'est quelque chose qui vraiment pour vous vous porte ben ça donne un sens au moment pénible que vous passez sur la comptabilité ou avec votre banque etc ça donne un sens à votre action quotidienne saï saï lumine en quelque sorte vous votre votre activité et puis vous n'êtes pas obligé d'être dans un renoncement intégral ou dans une posture d'austérité intégral et vous voyez c'est très très simple en fait la solution si si si je la résume et que la contractent et c'est maximiser son profit d'accords mets sous contrainte d'idéal et en même temps c'est simple mais ce que je constate autour de moi et et voilà c'est c'est des gens qui cherchent beaucoup de ceux qui sont dans la chambre dans la quête du sens et qui se disent en fait le truc c'est qu'on a vite fait de se faire happer par ce que la société nous dit de faire cindy de ce qui est bien ou pas bien typiquement vous parlais tout à l'heure de bonheur et de succès et et en fait on a on à vis de fer d'associer le bonheur au succès à l'accumulation en particulier de bien de pouvoir et d'argent et même si évidemment pour la majorité des gens bas ils savent bien que ça peut pas être que ça néanmoins vous le disiez quelqu'un qui vont une boîte xxl midi avec ses millions d'euros on va dire à 15 ça c'est du succès il doit être heureux on associe aussi de l'argent avec le bonheur donc on fait on peut se faire happer par ce rêve qui nous appartient pas parce qu'il à l'extérieur de nous même temps il est tellement présent partout que du coup c'est difficile de s'en échapper quand même et de l'autre côté de se dire mais attends mais moi qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire et là les gens sont paumés parce qu'en fait on nous a tellement guide est sûre il faut faire la bonne carrière avant les bons enfants à voir aller dans le bon endroit pour qu'ils aillent à la bonne école et c'est que j'ai la sensation que les gens savent plus très bien savoir définir ça et puis aussi comme on est dans une société malgré tout on voit bien qu'à une crise écologique majeure je crois que les personnes sont un peu paumé sûre mais où est ce que je me positionne dans tout ça il ya un petit problème de projection on était beaucoup dans une société alors là pour le coup j'ai pas parlé de meuf est solide la post modernité dans la modernité où on était sur un triptyque d'individualisme de capitalisme et de projection de projets on va dans un lycée sa théorie en tout cas dans une tente de postmodernité où on est dans le collectif la nature et le temps présent donc du coup il ya aussi sa carte et j'ai vraiment la sensation que par exemple cette année et demi qu'on vient de passer pendant le pendant la crise du coc vide et ben c'est simplement se réapproprier se dire en fait le collectif c'est vachement important parce que ce qui compte ce n'est pas forcément ce que je vais acheter mais vraiment les liens que j'ai avec mes voisins avec les personnes âgées autour ce qui compte c'est pas forcément la projection parce qu'en fait je sais pas quand est-ce que vous arrêtez cette crise mais ce qui va compter c'est le temps présent et qu'est-ce que je peux faire maintenant et il ya vraiment ccg l'association que les gens sont perdus entre pour revenir sur une question plus précise mme s'ils ont perdu entre les projections ceux de la société est ce qu'on a vraiment envie de faire et puis aussi ce brouhaha finalement dans lequel les gens sont un peu perdus c'est parce que si ça résonne oui l envoyé de choses dans ce que vous venez de dire la première chose c'est sur la quête du profit ou la quête de l'argent je moi je me suis un jour enfants d'avoir demandé à mon père un goût de papa combien d'argent il faut gagner dans sa vie vous gagnez combien et il m'a fait cette réponse extraordinaire mais dit assez pour ne jamais faire ses comptes alors il veut pas dire il voulait pas du tout dire richissime il vivait simplement il voulait simplement dire que en fait je crois que c'est vrai là l'argent quand on est aux abois que que nous et le moi est un salaire et un salaire est un cauchemar et est une source de d'angoua ce qu'on est à découvert pendant toute là les 10 derniers jou le 15 mai jour du mois l'argent devient obsédant en fait et c'est un vrai problème ces mots ces moments de précarité en fait moi je me suis engagé tardivement dans la vie active jusqu'à l'âge de 30 ans j'étais uniquement auteur écrivain je vais à la campagne avec peu de moyens et je me souviens que bizarrement l'argent s'immisçait dans mes pensées et émeut

