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InterviewPublic Sénat· 12 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleÉducation & rechercheInstitutions & élections

Nicolas Mayer-Rossignol : " Les querelles internes du PS, on s'en fout " - Vidéo

Au micro : Stéphane Vernet Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Nicolas Maillard-Rossignol, est-ce que dans vos rêves les plus fous, vous aviez imaginé un tel score au premier tour ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Que Raphaël Glucksmann l'emporte et qu'il l'emporte au premier tour, vous vous y attendiez ?

  • 2:38OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Raphaël Glucksmann devient vraiment le candidat de la gauche ?

  • 2:52RelanceÉludée

    Est-ce que pour battre Marine Le Pen, on s'unit tous à gauche, y compris avec Jean-Luc Mélenchon ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une victoire personnelle de Raphaël Glucksmann ?

  • 5:57RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui répondez à Marine Tondelier qui écrit que c'est la victoire de celui qui a fait le choix du repli ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36PrésentateurChiffre
    « 66,17% pour Raphaël Glucksmann. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « Tout le monde se disait, enfin, moi le premier, que vous n'atteindriez pas 100 000 votants. Là, vous avez 120 000 votants. »
  • 3:54InvitéFait
    « Le seul ennemi, non pas de Raphaël Glucksmann, mais de la République, c'est l'extrême droite. »
  • 4:34InvitéFait
    « On veut cette gauche claire, qui n'a pas peur de dire, voilà nos valeurs, on est républicain, on est pro-européen, on est social-écolo. »
  • 6:38InvitéFait
    « L'extrême droite, elle a neuf orteils et demi à l'Élysée. »
  • 7:30InvitéFait
    « Le scénario le plus favorable à Marine Le Pen, c'est le scénario Mélenchon-Le Pen. »
  • 11:38InvitéFait
    « Pour la première fois, l'extrême droite est aux portes du pouvoir comme jamais elle ne l'a été. »
  • 16:41InvitéFait
    « Le Parti Socialiste doit se réinventer. »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Présentateur13 %
  • Invité politique10 %
  • ?7 %

≈ 37,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

6%, c'est le score sans appel de Raphaël Glucksmann qui remporte donc la primaire dès le premier tour. Et maintenant, comment peut-il rassembler la gauche et OPS ? Olivier Faure est-il un premier secrétaire à Fébi ? On va en parler avec Nicolas Maillard-Rossignol. Bonjour.

0:20
Locuteur

Bonjour. Merci

0:20
Présentateur

d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes le maire de Rouen, premier secrétaire délégué du PS et responsable du programme présidentiel de Raphaël Glucksmann. Interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest-France. Bonjour Stéphane.

0:32
Invité politique

Bonjour Aurélien, Nicolas Maillard-Rossignol. Bonjour. Bonjour.

0:36
Présentateur

66,17% pour Raphaël Glucksmann. Nicolas Maillard-Rossignol, est-ce que dans vos rêves les plus fous, vous aviez imaginé un tel score au premier

0:41
Locuteur

tour

0:41
Invité

? C'est un score très élevé. Et moi, j'avais vu beaucoup de...

0:44
Locuteur

Même vous, vous ne l'aviez pas vu. De

0:45
Invité

schtronf grognons. Les schtronf grognons, c'est ceux qui disaient que la primaire, ça allait faire pchit, qu'il n

0:51
Locuteur

'y

0:51
Invité

aurait personne qui irait voter. Vous avez vu la participation, elle est très élevée.

0:54
Locuteur

Elle

0:54
Invité

est beaucoup plus élevée que tout ce que les commentateurs prédisaient. Et puis, peu de gens ont parié sur un score aussi élevé de Raphaël Glucksmann. Donc oui, c'est une vraie satisfaction. Maintenant, c'est une première étape.

1:03
Locuteur

Pardon,

1:03
Présentateur

vous attendiez, vous, un tel score ?

1:05
Invité

Moi, je savais que c'était possible. Après une élection, vous savez, on ne sait

1:08
Locuteur

jamais. Mais vous

1:08
Présentateur

pensiez qu'il allait faire 66% en premier tour ?

1:11
Invité

Je suis mère

1:11
Locuteur

de Rouen. Que Raphaël

1:12
Présentateur

Glucksmann, que Olivier Faure allait faire moins de 15%

1:14
Locuteur

? Je suis mère de Rouen.

1:16
Invité

Honnêtement, sur le terrain, je vais vous dire.

