Quelles mobilisations pour la rentrée sociale ? | #Amfis2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon et ben on va on va pouvoir commencer cette atelier sur la question de de desmobilisation et et de la rentrée sociale. Je remercie et je commence par ça euh nos intervenantes et nos intervenants qui ont accepté l'invitation à cette discussion. vous remercier parce que la présence des représentants des organisations syndicales lors de nos hies pour nous est particulièrement précieuse qui plus évidemment dans dans le contexte particulier et le fait de pouvoir avoir ces échanges et et ces discussions et quelque chose qui nous tient particulièrement à cœur.
Je vous présente rapidement avant d'introduire mais merci du coup à à Aurélien Boudon, secrétaire national de l'Union syndicale solidaire d'être là. Caroline Chevet, secrétaire général de la FSU, Thomas Vaacheron, membre du bureau confédéral de la CGT et évidemment Sopia Tizaoui, présidente de l'Union syndicale lycéenne. Je marque [Applaudissements] je marque également la présence d'Éloïse Lefève Milon, csecrétaire général de l'Union étudiante qui est dans la salle et et qui nous dira un petit mot tout à l'heure.
Alors, sans y aller par quatre chemins, on est là aujourd'hui et je pense toutes et tous conscients dans une situation avec une offensive du gouvernement contre les Françaises et les Français, contre les travailleurs, contre les fonctionnaires, toutimut. Bairou a dit qu'il déclarait nous avons dit que Bairou avait déclaré la la guerre sociale en annonçant un budget avec 48,8 milliards avec 43,8 milliards de coupe budgétaire qui s'en prend à absolument tout le monde à la fois l'année blanche qui va toucher les retraités, l'ensemble des allocations. On a entendu la ministre du travail Vrain rajouter une couche en évoquant le fait que nous puissions aller vers 7 jours de carence.
La fonction publique évidemment est particulièrement marquée du fait et des coupes dans l'ensemble des ministères, mais aussi par la suppression annoncée de 3000 fonctionnaires, le non remplacement d'un fonctionnaire sur trois. Bref, tout le monde va payer, sauf évidemment, et vous le savez les amis du gouvernement et les plus riches puisque rien ou presque n'est prévu sur les 211 milliards d'aide aux entreprises, les 100 milliards de dividendes versées l'année dernière et tout ça dans un contexte où l'année dernière on a vu la pauvreté augmenter de 6500 personnes pour atteindre les 100 millions. La colère gronde.
Je crois que la défiance envers ce gouvernement n'a jamais été aussi forte. La violence sociale est ressentie partout dans le pays et donc c'est dans ce contexte là que on se réunit aujourd'hui. La première des questions avant de venir à celle spécifique de la mobilisation que je voulais vous poser, c'est d'abord quelles sont vous vos analyses sur les annonces faites par ce gouvernement, la politique en cours, le budget à venir ?
Quels sont à vos avis à votre avis les sujets qu'il faut que nous mettions en avant ? Qu'est-ce qu'il quels sont les décryptages qui sont importants de faire ? Et évidemment sur ces sujets-l à la fois quelles sont vos visions mais quelles sont aussi vos revendications à poser sur les différents les différentes offensives menées par le gouvernement Bairou.
Voilà, je propose qu'on lance là-dessus et peut-être faire dans l'ordre Thomas commencer pour la CGT. Euh bonjour à toutes, bonjour à tous. Merci pour l'invitation.
Euh merci au aux militantes et militants qui organisent parce que dans ce pays pour qu'il y ait des contrepouvoirs, il faut qu'il y ait des hommes et des femmes des des engagés quelle que soit la tonalité qui permettent de faire tenir le pays. J'ai compris pour le micro de bien le rapprocher. pour faire tenir le pays et ce contrepouvoir, c'est tellement important parce que face à à la puissance médiatique des médias des milliard et à la transposition politique he où l'Assemblée nationale quand même elle est pas la plus progressiste, c'est moins qu'on puisse dire en terme de majorité, heureusement que nous sommes là, que vous êtes là, que il y a des engagés dans les organisations politiques, dans les associations et dans les organisations syndicales.
C'est grâce aussi à tout ça qu'on tient et que le réel est parfois moins et heureusement d'ailleurs moins abject que ce qu'on peut nous présenter à la télé. Euh ce sur quoi moi au vu de ta question, je réponds en quelques mots parce que je sais qu'on est ici convaincu. Mais ce sûrement sur quoi il faut insister, c'est euh la violence et on n'imagine pas à quel point les annonces de Bairou elles sont d'une régression sociale sans nom. parce que très vite, c'est exclusivement finalement la question des de jours fériers volés qui ont été annoncés et c'est un vol sans nom puisque en plus de 2 jours de congé volé supprimé, c'est pour celles et ceux qui travaillent parce qu'il y en a qui travaillent lors des jours fériers compris dans le privé certains commerces et cetera, ben c'est des heures moins majorées.
Donc c'est même travailler plus et gagner moins. Et rien que ça, on ne le sait pas. Mais c'est aussi puisque c'est dans les tuyaux avant les annonces de Beirou, c'est le vol du 1er mai et d'ailleurs toutes les organisations syndicales déjà ensemble ont expliqué que c'était un jour volé.
Vous savez, ils avaient projeté de faire la loi Carrefour IKEA parce qu'ils avaient pensé que le 1er mai, le seul jour de l'année qui est chamé et non travaillé, chamé et payé, ce jour-là, il fallait que IKEA puisse être ouvert et obliger les salariés d'y travailler. Imaginez euh ce l'avenir qu'ils nous promettent et ce qu'ils avaient évoqué et ça c'était sous les radars médiatiques. Et quand on continue, on regarde et je reviens sur le budget, c'est même la 5è semaine de congé payés acquise grâce à l'unité de la gauche et la transformation de revendication sociale et syndicale de travailler moins pour travailler toutes et tous, d'avoir du temps de repos.
Bah même celle-là, ils veulent la monétiser. Donc qui va la monétiser ? Bah ceux qui gagnent le moins.
Et c'est d'ailleurs le fond de l'affaire. celles et ceux qui sont contraints de travailler et qui n'arrivent pas à joindre la fin du mois et même la moitié voir avant comme vous le savez parce que on est dans un pays particulier, un pays où le SMIG est bas. On a simplement le 6e SMIC d'Europe, personne ne le sait.
Tout le monde nous parle du coût du travail, des charges et cetera. Mais le SMIG européen, le SMIC français est très bas, seulement le 6e SMIC d'Europe. Donc le SMIG est bas.
Deuxième chose, les salaires sont complètement tassés. Le salaire médian, c'est-à-dire autant de salariés au-dessus qu'en dessous, c'est 2200 €. Le salaire, c'est 1426 € net.
Donc, il y a un tassement de la population. Il y a 11 millions de salariés du privé qui vivent en dessous de 2200 balles. Et là, question première, la priorité des salariés, de la population, c'est les salaires.
Alors, pourquoi je fais le lien systématique entre population et salarié ? c'est que aujourd'hui dans ce pays, 90 % des actifs de celles et ceux qui travaillent sont des salariés. Ce sont des salariés et que ce que défendent et organisent les syndicats, ce sont les salariés.
Et pour euh prolonger sur euh ta question, faut absolument cranter, argumenter sur les jours fériers, comme je l'ai dit, la 5e semaine de congé payé, l'année blanche qui est une année noire et tout le monde prend cher. Euh je pense aux jeunes avec euh bah des bourses d'études qui seront impactées, aux allocations familiales, aux allocations logement, à laallocation adulte handicapé et j'en passe et au retraités. au retraités quand tout le monde est concerné. une indé blanche quand on bloque pour un un retraité qui gagne 1500 balles par mois 1500 € c'est 21 € de moins par mois c'est plusieurs centaines d'euros de moins par an c'est ça une année blanche qui pour nous est donc une année moire pourquoi je développe je développe parce que si on reste à la surface des choses et je sais qu'ici ce n'est pas le cas on narrivera pas à cranter au-delà des semblants de recul qui vont organiser le Front national l'extrême droite le RN le rassemblement national ancien une pétition bizarrement que sur les de jours de ferrier volé bizarrement sur rien d'autre et nous c'est tout le budget qu'on veut faire sauter et c'est pour ça que en intersyndical pour cranter dans la réalité du salariat pas qu'à l'extérieur de l'entreprise on a lancé une pétition qui au cœur de l'été a réuni plusieurs centaines de milliers de signataires.
On doit être à 350000 environ aujourd'hui. une plateforme explicative qui explique mesure par mesure des franchises médicales au privé d'emploi, des services publics attaqués, stopbudgetbeirou.fr où j'invite tout le monde à aller dessus, à partager, à expliquer pour là aussi cranté en disant que c'est bien beau de faire les beau à la télé quand il y a des incendies mais quand on supprime des enseignants, des infirmiers ou des pompiers, on est directement responsable de cet avenir délétaire qu'il y a devant nous.
Et pour terminer en 4 minutes comme tu me l'as demandé, euh le vrai problème c'est que c'est pas simplement une violence sociale sans nom. Ça ici tout le monde le comprend. Il faut l'expliquer, argumenter.
Mais c'est une aberration économique. En France, plus de 50 % du PIB est lié à la consommation. faire ce qu'ils font, la récession organisée, ce qu'ils vont impulser, c'est euh à contre-coup et de l'histoire de l'histoire sociale.
On voit à qui ça profite toujours eux même ceux qui exonèrent, qui euh aident et donc les entreprises privées, enfin les aides publiques aux entreprises privées, 211 milliards d'euros d'aidre privées. Je vous invite à regarder le rapport fait par Fabiing notamment le sénateur qui explicite la dinguerie de la situation où le premier budget de l'État c'est des aides publiques aux entreprises privées. Quatre fois le budget de l'éducation nationale, personne n'en parle ou moins bien tu payes les salariés plus tu as des aides publiques aux entreprises privées puisque au SMIG 100 % d'exénération et moins au-dessus.
Donc les patrons, ils font quoi ? pour le profit d'un côté, on paye moins et parce qu'ils sont suscités pour moyen à payer des salariés, ils payent moins. Ils ont plus d'exénonération.
Et donc c'est autour de tout ça de manière concrète, pas abstraite, en chiffrant, en expliquant qu'on va cranter, conscientiser les salariés, la population pour les faire reculer. [Applaudissements] Alors à mon tour de de vous saluer et de remercier pour l'invitation et la tenue de multiples débats dans une période où nous avons besoin absolument de prendre ce temps de renforcer nos capacités à argumenter et à convaincre. Nous avons en face de nous, ça été, c'est une évidence ici, une attaque qui est absolument massive qu'on ne pourra contrer que si on arrive à ancrer très profondément dans les consciences les analyses que on porte et à donner confiance dans les alternatives.
Et pour ça, je crois qu'il y a rien de plus précieux que d'avoir des des débats, des échanges où on peut aussi faire entendre des nuances pour muscler nos capacités dès notamment pour nous syndicalistes, dès le moment où on retrouve notre lieu de travail à argumenter, convaincre et embarquer très largement parce que pour nous l'enjeu de la période de construire la mobilisation du plus haut niveau possible pour empêcher ce budget d'être mis en place. Je reviendrai pas évidemment, on partage à la FSU beaucoup de beaucoup de choses qui ont été dites par Thomas. Peut-être pour mettre en avant quelques quelques éléments.
Évidemment, ça ne vous surprendra pas la question des services publics qui a une acuité très particulière. Euh Thomas l'a dit à l'instant euh ce qu'on ce à quoi on peut s'attendre avec cette aberration euh du budget Bairou, c'est à des effets récessifs très rapides sur l'économie. Euh et quand on est confronté à euh des récessions, on sait le rôle que jouent les services publics pour amortir un peu.
Euh on se souvient que en de après la crise de 2008, on avait eu un temps comme ça où finalement l'idée que les services publics pouvaient jouer ce rôle d'amortisseur était redevenue un peu présente dans les esprits. On a aussi à tenir compte du fait que un tel budget produirait des dégâts tels que les effets, les impacts négatifs qu'il aura sur les services publics vont encore aggraver la situation. Nous avons besoin au contraire dans la période actuelle, je l'ai pas développé sur la situation internationale, la situation économique, mais nous avons besoin de stabilité et le rôle des services publics de ce point de vue-là est absolument indispensable.
Euh je crois que c'est pas la peine de euh d'insister pour euh pour convaincre. On est euh par ailleurs confronté sur la question des services publics à une situation inédite de crise d'attractivité des métiers des services publics. C'est à cela qu'on est confronté.
C'est relativement connu pour ce qui est de l'éducation nationale parce que régulièrement toutes les rentrées, c'est un sujet qui est mis en avant et aussi au moment où ont lieu les concours puisque chaque année aujourd'hui les concours ne font pas le ne font pas le plein et puis chacun ayant un enfant, un petit enfant ou un voisin sait à quel point cette situation est criante. On sait moins que c'est le cas dans l'ensemble des services publics et que la cause une des causes majeures que nous analysons de cette situation là, c'est évidemment la faiblesse des rémunérations et par ailleurs la difficulté des conditions de travail qui a explosé. Pour ce qui a des rémunérations, juste pour donner euh un élément chiffré, en 20 ans, c'est 23 % de euh rémunération de moins en euroconstant pour euh les fonctionnaires.
Euh pourquoi je prends le temps de d'insister là-dessus, c'est que le budget Baou, euh l'attaque, elle est sur les sur les deux niveaux, c'est-à-dire à la fois les rémunérations. Alors, vous allez me dire, c'est pas nouveau. Oui, on est confronté au gel du point d'indice depuis de très nombreuses années, trop nombreuses années, mais la situation devient absolument dramatique et nous avons des collègues, alors je parle même pas évidemment de ceux qui sont dans la plus la pire des situations, je pense les AESH et cetera, mais des collègues, y compris enseignant en début ou en milieu de carrière qui connaissent des difficultés extrêmement importantes économiques et en fin de carrière aussi du fait notamment de la nécessité d'aider les plus jeunes ou de prendre en charge les plus âgés.
Et cette situation là aujourd'hui devient la source le le potentiel d'un effondrement de nos services publics. Je dis une attaque sur les deux niveaux, c'est-à-dire les rémunérations d'un côté et les moyens des services publics de l'autre puisque donc le le Premier ministre a annoncé 3000 suppressions de postes dont 1500 concernent essentiellement les agences de l'État. Et quand on voit le succès de la pétition contre la loi du plomb cet été, on voit bien à quel point il est faux de dire que euh ce que les Français attendent, c'est moins de normes et moins de contraintes écologiques. et le reste des 1500 suppression de poste pour simplement l'année qui vient.
