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LE DISCOURS DE MANUEL BOMPARD CONTRE JORDAN BARDELLA VOIS LAISSERA SANS VOIX ( DISCOURS CHOC )

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

J'en termine, si vous me le permettez.

0:02
Invité

10 secondes, il y a des millions de Français qui ne reconnaissent plus aujourd'hui la France, qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi et je souhaite effectivement que nous puissions maintenant mettre un coup d'arrêt à cette folle politique d'immigration de masse.

0:15
Présentateur

Manuel Bompard, c'est un tout autre projet de société que le vôtre.

0:18
Manuel Bompard

Oui, mais d'abord je vais amener un petit peu de raison dans ce débat parce que déjà dès votre intervention, M. Bardella, vous avez établi un certain nombre de contre-vérités. Vous savez, il y a 19 millions de Français qui ont un ancêtre étranger. C'est un Français sur quatre. Oui, j'en ai moi-même beaucoup d'ailleurs. Vous en avez vous-même d'ailleurs. Parfaitement. Et je dois vous dire, M. Bardella, que quand vos ancêtres personnels sont arrivés en France, je crois que vos ancêtres politiques disaient précisément la même chose que ce que vous dites aujourd'hui. Et je trouve ça dramatique qu'aujourd'hui vous soyez dans la peau de vos ancêtres politiques de l'époque.

Parce qu'on disait la même chose, on disait que les Italiens ne pouvaient pas s'intégrer en France, on disait que les Espagnols ne pouvaient pas s'intégrer en France. En revanche, aux ancêtres politiques, ils étaient contre l'immigration. M. Marché, le patron du Parti communiste, il était très opposé à l'immigration parce que ça faisait de la confiance pour les travailleurs français. Et on a construit ensemble ce beau pays qui s'appelle la France. Et on l'a construit grâce aussi à ces vagues d'immigration. Et vous savez, aujourd'hui, par exemple, il y a un travailleur sur dix dans ce pays qui est un travailleur immigré.

Eh bien, je vais vous dire, plutôt que de les dénigrer de manière systématique, vous devriez les remercier. Vous devriez les remercier parce qu'en vérité, ils occupent des emplois qui sont bien souvent essentiels à la vie de la nation. Que contrairement à ce que vous dites, les immigrés en France, ils ne coûtent pas de l'argent, ils rapportent de l'argent. Sur les dix dernières années, il a été établi par l'OCDE que l'immigration rapporte chaque année dix milliards d'euros. Augmentons l'immigration alors. M. Attal, je ne suis pas en train de vous dire ça.

1:46
Invité

M. Bardella, pardon, on a une notion très différente de l'immigration.

1:49
Manuel Bompard

Bon, pas tout à fait, vous avez voté ensemble la même loi sur l'immigration. Maintenant, je vais vous dire quelle est ma logique politique. Ma logique politique, d'abord, c'est de dire qu'on ne part pas de son pays par bonheur, par plaisir, quand on est arraché à sa terre, à sa famille, là où on a grandi. Et donc la première chose à faire, c'est de s'attaquer aux causes d'immigration, de faire en sorte qu'il y ait moins de gens qui aient besoin de partir. Et ensuite, oui, M. Bardella, j'assume de vous dire que quand une personne arrive en France, on doit l'accueillir dignement. On a été capable, M.

Bardella, on a été capable d'accueillir dans des très bonnes conditions 110 000 réfugiés ukrainiens. Et ça s'est très bien passé. Combien vous voulez l'accueillir de personnes ? Ça s'est très bien passé. Et vous, combien vous voulez en accueillir ? Zéro.

2:29
Invité

Non, vous voulez l'immigration, d'abord. Vous allez renvoyer ceux qui occupent des emplois et sociaux à la vie de la nation ? Non, non, je crois dans l'immigration de croissance. Je ne veux pas que la France mette des murs. L'immigration zéro, c'est un slogan. Je veux un solde de 10 000 entrées légales par an. C'est un solde. Mais je ne souhaite plus l'immigration clandestine. Vous voudriez dire que vous êtes hypocrite ? Je ne souhaite plus régulariser la compagnie. Je vais répondre. Combien de régularisations qui ne répondent pas à l'asile ? S'il vous plaît, s'il vous plaît. Je vais vous répondre.

2:51
Manuel Bompard

Mais d'abord, je vais vous montrer pourquoi vous êtes hypocrite. Parce que vous dites ça dans la campagne électorale. Et il y a quelqu'un d'autre qui le faisait avant vous, M. Bardella. Elle s'appelle Mme Méloni. Elle était candidate en Italie. Elle disait précisément la même chose que vous. Il repart. Et dès qu'elle est arrivée au pouvoir en Italie, elle a organisé la venue de 450 000 travailleurs immigrés parce qu'elle en avait besoin. Non, arrêtez, Jordan Bardella. Vous explosez l'État. Quant à la proposition que vous faites de supprimer l'aide médicale d'État ou de la réformer. Mais alors franchement, il n'y a pas de proposition plus absurde que celle-ci.