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cette anxiété en fait du lendemain du mois suivant de la facture des fc c'était vraiment une sorte de pollution mentale qui m'empêchent est presque de créer c'était enfin je n'avais pas de sérénité par rapport à un saint et voilà j'ai eu assez assez tôt aussi un enfant à 25 ans il y avait comment je vais lui acheter des vêtements des chaussures enfin ces questions se posaient et donc l'argent devient obsédant si vous voulez quand vous êtes dans le monde mais assez vite si les besoins essentiels sont satisfaits il devient quand même possible de s'intéresser à autre chose et quand même c'est là que la vie se déploie prend du relief et de l'intérêt est que la question du sens se pose c'est pas simplement une question pour estomac plein le sens mais on voit bien que il faut être sorti d'une certaine urgence et d'une certaine voient la nécessité de veiller à la survie pour commencer vraiment à se poser cette question du sens c'est pas une question simplement de luxe parce que je pense que en fait aujourd'hui pour la classe moyenne dans nos sociétés cette question du sens va se poser très intensément et on voit beaucoup de personnes au moment notamment de s'engager dans la vie professionnelle ou devant dans la vie active on voit beaucoup de gens ont refusé un poste avec un meilleur salaire pour aller vers un métier qui a plus de sens à leurs yeux soit du point de vue éthique soit du point de vue de sa finalité soit du point de vue du projet dans lequel il s'inscrit c'est une attitude qu'on voit très courant très couramment qui est intéressante donc ça c'est le premier point c'était sur l'argent et le poste utilitarisme ces voix là c'est une méthode assez simple pour dire tiens on va pouvoir on peut peut-être essayer de de ne pas perdre de vue sa propre survie tout en gardant intact son idéal c'est quelque chose assez simple un bain wc c'est mais ça fait du bien de le dire voilà il y avait une deuxième dimension dans dans cette intervention que s'est-il passé avec la pandémie ce qui est assez curieux en tout cas pour moi comme moteur c'est que mon livre était écrit avant la pandémie est jeune et je n'ai pas changé une ligne c'est à dire que l'événement à mon sens n'a pas du tout créer un monde nouveau il nous a mis sous les yeux de manière extrêmement violente des dynamiques qui était déjà le et notamment cette question de la vie qui pourrait devenir une succession de temps d'écran quand je vous en ai parlé tout à l'heure je crois que ça résonne assez fortement avec ce que les gens ont vécu pendant les confinements ce risque que la vie en tout cas pour les 60 % de salariés sur la fondation jean jaurès qui ont maintenu leur travail à domicile donc ce qui était pas au front comme on disait bon c'est l'avis attendu à devenir cette succession de temps d'écran l'interpénétration de la fusion du travail et du loisir c'était quelque chose qui avait débuté auparavant qui s'est accrue on s'est mis à comprendre quand lé travail on pouvait peut-être aller à la piscine ou faire un jogging temps en temps à regarder un film l'après midi en semaine mais qu'on allait aussi travailler très tard ou très tôt le matin le week end en fait on a même compris que les espaces pouvait s'interpénétrer et que le salon la chambre à coucher et serra pouvait devenir des bureaux ou des salles de réunion donc ce que ce qu'a fait la pandémie c'est qu'elle a augmenté en fait le la visibilité de certaines dynamiques qui sont liées à la modernité connective c'est pour ça que moi j'ai rien eu à changer c'est ce que j'avais écrit en fait c'était j'ai rajouté deux lignes quoi poser vous voyez c'est ça oui oui ça s'est produit et elle a quand même eu ce mérite de nous montrer ce que cette situation peut avoir de cauchemardesque c'est à dire cette situation où chacun est enfermé chez lui avec un écran à en train de maximiser son profit c'est à dire en train de calculer sur la base des données disponibles et des informations qu'il reçoit sur l'état de ses collègues de sa société de sa boîte des clients etc maximise j'envoie des messages je réponds aux questions j'agis j'essaye de tenir mes objectifs et je suis tout seul j'ai plus de vie sociale j'ai plus de vie culturelle je ne rencontre pas de nouvelles personnes je ne peux pas voyager mais je suis dans un monde hyper connecté hyper efficient par ailleurs c'est intenable en fait on s'aperçoit on s'aperçoit que ce monde-là c'est un fait une dystopie c'est une sorte de dystopie de science fiction et moi j'ai l'impression que loin d'être le moment ça va pas être très drôle le enfin je veux dire le il ya plusieurs raisons qui laissent penser que la planète qui s'ouvre va être difficile il ya un état d'endettement des entreprises qui est préoccupant il y à des injections de liquidités massives dans l'économie qui devrait générer des tensions inflationnistes même si ce n'est pas encore le cas il ya enfin il ya toute une série de choses qui laissent