Nicolas Dupont-Aignan invité politique de Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:20RelanceÉludée
Pourquoi êtes-vous en forme sur les plateaux télé mais moins sur la préparation des européennes de votre liste ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Vous peinez un peu ou pourquoi ? Parce que c'est difficile de trouver les bonnes personnes ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Comment finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ?
- 2:32OuverteRéponse partielle
Quelles sont ces personnalités ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Pourquoi Marie-Jo Zimmermann vous rejoint-elle ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Donc il faudrait une meilleure Europe, c'est-à-dire une coopération pour mener de grands projets industriels ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« Mais ça c'est extraordinaire. Remarquez, c'est qu'on gêne quelque part. »
- 0:47Invité politiqueFait
« C'est que l'Europe est gouvernée par une commission non élue, une banque centrale non élue, des juges à Luxembourg non élus. »
- 1:30Invité politiqueFait
« C'est pour moi de sélectionner les meilleurs pour aller travailler à Bruxelles. »
- 1:45Invité politiqueFait
« Dans la vie politique française, les Européennes en général, ce sont les recasés du suffrage, ce sont les gens dont on ne veut plus à Paris. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Ensuite, j'ai négocié avec 24 partis politiques européens. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Car l'enjeu, mais j'insiste, la crise des Gilets jaunes, la crise sociale que nous vivons, la désindustrialisation, l'exode rural, la mort des territoires, c'est la conséquence d'accords que nous avons signés à Bruxelles qui détruisent les peuples. »
- 3:59Invité politiqueFait
« C'est la conséquence du libre-échange déloyal. »
- 4:01Invité politiqueFait
« C'est que l'Europe est gouvernée par une commission non élue, une banque centrale non élue, des juges à Luxembourg non élus. »
- 4:49Invité politiqueFait
« Tout simplement parce qu'on a accepté de confier la négociation des accords commerciaux à une commission non élue, soumise au lobby. »
- 5:05Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'il y a 30 000 lobbies. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Le rapport démocratique a été inversé. Ce sont des gens qui ne sont pas élus qui gouvernent. »
- 5:58Invité politiqueFait
« Si on avait écouté, en 2005, lors du référendum, le vote des Français, on n'aurait pas ce qui se passe aujourd'hui. On n'aurait d'ailleurs pas le Brexit. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur14 %
- ?11 %
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Le Grand Matin Sud Radio, le Petit Déjeuner Politique. Il est 7h42, merci d'être avec nous. C'est le Petit Déjeuner Politique de Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France et tête de liste pour les élections européennes. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous
êtes
en forme sur les plateaux télé, très en forme. Pourquoi ? Et vous l'êtes un petit peu... Tout le monde a vu en fait les séquences. Vous l'êtes un petit peu moins sur la préparation des européennes de votre liste. Il paraît qu'elle n
'est
pas bouclée.
Mais c'est parce que je la
présente. Mais ça c'est extraordinaire. Remarquez, c'est qu'on gêne quelque part. Parce que, qu'est-ce qu'on prend dans la figure ? La liste est bouclée, je la présente tout à l'heure. Mais ça m'amuse parce que je voyais deux articles dans un grand journal qui disaient la même chose. Un article sur la liste En
Marche
et un article sur Ma Liste. C'était à peu près le même contenu parce que vous savez qu'une liste à la proportionnelle,
c
'est toujours très difficile à composer. Et puis le titre pour La Liste En Marche était En Marche finalise sa liste.
Et
le titre pour Ma Liste était Dupont-Aignan peine à boucler sa liste. Tout
ça est grotesque. Mais
vous peinez un petit peu ou pourquoi ? Parce que c'est difficile de
trouver les
bonnes personnes ?
Non,
c'est que je suis exigeant.
Ah oui. Vous savez, ça m'a fait penser hier en ayant fini ma liste. Je pensais à Didier Deschamps avec l'équipe de France et je me disais j'en
prends plein la gueule pour composer quand même la liste
de Nicolas Dupont
-Aignan. Écoutez, moi je vous disais, j'en
prenais plein la gueule par une certaine presse,
comme
Didier Deschamps pendant qu'il sélectionnait. Une liste, ce
n
'est pas de mettre des individualités qui pensent tout et le contraire de tout, comme on fait En Marche. C'est pour moi de sélectionner les meilleurs pour aller travailler à Bruxelles. Dans la vie politique française,
les
Européennes en général, ce sont les recasés du suffrage, ce sont les gens dont on ne veut plus à Paris. Et bien moi, je suis candidat parce que je ne veux plus ça. Je pense qu'il
y a
un contexte historique qui a une crise en France terrible, qui a une crise en Europe. Et que l'enjeu, ce n
'est
pas d'être pour ou contre l'Europe. L'enjeu, c'est de la remettre sur pied
en
respectant les peuples et en ayant des résultats. Et ce qui m'intéresse dans cette élection, c'est le fond. Alors je sais que ça surprend tout le monde.