Parce que tout le monde sait, tout le monde sait que c'est une proposition qui, à la fin, va coûter plus d'argent. Parce que les pathologies vont s'aggraver et que ça coûtera plus cher de les soigner. Que ça fait courir un risque de propagation d'épidémie sur l'ensemble de la population. Parce que vous savez, M. Bardella, un virus, il ne sait pas si une personne a des papiers ou si elle n'en a pas. Tous les personnels de santé vous le disent. Vous allez augmenter la pression sur le système hospitalier de manière catastrophique. Votre mesure est une mesure qui met en danger les Français, plutôt que de les protéger.

3:50
Invité

Gabriel Attal, un certain nombre de Français, les études d'opinion en témoignent, vous font le reproche de ne pas avoir pris suffisamment au sérieux les questions liées à l'immigration. Un seul point, les OQTF, les obligations de quitter le territoire français. Il y en a 65 000 par an. Moins de 7% sont exécutés, sont effectués. Quelque chose ne va pas. Vous avez failli. Je vais vous répondre dans un instant, mais avant ça, j'ai fait une promesse aujourd'hui à deux jeunes filles que j'ai rencontrées qui m'ont demandé de passer un message ce soir à Jordan Bardella, parce que je suis avec lui en plateau. Vous êtes un des militants.

Ces deux jeunes filles sont, pour l'une, franco-marocaine et pour l'autre, franco-arménienne. Elles m'ont dit de vous dire, M. Bardella, qu'elles se sont senties humiliées par la proposition que vous avez mise dans votre programme, que vous avez faite hier, de dire que des Français binationaux ne seraient pas suffisamment dignes de confiance pour occuper des responsabilités dans la fonction publique. Il y a cinq mois, Mme Le Pen avait déposé une proposition de loi pour interdire purement et simplement la fonction publique aux binationaux. C'est une proposition qui date de Jean-Marie Le Pen. Vous êtes en ça constant dans votre famille politique.

Comme 3,5 millions de Français binationaux, elles se sont senties injuriées et humiliées. Parce que le message que vous faites passer, c'est que quand on est binationale, on est demi-nationale, qu'on ne serait en fait pas des vrais Français et qu'on ne serait pas digne de confiance pour occuper des postes à responsabilité. Imaginez le message que vous envoyez dans des collectifs de travail, dans des entreprises, quand vous dites que dans l'État, des binationaux ne seraient pas... Vous avez annoncé vous-même... Je ne veux pas remettre en cause la double nationalité. Je souhaite en revanche...

Vous avez annoncé que quand on est binationale, on ne serait pas suffisamment digne de confiance pour occuper des postes importants et sensibles dans la fonction publique. Vous voulez mettre un franco-russe à la tête d'une centrale nucléaire ? Ça ne vous pose pas un sujet d'intérêt national ? M. Bardella, vous dites en fait que c'est un sujet et que c'est une mesure qui concerne... Oui, je vais vous répondre. Que c'est une mesure qui concerne les franco-russes sur des sujets sensibles. Je pense qu'il faut se protéger d'un certain nombre d'ingérences et aujourd'hui, je pense qu'à la tête des services de renseignement, à la tête d'une centrale nucléaire, il faut des contrôles approfondés. M.

Bardella, si c'est une mesure qui concerne les franco-russes dans les postes sensibles, est-ce que vous pouvez dire aux Français qui nous regardent qui est Mme Tamara Volokova ? Oui ou non ? Est-ce que vous pouvez répondre à cette question ? Qui est Tamara Volokova ? Allez-y, parce que vous semblez bien... Tamara Volokova, c'est votre conseillère au groupe ID au Parlement européen qui vous représente à la Commission des Affaires étrangères sur les questions de sécurité et de défense. Il se trouve qu'elle est franco-russe. Oui. Qu'elle assiste à des réunions à huis clos... La Commission, ce n'est pas une centrale nucléaire. Mais on comprend, pour vous, le pays appartient à tout le monde.

Non, elle assiste à des réunions à huis clos avec des informations confidentielles sur la guerre en Ukraine. Je ne remets pas du tout en cause ici son indépendance. Je ne fais aucune inquisition d'ingérence. Vous venez de la salir devant des millions de Français. Non, c'est vous qui disent quand on a un poste à responsabilité, un poste sensible sur des sujets sensibles, on ne devrait pas être... Oui, la centrale nucléaire, ce n'est pas assistant parlementaire, M. Attal. Mais elle est conseillère à la Commission des Affaires étrangères sur les sujets de sécurité et de défense. La réalité, c'est que votre proposition, elle ne concerne pas du tout les franco-russes sur des postes importants.

C'est un moyen d'envoyer un message en vous disant que ça vous fera gagner des voix, ce qui consiste à dire que quand on est binational, qu'on a deux nationalités, dont la nationalité française, on n'est pas digne de confiance et d'exercer des responsabilités. Est-ce que Nadia Hay, qui est derrière moi, qui est franco-marocaine, est-ce qu'elle n'est pas digne d'être députée de la nation ? Elle est parfaitement française. Arrêtez votre cinéma, M. Attal. Non, ce n'est pas du cinéma. Il y a 3 500 000 Français qui ont une autre nationalité qui se sont sentis humiliés par votre proposition parce que le message que vous passez, c'est qu'ils ne sont pas dignes de confiance.

