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Podcast / conversationRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 26 août 2026 96 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsJustice

L'intégrale d'Apolline Matin du mercredi 26 août 2026 - 7h/9h

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 27 %Défensif 33 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Faut-il davantage taxer l'héritage ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Est-ce un choix philosophique ou politique ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Le profil des chefs d'entreprise au chômage change-t-il ?

  • 13:23OuverteRéponse directe

    À partir de quel niveau taxer les héritages ?

  • 15:40RelanceRéponse partielle

    Le pacte Dutreil est-il menacé par ces propositions ?

  • 16:57RelanceRéponse directe

    Quelle est votre position sur les propositions de LFI et de la CFDT ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51InvitéFait
    « Ils ont eu juste le mérite d'être bien nés avec une cuillère d'argent et ce sont en immense majorité des super héritiers et nous, nous l'avons dit, à partir de 12 millions d'euros, nous prendrons tout. »
  • 14:10InvitéChiffre
    « On est à l'orée du plus grand transfert de richesse de notre histoire. Parce que la génération du baby-boom va disparaître dans les prochaines années. »
  • 14:14InvitéChiffre
    « Donc c'est un effet démographique et va transmettre 9 000 milliards d'euros sur une quinzaine d'années. »
  • 14:20InvitéChiffre
    « Donc c'est chaque année à peu près 600 milliards d'euros, soit 20% de notre PIB. »
  • 14:51InvitéFait
    « C'est qu'aujourd'hui, 87% des transmissions sont sans taxe sur l'héritage. »
  • 14:59InvitéFait
    « Donc en réalité, on parle uniquement de 13% des transmissions qui sont aujourd'hui taxées, mais qui sont finalement assez peu taxées. »
  • 15:04InvitéChiffre
    « Parce que chaque année, en moyenne, le taux moyen de taxation est d'à peu près 5-6%. »
  • 23:07InvitéFait
    « Nous sommes le 19 août 1845, près de Rouen, en Normandie. Il est environ 13 heures, l'air est un peu lourd, mais a priori, tout est normal. »
  • 23:48InvitéFait
    « Apocalyptique, on dénombre 75 morts et plus de 130 blessés. »
  • 25:38PrésentateurFait
    « Vous avez entendu la proposition de Jean-Luc Mélenchon. Il souhaite carrément annuler la dette. »
  • 25:48InvitéFait
    « Moi, je me suis fait suer à structurer des budgets et tout et des colonnes. Si j'avais su qu'il y avait un bouton annuler la dette pour des bouquins de cul, je t'en aurais écrit 12 par an. »
  • 27:02InvitéFait
    « C'est un manifeste qui dénonce tous les nuls qu'on a eu aux finances depuis 40 ans. »
  • 33:20InvitéChiffre
    « Plus de 12 000 heures de vol à son actif, dont la moitié de nuit. »
  • 33:30InvitéFait
    « S'exposer au rayonnement cosmique et au tabagisme passif. Fumer était autorisé dans les avions Air France jusqu'en 2000. »
  • 35:06PrésentateurFait
    « On a d'un côté LFI qui dit à partir de 12 millions on prend tout. »
  • 35:09PrésentateurFait
    « On a de l'autre côté la CFDT qui dit dès le premier euro il faut taxer les successions. »
  • 35:58InvitéFait
    « François Hollande quand il est arrivé au pouvoir il a raboté l'abattement fiscal de 150 000 pour le ramener à 100 000 euros ce qui a rendu taxable énormément de successions. »
  • 40:16InvitéChiffre
    « 33 000 femmes et hommes chefs d'entreprise 220 par jour qui perdent leur boîte. »
  • 40:27InvitéFait
    « On avait atteint un record en 2024 on l'a dépassé en 2025 et on est à nouveau sur le premier semestre à ce triste record. »
  • 40:37InvitéFait
    « Généralement des entreprises de 3 salariés moins de 500 000 euros de chiffre d'affaires 46 ans en moyenne. »
  • 40:47InvitéFait
    « Les entreprises de plus de 20 salariés sont désormais ciblées touchées malheureusement et encore plus sur les plus de 50 salariés on a vu le nombre de défaillances d'entreprises doublées. »
  • 44:52InvitéFait
    « Le premier risque c'est de déposer le bilan ce chef d'entreprise l'a parfaitement dit. »
  • 56:49PrésentateurFait
    « C'est légal donc mais ça peut aussi être dangereux. »
  • 57:52InvitéChiffre
    « Depuis plus d'un an l'agence de sécurité du médicament a reçu 500 signalements une hausse préoccupante d'intoxication liée à ces molécules. »
  • 1:05:20InvitéFait
    « On a l'impression qu'il y a des propositions éparses un peu de ci de là, un grand plan clim, un congé climatique, un ministère de l'eau. »
  • 1:15:43InvitéChiffre
    « 8% de taux de chômage, on en est au bord du Pays-Pays-Pays, on n'en est pas là où on devrait être. »
  • 1:15:51InvitéFait
    « Un déficit qui continue de progresser alors qu'il n'y a plus ni Covid, ni début de la guerre en Ukraine. »
  • 1:15:56InvitéFait
    « Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024. »
  • 1:16:00InvitéFait
    « Si j'ai une fierté, c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays. »
  • 1:18:49InvitéChiffre
    « Pire, 1300 milliards d'euros de dettes. »
  • 1:21:16InvitéPromesse
    « Il faut désindexer les pensions de retraite, les minima sociaux, le barème de l'impôt sur le revenu. »
  • 1:26:08InvitéFait
    « Tous ceux qui travaillent payent tout et ceux qui bossent n'en peuvent plus de payer en charge en cotisation en impôts des sommes qui sont de plus en plus importantes. »
  • 1:26:34InvitéChiffre
    « Quand vous gagnez 100 euros au niveau du salaire moyen, vous en gagnez à peu près 50, vous en gardez à peu près 50, 54 très exactement. »
  • 1:30:56InvitéPromesse
    « J'ai proposé une réforme totale de l'organisation du pays : état, région, bloc communal, les départements qui fusionnent avec les régions, 10 ministres pas un de plus. »
  • 1:34:40InvitéFait
    « la réforme de la fiscalité »
  • 1:34:42InvitéFait
    « l'allègement de la fiscalité sur les entreprises »
  • 1:34:46InvitéFait
    « la manière dont on a protégé face au Covid »
  • 1:34:49InvitéFait
    « la relance de l'apprentissage »
  • 1:34:50InvitéFait
    « la création d'emplois »
  • 1:34:51InvitéFait
    « la réindustrialisation »
  • 1:34:55InvitéFait
    « on a ouvert des usines de batteries électriques »
  • 1:34:57InvitéFait
    « on a réduit les impôts de production »
  • 1:35:03InvitéFait
    « ce qui a manqué c'est qu'on n'a pas transformé la structure »
  • 1:35:10InvitéFait
    « des gouvernements pléthoriques »
  • 1:35:11InvitéFait
    « un état dans lequel il y a un ministre, une agence, une autorité administrative indépendante »
  • 1:35:20InvitéFait
    « si vous continuez à massacrer les gens qui bossent »
  • 1:35:25InvitéFait
    « en leur piquant autant de fric à la fin du mois »
  • 1:35:31InvitéFait
    « un pays dans lequel lorsque vous roulez à 10 km heure au-dessus de la limite vous êtes immédiatement sanctionné »
  • 1:35:38InvitéFait
    « vous pouvez être un violeur et rester en liberté pendant 6 mois »
  • 1:35:49InvitéFait
    « un modèle obsolète »

Temps de parole

  • Présentateur85 %
  • Invité4 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, 7h-9h, Apolline Matin, Apolline de Malherbe, 6h56 et vous êtes bien sur RMC et RMC Sori, excellent réveil à tous, merci de nous avoir choisis pour vous accompagner tous les matins. Bonjour à mes deux acolytes, l'économiste Emmanuel Lechypre, l'historien, les Français d'un côté, la France de l'autre, mesdames, messieurs, bonjour à tous les deux. A la une ce matin, on va parler du climat et des Français, les Français qui estiment que les politiques n'ont pas de propositions concrètes et crédibles, on va aussi beaucoup parler d'économie ce matin, mais l'économie qui vous touche directement. D'abord avec cette question, faut-il davantage taxer l'héritage ?

Écoutez Mathilde Panos, c'était à mon micro hier matin.

0:51
Invité

Ils ont eu juste le mérite d'être bien nés avec une cuillère d'argent et ce sont en immense majorité des super héritiers et nous, nous l'avons dit, à partir de 12 millions d'euros, nous prendrons tout.

1:01
Présentateur

A partir de 12 millions d'euros, nous prendrons tout, tout ou alors taxer les successions dès le premier euro, ça c'est ce que réclame la CFDT. Dans 10 minutes, on débat de cette question des taxes sur les héritages. Un économiste sera avec nous en direct. Son parti pris, c'est qu'il faut taxer l'héritage parce que c'est indispensable vu l'état de nos finances publiques. Manu, vous en pensez quoi ? C'est un choix philosophique. En gros, est-ce qu'on permet aux gens de transmettre le patrimoine à leurs enfants ou bien est-ce qu'on remet les compteurs à zéro à chaque génération ? Sauf que le vrai danger, c'est de fragiliser les entreprises si on ne permet pas de les transmettre.

Moi, je pense que c'est un choix politique, un taxer les héritages. C'est de toute façon la seule façon pour réduire des inégalités. Donc, il n'y a pas de choix. Et pour, effectivement, remettre en quelque sorte une fluidité dans la machine, je vous attends aussi évidemment au 32 16 pour en débattre avec nous. À 7h40, on va parler de vous, les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, les TPE, les PME. Les défaillances d'entreprise s'accentuent et les patrons se retrouvent de plus en plus au chômage. Une hausse de près de 7% par rapport à l'an dernier. C'est un chiffre qu'on vous dévoile sur RMC ce matin. On sera avec un chef d'entreprise. Vous entendrez son témoignage.

Il a tout perdu. Et puis, le président de l'association GSC, il aide à mieux protéger ses patrons qui n'ont pas forcément droit au chômage et qui se retrouvent souvent sans rien. Emmanuel, le profil de ces chefs d'entreprise au chômage est en train de changer. Ça vous inquiète ? Oui, parce que ce sont des chefs d'entreprise de plus en plus grandes. Donc, il va falloir défendre beaucoup plus fortement les intérêts des entreprises. Et on attend beaucoup du MEDEF qui commence son université d'été aujourd'hui. Il va falloir qu'il soit un peu moins moule, MEDEF, dans la défense des intérêts des chefs d'entreprise.

Et les PME, c'est un vieux modèle français, très protecteur depuis plus d'un siècle. Si ça disparaît, c'est un saut dans l'inconnu pour le coup. Héritage, milliardaire, milliardaire et dette. Bruno Le Maire sera mon invité à 8h30 dans le face-à-face. Tout ça, ça fait réagir les chroniqueurs. Ça fait aussi réagir tous ceux qui nous écoutent. Vous connaissez le chemin. Le 3216 et le WhatsApp 0612 424 424. N'oubliez pas qu'à 7h50, il y a toujours la proposition concrète. De droite, de gauche, en alterne. Ce matin, ce sera Charles Consigny qui veut remettre l'école à l'endroit. Vous entendrez. Voilà, vous savez tout. 6h59, dans un instant, le journal. Mais d'abord, la météo. Bonjour Géraldine.

Bonjour Apolline. Et c'est une journée calme avant les orages ce soir.

3:14
Invité

Exactement. Et résultat, on a déjà 12 départements qui sont en vigilance orange. Il y a le Poitou-Charentes, les Pays-de-la-Loire, l'Indre-et-Loire, Loire-et-Cher et Ile-et-Vilaine. Alors pourtant, oui, c'est calme ce matin. On a surtout un ciel qui va être voilé. Mais dès cet après-midi, on va commencer à avoir des alertes orageuses arrivées par le Nord-Ouest. Et c'est vraiment à partir de 18h qu'on risque d'avoir des orages très violents. Avec des rafales de vent jusqu'à 100 km par heure, des grès longs jusqu'à 5 cm. Et puis, une grosse intensité pluvieuse. En très peu de temps, en une heure, on peut avoir 30 mm de pluie. Le tout avec des températures en nette hausse.

C'est ça qui va donner le carburant aux orages. 35 degrés à Biarritz cet après-midi, 34 à Bordeaux, 31 à Lyon, 30 à Marseille, 29 à Paris, 26 pour Brest.

3:53
Présentateur

Et cette heure, excellent réveil à tous sur RMC et à la télé sur RMC Story. RMC, Apolline Matin. Et c'est l'heure du journal de Thibaut Texer. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Les patrons, pas épargnés par la crise, 180 chefs d'entreprise ont mis la clé sous la porte chaque jour au premier semestre de l'année. C'est 7% de plus que l'an dernier. Et c'est un chiffre que vous dévoile ce matin, RMC. Le traumatisme des habitants de Poma dans l'eau de deux jours après le passage d'une tornade dévastatrice. Et les Etats-Unis qui pleurent ce matin. La mort de Dolly Parton, icône de la country, décédée hier à l'âge de 80 ans. Le pessimisme des chefs d'entreprise.

Ils sont plus de 8 sur 10 à redouter les effets de la politique économique du prochain président de la République. Chiffre du MEDEF à l'occasion de la rencontre des entrepreneurs de France aujourd'hui et demain à Paris. Le patron de l'organisation patronale affiche d'ailleurs son inquiétude. Dans les colonnes du Parisien, 2027 sera le point de bascule, dit Patrick Martin. Il faut dire que les patrons sont en première ligne et pas épargnés par cette crise. 33 000 entrepreneurs ont perdu leur emploi au premier semestre. C'est 7 points de plus que l'an dernier à la même période. Résultat d'une enquête de l'association GSC et la société Altares que vous révèle RMC ce matin.

Et vous allez l'entendre. Les PME jusque-là préservées ne sont plus épargnées. Reportage dans l'Oise, Victor Gérard. Assis devant son ordinateur, Cyril regarde impuissant le dernier mail du tribunal de commerce qu'il a reçu. Typiquement, c'est le genre de document qu'on reçoit quand on est en liquidation. Il n'y a pas de retour en arrière, c'est fini. Tout était pourtant bien parti pour cet entrepreneur qui lance en 2019 sa société spécialisée dans la réparation d'articles électroniques. On a passé très rapidement la barre des 20 salariés. On était demandé partout. Il fallait donc se développer pour pouvoir pérenniser l'entreprise. Cyril décide alors de lever des fonds.