On a rédigé un projet. J'ai rédigé un projet. J'ai rédigé un projet. Ensuite, on a sélectionné... Comment finir avec ce
système et rendre le pouvoir aux
Français ? Ensuite, j'ai
négocié avec 24 partis politiques européens.
C'est
la première fois pour faire levier, car on n'est pas tout seul là-bas. Et enfin, je présente ma liste avec des personnalités
courageuses. Quelles sont ces personnalités
? Vous saurez tout à l'heure.
On a compris qu'il y avait Jean-François Poisson.
Il
est venu l'annoncer ici. Benjamin Cauchy, ex-leader des Gilets jaunes, qui est venu d'ailleurs aussi ici.
Vous verrez tout à l'heure. Vous allez avoir
le ralliement de Marie-Jo Zimmermann. Marie
-Jo Zimmermann, ça je peux vous le donner avant
l'heure.
Ça vous fera un petit biscuit.
On l'a déjà
vu.
C'était déjà écrit. C'est sûr, ça c'est officiel. C'est
sûr, elle nous rejoint.
Pourquoi ?
Elle
a quitté
les Républicains. Parce que je crois qu'elle apprécie, en tout cas elle me l'a dit, le projet que nous avons rédigé, qui est un projet important pour que les Français
puissent
maîtriser l'Europe.
Qu
'ils ne la subissent pas. Qu'elle ne détruise pas nos services publics, notre façon de vivre, nos acquis sociaux. Car l'enjeu, mais j'insiste, la crise des Gilets jaunes, la crise sociale que nous vivons, la désindustrialisation, l'exode rural, la mort des territoires, c'est la conséquence d'accords que nous avons signés à Bruxelles qui détruisent les peuples.
Et
l'enjeu, c'est
vraiment de corriger le tir. Donc il
faudrait une meilleure Europe, c'est-à-dire une coopération pour mener de grands projets industriels ? Voilà. Moi l'idée c'est très simple. Mais ça, ça peut marcher ou pas ?
Je vais vous donner un
exemple, je ne
sais même
pas si vous êtes au courant. Vous savez ce qui se passe pour Smart
? Oui,
j'ai vu. Et alors ça,
c
'est quoi ? Comment l'Europe aurait pu contrecarrer
ce projet ? C'est la conséquence du libre-échange déloyal. C'est que l'Europe est gouvernée par une commission non élue, une banque centrale non élue, des juges à Luxembourg non élus. C'est ça le problème. On a créé une Europe fédérale, c'est-à-dire une Europe où les gouvernements, les peuples n'ont plus leur mot à dire. Moi je veux une chose très simple, faire maigrir
l
'Europe fédérale, c'est-à-dire on renvoie aux nations démocratiques leurs frontières, leurs lois, leurs budgets. Et en revanche,
on
concentre l'Union Européenne uniquement sur des projets, pas à 28 pays, à 3, 4, 5 pays comme on avait fait Airbus. Ce qu'on a fait avec Airbus, pourquoi on ne le fait pas en intelligence artificielle, en voiture propre, en panneau solaire,
en Méditerranée ? Smart
va être produit en fait.
Mais pourquoi ?
En Chine, il va être produit en Chine et des voitures électriques. Et en France,
on
ne
va
pas être capable.
Mais les 800 salariés d'en bas,
tout simplement parce qu'on a accepté de confier la négociation des accords commerciaux à une commission non élue, soumise au lobby. Vous savez qu'il y
a
30 000 lobbies.
Je ne sais
pas s'ils sont les lobbies là en fait en l'occurrence. Il
aurait pu y avoir
un peu de lobbying pour les faire rester, les
inciter à rester. Il aurait pu y avoir
surtout une volonté politique française, un gouvernement qui n'est pas dépendant d'une commission non élue. Le rapport démocratique a été inversé. Ce sont des gens qui ne sont pas élus qui gouvernent. Et les gens élus acceptent et ont signé les traités. M. Macron a été solidaire de ces traités. M. Bellamy, républicain, ont signé tous les traités. Ils siègent donc tous dans... Ils ont défendu cette Europe. Et maintenant, ils nous disent qu
'elle
ne marche pas, on va la corriger. Mais ils ne sont pas crédibles. Ce sont eux qui l'ont construit.