Je parle pas des euh non remplacements d'un fonctionnaire sur tro dans la mesure où il a annoncé qu'il euh préservait euh d'une part l'armée, d'autre part l'intérieur et la justice. Pour ce qui est de la justice, je crois qu'on peut effectivement euh se se dire qu'il est absolument nécessaire que qu'il y ait davantage de moyens pour la justice. Mais le reste, le gros des troupes, c'est quoi ? essentiellement l'éducation nationale où est-ce qu'il ira trouver suffisamment de de postes pour en supprimer 1500 et ensuite un fonctionnaire sur 3 avec cette méthode aveugle qu'on a connu du temps de Sarkozi, c'était un sur de dans les annonces en tout cas à l'éducation nationale.
Et donc on a vraiment une situation aujourd'hui qui est une attaque majeure, massive et il faut absolument qu'on puisse aller sur les lieux de travail mais partout pour expliquer la violence de ce budget et aussi pour et je crois que c'est un enjeu vraiment essentiel crédibiliser les alternatives qu'on porte. Euh il y a une grande partie de la stratégie du gouvernement qui consiste à dire qu'il n'y a en fait pas d'alternative, que la situation est tellement grave, qu'on est au bord de l'effondrement et cetera. Euh il faut qu'on puisse aller expliquer et notamment nous vers nos collègues parce que les mobilisations, c'est là qu'on va les ancrer, euh aller expliquer à quel point d'autres choix politiques sont possibles et le financement notamment des services publics est une possibilité si on change notamment de politique en matière de recette.
Mais je crois que c'est largement connu. Voilà, je m'arrêterai là en disant mais je pense que ça sera le l'objet suivant que on est aussi dans une dynamique de construction de mobilisation dès la rentrée et avec la perspective de quelque chose qui monte en puissance très vite. [Applaudissements] Je vais continuer cette série de remerciements pour bah déjà ça me fait plaisir de toutes et tous vous voir ici.
Je remercie bah la France ministre pour l'invitation parce que c'est vrai qu'aujourd'hui la jeunesse prend une grande part euh prend grande part dans ses mobilisations et dans le pays tout simplement parce qu'on est de plus en plus à se mobiliser au vu de ce qui s'y passe et c'est aussi un indicateur fort en fait parce que on se rend bien compte qu'au sein de notre notre jeune génération il y a des interrogations qui qui font émergence qui émergent de plus en plus comme la question de la santé mentale. Alors Macron avait promis et Gabriel Atal par la suite que la santé mentale serait l'une de leurs grandes causes nationales. Alors à part précariser les jeunes et vraiment diminuer leur santé mentale, je ne sais pas ce qu'ils ont fait d'autres concrètement mais ça c'est un point qui va être essentiel dans les années à venir parce queen fait on est le futur de ce pays.
Les les jeunesses sont les citoyens et les citoyennes de demain. Donc on ne peut pas se permettre de diviser le budget de l'éducation nationale comme ils le font aujourd'hui. Et s'ils ont pas compris une chose, c'est que vraiment tant qu'ils nein investiront pas dans la dans les jeunesses et dans l'éducation nationale, nous serons dans la rue et nous serons là pour les combattre partout où il le faut.
Ensuite, on a Bruno Rotaillot. On a Bruno Rotaillot. Ouais.
Voilà. Estce que j'ai besoin d'en dire plus ? Non.
On a Bruno Rotaillot qui avec Gabriel Atal, ce sont euh eux-mêmes avec la droite et la l'extrême droite qui ont ce sont qui se sont unis autour d'un projet politique qui est de faire des musulmans un et demi de l'intérieur en commençant par la jeunesse en commençant par les jeunesses dès le lycée avec Gabriel Atal qui en 2023 a interdit la Baya sous prétexte que c'était un vêtement religieux, on le rappelle. Donc ces lois racistes et ces lois discriminantes envers toute une communauté infligeent toute une part de toute une part de des jeunesses et de la société qui bah à forceori vont avoir un ressentiment euh envers tout ce gouvernement et à juste titre et qui bah forcément vont amener à se mobiliser. Mais je pense que la question de la mobilisation viendra après.
Nous une des une des choses qu'on qu'on remarque vraiment, c'est que de plus en plus le seul mot qui ont à la bouche, c'est économie, économie, économie. Et on ne peut pas se permettre dans les temps qui courent où le fascisme et l'extrême droite progresse, ne pas investir encore une fois dans l'éducation nationale et supprimer 4000 postes comme ils l'ont fait l'année dernière. Ce n'est pas possible.
Ce n'est pas possible parce que la jeunesse dépend dépend de l'éducation nationale et ça devrait être un droit fondamental. Ils ne devraient pas privatiser l'école publique comme ils le font parce que privatiser l'école publique ça revient à en fait tout simplement à ce que les jeunesses payent au fur et à mesure leur éducation. Et aujourd'hui, il y a des jeunes qui ne souhaitent plus passer par parcours sub parce qu'ils ont peur.
Ils ont peur qu'à la fin de l'année, il n'ait pas de formation. Alors ce qu'ils préfèrent faire, c'est s'endetter. c'est s'endetter de 30000 € de 40000 € pour s'assurer un avenir et pour s'assurer qu'à la fin ils auront un diplôme qui même des fois n'ont même pas de reconnaissance vis-à-vis de l'éducation nationale.
Donc vous voyez, on arrive à un moment où en fait il va y avoir une montée, une montée et une montée d'entêtement chez les jeunes et ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible parce que encore une fois, c'est un devoir que l'éducation et que l'État doit assurer aux élèves de tout âge. [Applaudissements] Ensuite, pour ce qui est euh des jours fériers, tu en as très bien parlé Thomas, mais moi je voudrais juste rebondir sur quelque chose sur le 8 mai.
Alors, s'attaquer au BIM, c'est tout d'abord s'attaquer à l'économie, tu le disais, s'attaquer aux travailleurs, aux travailleuses, mais c'est aussi s'attaquer à quelque chose de fondamental, le devoir de mémoire. Parce que le 8 mai 45, l'Allemagne nazi a capitulé. L'animal nazi a capitulé parce que nous étions la résistance fut un temps.
Nous étions nous étions nous faisions partie de celles et ceux qui ont résisté face au fascisme et au nazisme. Alors aujourd'hui, supprimer ce jour-là, c'est c'est revenir à ne à ne pas euh à ne pas faire en sorte que cette mémoire perpétue. Et je sais qu'il y a ici de nombreux anciens et anciennes qui savent très bien de quoi je parle, mieux que moi par ailleurs.
Mais aujourd'hui, on ne peut pas se permettre de s'attaquer à l'antifascisme comme ils l'ont fait. À l'antifascisme parce que aujourd'hui, on a une montée de la droite et de l'extrême droite, notalement partout au monde mais surtout en Europe. Et je cale quelque chose un peu ici, mais la dissolution de la jeune garde fait partie de cette attaque à l'antifascisme pleinement.
Alors, c'est à nous. Alors, c'est à nous, lycéens, lycéennes, jeunes, étudiants, étudiantes, peu importe. C'est à nous de montrer que non, nous n'oublierons pas que nous nous sommes battus tout le temps, de tout temps pour faire capturer l'extrême droite, les nazis et le fascisme.
Et je vais pas m'étaler plus que ça, mais c'est vrai que comme toute rentrée sociale, celle-là va secouer. On sait pas à quel point honnêtement, on va pas on va pas faire des prédictions qui seront peut-être fausses, peut-être. Mais ce qui ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir faire passer le mot.
Il va falloir se mobiliser, il va falloir rester accroché parce que ça va être de plus en plus dur, on va pas se mentir, mais il va falloir euh rester fort, il va falloir s'unir vraiment. Et moi, j'ai pleinement confiance en cette jeunesse. J'ai pleinement confiance aux jeunesses qui vont euh par la suite euh comprendre l'enjeu de ce qui se passe, tout comme on l'a bien compris euh l'année dernière suite à la dissolution.
Et il faut vraiment un élan, un élanisation, un élan de solidarité qui ne s'arrêtera pas au 10 septembre, sachez-le. Il faut vraiment que ça continue les semaines à venir. Il faut vraiment que le gouvernement comprenne que le peuple français n'est pas un peuple qui se résignera à leur politique austéritaire.
Merci. [Applaudissements] Merci. Merci de l'invitation.
Bon, je vais essayer de faire regagner un peu le temps que je vous ai fait perdre. Je vous prie de m'excuser. Je vous remercie de votre patience.
Euh non, parce que euh évidemment euh on partage beaucoup de de ce qui a été dit et euh voilà, Thomas a a rappelé la pétition unitaire qui a été lancée euh par les huit organisations syndicales et euh le site de décryptage Stop Budget Berou euh qui permet aussi que euh au-delà de la question euh de la pétition, la question des jours fériers, euh les huit organisations syndicales sont d'accord sur une analyse partagée de rejet de l'ensemble de ce budget, de ces mesures et de l'analyse de ces mesures. Ça c'est c'est extrêmement important puisque c'est aussi un élément qui nous permet aussi de pouvoir envisager la construction des mobilisation nécessaire nécessaire contre ce budget. Euh mais nous ici, on est évidemment convaincu euh du caractère inacceptable, violent, injuste de ce projet de budget, mais on sait aussi que c'est pas forcément des thématiques qui sont simples à aller porter avec ce travail de conviction conviction qu'il faut se mobiliser, mais euh aussi la conviction qu'il y a d'autres alternatives, Caroline le rappel, que évidemment tout ça n'est pas une fatalité et cetera.
Euh ce travail de décryptage, il est pas évident à faire parce que les sigles PLF euh PLFSS euh sont pas forcément les choses voilà le débat budgétaire, c'est pas forcément les pics d'audience sur LCP, les gens cochent pas sur leur agenda pour aller euh aller suivre ça. C'est un peu technique. Euh on se rend pas toujours bien compte des conséquences concrètes.
Alors là, évidemment, la question des deux jours fériers, ça fait quelque chose qui est largement mis en avant, qui à juste titre suscite un un un rejet massif pour les les raisons qui ont été rappelées de ces de jours de travail gratuits qui nous sont qui nous sont imposés, qui nous seraient imposés si ce projet était adopté et on va tout faire pour pour l'en empêcher. C'est pour ça que on pense qu'il faut mener une campagne qui vise aussi à mettre du concret sur ce que ça va représenter dans la vie quotidienne des travailleurs et des travailleuses plus généralement de l'ensemble de la population et notamment la population les populations les les plus fragiles puisque c'est c'est ces populations là qui sont les plus attaquées par ce projet de budget. montrer que euh c'est certes le budget de l'État, mais que dans le budget de l'État, en diminuant fortement les dotations aux collectivités territoriales, dans la vie quotidienne, ça veut dire que un certain nombre de choses qui sont prérogatives des collectivités territoriales, que ce soit euh sur euh les modes de garde, sur de la petite enfance, que ce soit sur les transports, euh les transports en commun, du quotidien et cetera, tout ça, non seulement ça va dégrader la qualité de vie, mais en plus ça va coûter plus cher parce que le les services publics, hein, c'est le bien de ceux qui n'ont rien et en détruisant toujours plus les services publics.
On les vend aussi au privé et on en a des exemples hein et on nous a souvent vendu par exemple l'idée que la SNCF le jour où ce serait privé tout marcherait mieux. On voit non seulement que que ce n'est pas vrai et voilà, vous avez pu voir que le train train italien en garde-de Lyon avait fait une sacré sacrée pagaille l'autre jour. Comme quoi, il suffit pas de privatiser pour pour que ça marche mieux.
Et bien au contraire parce que souvent quand c'est privé évidemment on on cherche à maximiser les profits et donc la qualité de service s'en ressent et donc on paye plus cher des choses qui marchent moins bien. Euh c'est évidemment la question des rémunérations. La question des rémunérations dans le public où on est sur un nouveau gel des salaires.
Mais quand on parle de gel des salaires, ça veut dire qu'en fait on baisse les salaires dans un contexte inflationniste euh où on nous alors l'inflation recule mais reste estimée à un 24 sur l'année prochaine. C'est autant de baisse sur les traitements et dans la fonction publique dans un contexte où ça a déjà baissé de plus de 20 % sur les dernières années. C'est évidemment sur les prestations sociales, même punition, on va dire, c'est là aussi une baisse.
Euh et donc pour des personnes qui sont au RSA par exemple, c'est évidemment loin d'être neutre d'avoir plus d'une centaine d'euros sur l'année qui sont qui sont en moins sur des budgets évidemment extrêmement serrés. Euh et tout ça dans un contexte où euh il y a évidemment aucune économie euh qui n'est faite sur les profits euh complètement euh monstrueux euh des euh des entreprises du CAC 40 euh qui euh qui battent ces dernières années des records. Euh et donc euh voilà, nous ce qu'on a envie de dire c'est que il y a aucune économie de fait sur ces profits.
Euh il y a une économie qui est fait sur nos vies et c'est évidemment ça qu'il faut qu'il faut refuser. Et l'autre travail important qu'on a à faire, c'est de contrer ce discours que il n'y aurait pas d'autres solution puisque on nous présente la dette. Alors avec l'idée un peu facile, voilà, tout le monde se dit effectivement si je suis endetté, si tous les mois je dépense plus d'argent que ce que j'en gagne, je vais avoir des gros soucis.
Comme si la dette de l'État c'était similaire et comparable à la dette d'un ménage ou aux dettes que nous on pourrait avoir à la fin du mois. Évidemment, d'une part, il n'en est rien puisque voilà, les États ont quand même un certain nombre de prérogatives que nous en tant que particulier, on on n pas et notamment on n pas la possibilité de réemprunter pour rembourser nos dettes et on n' pas non plus la la possibilité de générer des recettes plus importantes parce que évidemment on nous parle beaucoup des dépenses. Alors nous sur les dépenses, on a quelques idées. euh Thomas a rappelé le montant pharamineux des aides publics qui sont versées chaque chaque année aux entreprise.
Mais évidemment, il y a aussi quelques idées sur les recettes, hein, parce que 44 milliards de dépenses en moins, 44 milliards, ça pourrait aussi être des recettes en plus, hein, si on est convaincu que que un enjeu à à à avoir ces ces 44 milliards en en moins dans le budget, puisque évidemment, on voit que euh euh avoir une réelle taxation sur les rachats de les rachats d'action, donc ça voilà, c'est des gens qui qui par exemple s'enrichissent à rien faire en fait hein, puisque ils vendent et ils rachètent des des actions. Ça pourrait et sur les superfortunes, ça pourrait rapporter 20 milliards. La la lutte contre la fraude fiscale, il y a 80 à 100 milliards de fraudes fiscales estimé chaque année.