penser que puis va bien falloir rembourser ces ses plans de relance à moins qu'on s'en sorte par l'inflation mais si on s'en sort pas l'inflation il y aura d'autres problèmes enfin on voit bien qu'on voit bien que c'est serré tendu et que par exemple il ya une étude qui est paru dans le guardian enfin qui a été répercutée dans le guardian y quelques semaines qui montrait que 2021 allait être une année record pour les émissions de carbone et de gaz à effet de serre parce que les tous les pays émergents où l'industrie lourde se mettent en rattrapage en rattrapage pour ne pas sombrer donc on essaye de rattraper les années perdues l'année quasiment blanche donc il faut pas croire du tout qu'on est rentré dans un monde rose à mon avis on est juste rentré dans une époque intéressante parce que les défauts du monde actuel sont devenus évidents voilà c'est des choses qu'on savait mais qu'on ne voyait pas maintenant on les a on a senti on on sent le danger et on voit où le système voudrait nous emmener seul chez soi sans relation affective charnelle sans contact sansan baiser sans poignée de main sans enfin un sens dans ce sens en sensualité sans sans possibilité de créer de nouveaux projets sont juste à ajuster par sa propre intelligence des moyens à des fins des réponses à des questions envoyées des injonctions ou répondre à des injonctions de la part des collègues bon qui veut de cette dystopie c'est marrant je voulais pas dit mais mon bouquin s'appelle insoutenable par a dit m en fait ce que vous décrivez ça fait beaucoup penser à la manière dont les animaux sont élevés jeu parce qu'on peut dire ça l'inde est réalisé tous ces animaux qu'on mange soit des cochons des poules ou autre c'est exactement le sort qu'on leur fait subir et finalement c'est vrai que je n'avais pas forcément eu cette image en tête mais mais c'est vrai que ce qu'on est en train de faire aux humains c'est précisément ça et c'est marrant c'est pour moi je pour le coup le sujet de l'écologie me porte pas mal pas tant enfin moi ce qui m'a ce qui m'inquiète c'est vraiment la survie du vivant en fait tout simplement et du coup c'est pour ça que moi j'aime pas quand on parle d'écologie punitif parce que ce que je dis c'est oui c'est vrai sans doute mais la société dans laquelle on vit elle est aussi extrêmement positive on ne peut pas dire quand on passe d'une société parfaite incroyable à une société punitif c'est pas vrai parce que là c'était dans laquelle on vit enfin est ce que vous décrivez je suis pas certain que ceux des gens se disent ah bah ouais mais c'est tellement super parce que comme je peux prendre je sais pas m'acheter il sait y trucs sur amazon bah j'ai l'impression que ça c'est plus mon axe de travail sur le l'esthétique environnementale qui va guider l'idée ma réponse mais j'ai l'impression que le discours dominant de l'écologie politique a des faiblesses internes et si on est aujourd'hui dans une situation tout le monde a conscience qu'il ya une urgence écologique qui est un réchauffement climatique préoccupant etc mais si dans cette situation de prise de conscience quand même global généralisée planétaire et il n'y a nulle part de gouvernements élus qu'ils soient verts ou écolo c'est à la fois le résultat du jeu des forces économiques et des lobbys mais aussi le résultat de certaines faiblesses ou de certains problèmes qui sont intrinsèquement lié au discours de l'écologie politique c'est pas qu'il est qu'il soit politique punitive c'est qu'elle a mon avis il ya un triple problème dans le discours traditionnel ou dominant de l'écologie politique premier problème un niveau de technique tai chi est assez élevé c'est à dire que si vous voulez lire un rapport du giec du groupe intergouvernemental de recherche sur le climat vous avez des des taux de composition chimique de l'atmosphère vous avez des scénarios des chiffres en fait ça ressemble beaucoup à de la littérature technocratique donc ce ces chiffrages ses estimations ce niveau d expertise nécessaire pour comprendre les enjeux vraiment les saisir bon pour le grand public ou pour la diffusion d'un message politique à caractère voilà enthousiasmant c'est un problème deuxième chose j'irai au delà de la technicité faire de la politique c'est configurer un avenir désirable et si vous dites aux gens enfin si vous avez un discours qui laisse penser qu'en 2100 la terre avec un four avec une sorte de boues radioactives à sa surface et quelques scorpions qui survivent bon il n'ya pas d'avenir désirable en fait vous emmener personnes politiquement comment vous pouvez imaginer que les gens vont voter pour vous parce que là on parle de vote politique si jamais vous ne les aidez pas à se dire que avec vous il ya un avenir et un avenir souhaitable