Manuel Bompard, vous pouvez plus répondre. C'est ça ce que vous dites. Oh là là. C'est ce que vous dites, s'il vous plaît. J'espère que vous allez vite faire vos cartons parce que vous n'êtes pas au niveau de la fonction que vous occupez, M. Attal. Mais vous l'avez parfaitement assumée. Quand je vois le niveau de vos arguments, je comprends qu'on soit réunis là tous les trois et je comprends que M. Macron ait cherché à vous liciter. J'ai 3 500 000 Français qui sont stigmatisés par votre proposition. Manuel Bompard, vous avez plus d'une minute de retard. Je ne vous remets pas en cause la double nationalité. Vous êtes trop en avance, M. Bardella. Manuel Bompard, la parole est à Manuel Bompard.

Que pensez-vous de cette proposition du Rassemblement national concernant la binationalité ? Je les laisse à mesure. Laissez-moi terminer si vous voulez bien. Votre mesure, c'est que des emplois sensibles liés notamment à la défense ne seraient pas autorisés à des binationales. Voilà, c'est tout ce que je dis. pour sa conseillère défense. Manuel Bompard, s'il vous plaît.

8:13
Manuel Bompard

Monsieur, voilà, je les laisse un petit peu polémiquer. Moi, j'essaie de m'adresser aux Françaises et aux Français. Je crois que c'est le plus important ce soir. Et je veux dire, bien évidemment, et M. Bardella, c'est un problème que vous n'en soyez pas conscient, à quel point votre proposition a heurté des centaines de milliers de Français dans ce pays qui, oui, parfois, ont deux nationalités. Et l'idée que finalement, vous remettiez en cause leur loyauté à la nation française est quelque chose qui est tout simplement insupportable. Et oui, quelles que soient leurs étiquettes politiques, il y a beaucoup de gens, effectivement, dans ce pays qui ont été heurtés par cette proposition.

Oui, bien sûr que quand on accorde des emplois sur des fonctions stratégiques, il y a, et ça existe déjà, M. Bardella. Donc, c'est exactement ce que je dis. Attendez, attendez, attendez, laissez-moi terminer. Il y a des enquêtes. Mais vous savez, ces enquêtes, elles ne concernent pas que les gens qui ont une double nationalité. Ces enquêtes, elles concernent aussi des Français qui n'ont qu'une seule nationalité. Quel est le problème ? Et on vérifie. Mais vous voulez stigmatiser puisque vous voulez concentrer votre mesure. Là, vous reculez très mal dans votre proposition parce que vous voulez concentrer votre mesure sur ceux qui ont deux nationalités. Et vous laissez de côté les autres.

Donc, oui, bien sûr, sur un certain nombre d'emplois stratégiques, il est normal qu'on fasse en sorte que ces personnes-là soient criblées. Ça existe déjà. Mais rien à voir avec leur double nationalité. C'est juste ce qu'on fait déjà et qui doit continuer à être fait.

9:31
Présentateur

Alors, tout le monde a à peu près rattrapé son temps de parole. Quelle autre préoccupation des Français ? La sécurité avec une actualité récente marquée par des affaires de délinquance des mineurs. On a tous été bouleversés et même questionnés en tant que société par rapport à ces affaires. Gabriel Attal, vous avez proposé que ces mineurs de plus de 16 ans puissent comparaître en comparution immédiate. Vous voulez aussi remettre en question l'excuse de minorité. Expliquez-nous.

9:58
Invité

Les Français, ils ont droit à une vie tranquille. Et je pourrais vous donner ici plein de chiffres, vous dire qu'on a renforcé les moyens de la sécurité, ce qui est vrai, 15 000 forces de police et de gendarmerie supplémentaires, 200 brigades de gendarmerie, notamment dans la ruralité ces dernières années. Mais tout en disant ça, je le sais très bien parce que les Français me le disent quand je les rencontre, qu'ils ne se sentent pas pour une grande partie d'entre eux en sécurité et qu'ils en ont assez, pas seulement de l'insécurité, mais aussi d'une forme d'impunité.

Quand vous avez suffisamment de policiers pour interpeller un jeune qui commet des actes de délinquance dans un quartier, mais que le lendemain, après son interpellation, le même jeune est dans le même quartier en train de faire la même chose, évidemment que vous êtes Français, vous vivez dans ce quartier, c'est insupportable. Donc oui, j'assume de dire, et je l'ai fait depuis cinq mois que je suis Premier ministre, que ma priorité, c'est la délinquance des mineurs. J'ai déjà pris certaines mesures parce qu'elles pouvaient se prendre sans loi, notamment la création de travaux d'intérêt généraux pour les moins de 16 ans. Ça n'existait pas jusqu'à maintenant.

Une circulaire pénale du garde des Sceaux a été prise à ma demande. Je veux aller plus loin. Je veux aller plus loin pour la responsabilisation des parents. Il faut qu'on puisse beaucoup plus régulièrement reconnaître le manquement à une obligation parentale. J'ai des propositions concrètes en la matière. Je propose d'aller plus loin, effectivement, en créant une comparution immédiate pour les mineurs, pour qu'il puisse y avoir des sanctions immédiates, notamment en cas de récidive. Je propose qu'on puisse atténuer l'excuse de minorité qui fait que dans un certain nombre de cas, vous avez des peines qui sont moins importantes du fait de la minorité.