Donc ça c'est de l'argent qui n'est pas dans les caisses de l'État. Et quand on parle de suppression de poste dans les services publics, bah là aussi c'est des moyens en moins qui sont mis dans les services qui sont censés justement aller pourchasser ces voleurs qui cachent de de l'argent qui doivent à la collectivité. Euh et donc là, on a évidemment des des pistes de recettes et ce ne sont que des exemples.
Mais on a bien compris évidemment que le choix qui a été fait par ce gouvernement et encore une fois il faut le rappeler, c'est bien une question de choix et pas de fatalité, c'était de faire reposer l'ensemble des efforts sur les travailleurs, les travailleuses, les populations les plus fragiles et de ne pas demander un seul euro d'effort au patronat qu'on a vu sortir tout sourire de la conférence de presse, si tentez qu'il ait pu être un moment inquiet de la conférence de presse d'annonce de de François Berou et qui a même eu le luxe quand il a été question que peut-être avec la suppression des deux jours fériers, il y a une contribution exceptionnelle. des entreprises aux finances de l'État qu'on a entendu hurler de la possibilité finalement de de reverser ce travail gratuit qui lui a été offert par le le gouvernement. Proposer des alternatives évidemment en terme de recette, mais aussi proposer des alternatives sur l'équilibre global de ce budget, sur les choix qui sont faits hein évidemment sur le sous-financement des services publics.
C'est évident. Et peut-être aussi un mot pour terminer sur la question euh de l'inaction climatique euh puisque là aussi euh la question de la transition écologique euh ou plutôt de la bifurcation écologique puisque c'est ça aujourd'hui euh qu'il faudrait euh elle est évidemment elle fait partie des des postes d'économie. euh elle n'est pas financée à la hauteur de ce qu'il faudrait et au-delà du fait que c'est complètement criminel parce que ça nous envoie toutes et tous dans le mur, en plus même d'un point de vue des économie complètement absurde puisqu'il a été chiffré qu'à horizon 2030 le fait aujourd'hui de ne pas financer à la hauteur la buffurcation écologique dans le budget de l'État ça allait coûter beaucoup plus cher que si on mettait aujourd'hui les moyens nécessaires et évidemment la question des des grands feux de forêt qu'on a connu cet été qui en sont des des manifestations spectaculaires mais évidemment pas les seules Euh et on sait que qu'on est amené aussi à avoir des des catastrophes climatiques qui vont se multiplier et euh une planète qui va être de plus en plus invivable et on l'a vu aussi avec les les très très fortes chaleurs qui rendent par ailleurs la poursuite du travail extrêmement difficile voire extrêmement dangereuse avec aussi des décès.
Donc là on est dans des des choix de société évidemment qu'il faut absolument dénoncer et combattre pour pouvoir proposer des alternatives. Merci. Merci beaucoup pour ces interventions.
Je crois que le constat et l'analyse de la situation et de la politique gouvernementale est largement partagée et et commune à la fois entre vous, mais aussi je vous le dis du côté des insoumis et j'entends dans vos discours la nécessité la que transparaît la la nécessité de l'appel à la mobilisation et y compris à faire pour reprendre vos mots sauter à battre le budget et tout le budget. La question suit qui suit est donc assez simple mais mais sans doute nécessite-t-elle beaucoup de de réflexion et et de débats pour trouver la bonne manière mais c'est comment on fait ? Comment on fait pour faire en sorte que ce budget de violence sociale ne nous soit pas imposé, ne s'applique pas ?
Alors, je le dis d'un mot, du côté des insoumis et notamment du côté de l'activité parlementaire, nous nous avons annoncé que nous déposerions une motion de censure dès le dès l'ouverture de la session extraordinaire. Mais chacun et chacune le sait, l'activité parlementaire et la lutte institutionnelle ne se suffit pas à elle-même et nécessite souvent et souvent la traduction d'un rapport de force sociale et de mobilisation. C'est donc sur ce sujet-là puisque vous êtes les représentants des des différentes organisations syndicales que nous souhaitions vous interroger aujourd'hui et à travers celui-ci euh soulever deux ou trois questions.
La première, c'est que comme nous, vous l'avez vu, une date a émergé pendant l'été de manière spontanée, sans d'ailleurs que quiconque sache qui en était à l'initiative, celle du 10 septembre qui de fait prend une certaine ampleur aujourd'hui, ne serait-ce que sur le point médiatique, qui a été appelé à être rejointe, soutenu par l'ensemble des forces de l'ancien NFP. La première question était est donc de savoir comment vous vous positionnez par rapport à cette date. Alors, nous avons vu qu'il y avait un certain nombre d'un départementales ou de fédérations du côté de de la CGT qui y appelaient, qu'il y a eu l'appel de Sudraille notamment à la grève le jour du 10 septembre et nous voulions avoir votre point de vue sur cette date du 10 septembre de manière générale.
Chaîn sur le sujet, c'est dans cette mobilisation, bien sûr, nous nous jouons le rôle parlementaire, nous soutenons la mobilisation sociale, mais il y a une prérogative qui est celle spécifiquement des salariés et de leur forme organisée de défense les syndicats, c'est celle de la grève et je sais qu'elle se pose euh et donc je vous la pose de savoir comment vous voyez la construction du rapport de force. Et la dernière question que je voulais vous poser, c'est que nous avons suivi euh les annonces de la tenue d'une intersyndicale le 1er septembre justement dans cette perspective de mobilisation et donc nous souhaitions aussi savoir dans quel esprit, dans quel état d'esprit dans ce que vous attendiez de cette intersyndicale, même si évidemment on se doute qu'on attendra la conférence de sortie et le communiqué à la suite du 1er septembre pour en avoir l'exégèse Parfaite. Et puis évidemment et j'en termine par là sur des questions, les étudiants pourront s'exprimeront tout à l'heure sur ce qui est ce qui est de leur prérogative sur les universités.
Mais la question s'adresse évidemment aussi à Sopia, moins sur le point le plan de la grève mais sur ce que le l'Union syndicale lycéenne compte faire dans les lycées à la rentrée. Voilà. Merci.
La parole est à vous. Peut-être Thomas, on peut peut-être reprendre le même ordre de la CGT de la FSU pour que tout le monde les les bien en tête et ceux qui nous ont rejoint. Thomas Vacheron, membre du bureau confédéral de la CGT, Caroline Chevet, secrétaire général de la FSU, Sopia Tizaoui, présidente de l'Union syndicale lycéenne et Aurélien Boudon, secrétaire national de l'Union syndicale solidaire.
Bon, dans la continuité de ce qui a été dit, euh puisqu'on a énormément alerté, continuer à argumenter et c'est le premier point de départ, tout le monde n'est pas de gauche, hein, tout le monde n'est pas insoumis, tout le monde voilà n'a pas la chance précieuse que d'être ici pour réfléchir et cetera. Donc le premier élément, c'est d'abord de dénoncer, d'alerter, d'argumenter pour cranter quel que soit le futur budget. parce que au-delà des euh faux reculs qu'il pourrait y avoir, il faut conscientiser.
Et puisque j'ai commencé tout à l'heure par la question des salaires, la CGT a fait un sondage à destination de la jeunesse. La première préoccupation de la jeunesse, c'est aussi le revenu, c'est aussi les salaires. Pourquoi je dis ça ?
Parce que c'est une question extrêmement centrale et qui est concrète et qui influe aussi sur les modalités concrètes d'action et de mobilisation. Parce que quand on appelle à la mobilisation, quand on appelle à la grève, bah ça coûte cher. Évidemment, quand on est convaincu, on sait qu'on a plus intérêt à la faire pour gagner que de pas la faire puisqueon a beaucoup plus à perdre sur le long terme que que sur les journées de salaires.
Mais quand la fin de mois du mois commence au début, vous mesurez bien toutes les les problématiques que ça pose. Et ça pose à tout le monde sur la question des modalités d'action. plusieurs choses.
Bon, la première et moi je le dis ici pour qu'on se je suis syndicaliste et je représente les syndiqués. Donc j'ai un mandat, c'est pas ma parole personnelle. n'a pas d'importance en fait parce que être une organisation collective démocratique eu égard de comment on est extrêmement rigoureux sur la question démocratique et on pense que Macron par exemple c'est la verticalité totale ou c'est un homme qui décide pour tous les autres et cetera, la 5e République tous les éléments de critique très fort qu'on a sur l'antidémocratique de la situation.
Bah nous, on essaie de s'exiger et c'est dur euh d'avoir des modalités pratiques de décision collective. C'est extrêmement important parce qu'on pense qu'une organisation et personne ne fera la leçon à personne, personne n'a la solution d'organisation démocratique pour prendre les bonnes décisions, mais d'entendre, d'écouter les syndiqués, les sections syndicales, les syndicats, les unions départementales et les fédérations pour prendre une décision collective qui se passe dans le parlement de la CGT qui s'appelle le CCN et qui a lieu la semaine prochaine. Donc, vous aurez pas de scoop.
Par contre, vous aurez la continuité des débats et des choix de là où on en est aujourd'hui parce qu'on le fait en transparence, parce que on écoute euh les uns et les autres qui nous disent un suite aux annonces et les alertes extrêmement fortes. Vous avez vu la CGT partout en tête de pont pour expliquer, argumenter et euh alerter sur ce qu'on disait collectivement. Et ça a participé à conscientiser la population sur la dinguerie des reculs de on le dit aussi pasou qu'on veut faire tomber mais c'est son budget.
Pourquoi je dis ça ? Parce que ce n'est pas la même fonction. Vous savez moi j'ai jamais décidé de mon patron et euh en tant que citoyen, on fait des choix.
Il y a un déboucher politique à nos organisations syndicales et pareil hein, je ferai pas de langue de bois. En 2024 quand il était minuit - 5, la CGT a été là. La première organisation collective qui le matin de la le lendemain de la dissolution à 10h a dit face à l'extrême droite Front populaire, c'était la CGT.
Donc on sait euh être indépendant d'un côté, sans neutralité de l'autre quand euh le poison mortel de l'extrême droite et du fascisme est là. Donc je cherche pas du tout à nuancer le propos, mais expliciter de des choix des uns et des autres. Le deuxième élément, on pense qu'on peut gagner.
On pense que cette fois-ci on peut gagner pas parce qu'on est madame soleil et qu'on voit dans une boule de crista. Un, la colère est extrêmement forte. de les sondages le montrent.
Alors, on met souvent en avant les sondages qui nous importent, mais au-delà des sondages, on a les retours, le réel, les salariés dans les entreprises et les services qui sont en colère mais qui sont nuancés entre colère et fatalisme en disant "Oui, mais si Beou tombe, si c'est pour avoir Rotaillo ou Bardelin, est-ce que ça sera mieux pour moi ? Et moi-même, comment je fais pour influer sur quelque chose qui de moi est très éloigné ? C'est pour ça que j'ai essayé d'expliciter de manière très concrète les reculs et qu'il faut, je dis ça en tant que ami, camarade, appelez ça comme vous voulez, mais nous militantes et militants ayons dans nos rôles respectifs à œuvrer.
Et pourquoi je dis que on peut gagner ? Au-delà de l'émotion qu'a suscité les annonces de Beirou, au-delà de l'explication qu'on en fait, c'est qu'il est extrêmement fragile. Parce que les copains et les copines dans les entreprises me disent "Maintenant, Thomas, tu es gentil, on s'est mis en grève 14 journées de mobilisation en 2023.
On a essayé de mettre la France à l'arrêt le 7 mars. On a été 3500000 en grève dans la rue le 7 mars et il a pas reculé. était en train de nous raconter qu'à l'heure qu'il fait des annonces au cœur de l'été, on va pouvoir gagner.
De quoi tu nous parles ? Il faut répondre à ça. Et ben, de quoi je leur parle ?
Je dis que le gouvernement, il a jamais été aussi fragile, que c'est une des premières fois dans l'histoire de la 5e République que un premier ministre a sauté sur une motion de censure barnier la dernière fois, que cette fois-ci ils sont encore plus fragiles parce qu'ils sont minoritaires. Mais je suis pas le père Noël. On dit, on regarde lucidement quelque chose qui quand on est un peu marxiste s'appelle la lutte des classes, donc le rapport de force et de jauger juger ce qu'on est en capacité d'entraîner.
Et la transposition politique puisque tu en parlais à l'assemblée, elle est pas majoritaire en faveur du salariat. Parce que aujourd'hui, vous le dites avec vos mots, mais entre la droite qui se radicalise et l'extrême droite, toujours en embuscade, la pire ennemie des travailleurs et nous le disons, c'est le poison de la division. C'est le pire ennemi.
C'est celui qui sépare le salariat. C'est pour ça que la CGT, elle est antiraciste, antifasciste, parce que c'est aussi pour unir le salariat qu'on fait tout ça. Mais une fois que qu'on a explicé explicité ça, expliqué ça tout simplement, là la vraie question c'est que personne ne peut dire comment on fait pour gagner.
Par contre, on reste pas les bras ballants et à discuter en réunion. On organise les salariés pas à l'extérieur de l'entreprise, là où c'est le plus dur, là où la richesse est créée dans l'entreprise, là où il y a le moins de démocratie. Là où quand tu rentres, tu dois laisser ton cerveau à l'entrée parce que si jamais tu oses t'exprimer, c'est dehors.
Pire quand tu es syndiqué, tu subis la discrimination, la répression non pas syndicale mais patronale parce que c'est eux qui essaient de nous [ __ ] dehors systématiquement pour la simple raison qu'on fait quoi ? On essaie de défendre nos salaires, nos conditions de travail, améliorer la vie des salariés. Et c'est au vu de tout ça qu'on essaie de proposer un plan d'action pas tout seul parce qu'on sait que seul on peut aller vite mais onira pas loin et surtout on est conscient du rapport de force de ce pays.
Il y a jamais eu aussi peu de syndiqués. Pourtant il y a jamais eu autant de syndicats. Le taux de gréviste est très faible.
Il a été deux fois important sur 20 ans en 2010 sur la bataille des retraite intersyndical, en 2023 sur la bataille des retraite intersyndical. Et j'entends certains ici ou là qui me disent "Oui, mais pas avec eux ni avec eux, en cherchant même à exacerber les divisions." Il y a un vieux syndical qui dit "Quand les syndicalistes peuvent pas se serrer la main, c'est le patron qui se frotte les siennes." Et donc on essaie on essaie d'accompagner avec le réel, avec les salariés qui font le choix d'autres organisations syndicales, pas forcément euh celles qui font les mêmes choix d'orientation que les neutres, mais on essaie de rassembler en un l'intersyndical parce que l'unité sur des revendications, c'est un élément pour mobiliser.
