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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 17 novembre 2025 14 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleImmigration & asileInstitutions & électionsÉducation & recherche

Céline Hervieu, députée socialiste de Paris | La politique et moi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez identifié des traits psychologiques qu'on peut retrouver souvent chez les hommes et les femmes politiques ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Vous n'étiez pas préparée à faire face à ce genre de choses en politique ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Vous disiez, je n'avais pas anticipé la charge de travail, j'ai commencé à consommer plus d'alcool, plus de tabac...

  • 3:55OuverteRéponse partielle

    Vous le voyez peut-être chez certains de vos collègues aussi ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Vos combats politiques sont très identifiés : la petite enfance, l'aide aux migrants...

  • 5:19ComplaisanteRéponse directe

    C'est une grande fierté de pouvoir accueillir à l'Assemblée nationale des représentants du peuple indigène ici.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « Oui, j'ai identifié plusieurs choses. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « D'abord, souvent un narcissisme un petit peu qui est fragilisé. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « mais j'ai le sentiment qu'il y a comme quelque chose de l'ordre d'une revanche à prendre. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « Exactement, un besoin de reconnaissance, l'envie d'être aimé, d'être reconnu. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Et puis la figure du père. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Non. Préparée à ce point-là, non, non, à ces insultes-là. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « L'antisémitisme, c'est quelque chose pour nous, d'être accusés de ça, c'est le pire, en fait, qu'on puisse nous lancer au visage. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « En tout cas, je ne sais pas si c'est propre au monde politique, mais je dirais qu'une dose de stress comme ça, très intense quand on n'y est pas préparé, oui, en fait, si on n'y prend pas garde, c'est plus généralement du côté de la question de l'hygiène de vie. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « On parle très peu de santé mentale, en fait. »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « Et moi, je constatais, en fait, des situations, des conditions d'accueil qui étaient indignes, en fait, d'un pays comme la France. »
  • 7:34Invité politiqueFait
    « Et de se dire que, voilà, ma mère a grandi sous la dictature militaire. »
  • 8:13Invité politiqueFait
    « Oui, mais c'est la réalité, en fait. »
  • 8:15Invité politiqueChiffre
    « Si vous regardez autour de vous, il y a un Français sur quatre, je crois, qui a un grand-parent au moins qui est étranger. »
  • 9:01Invité politiqueFait
    « Moi, je n'avais pas du tout... Moi, je n'ai jamais envisagé de faire de carrière politique. »
  • 9:34Invité politiqueFait
    « Mais non, c'est plus compliqué qu'on ne le pense. »

Temps de parole

  • Céline Hervieu68 %
  • Présentateur31 %

10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Elle aurait pu se lancer en politique au Brésil puisqu'elle a la double nationalité. Mon invitée a préféré s'engager en France, élue députée à 30 ans. Elle est l'un des nouveaux visages du Parti Socialiste. Bonjour Céline Hervieux.

0:26
Céline Hervieu

Bonjour Clément Mec.

0:27
Présentateur

Je crois que c'est la première fois que je reçois une ancienne psy dans cette émission. Je voulais en profiter. Vous avez notamment exercé en milieu hospitalier. Est-ce que vous avez identifié des traits psychologiques qu'on peut retrouver souvent chez les hommes et les femmes politiques ?

0:41
Céline Hervieu

Oui, j'ai identifié plusieurs choses. D'abord, souvent un narcissisme un petit peu qui est fragilisé. Après, je ne veux pas faire de psychologie de comptoir, mais j'ai le sentiment qu'il y a comme quelque chose de l'ordre d'une revanche à prendre. Et aussi dans le rapport à soi, l'estime de soi. Le besoin d'être aimé des autres en tout cas. Exactement, un besoin de reconnaissance, l'envie d'être aimé, d'être reconnu. Et puis la figure du père. Moi, j'ai identifié ça. Parce que la patrie, la nation, le rapport à la politique, il y a quelque chose comme ça de la figure du père et d'être aimé, d'être reconnu dans son regard aussi. Après, c'est peut-être aussi mes propres interprétations.

Mais en tout cas, la politique, ça aide. La connaissance en psychologie, ça aide dans la politique.