1:18
Locuteur

Vous

1:19
Invité

savez ce que me disaient les gens

1:20
Locuteur

? On

1:20
Invité

est d'accord ou on n

1:21
Locuteur

'est

1:21
Invité

pas d'accord avec Raphaël Glucksmann. Mais je n'entendais personne

1:24
Locuteur

qui

1:25
Invité

contestait le fait que Raphaël Glucksmann, il est sincère.

1:28
Locuteur

Il

1:28
Invité

est clair.

1:29
Locuteur

Et

1:29
Invité

ça fait du bien. Et on avait besoin de ça. Donc il y

1:32
Locuteur

a

1:32
Invité

un espoir qui s'est levé, manifestement. Il y a beaucoup de gens qui sont venus voter pour dire on veut ce retour d'une gauche claire, d'une gauche sincère, d'une gauche pro-européenne qui n'a pas peur de s'affirmer. Et cet espoir qui se lève maintenant, je suis venu aussi pour le dire sur ce plateau, rejoignez-nous. C'est maintenant que la vraie bataille face à l'extrême droite pour réorienter le pays, pour la France, pour les Français, commence. Rejoignez-nous. On a besoin de tout le monde.

1:55
Invité politique

Que Raphaël Glucksmann l'emporte et qu'il l'emporte au premier tour, vous vous y attendiez. Mais quand même, 50 points d'écart entre Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, c'est énorme. Ça, vous ne vous attendiez pas.

2:04
Locuteur

Oui, oui,

2:04
Invité politique

oui. Bien sûr, le score

2:05
Invité

de… je ne

2:06
Locuteur

vais

2:06
Invité

pas se cacher derrière le petit doigt. Bien sûr que le score de Olivier Faure est très faible. Mais je crois que ce qu'on a vu sur le terrain, c'est qu'en fait, il

2:14
Locuteur

y

2:14
Invité

a beaucoup de sympathisants qui sont venus. C'est pour ça que la participation est plus élevée qu'attendue. Ils sont venus pour dire cette envie d'une gauche claire et d'une gauche forte. Qui est-ce qui porte ça ?

2:24
Invité politique

C'est Raphaël. Alors, la participation est forte. Tout le monde se disait, enfin, moi le premier, que vous n'atteindriez pas 100 000 votants. Là, vous avez 120 000 votants. C'est beaucoup plus que ce qu'on pouvait… enfin,

2:36
Locuteur

ce

2:36
Invité politique

à quoi on s'attendait. Ça, c'est vrai. Par contre, ça reste une petite base électorale, en fait. C'est une primaire fermée, quand même, malgré tout. Même si elle était ouverte sous cotisation, 15 euros, etc. Enfin, 120 000 votants, ce n

2:48
Locuteur

'est

2:48
Invité politique

pas énorme. Est-ce que Raphaël Glucksmann devient vraiment le candidat de la gauche ? Ou est-ce qu'il reste le candidat choisi par un petit cercle

2:55
Locuteur

?

2:55
Invité

Mais vous voyez, je parlais des chevaux de grognons tout à l'heure.

2:57
Locuteur

Je ne vous mets pas dans le lot. Si, j'en suis un. Je l'avoue. Vous l'avez dit vous-même.

3:01
Invité

Personne n'attendait une telle participation. Je vais le dire autrement. Vous connaissez un autre processus démocratique où il y

3:05
Locuteur

a

3:05
Invité

eu plus de monde ?

3:06
Locuteur

Qui

3:07
Invité

aurait désigné quelqu'un dans cette élection présidentielle 2016 ? Non,

3:11
Locuteur

mais ce n'est pas les scores des dernières primaires du PS.

3:14
Invité

Oui, si vous vous rappelez, par exemple, de Mme

3:17
Locuteur

Royal

3:17
Invité

en 2006. Vous avez fait combien de voix, Mme Royal, en 2006 ? Oui.

3:20
Locuteur

Vous

3:20
Invité

vous souvenez

3:21
Locuteur

?

3:22
Présentateur

Le nombre de voix, pas exactement, mais

3:23
Locuteur

ce n'était pas 2 millions.

3:24
Invité

Environ 100. Voilà, ce n'était pas 2 millions.

3:25
Locuteur

Donc,

3:25
Invité

c'est le même ordre de grandeur, en réalité, que la primaire en 2006. Oui,

3:29
Locuteur

mais ce n'est pas

3:30
Invité

les

3:30
Présentateur

dernières primaires.

3:31
Locuteur

Non, mais en fait, ce n'est pas ça qui compte. C'est-à-dire que

3:32
Présentateur

les dernières primaires,

3:33
Locuteur

il

3:33
Présentateur

y avait 2 millions de votants.

