“La guerre fratricide du nucléaire et des renouvelables n’a que trop duré”, Marc Ferracci
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« 200 terwur d'électricité renouvelable d'ici 2030, 360 terw de nucléaire, 297 TW de chaleur, 44 TW de gaz renouvelable injecté. »
- 2:00Marc FerracciChiffre
« Le projet Horizéo, ce projet photovoltaïque de grande ampleur que nous soutenons et que nous nous employons à concrétiser. Ce projet, sans aucune subvention publique, produira une énergie compétitive à 70 € le MWh »
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« En période de forte chaleur, la température des cours d'eau augmente rapidement. Lors des vagues de chaleur et nous savons tous qu'elles pourraient devenir plus fréquentes. »
- 6:00Marc FerracciChiffre
« La canicule de ces derniers jours a eu un double impact sur notre système électrique. D'un côté, une baisse de la production nucléaire. De l'autre côté, une consommation électrique qui abondit de 13 % avec des piqus entre 10h et 18h. »
- 8:00Marc FerracciFait
« La guerre fratricide du nucléaire et des renouvelables n'a que trop duré. devons regarder dans face vrai combat et ce combat c'est la sortie des fossiles. »
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Ce sont ces énergies propres, complémentaires qui nous rendront autonomes. Là résidera notre force. Et cette force, vous l'avez renforcé dans ce texte avec l'article 5.
Je me réjouis de la convergence de la commission avec la trajectoire défendue par le gouvernement. 200 terwur d'électricité renouvelable d'ici 2030, 360 terw de nucléaire, 297 TW de chaleur, 44 TW de gaz renouvelable injecté. Un mix équilibré, cohérent et responsable.
Ce point est essentiel car cela n'aura échappé à personne ici ces dernières semaines. Le débat s'est enflammé sur la question des énergie renouvelable. L'idée d'un moratoire sur les projets solaires et éoliens a agité les esprits avant d'être rejeté par l'Assemblée nationale.
Cette idée a inquiété les territoires. Elle a menacé des milliers d'emplois et ces crispations n'ont malheureusement pas disparu avec le rejet du texte par l'Assemblée nationale. Elles ressurgissent aujourd'hui dans une tribune récente.
Une tribune dont je dois le dire ici. déplore les constats et les recommandations à de nombreux égards. Je tiens ici à poser les bases d'un débat documenté.
D'abord, nul ne saurait ignorer la réalité économique. Défendre le pouvoir d'achat et la compétitivité, c'est regarder les chiffres et dire la vérité. Certaines énergies renouvelables sont aujourd'hui très compétitives.
Par exemple, le projet Horizéo, ce projet photovoltaïque de grande ampleur que nous soutenons et que nous nous employons à concrétiser. Ce projet, sans aucune subvention publique, produira une énergie compétitive à 70 € le MWh et il s'approvisionnera en panneau photovoltaïque auprès d'usine française. Ce projet n'est pas un cas isolé.
De nombreux autres pourront atteindre la maturité économique si nous levons les freins et si nous fixons un cap clair et surtout stable. Et surtout, et c'est sans doute le plus important, nul ne saurait ignorer les limites qui pèsent sur la production d'énergie nucléaire. Le nucléaire est une force, est un pilier.
Je n'ai en tant que ministre eu de cesse de le défendre notamment en Europe pour faire évoluer la doctrine sur le financement de de l'énergie nucléaire. Mais ce pilier ne peut pas être le seul pilier. Il y a d'abord la question de l'eau.
Car le fonctionnement des centrales, vous le savez, en dépend directement. Il existe une température maximale à laquelle l'eau de refroidissement doit être restituée aux rivières ou aux fleuves. En période de forte chaleur, la température des cours d'eau augmente rapidement.
Lors des vagues de chaleur et nous savons tous qu'elles pourraient devenir plus fréquentes. Les centrales doivent réduire leur production. C'est exactement ce qu'il s'est passé à Golfec et au budget la semaine dernière.
La canicule de ces derniers jours a eu un double impact sur notre système électrique. D'un côté, une baisse de la production nucléaire. De l'autre côté, une consommation électrique qui abondit de 13 % avec des piqus entre 10h et 18h.
C'est dire qu'en période de forte chaleur, le tout nucléaire ne suffit pas. De la même manière, hydroélectricité qui est un socle essentiel de notre politique énergétique présente des limites en cas de forte chaleur ou de sécheresse. C'est la raison pour laquelle les énergies renouvelables viennent compléter une production nucléaire et hydroélectrique.
Non pas les dupliquer mais bien les compléter. Évidemment, ces énergies ont également leurs contraintes, leurs limites. Elles sont prévisibles, peuvent être récrétées, mais elles ne peuvent pas être déclenché sur demande.
Elles nécessitent des adaptations sur les signaux tarifaires et sur la manière d'utiliser les flexibilités du réseau. Cela signifie que le taux renouvelable ne suffit pas non plus. Mesdames et messieurs les sénateurs, je connais l'importance des convictions politiques.
Je respecte les débats d'idées. J'y suis profondément attaché. Mais ici, nous parlons d'avenir.
Je veux le dire avec gravité. La guerre fratricide du nucléaire et des renouvelables n'a que trop duré. devons regarder dans face vrai combat et ce combat c'est la sortie des fossiles.
Merci. [Musique]
Marc Ferracci