Je propose des mesures qui vont permettre d'être beaucoup plus efficaces et d'avoir un principe clair. Il faut des sanctions plus rapides et plus efficaces. Quand vous avez un déferment qui se fait très vite au bout d'un mois, mais que la sanction tombe au bout de huit ou neuf mois, peut-être que dans certains cas, et notamment sur les premiers faits, ça peut avoir une valeur de probation, une valeur éducative. Mais je vais vous dire, quand on est sur des récidivistes qui recommettent les mêmes cas, on ne peut pas rester avec ce système-là. Il faut des sanctions beaucoup plus rapides. Vous prenez deux cambrioleurs, un qui a 17 ans, un qui a 18 ans.

Celui qui a 18 ans, il va avoir une sanction tout de suite. Celui qui a 17 ans, il l'aura au bout de huit ou neuf mois, même s'ils sont en récidive. Pour mettre en place toutes ces mesures, il faut une loi. Pour que cette loi puisse être adoptée, il faut une majorité. C'est pour ça qu'avec les députés ensemble pour la République, nous proposons une majorité pour mettre en place cette réforme. Jean-Dame Dardella, vous voulez aller beaucoup plus loin. Vous voulez supprimer les allocations familiales de parents que vous jugeriez défaillants, de parents d'enfants, délinquants, récidivistes ou qui auraient commis des crimes ? Vous promettez, M. Attal, mais vous avez fait quoi ?

Nous vivons aujourd'hui dans un pays qui a atteint moins de 6 mois quand j'étais à l'éducation nationale. Je crois avoir montré que je pouvais prendre des mesures très fermes. les records d'insécurité sans commune mesure dans tout le pays. Il n'y a plus un seul Français, une seule Française qui nous regarde ce soir, qui ne craint pas pour sa sécurité dans l'espace public.

Il n'y a plus une seule femme qui, lorsqu'elle sort dans les rues du pays, qui, lorsqu'elle emprunte les transports en commun, ne craint pas pour sa sécurité parce qu'elle craint en fonction de la tenue qu'elle arbore, en fonction de l'heure à laquelle elle rentre chez elle, d'être harcelée, d'être invectivée, parfois d'être agressée. Donc, il faut un tournant sécuritaire et un tournant pénal. Je rétablirai l'autorité et la sécurité dans le pays parce que, contrairement aux deux autres personnes qui sont là ce soir et qui représentent deux camps politiques, je ne suis pas un fanatique de la culture de l'excuse et du laxisme judiciaire. Donc, je vais mettre fin à l'excuse de minorité.

Je vais rétablir, dès les premières semaines de mon action à Matignon, des peines planchées. Il existe des peines maximales. Il doit y avoir des peines minimales dans le droit français. Je vais suspendre les allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes parce qu'il n'y a aucune raison, aucune, pour que les Français qui bossent, pour que les Français qui travaillent soient contraints de payer la solidarité nationale pour des parents qui sont totalement responsabilisés. On vit dans un pays aujourd'hui où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes, un cambriolage toutes les 3 minutes et un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes.

Donc, je renforcerai drastiquement les sanctions et l'échelle des peines. Je soutiendrai les forces de l'ordre et pardon, mais je vais réduire drastiquement l'immigration parce qu'une très grande partie aujourd'hui de la violence de rue dans notre pays est liée à notre incapacité à maîtriser l'immigration et je vais vous dire je regrette sincèrement qu'on ait passé... Vous mettez la majorité pénale à 16 ans ? Qu'on ait passé... Vous mettez la majorité pénale à 16 ans ? Je supprime l'excuse de minorité. Je regrette qu'on ait passé... Et donc vous mettez la majorité pénale à 16 ans ? Je regrette qu'on ait passé... Comment vous faites avec la Constitution ?

L'intégralité du débat sur la politique migratoire à débattre d'une... Ça veut dire que vous êtes mal à l'aise ? Ça veut dire que vous donnez le droit de vote à 16 ans ? Vous faites un concours ? Je vous interroge. Vous donnez le droit de vote à 16 ans ? Je suis revenu sur le sujet. Pour préciser, je n'entends pas remettre en cause la double nationalité, mais je dis une chose qui est un principe de bon sens que tout le monde peut comprendre au-delà des caricatures, des calomnies et des mensonges que j'entends depuis 10 minutes. Quand vous êtes à la tête d'un poste stratégique... Mais ne revenons pas là-dessus, M. Bardella. Si vous êtes à la tête, vous avez beaucoup d'avance.

Vous avez beaucoup d'avance. J'utilise mon temps de parole tel que je l'entends. On a compris, M. Bompard, à préciser que je veux réserver les envers les plus stratégiques que l'étant par de quelques dizaines de postes. Nous avons compris cela, M. Bardella. M. Bompard, vous avez beaucoup de retard. Vous ne vous êtes pas encore exprimé sur cette problématique de la délinquance des mineurs. Que faites-vous ? Qu'est-ce qui figure dans votre programme, celui du nouveau Front populaire ?

15:21
Manuel Bompard

D'abord, je veux vous dire que bien évidemment, les Français sont inquiets et confrontés à des problèmes d'insécurité. Et que donc, la question qui nous est posée, c'est normal qu'elle soit dans le débat, c'est comment on fait en sorte de garantir la tranquillité, le caractère paisible de leur vie et de leurs existences. Je pense qu'il faut changer de logique par rapport aux logiques qui ont été présentées par mes adversaires sur ce plateau. Je pense qu'il faut d'abord rétablir ce qui a fonctionné et ne pas remettre ce qui n'a pas fonctionné. Ce qui a fonctionné dans l'histoire de notre pays, c'est par exemple la police de proximité. Ça, ça a fonctionné.