1:30
Présentateur

Mais le milieu politique est parfois difficile. Vous-même, vous expliquiez avoir beaucoup pleuré pendant la campagne législative de 2024, notamment un matin, sur un marché, donc à Paris, vous étiez candidate à Paris, où trois personnes différentes vous ont traité d'antisémites parce que votre parti, le PS, était allié à la France insoumise. Vous n'étiez pas préparée à faire face à ce genre de choses en politique ?

1:52
Céline Hervieu

Non. Préparée à ce point-là, non, non, à ces insultes-là. Moi, j'ai l'habitude de militer dans un quartier, dans un environnement qui n'est pas très pro-PS, qui est plutôt de droite. Le sixième arrondissement. Le sixième arrondissement, exactement. Mais en même temps, avec toujours le respect, c'est-à-dire, même si on n'est pas d'accord avec nous, moi, j'étais sur les marchés, déjà très jeune, et les gens renvoyaient une image positive, même s'ils n'étaient pas d'accord avec nous. Ils nous disaient, bravo d'être là, c'est bien de voir des jeunes engagés, etc. Et ce jour-là, ça a été produit ? Là, ce jour-là, oui, oui, j'ai craqué, mais j'ai craqué à plusieurs reprises dans cette campagne.

Elle a été très intense, de très courte durée.

2:30
Présentateur

Je crois que ce jour-là, votre adversaire politique était sur le marché, Maud Gatel.

2:33
Céline Hervieu

Exactement, Maud Gatel était là. Elle vous a pris dans les bras, quoi. Maud Gatel qui m'a prise dans ses bras pour me réconforter d'une certaine manière, parce que c'était très dur, c'était très injuste. Il y avait une colère de la part de ces personnes, mais qui, en fait, ils s'adressent à vous en tant que personnalité politique, mais moi, je leur disais, vous avez un être humain face à vous, et là, c'est trop dur. L'antisémitisme, c'est quelque chose pour nous, d'être accusés de ça, c'est le pire, en fait, qu'on puisse nous lancer au visage. Donc, c'est très, très dur à vivre. C'était un sentiment d'injustice. Et donc, oui, on craque. D'un point de vue humain, c'est dur à vivre.

3:11
Présentateur

Vous évoquez aussi un autre aspect de la dureté du monde politique en parlant sans tabou de vos débuts comme députés. Vous disiez, je n'avais pas anticipé la charge de travail, j'ai commencé à consommer plus d'alcool, plus de tabac, je cherchais à pallier mon stress par de mauvaises choses. Il y a un risque à tomber dans des pratiques addictives quand on est engagé comme ça en politique, quand on est élu député ?

3:32
Céline Hervieu

En tout cas, je ne sais pas si c'est propre au monde politique, mais je dirais qu'une dose de stress comme ça, très intense quand on n'y est pas préparé, oui, en fait, si on n'y prend pas garde, c'est plus généralement du côté de la question de l'hygiène de vie. Comment vous faites attention à vous ? Comment vous alimentez ? Effectivement, tout ce qui peut vous servir d'anxiolithique comme l'alcool ou le tabac, c'est dangereux.

3:55
Présentateur

Vous le voyez peut-être chez certains de vos collègues aussi ? C'est des sujets dont vous arrivez à parler avec eux ?

3:59
Céline Hervieu

Non, on parle très peu de santé mentale, en fait. On parle très peu de santé mentale et ce qui est arrivé malheureusement à notre défunt collègue Olivier Marlex, à lever aussi à un moment donné, mais très légèrement, cette question justement de comment se sentent les collègues. Et en fait, tous les jours, vous travaillez à côté de votre collègue, mais vous ne savez pas ce qui se passe quand il rentre à la maison. Et puis, on n'en parle pas parce qu'on est dans un milieu où en fait, il faut être fort. On a la carapace. Si vous donnez l'impression que c'est une image publique, et en fait, vous devez renvoyer une image positive parce que vous devez emmener les gens avec vous.

Et heureusement, maintenant, j'ai réussi à gérer ça. J'ai complètement arrêté.

4:32
Présentateur

Bonne nouvelle. Félicitations.

4:33
Céline Hervieu

L'alcool, c'est vraiment avec grande modération. Le sport, voilà, du temps aussi pour soi. Mais c'est vrai que la charge de travail, elle est extrêmement importante. Et moi, je n'avais pas... Pourtant, j'ai souvent beaucoup travaillé dans ma vie. Mais alors, à ce point-là, les horaires...