Moi, j'ai toujours
reconnaissé, Patrick Roger, que je n
'ai
jamais changé d'avis là-dessus. J'ai été avec Philippe Séguin. J'ai voté
non traité, j'ai abandonné, j'ai quitté l
'UMP quand ils ont trahi le vote des Français. Et si on avait écouté, en 2005, lors du référendum, le vote des Français,
on
n'aurait pas ce qui se passe aujourd'hui. On n'aurait d'ailleurs pas le Brexit. On aurait revu le fonctionnement de l'Europe. On l'aurait remis au service des peuples. On l'aurait fait maigrir pour les normes. On l'aurait concentré pour les projets industriels. Et on n'en serait pas là. C'est pourquoi cette élection, je vais le dire aux Français, qui souvent disent qu
'on
ne
va
pas voter, etc., elle est vitale. Bon,
tout de même, revenons quand même à un mot sur votre liste. Donc, Lénon l'a dévoilé ce matin. Il y a des gens qui viennent des Gilets jaunes, d'autres partis
ou pas ? Il y a Benjamin
Cochy, qui vient des
Gilets jaunes. Et puis, je ne peux
pas
tout dire, parce que
si
je dis tout avant...
Mais il convient aussi
que vous avez des problèmes de financement.
C
'est vrai ou pas
?
Alors, là aussi, beaucoup d'exagérations, mais des choses vraies. Ce qui est sûr, c'est que les banques ne prêtent pas, ne veulent plus prêter au parti politique, sauf peut-être en marche, celui du pouvoir, et que ça pose un problème démocratique. Alors, heureusement, nous avions prévu des choses.
C
'est-à-dire que, moi, je considère qu'un parti politique debout, la France, est très bien géré. On a un excédent chaque année, petit, mais réel. Ce qui fait que la liste va être financée par la participation et l'avance, puisqu'on est remboursé par l'État au-dessus de 3% dans les 6 mois, mais ça pose un problème démocratique terrible.
C
'est que même des personnes de ma liste, qui
ont
un petit patrimoine, qui
ont
un studio, qui veulent hypothéquer pour pouvoir avancer l'argent, ne peuvent pas, ne reçoivent pas de prêts. Les banques disent non. Vous avez le droit d'emprunter de l'argent pour faire ce que vous voulez,
mais pas pour rentrer en politique.
Vous dénoncez un système financier et bancaire qui
ne favorise pas
l'éclosion des petits partis.
Ah, mais je dis qu'aujourd
'hui, les banques... Parce que vous
risquez un petit parti, pour
l
'instant.
Nous progressons, petit
parti,
autant que le Parti Socialiste dans
les
sondages.
Alors vous me direz, il a baissé
5%, 7%. Parfois, les sondages m'en méfient beaucoup. Ils m
'ont
toujours sous-estimé. Et puis, ce n
'est
pas les sondateurs qui votent sur 500 personnes, 1000, ce sont les Français. Donc, simplement je dis qu'il faut une banque de la démocratie, car il est inacceptable que la censure par l'argent l'emporte. Et je peux vous dire que nous, il y
a
une chaîne de solidarité. J'ai demandé à tous les membres de la
liste, les
plus aisés, de financer ceux qui n'ont pas de moyens. Car je ne veux pas faire de sélection par
l'argent. Ah, c'est
pour ça que ça a été assez difficile à boucler, finalement, en les
23. Aussi, parce
que je tiens à ce que des gens qui n'ont pas un centime, des jeunes, des gens de la société civile, j'ai une enseignante qui s'occupe de la dignité animale, vous savez que c'est un des combats qui m'est cher, et bien cette jeune femme, elle n'a pas beaucoup d'argent, elle est enseignante, elle ne peut pas avancer, et bien j'ai souhaité que quelqu'un la parraine. Bref, on fait une chaîne de solidarité.
Je
peux vous dire, pourquoi parfois on est en, comment dire, parfois sur les plateaux, je suis un peu, je tempête un peu. Ah bah oui. Oui, mais parce que... Vous m'emportez, ça de vous, c
'est pas.
Non, je ne m'emporte pas. Bah si. Non, je dis ce que je pense,
c
'est différent. On fait croire que je m'emporte. Oui. Parce qu'on veut faire croire que quelqu'un qui dit aux Français il
y
a une autre politique possible, serait un peu emporté, instable. Ils ont fait ça avec Mélenchon, ils font ça avec d'autres. On peut dire les choses, et je dis les choses, qu'aujourd'hui en France, on n'est plus vraiment une démocratie. Et que tout l'enjeu des élections, c'est que les Français aillent voter. Parce que s'ils ne votent pas, alors on sera encore moins une démocratie demain.