Le deuxième élément puisque c'est ta question, c'est que ici aussi je l'ai cru l'entendre une journée ça suffit pas donc on va pas se positionner que sur une seule journée. Nous on dit qu'il faut qu'il y ait une salve de mobilisation, une salve de mobilisation pour les faire reculer. Et elle commence avec le réel des salariés.
Par exemple, dès le 25 août à la PHP, aux hôpitaux de Paris, il y a un ça a de l'éco en tout cas, ils sont contents. Aux hôpitaux de Paris, une grève en intersyndical d'ailleurs qui est qui est partie. Mais avec ou sans micro, on gagnera.
Euh le premier élément, donc il y a les hôpitaux de Paris et vous savez dans quel état l'hôpital c'est une catastrophe sans nom. Et ben les salariés, les agents essaient de se mobiliser collectivement pour les faire reculer. Il y a les agents de l'énergie et je le dis parce que zéro zéro médias sur le sujet.
À partir du euh à partir pardon du 2 septembre dans toute la France, vous allez avoir des piquets de grève partout sur l'énergie. d'abord pour eux, pour leurs conditions de travail, pour leur salaire, mais aussi pour vous, pour un service public de l'énergie et pour pour diminuer votre facture qui pendant l'été a augmenté passant la TVA de 5 % à 20 %. Et la première salve, la première semence qui va y avoir pour le gouvernement et euh pour une victoire des agences, c'est le 2 septembre.
Et ensuite, il y a la journée du 10 septembre. Il y a la journée du 10 septembre qui comme bl ple plein d'autres mobilisations n'est pas chimiquement pur mais c'est le bé àabas de n'importe quelle mobilisation. Alors on le fait attention au vu de tout ce que j'ai dit précédemment c'est-à-dire que au vu de la puissance de l'extrême droit dans ce pays et de ces relais médiatiques des médias des milliardaires.
Je sais pas un truc contre les médias mais j'insiste sur les médias des milliardaires. C'est extrêmement la nuance est extrêmement importante. Pourquoi je dis ça ? que tout peut être relayé.
Par exemple, des collectifs contre des syndicats, des syndicats contre des partis. Vous voyez bien la petite musique qui peut y avoir ? Et ben nous on essaie d'avoir une ligne de conduite qui unit le salariat, qui le rassemble, qui l'organise et on dit qu'il doit y avoir des mobilisations, qu'on a raison d'être en colère, que la colère, elle est légitime et que nous sommes en colère et que le 10 septembre fera partie de la mobilisation à pousser et bien au-delà pour gagner en intersyndical aussi évidemment pour les faire reculer. [Applaudissements] Alors, j'ai forcément commencé au même endroit que Thomas sur la question de décisions dans les organisations syndicales puisque la question que tu nous que tu nous poses, c'est celle de ce c'est une question extrêmement précise en terme de modalité, de date et cetera.
Euh on on à la effet su euh comme euh comme dans beaucoup d'autres organisations syndicales, on a des processus démocratiques de décision euh qui passent euh par des euh euh des dynamiques qui vont de euh des directions ou des responsables syndicaux évidemment aux collègues sur le terrain, dans les services, les établissements, les écoles euh par et je dis une dynamique parce qu'en fait C'est un rapport dialectique. Évidemment, il s'agit pas juste d'aller voir le jour de l'aprèentrée les collègues en disant "Alors, qu'est-ce que vous voulez faire ? Qu'est-ce que vous en pensez ?" Mais il s'agit pas non plus d'arriver le jour de la pré-entrée en disant "Ben voilà, on va faire ça, ça et ça et vous serez là parce que ça marche pas, c'est pas comme ça." Et que si même ça marchait, ce serait un feu de paille.
Et c'est ce que je disais tout à l'heure, on ne veut pas d'un feu de paille. on veut construire quelque chose qui monte en puissance à partir de maintenant jusqu'au budget et au-delà parce que on voit bien à quel point on est confronté à des attaques qui sont qui sont massives et qui sont très qui sont très ancrées aussi dans le temps. Et donc nous bah concrètement les lieux de travail qui correspondent à ceux des personnels représentés par la FSU aujourd'hui ils ont pas repris leur vie normale comme vous le comme vous le savez et c'est pas que vrai dans l'éducation c'est vrai aussi dans pas mal de pas mal de services et je pense aussi dans les collectivités territoriales. qu'on on va prendre le temps de débattre avec les syndicats, avec les collègues, avec les les instances à tous les niveaux pour déterminer les meilleures stratégies pour l'objectif qui est le nôtre qui est effectivement d'arriver au moment de au moment où les choses vont vraiment se jouer sur le budget avec le rapport de force le plus haut possible.
Et c'est pas simple et je je vais pas redire mais c'est pas simple pour des raisons financières, c'est pas simple aussi pour des raisons professionnel. Nous si si on prend le métier d'enseignant, c'est un métier qui est aussi articulé avec une temporalité particulière et la rentrée le mois de septembre, ce sont des moments cruciaux pour pouvoir faire son travail et ça reste quelque chose qui est majeur dans l'esprit des personnels pouvoir bien faire son travail et c'est justement une des raisons aujourd'hui de la crise des métiers qu'on connaît, tous ces facteurs qui empêchent de bien faire son travail et donc il faut qu'on soit so pas extrêmement attentif à cela et qu'on puisse à la fois l'entendre, en tenir compte et en même temps mettre en évidence la nécessité de faire monter le rapport de force. Alors pour pour ajouter un élément au aux arguments qui ont déjà été annoncés, je crois que parmi les choses qu'il faut qu'on ait en tête, je disais tout à l'heure, crédibiliser les alternatives qu'on porte, il y a aussi crédibiliser l'action syndicale et les mobilisations, la grève, mais aussi les manifestations, les rassemblements et le travail le le travail quotidien que l'on fait de réunion syndicale, d'expression, de discussion parfois à la machine à café. il faut qu'on le crédibilise et qu'on convainque le plus grand nombre que ça porte ses fruits.
Et pour ça euh je crois que c'est peut-être important de faire un retour rapide hein sur l'année dernière. Euh on a quand même eu un moment important dans la fonction publique l'année dernière, c'est le 5 décembre. Le 5 décembre ont réussi contre toute attente parce que les mobilisation fonction publique, c'est vraiment parmi les configuration les plus difficiles à réussir.
Contre toute attente, on réussi à planter dans le paysage une journée de grève très forte, majoritaire dans l'éducation nationale mais très forte ailleurs dans la fonction publique qui produit ces effets. Alors ça a été extrêmement complexe le mois de décembre, même novembre décembre l'année dernière et janvier. Et évidemment, c'est pas le seul facteur des bougé politiques auquels on a pu assister.
C'est pas ce que je veux dire, mais ça joue un rôle extrêmement important. Et qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Ça produit ses effets sur le retrait des 3000 suppressions de poste et des 2 jours de carence supplémentaires.
C'est tout. C'est pas assez. C'est-à-dire que derrière euh on a pris euh euh le la baisse de 10 % de la rémunération en congé maladie et cetera.
Bon, mais c'est quelque chose qui euh a un effet euh euh immédiat quotidien des collègues. Les 3000 postes, ils ont pas été supprimés et ils sont là à la rentrée. Euh et les collègues qui ont été malades l'année dernière n'ont pas eu de jours de carence supplémentaire.
C'est quand même quelque chose qu'il faut remettre dans le paysage. Alors, qu'est-ce qui a contribué à la réussite ? L'unité.
Mais Thomas l'a dit, et je crois que cette unité à 8, elle est alors c'était pas le cas le le 5, mais l'unité était très large. Mais l'unité, elle est aujourd'hui attendue très fortement par les personnels. C'est la première question qu'il pose et de ce point de vue-là, la pétition et la plateforme Stop Budget, c'est un signal extrêmement positif pour nous.
Cette unité, elle est précieuse et on va en prendre soin. L'unité euh un un des sujets qui sont labourés depuis longtemps et notamment la question des rémunérations et qu'on travaille syndicalement depuis très longtemps. Euh mais c'est aussi à un moment donné le sentiment que la fenêtre est bonne pour peser et pour avoir un effet politique, un effet sur la décision politique.
Et de fait la période du budget qui s'annonce là, elle a les mêmes caractéristiques. Et ça c'est aussi un élément important. C'est qu'il faut montrer que ce qu'on va faire là ça peut ça doit mais ça peut réellement produire ses effets.
Après il faut pas se raconter d'histoire. Derrière le 5 décembre, on a tenté de continuer à construire et notamment parce que un des facteurs de réussite du 5 décembre, c'est qu'on avait dit que derrière on allait construire des suites et que c'était pas une journée juste comme ça et que derrière on cherchait à monter en puissance pour arracher le dégel du point d'indice notamment. Mais derrière on n pas réussi. derrière, c'est l'élection de Trump, la situation internationale, c'est le la l'offensive extrêmement forte sur le budget, sur l'austérité, hein, qui culmine aux annonces de Baï en juillet. et derrière on n' pas réussi à reconstruire et ça a été extrêmement difficile.
L'unité en plus n'était plus là. le climat n'était plus du tout le même. La question qui se pose à nous et qu'il va falloir qu'on affronte lucidement à la rentrée en écoutant ce qu'on à dire les personnels, euh les travailleurs, les travailleuses, c'est est-ce que les annonces de Bairro ont suffi à renverser le climat qui a été celui d'une chappe de plomb dans les 6 premiers mois de l'année 2025 ?
Est-ce que ça a suffi ? Est-ce que la colère qui était déjà présente mais est-ce que elle est prête à se transformer en mobilisation et avec quelle rapidité ? Et ça c'est notre responsabilité d'être capable d'entendre et d'agir là-dessus sans se raconter d'histoire parce que là on est tous tout feu tout flamme.
On attend que ça parce qu'on est foudrage du des annonces de Bairou. Mais attention à l'état d'esprit réel des professions qu'on représente et il va falloir être capable véritablement de leur parler, de le les entendre et pas d'arriver juste en disant ça broclair on fonce. De ce point de vue-là, c'est aussi une des raisons pour lesquelles euh la question du 10 septembre est à prendre avec une forme de d'attention, de vigilance d'attention dans les deux sens du terme.
C'estàd que oui, elle mérite notre attention. Ce sont des mots d'ordre sociaux. Euh ce sont des mots d'ordre qui rejoignent en partie les nôtres et dans le contexte, les mobilisations sont les bienvenus.
Mais attention aussi parce que d'une certaine manière, si on avait eu nos réunions syndicales il y a 15 jours, on aurait pas forcément eu la même analyse du 10 septembre que celle qu'on a aujourd'hui. On voit bien que les choses évoluent énormément et c'est encore euh c'est pas demain non plus. et on est dans un temps extrêmement court mais dans un temps où les choses peuvent basculer, aller très vite.
Donc nous de notre côté, on va prendre le temps de la réunion des instances, d'écouter les collègues et puis bien sûr, et je voulais finir par là parce que c'est majeur, le temps de l'unité et d'écouter aussi ce que nos partenaires disent et comment ils construisent pour essayer de construire des choses ensemble et à tous les niveaux, c'est-à-dire à la fois au niveau interprofessionnel mais aussi au niveau sectoriel. et Thomas a donné les les éléments au niveau sectoriel qui concernent la CGT, mais on sait à quel point il est indispensable de nourrir les mobilisation interprofessionnelle des dynamiques et des luttes sectorielles parce que c'est aussi dans le quotidien de leur métier que les personnels trouvent l'énergie pour construire des mobilisations plus larges. Voilà, donc c'est ça l'état d'esprit qui qui est le qui est le nôtre à la rentrée.
Et on peut quand même considérer que bon chaque année, on a des questions sur la la rentrée sociale, le climat, la température et cetera notamment de la presse, mais que manifestement quand même en cette rentrée, il y a un climat très particulier et qui est propice aux mobilisations et aux victoires. [Applaudissements] Alors, je vais rebondir sur ce que tu disais tout à l'heure Aurélien, en ce qui concerne les lycéens. et lycéenne.
Euh parce que c'est vrai que nous c'est assez on est on a une configuration différente des syndicats professionnels euh comme la CGT la FSU ou solidaire. Ah merci. OK, merci.
Ah ça va mieux. Je disais que nous c'est une configuration encore différente des syndicats professionnels parce qu'on est lycéen parce queon n pas le droit de grève parce que se mobiliser c'est plus compliqué et parce que aussi on le fait pas tout seul. Quand on le fait, on le fait aussi avec les professeurs, en tout cas un maximum parce que en fait c'est notre lien direct quand on est au sein de notre établissement.
C'est aussi eux qui prennent part à notre sociabilisation quelque part hein, notre éducation. Mais du coup ce qui va se passer le 10 septembre comme je l'ai dit tout à l'heure, on sait pas, on sait pas quel ampleur ça va prendre. Peut-être que ça va dépasser ce qu'on ce qu'on espérait, peut-être que pas du tout.
On va pas faire de pronostic de toute façon ça sert à rien. En tout cas, en ce qui concerne les lycéens pour l'Union syndicale lycéenne comme pour la FSU et la CGT, on va se réunir avec nos instances, on va écouter les camarades ce qu'ils disent. Est-ce que c'est possible pour eux et comment ils voient la chose parce que on est encore mineur pour certains.
On a des parents qui sont très inquiets pour nous quand on va en manifestation et cetera. Donc on a beaucoup de facteurs qui font en sorte que bah forcément on est beaucoup plus restreint. En tout cas, ce qui ce qui est sûr, c'est que on a fait le constat de quelque chose, c'est que en période de du nouveau Front populaire, il y a eu un sursaut.
Il y a eu un sursaut de la jeunesse parce qu'elle était en première ligne. En première ligne face à l'extrême droite, en première ligne face à la Macronie et quand il y a un sursaut de populaire, quand il y a surceau de la jeunesse, il y a victoire. Il y a victoire parce que le nouveau Front populaire que l'Union syndicalenne a rejoint a gagné. a gagné.
Pourtant, Macron a décidé de faire comme tout bon dictateur un coup de force finalement euh un coup de force. qui n'a pas voulu se soumettre au résultats des urnes. Et bien pour certains, ça a été une grosse défaite.
Pour certains, ça a été un coup de massu et à juste titre de se dire "Mais pendant tout ce temps, on s'est mobilisé, pendant tout ce temps, on a fait campagne pour l'unité de la gauche pour dégager ce qui restait de la Macronie et pour faire front contre l'extrême droite. Et pourtant, encore une fois, on revient à la case départ. Mais ce que je veux vous dire, c'est qu' c'est qu'ils attendent que ça.