Malheureusement, c'est ce qui a mené au crash. Une fois qu'il n'y a plus de liquidité, il n'était plus possible de payer les salaires et derrière de continuer. Il dénonce la frilosité des investisseurs. La faute à un contexte économique difficile selon l'étude. Cyril fait donc partie des 694 dirigeants de petites et moyennes entreprises qui ont perdu leur emploi cette année. Mais c'est 50% de plus en un an dans celle de plus de 50 salariés. Comment vous, vous l'avez vécu ? Une descente aux enfers immédiates. Du jour au lendemain, je perds mon emploi, bien sûr. Mais je perds ma raison de vivre en soi. Puisque si je crée une boîte, c'est pour changer quelque chose.

J'avais investi tout ce que je pouvais, toutes mes économies. Sans ma famille, j'aurais terminé à la rue. Malgré la liquidation, le père de famille reste déterminé. Il a déjà recréé une entreprise de moins de 5 salariés. Retour à Poma ce matin. Village de l'eau dévasté par une tornade lundi après-midi, blessant une cinquantaine de personnes. Les dégâts matériels sont importants sur les 500 maisons de la commune. Plus de 300 ont été endommagées. L'heure est désormais au bilan. Mais pour les victimes traumatisées comme Bruno, difficile d'envisager la suite. Tout le monde demande assurance. On est relogé déjà pour une semaine pour conduire chaque fois. De semaine en semaine.

En attendant, la décision de ça y est, on rebâtit votre maison en somme. Juste après, c'est une mince affaire. Tous les coeurs de métier vont y repasser, comme une maison neuve. De toute façon, l'électricité, l'eau et compagnie, tout ça. Alors ça, ça rassure évidemment énormément. Ça rassure beaucoup déjà. Ça donne plus le moral, si je peux dire. On ne l'a pas trop, vous en doutez. Mais peut-être que si vous me voyez dans un an et demi, je serai plus heureux que maintenant. Et 12 départements de l'Ouest seront placés en vigilance orange aux orages. À partir de 18h, de la grêle et des rafales à plus de 100 km heure sont attendues. Conditions climatiques qui inquiètent.

Après les canicules, la répétition, la sécheresse ou encore les méga-feux, plus de 6 Français sur 10, estiment que les partis politiques n'en font pas assez. Ils regrettent un manque de propositions crédibles. Chiffre du Think Tank, destin commun que vous révèle RMC. Il est 7h04 sur RMC, une enquête ouverte à Marseille. Une conséquence d'une altercation entre Sébastien Delogu et des policiers, selon nos confrères de BFM TV. Le député insoumis aurait refusé l'accès à son immeuble à trois membres des forces de l'ordre en intervention pour le vol d'une montre de luxe. Le temps est rapidement monté. Précision, Maxime Cliruse, service police-justice RMC.

Tu m'as mis sa main sur le torse, tu me dis que je suis plus de la gueule. Cette scène se déroule dans le hall d'immeuble de Sébastien Delogu. Selon les trois policiers présents, le député leur a interdit l'accès avant de les insulter et de déclarer la République. C'est moi, mais dans cette vidéo d'une trentaine de secondes que s'est procurée BFM TV et qui ne montre pas l'intégralité de l'altercation, on entend une insulte proférée par le policier. Dans un courrier à la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, le député insoumis détaille sa version des faits.

Selon lui, le policier l'aurait insulté de merde et lui aurait dit qu'il puait de la gueule et qu'il était normal que tout le monde le déteste. Une plainte a été déposée par Sébastien Delogu pour violence volontaire. Les trois fonctionnaires, eux, ont chacun déposé plainte pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique. Un cycliste grévement blessé à Paris à l'origine du drame, une altercation avec un automobiliste. Ça s'est passé hier après-midi dans le 9e arrondissement de la capitale. Le conducteur du véhicule en fuite est soupçonné d'avoir poignardé la victime. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, dénonce un acte odieux.

Et puis, dix jours après le piratage massif du service des impôts, plusieurs centaines de victimes se sont jointes à une action collective contre l'État afin d'obtenir réparation des préjudices subis. Et puis, les drapeaux en berne aux États-Unis pour une semaine. C'est l'annonce de Donald Trump en réaction à la mort de Dolly Parton. Icône de la musique countrylle et décédée à 80 ans après avoir mené un bref combat contre le cancer. Émotions très vives de l'autre côté de l'Atlantique, Romahouge, où les hommages sont nombreux ce matin. Ils viennent de toutes les franges de l'Amérique. Les anciens présidents George W.

Bush, Joe Biden, Bill Clinton, les plus grandes pop-stars, Taylor Swift, Beyoncé, les rock-stars aussi, comme Mick Jagger ou Paul McCartney. Même le rappeur Eminem salue une superstar dans tous les sens du terme, écrit-il. Et puis, sur les réseaux sociaux, comme dans tous les médias américains, il y a ces milliers d'anonymes qui font part de leur tristesse, partagent des souvenirs liés à ses chansons. Bref, c'est littéralement toute l'Amérique qui pleure ce matin d'Olly Parton, dont l'étoile sur Hollywood Boulevard est déjà recouverte de dizaines de fleurs et de bougies. Preuve de l'immense vague d'émotions qui traverse les États-Unis.

Les drapeaux seront en berne dans tout le pays pour une semaine. Et l'Empire State Building s'est teinté de rose. Hier soir, la couleur préférée de la Star Country, dont vous connaissez au moins un titre. « I will always love you », qu'elle avait été la première à chanter en 1974, 18 ans avant que Whitney Houston en fasse un succès planétaire. Les précisions ce matin de Romain Ougues. L'Olympique lyonnais en quête d'une qualification en Ligue des Champions. Ce soir, à 21h sur MC Match, retour des barrages face au Fenerbahce. Un but partout à l'aller. Ousmane Dembélé, une frappale déplacement à Lille. Vendredi en Ligue 1 avec le PSG. Il est mis en repos par son club.

Et puis, il continue d'écœurer la concurrence. Comme sur le Tour de France. Tadej Pogacar a déjà écrasé la Vuelta. Le Slovène remporte en solitaire la quatrième étape en Andorre et conforte sa place de leader, Kevin Morant. Oui, Tadej Pogacar avait des fourmis dans les jambes. Après avoir été privé lundi par l'orage de grêle d'un succès probable à fonds-remeux, il s'est donc envolé hier à 50 kilomètres de l'arrivée en Andorre et personne n'a été capable de le suivre. Le Slovène est certes un habitué des raids victoriaux en solitaire, mais celui-ci est son plus long sur un grand tour.

Et Pogacar, qui portait déjà le mailleau rouge depuis sa victoire sur la première étape, pourrait bien le garder maintenant pendant trois semaines. L'écart est déjà conséquent au classement général avec 3 minutes 21 d'avance sur son dauphin Primoz Roglic après seulement quatre jours de course. Vainqueur de son cinquième maillot jaune en juillet, Tadej Pogacar est bien parti pour atteindre en Espagne son objectif de remporter le seul grand tour qui manque encore à son palmarès et devenir le neuvième coureur de l'histoire à compléter cette trilogie. Et puis mission réussie pour Sophie Adnaud après plus de six heures hors de la Station Spatiale Internationale.

L'astronaute française et l'un de ses compagnons de vol ont terminé l'installation d'une antenne défectueuse lors d'une deuxième sortie extra-véhiculaire hier après-midi. C'était le journal de Thibaut Texer. Il est 7h08 sur RMC. Et cette question à la une ce matin, faut-il davantage taxer les successions ? Le débat est relancé. Il a été relancé à mon micro hier matin par Mathilde Panot. À partir de 12 millions, on prend tout. Voilà ce que dit LFI. Et puis de l'autre, la CFDT qui, elle, voudrait taxer dès le premier euro reçu. Boris, Julien Boisel est économiste et il est en direct avec nous. Bonjour. Bonjour. Vous êtes économiste de gauche, peut-on dire.

Vous travaillez depuis longtemps sur la question de l'héritage et vous estimez qu'il faut, oui, taxer davantage les plus grosses successions. Que ce serait sans douleur, dites-vous, pour 99% des Français, mais qu'il faut le faire clairement aussi pour réinjecter de l'argent dans l'économie. Arthur, vous, vous estimez que c'est une manière aussi de réduire les inégalités ? Alors, est-ce qu'il faut aller aussi loin que ce que le LFI, j'en sais rien, mais en tout cas, c'est clairement un foyer pour réduire les inégalités, ça c'est clair. On en parle dans un instant. Manu Lechypre est évidemment avec nous. Et vous tous, au 32 16, venez les interpeller et débattre avec nous. A tout de suite.

7h12 sur RMC, sur RMC Story. Écoutez, d'ailleurs, ça s'est passé à mon micro hier matin.

12:57
Invité

Ils ont eu juste le mérite d'être bien nés avec une cuillère d'argent et ce sont en immense majorité des super héritiers. Et nous, nous l'avons dit, à partir de 12 millions d'euros, nous prendrons tout.

13:08
Présentateur

À partir de 12 millions d'euros, nous prendrons tout. Autre idée déposée hier dans les propositions, c'est celle de la CFDT qui veut taxer les héritages dès le premier euro. En bref, le débat sur la taxation des successions s'invite dans cette rentrée. Bonjour Boris, Julien Vosel, vous êtes économiste, vous avez co-signé en 2024 un rapport sur la transmission, c'était pour la fondation Jean Jaurès. Vous vous plaidez pour qu'on taxe davantage les gros héritages. À partir de quel niveau, comment, quand ? Toutes ces propositions ont le mérite de remettre au cœur du débat. Cette question qui est assez déterminante pour la société française.

Le rapport qu'on a effectivement publié il y a un peu moins de deux ans part d'un constat simple, c'est que la France est en train de redevenir une société d'héritiers dans laquelle l'héritage qu'on reçoit ou non détermine notre position sociale et le patrimoine qu'on va pouvoir se former soi-même. On est à l'orée du plus grand transfert de richesse de notre histoire. Parce que la génération du baby-boom va disparaître dans les prochaines années. Donc c'est un effet démographique et va transmettre 9 000 milliards d'euros sur une quinzaine d'années. Donc c'est chaque année à peu près 600 milliards d'euros, soit 20% de notre PIB. Donc c'est vraiment un phénomène macro-économique massif.

Considérable, exactement. Aujourd'hui, on va quand même rappeler les choses. Aujourd'hui, jusqu'à 100 000 euros, il n'y a pas de taxe. On est d'accord ? Est-ce que vous pouvez juste nous redire de quoi on parle et d'où on part en quelque sorte ? Exactement. Vous pointez bien le sujet. C'est qu'aujourd'hui, 87% des transmissions sont sans taxe sur l'héritage. Donc en réalité, on parle uniquement de 13% des transmissions qui sont aujourd'hui taxées, mais qui sont finalement assez peu taxées. Parce que chaque année, en moyenne, le taux moyen de taxation est d'à peu près 5-6%. Donc c'est très faible.

Et donc nous, notre préconisation, c'est d'augmenter un peu cette taxation sur ce qu'on appelle le top 1%. Donc c'est vraiment les très hauts patrimoines de plusieurs millions d'euros. qui aujourd'hui bénéficient d'énormément de... Le top 1%, c'est à peu près 4,2 millions d'euros. En tout cas, c'était le chiffre donné par le Conseil d'analyse économique il y a quelques années. C'est sûrement un peu plus aujourd'hui. Mais on est dans ces eaux-là. Et c'est des patrimoines qui ont énormément de dispositifs, d'exonération, et qui ne sont pas tous justifiés aujourd'hui.

Alors, Boris Julien-Vozel, si j'ai bien lu vos travaux, en gros, vos propositions permettraient de récupérer 20 à 25 milliards d'impôts supplémentaires par an. Mais le point le plus sensible, c'est qu'en fait, vous vous attaquez quand même à travers la transmission de ces gros patrimoines, au sujet de la transmission des entreprises, avec au cœur le fameux pacte d'Utreil, qui permet finalement d'exonérer les héritiers des successions d'entreprises.

Et en gros, on a l'impression que le deal, c'est est-ce qu'on récupère 20 à 25 milliards d'euros en plus, ou est-ce qu'on prend le risque, finalement, que des entreprises soient perdues pour la France, parce que des héritiers vont perdre le contrôle de leurs entreprises qui iront peut-être à l'étranger ou ailleurs. Qu'est-ce que vous répondez à ça, Boris Julien-Vozel ? Dans les 20 à 25 milliards de recettes supplémentaires, le pacte d'Utreil est en réalité assez minoritaire. Nous, ce qu'on propose, ce n'est pas de supprimer le pacte d'Utreil, en revanche, c'est de le rationaliser.

Il y a eu un travail important qui a été mené par des chercheurs et par la Cour des comptes ces dernières années. Et on connaît désormais le coût du pacte d'Utreil, qui est de 5 milliards et demi d'exonération sur la transmission d'entreprises familiales. Donc ces 5 milliards et demi, c'est ce qu'on accepte collectivement de subventionner d'une certaine manière pour faciliter les transmissions et protéger l'outil productif. Je voudrais quand même vous interroger sur les deux propositions qui ont été mises dans le débat public hier. À partir de 12 millions, on prend tout. Ça, c'est côté LFI.

Et la CFDT qui, elle, dit, ça suffit, cette première phase des 100 000 euros qui ne sont pas touchés, en gros, les plus petites successions. Ils disent, c'est Marie-Lise Léon qui l'exprime hier, il faut taxer dès le premier euro. Qu'est-ce que vous répondez à ces deux propositions-là ? Nous, vous l'aurez compris, la proposition est un peu différente sur deux points. C'est-à-dire que, premièrement, il y a un enjeu de constitutionnalité, pour être très clair. On l'a déjà vu par le passé, sur des sujets un peu différents, sur des taxes un peu différentes, on ne peut pas prendre 100% à certaines personnes. Donc ça veut dire que la proposition de LFI, elle est anticonstitutionnelle ?

Alors, je ne suis pas juriste constitutionnelle, mais très vraisemblablement, si on regarde la jurisprudence du Conseil constitutionnel, on peut le penser. Et taxer à partir du premier euro ? Là aussi, nous, ce qui nous semble important, c'est que les ménages modestes qui transmettent un petit patrimoine, une maison principale, quelques milliers d'euros, sur un compte en banque, en fin de vie, ne soient pas taxés. Et encore une fois, ce n'est pas le cas aujourd'hui. 87% des gens ne paient pas d'impôts sur les successions. Et à notre avis, il faut que ça reste le cas. En revanche, les très gros héritages pourraient contribuer davantage. Je vais lui donner la parole, Christophe.

53 ans, vous vivez en Haute-Marne, vous êtes enseignant. Est-ce que vous, vous estimez que ce débat sur le fait de taxer davantage les héritages, il est nécessaire ?