Et je vous annonce que si nous avons demain un gouvernement du nouveau Front populaire, après les élections législatives, dès le mois de juillet, nous rétablirons des équipes de police de proximité. Ce qui a fonctionné et ce qui fonctionne, parfois, face à des situations qui sont des situations dramatiques. Vous savez, moi, je suis député de Marseille, donc je suis bien placé pour savoir à quel point il est dramatique dans nos quartiers populaires, par exemple, de perdre une jeune fille quand elle est dans un appartement parce qu'il y a des trafics qui sont en bas et qu'il y a des armes lourdes qui sont utilisées dans ces trafics.

Ce qui a fonctionné pour lutter contre ces trafics, c'est certainement pas les opérations de communication, les places net, XXL et je ne sais quoi. Ce qui fonctionne, c'est de mettre des moyens dans la police d'investigation, c'est de renforcer les moyens de la police judiciaire, c'est de démanteler les réseaux, c'est faire en sorte d'augmenter le nombre de douaniers pour faire en sorte, par exemple, que la drogue arrête de rentrer sur le territoire, pour faire en sorte que les armes lourdes arrêtent de rentrer sur le territoire. Maintenant, précisément, sur la question de la justice des meilleurs... Vous voulez libérer des détenus, M. Bompard, par ailleurs.

Attendez, mais laissez-moi terminer, vous allez voir. Allez-y, M. Bompard. Moi, je n'ai pas de problème, j'assume mon programme, j'ai l'impression que vous avez un petit peu plus de difficultés. Non, j'assume le bien, mais... Tout à l'heure, ça ne donnait pas l'impression... Légalisez les squats. Vu comment vous essayez de revenir en arrière sur la séquence précédente du débat. Moi, j'assume de dire qu'en France, on ne doit pas juger un mineur comme un majeur. Et contrairement à ce qui a été dit sur ce plateau, il n'existe pas dans le droit d'excuse de minorité. Ça, ça n'existe pas. Ce terme n'est pas utilisé. Il y a des atténuations de peine qui peuvent être accordées à des mineurs.

La justice, elle n'excuse pas. La justice, elle prend en compte un contexte pour attribuer la peine qui est la peine juste. Oui, un enfant, un jeune homme, il n'a pas sa conscience construite de telle sorte qu'il peut avoir la même conscience de ses actes qu'un adulte. C'est un principe... Et un délinquant multirécidiviste de 17 ans non plus. Mais bien évidemment que ces atténuations de peine, elles peuvent déjà, M. Attal, vous le savez, les juges peuvent déjà décider que parce que c'est un multirécidiviste, que parce que les actes qui ont été commis sont particulièrement graves, la justice peut déjà décider qu'il n'y aura pas d'atténuation de peine.

Vous, vous proposez d'inverser le principe. De mon point de vue, je vous le dis sincèrement, ça ne sert à rien. On ne pose plus le principe mais que le juge puisse le motiver. Quant à la mesure qui consiste à dire, comme ça a été fait depuis des mois et des mois maintenant, c'est-à-dire de s'attaquer aux parents avec la suspension des allocations familiales. Ça aussi, ça a déjà été expérimenté en France sous Nicolas Sarkozy. On a dit qu'il y a un problème d'absentéisme scolaire. On va supprimer les allocations familiales quand il y a trop d'absentéisme scolaire. Vous savez quel a été le résultat ? C'est la loi SOTI, je la rétablirai. Vous savez quel a été le résultat ?

Dans les trois ans où ça a été fait, il y a eu plus d'absentéisme scolaire. Donc si vous voulez continuer à mettre en place des mesures qui ne fonctionnent pas, faites-le. Mais moi, je privilégie plutôt les mesures qui fonctionnent. Alors, vous avez rattrapé votre temps de parole, s'il vous plaît. Le problème avec cette mesure,

18:45
Invité

c'est que ça ne pénalise que la mère.

18:47
Présentateur

Voilà.

18:47
Invité

On parle de l'autorité. Vous parlez de l'autorité

18:50
Présentateur

des parents. Beaucoup de Français ont peur aussi et soulignent aussi la perte d'autorité de l'État et notamment de l'autorité des professeurs à l'école. Sur la question de la laïcité, beaucoup disent qu'ils s'auto-censurent, qu'ils ne peuvent plus enseigner certaines notions. Gabriel Attal, comment est-ce que vous pouvez davantage les accompagner ? Parce qu'encore une fois, leur témoignage, c'est de dire qu'ils sont bien seuls.

19:15
Invité

D'abord, moi, quand je suis devenu ministre de l'Éducation nationale, j'ai eu à cœur de réaffirmer clairement par des actes les règles de la République, les lois de la République à l'école et notamment la laïcité. Ça faisait des années qu'il y avait cette situation avec le port de l'Abbaya dans les établissements scolaires qui contrevenait à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de tenue religieuse ostensible à l'école. J'ai pris cette décision. La France Insoumise, à l'époque, m'a attaqué sur cette décision, y compris en justice, pour tenter de la faire annuler. Le Conseil d'État a validé cette décision qui a permis de réaffirmer clairement les règles.