Ils attendent qu'on s'essouffle. Ils attendent que nous nous résignions à leur politique et ils se disent et ils espèrent qu'avec le temps en continuant leur politique austère et à nous ignorer et à faire semblant que la grande majorité de la population euh n'est est d'accord avec ce qu'ils disent, bah ils espèrent que bah infiné, on se cessera. Infé, on se résignera à ce qu'ils font.
Mais je veux leur dire ici, même si s m'écoute certainement pas, mais c'est pas grave, mais je veux vous dire ici et je veux leur dire ici qu'aujourd'hui les jeunesse ne sont vraiment pas prêtes à se résigner. Elles sont prêtes à aller dans les rues. Elles sont prêtes à faire émergence, à faire convergence avec toutes les luttes.
Que ce soit la Palestine, que ce soit la précarité étudiante, que ce soit le budget, parce qu'aujourd'hui, c'est ça qui nous unit, c'est toutes ces luttes-là. Il ne faut pas l'oublier les camarades. Il faut vraiment pas l'oublier.
En tout cas, pour ce qui concerne les lycéens et bien c'est la rentrée, voilà, c'est pas une surprise, c'est la rentrée pour beaucoup d'entre nous. C'est un temps assez compliqué parce que forcément c'est le début donc on s'y met à fond. Certains passent le bac, certains ont le bac de français et le bac de math qui nous ont rajouté voilà comme ça les épreuves anticipées.
Euh mais en tout cas ce qui est sûr c'est que on pourra pas y arriver si on est tout seul. Le nouveau Front Poulire c'est fait parce qu'il y a une unité. Il s'est fait parce que on a une convergence de de tous les Français, les Françaises, de des anciens comme des jeunes, de tout de tout le monde.
Alors s'il y a un point à retenir, c'est l'union. Et dans notre dans notre dans notre nom union syndicale lycéenne, l'union s'était faite aussi autour des lycéens parce que pour l'anecdote, on s'est créé autour de plusieurs organisation et on le sait et on l'a toujours vu. Sans union, on ne gagnera pas.
Alors rester uni, il faut vraiment rester uni contre l'extrême droite. Il faut rester uni contre les politiques budgétaires, contre la précarité étudiante qui en parlera très bien après, je pense contre parcours sup parce que ce sont des choses qui sont propres à la macronie. Ce sont des choses qui sont propres aussi à l'extrême droite quand on a des lois racistes.
Mais en tout cas, ce qui va arriver les prochaines semaines ne doit pas se limiter au 10 septembre, doit aller bien au-delà. Et je pense que les jeunesses ont pleinement conscience de ce qui est en train de se passer et qu'il faut faire prendre conscience encore plus en plus jusqu'au 10 septembre et bien après du danger qu'on a face à nous qui est vraiment imminent pour le coup. infiné jusqu'à 2027 mais on a encore un peu de temps je pense.
Mais en tout cas ce qui est sûr c'est que il va falloir être prêt. Il va falloir être prête pour ce qui arrive. Il va falloir que toute l'intersyndicale qu'on a l'habitude de quitoyer ou non, qu'on a l'habitude d'aimer, qu'on peut ne pas s'entendre parfois sur certains points et c'est normal sinon on aurait pas été des organisations différentes par ailleurs.
Mais il faut que dans les temps durs comme ça, il faut oui, je l'ai entendu. Il faut pas de leçon de moral. C'est très c'est très juste.
Mais il faut surtout garder un cap clair. Voilà. Non, il faut il faut garder un capire sur une chose, combattre la Macronie, l'extrême droite et les faire tomber pour qu'enfin enfin on puisse espérer une République, une démocratie sociale, une démocratie où les citoyens et les citoyennes où la jeunesse prennent pleinement part dans les mobilisations, prennent pleinement part dans les décisions qui les affecteront directement.
Voilà. Merci beaucoup. [Applaudissements] sur sur comment gagner.
On partage toutes et tout ici l'idée qu'il faut du qu'il faut du rapport de force. Euh nous, on l'a dit euh dans l'heure qui a suivi l'appet de budget, il faut stopper ce budget. Pour ça, il faudra du rapport de force.
Il y a des personnes qui s'organisent pour mettre en place un rapport de force, que ce soit donc c'est c'est le 10 septembre qui est dans le débat et dans le paysage. Nous on va pas faire la fine bouche en disant que ça aurait été mieux le 9 ou le 11. Voilà, c'est pas ça le notre débat.
Et donc évidemment qu'on regarde tout ça avec beaucoup d'attention, qu'on pense que c'est une bonne chose qu'il y ait des mobilisations qui euh qui s'organise, que de toute façon dans la séquence la question est pas juste d'une date unique seule qui suffirait et donc il y aura des mobilisations dans des secteurs, il y aura des mobilisations interprofessionnelles. Il y aura le 10 septembre manifestement des des mobilisations. Des organisations de l'Union syndicale solidaire appellent d'ors et déjà à la grève le 10 septembre.
C'est le cas de Sud Rail, ça a été dit, mais c'est aussi le cas de Sudindustrie. C'est le cas de de sud de santé à la PHP, c'est le cas de Sud PTT notamment sur les la branche des prestataires de service où il y a un appel unitaire euh avec FO et la CGT si je dis pas de bêtises. Euh donc il y a il y a des appels à à la à la grève le 10 septembre.
J'ai entendu que maintenant on parlait de greffe générale, ce qui est bien. Oui, mais attendez parce que la grève générale, ça coûte moins cher d'y appeler que de la faire. Et et ben au moins faut appeler, je ne sais pas parce que euh la question la question aujourd'hui euh des discussions sur le rapport de force et comme la FSU et comme la CGT, nous aurons une instance la semaine prochaine.
Voilà, on réunira un bureau national extraordinaire le le 27 août et ce sera pas pour avoir des débats sur d'où vient le 10 septembre, est-ce qu'il est chimiquement pur et cetera parce que la question d'où il vient finalement on s'en moque un peu dans le sens où si cette mobilisation elle est réussie de toute façon tout ce qui serait si tentait que ça existait extrême droite complotisme et cetera sera marginalisé et d'ailleurs on voit aujourd'hui que l'extrême droite avec la question sociale qui est en train de revenir très fort sur le devant de la scène et dans le débat public, elle est marginalisée comme elle a été marginalisée en 2023 quand il y avait des millions de personnes dans la rue contre la réforme des retraites. Parce que évidemment dès qu'on parle des questions de de salaire, de conditions de travail, dès qu'on parle d'affrontement social et dès qu'on parle de s'affronter avec le patronat, évidemment l'extrême droite, elle est extrêmement mal à l'aise puisque tout son tout son discours et son imposture évidemment est est mise au grand jour. C'est pas de ça qu'on va discuter.
Ce dont on va discuter, c'est quelle est la capacité réelle de nos organisations et des salariés, des collègues et cetera. des adhérents de nos organisations syndicales. Ah si a parce que on peut dire on va appeler à la grève.
Oui, d'accord. Mais ça va être quoi la la la conséquence de ça ? On pourrait appeler à la grève tous les jours de l'année parce que les raisons de se mobiliser, ce ne sont pas ça qui manquent.
Et donc favoriser le 10 septembre, tout faire pour que le 10 septembre réussisse, mettre en place les outils pour que le 10 septembre, y compris il puisse y avoir une grève générale en posant des préavis de grève dans la fonction publique. Ça c'est fait. en ayant des appels, en faisant de la communication sur comment est-ce qu'on peut se mettre en grève, sur c'est quoi le droit de grève dans le secteur privé et cetera et cetera.
Ça, on va le faire. Maintenant, la question des appels à la grève. Effectivement, il faut qu'on puisse mesurer notre capacité réelle à construire le rapport de force et il faut pas qu'on oublie de quoi on vient, de quoi on sort et du fait que justement il suffit pas d'appeler à des choses et nos trois organisations après le les législatives de qu' suivi la la dissolution et où le NFP arrivé première force euh à l'Assemblée nationale, il y a eu une mobilisation de rentrée justement avec l'idée qu'il fallait appuyer sur un certain nombre de mesures que c'était le moment.
Et donc on voit bien qu'il suffit pas d'avoir des super bonnes idées pour que des derrière il y ait la mobilisation évidemment qui qui suivent parce que sinon tout ça serait trop facile. Voilà. Mais ceci dit, il s'agit évidemment pas non plus d'être des fétistes.
On voit là qu'il y a une colère dans le pays qui s'exprime, que il y a des disponibilités pour la mobilisation et encore une fois c'est pas parce qu'on consulte les organisations que c'est un prétexte pour ne rien faire, diluer tout ça dans la bureaucratie et cetera. J'ai entendu des gens qui applaudissaient l'appel de Sudraille. Sudra, ils ont fait quoi ?
Ils ont consulté leurs syndicats régionaux et y compris pas forcément en pensant qu'ils allaient appeler à la grève. Bon voilà, il y a ce trucl qui est qui est discuté, les réseaux sociaux, internet et cetera. Il s'est avéré qu'il y avait un certain nombre de chemin qui demandaient est-ce qu'il y a des prêts à Villegreve le 10 qui contacaient le syndicat spontanément et ça on l'observe dans d'autres secteurs où le téléphone sonne, il y a des mails, est-ce qu'il y a des prix àavis de grève et cetera.
Voilà. Bon, s'il y a une disponibilité pour construire des mobilisations le 10 septembre, c'est surtout pas nous qui allons dire que c'est pas la bonne date. Mais ce sera pas la seule parce qu'il en faut d'autres.
Et évidemment, il faut d'ors et déjà qu'on se dise toutes et tous que l'enjeu des jours qui viennent, ça va pas être de commencer à commenter que si l'intersyndicale, elle appelle à une mobilisation sur une autre date que le 10 septembre, c'est la trahison, c'est la division et cetera. Ces dates-là, elles vont se renforcer. des mobilisations, il y en aura qui seront que sectorielles, elles vont venir renforcer la mobilisation globale contre ce gouvernement et de toute façon, il faudra plus de mobilisation et je pense que le le bilan aussi qu'il faut tirer de la mobilisation de de 2023, j'ai parfois entendu dire les dates étaient trop éloignées où il aurait fallu les coller où elles étaient pas le bon jour de la semaine et cetera.
Le bilan de la mobilisation de 2023, c'est pas qu'il y a pas eu assez de journées de manifestation, c'est qu'il y a pas eu assez de grève. Et d'ailleurs, je pense qu'il faut qu'on se dise toutes et tous qu'il y a extrêmement peu de grève dans les endroits où il y a pas de syndicat. Et donc que une des chose à faire et j'espère que c'est fait déjà pour toutes les personnes qui nous qui nous écoutent aussi, c'est de se synder parce que c'est ça c'est la première étape de la construction du collectif et du rapport de force.
Et donc tout ça évidemment c'est euh c'est pas toujours facile hein. Et on sait qu'il y a énormément d'entreprises où il y a pas de syndicat, il y a pas de syndicat, il y a pas de syndicalistes. Et donc là, on peut se dire que ça veut pas dire qu'on a pas le droit de faire grève mais que souvent ça n'existe pas les grèves quand il y a pas de syndiqué et pas de syndicat.
Et ça c'est un obstacle important à la grève générale justement c'est toutes ces entreprises où il y a pas de syndiqué et où il y a pas de syndicat. Ce qui veut pas dire que dans un moment d'explosion sociale euh qui ferait tâche d'huile, euh il pourrait pas y avoir déjà des vagues d'adhésion dans les organisations syndicales, on en a connu euh et pas plus tard que qu'il y a 2 ans. Et qu'il pourrait pas y avoir des mouvements de grève spontanée et cetera.
Est-ce qu'on en est là aujourd'hui ? Il faut qu'on l'en discute, il faut qu'on le mesure. C'est pas complètement sûr.
Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'on est au début d'une séquence de mobilisation extrêmement importante et qu'on a sans doute un enjeu à ce que le 10 septembre il réussisse parce que ça peut pas nuire à la mobilisation qu'il réussissent. Et donc nous, on va euh discuter de ça et évidemment on regarde tout ça euh avec euh énormément d'intérêt euh et on souhaite que toutes les mobilisations euh qui vont dans le sens de s'opposer à ce mauvais projet de budget et de mettre en place en avant d'autres alternatives évidemment elles puissent euh réussir. Merci.
Et je je terminerai juste en un mot, pardon, en disant que évidemment toutes les modalités d'action aussi euh on va dire nouvelles, alternatives et cetera qui circulent euh nous on les regarde aussi avec intérêt. Euh on pense pas détenir la vérité et on pense que tout ce qui fait mouvement social, nous on a à faire avec tout ce qui fait mouvement social évidemment. Et quand on entend le mot d'ordre blanc contou, on le regarde aussi avec beaucoup d'intérêt parce que c'est un mot d'ordre que nous on a porté depuis des années.
Voilà. Mais par contre, on pense que pour vraiment tout bloquer, ça doit aussi passer par la grève. Et ça veut pas dire queil faut pas faire autre chose, qu'il faut pas faire des blocage, qu'il faut pas tenir les ronds-points parce que tout ça ça se renforce.
Mais par contre, ça peut pas nous éviter la question de la construction de la grève qui est évidemment la question la plus difficile parce que c'est le plus dur à faire mais que si on l'esquive, on ne gagnera pas. Et donc c'est à ça que nous aussi on va essayer de s'atteler dans les semaines prochaines et on va essayer de le faire évidemment et on souhaite le faire de la manière la plus unitaire possible. [Applaudissements] Merci.
Merci beaucoup. ce que je propose qu'on qu'on passe à une petite séance de de questions-réponses après et on ajoutera dans dans cette séquence et dans la conclusion ensuite la la question de de l'extrême droite. Juste avant de passer au aux questions réponses, je voudrais je voulais juste donner la parole à Éloïse Lefève Milon secrétaire général de l'Union étudiante pour que elle puisse aussi nous dire du côté des étudiants comment vous appréhendez la rentrée et comment et et à quoi vous vous vous préparez sur les prochaines semaines peut peut-être Ah oui, pardon.
Ouais. Ben du coup, merci de donner la parole aux étudiants et aux étudiantes. Du coup, moi je Louis, je suis ccrétaire général de l'Union étudiante.
Du coup, je vais dire quelques mots sur la situation dans les universités. Donc ce qui est prévu aussi pour la rentrée du coup du côté des étudiants, ça prépare à grand pas la date du 10 septembre dont on parle maintenant depuis un moment parce qu'on considère que c'est une première date de mobilisation contre le budget de Bairou qui prépare l'austérité. Donc ce budget c'est pour nous la goutte de trop d'un déf enfin qui doit permettre un déferlement populaire et qui doit réussir à mettre en échec un gouvernement illégitime qui nous mène une guerre sociale et une guerre raciste.