3:34
Locuteur

Si

3:34
Invité

vous voulez. Mais ce que je veux dire, c'est que ce n

3:36
Locuteur

'est

3:36
Invité

pas ça qui compte. Ce qui compte,

3:38
Locuteur

c

3:38
Invité

'était non pas juste de gagner la primaire, mais de la gagner clairement. Est-ce que le résultat est clair ? J'espère qu'on sera d'accord pour dire que le résultat est clair. Maintenant, ce n

3:46
Locuteur

'est

3:46
Invité

pas du tout suffisant, parce que Raphaël Glucksmann le dit depuis le début. L'objectif, ce n'était pas de gagner la primaire, c'est de gagner l'élection présidentielle. Le seul adversaire,

3:54
Locuteur

on va

3:54
Invité

dire le seul ennemi, non pas de Raphaël Glucksmann, mais de la République, c'est l'extrême droite.

3:59
Présentateur

Il a redire, mais pardon, juste comment vous analysez cette victoire ? Est-ce que c'est une victoire personnelle de Raphaël Glucksmann ? Ou est-ce que c'est la victoire de la ligne anti-LFI à gauche

4:08
Locuteur

? Moi,

4:09
Invité

je suis en charge du programme. Je porte le projet pour Raphaël. Je pense que c'est d'abord la victoire de la clarté et de la sincérité.

4:15
Locuteur

On

4:16
Invité

l'a bien vu à gauche, que les zigs et les zags, un coup c'est ça, un coup c'est autre chose, on ne sait pas bien la ligne. Ça, ce n

4:23
Locuteur

'est

4:23
Invité

pas possible. Et les gens sont venus voter pour dire, on veut cette gauche claire, qui n'a pas peur de dire, voilà nos valeurs, on est républicain,

4:30
Locuteur

on

4:31
Invité

est pro-européen, on est social-écolo,

4:33
Locuteur

on

4:34
Invité

veut non pas la continuité et un Macron 2, on ne veut pas l'extrême droite, on veut cette gauche claire.

4:40
Présentateur

Mais pardon, Olivier Faure, il n'est pas républicain, social-européen ?

4:43
Invité

Je pense que beaucoup de gens ont considéré qu'il n'était pas suffisamment clair, et notamment, vous l'avez dit vous-même, sur les alliances. Objectivement, c'est ce qu'on a vu ces dernières années, mais ce n

4:51
Locuteur

'est

4:51
Invité

pas le seul sujet. C'est la question européenne, c'est le rapport à l'Ukraine, c'est le rapport à Poutine, c'est la place de la France dans la mondialisation, c'est l'impératif et l'urgence écologique. Et Raphaël Glucksmann porte cela. Regardez, il y a trois mois, si je vous avais demandé de quoi Raphaël Glucksmann est le nom, vous m'auriez dit sans doute l'Ukraine, les Ouïghours,

5:11
Locuteur

l

5:11
Invité

'international, l'Europe. Et c'est toujours le cas, clarté, sincérité. Aujourd'hui, vous me diriez sans doute aussi la question des méga-héritages, la question que le travail paie, qu'on revienne à une méritocratie plutôt qu'une héritocratie. La question de

5:23
Locuteur

l

5:23
Invité

'école publique, de l'éducation, des lycées, j'espère qu'on en parlera, de la cause de la jeunesse. La question climatique et l'urgence avec Yannick Jadot, il y a déjà un rassemblement. Donc vous voyez, cette clarté-là, sur le fond, en portant un projet clair, ça je crois que c'est une grande force. C'est le début du renouveau de la gauche et surtout de sortir de cet esprit de défaite. Parce que cette gauche-là avait pris pour habitude de s'excuser et de perdre. Et nous, nous n'avons pas à nous excuser et nous voulons gagner. Parce que c'est la bataille de toute une génération militante face à l'extrême droite.

5:53
Présentateur

On va parler du programme, mais d'abord, Raphaël Glucksmann, il est au défi du rassemblement. Vous l'avez dit, le plus dur commence pour lui, rassemblement de la gauche. Marine Tondelier, hier, qui écrit sur les réseaux sociaux, c'est la victoire de celui qui a fait le choix du repli en refusant toute perspective d'alliance large de toute la gauche et des écologistes. Qu'est-ce que vous lui répondez

6:11
Locuteur

? Je

6:12
Invité

pense que ce n

6:13
Locuteur

'est

6:13
Invité

pas tout à fait le propos qui serait à la hauteur du moment. Qu'est-ce que veut Marine Tondelier ? Je lui dis amicalement. Est-ce qu'on veut être les plus riches du cimetière

6:21
Locuteur

?