qui se profile et il ya une amélioration du présent qui est possible ccc voilà vous emmener personnes et puis la dernière chose je dirais c'est la culpabilité enfin il n'y a pas que la fac de culpabilité il ya la fact de peur mais le fait de culpabiliser le consommateur et le producteur ou salarié d'une entreprise pour son comportement en plus de culpabiliser les classes populaires parce que elles n'ont pas forcément les moyens d'acheter je sais pas la nourriture bio est plus cher par exemple où la super voiture optimisé hybride ou je sais pas quoi ou la tesla qui elle-même polluantes pour d'autres raisons bon en gros si vous en voyez la culpabilité à plein saut dans la société ne vous étonnez pas que les gens vont pas voter pour vous et donc comment faire pour contrer ces défauts moi ma piste c'est l'émerveillement c'est à dire c'est de dire qu'il faut reprendre les choses complètement à l'envers dans une autre direction et plus tôt de parler du fait que nous aimons la nature nous aimons et nous sortons a besoin viscéral ans nous nous aimons les forêts les les espaces l'air pur la possibilité de se baigner nous avons besoin de retrouver ces milieux non artificielle non urbain c'est nécessaire à notre équipe physique et psychique en 1900 pouvait se baigner dans toutes les rivières sur toute la planète quasiment aujourd'hui c'est pas possible peut-être que dans quelques décennies on pourra pas se baigner en mer ou cessera dangereux est-ce que ça se serait pas un deuil énorme je dis ça au seuil de l'été mais est-ce que ça se serait pas un deuil énorme pour chacun de nous hélas si vous commencez à dire parler aux gens de ce qu'ils aiment et deux en fait de deux de leurs amours à mon avis les veilles il est vrai il est sincère il est profond de leur amour des paysages leur amour du vivant parler du vivant de la vie animale sauvage de leur fascination et admiration pour la beauté de la vie animale sauvage de leur amour du végétal 6,2 de leur passion pour les armes ou de ce que ça leur fait d'avoir des arts dans leur champ de vision ou autour de chez eux pas tout d'un coup vous parlez d'esthétique vous parlez d'émotions vous parlez de sensations vous parlez d'existence est de quelque chose qui mobilise c'est à dire tiens mais oui j'ai envie de j'ai envie d'agir pour protéger ce que j'aime c'est par l'amour en fait elle désire que je vais m'en sortir pas par la culpabilité la peur j'aime beaucoup j'aime beaucoup cette réponse pardon gt gt partie mais en même temps je trouve ça ouais super beau parce qu'effectivement je trouve que yassa et puis moi je pourrais quasiment rajouter un quatrième point qui est que quelque part je pourrais rajouter un quatrième point qui est qu'elle vous parle la manière dont l'écologie politique prend vie je pense par exemple à la mairie de paris elle oppose aussi parce que même si les parisiens adorent faire du vélo et c'est génial les voix de vélo fait c'est super pour les gens qui vivent dans paris mais les gens qui vit dans paris ils vivent grâce en fait une ville c'est principalement des flux donc c'est beaucoup beaucoup de gens qui transitent dans paris et des gens qui viennent souvent de loin en fait et pour eux pour le coup eux il est des tests c'est votre vélo parce qu'en fait ce que les parieurs ne se rendent pas compte qu'il ya des gens qui font deux heures trois heures de bouchon pour pouvoir venir bosser pour les parisiens à des prix très faibles je pense aux femmes de ménage je pense enfin tous les gens qui sont qui ont des boulots que vous aidiez au front mais donc des jobs qui en général sont pas dans le tertiaire et qui sont payés bas salaires très faibles et avec ce salaire très faible ils peuvent évidemment pas vivre dans paris en fait et du coup ci ça devrait faire du vélo et venir travailler en vélo mais simplement ils sont obligés d'habiter à 45 minutes une heure quand il n'ya pas de bouchon et donc du coupé les bouchons de partir à 6h du mat pour pouvoir aller trop bureaux à 8h30 à 9h et ça c'est enfin pour revenir et pour boucler sur ce que vous disiez ça oppose aussi j'ai l'impression oui c'est un produit d'aidé des formes d'opposition qui sont qui sont extrêmement problématique le lac l'idée gilet jaune et le fait que par exemple elle a été initiée par une taxe sur le diesel c'est un autre moment fort de cette session ce sont des occasions vous parliez des pistes cyclables mais voilà cette taxe cette taxe sur le diesel c'est sur des occasions on comprend que il peut y avoir une forte tension entre le social et l'écologie c'est pas une tension qui qu'il est très facile de qui est très facile à résoudre mais je pense que là aussi derrière la question fondamentale qui à mon sens n'est pas posée par les partis de gauche aujourd'hui