L'an dernier déjà dans les universités, ce qu'il faut savoir, ça a été peu couvert médiatiquement mais il y a une grande mobilisation dans les universités déjà contre les coupes budgétaires l'année dernière. dont on a tiré un certain nombre de leçons avec l'Union étudiante. C'était déjà un premier goût de ce qui se prépare déjà pour la rentrée.
C'était 1,5 milliards de coût budgétaires dans le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche. Alors même qu'il y a 80 % des universités qui ont fini l'année 2024 en déficit. Les conséquences de ces coupes budgétaires, elles sont très concrètes, elles étaient déjà très prévisibles.
C'est la dégradation continue de nos conditions d'étude, l'explosion de la précarité étudiante alors qu'il y a déjà 80 % des étudiants qui sont pauvres, presque 20 % qui vivent des banques alimentaires. C'est aussi la dégradation de nos conditions d'étude. À la précarité étudiante s'ajoute désormais celle de l'enseignement supérieur. la pénurie des enseignants, la pénurie le la réduction des contrats doctoraux, la dégradation de la qualité des formations, des bâtiments qui sont en ruine, qui s'écroulent parfois directement sur les étudiants.
Ces coûts budgétaires, elles n'ont que d'autres effets que d'augmenter le tri social, le trira à l'université. Et donc ces ces coupes budgétaires, elles organisent un véritable parcours du combattant pour les étudiants et les étudiantes qui sertent le projet de société des macronistes et des libéraux. Leur projet pour les universités, il est très clair, c'est qu'il y a des entreprises qui financent des facs d'élite réservé à la bourgeoisie et qu'à côté, il y a des faces poubelles dans lesquels les enfants d'ouvriers sont obligés d'aller parce qu'ils insistent pour continuer leurs études malgré parcours sup.
C'est leur projet, c'est aussi de professionnaliser l'ensemble des filières pour que tous les lycéens qui entrent à la fac, ils aient des compétences taillées sur le besoin des pat sur le les besoins du patronat. Leur projet, c'est aussi d'aggraver la précarité étudiante pour pouvoir fournir de la main d'œufre pas cher aux entreprises qui ont besoin du salariat étudiant pour continuer à faire des marges en descente. Leur projet, c'est aussi de vider les caisses des universités qui vont refuser se soumettre à leur modèle d'université pour qu'elle n'aiit plus d'excuses pour enfin pour augmenter les frais d'inscription.
Leur projet, c'est aussi de faire une course à l'armement face à des enfin face à une guerre qui est présentée comme inévitable pour nous faire avaler le budget austéritaire qui est prévu pour 2026. Du coup, face à cette situation nous à l'Union Tante, on pense qu'on a pas d'autre choix que de se battre pour la réquisition des logements vides pour les étudiants qui ont pas de logement, pour la rénovation des logement cru pour tout le pour le droit au logement pour toutes et tous, pour un plan massif aussi d' financement pour l'enseignement supérieur et la recherche publique, pour l'abrogation de parcours sub, pour l'abrogation de ma master et tous les types de sélections qui s'organisent à l'université, pour l'abrogation aussi du plan bienvenue en France qui depuis 2018 augmente augmente 16 fois plus les frais d'inscription pour les étudiants étrangers sous prétexte de leur nationalité. C'est organiser la préférence nationale au sein de l'université, il faut la broger.
C'est aussi la gratuité de l'enseignement supérieur et de la recherche pour toutes et tous et surtout un revenu d'autonomie à la hauteur du seuil de pauvreté qui est financé par les grandes fortunes pour qu'aucun étudiant n'ait à vive sur le seuil de pauvreté. C'est pour ça qu'on sera de la mobilisation du 10 septembre et que dès à présent on appelle à la construire. Je dis pas, on ne dit pas, on n'appelle pas au 10 septembre en pensant que ce sera d'office une réussite.
Par contre, on appelle à ce que ce soit construite dans les universités parce que c'est important qu' a des de comprendre qu'il y a des milliers d'étudiants qui l'an dernier déjà se sont rassemblés en assemblée générale. On appelait dès décembre avec les présidents de l'université et puis ensuite après eux à construire tout au long du 2e semestre d'immobilisation. On a été des milliers en assemblée générale.
On est sorti de nos fac pour aller dans la rue au côté des enseignants chercheurs, du personnel aussi de nos universités. Et donc, on a tiré un certain nombre de leçons pour construire une mobilisation qui doit être durable dans le temps et qui devra cette fois-ci être victorieuse parce qu'on s'est entraîné l'année dernière avec l'échec qui a été la mobilisation, mais il y a des milliers d'étudiants qui sont ressortis convaincus du fait qu'il fallait absolument continuer et que ce budget 2026, il pourra passer. Et donc quand on appelle à participer au 10 septembre, ce qu'on va faire c'est que dès la rentrée, nous le 10 septembre, les cours ont à peine commencé dans les facs.
Par contre, on sera pour accueillir les L1, pour accueillir toutes les premières années. On va leur parler de nos granalyse, on va leur parler du fait de ce qui s'est passé déjà l'année dernière, des 1,5 milliards de coûpes budgétaires et que cette année ça va être pire, que les bourses étudiantes elles n'augmentent pas et que face à ce parcours du combattant, on peut pas se terre et que donc il faut continuer d'appeler à une mobilisation. Donc la première date, ce sera le 10, c'est qu'ensuite il faudra construire les autres.
On attend aussi euh de la part du reste des secteurs en lutte de pouvoir converger avec eux parce que l'année dernière bah on s'est retrouvé seul dans les universités quand il fallait sortir bah finalement ailleurs dans les autres secteurs, c'était pas construit. Donc avec qui on converge quand il y a pas de date de grève à côté quand on narrive pas à sortir des universités pour rejoindre des travailleurs et les travailleuses en lutte. Donc de notre côté le mot d'ordre il est clair contre la guerre sociale et raciste que nous mène Macron, Bairou et l'extrême droite, nous ferons tout.
On sera tous les combats, de toute la construction, de toutes les dates au côté des travailleurs et les travailleuses pour que l'année blanche qui a été annoncée par Baou soit une année rouge. Merci. On va prendre peut-être deux trois questions et il risque d'y en avoir plus.
Voilà. et et ensuite on pourra passer à à un mois à mon avis de de conclusion parce que le temps tourne rapidement. Merci.
Je peux Merci. Alors moi je fais partie j'ai la fierté de faire partie du syndicat qui appelle dès le 25 août à se mobiliser. Petit souci, on est des soignants donc on risque d'être réquisitionné.
Voilà donc sachez-le il faut aussi prendre en compte ce genre de choses. Moi j'ai une question qui est sur toutes les lèvres. Je fais partie des canaux des âgés du 10 septembre. bloquons tout.
Comme tu l'as dit, faut se rappeler de ce mot d'ordre. Euh qui beaucoup gens qui en font partie disent que ce n'est qu'un début, donc ils sont pas forcément polarisés sur le 10 septembre. Donc là-dessus, on est assez calme.
Mais ce que beaucoup de gens évoquent, qu'ils soient militants ou non, c'est la question de la grève perlée. En 2023, c'était des grèves perlées. Il y a eu 14 jours de grève et il y a des camarades de la CGT qui ont quand même fait grève pendant plus de 2 mois, notamment des chemineaux et qui voient bien que ça n'a pas fonctionné et qui ont remis en cause aussi cette manière de fonctionner.
Je mets pas en cause, on est là, on va faire avec ce qu'il y a, avec la colère de maintenant 2023, c'est passé mais peut-être que il faut apprendre quelque chose de cette question qui peut-être elle s'est pas posée là et je comprends, mais qui se pose en l'occurrence dans tous les canaux du 10 septembre. Je vous le dis, je vous le remets, c'est pas moi, c'est pas juste mon opinion, c'est quelque chose que je remets puisque c'est un débat qui a été collectif, je vous le repose. Et par ailleurs, je me permets, je vais renvoyer quand même une responsabilité à chacun.
La neutralité c'est pas c'est pas une bonne chose parce que ça profite toujours au dominant. Donc je renvoie à chacun vous êtes pas content de comment ça se passe dans les syndicats pour le 10 septembre ? Syindiquez-vous.
Venez influer sur les décisions, venez faire comme nous. Mais par ailleurs, je voudrais interpeller aussi toutes les directions syndicales de manière collective en disant que ce qu'on dit c'est aussi parfois ce qu'on fait. Or dire quelque chose ça peut aussi provoquer de l'action.
Je vous remercie de m'avoir écouté. [Applaudissements] Oui, merci. Donc moi aussi, je suis euh syndicaliste dans l'enseignement.
Je poser deux questions à mes à mes camarades. Euh moi, je suis assez d'accord avec l'intervention l'intervention précédente. Quand moi j'entends salve de mobilisation, j'ai tendance à entendre jour d'action saute mouton.
Alors, est-ce que euh on va se saisir du 10 en utilisant justement le mot d'ordre de blocage ? Parce que c'est bien la question du blocage effectivement des des salariés nous disent si les 14 journées de grève qu'on a fait en 2023 sur les retraites, on les avait fait d'un coup et qu'on avait cherché à tout bloquer, peut-être qu'on aurait réussi à gagner. Donc cette questionlà, la question se pose de voir comment on fait euh à partir du 10 septembre et moi je suis pour appuyer à fond cette journée pour voir si on peut s dégager des actions de de blocage. [Musique] Ensuite, moi je vais juste rappeler et remettre dans le contexte que ce 10 septembre, ça a été dit hier par Jean-Luc Mélenchon, il y a la question de la censure et j'ai entendu l'histoire des 4000 suppression de poste qui ont été annulé, elles ont été annulées aussi, il faut le dire parce que bah il y a eu une collusion d'un parti politique qui s'appelait le Parti socialiste.
Bah oui, pour dire pour dire on va essayer de grapiller des choses pour ne pas censurer le gouvernement Bou. Moi, je suis pas forcément pour refaire la même la même limonade. La question, elle est aussi d'utiliser cette pression là maintenant tout de suite pour chasser le gouvernement Beou et chasser Macron.
Ensuite, j'ai une deuxième question très rapidement. Euh, c'est la question la question de la guerre. Euh le budget le budget euh des services publics, le budget de l'État et d'une façon générale le budget Berou est totalement lié avec la question de la guerre, la question de Macron des 5 % du PIB décidé unitement tout seul sans aucun mandat de qui que ce soit qui aboutirait à un budget de 100 milliards par an. c'est-à-dire une fois et demi le budget de l'éducation nationale qui est moi mon secteur.
Euh et forcément ça va avoir des conséquences en terme de destruction des services publics, ça va avoir des conséquences en terme de destruction des acquis sociaux pour l'ensemble du travailleurs. Donc comment le mouvement ouvrier peut s'insérer euh dans cette bagarre ? Moi, j'estime que c'est sa responsabilité de refuser cette marche à la guerre. j'estime que c'est de sa responsabilité de se battre contre l'envoi des armes évidemment en Palestine et d'une façon générale combattre le bruit des bottes que met en place Macron euh pour quasiment nous dire "Demain, vous irez faire la guerre et nous allons développer une économie de guerre." Donc nous on n'accepte pas, vous l'avez peut-être vu, il y a une initiative d'ailleurs qui qui avait prise.
Ouais. Je je termine. Qui est un meeting international contre contre la guerre ? mon t-shirt.
Donc voilà, j'invite toutes les personnes présentes dans cette salle, les syndicalistes aussi parce que jassume c'est de la responsabilité du mouvement syndical d'être partie prenante de ce mouvement contre la guerre à venir s'inscrire au stand. Voilà. Peut-être essayer d'avoir une dernière question mais euh relativement courte.
Justement. Oui. Oui.
Bah moi je suis syndicaliste à la CGT et à l'énergie mais je parle en mon nom propre et pas au nom de de qui que ce soit. Je pense qu'effectivement euh il y a un premier sujet sur lequel on doit discuter. Euh là vous parlez de la de la conscientisation.
Moi, il me semble que la conscientisation elle est quand même assez claire dans la tête des salariés. le sondage qui a été évoqué hier où 70 % veulent que Baou dégage, c'est quand même quelque chose d'important, hein. Donc je crois qu'il y a pas forcément beaucoup de travail à faire là-dessus.
Euh et comme je suis à la CGT, la question de la double Bogne, elle s'impose quand même un peu à nous, hein. Je dis ça pour Thomas parce que j'ai entendu plein de choses très bien, mais euh à la CGT, c'est les revendications immédiates, mais on veut aussi changer quand même le système. Donc je pense que là, là-dessus, il y a pas de souci.
Euh par ailleurs euh la question de l'extrême droite parce que moi j'aimerais bien aussi euh le meilleur soutien à Baou aujourd'hui c'est l'extrême droite. Donc je veux dire faut quand même être clair. Donc là-dessus euh c'est c'est vraiment très très net cette question.
Et l'appel du 10 si vous avez lu les textes, c'est antiraciste. Ça parle de la loi du plomb. Donc ça c'est contre la droite, l'extrême droite et les macronistes.
Donc je crois qu'on est on est tr enfin je pense qu'il faut que les directions des confédération soit très tranquille là-dessus. Moi je rebondis aussi sur la question du budget de guerre. J'aimerais bien avoir votre avis là-dessus parce que en effet ça n'est pas ça n'a pas été évoqué alors que c'est quand même une question centrale puisqu'on trouve de l'argent pour la guerre mais on trouverait pas d'argent pour les écoles et universités.
Donc voilà, moi je voulais redire ça simplement et une dernière question, juste une question quand même sur l'unité parce que la CFDT, moi excusez-moi, j'ai quand même un petit souci avec la CFDT, hein. Et oui. Voilà.
Alors, je vous expliquer qu'à Paris, il y a un mouvement donc la CGT, FO, FSU et solidaire appelle à un rassemblement mardi 26 place de la République parce que la CFDT à Paris, elle invite qui ? Monsieur Bairou pour discuter là, il y a quand même un petit problème he donc voilà donc oui, l'unité sur les revendications, mais du coup la question des budgets de guerre, peut-être que ça fait une ligne de rupture aussi avec certains. Voilà.
Merci, merci, merci les les camarades pour vos question. Je vais redonner la parole tout de suite. Simplement rappeler que y compris nous du côté de la France insoumise, on entend et on respecte ce que vous avez exprimé sur la question notamment de vos procédures internes, de vos discussions internes.