4:45
Présentateur

De nuit, des week-ends...

4:47
Céline Hervieu

Exactement. C'est sans cesse.

4:49
Présentateur

Alors, en tant que député, vos combats politiques sont très identifiés. Il y a la petite enfance. Il y a l'aide aux migrants. On va voir, d'ailleurs, que c'est à l'origine de votre engagement. Et puis, il y a un sujet plus inattendu qu'on va voir en image. Donc, l'image est étonnante. Le son, également, ça mérite une petite explication, peut-être.

5:19
Céline Hervieu

Eh oui, écoutez, c'est une grande fierté de pouvoir accueillir à l'Assemblée nationale des représentants du peuple indigène ici. En fait, j'ai eu l'honneur d'être nommée présidente du groupe d'amitié France-Brésil. Je suis franco-brésilienne par ma mère.

5:30
Présentateur

C'est ça, l'explication.

5:31
Céline Hervieu

Je suis née en France, mais j'ai baigné dans cette culture brésilienne. Vous êtes totalement bilingue ? Je parle correctement le portugais. Je n'ai jamais pris de cours de portugais. En fait, ma mère m'a parlé depuis toute petite en portugais. Et elle s'adressait à moi, voilà, toute petite. Et donc, elle a habitué mon oreille. Et j'ai parlé avec ma famille. Mais je n'ai jamais pris de cours, d'ailleurs. Peut-être qu'il faudra que je le fasse.

5:50
Présentateur

Et vous votez aux élections brésiliennes ?

5:51
Céline Hervieu

Bien sûr, oui, oui. J'ai la nationalité, donc je vote aux élections présidentielles, uniquement.

5:55
Présentateur

Uniquement ? Oui. Vous n'avez jamais envisagé de faire de la politique là-bas ? Non ? Votre vie reste en France ?

6:00
Céline Hervieu

Sur le ton de la blague, j'en ai parlé avec ma famille. Mais alors, ça n'a rien à voir, le fonctionnement politique brésilien. Honnêtement, je pense qu'on n'a rien à envier. En France, je pense que ça fonctionne un tout petit peu mieux. Même si j'ai du respect pour ceux qui s'engagent là-bas, mais c'est un autre fonctionnement. Et moi, ma vie et mon pays, c'est aussi la France.

6:18
Présentateur

Alors, vous le disiez, votre mère est brésilienne et vit en France depuis des années, loin de son pays. Est-ce que ça peut expliquer votre premier engagement qui n'a pas été politique, mais associatif ?

6:28
Céline Hervieu

Oui, complètement. C'est vrai que cette histoire familiale, évidemment, elle marque... Ma mère est arrivée en France à 35 ans, donc elle avait quand même toute une première partie de vie ailleurs. Elle est arrivée dans de bonnes conditions en France, je tiens à le dire. À l'époque, voilà, elle a été accueillie, elle a appris le français, mais quand j'étais petite, elle me déposait dans une activité quelconque. Et ensuite, elle, elle a laissé en cours de français. Et ce n'était pas une évidence au départ, ce n'était pas simple, je pense.

6:50
Présentateur

Et donc, cet engagement associatif dont je parlais, c'était l'aide aux migrants engagés à la CIMAD, au sein de France Terre d'Asile. Vous êtes allée dans des cadres, des centres d'accueil pour les demandeurs d'asile ?

7:03
Céline Hervieu

Dans le cadre de mes études de psychologie, je faisais une recherche, un mémoire de recherche d'études sur les violences politiques et l'impact que ça avait sur la psychopathologie. C'était des entretiens avec des personnes qui avaient subi des violences politiques, qui étaient demandeurs d'asile. Et j'ai décortiqué, en fait, la procédure d'asile pour comprendre en quoi elle réactivait, voilà, des traumas. Plus globalement, cette question de comment, en France, on accueille, en fait, des gens qui ont vécu le pire. Et moi, je constatais, en fait, des situations, des conditions d'accueil qui étaient indignes, en fait, d'un pays comme la France.

Et de se dire que, voilà, ma mère a grandi sous la dictature militaire. La chance qu'on a d'être en démocratie, dans un pays libre, de pouvoir exprimer des opinions différentes, de pouvoir critiquer le gouvernement ou le président de la République, c'est une chance immense. Et quand des personnes aspirent à ça, la moindre des choses, c'est de les traiter correctement et dignement.