18:40
Invité

Non, non, non, il n'est pas nécessaire. J'ai l'impression que depuis hier, c'est le concours lépine de la taxe.

18:48
Présentateur

Après, si la taxe avait été la solution, je pense qu'en France, on ne serait pas dans cet état. On aurait un train de vie bien supérieur

18:57
Invité

à celui qu'on a actuellement. Moi, je peux noter quand même qu'il n'y a zéro développement économique

19:05
Présentateur

qui est envisagé. Il n'y a rien de fait pour le futur. Voilà. Il n'y a plus ton angiologique idéologique à vos yeux. Arthur ? Oui, alors ça, c'est très intéressant ce que vous dites puisqu'en fait, ça prouve que les Français, ils pensent que l'État, c'est la personne qui utilise le plus mal l'argent en France. Et deuxième point, le dernier moment où il y a des gens qui n'avaient pas d'argent, qu'on en gagnait beaucoup, c'était les 30 glorieuses. Ça a été permis pas par l'héritage, mais par la croissance.

Donc la question que moi, je me pose personnellement, c'est est-ce qu'il vaut mieux taxer l'héritage, mais ça sera un grand saut dans l'inconnu parce que jusqu'ici, ça n'a jamais vraiment fait ses preuves, mais je peux comprendre que ce soit nécessaire. Ou est-ce qu'il vaut mieux diriger cet argent pour créer de la croissance parce qu'après tout, la dernière fois que ça a fonctionné, c'était grâce à la croissance. Arthur, il y a un truc qui est sûr. C'est qu'il y a un choix philosophique qu'on ne peut pas trancher.

Est-ce que vous considérez qu'il est légitime de pouvoir transmettre votre patrimoine à vos enfants ou bien est-ce que vous considérez que chaque génération doit mériter ce qu'elle gagne et que vous remettez les compteurs à zéro à chaque âge ?

20:00
Invité

En fait, c'est philosophique. C'est même très émotif.

20:02
Présentateur

Sauf qu'il y a un point, Pauline, sur lequel on peut être d'accord. C'est qu'il y a aujourd'hui un patrimoine qui dort, qui est inactif, puisqu'aujourd'hui, c'est à 50 ans qu'on hérite en moyenne. Donc, ce qui est sûr, c'est que l'économie française gagnerait à ce que tout ce patrimoine soit transmis beaucoup plus tôt, beaucoup plus vite. C'est-à-dire que vous préférez qu'il y ait une transmission

20:22
Invité

du vivant des gens beaucoup plus fluide.

20:25
Présentateur

Sachant qu'on a un paradoxe terrible. C'est qu'il n'y a que 13% des Français qui payent des droits de succession et plus les Français sont modestes, moins ils veulent qu'on touche aux droits de succession. Boris-Julien Vosel. L'enjeu, à mon sens, c'est de mettre ça en miroir de la taxation du travail et du fait qu'aujourd'hui, les salaires sont très bas en France, beaucoup trop bas. Et donc, nous, ce qu'on préconise, c'est de taxer un peu plus les très gros héritages. Comment est-ce qu'on réduit les inégalités tout au long de la vie ? Est-ce que c'est uniquement par l'héritage ? Et si c'est le cas, effectivement, ça veut dire une société complètement bloquée et aussi plus d'espoir.

C'est-à-dire qu'on se dit quand même dans ces cas-là, honnêtement, à quoi bon ? À quoi bon possible ? Ou alors, on remet effectivement une possibilité de gagner de l'argent par soi-même et par le travail. Et dans ces cas-là, on sera peut-être très heureux de pouvoir le transmettre aux uns et aux autres. Je rappelle que vous êtes économiste et que vous avez co-signé ce rapport sur la transmission pour la Fondation Jean Jaurès. Merci aussi à Christophe. Comme Christophe, vous n'hésitez pas. Vous connaissez le chemin, le 32-16.

Et puis, vous le savez désormais, Arthur et Emmanuel sont à mes côtés pour traverser cette matinale, pour vous interpeller, pour interpeller les invités et pour apporter aussi leur connaissance, la connaissance de la France, l'historien Arthur Chevalier, la connaissance des Français, Emmanuel Lechypre, l'économiste, et vous tous, au 32-16. Allez, il est 7h20. Et justement, quelle meilleure transition pour parler de l'histoire. Arthur, dans un instant, comme chaque jour, on va remonter le temps avec vous. On va évidemment revenir sur cette tornade qui a dévasté un village dans l'Aude. C'est un phénomène rarissime. Arthur, message a existé.

Alors oui, parce que la France n'a connu que deux tornades ultra-violentes dans son histoire et la plus meurtrière, c'était en Normandie. Il y a 181 ans, elle avait fait 75 morts et traumatisait toute une région. Vous nous le racontez dans un instant. Il y a aussi Arnaud de Manche qui arrive. Ne bougez pas, il est 7h21. 7h22 sur RMC, mais on va remonter le temps comme chaque jour avec Arthur Chevalier. Arthur, deux jours après, le bilan de la tornade dans l'Aude est très lourd. Une cinquantaine de blessés, dont deux en urgence absolue, 300 maisons touchées, une centaine totalement détruites. Dans notre histoire récente, ce type de tornade est plutôt très très rare.

En France, on recense entre 40 et 50 tornades par an, mais de faible intensité. Pour ce qui concerne celle de Poma, on connaîtra donc l'intensité après une enquête de terrain. Mais a priori, elle pourrait être classée dans la catégorie F3, ce qui est beaucoup, sachant que le maximum, c'est F5. Depuis 200 ans, la France n'a connu que deux tornades de type F5, donc le maximum. Alors justement, vous vouliez revenir sur l'une de ces tornades qui a été cataclysmique. Et même sur la plus dévastatrice de toutes, c'était en 1845, donc il y a 181 ans précise. Voilà ce qu'il s'est passé. Nous sommes le 19 août 1845, près de Rouen, en Normandie.

Il est environ 13 heures, l'air est un peu lourd, mais a priori, tout est normal. Sauf qu'au loin, un immense cône se forme dans le ciel, c'est la tornade. Un tourbillon de 300 mètres de diamètre s'apprête à dévaler sur la région. Personne n'a eu le temps de se mettre à l'abri ? Non, évidemment, tout a été beaucoup trop vite. La tornade dévaste une zone industrielle du village de Montville. Trois usines de filature textile sont balayées en quelques minutes dans ces usines. Des centaines d'ouvriers sont pris au piège. Certains sont carrément projetés à des centaines de mètres. D'autres sont immédiatement ensevelis sous les ruines. C'est la dévastation.

On a même retrouvé des débris à plus de 30 kilomètres de là. Et le bilan est lourd. Apocalyptique, on dénombre 75 morts et plus de 130 blessés. La plupart étaient des ouvriers pris au piège sur leur lieu de travail, ce qui a bien sûr décuplé l'aspect dramatique de l'événement. On a même une mère de famille qui s'est jetée dans une rivière pour se noyer après avoir découvert le cadavre de ses filles. C'est la tornade la plus meurtrière de l'histoire de France. En Normandie, c'est un vrai traumatisme. Oui, à l'époque, évidemment, tous les journaux en ont parlé. Il y a un grand écrivain qui en a parlé dans sa correspondance.

Cet écrivain, c'est Gustave Flaubert parce qu'il était originaire de Normandie. Et son père, le père de Flaubert qui était médecin, s'était d'ailleurs rendu immédiatement sur les lieux du drame pour soigner les blessés. Et ce drame va aussi inspirer un des plus grands compositeurs de musique du 19e siècle. Il s'agit d'Hector Berlioz puisque après un séjour à Montville, un an après la tornade, Berlioz va s'inspirer des récits de la catastrophe pour composer La damnation de Faust qui est un de ses morceaux les plus célèbres que vous entendez.

24:44
Invité

Un des morceaux les plus célèbres, pas les plus jolies.

24:46
Présentateur

Ah bah on imagine évidemment mais c'est assez inouï. Merci pour ce récit Arthur Chevalier à 8h10. Tiens, on reviendra évidemment sur ce phénomène et cette tornade mais plus globalement sur tout ce qui a touché la France cet été, les canicules, les méga-feux bien sûr et la sécheresse qui s'installe. François Gemmène, le biologiste, spécialiste du climat, le climatologue, voilà c'est le mot que je cherchais, merci Manu, sera avec nous en direct à 8h10. C'est l'heure d'Arnaud Demanche 7h25. RMC

25:13
Invité

Demanche Pirate, le face-à-face. Bonjour Arnaud, c'est mon heure.

25:19
Présentateur

Tout à l'heure, je reçois Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'économie. Oui, puisqu'on a besoin d'éclairage sur la situation économique catastrophique de la France donc c'est pour ça que vous allez l'interroger. Bonjour Bruno Le Maire. Alors, t'es fier de toi ? Désolé. Ouais, ouais. Alors Bruno Le Maire, vous avez entendu la proposition de Jean-Luc Mélenchon. Il souhaite carrément annuler la dette. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ah bon ? On peut. On peut faire ça si j'avais su.

25:48
Invité

Moi, je me suis fait suer à structurer des budgets et tout et des colonnes. Si j'avais su qu'il y avait un bouton annuler la dette pour des bouquins de cul, je t'en aurais écrit 12 par an.

25:59
Présentateur

Alors, est-ce qu'on peut d'ailleurs annuler la dette, cher Manu Le Chip ? Le banquier d'affaires Mathieu Pigas estime que oui,

26:06
Invité

c'est possible. Et donc, Pigas, il vient de prendre entre 10 et 20 millions pour restructurer la dette du Venezuela. Ils ont dû être contents là-bas. Non seulement, elle n'est pas annulée, mais elle est plus grosse de 10 ou 20 millions maintenant,

26:16
Présentateur

leur dette. Alors, annuler la dette à l'échelle d'un pays, je ne sais pas. Par contre, à l'échelle individuelle, je peux vous dire que ça ne marche pas. Moi, j'ai appelé ma banque, j'ai dit, on peut annuler, ils m'ont dit non. J'ai rappelé en imitant Mélenchon, ils m'ont dit non, mais en criant. Alors, je propose que tous, on fasse une espèce de groupe WhatsApp, on met toutes nos dettes ensemble, et là, on crée un pays, le Dans le Rougistan, et là, je pense que c'est annulable. Dans le Rougistan, mais vous y êtes, vous y êtes. Bruno Le Maire sort un petit livre de 60 pages. Un manifeste pour une autre France. En fait, comme on a dépensé tous les sous

26:57
Invité

de l'ancienne France, je propose qu'on en fabrique carrément une nouvelle. C'est un manifeste qui dénonce tous les nuls qu'on a eu aux finances depuis 40 ans. Il donne des conseils économiques aux candidats pour 2027. C'est un peu comme si Pierre Palmade ouvrait une auto-école. Un pur chevalier,

27:14
Présentateur

il me disait même, c'est comme si Napoléon, à la bataille de Yéna, il avait ordonné au maréchal Suchet de ne pas sécuriser le Landgrafenberg en marchant la tête. Moi non plus, je n'avais pas l'arrêt, Apollina. Moi, je n'ai pas l'arrêt. Mais Arthur, ça le faisait vachement marrer. Il est plus marrant encore. Mais c'est hilarant. Quand on connaît la bataille de Yéna, c'est un humour de niche. C'est un humour de historien, il faut quand même le dire. Qui va-t-il soutenir Bruno Le Maire pour 2027 ? Alors, il a appelé Bruno Retailleau. Allô, Bruno ? C'est Bruno ?

27:43
Invité

C'est fou, on a déjà tellement de points communs. Dis-moi, tu veux que je te soutienne ? Non, non. Ah bon ? Bon, j'appelle Édouard Philippe. Allô, Édouard ? C'est Bruno ? Dis, si tu veux, je peux te soutenir. Le numéro que vous avez composé n'est plus attroupé. Bon, ce n'est pas gagné. En tout cas, on y verra plus clair à 8h30. On compte sur vous, Apollina.

28:04
Présentateur

À rendez-vous à 8h30 avec Bruno Le Maire et rendez-vous avec Arnaud Demanche. En attendant, ce sera à 8h15. À tout à l'heure, mais pour l'heure, il est 7h28 et on se retrouve dans une poignée de secondes pour la météo et le journal à les 7h30. À toute fin. RMC, Apolline Matin. Le journal de Grégoire Morelli. Bonjour Grégoire. Bonjour Apolline, bonjour à toutes et à tous. À Poma, des maisons détruites et des vies bouleversées après le passage de la tornade. Une femme enceinte est restée bloquée plus d'une heure sous les décombres avant d'être extraite grâce à l'intervention de son compagnon. À Paris, un cycliste poignardé par un automobiliste après un différent sur la route.

Son pronostic vital est engagé et eux veulent obtenir réparation. Un millier de victimes du piratage du fils se joignent à une action collective contre l'État. Une cinquantaine de blessés et des centaines de maisons endommagées. Le lourd bilan à Poma dans l'eau d'après le passage de la tornade lundi après-midi. Les secouristes s'affairent encore pour bâcher les habitations endommagées et sécuriser les zones à risque. Je vous le disais, parmi les blessés, il y a une femme enceinte ensevelie sous les décombres de sa maison. Notre envoyée spéciale à Poma, Anna Jojara a rencontré son compagnon qui lui est venue en aide.

29:07
Invité

Alexis était au téléphone avec sa compagne enceinte de six mois quand la tornade est arrivée sur Poma. Elle m'a dit

29:12
Présentateur

il y a une tornade en hurlant

29:13
Invité

et le téléphone s'est coupé et j'ai entendu un gros boom. Et en avant ici, j'ai vu ça là, cette maison avec plus rien. Mes beaux-parents qui étaient debout,

29:22
Présentateur

les deux chiens qui étaient là et ma femme, impossible de la trouver.

29:25
Invité

Après quelques minutes, il la découvre coincée sous les décombres.

29:28
Présentateur

En fait, là c'est le toit et le toit est tombé comme ça. C'était cette plaque-là qui était sur elle. On voyait juste à tous deux cheveux entre deux poutres de ciment

29:36
Invité

et un bloc au-dessus. Elle hurlait il y avait des je t'aime, il y avait des j'y vais mourir, j'ai plus d'oxygène. Le bébé, il est plus là, je ne le sens pas, je ne sais pas ce qui se passe. Les pompiers ont mis à peu près une heure à l'extraire de ces blocs de béton. Elle a ensuite été examinée au CHU de Carcassonne.

29:52
Présentateur

Ils ont remarqué qu'il n'y avait rien.