Et quelque part, c'est justement pour ça qu'on vous a invité. Parce que les syndicats aujourd'hui sont le point de centralité et ont la mission spécifique de l'organisation du salariat, de la défense des salariés, de la lutte spécifique à dans ce milieulà de la société. Et parce que vos décisions sont les vôtres, mais qu'elles participent d'une certaine manière d'un combat général qui nous intéresse, je pense que c'est bien qu'on puisse avoir justement cet échange où vous puissiez expliquer, y compris à celles et ceux qui ne seraient pas syndicalistes quels sont les modes de fonctionnement, les raisons de ces fonctionnements, les raisons de ces prises de décision, mais également qu'il puisse y avoir l'échange de de l'aspiration des militantes et des militants qui certes sont conscientisés mais veulent participer de cette bataille et attendre, je le crois, avec intérêt les décisions et qui seront prises par les organisations syndicales.
Je ne peux que relayer et appuyer les appels qui ont été faits à dire si certaines et certains veulent se préoccuper de la vie des syndicats, participer aussi de ces organisations et et ne restez pas sur le côté. Pour répondre aux différentes questions qui ont qui ont été posées et je pense que on en fera le le mot de conclusion parce que le temps tourne et donc prenez le temps tranquillement de pouvoir répondre à ces questionsl. on va faire dans l'ordre inverse partir d'Aurélien pour revenir à à Thomas.
Euh j'ajoute, même si ça transparaît dans une question, euh le fait que dans ce mot de conclusion, je pense qu'il serait bien qu'on puisse justement aborder la question de la lutte contre l'extrême droite et contre le Rassemblement national parce que ça a été dit, vos organisations ont participé et de fait créer impulsé le Front populaire au moment de l'éle de la dissolution et et des élections législatives de 2024 et que la question de la capacité de notre social à trouver, y compris des modes d'action commun euh défendre à construire un bloc social face à l'extrême droite et au rassemblement national. Et je le dis, moi de mon point de vue, les organisations syndicales ont été exemplaires au moment où nous étions à un point de rupture historique et où l'extrême droite aurait pu arriver au pouvoir dans notre pays. Et à ce moment-là, l'ensemble de vos organisations a été au rendez-vous et ont été même plus qu'au rendez-vous parce qu'elles n'ont pas été au rendez-vous d'une demande qu'aurait fait certains, mais ont pris l'initiative de poser cet acte extrêmement fort et je crois y compris qu'on peut toutes et tous vous remercier pour cela. parce que c'est pas un moment anodin que nous avons connu euh l'année dernière.
Et donc je pense que c'est bien de pouvoir aussi aborder la continuité de la la lutte contre l'extrême droite dans dans ce temps de conclusion. Peut-être je sais pas où est le second micro. Peut-être Aurélien euh don pour l'union syndicale solidaire peut peut commencer.
Quand faut dire du mal du projet de budget. Je suis en dernier puis quand on se fait engueuler, c'est moi qui commence quoi. Non non, on peut faire autrement.
Non non, il y a pas il y a pas de souci. Je prends Non mais mais faut pas le prendre faut pas le prendre comme des engueulades he par ailleurs. Non, je je le dis je le je le dis je le dis en en rigolant et et de manière d'autant plus décontractée que que ce que je vous raconte.
De toute façon, euh comme Thomas et Caroline, c'est c'est le fruit de discussion collective euh sur la et je vais commencer sur de sur les les le début des questions donc qui était la poursuite de ce qu'on ce qu' ce qu'on avait pu développer euh sur la question des greffes perlées, des appels à tout bloquer et cetera. Euh alors, on peut dire que 2023 c'est derrière nous, mais je pense que c'est important de tirer des bilans euh notamment qu'il y a des mobilisations aussi importantes euh voilà et euh nos organisations euh en ont tiré et on peut voilà revenir sur euh euh sur les luttes euh et euh il s'agit pas de euh de de de renvoyer à des des facteurs extérieurs l'ensemble des des responsabilités. Euh je pense que c'est le bon exemple pour le coup et que nos organisations sont relativement tranquilles que sur la question d'espacer les journée de grève, donc moi le le la stratégie opposée que je vois ça, c'est la question de la grève reconductible.
Je crois que nos organisations, elles ont proposé cette modalité d'action, elles l'ont fait savoir, elles l'ont dit publiquement et qu'il y a des salariés qui s'en sont saisis. Voilà. Et je pense que c'est à ça que tu penses quand tu parles de syndiqué de la CGT qu'on fait grève pendant 2 mois.
Je crois qu'à la SNCF, il y a eu des grèves qui ont été reconduites par Assemblée générale pendant une assez longue période. Je crois que dans le secteur euh de l'énergie, ça a été le cas aussi. Et dans un nombre de secteurs par ailleurs extrêmement variés, y compris des fois dont on avait pas toujours les remonté ou dont on avait les remontés euh parfois longtemps après.
Il y a eu le cas dans des associations, il y a eu le cas dans des petites entreprises, même parfois dans des boîtes de conseil et cetera. Il y a il y a eu des mouvements reconductibles, il y en a pas eu assez. Voilà, c'est ça le bilan.
Et donc là, encore une fois la question était pas celle de la question de l'appel, y compris on peut dire peut-être que trois organisations syndical qui tenaient ce discours, c'était insuffisant mais sur la question de tout bloquer. Thomas, il a rappelé la question du 7 mars dans son propos tout à l'heure. Il y a l'ensemble des organisations syndicales de ce pays qu'on dit le 7 mars on arrête tout.
Il y avait pas écrit greffe générale, mais je crois que le message était clair et et il y avait une journée de grève qui était appelée en plus qui faisait effectivement le 8 mars qui permettait euh d'enchaîner. Bon voilà, le 7 mars c'est une journée historique, c'est une journée extrêmement réussie, c'est pas une journée où tout a été arrêté, c'est pas une journée de grève générale au sens où on pourrait euh l'espérer. Et donc ça ça ça montre que la question de la responsabilité des appels des organisations évidemment parfois elle existe et il y a des moments où sans doute que ça manque que de pas avoir le le bon appel et cetera, c'est un frein aux dynamiques de de mobilisation et cetera.
Il y a aussi plein d'autres moments où on constate que les organisations, je sais pas s'il faut parler de direction, moi je me considère personnellement pas comme une direction puisque je ne fais qu'obéir à à aux ordres qu'on me donne finalement et qu'on appelle des mandats, mais euh elles sont souvent beaucoup plus à tous les niveaux, beaucoup plus volontaristes et beaucoup plus radicales si l'on peut dire. Euh et c'est par ailleurs un biais euh qu'on a et euh qu'on voit que et nous par exemple l'Union syndicale solidaire où on est un syndicat qui est minoritaire euh et bah euh on on organise des franches du salariat qui sont peut-être pour partie en tout cas parce que y compris les raisons pour lesquelles on se syndique, elles sont diverses et variées et la raison idéologique est pas forcément la première mais qui vont être peut-être plus combatives que l'ensemble du salariat. Donc on peut évidemment avoir euh ce ce ce biais là et on constate quand même régulièrement qu'il suffit pas d'avoir les bonnes stratégies et les bons appels.
Voilà. Ce qui veut pas dire évidemment et tu rappelais tout à l'heure sur le côté dialectique avec l'exemple de la prérent que si on arrive dans quelque chose où on attend tout euh des collègues, bah il va peut-être manquer l'impulsion mais qu'en même temps proposer la feuille de route, même si elle est parfaite euh ça marche pas toujours. Surtout dans un pays où il y a à peu près 10 % de taux de syndicalisation.
Voilà. Et encore une fois, ça c'est un élément objectif euh matériel. Bon voilà, euh moi je suis matérialiste, donc je regarde euh aussi euh ces éléments éléments-là.
Ce qui veut pas dire qu'il faut être pessimiste au-delà euh du nécessaire. Et d'ailleurs, si on était trop pessimiste, sans doute qu'on passerait euh pas autant de temps à s'engager, à construire des choses, à tenter d'engager des des mobilisations comme encore on va le faire à cette rentrée. Mais si on pense qu'on peut gagner, qu'on doit gagner et qu'on va gagner, il faut évidemment qu'on construise ces mobilisations là. en parlant en partant de ce que on estime être la situation et là encore, il peut évidemment arriver de euh de se tromper sur la lutte contre l'extrême droite, évidemment, elle est euh dans l'ADN de nos organisations, mais pas que de nos organisations, puisqueil faut rappeler qu'au moment de la dissolution, il y a un texte intersyndical qui a été signé par la CGT, la FSU, par Solidaire qui a également été signé par la CFDT qui a été évoquée tout à l'heure par l'UNSA et ça c'est effectivement extrêmement important que il y ait une large partie du mouvement syndical qui puisse s'exprimer de manière claire comme il avait pu le faire en rappelant que la préférence nationale n'est pas compatible avec le syndicalisme et qu'il a encore l'a fait il a fait plus que s'exprimer puisque nous avons mobilisé nos équipes militantes notre réseau militant que il y a eu un travail de diffusion Il y a eu un travail de conviction, il y a eu un travail de bouton de veste, il y a eu un travail d'heur d'information syndicale, il y a eu un travail sur les lieux de travail qui a pesé, qui a été précieux et qui a été d'autant plus précieux que encore une fois la proximité de la représentante ou du représentant syndical dans l'entreprise qui est aussi la personne à qui on va s'adresser pour parler de ses soucis personnels pour une défense individuelle, pour un accompagnement à qui on va être amené parfois à confier des choses et cetera pour être mieux défendu.
C'est souvent une personne là où il y en a et encore une fois il y en a dans trop peu d'endroit mais c'est une personne qui encore aujourd'hui est une personne dont la parole par ce travail là justement quotidien a acquis quand même une forme de de légitimité et c'était extrêmement important que que nos réseaux militants ils puissent être mobilisés évidemment pour faire perdre l'extrême droite et empêcher à tout prix qu'elle qu'elle arrive au pouvoir. voir et évidemment dans nos organisations, on a aussi une un attachement très fort à à éviter les on va dire les infiltrations, les prises de mandat et cetera, ce qui est pas toujours simple, y compris pour des questions statutaires, ça paraît bête, mais euh par exemple la solidaire comme on s'est fondé sur l'idée qu'il fallait des organisations alternatives, démocratiques et cetera, c'est très compliqué d'exclure quelqu'un. Et donc on était face à la difficulté que exclure quelqu'un même qui serait candidat sur une liste reconquête ou rassemblement national, c'était pas évident.
On pouvait être attaqué en justice, ça pouvait être fait annuler. Et donc ça nous oblige aussi euh même si on va être d'accord sur l'idée politique, ça va nous ça nous oblige aussi à se doter euh de protocoles et d'outils juridiques pour sécuriser euh aussi évidemment ces euh ces ces procédures là. Mais là encore, je pense que le le meilleur moyen qu'on a de faire reculer aujourd'hui l'extrême droite, c'est par l'action syndicale quotidienne qui par sa mise en œuvre par le fait que c'est l'organisation de la solidarité, que c'est l'organisation de la solidarité entre toutes et tous les salariés, queles que soient leurs origines, leurs nationalités, leurs religions, leurs orientations sexuelles.
De fait, c'est contradictoire avec le projet de l'extrême droite, sans parler évidemment de la revendication d'un meilleur partage des richesses et que quand on a aujourd'hui le principal parti d'extrême droite qui est évidemment dirigé par une chatelaine millionnaire, on voit bien que ces gens-là ne peuvent pas sérieusement comme ils le font prétendre représenter les intérêts aujourd'hui des des salariés. Mais euh donc c'est euh évidemment euh pour nous euh un un axe fort et sur le lequel on on ne transige pas et qui évidemment euh reste d'une brûlante actualité puisque euh on sait que euh 1 an après euh ce mois de juillet 2024, le danger est loin d'être écarté et donc évidemment, il faut qu'on reste extrêmement mobilisé là-dessus aussi. Mais on espère que d'importantes mobilisations en cette rentrée vont permettre aussi de contribuer à faire reculer ces idées nos abondes. [Applaudissements] Euh alors pour ce qui est, je vais passer directement à l'extrême droite parce que la majorité des questions étaient pour les gros syndicats professionnels.
Donc il y a aucun souci hein. Mais oui, mais du coup pour ce qui est de l'extrême droite dans les jeunesses, vous le savez peut-être ou non, mais il y a une organisation qui s'appelle l'Uni qui est une organisation de jeunesse d'extrême droite et qui aujourd'hui, on le voit, il faut pas fermer les yeux là-dessus, c'est quand même important. Il y a une jeunesse d'extrême droite, qu'on le veuille ou non, c'est comme ça.
Il y a une jeunesse d'extrême droite euh à tel point que l'uni est au conseil super supérieur de l'éducation aujourd'hui. Donc elle a été élue avec l'Union étudiante et on leur fait confiance pour combattre l'Uni dans ces instances là par ailleurs. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est notre rôle aussi à nous en tant que jeune, en tant que aussi vous, parents, grands-parents, peu importe, de faire comprendre à cette jeunesse que non euh la poudre de perle en pampon de l'extrême droite ne fonctionnera pas.
Alors oui, il présentent certaines choses qui peuvent attirer en leur disant queils vont mieux vivre, en disant que ils vont augmenter les salaires, enfin plein de trucs. Mais euh c'est aussi quelque chose qui euh est assez dangereux parce que on est une génération où les réseaux sociaux ont une grosse importance dans notre dans notre vie. Ils sont prép enfin ils sont là tout le temps.
Et donc en fait de fait la lutte antifasciste, la lutte contre l'extrême droite ne s'arrête pas à la lutte dans la rue ou dans les instances, elle va aussi sur les réseaux sociaux. Et donc c'est notre rôle que d'alerter, que de faire prendre conscience aux jeunesses que non, l'extrême droite n'est pas une option. L'extrême droite ne sera jamais une option et ce n'est pas une fatalité que de se retrouver avec Jordan Bardella ou Marine Le Pen au pouvoir.
Ensuite, ce qui est important de rappeler, c'est que on est dans un tournant où ça a été dit tout à l'heure un petit peu mais c'est très instable politiquement. C'est très instable politiquement et c'est favorable du coup aux mobilisation mais c'est aussi à double tranchant. C'est-à-dire que ça peut être tout autant favorable pour nous mais ça peut être tout autant favorable pour l'extrême droite qui peut du jour au lendemain grâce au médias grâce à Bolloré, grâce à tous les milliardaires qui détiennent des relais en fait euh qui continuent de gangriner la société avec leur idéologie raciste, fasciste et vous connaissez toute la suite.
Mais ce qui est là important dans cette lutte contre l'extrême droite, c'est qu'il faut qu'elle soit continue. Bon, j'apprends rien à personne en disant ça, j'espère. Mais mais c'est qu'il faut même quand on pense que ça ne va pas marcher, même qu'on se dit que c'est résiduel et que nous on n pas la légitimité de le faire.