Ça
va mieux se passer pour votre présentation de liste. Vous connaissez les noms par cœur. Vous
avez aussi un droit
en solide. Oui,
je crois
que je connais les
noms de mes
colistiers. Je vais vous dire pourquoi.
Vous avez vu la présentation de la liste LRM.
Oui, mais je ne veux pas m
'attacher, je vais vous dire.
Quand même, non ?
Je ne veux pas
m'attacher à ça. Ça a
dû
susciter un petit sourire,
non ? Non, parce que
je vais vous dire. Le problème de la politique aujourd'hui, c'est qu
'on
ne s'attache qu'à la forme. Ce qui me choque beaucoup plus dans la liste En Marche, c'est que M. Canfin,
qui
avait critiqué la politique écologiste de M. Macron, viennent à la gamelle, et que les gens qui sont sur la liste En Marche, comme sur la liste Bellamy, républicaine, ne pensent
pas
la même chose. Et
que la clarté... Tous
les candidats qui seront sur votre liste ne pensent pas
forcément la même chose sur tous les sujets. Je peux vous
dire qu'en tout cas,
vous verrez, sur l'Europe,
il y a la clarté. On ne peut pas dire tout et son contraire. On ne peut pas élire des gens. Je prends un exemple des républicains, parce que ça m'a tellement sidéré. Wauquiez et Bellamy ont fait une conférence de presse, en disant non à l'élargissement.
Et
ils ont raison. Trois jours après, M. Dangean, troisième de liste, trois jours
après en février,
troisième de liste de M. Bellamy, est allé voter à Bruxelles les crédits 10 milliards d'euros pour l'adhésion de la Turquie et des Balkans.
C
'est-à-dire que là, ce n
'est
même plus du mensonge après l'élection. C'est de la duplicité avant. Donc moi, je veux, et j'ai été très clair avec mes colistiers, on va devant les Français avec un programme clair, de bon sens. On ne veut pas de cette Union européenne qui nous tue à petit feu. On n'est pas contre l'Europe, mais on veut la remettre d'aplomb sous l'autorité démocratique des nations et des peuples.
On l'a compris, c'est
parti, c'est votre feuille de route. Un mot aussi sur quand même les départs au gouvernement, là, aujourd'hui. Donc, Nathalie Loiseau, on comprend, Benjamin Griveaux et Mounir Majoubi pour se lancer dans la bataille de Paris. Vous allez regretter le porte-parole, Benjamin Griveaux, au gouvernement ? Non, ça, je ne
vais
pas le regretter.
Mais je vais vous dire, en fait, ça va, ça vient, parce que ce ne
sont
pas les ministres qui gouvernent dans ce gouvernement. C'est Bercy, c'est des technocrates,
c
'est des financiers, c'est Bruxelles. En fait, c'est un gouvernement d'opérettes. C'est terrible. Donc, ça veut dire qu'ils viennent, ils vont.
Majoubi, par exemple...
Majoubi est quelqu'un qui connaît son dossier, donc c'est dommage.
Vous ne regrettez pas
le départ
de
Benjamin Griveaux, mais de
Majoubi un peu plus. Majoubi était
quelqu'un de compétent, et c'est dommage. Maintenant, moi, je ne suis pas... Ce qui m'importe, c'est qu'on ne laisse pas pourrir la situation en France. Il y a eu la plus grave crise sociale depuis 30 ans, même depuis 68. Rien n'est fait. Le gouvernement laisse pourrir. Il y a de la désespérance, il y
a
de la violence. C'est impossible de continuer comme ça. Il faut donc prendre des mesures d'urgence pour nos retraités, la réindexation des pensions de retraite, pour les bas salaires, pour relocaliser, pour qu
'il
y
ait
de l'industrie dans nos territoires, pour les services publics. Et là, le président de la République noie le poisson. Mais oui, mais c'est très grave.
Le temps passe.
Le temps passe, et rien ne se fait. Quand vous voyez le bazar du Brexit, ça vous éloigne de l'idée vraiment du Frexit ? Mais écoutez,
il y a Brexit, il y
a
eu Brexit, parce qu'on n'a pas entendu les peuples qui voulaient renégocier. Et si on avait écouté M. Cameron, à l'époque, si on avait fait changer l'Europe,
il
n
'y aurait
pas eu le Brexit. Donc, moi, je n
'ai
jamais été pour le Frexit. J'ai toujours été, reprenez toutes mes déclarations depuis 20 ans, j'ai toujours été pour la renégociation des traités, c'est-à-dire, si on ne remet pas l'Union Européenne sur ses pieds, tous les peuples partiront les uns après les autres dans le trouble. Et bien,
il
faut, et d'ailleurs, sur le Brexit, deuxième point, il faut négocier avec les Anglais et avoir un divorce à l'amiable plutôt que de s'envoyer les assiettes à la figure et d'avoir des conséquences dramatiques pour nos deux pays. Michel
Barnier fait bien le travail ?