29:54
Invité

Le bébé était en très bonne santé.

29:56
Présentateur

Elle a le sentir

29:57
Invité

avec des égratignures sur tout le corps, des énormes hématomes sur le crâne et elle a perdu la sensibilité de la jambe droite. Des examens complémentaires vont être réalisés. Alexis confie être encore hanté par ces images et ses cris.

30:10
Présentateur

Nouvelle illustration des violences entre automobilistes et cyclistes. Un homme circulant à vélo a été poignardé par un homme au volant de sa voiture dans le 9e arrondissement de Paris hier après-midi. Romain Houg, les faits ont eu lieu après un différent routier.

30:23
Invité

À deux pas de l'église de la Madeleine, tout près de là où il y a deux ans déjà un cycliste avait perdu la vie après une altercation avec un automobiliste qui lui avait roulé dessus.

30:31
Présentateur

Selon le journal le Parisien, il est environ 13h30 hier quand une altercation éclate entre le cycliste et un automobiliste sans que l'on sache précisément encore pourquoi. Le chauffeur veut alors quitter les lieux mais le cycliste l'en empêche. C'est à cet instant que la situation dégénère. Le chauffeur sort un couteau et porte un coup

30:49
Invité

au cycliste le blessant gravement avant de prendre la fuite. Il est à cette heure toujours activement recherché. La victime a quant à elle été transportée d'urgence à l'hôpital

30:58
Présentateur

avec son pronostic vital engagé. Ses actes de violence envers les cyclistes sont inadmissibles et se produisent encore trop souvent. Dénonce sur X le maire de Paris Emmanuel Grégoire.

31:08
Invité

Une enquête a été ouverte. Les caméras de vidéosurveillance

31:10
Présentateur

ont filmé la scène et indique une source policière

31:12
Invité

et devrait permettre d'éclaircir

31:14
Présentateur

les circonstances de ce drame. Romain Houg pour RMC. Près d'un millier de victimes se joignent à une action collective contre l'Etat après le piratage du fisc. Une cyberattaque survenue cet été qui a permis de dérober les données personnelles de 678 000 particuliers et entreprises. Avec cette action collective, les victimes espèrent obtenir une réparation pour les préjudices subis. Mathias Tesson et Inès Zegloul.

31:38
Invité

Il a été prévenu il y a une semaine par un mail de l'administration fiscale.

31:43
Présentateur

Mon identifiant fiscal, mon état civil.

31:45
Invité

La liste des données dérobées à Stéphane est longue, interminable.

31:49
Présentateur

Toutes mes coordonnées au stade téléphonique et électronique. Mon nombre de personnes à charge, mon nombre de parts.

31:54
Invité

Sa principale crainte c'est que l'on souscrive un crédit à son insu. Alors en participant à cette action collective, il entend rappeler l'Etat à ses obligations de sécurité numérique.

32:03
Présentateur

Le but c'est d'abord de faire reconnaître la faille, de faire en sorte que notre état mette en place les bons outils pour protéger des données individuelles.

32:11
Invité

C'est aussi un préjudice moral de l'anxiété, s'exclame Jérémy Roche. C'est lui l'avocat à la tête de la démarche, d'autant que les menaces sont multiples, rappelle-t-il.

32:20
Présentateur

Les arnaques existantes avec les faux banquiers peuvent être améliorées. On peut se retrouver avec des faux avocats, des faux notaires. On peut se retrouver avec des gens qui ont de la crypto-monnaie qui se retrouvent dans ces fuites-là. Il suffit de nous vérifier, de voir la nouvelle avarice venir vous chercher chez vous. Ce sont des possibilités et la plupart des préjudices matériels ne sont même pas matérialisés à ce jour.

32:38
Invité

Et pour ce recours collectif, l'avocat espère bien rassembler un millier de participants.

32:43
Présentateur

La préparation à la rentrée scolaire ralentit dans certains établissements. Après la cyberattaque subie par le ministère de l'Éducation nationale, une pagaille logistique, affirment les chefs d'établissements, car ils n'ont pas d'accès à l'intranet. Lors de sa conférence de presse sur la rentrée, hier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a confirmé que ces problèmes seraient réglés rapidement. Le cancer du sein d'une hôtesse de l'air reconnue comme maladie professionnelle. C'est une première en France. L'annonce a été faite hier, mais la décision du tribunal judiciaire de Bayonne date de juillet dernier.

Philippine Boulay, après deux ans et demi de combat judiciaire, c'est donc une victoire pour Sophie Lénaud, qui a travaillé pendant 30 ans chez Air France.

33:20
Invité

D'abord comme hôtesse de l'air, puis chef de cabine. Plus de 12 000 heures de vol à son actif, dont la moitié de nuit. Quotidiennement, il a fallu travailler à très haute altitude, s'exposer au rayonnement cosmique et au tabagisme passif. Fumer était autorisé dans les avions Air France jusqu'en 2000. Ce sont ces éléments que le tribunal judiciaire de Bayonne a retenus pour reconnaître l'origine professionnelle de la maladie de Sophie. Le cancer du sein ne figure pas dans les tableaux des maladies professionnelles. Cette décision va donc faire jurisprudence et servir de modèle pour les procès futurs, se félicite son avocate. Une victoire aussi pour l'équipe cancer du sein de la CFDT.

reste maintenant à convaincre les autres personnes travaillant dans le secteur aérien que la reconnaissance est possible. Selon le collectif, 30 à 40 demandes sont en cours pour des aides soignantes et des infirmières.

34:07
Présentateur

Sébastien Lecornu attendu à Mayotte, le premier ministre en déplacement de deux jours sur l'île de l'océan Indien. Objectif, tenter d'accélérer la reconstruction de l'archipel un an et demi après le passage dévastateur du cyclone Chido. Alors que le territoire fait encore face à des difficultés d'accès à l'eau et aux soins, plusieurs syndicats maorais ont par ailleurs appelé à des grèves et manifestations à l'occasion de la visite du chef du gouvernement pour réclamer une hausse des salaires. En football, match crucial pour l'Olympique lyonnais ce soir face au Fenerbahce. L'OL joue sa qualification en Ligue des Champions lors de ce match barrage-retour.

Les Lyonnais ont obtenu le nul un partout au match allé. Et puis le quintet, c'est sur l'hippodrome de Clairefontel-de-Ville à 18h30. Oui, le pronostic de RMC, c'est le suivant. Le favori, c'est le 13, Jouvencel, l'Outsider, c'est le 14, l'Arabiatto. C'était le journal de Grégoire Morelli. Il est 7h37, on part au 32 16. Il y a Delphine qui nous appelle de la Roche-sur-Yon en Vendée. Bonjour Delphine. Oui, bonjour. Comment ça va Delphine ? Vous êtes notaire et vous vouliez réagir à la question des héritages. Je vous rappelle le contexte. On a d'un côté LFI qui dit à partir de 12 millions on prend tout. On a de l'autre côté la CFDT qui dit dès le premier euro il faut taxer les successions.

Vous en pensez quoi et vous observez quoi vous comme notaire ?

35:16
Invité

Dans mon métier, effectivement, les successions c'est un élément essentiel. Les héritiers vivent très mal la taxation de l'héritage transmis par leurs parents. La plupart du temps, il faut savoir qu'on est en présence très souvent d'une résidence principale, des économies de toute une vie. La génération d'avant est très souvent économe. Ils se sont souvent sacrifiés. Et les enfants vivent très mal le fait de savoir qu'un sacrifice de leurs parents en fait sert à remplir les poils de l'État. C'est comme ça qu'ils le vivent. C'est comme ça qu'ils vous le disent. C'est comme ça qu'ils le vivent, clairement. Il suffit d'avoir un seul enfant et c'est une catastrophe. C'est une catastrophe.

François Hollande quand il est arrivé au pouvoir il a raboté l'abattement fiscal de 150 000 pour le ramener à 100 000 euros ce qui a rendu taxable énormément de successions. Vous vous rendez compte 100 000 euros de seuil de non-taxation. Comme un patrimoine de toute une vie. Oui. La moindre maison est à 250 voire 300 000 euros dans les villes voire même beaucoup plus en général. Vous avez

36:18
Présentateur

parmi vos clients des gens qui doivent s'endetter pour garder la maison ? La plupart du temps il faut vendre la maison.

36:27
Invité

Il faut vendre la maison. S'il n'y a pas de sous de côté il faut vendre la maison ça génère des pénalités. Et puis par rapport aussi au gros patrimoine je pense que ce n'est pas la bonne solution. Les grosses successions comme appellent ça les LFistes c'est souvent représentatif de gens qui ont eu des entreprises qui ont fait vivre des entreprises qui ont généré de l'argent pour la France. On vous sent choqué. Oui parce qu'en fait si jamais on taxe ces entreprises on risque de les faire mourir tout simplement. Donc on perd encore du patrimoine patrimoine vif.

37:09
Présentateur

Est-ce que la solution bonjour Delphine est-ce que la solution ça ne serait pas de laisser tranquille des héritages qui ne sont en fait pas excessifs et de s'intéresser aux très gros héritages en réalité. D'ailleurs en France c'est un peu ça le problème partout. C'est les gros gros revenus qu'il faut aller chercher. Est-ce que ce n'est pas ça la solution ?

37:26
Invité

Les très gros héritages je suppose qu'ils payent déjà l'impôt sur la fortune. Les très gros héritages c'est souvent constitué d'entreprises. si vous taxez encore plus ces entreprises parce qu'elles sont taxées déjà sur leurs bénéfices vous allez les faire mourir. Là vous êtes d'accord vous êtes d'accord avec Manu ? Le patrimoine je vois que les économistes regardent le patrimoine qui est déjà constitué pour le taxer. L'enjeu des années à venir

37:54
Présentateur

c'est de générer des nouvelles forcées. Ce qui me frappe et Delphine vous apportez aussi votre pierre à l'édifice en tant que notaire ce qui me frappe c'est que c'est vrai que c'est un sujet et depuis qu'on a commencé à en parler hier qui touche énormément de monde et qui mélange en effet économie, philosophie question même filiale.

Merci beaucoup Delphine Delphine notaire donc à La Roche-sur-Yon qui nous appelait au 32 16 il est 7h40 et RMC vous dévoile ce chiffre ce matin et au fond comme toujours tout est lié plus de 7% par rapport à l'année dernière c'est le nombre de chefs d'entreprise qui ont perdu leur emploi qui ont perdu leur emploi et c'est un triste record plus de 33 000 patrons sont aujourd'hui au chômage bonjour Hervé Kermarek merci d'être en studio avec nous vous allez nous le dire dans un instant vous présidez l'association GSC c'est une association qui aide à mieux protéger les entrepreneurs en cas de perte d'emploi parce que bien souvent ils n'ont pas forcément prévu le coup et ils n'ont pas le droit au chômage et on va comprendre ce phénomène aussi avec un chef d'entreprise qui témoigne dans un instant il a mis la clé sous la porte de son entreprise mais il a aussi tout perdu ça ne vous surprend pas Manu ce chiffre ah non malheureusement on voit que c'est très difficile pour les entreprises aujourd'hui et je crois que la guidance principale pour l'élection présidentielle de 2007 c'est aucune mesure qui fragilise les entreprises et bien sûr on attend vos témoignages au 32 16 à tout de suite RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Apolline de Malherbe il est 7h44 sur RMC et sur RMC et Sori face à la crise les patrons souffrent aussi ils sont de plus en plus nombreux à perdre leur emploi plus 7% depuis le début de l'année par rapport à 2025 c'est un chiffre qu'RMC vous dévoile ce matin Hervé Kermarek vous êtes toujours avec nous vous présidez cette association GSC qui propose une assurance aux entrepreneurs en cas de perte d'emploi vous allez nous expliquer quel est le profil de ces entrepreneurs je voudrais commencer par donner la parole à Frédéric Mercier qui témoigne avec nous ce matin bonjour l'an dernier vous avez vous même dû fermer votre entreprise c'était une entreprise du bâtiment en Bretagne vous aviez 15 employés vous aviez pourtant lancé l'entreprise en 2007 qu'est-ce qui fait qu'à un moment vous avez été obligé de mettre la clé sous la porte vous m'entendez Frédéric allo Frédéric Mercier qui était en direct avec nous on va y revenir dans un instant Hervé Carmarec qui aujourd'hui sont ces patrons qui perdent leur boulot

40:16
Invité

vous l'avez dit 33 000 femmes et hommes chefs d'entreprise 220 par jour qui perdent leur boîte

40:22
Présentateur

220 par jour

40:23
Invité

220 par jour depuis le premier semestre c'est un triste chiffre vous l'avez dit on avait atteint un record en 2024 on l'a dépassé en 2025 et on est à nouveau sur le premier semestre à ce triste record ce sont donc des femmes et des chefs d'entreprise femmes et hommes qui perdent leur emploi généralement des entreprises de 3 salariés moins de 500 000 euros de chiffre d'affaires 46 ans en moyenne donc ce ne sont pas des jeunes dirigeants et le fait marquant qui est finalement le fait le plus inquiétant c'est que les entreprises de plus de 20 salariés sont désormais ciblées touchées malheureusement et encore plus sur les plus de 50 salariés on a vu le nombre de défaillances d'entreprises doublées pour les entreprises de plus de 50 salariés alors que par nature on pourrait considérer que ces entreprises sont plus stables plus solides

41:03
Présentateur

un peu plus solides Frédéric Mercier vous êtes à nouveau en direct avec nous je vous posais la question à l'instant que s'est-il passé comment est-ce que la situation a dégénéré et que vous en soyez à avoir dû mettre la clé sous la porte de votre entreprise

41:17
Invité

Bonjour écoutez ça a été une mort lente on va dire l'après-Covid avec les augmentations de matériaux a été relativement fatale difficile à vivre

41:32
Présentateur

et derrière le démarrage de la guerre en Ukraine moi je travaille énormément avec des particuliers et le démarrage de la guerre en Ukraine a plombé toute l'activité parce que les coûts ont augmenté parce que ça ne suivait pas non la peur la peur au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine on fait que moi je travaillais beaucoup dans de la rénovation et de la piscine donc qui étaient des choses qui pouvaient attendre ou être reportées et beaucoup de clients ont décidé des reports d'investissement et qu'est-ce qui s'est passé ça a été un engrenage vous avez accumulé des dettes

42:08
Invité

à partir de 2023 oui c'était des difficultés à faire face à nos règlements de factures de matériaux de sous-traitants des décalages dans les règlements

42:21
Présentateur

des charges vous en êtes où aujourd'hui Frédéric c'est-à-dire un an après avoir dû fermer votre entreprise je le rappelle entreprise du bâtiment il n'y avait qu'un salarié aujourd'hui vous en êtes où vous vivez de quoi ? alors aujourd'hui moi j'ai eu la chance de retrouver du travail donc aujourd'hui j'ai un statut salarié mais c'était difficile c'est le moment de la fermeture parce que ça se passe très très vite au tribunal de commerce en 40 minutes vous rentrez vous êtes chef d'entreprise vous sortez vous n'êtes plus rien vous n'avez plus rien plus aucun droit sur l'entreprise donc vous vous trouvez sans rien et sans revenu et sans revenu

42:59
Invité

vous aviez un chômage une assurance quelque chose ?