Bah si, en tant que jeune, en tant que syndicaliste, en tant que lycéen, lycéenne, en tant qu'étudiant, étudiante, on a la légitimité de le faire parce que on est le futur de ce pays. Et si nous on ne le fait pas maintenant, c'est demain le pays qui tombe dans le fascisme. Alors, je vais pas en rajouter plus parce que on est un peu à la bour, mais en tout cas, faites passer le mot que vous ayez des enfants, lycéens, lycéennes, que vous ayez des petits enfants, dis-leur de dites-leur de s'intéresser à ce qui se passe.
Dites-leur de ce syndiquer aussi, c'est important quand même parce que la lutte contre l'extrême droite, ça commence dès le plus jeune âge. Merci. J'ai essayé aussi d'apporter d'apporter un certain nombre de de réponses sur la question de euh de de la guerre et euh et je crois surtout la manière dont la situation internationale a été honteusement instrumentalisée au début du printemps dernier politiquement.
Euh bon pour pour ce qui est de la de la FSU, je crois que enfin c'est c'est ça fait partie des choses qui sont fondamental chez nous que la nécessité absolue de promouvoir la paix, de transmettre la culture de paix, le fait d'être une fédération qui est euh principalement implantée dans l'éducation et dans les métiers de l'éducation en lien avec la jeunesse fait que ce sujet-là est pour nous un sujet qui a toujours été vivant et et majeur. Euh mais on sait aussi que la paix c'est pas simplement quelque chose qui doit rester de l'ordre du slogan ou de l'image et que la paix c'est quelque chose qui se construit pour devenir qui ne peut se maintenir que si elle est juste et que si elle est durable et qu'elle n'est pas une paix aux conditions de l'agresseur. Pour autant, nous on a on a des très très rapidement dénoncé ce que je disais à l'instant, la manière dont honteusement le gouvernement de Bairou a utilisé l'inquiétude très forte de la population pour crédibiliser sa politique d'austérité.
Et là, il y a véritablement une arme extrêmement forte euh qui pèse dans les consciences. ce que je disais tout à l'heure en disant est-ce que à cette rentrée on sera sorti de la chape de plomb qui a pesé sur les mobilisation l'année dernière il ne suffit pas de le souhaiter on nen sait rien mais oui il faut absolument travailler à lever cette chape de plomb et à expliquer que en des temps troubl en des temps complexes du point de vue international au contraire nous avons besoin de service public de cohésion sociale de progrès social au à l'opposé des politiques d'austérité qui sont qui sont menées et qui sont annoncées sur la question de la grève. Alors la la camarade évoquait la grève perlée, ça évidemment ça fait écho à des discussions qui sont des discussions classiques de toutes les âgés réunions syndicales et déjà je je pensais à formuler ça et puis le derrière le camarade a employé le terme de saute mouton.
Bon, je je ne crois pas qu'il y ait une des des syndicalistes qui considèrent que le jour de grève est une fin en soi. Nous cherchons tous à tous les niveaux, le plus sincèrement du monde à construire des mobilisations qui vont bien au-delà d'une journée de grève. Euh quand on bon, il faut aussi se méfier un petit peu de formule.
On fait, je disais tout à l'heure, il faut nourrir nos nos batailles les plus générales des luttes sectorielles. Quand on fait la grève, ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire je vais pas aller prendre mes élèves, je vais pas aller soigner mes patients.
Alors en fait si, je vais les soigner parce que je suis réquisitionnée mais voilà euh je vais pas accueillir mes élèves, mes mes jeunes si je suis éduque et puis je serai pas payée à la fin du mois. C'est ça, c'est concrètement le geste professionnel que je ne fais pas. Mais moi, je voudrais quand même dire attention aussi à un discours qui discrédite et affaiblit encore plus l'idée de la grève.
Attention aux effets de ce discours là sur des collègues, des personnels qu'on peut avoir ensemble dans une réunion qui ne sont pas des collègues qui sont prêts à faire déjà le jour de grève mais sur ceux qui ne sont pas prêts à le faire encore et qu'il faut convaincre. Il n'est pas dit qu'on les convainque en leur disant que on va faire plus qu'un jour. Il faut déjà les convaincre de faire un jour.
Attention au la grève est l'outil précieux et fragile des travailleurs. Attention à tout ce qui peut encore plus le fragiliser parce qu'on sait aussi à quel point c'est coûteux pour ceux et celles qui travaillent. Donc je crois que bien sûr que on entend euh les critiques et les déceptions et on a été les premiers déçus le 7 mars.
Euh mais il faut qu'on ait tous en tête cette responsabilité. La grève, c'est quelque chose qu'il faut recrédibiliser. Je finirai sur l'extrême droite.
Euh alors, la FSU a fait partie comme la CGT, hein, a a appelé, a pris ses responsabilités au moment euh du Nouveau Front populaire des élections législatives et a appelé à voter pour les candidats qui portaient le programme du Nouveau Front Populaire. C'était inédit. C'est une responsabilité que nous avons prise en conscience après des débats menés. très fort dans nos instances.
C'était aussi une situation exceptionnelle. L'extrême droite était aux portes du pouvoir comme elle ne l'avait jamais été. Euh ça ça ne nous a pas empêché de le faire de manière critique et depuis nous n'avons cessé de dire que dans ce programme du nouveau Front populaire, il y avait un certain nombre de choses qui ne nous allaient pas et qu' on a un certain nombre de contentieux qui restent notamment sur le statut de la fonction publique.
Mais bien sûr que la lutte contre l'extrême droite, elle ne se fait pas simplement elle ne passe pas par simplement des formules et des slogans. un combat de chaque jour qu'il faut mener aussi avec la conscience du milieu où on le mène. Je crois qu'on ne on n' pas ces mêmes discussion dans une salle d'épreuve, dans une usine.
Il faut être extrêmement attentif au au aux interlocuteurs qu'on peut avoir mais avec la conscience que dans la jeunesse, dans la fonction publique, dans le milieu des cadres, chez les enseignants, la situation s'est normalisée d'une certaine manière. C'est-à-dire que le vote du pour le Rassemblement national se rapproche de ce qu'il pouvait être dans d'autres catégories et donc avoir conscience aussi que notre discours offensif ne suffit pas et que la le choix de l'extrême droite aujourd'hui c'est davantage le symptôme que un choix moral c'est le symptôme d'une société qui va mal et les réponses qu'on porte nous en terme de cohésion sociale d'alternative de défense des services publics de défense de ceux qui travaillent c'est la bonne réponse Et je crois qu'on en connaît pas d'autres aujourd'hui. Les bagarres qu'on mènera ce ce trimestre sont des bagarres qui permettront et qui doivent permettre de faire reculer l'extrême droite dans les consciences. [Applaudissements] Bon moi c'est pas une conclusion mais c'est une prolongement du débat et des interrogations qu'il y a évidemment plusieurs choses.
Bon le la première c'est que il y a une différence de nature entre une organisation syndicale et une organisation politique en France. notamment et puisque vous évoquez la camarade évoqué la charte d'amien elle en fait partie il y a d'ailleurs des stratégies différenciées hein le choix de la France insoumise c'est une révolution citoyenne par les urnes puisque un parti c'est un programme de prise de pouvoir un syndicat c'est différent c'est un c'est un outil et d'ailleurs la spécificité française c'est de d'organiser les salariés sur leurs seuls intérêts. Faut entendre ces éléments.
Et la vraie question qui nous est posée ici particulièrement, c'est quel type de complémentarité, de cohésion, de cohérence qui permettent de de rassembler, de mobiliser bien plus largement chacun les uns les unes des autres ? Parce qu'en fait aujourd'hui la question qui nous est posée, c'est la question non pas de la radicalité ou plus précisément la radicalité c'est la massification de la mobilisation et c'est ça que chacun chacune d'entre nous on doit interroger et savoir de quelles sont les modalités qui permettent d'entraîner justement le plus grand nombre pour les faire reculer puisque à plusieurs reprises la question de 2023 a été posée. Oui, il faut tirer les bilanes de 2023 et les bilanes 2023 fait que première chose rien d'autre que les organisations syndicales pardon sont en capacité d'entraîner des millions de personnes en grève et dans la rue.
Deuxième élément, c'est que alors et moi je faisais partie, j'étais mandaté pour la CGT dans l'intersyndical confédéral et puisque la question du 7 mars est revenue dans le communiqué qui a appelé au 7 mars à très exactement la France à l'arrêt, un synonyme de bloquou hein où on met tout dans la bataille ou dans le même communiqué, on disait que le lendemain il y avait le 8 mars, que le 9 mars il y avait démobilisation dans la jeunesse. Toutes les conditions des directions étaient réunies pour rassembler au même moment nos camarades cheminauot, nos camarades énergéticiens étaient dans l'air conductible. Mais quand on met tous nos forces, on met que 3,5 millions de personnes en grève et dans la rue.
Et la question c'est pas que les uns ou les autres auraient freiné. La question c'est pas qu'on était débordé par les masses qui n'attendaiit que de nous déborder. La question c'est que aujourd'hui la fragilité de l'organisation de ce pays, qu'elle soit politique, qu'elle soit syndicale, qu'elle soit associative est encore trop faible et qu'au moment où on se parle, je pense que tout et toutes, on a une responsabilité particulière.
On a une chance d'être là pour discuter. On a une chance d'être syndiqué. Si vous ne l'êtes pas, il y a que l'embarras du choix et il faut le faire pour s'organiser justement.
Mais au-delà de ça, il y a la question du virtuel et du réel. Il y a la question des algorithmes qui truchent aussi l'information des uns et des autres que nous sommes qui fait que quand c'est des comptes d'extrême droite qui parlent du 10 septembre, ils sont plus poussés que quand c'est des comptes progressistes et cetera et que ça c'est au vu de cette complexité des choses euh pas compliqué pour compliquer mais de la de ces réalités qui font que comment on transforme le virtuel en réel ? Comment on s'adresse au-delà de celles et ceux qui sont convaincus ?
Comment on donne du courage à ceux qui aujourd'hui ne peuvent en avoir pour rassembler, fédérer et accompagner ? Parce que regardez la discussion qu'il y a nous d'ors et déjà les discussions dans les syndicats, ceux qui étaient le plus prêt à pousser nous disent aussi attention il faut accompagner le 10 septembre et ça fait partie c'est pas une date pour une date, ça fait partie d'une stratégie pour faire reculer le gouvernement au-delà du disque parce que tout et tous ici particulièrement on sait que ça ne suffira pas mais accompagner sans récupérer parce que regardez ce que sont en train de faire les médias des milliardaires et tout un tas de compte d'extrême droite justement en disant mais s'il y a les syndicats, j'y vais pas et cette petite musique là ou si elle est partie notamment et les filles, j'y vais encore moins. cette petite musique là, il faut y être attentif sur comment on fait aujourd'hui concrètement pour mobiliser chez vous dans vos entreprises, dans vos services, vos collègues de boulot pour que le de puisqu'il y a une camarade de l'énergie, ça soit le plus massif possible, que la première victoire qui est devant nous, ce soit le de d'abord pour les agents ensuite pour les gens sur la question des factures d'énergie parce que ça ça compte concrètement pour les vie et que une victoire pour les uns, elle sera utile pour tous les autres. parce que ce qui nous manque le plus, c'est pas des appels à la grève, c'est des victoires qui donnent des perspectives, qui donnent envie de se mobiliser, qui montre que voter c'est utile, que s'organiser c'est utile, que se syndiquer, c'est utile parce que ça change notre vie concrètement, pas en réunion dans notre vie au quotidien, sur notre fiche de paye, sur notre fin de vie pour la retraite et tous les autres éléments.
Et c'est à ça que ici, et je terminerai là-dessus, la question nous est posée parce que cette chance précieuse d'être conscient, conscientisé, rassembler des moments importants de respiration pour être autre chose que sur la notre fin du mois et notre fin de vie, c'est comment on fait pour s'adresser au plus grand nombre pour rassembler ? Il est min 5, peu importe l'heure exact, tout le monde mesure bien la gravité. Ce qu'on a essayé de faire en intersyndical par exemple, c'est de s'adresser, de discuter sans s'insulter.
Jamais vous verrez dans les médias interposé le moins possible en tout cas euh mais pas le moins possible en fait concrètement. Moi, je j'ai des désaccords très forts avec plein de stratégies de d'organisation syndicale, mais je les respecte parce que les respecter, c'est aussi permettre de les fédérer et d'aller plus loin. Et à ce moment-là où on se parle, où il y a Trump, Poutine, Netaniaou, Mélodie et la liste est tellement longue quand les progressistes que nous sommes aujourd'hui, avec le niveau de conscience qu'on a, on doit être délicat entre nous, précautionneux. précautionneux des stratégies.
Je ne partage pas toutes les stratégies de la France insoumise mais bien je m'en garde parce que je suis attentif parce que je me dis que vous avez une responsabilité que j'ai une responsabilité que nous avons une responsabilité pour essayer d'entraîner le plus grand nombre et les faire reculer. Vous savez sur la question d'extrême droite par exemple nous on pense que l'axe c'est d'abord la question sociale parce que plus on parlera de social plus ils rentreront d'où ils viennent. Ils sont contre la cotisation sociale ils font ils font croîre parler du net.
Ils sont contre l'augmentation du SMIC, ils sont contre l'indexation des salaires sur les prix, ils sont pour la simplification patronale, pour la loi du plomb. C'est ça l'extrême droite et c'est ça qu'il faut démitifier. Quand on rentre dans un syndicat, on commence pas par les valeurs, mais on finit par celle-ci.
Parce que rentrer dans une organisation syndicale, pas quand on a la chance d'être politisé comme vous l'êtes, mais quand on ne l'est pas, ben le dernier maillon au fin fond de la Haute Loire d'où je viens où c'est vrai dans la Somme et c'est vrai dans tous les départements dont vous voyez très bien de ce que je viens de dire où c'est désindustrialisé, où il y a plus de perspective, le dernier maillon, c'est la c'est la l'organisation syndicale. Et pour cette question là, on le dit, attention les uns les autres, on accompagne, on fédère, on rassemble, on donne des perspectives et quand on n'est pas d'accord, on se le dit sincèrement pas par les médias des milliardaires. C'est possible de les faire reculer.
On va y arriver avec précaution, intelligence collective, c'est le chemin qui est devant nous. Merci. Merci à toutes et tous d'avoir participé.
Merci à vous pour votre présence et pour vos réponses et moi je vous remercie de nouveau d'avoir été là parce que je pense qu'il faut qu'on puisse avoir ces moments d'échange y compris franc direct mais c'est aussi ça qui va nous permettre d'avancer et je suis convaincu que le 10 septembre et dans les prochaines semaines on se retrouvera ensemble dans la rue dans les luttes et on est à l'écoute de l'appel à venir des syndicats et on sera là présent en soutien. Merci encore.
Aurélien Le Coq