c'est la question de la production de richesse en fait le l'angle mort enfin à mon sens le le ce que promet la droite et que ne promet pas la gauche qui fait que la droite est plus populaire que que que là que la gauche c'est qu'elle promet l'enrichissement or il me semble que si vous avez une sensibilité écologique ou de gauche vous avez la possibilité de parler d' enrichissement différemment c'est à dire admettons moi j'aimerais bien que quelqu'un quelque qu'un politicien une politicienne de gauche chirurgie s'est dit bon écoute et voilà on va s'enrichir c'est on va produire des richesses on va pas parler d'un pot de taxation c'est à dire parce que la taxation c'est secondaire c'est une fois qu'on a produit comment on partage comment redistribuer c'est nécessaire de se poser cette question mais c'est très insuffisant la question c'est qu'est ce qu'on produit qu'est ce qu'on produit par exemple politiques agricoles ont produit quoi on a un territoire absolument extraordinaires ont produit un intensif on essaie de raconter notre histoire quels sont les quels sont les types de d'exploitation qu'on subventionne aujourd'hui on a enlevé toutes les aides pour la transition vers l'agriculture biologique ou la permaculture ou la sylviculture il en existe plus les aides vont à l'intensif est ce que c'est ça qu'on veut produire et cette question de la richesse qu'on a envie de produire elle pourrait amener beaucoup plus de monde si c'est exactement la même chose que l'avenir l'avenir désirable pour les classes populaires ce qui est désirable c'est un enrichissement la question c'est qu'il ya plusieurs manières de s'enrichir et est donc si on rentrait un petit peu si on ouvrait un peu le capot de l'économie qu'on se pose est assez intensément la question des richesses qu'on a envie de produits qu'on pourrait redessiner un petit peu la carte à mon sens avec un une aspiration commune qui est qui emmènerait qui amènerait tout le monde parce que en gros aujourd'hui on a l'impression que on ne mêle l'écologie à la portée que de ceux qui ont un pouvoir d'achat suffisant pour payer ce qu'elle coûte en plus pour payer sans surcoût donc c'est un coup de plus l'écologie alors que ça pourrait être envisagé comme une opportunité vous voyez c'était une opportunité de déployer de nouvelles activités donc avec des projets agricoles des projets industriels mais aussi assez largement des projets de service parce que une grande piste comme mc de s'enrichir par une économie de l'immatériel qui serait un peu moins impactante pour les écosystèmes terrestres on pourrait imaginer de redéployer les aides les subventions les incitations les investissements les incitations à la création d'entreprises vers des formes de création de richesse un peu différentes de celles qui sont dominantes aujourd'hui ou même très différentes mais tant que vous ne rentrez pas dans cette question fondamentale qui est vous avez envie de vous enrichir vous avez raison parce que les femmes mois sont difficiles ou qu'est ce qu'on peut faire pour vous et avec vous pour que ça marche donc on peut se pose pas cette question si ce qu'on promet c'est effectivement des bouchons les sens plus cher un pouvoir d'achat qui s'effrite et est en fait une alimentation à deux vitesses une alimentation saine mais cher et une malbouffe dangereuse qui produit l'obésité trop grasse trop sucrée mais pas cher en fait on ne fait que re créé des aristocraties c'est très dangereux bon on espère qu'il ya des politiques de gauche qui on vous écoute qui vont nous écouter sa beauté elle s'appelle blanc donc je veux savoir à quoi vous voulez ouvrir et où claqué la porte moi je crois que ces résultats c'est assez spontanément de de ce que je viens de dire j'aimerais ouvrir la porte à la question de l'idéal mais l'idéal n'ont pas compris comme quelque chose d'abstrait commune valeurs flottantes et abstraite mais plutôt comme étant du côté du désir de la deux j'aimerais parallèlement refermer un petit peu la porte à la simple course aux profits ou un une forme de matérialisme de courte vue qui ne fait en fait que produire de l'inégalité est un désastre du point de vue des écosystèmes parfait merci beaucoup alexandre merci merci d'avoir écouté blanc si vous avez aimé l'émission n'hésitez pas à mettre des étoiles sur votre plate forme de podcasts préférez vous pouvez aussi partager l'épisode sur vos réseaux sociaux pascal homescreen facebook une mine où vous voulez je suis grégory pouy pouvais me retrouver sur l'intégralité des plateformes sous le nom greg from paris si vous avez des idées pour les invités si vous avez des commentaires et ce n'est surtout pas à m'envoyer un message allez merci et à bientôt

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