Ensuite, on a avancé, et je ne dis pas qu'on a encore réussi, je suis lucide sur le sujet, pour mettre fin à ce qu'on appelle depuis là aussi des années, si ce n'est des décennies, le pas de vague. Le pas de vague, c'est ce qui consistait à toujours tout mettre sous le tapis. Souvenez-vous quand il y avait eu ce moment de recueillement qui avait été organisé dans les établissements scolaires à la mémoire de Dominique Bernard et de Samuel Paty. Je rappelle que nous avons deux professeurs qui ont été tués ces dernières années par le terrorisme islamiste.

J'avais dit que de manière extrêmement claire et ferme, toute atteinte à ce moment de recueillement, toute atteinte à la laïcité dans le cadre de ce moment de recueillement ferait l'objet de signalements et de sanctions extrêmement fermes. Il y a eu près d'un millier de signalements, autant de saisines de la justice et de sanctions au sein des établissements. Et je vais vous dire, après que la justice a été saisie, on a des nouveaux signalements qui sont arrivés. Pourquoi ? Parce que les enseignants ont vu qu'enfin, c'était vrai, qu'on allait tout faire remonter à la justice et qu'on allait chercher à sanctionner tous les actes.

Donc moi, je le dis ici, nos enseignants qui font un travail absolument remarquable et parfois, c'est vrai dans des conditions difficiles. Je crois que c'est près d'un enseignant sur deux qui déclare s'être déjà auto-censuré. C'est vrai pour des enseignants d'histoire-géographie sur des questions d'histoire, sur des questions de laïcité. C'est vrai pour des professeurs de sciences de la vie et de la terre. C'est vrai pour des professeurs de musique. Moi, je veux mettre fin à cette situation. Ce n'est pas évident. Ce n'est pas simple parce qu'il y a quelque chose parfois qui est très ancré.

Mais les professeurs de notre pays me trouveront toujours derrière eux et à leur côté pour faire respecter leur autorité. Question très courte à tous les trois. Manuel Bompard, le port de la baïa par des jeunes filles ou des jeunes femmes dans un établissement scolaire, est-ce un problème pour vous ? Est-ce un signe évident d'atteinte à la laïcité ?

21:30
Manuel Bompard

Je pense qu'on a passé toute la rentrée scolaire l'année dernière à discuter d'un sujet qui concernait à peu près 100 personnes, 100 élèves. Si, si, M. Attal. Et vous avez présenté la situation comme étant... C'est pas ce que disent les chefs d'établissement. Faites confiance aux chefs d'établissement qui tous demandaient qu'on prenne cette décision. Vous avez présenté la situation comme étant une situation de chaos, etc. Est-ce que c'est un problème ou pas ? Attendez, je vous le dis sincèrement. Vous avez pris une décision. Moi, j'étais en désaccord avec vous, l'avez rappelé. Mais en l'occurrence, elle n'a pas produit le désordre que vous vouliez indiquer. Maintenant, pardonnez-moi...

Non, au contraire,

21:59
Invité

elle a réglé. Pardonnez-moi... Laissez Emmanuel Bompard s'exprimer. Laissez Emmanuel Bompard s'exprimer. Sur le principe, est-ce qu'on voit un problème ?

22:05
Manuel Bompard

Non, mais attendez, excusez-moi, mais je vous ai dit mon avis sur ce sujet. Mais maintenant, on va être un peu clair sur cette question. La question de l'école, aujourd'hui, c'est pas la question de la baïa, le problème de l'école, aujourd'hui. Est-ce que c'est la laïcité attaquée ? Mais il peut y avoir des problèmes de laïcité. Et donc, il faut réaffirmer l'application pleine et entière de la loi de 1905 à l'école. Il faut renforcer les enseignements sur ce sujet. Je n'ai pas de problème. Mais la loi de 2004, personne n'a proposé de la remettre en cause. Si vous gagnez les élections, est-ce que vous revenez sur l'interdiction de la baïa ? Emmanuel Bompard, allez-vous !

Je vous ai dit précisément que personne n'a proposé de remettre en cause la loi de 2004. Mais maintenant, excusez-moi, monsieur Attal, je connais votre technique, vous l'avez fait à la rentrée scolaire dernière, c'est d'occuper l'actualité médiatique avec ce sujet pour ne pas comprendre les autres. Et donc, moi, pardon, je vais parler des sujets de l'école. Les sujets de l'école, c'est que contrairement à vos promesses, les sujets de l'école, vous auriez mieux fait d'agir parce que vous étiez en fonction de la laïcité sur l'autorité. S'il vous plaît, Gabriel Attal.

L'autorité, c'est de commencer le respect, je crois, c'est de commencer à laisser terminer les autres quand ils sont en train de s'exprimer, y compris à l'école, mais y compris dans les débats. Moi, je l'applique, il n'y a pas de difficultés depuis le début. Je vous dis que les problèmes à l'école, en l'occurrence, c'est par exemple le fait que contrairement à vos promesses, il n'y a pas eu un professeur devant chaque classe après la rentrée scolaire, la dernière.