7:54
Présentateur

C'est cet engagement associatif qui a fini par vous convaincre de vous engager en politique, parce que vous avez un peu touché les limites de l'engagement associatif, vous vouliez aller plus loin. Et aujourd'hui, en tant que député, vous continuez de défendre les étrangers en France. Vous dites, défendre les étrangers en France, c'est défendre l'identité française. Ce n'est pas forcément le discours politique le plus porteur en ce moment.

8:13
Céline Hervieu

Oui, mais c'est la réalité, en fait. Si vous regardez autour de vous, il y a un Français sur quatre, je crois, qui a un grand-parent au moins qui est étranger. Donc, c'est l'histoire de ce pays aussi d'avoir été à l'extérieur, d'être à la rencontre d'autres cultures et qui, aujourd'hui, font partie de son identité, qu'on le veuille ou non. Et je trouve que c'est beau, quand on voit les parcours des uns et des autres, de voir que c'est cette diversité, cette ouverture culturelle. C'est ce qui fait aussi l'identité, pour moi, et la force et la richesse de notre République.

8:41
Présentateur

Vous vous êtes donc engagée et vous êtes présentée à des élections en 2020 au municipal à Paris, tête de liste pour le PS dans votre arrondissement. Vous avez été élue conseillère de Paris, vous avez été déléguée à la petite enfance, et là, votre employeur vous a dit, il va falloir arrêter. Absolument, oui. Vous allez devoir nous quitter, vous n'y attendiez pas.

8:58
Céline Hervieu

Ça a été un choc, non, ça a été un choc, parce que moi, je n'avais pas du tout... Moi, je n'ai jamais envisagé de faire de carrière politique. Pour moi, la politique, c'est un engagement, ça fait partie de ma vie, évidemment, c'est une passion aussi. Mais je travaillais... Voilà, ce n'est pas un métier. Ça ne sera jamais un métier, d'ailleurs.

9:12
Présentateur

Et ça reste un questionnement chez vous, où je disais, depuis que vous êtes députée, vous dites, être élu, c'est une fonction, c'est temporaire. C'est super d'être députée à 30 ans, mais j'ai peur de ma réinsertion professionnelle derrière. Ça veut dire qu'avoir été députée, ce n'est pas forcément un avantage pour la suite, après, pour se réinsérer dans le marché du travail ?

9:28
Céline Hervieu

Pas dans mon environnement, en tout cas professionnel, tel que moi, je l'ai connu, où j'ai travaillé dans le privé, dans l'associatif, aussi dans le public. Mais non, c'est plus compliqué qu'on ne le pense. Et c'est un vrai enjeu démocratique, parce que si on veut avoir du renouvellement dans nos élus, avec des profils différents, qui ne sont pas tous passés par les mêmes parcours, il faut qu'il y ait un travail avant, peut-être pendant et après la politique. Et pour ça, il faut que les employeurs jouent le jeu, dans tous les secteurs.

Et moi, je vois beaucoup de collègues qui sont mis en difficulté dans leur parcours professionnel, quand ils ont un mandat, pas forcément d'ailleurs national, un mandat local. Demandez aux conseillers municipaux si c'est facile de cumuler avec une activité professionnelle. Mais comme vous n'êtes pas très bien payé, alors à Paris, ce n'est pas le cas. À Paris, on est plutôt correctement payé, donc on peut se permettre de moins travailler ou d'arrêter de travailler. Mais dans des petites communes, c'est très compliqué.

10:12
Présentateur

Ça prend beaucoup de temps.

10:13
Céline Hervieu

Exactement. Donc il faut aussi qu'il y ait davantage de brassage et de mélange entre la vie professionnelle et la vie d'élu, quel que soit le mandat d'ailleurs, je pense.

10:23
Présentateur

En quelques mots, vous avez été élu député en 2024. À peine six mois après votre élection, vous avez réussi à faire adopter une loi à l'unanimité pour encadrer les crèches privées à but lucratif. Comment on fait pour obtenir l'unanimité dans une assemblée aussi fracturée ?