Michel
Barnier veut punir les Britanniques. Ils veulent punir les Britanniques d'avoir voté pas comme ils veulent. L'Union Européenne ne peut pas être une prison des peuples. L'Union Européenne doit être remise au service des peuples. C'est tout l'enjeu des prochaines années, des prochains mois. C'est une affaire vitale. Sinon,
on aura des divisions terribles.
Le mot de la fin avec Cécile Ménibus.
Est
-ce que vous regrettez de ne pas être reparti, en tout cas d'être parti du Rassemblement National, principal adversaire de la République
commune
? Je n
'ai
jamais été au Rassemblement National. J'ai été au second tour de l'élection présidentielle et j'en suis fier. L'un des seuls courageux
qui
a dit que Macron était une imposture. Pour autant, je n
'ai
jamais adhéré au Front National et je ne serai jamais Front National. Tout le monde le sait. C'était une alliance. Je ne la regrette en rien. Pour autant,
vous
pourriez recommencer
? Pour autant, justement parce que j'ai eu ce courage, j'ai vu
les
défauts, les qualités. Et j'ai dit à Marine Le Pen que si elle ne changeait pas et qu'elle recommençait toujours pareil, il y
aurait
toujours le même échec. Et à Debout la France, nous avons un
projet patriotique. Il faudrait un changement à
la tête du Rassemblement National. Non,
ce
n
'est
pas la question de personne, c'est la question de projet, de comportement, de sérieux. Et
l
'élection européenne, c'est une élection à un tour, proportionnelle, il n'y a pas de vote utile. Ça veut dire que c
'est un échec assuré ? Mais il
y a une élection proportionnelle. Chacun son projet. Moi, j'ai voulu un projet sérieux. J'ai voulu tirer les leçons. Je veux des membres sur ma liste intègres. Je veux qu'on réhabilite le sérieux en politique.
Et
mon parti est différent, mon histoire est différente. Quand il y a des gens différents à gauche qui se présentent, personne ne leur interdit de se présenter. C'est curieux d'ailleurs, la presse, très curieux, m'en a voulu de soutenir Marine Le Pen au second tour alors que
c
'était tout à fait louable et nécessaire et libre. Beaucoup de Français l'ont fait, sans être Front National. Et aujourd'hui, elle m'en veut de ne
pas
faire alliance avec elle alors qu'il n
'y a
pas de projet
clair du Front National sur l'Europe. Rapidement, dernier mot.
Et c'est un invité surprise.
Oui, bonjour. Salut Nicolas, c'est Nicolas Sarkozy. Tu n
'as
pas l'impression qu'il
y a
un Nico trop dans cette pièce. Hier, tu as surpris tout le monde en citant cette phrase de Gandhi. Au début,
je vous ignore.
il se boque de vous et
après, il vous combatte et enfin, il vous casse. Il nous reste un truc.
Comme quoi Gandhi n
'a
jamais dit ça et je vous ai demandé
si tu es d'accord. avec cette phrase authentique
du grand guide spirituel de l'Inde qui déclarait au pays de Gandhi on s'amuse, on pleure en rue il
y a
des
méchants et des gentils.
Parce qu'on s'est foutu de ma gueule sur les radios là-dessus et pourquoi beaucoup de personnalités politiques ont repris cette phrase ? Je ne
suis
pas le premier. Parce qu'en fait, Gandhi a repris en 1922 cette phrase de ce syndicaliste américain. Et c'est pourquoi dans beaucoup de livres, vous verrez, c'est pourquoi je l'avais lu, je ne
l'ai
pas inventé, que souvent on attribue cette phrase à Gandhi parce qu'il l'avait reprise et qu'elle n
'est
pas de lui. Et dorénavant, maintenant que j'ai vérifié tout ça, j'ai découvert que mon erreur était réelle, elle n'est pas d'origine de Gandhi mais Gandhi l'avait reprise et c'est pourquoi beaucoup de gens la répètent partout. Alors on me fait passer pour un bonnet, ce n
'est
pas grave mais je ne l'avais pas inventé et voilà l'explication. Bon,
oui, qui paye bien ? Nicolas Dupont-Aignan a été l'invité ce matin. C'est une belle phrase. Oui, oui, oui.
Nicolas Dupont-Aignan a été l'invité ce matin de Sud Radio.
Nicolas Dupont-Aignan