Que contrairement à ce que vous aviez dit à l'époque, que vous alliez agir sur le sujet, on a de plus en plus d'enfants qui viennent à l'école et qui ont des très grandes difficultés pour pouvoir bénéficier des fournitures, des livres scolaires, pour pouvoir étudier dans des bonnes conditions. Des propositions en la matière. Et donc, moi, ce que je souhaite sur ce sujet, c'est qu'on fasse en sorte, dès la rentrée prochaine, de garantir et d'assurer la gratuité réelle de l'école. Voilà une chose très simple. Je le dis aux gens qui nous écoutent. Si vous votez dimanche et le dimanche d'après pour des candidats du groupe Fropopulaire, au mois de septembre, l'école sera véritablement gratuite.

C'est équilibre... Pardonnez-moi, non, non. Vous voulez, s'il vous plaît. Non, non. Vous êtes très en avance tous les deux.

23:57
Invité

L'équilibre des temps est toujours instable. C'est normal. C'est un débat. Il est vivant. Et nous le laissons vivre. Il se trouve que, Jordan Bardella, vous avez du retard. Quel est, à votre avis, le meilleur arsenal législatif, réglementaire, pour faire respecter ou renforcer la laïcité dans nos établissements scolaires ? D'abord, Gabriel Attal a rappelé tout à l'heure qu'un enseignant sur deux, aujourd'hui, dans les classes du pays, s'autocensure et évacue un certain nombre de textes, de passages de l'histoire de France qu'on pourrait identifier comme étant problématiques.

Il y a aujourd'hui, je n'ai pas entendu le mot ce soir puisqu'on évoque la laïcité, un antrisme islamiste à l'école et des pressions qui sont exercées par les fondamentalistes religieux à la fois autour de l'école mais aussi désormais dans l'école. Donc, d'abord, l'État doit être systématiquement et toujours aux côtés de la communauté éducative. Et moi, je souhaite que, dès qu'il y a un dépôt de plainte de la part d'un enseignant pour une intimidation, une menace, du harcèlement, voire une agression, la protection fonctionnelle soit immédiatement attribuée aux membres de la communauté éducative concernée.

C'est une mesure que je ferai adopter très vite et je souhaite que, dès la rentrée, l'école puisse, c'est pas automatique, c'est après avis du rectorat et que l'école puisse connaître, dès la rentrée, un big bang de l'autorité. Je serai le premier ministre qui rétablira l'autorité dans la société, y compris dans les institutions de la République. Je souhaite que le vouvoiement soit obligatoire. Je souhaite, deuxièmement, que les téléphones portables soient bannis des établissements scolaires pendant les heures de cours, y compris au lycée parce que je pense que l'école doit redevenir un lieu de sobriété numérique où les écrans sont un peu mis de côté durant les cours.

Il y a des pays dans le monde qui ont expérimenté cette mesure. Je pense à des États américains où on a des résultats qui sont bien meilleurs parce qu'on a un niveau de concentration qui est supérieur et où l'étudiant, l'élève, est en l'occurrence beaucoup mieux informé et beaucoup mieux concentré. Je souhaite poursuivre les expérimentations de l'uniforme. Moi, je suis favorable à l'instauration de l'uniforme aux primaires et aux collèges. Il y a des expérimentations qui sont mises en place. C'est une chose que nous défendons depuis très longtemps et je soutiens évidemment cette mesure. Maintenant, on a effectivement, ce soir, des approches très différentes de l'autorité.

Moi, je veux le rétablir dans la société. M. Bompard n'a pas tout dit sur son programme parce qu'il souhaite aussi vider les prisons et légaliser le squat, abroger la loi séparative. Parce que vous allez convaincre avec vous, c'est les fondamentalistes islamistes qui verront leur revendication satisfaite. Mais sans doute, est-ce là un intérêt électoraliste ?

Donc, le redressement de l'école par le rehaussement des exigences, le recentrage des savoirs sur les savoirs fondamentaux et évidemment, la revalorisation des métiers manuels, professionnels et le retour de l'autorité doivent être nos axes pour remettre l'école dans la compétition aujourd'hui internationale ou dans tous les classements PISA où on recule après année à année. Et ça, c'est le bilan de Gabriel Attal. Jordan Bardella et Gabriel Attal, nous sommes pratiquement à l'équipe de tous les deux. Un petit peu de retard. Parce que l'école, vous savez, me tient à cœur. La bataille, c'est l'élévation du niveau de nos élèves.

C'est vrai que depuis 30 ans, on voit les classements PISA, dans les classements PISA, la France qui régresse dans un certain nombre de matières et de disciplines. Et pour ça, on doit donner plus, apporter plus de moyens pour les élèves qui en ont le plus besoin. C'est pour ça qu'on a dédoublé les classes en réseau d'éducation prioritaire et réseau d'éducation prioritaire renforcé. Et on voit aujourd'hui que ça paye et que les élèves qui rentrent aujourd'hui au collège, qui ont bénéficié les premiers de ces dédoublements, ont un meilleur niveau en lecture, en écriture et en calcul que les précédents.