6:22
Invité

Ou est-ce qu'on veut barrer la route à l'extrême droite ? C'est quand même un moment de responsabilité pour tous les militants et tous les responsables politiques de la gauche. Parce que qui, sinon la gauche, pour empêcher

6:32
Locuteur

l

6:33
Invité

'extrême droite d'accéder au pouvoir ? L'extrême droite, elle a neuf orteils et demi à l'Élysée. Neuf orteils et demi. Donc, les petites phrases sur le repli, l'aigreur, etc. Raphaël Glucksmann a été désigné démocratiquement. Il n'y a pas de processus plus large que celui-ci. Je n'en connais pas. Je ne crois pas que Marine Tondelier ait été désignée avec plus de militants, il me semble. Ni Jean-Luc Mélenchon, ni personne d'autre. Et donc, maintenant, la vraie question, pour Marine Tondelier, comme pour tous ceux qui ont le cœur à gauche,

6:58
Locuteur

c

6:59
Invité

'est est-ce qu'on s'engage avec Raphaël pour que cette gauche-là gagne ou est-ce qu'on joue

7:03
Locuteur

la médecinité et les écrits ? Vous

7:05
Présentateur

la connaissez, la vraie question qui est sous-entendue derrière ce message de Marine Tondelier. C'est est-ce que pour battre Marine Le Pen, on s'unit tous à gauche, y compris avec Jean-Luc Mélenchon qui, pour le moment, est devant dans les sondages et est le premier candidat de la gauche ?

7:19
Invité

Alors, je ne suis pas d'accord avec vous.

7:20
Locuteur

Je

7:20
Invité

ne

7:21
Locuteur

suis

7:21
Invité

pas d'accord avec vous parce que les mêmes sondages dont vous parlez testent aussi la possibilité de victoire. Quel est le scénario le plus favorable à l'extrême droite

7:29
Locuteur

? Quel

7:29
Invité

est le scénario le plus favorable ? Ce n

7:30
Locuteur

'est

7:30
Invité

pas moi qui le dis. Tous les sondages le disent depuis des mois et des mois. Le scénario le plus favorable à Marine Le Pen, c'est le scénario Mélenchon-Le Pen.

7:39
Locuteur

C

7:39
Invité

'est le scénario Mélenchon-Le Pen. Donc, la question qui est posée à Marine Tondelier comme responsable politique, c'est une question très difficile, mais très importante à Marine Tondelier comme à moi, comme à tous les responsables et les militants de la gauche qui ne veulent pas que l'extrême droite gagne. C'est est-ce qu'on veut favoriser le scénario où l'extrême droite aurait la plus haute probabilité de l'emporter ? Bien sûr que non. Il n

8:01
Locuteur

'y a

8:01
Invité

pas 150 solutions. Soit vous continuez avec le macronisme, avec un ex-premier ministre de Macron,

8:07
Locuteur

ça

8:07
Invité

c'est Édouard Philippe. Soit vous allez à l'extrême droite,

8:11
Locuteur

soit

8:12
Invité

vous avez Jean-Luc Mélenchon, c'est-à-dire le scénario où Mme Le Pen a la plus de probabilité de l'emporter et ce serait une catastrophe absolue pour le pays, avec toutes les conséquences et tout ce que cela

8:22
Locuteur

ouvrirait

8:25
Invité

dans le pays de haine et de violence.

8:28
Locuteur

Soit

8:28
Invité

vous avez Raphaël Gluckman qui aujourd'hui est dans cette dynamique. Mais rejoignez-nous, rassemblons-nous. En plus, sur le fond, franchement, quel programme plus social-écologiste que celui de Raphaël Gluckman

8:39
Locuteur

? Juste

8:40
Invité politique

une précision, avant de faire l'union avec les écologistes, voire avec les communistes, rassembler la gauche, êtes-vous bien sûr que tous les participants à cette primaire

8:49
Locuteur

vont

8:50
Invité politique

effectivement se ranger derrière Raphaël Gluckman et faire campagne avec lui ? Ils se sont engagés pour ça, mais on a vu dans le passé des précédents. Moi, je pense à la primaire socialiste de 2017, où Benoît Hamon, en fait, à peine élu, a été lâché par ceux qui devaient le soutenir, dont Manuel Valls, par exemple. Est-ce qu'on peut avoir le même scénario cette année

9:09
Locuteur

?

9:11
Invité

Évidemment que je souhaite que tous les candidats, candidates, respectent leurs paroles et leurs signatures. Ils se sont toutes et tous engagés,

9:19
Locuteur

les

9:19
Invité

quatre autres donc, à soutenir le vainqueur. Ils l'ont répété d'ailleurs hier.