43:02
Présentateur

alors moi j'avais souscrit une assurance GSC justement j'avais pris l'entreprise en 2007 et je l'avais conservée tout au long des années et donc grâce à ça au bout de deux mois parce qu'il y a le temps que ça se mette en place etc j'ai pu retoucher 80% de mon salaire moyen de l'année d'avant vous remonteriez une entreprise vous remonteriez une entreprise ou vous préférez désormais rester salarié ?

43:26
Invité

ah non aujourd'hui je ne remonterai pas l'entreprise c'est beaucoup trop risqué vous ne reprendriez plus

43:33
Présentateur

le risque est-ce que Frébéric vous vous êtes senti très seul ou est-ce que vous vous êtes fait accompagner ?

parce qu'en fait souvent on se rend compte qu'il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui s'enferrent tout seuls dans leurs difficultés et que s'ils avaient été accompagnés ils auraient peut-être pu s'en sortir Frédéric alors avec le recul aujourd'hui je pense que c'est vrai on est peu accompagnés mais on n'est pas toujours bien aidés et je pense que je serais allé voir le tribunal de commerce un an avant j'aurais pu sauver mon entreprise malheureusement je suis allé le voir beaucoup trop tard et donc c'était plus possible au moment où j'y suis allé donc ça s'est fermé très rapidement Hervé Kermarek je voudrais justement qu'on puisse élargir au-delà de rester bien avec nous Frédéric mais au-delà du profil de Frédéric comment vous voyez la suite c'est-à-dire que ce chiffre il est très inquiétant plus 7% par rapport à l'an dernier qui était déjà pas terrible franchement comment vous voyez l'année qui s'ouvre avec aussi le débat économique politique du moment

44:33
Invité

le climat est très incertain évidemment on est en période préélectorale et c'est jamais favorable aux affaires ce que je voudrais rappeler quand même c'est qu'aucun dirigeant ne bénéficie de droits au chômage et que préparer son entrepreneuriat son entreprise c'est surtout préparer les situations qui sont les plus à risque et le premier risque c'est de déposer le bilan ce chef d'entreprise l'a parfaitement dit il avait préparé sa sortie éventuelle en gardant une garantie de chômage cette GSC et il faut encourager les dirigeants à souscrire le plus possible cette garantie parce que le risque il existe il est démontré et il est de plus en plus important

45:09
Présentateur

merci beaucoup merci pour votre témoignage Frédéric Mercier et ces chiffres que vous nous dévoilez ce matin Hervé Carmarec vous êtes président de cette association GSC qui propose l'assurance aux entrepreneurs en cas de perte d'emploi n'hésitez pas comme Frédéric vous pouvez nous appeler au 32 16 aussi pour témoigner il est 7h50 comme chaque matin la proposition de droite et de gauche on alterne dans un instant c'est la droite Charles Consigny bonjour Charles bonjour c'est un peu la foire aux idées il y a quelques jours de la rentrée sur l'éducation vous vous voulez remettre l'école à l'endroit je veux en tout cas des élèves épanouis qui apprennent dans de bonnes conditions et je pense pour cela qu'on peut s'inspirer un peu de nos amis américains et faire un peu plus de sport vous faites plaisir Charles et assommer un peu moins les élèves allez on en parle dans un instant venez débattre avec nous de ces propositions de droite et de gauche c'est chaque matin à 7h50 à tout de suite RMC Apolline Matin dans un instant la proposition ce matin c'est la droite mais avant ça le bonus Mathieu l'album culte d'Amy Winehouse qui fête ses 20 ans déjà 20 ans pour le deuxième album de la chanteuse anglaise morte à 27 ans de ses excès Back to Black sortait au mois d'octobre 2006 album de la consécration d'Amy Winehouse 25 millions d'exemplaires vendus dans le monde 5 Grammy Awards entre autres et des tubes qu'on entend encore aujourd'hui à la radio Rehab You Know I'm No Good qu'on entend ou encore le titre qui a donné son nom à l'album Back to Black on continue de très bien se vendre plus de 46 000 exemplaires écoulés depuis le début de l'année 2026 20 ans après alors pour cet anniversaire le disque va ressortir avec une édition spéciale plusieurs morceaux inédits deux phases B un concert enregistré en 2007 des photos inédites plusieurs éditions de vinyl collector sont prévues aussi bien sûr notez la date réédition de Back to Black pour les 20 ans ce sera le 23 octobre prochain Mc Apolline Matin

47:15
Invité

proposition de gauche proposition de droite

47:18
Présentateur

chaque jour une proposition très concrète et politique le lundi et le mercredi c'est la droite Charles Consigny bonjour Charles bonjour ce matin vous vous attaquez à l'école on a vu que Edouard Philippe Gabriel Attal ils vont de leur proposition à une semaine de la rentrée les uns disent qu'il faut augmenter les salaires des profs les autres disent qu'il faut fermer certains établissements vous vous voulez qu'on s'intéresse aux élèves absolument alors je pense qu'il faut augmenter les profs moi aussi je constate qu'ils sont pas très bien payés en France en général en moyenne autour de 2000 euros brut c'est quand même pas grand chose et pas assez donc moi je serais très favorable à augmenter les salaires des profs en revanche je pense que l'essentiel ça doit être les élèves et qu'il faut arrêter de faire le collège et le lycée pour les profs et qu'il faut un peu penser aux élèves beaucoup de professeurs expliquent que leurs élèves sont assommés l'après-midi en cours que leur administrer 30 parfois 32 heures de cours par semaine c'est trop surtout pour leur âge etc et donc moi je pense que quitte à faire des réformes ne faisons pas des ajustements faisons une révolution je pense pour ça que s'inspirer du modèle américain en faisant des cours le matin et du sport et d'autres activités plus culturelles l'après-midi ça nous ferait pas de mal et vous me faites évidemment très plaisir j'ai souvent parlé ici de mon expérience ils vont tous se moquer de moi en disant que je rappelle que j'étais correspondante aux Etats-Unis mais ça a été des années heureuses et effectivement avec des enfants à l'école qui bossaient jusqu'à 15h et à partir de 15h c'était sport ou autres activités et c'était tous les jours du lundi au vendredi remettre les choses dans le bon endroit j'ai quand même l'impression que le rythme scolaire tous ces trucs là on nous en parle depuis des années ça suffisait pas Sacha ?

on en parle parce qu'on ne fait pas de vraies réformes parce qu'à chaque fois d'abord on change de ministre effectivement tous les 4 matins pour aller dans des orientations très différentes et les syndicats je pense bloquent beaucoup les choses bon moi je pense qu'on est à l'heure des révolutions en France et donc je pense qu'on doit le faire y compris en dépensant pour le coup c'est le libéral qui le dit en dépensant de l'argent public pour créer aménager les infrastructures nécessaires à ça je suis désolé vous voyez le jeune petit français que je suis quand il regardait les séries américaines avec ces jeunes du même âge dans des campus incroyables à faire du sport pardon j'avais l'impression d'être en RDA qui regarde ce qui se passe en RFA donc rejoignons la RFA Charles à propos de la RFA vous n'avez pas l'impression que ce qui va pas c'est notre rapport à l'école je veux dire qu'on voit l'école comme une espèce de grande institution le temple de la république on forme des citoyens voire des soldats qui ont une mission de sauver un pays alors qu'en fait l'école c'est un lieu de transmission qui est fait pour apprendre des connaissances qui permettent d'avoir des diplômes et d'avoir un métier vous ne pensez pas qu'il faudrait avoir un rapport un peu plus modeste à l'école ce qui permettrait aux profs du coup d'avoir peut-être moins de charges je veux dire on leur demanderait moins ils seraient peut-être plus adaptés à leur métier aussi Charles je suis tout à fait pour demander l'essentiel à savoir la transmission des savoirs je pense qu'on peut d'ailleurs supprimer certaines matières là aussi je serais favorable à sortir la tronçonneuse je pense que l'éducation civique elle peut se faire c'est ça dont je parle en cours d'histoire je vais peut-être faire hurler certains mais j'ai fait beaucoup de cours d'espagnol je ne sais pas ce qu'il m'en reste je ne suis pas certain que ce soit vraiment indispensable que tous les élèves fassent une LV2 je sais que c'est très bien pour leur éveil pour leur cerveau pour plein de choses mais déjà bien maîtriser une LV1 c'est pas bon ça c'est une proposition parmi d'autres je pense franchement qu'il faut qu'on pense au bien-être des élèves les heures d'ennui qu'ils doivent avoir depuis le pédagogisme on ne pense qu'au bien-être et des chroniqueurs le bien-être des chroniqueurs oui important aussi bien sûr alors justement soyez-vous depuis le pédagogisme on ne parle que du bien-être des élèves et on oublie de leur dire que pour apprendre il faut bosser il faut faire des efforts moi j'ai l'impression qu'on s'intéresse à tous les sujets annexes la durée de la journée scolaire les activités périscolaires mais qu'est-ce qu'on leur apprend qu'est-ce qu'on leur enseigne on leur apprend à peine les maths ils sont devenus nuls en maths ils sont devenus nuls en français leur niveau est lamentable donc il y a bien un moment où il faut s'interroger sur qu'est-ce qu'on met dans le corpus des enseignements à mon avis il faut assumer d'abord de choisir davantage est-ce qu'on les forme en maths est-ce qu'on les forme dans autre chose il faut assumer de faire un peu plus de choix d'être peut-être un tout petit peu moins général et ensuite tous les professeurs vous le diront ils en font tous l'expérience les élèves l'après-midi quand ils se sont déjà farcis 4, 5, 6 heures de cours ils ne sont plus en capacité d'apprendre donc pour leur bien à eux et pour le bien de la transmission des savoirs je pense qu'on peut faire cette révolution merci Charles Cossini vous le savez donc désormais chaque matin 7h50 une proposition de droite ou de gauche demain ce sera donc Cécile Duflo il est 7h58 restez bien avec nous sur RMC dans un instant la météo et le journal

52:05
Invité

RMC jusqu'à 9h

52:07
Présentateur

Apolline Matin 8h en face de 1 minute très belle journée à l'écoute RMC RMC Apolline Matin le journal de Victor Pochet bonjour Victor bonjour Apolline et bonjour à tous des classes bien rangées ça oui mais un système informatique sans dessus dessous à moins d'une semaine de la rentrée scolaire le corps enseignant alerte les conséquences de la récente cyberattaque ne sont pas réglées bien trop proche de l'original les consommateurs de CBD se substituent du cannabis s'inquiètent de molécules qui provoquent malaise intoxication et addiction et en foot déjà le tournant de la saison pour l'Olympique Lyonnais barrage retour de Ligue des Champions un match contre les Turcs de Fenerbahce sous haute surveillance la rentrée scolaire pas encore commencée mais déjà perturbée par les conséquences en cascade de la cyberattaque de l'été contre l'éducation nationale fuite massive de données qu'il a fallu bloquer et même si le ministre a promis que tout serait remis sur pied dans les prochaines heures ce n'est pas du tout le constat du personnel Romain Houg les promesses du ministre sont loin de rassurer Gérard Rhein the proviseur à Cholet et pour cause on ne peut pas finaliser les emplois du temps des professeurs on n'a pas accès à la base élète donc on ne sait pas quelle est l'actualisation de nos compositions de classe en attendant on n'a pas non plus accès à notre messagerie donc on est à la veugle pas d'accès non plus au logiciel ce qui oblige à revenir à l'ancienne explique Samira Marques directrice d'école en Essonne

53:33
Invité

on va écrire à la main les derniers inscrits reprendre les fiches d'inscription une par une faire à la main les radiations c'est lorsqu'un élève change d'école

53:41
Présentateur

on fera le job se résine-t-elle en espérant que tout revienne très vite à la normale partout sauf précise le ministre à Toulouse où Pierre Prioret est professeur de mathématiques ça ne sera pas une rentrée comme les autres la situation de l'académie de Toulouse est manifestement extrêmement sérieuse pour l'instant nous n'avons pas de calendrier communiqué par le rectorat voilà on espère avoir très rapidement de la visibilité car si la situation dure il le craint les équipes seront tentées par des outils de communication externes ce qui pourrait engendrer de nouvelles fuites de données Romain Haugue avec Solène Leroux sur l'autre cyberattaque celle qui a touché les impôts un collectif de victimes va déposer une action en justice contre l'Etat elles sont un millier à se joindre à cette action indique ce matin dans le Morning RMC leur avocat mise au point du patron des pompiers de Gironde hier non le porge n'a pas été abandonné au profit du village plus cossu du Lechcapferré c'était l'accusation des habitants du porge les pompiers assurent chiffre à l'appui qu'il y a toujours eu plus de moyens au porge qu'à l'ège durant les 48 premières heures de ce feu qui a finalement ravagé 42 000 hectares la préfète de Gironde est attendue sur place aujourd'hui des pompiers héros de l'été mais aussi cibles des voleurs série de cambriolages de casernes 5 ce mois-ci du Rhône à l'Isère et à chaque fois Julie Brault c'est du matériel de désincarcération qui disparaît et qui peut servir pour de futurs vols

55:05
Invité

c'est au petit matin lors de l'inventaire quotidien du matériel que le sapeur-pompier Fabien Flyol constate le vol de deux pinces de désincarcération des outils capables de découper la tôle des voitures pour secourir des victimes de graves accidents de la route le préjudice s'élève aux alentours de 20 000 euros donc il y a un vrai coût après c'est un coût moral parce qu'on s'imagine pas être la cible d'un cambriolage pour voler du matériel qui sert justement apporter ce cours aux gens donc c'est moralement inacceptable Dans le département voisin du Rhône quatre autres casernes ont été cambriolées entre le 7 et le 18 août du matériel similaire a là aussi été dérobé déplore le secrétaire général CGT du SDIS de l'ISER C'est sûr que quand on a un appareil qui permet de soulever des charges importantes ou de découper toutes sortes de tôles oui on comprend que ça peut intéresser les personnes malveillantes Selon nos informations l'une des hypothèses des enquêteurs est que les pinces dérobées puissent servir à des cambrioleurs pour entrer par effraction dans des habitations les autorités ont depuis renforcé la surveillance autour des casernes de la région