Et donc, je voudrais me tourner vers Jordan Bardella et lui demander pourquoi est-ce que vous envisagez si vous venez à gagner... Je vais vous poser une question. C'est un débat, Jordan Bardella, arrêtez cette arrogance en permanence. Je peux vous poser une question. Pourquoi est-ce que vous envisagez de supprimer les réseaux d'éducation prioritaire si vous gagnez ces élections ? Parce qu'on parle d'un élève sur six, de 5 000 écoles et collèges dans nos quartiers, en grande couronne, à la campagne aussi, qui bénéficient de ces moyens renforcés. D'abord, je vais mettre en place un moratoire sur les fermetures de classes. Mais sur les réseaux d'éducation prioritaire.

Je ne suis pas là pour répondre à l'ensemble des injonctions que vous avez à l'égard de vos opposants. Et je note que de tous les sujets qu'on a abordés depuis le début de cette émission, vous êtes contents. Vous, vous êtes satisfaits de vous. Sur ce sujet, à l'âme d'école, j'ai justement dit que c'est vous qui me donnez l'impression d'avoir réponse à tout et de tout savoir. Là, je vous pose une question très calmement. Je pense qu'il faut revoir un certain nombre de dispositions. Moi, je décréterai un moratoire sur la fermeture des écoles parce qu'il y a des classes qui ferment, et notamment dans les territoires ruraux. Ça ne semble pas vous intéresser.

Mais il y a aussi beaucoup de nos compatriotes qui m'illent loin des grandes villes et qui n'ont plus accès aux services publics. Et je souhaite revaloriser aussi les métiers manuels et les filières professionnelles par la fin, par l'instauration du collège. On a une minute chacun sur les services publics.

28:35
Présentateur

S'il vous plaît, le sentiment d'abandon par rapport aux services publics. Vous n'êtes pas ceux qui dériguent le débat. Le sentiment d'abandon des Français, notamment dans des régions rurales et notamment dans des déserts médicaux. Comment vous réglez cette question-là ? Gabriel Attal, vous avez essayé avec les futurs médecins. Ça n'a pas marché. Ils refusent.

28:56
Invité

Il faut plus de médecins parce que la réalité, c'est que dans les années 70, il y a un choix qui a été fait qui est de limiter le nombre de médecins en formation chaque année pour des raisons budgétaires. Dès 2018, on a fait évoluer ça. En 1998, on formait 3 500 médecins chaque année. En 2018, on est passé à 8 000. On est aujourd'hui à 12 000. Et si les candidats Ensemble pour la République forment une majorité, nous passerons à 16 000 en 2027. Ça veut dire qu'on aura doublé en 10 ans le nombre de médecins en formation.

Maintenant, les Français qui nous regardent, qui galèrent pour trouver un rendez-vous chez le médecin généraliste, chez le médecin spécialiste, notamment dans les territoires euros, mais pas seulement. Ils se disent évidemment, OK, mais un médecin, il faut 10 ans pour le former. Comment on fait d'ici là ? D'ici là, il faut libérer du temps médical pour nos médecins. Comment ? En délégant un certain nombre d'actes, de tâches, on peut déléguer à d'autres professionnels de santé. Je vous donne un exemple très concret, parce que moi, je m'attache à trouver des solutions concrètes.

Il y a deux mois, j'avais annoncé, j'avais dit que désormais, les pharmaciens pourront prescrire des antibiotiques, par exemple en cas d'angine ou de cystite. Depuis la semaine dernière, c'est possible. J'avais annoncé également qu'à l'été,

30:04
Présentateur

il y aurait un SAS,

30:07
Invité

à moins de 30 minutes, qu'on peut appeler par téléphone pour tous les Français. On est à 80% de territoire couvert, on sera à 100% à la fin de l'été. Donc, former plus de médecins. Merci beaucoup. D'ici là, libérer du temps médical pour nos médecins et évidemment aussi régulariser des médecins.

30:21
Présentateur

Manuel Bompard, comment on fait ?

30:22
Manuel Bompard

Vous encadrez ? Non mais d'abord, les services publics, c'est la santé, mais pas seulement. Donc oui, bien sûr qu'il faut un grand plan pour réparer et développer nos services publics.

30:30
Présentateur

Mais vous encadrez l'installation des médecins ?

30:33
Manuel Bompard

Faire en sorte que tous les services publics essentiels soient à moins de 30 minutes de son lieu de vie. A mon avis, c'est la règle sur laquelle il faut travailler. Sur la question médicale de manière générale et de la santé, il y a eu, il y a quelques mois à l'Assemblée nationale, une proposition de loi transpartisane qui était signée par des représentants des groupes qui constituent aujourd'hui le nouveau Front populaire, mais y compris parfois par des représentants des groupes macronistes qui visaient à réguler l'installation des médecins pour faire en sorte qu'en priorité, ils s'installent dans les déserts médicaux.

Il se trouve que cette proposition de loi, elle a été rejetée à cause des amis de M. Bardella et à cause du gouvernement que dirigeait ou dans lequel M. Attal siégeait. Donc à un moment, il faut être un peu cohérent. Donc oui, il faut réguler l'installation des médecins. Il faut sauver notre système d'urgence qui est dans une très grande situation de fragilité. Il y a quand même un service d'urgence sur deux qui a fermé l'année dernière. Il faut recruter davantage d'infirmières et d'infirmiers. Il faut les revaloriser. Il faut arrêter de supprimer des lits. L'hôpital en France est à bout de souffle. d'urgence sur ce sujet. Jordan Bardella, brièvement.