10:35
Céline Hervieu

Eh bien, on le travaille en amont. On appelle, on discute, on organise des rayons de travail avec des gens qui, a priori, ne pensent pas comme nous. Mais quand on arrive à parler d'un sujet d'intérêt général comme celui des crèches et de la petite enfance, il y avait un constat qui était partagé avec cette entrée de la financiarisation et de la marchandisation. Et pour le coup, c'est une politique publique. La petite enfance, les très jeunes enfants qui peuvent faire consensus.

10:57
Présentateur

Qui fédèrent au-delà des clivages politiques.

10:58
Céline Hervieu

Exactement, on est reçus au ministère, on dialogue, on travaille ensemble et ça aboutit à ce résultat. Et moi, j'en suis très très fière et compris pour le fond du sujet qu'on a porté.

11:09
Présentateur

Un mot de votre circonscription. Vous l'évoquiez, vous portez des idées de gauche dans un des arrondissements les plus chics et les plus chers de Paris, le sixième arrondissement. Dans un portrait que vous a été consacré, vous avez eu cette phrase. On ne peut pas faire sans la bourgeoisie de gauche. Qu'est-ce que vous vouliez dire par là ?

11:22
Céline Hervieu

Ce que je voulais dire, c'est qu'en fait, d'où qu'on soit, quel que soit notre environnement social, on peut défendre des valeurs de justice sociale, de justice fiscale, de plus de partage de richesses. Et que la gauche qui arrive au pouvoir, c'est une gauche qui arrive à parler à tout le monde sans exclusif et qui ne fait pas la différence en fonction de votre patrimoine, de là où vous venez, de ce que font vos parents. En fait, ce n'est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est ce que vous avez dans le cœur, quelles sont les valeurs que vous défendez, quel est le modèle de société que vous souhaitez défendre. Donc, c'est ça ce que j'ai voulu dire.

Et il y a beaucoup d'intellectuels, moi, dans mon quartier, des gens qui sont des vraies personnes de gauche. Alors, ils ont la chance d'être dans un environnement qui, d'un point de vue financier, est un environnement aisé. Ils ont conscience de cette situation favorable. Mais pour autant, ce sont des personnes très engagées. Et ça, je le défends, en fait. Ce n'est pas pour ça qu'on doit être discrédité d'entrée.

12:16
Présentateur

On va conclure l'émission avec notre quiz. Un quiz spécial pour vous, un quiz France-Brésil, pour voir de quel côté votre cœur balance entre vos deux pays. C'est parti. Alors, est-ce que vous êtes plutôt Gilberto Gil ou Frédéric Chopin ?

12:30
Céline Hervieu

Chopin.

12:31
Présentateur

Chopin.

12:31
Céline Hervieu

Oui, parce que je fais du piano, par ailleurs. Donc, c'est vrai que les nocturnes, c'est... Mais j'adore Gilberto Gil.

12:36
Présentateur

Pelé ou Mbappé ?

12:38
Céline Hervieu

Pelé. Ah oui, la carrière. C'est toujours les anciens.

12:43
Présentateur

Lula ou Olivier Faure ?

12:46
Céline Hervieu

Ça n'a rien à voir pour moi.

12:48
Présentateur

Ah oui, il faut choisir.

12:50
Céline Hervieu

Ah oui, je vais quand même dire Olivier, parce que Lula, maintenant, sa carrière, elle est un petit peu derrière lui, si on peut dire. Alors qu'Olivier a encore plein de belles choses à faire.

12:58
Présentateur

Enfin, Copacabana ou Paris-Plage ? Vous êtes une parisienne, je rappelle.

13:02
Céline Hervieu

Je suis une parisienne, mais je suis désolée. Copacabana, c'est un des plus beaux endroits du monde, il faut le dire. Mais aussi Paris aussi.

13:08
Présentateur

Bon, et pour terminer, une expression brésilienne que vous aimez utiliser, peut-être, au quotidien ?

13:13
Céline Hervieu

No final, tudo vai dar certo. Ça veut dire, à la fin, tout se passera bien.

13:19
Présentateur

On arrive à la fin de cette émission, ça s'est bien passé ?

13:21
Céline Hervieu

Très bien, merci, monsieur.

13:23
Présentateur

Merci à vous, Céline Hervieux, d'être venue dans La Politique et moi.

13:26
Céline Hervieu

Merci beaucoup à vous. Sous-titrage Société Radio-Canada

Céline Hervieu, députée socialiste de Paris | La politique et moi — Céline Hervieu · Pourquijevote