56:05
Présentateur

Julie Braud du service police-justice de RMC une enquête ouverte et deux versions qui s'opposent le député insoumis de Marseille Sébastien Delogu porte plainte pour violence volontaire tandis que trois policiers l'ont faite eux pour outrage à agent après une altercation dans le hall de l'immeuble de l'élu les policiers y recherchaient le suspect du vol d'une montre de luxe 8h05 sur RMC on en vient à ce substitut au cannabis légal mais devenu trop fort et trop addictif les consommateurs de CBD eux-mêmes alertent sur les réseaux sociaux le problème ce sont des molécules de synthèse ajoutées dans certains produits avec à la clé des malaises des intoxications et de l'addiction Louise Salet vous avez mené l'enquête pour RMC c'est légal donc mais ça peut aussi être dangereux

56:52
Invité

oui des anciens fumeurs de cannabis illégal m'ont confié avoir acheté en magasin des fleurs de CBD sur lesquelles avaient été pulvérisés en laboratoire des molécules chimiques qui imitent les effets du cannabis c'est un ajout tout à fait légal que les venteurs mettent d'ailleurs en avant mais ces consommateurs ont été surpris par la puissance de ces substances ça a monté beaucoup plus vite au crâne d'une manière assez forte et je savais que j'allais être sur mon canine et que j'allais plus bouger je l'ai pris et j'ai commencé à avoir très mal au cou très très très mal au dos je sentais mon coeur battre partout et là le trou noir je ne voyais plus rien et je ne sais pas ce qui s'est passé je me suis réveillée dans une mort de vomi dans mon salon j'ai eu très très très peur sur 8 boutiques spécialisées dans lesquelles je me suis rendue au hasard dans Paris 6 proposées du CBD contenant ces molécules aux effets psychotropes c'est-à-dire euphorisant planant c'est dans ces termes que les vendeurs m'ont décrit leurs produits alors que le CBD est censé être simplement relaxant

57:48
Présentateur

et donc avec des conséquences graves sur la santé

57:51
Invité

oui depuis plus d'un an l'agence de sécurité du médicament a reçu 500 signalements une hausse préoccupante d'intoxication liée à ces molécules appelées cannabinoïdes de synthèse Nicolas Hautier est psychiatre et pharmacologue c'est ce qui est observé par les urgences aussi des hôpitaux qui voient arriver des consommateurs de cannabinoïdes de synthèse dans des états d'angoisse majeurs des palpitations qui ne s'arrêtent pas parfois avec une paranoïa très importante alors qu'ils ne sont pas du tout schizophrènes et on voit encore plus de complications qu'avec le cannabis naturel et pourquoi ces produits ne sont pas illégaux et bien parce qu'à chaque fois qu'une molécule est interdite une nouvelle est inventée et finie en toute légalité dans les magasins de CBD

58:31
Présentateur

choix de la rédaction signé ce matin Louis Salé pour RMC c'est la rentrée des patrons aujourd'hui ouverture des rencontres des entrepreneurs de France à Roland-Garros alors que RMC vous dévoile ce chiffre ce matin plus de 33 000 d'entre eux ont perdu leur emploi au premier semestre c'est 7% de plus que l'an dernier étude menée par l'association GSC et la société Altares et d'ailleurs Bruno Le Maire sera mon invité notez-le à 8h30 dans le face-à-face en football Lyon n'a pas le droit à l'erreur ce soir 21h barrage retour d'accession à la Ligue des Champions contre Fenerbahce il y avait eu un partout au match allé ce sera cette fois à Lyon et les autorités craignent des débordements avec les supporters turcs Nicolas Pelletier oui le premier match de la saison classé à haut risque par les autorités plusieurs unités de force mobile sont déployées depuis hier soir dans les rues de Lyon pour éviter des affrontements entre supporters des policiers et gendarmes seront aussi visibles tout au long de la journée dans la ville et autour du groupe Amas Stadium où 2200 supporters turcs sont attendus dans un déplacement officiel et encadré mais la crainte des autorités ce sont les fans en dehors de ce déplacement le club lyonnais a déjà bloqué 400 places disponibles à la revente ce soir toute personne en dehors du parkage qui célèbre un but du Fenerbahce sera exfiltrée par le service d'ordre l'OL veut à tout prix éviter les incidents qui avaient pu se produire en 2017 et en 2024 face au club turc du Besiktas coup d'envoi 21h à suivre sur RMC puis les Etats-Unis à l'unisson et c'est rare pour rendre hommage à une légende de la country La chanteuse Dolly Parton est morte des suites d'un cancer à 80 ans des tubes comme Jolene que vous entendez Apolline je sais que vous n'êtes pas vous n'êtes pas la seule ça me donne une émotion non mais je vous jure je trouve que cette chanson elle est sublime mais vous êtes comme qui on sait figurez-vous Apolline qui on sait qui ça je l'ai toujours su une artiste talentueuse et déterminée tout comme Taylor Swift aussi qui elle décrit une artiste éternellement généreuse Donald Trump lui a décrété la mise en berne des drapeaux dans le pays pendant une semaine Oh là là il faut ça il faut ça Joli Merci beaucoup Victor il est 8h09 et bien sûr qu'il y a de l'émotion mais on repasse au sérieux il y a Didier qui est avec nous au 3216 Bonjour Didier Bonjour Comment ça va Didier ?

Vous nous appelez parce que vous vouliez réagir vous aussi à ces propositions je rappelle le contexte depuis hier chacun parle de ces propositions sur la taxation des héritages Mathilde Pano a mon micro qui disait à partir de 12 millions on prend tout il y a la CFDT Marine Isléon qui dit il faut taxer dès le premier euro alors qu'aujourd'hui la barre c'est 100 000 euros vous en pensez quoi vous Didier ? Moi personnellement je viens d'hériter il y a peu de temps Félicitations j'ai envie de dire même si c'est toujours mêlé de tristesse j'imagine Didier comment ça s'est passé ? Ça s'est bien passé je vais payer 12% en gros de taxes sur l'héritage c'est une somme

1:01:31
Invité

à laquelle je n'avais pas

1:01:33
Présentateur

idée d'avoir quand le notaire m'a dit vous vous rendez compte vous allez payer autant je lui ai dit oui mais

1:01:39
Invité

si c'est pour le bien social si c'est pour notre système social moi ça ne me dérange pas et le notaire m'a dit oui mais ça se trouve l'argent sera mal dépensé ça c'est autre chose

1:01:49
Présentateur

si l'argent est mal dépensé c'est autre chose vous avez fait un vrai débat politique avec votre notaire j'aime bien vous avez fait un vrai débat politique donc je paye 12% de frais de succès ça veut dire 12% pardon Didier mais je me permets de rentrer un peu dans les chiffres ça veut dire que c'est plus que effectivement les 100 000 euros mais ce n'est pas non plus les héritages les plus importants où ça peut aller jusqu'à 40% voire 60% si ce n'est pas en transmission directe

1:02:13
Invité

c'est ça c'est ça non non c'est un petit héritage de ce qu'on soit

1:02:18
Présentateur

voilà mais c'est bien non mais je trouve Didier votre approche en gros vous vous dites il faut taxer proportionnellement et est-ce qu'on pourrait taxer dès le premier euro alors dès le premier euro

1:02:29
Invité

je trouverais ça dur parce qu'en fait je vois mon père il est hérité de sa mère il a touché 5000 euros enfin il y avait 5000 euros d'héritage en tout donc je trouverais dur d'avoir pris ça à mon père mais après toute une vie après toute une vie moi je trouve que 100 000 euros c'est une bonne c'est une bonne approche ça permet à des gens qui n'ont pas d'argent moins de 100 000 euros ils ont 100 000 euros qui viennent directement chez eux ça peut permettre aussi de changer une vie de payer une maison de rembourser des traits

1:02:58
Présentateur

voilà et au-delà de 100 000 euros ça commence quand même à enfin on peut laisser une partie je trouve intéressant de me dire que vous avez dit à votre notaire bah non finalement je les paye volontiers Arthur et oui vous avez raison dans ce que vous dites Didier parce que quand on pense au modèle social le modèle social il a aussi permis à des gens de faire fortune et de gagner de l'argent tant qu'il marche c'est exactement ça tant qu'il marche donc je dis bien sûr qu'il ne faut pas taxer le premier euro tout ça paraît extravagant mais le modèle social il permet aussi d'aménager sa vie et de la gagner ça existe aussi sur les plus grosses transmissions parce que c'est ça le sujet bien sûr le sujet c'est est-ce que des gens vont être obligés de vendre des entreprises finalement pour pouvoir payer c'est ça le seul sujet c'est ça le seul sujet et après l'autre sujet c'est comment on fait pour dynamiser tout ça et inciter le plus possible à transmettre son patrimoine à ses enfants voire petits-enfants pour qu'ils fassent tourner l'économie française Didier je précise d'ailleurs que vous avez 58 ans que vous nous appeliez de Dijon et 58 ans on le disait en moyenne les français héritent aux alentours de 50 ans merci pour votre témoignage Didier 8h13 sur RMC dans un instant on va parler climat parce que 63% des français estiment qu'à l'aube de cette année très politique et bien les politiques n'ont pas de réponse concrète et crédible sur le climat et après cet été particulièrement inquiétant pourtant la politique du climat ça passionne les français François Gemmène est en direct avec nous dans un instant bonjour bonjour spécialiste du climat membre du GIEC les politiques considèrent ce sujet comme secondaire voilà ce que vous regrettez vous nous le dites dans un instant 8h13 RMC jusqu'à 9h Apolline Matin

1:04:38
Invité

Apolline de Malherbe

1:04:39
Présentateur

il est 8h16 très belle journée sur RMC et RMC Story 63% des français considèrent qu'aucun parti politique aucun candidat n'a de proposition vraiment crédible face aux changements climatiques bonjour François Gemmène bonjour merci d'être en direct avec nous vous êtes spécialiste du climat membre du GIEC finalement est-ce que ça veut dire que les français sont en avance sur la classe politique ah bah depuis longtemps je dirais que sur le sujet du climat ça fait longtemps que la société française dans son ensemble est quand même en avance sur la classe politique qui donne quand même l'impression d'être un peu à la remorque de la société et d'être sans cesse prise au dépourvu face aux impacts du changement climatique alors ceci je trouve les français peut-être un peu sévères on peut pas dire qu'il y ait rien du tout mais on a l'impression qu'il y a des propositions éparses un peu de ci de là un grand plan clim un congé climatique un ministère de l'eau tout ça est sans doute intéressant mais n'est pas très structuré dans un programme et je crois qu'en fait ces mesures ne deviennent surtout des marqueurs idéologiques pour distinguer la gauche de la droite et donc deviennent en quelque sorte des épouvantails vous voulez sortir l'écologie de l'idéologie c'est d'ailleurs ce que souhaite aussi Jean-Marc Jancovici autre spécialiste du climat et de l'énergie il annonce qu'il va créer une sorte d'assemblée citoyenne pour interpeller les politiques sur des propositions très très concrètes est-ce que vous pensez que c'est nécessaire effectivement d'engager ce débat ?

Pourquoi pas en tout cas je pense qu'il est nécessaire d'engager le débat et effectivement il est absolument nécessaire de donner une forme de continuité à la transition écologique que ce soit pour les questions de décarbonation de réduction de nos émissions ou que ce soit pour les questions d'adaptation le problème c'est que si ce sujet devient une sorte de totem idéologique de la gauche ou de la droite dans une démocratie qui est caractérisée par l'alternance politique le risque c'est qu'un gouvernement ne défasse systématiquement ce que l'autre a fait pour des raisons strictement idéologiques on voit bien à quel point l'idéologie a plombé la mise en place de toute une série de mesures pragmatiques sur la climatisation sur le nucléaire sur d'autres sujets il faut absolument tracer une véritable continuité et donc effectivement ça implique de sortir de l'idéologie pour regarder les solutions qui fonctionnent oui François on disait il y a quelques années l'écologie ce sera pas un parti vert mais ce sera un peu de vert dans tous les partis c'est quand même ce qu'on voit aujourd'hui moi ce qui m'inquiète c'est est-ce que plutôt le déficit n'est pas au niveau des propositions qui soient emballantes qui soient séduisantes c'est-à-dire que est-ce que finalement tout ce qu'on nous propose ne relève pas de la contrainte de l'écologie punitive en fait bien sûr c'est pour ça que en fait c'est pas très vendeur politiquement dans une campagne alors effectivement un point positif je crois c'est que tous les partis aujourd'hui se saisissent un peu de ce sujet et évidemment aucun candidat à la présidentielle ne pourra faire l'économie je pense d'en parler ça va être un peu une figure imposée par contre le problème c'est que c'est souvent peut-être pas toujours mais souvent présenté en termes de contraintes d'efforts à fournir de coûts supplémentaires de sacrifices auxquels consentir c'est-à-dire des trucs qui ne font pas rêver les français des trucs dont personne n'a envie l'enjeu c'est de présenter comme un vrai projet économique un vrai projet de société pour le 21ème siècle et ça le débat est lancé vous viendrez en studio nous en parler merci François Gemmène d'avoir répondu effectivement à cette inquiétude des français je le rappelle 63% des français considèrent que sur ces questions cruciales les politiques n'ont pas de réponse à la hauteur François Gemmène spécialiste du climat et membre du GIEC il est 8h19 c'est l'heure d'Arnaud de Manche

1:08:06
Invité

c'est tous les jours

1:08:10
Présentateur

de Manche bonjour à tous accident de micro bonjour Apolline bonjour les amis alors c'est la rentrée cette semaine sur RMC c'est la rentrée sur BFM mais c'est aussi la rentrée sur BFM Business on l'oublie souvent mais l'actualité économique c'est là-bas que ça se passe grâce aux analyses pointues du couple Edwige Chevrillon et Manuel Le Chip qui reviennent après des vacances à deux bien méritées ça fallait les voir au karaoké de Francfort allez Moumoun 3, 4 oh oui très très belles vacances donc bref qui est banquière bonjour c'est la rentrée sur BFM Business Emmanuel Le Chipre l'essence est toujours à 2,20 euros le litre et oui Moumoun comme le rosé du petit resto près de la banque centrale de Dussol d'Or oh oh oh Dussol d'Or

1:09:19
Invité

c'est fini les vacances tous les deux ça suffit

1:09:26
Présentateur

alors c'est vrai que l'essence reste chère car le détroit d'Ormouz est toujours bloqué ça n'en finit pas cette histoire oh la la quelle histoire ça le détroit des fois il est ouvert et puis des fois il est fermé en ce moment il est fermé fermé vous l'avez eu si vous avez si vous avez loupé l'actu Ormouz en juillet et août je vous résume alors on a eu fermé ouvert fermé ouvert ouvert fermé fermé ouvert fermé voilà 2 mois d'actu en 4 secondes et pan Alain Duhamel il vient de se prendre mon expertise dans les dents qui lui reste Donald Trump menace de frapper les Iraniens de mettre en place un péage les Iraniens menacent de couler les bateaux il faut une nouvelle réunion avec des médiateurs les Pakistanais et l'ONU ça n'a pas marché non pas bien je propose Hamza la douane

1:10:22
Invité

mais bien sûr

1:10:23
Présentateur

vous savez le gamin avec un pistolet à eau qui faisait payer les gens qui allaient se baigner au canal Saint-Martin voilà Trump et Hamza la douane ils sont faits pour s'entendre ils aiment bien jouer avec les droits de douane c'est bien vu ça et quand t'es pas d'accord avec eux ils tirent dessus donc ils sont parfaits les trois d'hormuzes allez prends ça Alain du Hamel j'aime beaucoup donc Hamza la douane il est allé dans un McDo à Paris il y a quelques jours oui parce que Hamza la douane il voulait plus de frites dans son Happy Meal c'est véridique comme braquage c'est une vraie histoire c'était des frites sinon il jetait que la mousse tremble Jacques Messrine non en vrai pas sûr que Netflix fachète les droits parce que là la caissière était paniquée alors j'ai son pistolet avec de la mayonnaise et là les flics arrivent Hamza fais pas le camp pose ce pistolet à haut par terre nos voitures ont des essuie-glaces t'as aucune chance si tu te tiens à carreau à tes 18 ans on t'embauche et tu conduiras le blindé avec le canon à haut jamais je vais vous tirer dessus avec la mayonnaise et là t'as Manu le Chypre qui arrive et qui fait pour attraper la mayonnaise vous faites très bien le bruit de la mayonnaise Arnaud

1:11:30
Invité

voilà c'est encore un peu les vacances

1:11:33
Présentateur

Balibagayoko le maire de Saint-Denis visé par une enquête pour des tournements de fonds publics au sujet de son ancien poste à la RATP oui on est tous tombés des nues avec ça à la RATP il y a des emplois qui sont pas fictifs il y a vraiment des gens qui sont censés travailler quand tu vois la gueule du métro parisien c'est pas évident bref Bali s'est fait choper Bali c'est ballot oh non on nous le vendait comme le Barack Obama français finalement c'est juste le François Fillon du 9-3 et alors chez les républicains et OERN ça y est on a enfin changé d'opinion sur Bali Bagayoko maintenant on le respecte on est là il est des nôtres il a détourné comme les autres très bon et c'est l'occasion Apolline du premier quiz de la saison ce politique a-t-il exercé cette profession attention c'est parti c'est un très beau goût avant d'être ministre Monique Barbu était imam non non Emmanuel Macron a été banquier on dirait pas et pourtant c'est vrai Xavier Bertrand était assureur oui l'assureur du non pas du Poitou de je sais plus où du Nord Eric Zemmour a tenu une chicha au Berleter non c'est pas et bien c'est vrai

1:12:51
Invité

Eric Ciotti

1:12:54
Présentateur

a été borne kilométrique sur la nage de 1912 Nicolas Sarkozy a été fleuriste chez Hermès à Neuilly si c'est vrai c'est vrai c'est pendant ses études c'est authentique DSK lui travaillait chez Herpes à Neuilly ça c'est faux Gérard Larcher Gérard Larcher était vétérinaire oui il était toujours et puis après il s'est recyclé en gériatrie au Sénat avant d'être ministre Gabriel Attal était un fœtus Jack Lang a été DRH pour une société minière non c'est une calomnie calomnie je n'ai jamais recruté de mineurs c'est le genre de mensonge que l'on entend chez Apolline de Malherbe dans des rubriques dans des rubriques de persiflage prétendument humoristique j'en parlais avec mon ami Jeffrey qui me disait un véritable humoriste c'est Woody Allen bah oui j'ai tout à apprendre son ami Woody maintenant il est 8h20 sur RMC et BFM TV mon invité c'est Bruno Le Maire l'ancien ministre de l'économie mais il n'a pas vraiment envie d'en rester là vous allez voir à tout de suite il est 8h30 tout de suite sur RMC c'est le face-à-face avec Bruno Le Maire ancien ministre de l'économie

1:14:10
Invité

RMC jusqu'à 9h

1:14:13
Présentateur

Apolline Matin face-à-face

1:14:18
Invité

Apolline de Malherbe

1:14:20
Présentateur

il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Bruno Le Maire bonjour Apolline de Malherbe merci d'être avec moi pour répondre à mes questions ce matin vous êtes l'ancien ministre de l'économie évidemment vous êtes aussi auteur votre dernier livre c'est le temps d'une décision et puis désormais vous êtes auteur aussi d'un manifeste vous venez de le publier ça s'appelle Pour une autre France en préparant cette interview pour tout vous dire j'oscillais entre d'un côté une interview très sérieuse

1:14:44
Invité

parce que vous êtes un homme sérieux que vous avez fait des propositions très sérieuses très travaillées assez révolutionnaires pour certaines

1:14:49
Présentateur

et en même temps à chaque fois que j'écrivais une question je me disais mais pourquoi lui ? c'est à dire pourquoi est-ce que Bruno Le Maire qui a quand même été à la tête des finances de l'Etat pendant 7 ans

1:15:00
Invité

serait crédible pour faire la leçon et dire on change tout ?

1:15:04
Présentateur

D'abord je m'en voudrais de vous créer des mots de tête à Poïse vous inquiétez pas je vais essayer de répondre très clairement à votre question ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique j'ai occupé plein de fonctions le ministère de l'agriculture le ministère des finances et puis j'ai pris ma liberté je travaille pour ASML le géant des semi-conducteurs je travaille pour l'aide sociale à l'enfance côté Signe Gréco qui est une chef de service exceptionnelle à l'hôpital Necker et j'ai du temps pour réfléchir et regarder où en est la France et je suis obligé de me dire voilà ça fait 30 ans que je me suis engagé dans la vie publique et fin 2026 on en est où ?

8% de taux de chômage on en est au bord du Pays-Pays-Pays on n'en est pas là où on devrait être 8% de taux de chômage un déficit qui continue de progresser alors qu'il n'y a plus ni Covid ni début de la guerre en Ukraine une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 alors que si j'ai une fierté c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays donc nous n'en sommes pas là où nous devrions être nous les Français donc je prends toute ma liberté pour dire des mesures ne suffiront pas un catalogue de propositions ne suffira pas il faut une nouvelle vision pour le pays ce que j'appelle une autre France qui nous permet de basculer du vieux modèle qui a échoué et j'ai participé à ça j'ai voulu j'ai essayé il faut faire comme en 1958 il faut recréer un nouveau modèle dans un nouveau monde vous avez un monde qui est marqué par quoi ?

le retour de la brutalité sur la géopolitique la transformation climatique qui nous prend tous de coup elle va beaucoup plus vite que prévu et une accélération technologique je suis aux premières loges en travaillant pour le premier producteur de semi-conducteurs en Europe et le seul géant technologique en Europe on ne peut pas garder le vieux modèle il est en échec vous avez trois grandes priorités vous avez trois grandes priorités on va y revenir l'autorité la prospérité la souveraineté la dette c'est le mot il y a deux questions en particulier là en ce début en cette rentrée politique c'est la question du rapport à la dette et aussi la question du rapport à l'héritage sur la dette d'abord Jean-Luc Mélenchon d'un côté qui dit il faut brûler la dette alors une partie il parle de celle qui est détenue par la BCE ou par la Banque de France et puis de l'autre côté

1:17:18
Invité

ceux qui disent non non il faut coûte que coûte revenir dans la trajectoire vous vous dites attention on est carrément au bord d'un moment où il y a une crise de souveraineté la France pourrait être mise quoi sous tutelle est-ce que vous vous inquiétez de ça ?

1:17:33
Présentateur

est-ce que c'est réaliste ?

c'est bien sûr que je m'inquiète de ça les propositions de Jean-Luc Mélenchon qu'il aille au bout de son raisonnement qu'il courage d'assumer ses positions déchirer la dette française comme il le propose brûler les titres de dette c'est foutre le feu au pays et c'est sortir de la zone euro donc ça c'est un choix ça a le mérite de la clarté mais faisons preuve de clarté à un moment qui est si grave dans l'histoire de notre nation c'est une sortie de l'Europe regardez ce qu'a donné le Brexit pour la Grande-Bretagne ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu européen et ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu international et ça a appauvri la Grande-Bretagne si on veut la même chose pour la France on suit les recommandations de M.

Mélenchon on annule les dettes françaises et on sort de la zone euro parce qu'il est évident que nos partenaires de la zone euro sont bien gentils et ne remboursent pas leurs dettes ils sortent du club et ne sortent plus ils ne participent plus à la zone euro est-ce que là-dessus vous avez été ministre de l'économie

1:18:33
Invité

la dette n'a jamais été aussi énorme

1:18:35
Présentateur

j'ai dit à de multiples reprises que j'assumais mes responsabilités maintenant j'aimerais qu'on regarde devant et qu'on regarde aussi si je peux me permettre on s'est débarrassé du ministre des finances de l'époque c'est lui le problème c'est lui les 1000 milliards d'euros de dettes on en est où aujourd'hui ? pire 1300 milliards d'euros de dettes pire je ne peux pas dire mieux que vous pire est-ce qu'il y a quelque chose qui justifie ?

vous avez l'impression d'avoir été un peu le fusible confortable pour Emmanuel Macron vous dites on a un très bon philosophe français qui s'appelle René Girard qui disait que lorsque quelqu'un veut résoudre le problème le bouc émissaire et que les gens ne sont pas d'accord pour résoudre ce problème on l'élimine ça s'appelle le sacrifice réconciliateur donc la personne est éliminée mais le problème reste entier moi mon sujet c'est de régler le problème de finances publiques du pays quelques remarques là-dessus d'abord le sujet prioritaire ce n'est pas la dette c'est le déficit c'est le déficit qu'il faut maîtriser parce que quand les marchés nos prêteurs voient que nous ne maîtrisons pas notre dépense publique et que les déficits augmentent comme c'est le cas aujourd'hui alors qu'il n'y a aucune raison pour le faire et bien ils nous font payer plus cher donc les taux d'intérêt explosent 3,9 4 4,1% peut-être bientôt 4,5 voire 5% de taux d'intérêt ça pèse sur la charge de la dette donc c'est autant d'argent en moins pour les hôpitaux pour les écoles pour les collèges puis ça pèse ensuite sur votre capacité d'emprunt quand vous voulez acheter un logement comment on fait pour réduire ce déficit regardez ce que j'ai écrit vous proposez vous des mesures d'urgence des indexations de taux il faut activer le frein d'urgence pension de retraite aide sociale barème de l'impôt sur le revenu ça revient en quelque sorte à une année blanche il faut une règle un frein d'urgence et une méthode la règle a été proposée par Thierry Breton je le rejoins parfaitement il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics de niveau constitutionnel pour qu'elle s'impose à tous les partis politiques je le redis j'en étais le témoin si vous n'avez pas cette règle constitutionnelle de toute façon les partis politiques ne veulent pas le rétablissement des comptes donc il faut leur imposer par la constitution c'est la règle d'or deuxième chose il faut une méthode la méthode c'est d'avoir un ministre des finances je l'ai proposé dans mon texte qui a un droit de veto sur toutes les propositions de dépenses des ministres qui veulent toujours faire une annonce le matin pour dire qu'ils ont dépensé tant ici ou là il faut réduire le pouvoir d'amendement des parlementaires j'ai fait 7 budgets à 7 budgets les parlementaires m'ont proposé des dépenses supplémentaires donc réduisons la capacité la possibilité même de faire des propositions de dépenses supplémentaires bien sûr c'est toujours des propositions de dépenses supplémentaires c'est ce qui se passe en Grande-Bretagne on limite le droit d'amendement des parlementaires pour éviter les dépenses et puis il faut activer le frein d'urgence et ce frein d'urgence il doit être efficace et juste équitable ça veut dire quoi ?

ça veut dire que oui il faut désindexer les pensions de retraite les minima sociaux le barème de l'impôt sur le revenu préserver évidemment les petites retraites c'est pas les petites retraites

1:21:24
Invité

ça s'arrête où ?

1:21:25
Présentateur

mais les petites retraites quand vous avez touché 1200-1300 euros par mois de retraite il est évident que désindexer votre pension peut vous mettre dans une situation extraordinairement difficile donc on préserve celle-là

1:21:35
Invité

mais pour les autres ?

1:21:35
Présentateur

je laisse ça aux spécialistes qu'il y ait une discussion un dialogue mais le seul frein d'urgence qui est à disposition du gouvernement pour nous permettre d'éviter d'aller dans le mur dans lequel nous allons tout droit en klaxodant c'est la désindexation y compris du barème de l'impôt du barème de l'impôt sur le revenu et des pensions de retraite c'est revoir toutes les allocations qui sont aujourd'hui accordées aux étrangers en situation illégale pour lesquelles nous payons aujourd'hui des montants qui peuvent être extraordinairement élevés là aussi c'est une question de justice vous ne pouvez pas dire aux retraités français attendez on va faire un effort vous allez payer pour cet effort mais en matière de politique migratoire d'aide aux étrangers en situation illégale attention on ne touche rien il faut là aussi que l'on révise l'intégralité des prestations qui sont accordées bouger l'âge de la retraite 65 ans et introduire de la capitalisation je rajoute juste une troisième chose sur le frein d'urgence parce que c'est très important en matière d'équité et je rassure votre éditorialiste je n'ai jamais été socialiste et je n'ai pas vocation à devenir socialiste mais je pense qu'il est très important qu'on demande aux plus grosses fortunes une contribution et que cette contribution ça puisse être pour le financement par exemple de nouveaux services d'urgence dans les hôpitaux ou d'écoles ou de rénovation des universités mais sur le modèle d'une forme de mécénat par exemple c'est ce qui a été fait pour Notre-Dame beaucoup de très grandes fortunes ont contribué qu'est-ce que ça donnera ?

ça donnera ce sentiment très profond que toute la collectivité française toute la nation a compris la gravité du moment refuse de mettre son destin dans les mains de ses créanciers et dit tous ensemble nous allons redresser nos comptes pour retrouver notre liberté Bruno Le Maire et chacun en tirera un bénéfice puisque ça vous permettra ensuite de retrouver des marges de manœuvre pour investir dans les nouvelles technologies dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans les services publics prioritaires qui sont l'hôpital et l'école pour relancer aussi la société il y a la question de l'héritage est-ce qu'il faut Mathilde Panot hier un matin disait à partir de 12 millions on prend tout Marie-Lise Léon la CDT elle dit il faut taxer dès le premier euro de la succession qu'est-ce que vous en pensez ?

c'est étonnant cette manière qu'on a dans le débat public français de poser les mauvaises questions et donc d'apporter des mauvaises réponses pour vous c'est pas la question de la succession ?

quand Marie-Lise Léon il y a un vrai sujet sur les héritages un vrai sujet sur les héritages c'est les classes moyennes qui payent trop de droits de succession c'est ça le vrai sujet le vrai sujet c'est quand vous avez gagné correctement votre vie mais vous n'êtes pas millionnaire et que vous arrivez à la retraite que vous avez un certain pécule une maison un appartement et qu'il faut transmettre à vos enfants vous ne pouvez pas le faire ou alors lorsque vous le ferez après votre décès les droits de succession vont être très élevés les droits de succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens donc moi mon vrai sujet c'est pas à nouveau d'aller dire on va aller taxer les riches si cela pour récupérer un milliard ou deux alors même qu'aujourd'hui on a 160 milliards de déficit à trouver mon vrai sujet c'est de l'efficacité pour lutter contre la dérive des comptes et de la justice pour tous ceux qui bossent qui travaillent et qui n'en peuvent plus au moment de l'héritage les classes moyennes qu'on leur demande un effort encore plus important je propose par exemple ça me paraît plus intéressant de regarder comment est-ce que vous pouvez transmettre de votre vivant davantage d'argent à vos enfants à vos neveux à vos nièces libres de droits libres de taxes libres de frais

1:24:58
Invité

vous en avez parlé

1:24:58
Présentateur

avec Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau est-ce que vous travaillez ensemble est-ce que vous vous dites tiens il y a une idée même peut-être d'une grande primaire du centre est-ce que vous travaillez sur ces questions avec eux ou est-ce que vous travaillez dans votre coin je travaille pas du tout dans mon coin mais je travaille d'abord avec les gens que j'ai rencontrés avec les français pas avec les partis politiques ensuite c'est quoi les conditions d'une victoire pour nous tous collectivement la première condition c'est l'offensive moi je suis à l'offensive matin, midi et soir pour proposer une vision nouvelle du modèle français il est en situation d'échec il faut le refonder ça veut dire qu'ils ne le sont pas aussi c'est-à-dire qu'ils sont tous sur le terrain chaque jour il y a des propositions aujourd'hui Edouard Philippe et Gabriel Attal font des propositions sur l'école mais c'est très bien je dis simplement que nous devons être beaucoup plus radical beaucoup plus offensif et présenter surtout une vision globale une présidentielle c'est pas prendre le sujet éducation puis le sujet finance publique puis le sujet défense et à chaque fois apporter ses propositions sur tel ou tel sujet c'est-à-dire c'est quoi notre vision globale du pays quand je dis les trois priorités c'est la prospérité l'autorité et l'intégration européenne sur la prospérité c'est quoi le problème on le voit tous il est très simple tous ceux qui travaillent payent tout et ceux qui bossent n'en peuvent plus de payer en charge en cotisation en impôts des sommes qui sont de plus en plus importantes dans les années 70 quand vous gagnez 100 euros vous en gardiez 70 aujourd'hui quand vous gagnez 100 euros au niveau du salaire moyen vous en gagnez à peu près 50 vous en gardez à peu près 50 54 très exactement qu'est-ce que ça veut dire ?

ça veut dire que dans les années 70 en une génération vous pouviez doubler votre niveau de vie aujourd'hui il faut attendre les calendes grecques pour arriver à améliorer votre niveau de vie donc le vrai sujet de fond sur ce premier thème de la prospérité c'est de dire désormais notre modèle social ne sera plus financé par le travail ça va servir à quoi ? est-ce que vous voulez être influenceur de ces présidentielles ou est-ce que vous voulez être candidat ?

j'ai une évocation ni à être socialiste ni à être influenceur je suis engagé dans le débat politique mais ma singularité c'est que je mets le pays la France avant ma personne ma personne elle compte pas beaucoup dans cette histoire non non je ne dis pas tout je ne suis pas candidat ce n'est pas du tout mon calendrier ce n'est pas du tout mon calendrier et je dis simplement que nous sommes dans une élection grave c'est une question de calendrier et c'est une question d'écoute des français les français ne sont pas dans la campagne présidentielle vous y êtes les restants politiques y sont c'est normal c'est légitime je pense qu'ils commencent à regarder progressivement mais nous n'avons aucune chance de desserrer l'étau entre le Rassemblement National et la France Insoumise si notre proposition se résume un combat de coq entre les personnes et c'est le cas aucune chance et c'est le cas donc il est urgent de revenir un débat collectif entre nous sur ce que nous voulons pour le pays

1:27:59
Invité

je viens de vous demander si vous baissiez ensemble à une vision

1:28:01
Présentateur

quand vous préparez quelque chose quand vous réfléchissez que vous avez 30 années d'espèce derrière vous c'est du silence c'est du retrait c'est réfléchir à ce que vous voulez dire pour les français et ça donne le manifeste que j'ai publié qui est consultable sur mon site internet www.uneautrefrance.fr je le dis pour tous ceux qui voudraient le lire

1:28:21
Invité

uneautrefrance.fr

1:28:22
Présentateur

uneautrefrance.fr mais je le redis la seule façon pour nous d'écarter le spectre d'un deuxième tour entre Rassemblement National et LFI c'est pas d'être contre c'est d'être pour c'est de montrer qu'on a envie on a envie vraiment de proposer quelque chose de radicalement différent on va pas se contenter d'une mesure ici où là vous trouvez que là chacun desserre ou resserre les boulons c'est pas à la hauteur à vos yeux pour le moment mais on a du temps encore devant nous je veux dire s'il y a un candidat qui émerge à la fin de l'année vous vous dites d'ici la fin de l'année d'ici quoi d'ici Noël il faut que l'un de nous c'est à dire le centre bien sûr ait vraiment réussi à sortir du plomb bien sûr et ça formera une équipe enfin personne ne pense une seconde enfin je l'espère que tout le monde a suffisamment de lucidité pour comprendre qu'il n'y aura pas de sauveur que c'est une équipe qui sauvera le pays et que par conséquent ce qui compte c'est pas de se mettre soi-même en avant c'est dire voilà la vision que je propose mais pourquoi vous ne faites pas une primaire à partir de là David Lissnard dit faisons une grande primaire comme on avait fait en 2016 c'est la responsabilité qui avait été candidat pourquoi pas c'est la responsabilité des partis je ne suis pas chef de parti vous leur poserez la question si nous avons une vision qui est claire on s'y retrouve tous puisque vous le voyez bien Gabriel Attal est dans un parti Edouard Philippe est dans un autre Bruno Retailleau encore un autre alors qu'en réalité ils ont pas mal en commun vous aussi mais bien sûr mais regardons chacune des visions que je propose si vous laissez les partis décidés ça ne marchera jamais mais je reviens au fond parce que je pense que ces histoires de partis d'arrière cuisine quand vous allez au restaurant on n'a pas envie de voir ce qui se passe dans la cuisine on a envie de voir ce qu'il y a dans votre assiette qu'est-ce que vous mettez dans l'assiette des français moi je leur dis 1 nous allons financer le modèle social par la taxation de la consommation la taxation des importations la taxation des géants du numérique et du coup on va pouvoir alléger massivement les charges qui pèsent sur les salaires pour qu'à la fin du mois vous ayez un salaire net plus élevé et que le travail enfin paye dans le pays est-on d'accord oui ou non pour le moment j'ai vu personne

1:30:17
Invité

Gabriel Attal le dit par exemple il faut que le travail paye

1:30:20
Présentateur

je crois que Edouard Philippe le dit aussi je suis d'accord

1:30:22
Invité

je pense que Bruno Rotaillou également

1:30:23
Présentateur

Apolline de Malherbe comment ? l'argent il tombe pas du ciel

1:30:27
Invité

c'est là que c'est difficile comment est-ce que vous allez faire pour

1:30:34
Présentateur

je repose ma question pour sortir de l'image

1:30:37
Invité

de celui qui a quand même dilapidé une partie de l'argent public

1:30:38
Présentateur

comment le faites-vous pour basculer d'un financement sur le travail au financement sur une autre base pour que le travail paye dans notre pays je fais ma proposition je mets carte sur table que chacun mette carte sur table et ensuite on regardera tous entre nous ce qui convainc le plus les français même chose sur l'autorité de l'état j'ai proposé une réforme totale de l'organisation du pays état, région bloc communal les départements qui fusionnent avec les régions 10 ministres pas un de plus la réduction du nombre de parlementaires la suppression du 49-3 pour éviter de donner un sentiment de brutalité aux français quand on adopte une loi un premier ministre qui est chef d'équipe m'a misé finance qui a un droit de veto je le redis sur les dépenses publiques c'est un programme mais c'est pas une question de programme c'est une vision pour le pays qui doit permettre au pays d'être plus efficace qu'on se dise qui est responsable de quoi je comprends pas

1:31:29
Invité

pourquoi vous l'assumez pas

1:31:31
Présentateur

pourquoi j'assume pas quoi

1:31:33
Invité

bah qu'en réalité quand vous dites on verra lequel d'entre nous convainc le mieux ça veut bien dire qu'en réalité vous êtes dans la course

1:31:39
Présentateur

mais c'est pas du tout une course enfin un pigne de malherme

1:31:42
Invité

non mais c'est pas une course non mais ne faisons pas les hypocrites

1:31:45
Présentateur

c'est pas une course au sens où effectivement c'est pas une course de petits chevaux mais malgré tout c'est une élection vous êtes un homme politique suffisamment aguerri pour savoir qu'en réalité ce qui se joue et c'est du débat des idées je ne dis pas que ce n'est pas un débat des idées mais c'est un débat d'idées et celui qui aura les idées les plus convaincantes pour son camp les portera bien sûr mais je ne disais pas ce que je dis à une histoire de course de petits chevaux c'est pas du tout le cas ce que je veux simplement dire c'est que vous vous mettez des propositions très concrètes très solides les uns voilà chacun peut être d'accord

1:32:16
Invité

pas d'accord

1:32:16
Présentateur

mais comme il y a avec Patrick Pano

1:32:18
Invité

vous avez des idées

1:32:18
Présentateur

claires ces propositions elles sont là pour défendre une vision de long terme du pays et je le redis faire basculer le pays d'un vieux modèle qui a échoué

1:32:26
Invité

jusqu'à un nouveau modèle

1:32:29
Présentateur

la deuxième chose qui me paraît totalement essentielle c'est pas une élection comme les autres j'aimerais juste qu'on mette un peu de gravité là-dedans et vous n'allez pas me faire dire tiens je vais réfléchir je vais être candidat c'est trop grave enfin qu'est-ce qui se passe actuellement Apolline de Malherbe dans notre pays ce qui se passe dans notre pays c'est que nous sommes à deux doigts d'avoir une élection où vont se confronter pour la première fois depuis 1958 des visions de la société qui sont irréconciliables on n'est même pas en 81 où il s'agissait de savoir si on allait taxer un peu plus les uns taxer un peu moins les autres quel modèle économique à l'époque c'était quand même considéré Apolline de Malherbe c'est des visions de la société qui sont totalement incompatibles la vision de la France insoumise c'est une vision communautariste haineuse du pays qui va susciter l'hostilité entre les français le rassemblement national c'est une vision de la république étriquée où les libertés publiques sont réduites donc les gens ont peur ils sont inquiets donc nous notre devoir les partis de gouvernement c'est d'abord de faire émerger une autre vision de la société dans laquelle on montre aux français que ce 21ème siècle qui commence mais ça tombe bien on a tout pour y réussir c'est un siècle de nouvelles technologies on n'a jamais été aussi bon sur l'intelligence artificielle les nouvelles technologies les technologies de rupture que la France c'est un siècle où on va avoir besoin d'énergie décarbonée la France a le nucléaire c'est un siècle où on va avoir besoin de créateurs et de gens inventifs il n'y a pas un peuple plus imaginatif et créatif que les français il faut simplement que nous changions notre modèle institutionnel politique économique social comme je le propose dans mon texte pour que tous ces atouts français soient valorisés discutons de ça vous aviez cru au macronisme le macronisme proposait une révolution le macronisme proposait une révolution il promettait une révolution bien sûr j'emploie pas ce terme de révolution

1:34:22
Invité

je ne pense pas qu'il soit approprié on allait très loin dans l'idée d'un nouveau modèle

1:34:26
Présentateur

mais je pense que nous ne sommes pas allés assez loin dans la reconstitution de ce modèle la refondation de ce modèle et c'est l'expérience que je tiens c'est la question que vous me posez qui est une question extrêmement importante on a fait des bonnes choses la réforme de la fiscalité l'allègement de la fiscalité sur les entreprises la manière dont on a protégé face au Covid la relance de l'apprentissage la création d'emplois la réindustrialisation que j'ai portée pendant 7 ans qui a donné des résultats on a ouvert des usines de batteries électriques on a réduit les impôts de production tout ça allait dans la bonne direction qu'est-ce qui a manqué c'est une question que je me pose depuis 2 ans ce qui a manqué c'est qu'on n'a pas transformé la structure et donc si vous gardez la même structure de décision si vous gardez des gouvernements pléthoriques si vous gardez un état dans lequel il y a un ministre une agence une autorité administrative indépendante tout le monde fait la même chose personne ne sait qui est responsable de quoi personne ne sait qui décide si vous continuez à massacrer les gens qui bossent parce qu'il n'y a pas d'autre mot en leur piquant autant de fric à la fin du mois si bien qu'ils n'arrivent pas à s'y retrouver si vous continuez à avoir un pays dans lequel lorsque vous roulez à 10 km heure au-dessus de la limite vous êtes immédiatement sanctionné il y a un radar et la monde arrive tout de suite mais vous pouvez être un violeur et rester en liberté pendant 6 mois et vous n'êtes même pas placé en garde à vue ça ne peut pas marcher nous ne sommes pas allés à la racine du problème français qui est un modèle obsolète merci Bruno Le Maire un modèle obsolète vous proposez une autre France et on peut retrouver votre manifeste donc sur votre site merci à vous il est 8h51 sur RMC BFM TV Apolline Matin c'est terminé

1:36:04
Locuteur

dans un instant les GG et nous on se retrouve demain dès 6h50 sur RMC et RMC Story à demain