9:25
Locuteur

Donc

9:25
Invité

je n'ai pas de doute sur le fait qu'ils vont tenir parole. Sinon, ce serait ajouter à la défaite l'inélégance. Ça veut dire qu'ils s'engageront dans la campagne, aux côtés de Raphaël Gluckman

9:35
Locuteur

? Je viens de le dire, on a besoin

9:37
Invité

d'un rassemblement le plus large. Votre question, c'est est-ce qu'ils vont respecter leur parole ? Je n'en doute pas.

9:43
Présentateur

Mais quand vous entendez hier soir Ségolène Royal sur France 2 dire « Le stagiaire a gagné la primaire, malheureusement

9:48
Locuteur

»,

9:50
Présentateur

il y

9:50
Locuteur

a

9:50
Présentateur

mieux comme soutien, non

9:51
Locuteur

?

9:52
Invité

Je voudrais surtout qu'encore une fois, elle regarde

9:55
Locuteur

les

9:55
Invité

petites phrases, vous savez, sur les campagnes. Visiblement, ça ne lui a pas servi. Elle n'a pas gagné, elle a perdu. Bon, maintenant, il faut regarder devant.

10:03
Locuteur

Est

10:04
Invité

-ce qu'elle veut contribuer à ce que la gauche l'emporte ou pas

10:07
Locuteur

?

10:07
Invité

Est-ce qu'on veut laisser l'extrême droite gagner ? Je rappelle que c'est toujours Marine Le Pen qui est ultra devant dans tous les sondages. Et qu'aujourd'hui, le vrai enjeu, c'est que cette primaire que Raphaël Luxemann vient de gagner avec clarté, avec netteté, génère cette dynamique. Pour cela, on a besoin de rassemblement. Donc sortons des petites phrases et avançons ensemble.

10:27
Présentateur

Et puis il

10:27
Locuteur

y

10:27
Présentateur

a celui qui n'était pas candidat à la primaire, mais dont l'ombre plane, c'est François Hollande. Est-ce que vu le score de Raphaël Luxemann, vous lui dites ce matin qu'il peut fermer ses locaux de campagne

10:35
Locuteur

? Je

10:35
Invité

crois surtout que François Hollande,

10:37
Locuteur

là

10:37
Invité

encore, a une responsabilité. Peut-être plus encore,

10:39
Locuteur

plus

10:40
Invité

éminente encore, parce que c'est un ancien président de la République et tous les mots comptent dans ma phrase.

10:45
Locuteur

Il

10:45
Invité

a cette responsabilité parce qu'il sait le moment, la gravité du moment. Ce n

10:49
Locuteur

'est

10:49
Invité

pas un jeu, l'élection présidentielle. Ce n

10:51
Locuteur

'est

10:51
Invité

pas un jeu. C'est une élection, évidemment, singulière dans notre République, mais c'est aussi la place de la France dans l'Europe, la place de la France dans le monde.

11:00
Présentateur

Mais il a félicité Raphaël Luxemann, François Hollande

11:02
Invité

? Je ne sais pas, j'espère. Je crois qu'en tout cas,

11:05
Locuteur

il

11:05
Invité

a conscience de cet enjeu et qu'il sait qu'aujourd'hui, il n'y a pas 50 options.

11:09
Présentateur

Mais vous pensez que là,

11:10
Locuteur

il

11:10
Présentateur

va renoncer à sa... Ah

11:12
Locuteur

mais moi, je ne sais rien, je ne suis pas

11:12
Invité

spécialement... Non mais attendez, je

11:14
Locuteur

n'ai

11:15
Invité

aucune information particulière ni intime sur

11:17
Locuteur

les choix politiques

11:18
Invité

de François Hollande. Je vous dis une chose simple. Aujourd'hui, chaque responsable politique, qu'il s'appelle Marine Tondelier, François Hollande, qui vous voulez, doit se poser cette question simple. On est face, je le dis gravement parce que c'est grave, on est face au péril le plus grave qu'est connu notre 5e République. Pour la première fois, l'extrême droite est aux portes du pouvoir comme jamais elle ne l'a été. Donc on va arrêter avec les petites phrases et les petites aigreurs et les petites ambitions. La seule et unique question, c'est comment on fait

11:46
Locuteur

pour

11:47
Invité

redresser le pays, apporter un espoir aux Français et empêcher l'extrême droite ? Et aujourd'hui, il y a une incarnation pour cela, c'est Raphaël Glucksmann.

11:55
Invité politique

On va quand même vous poser des questions sur d'autres sujets, notamment Olivier Faure, la situation du Parti Socialiste. Il a quoi ? Il a fait 18 000 voix hier, c'est ça ? Oui, je crois à peu près, oui. Ça veut dire que c'est moins de la moitié des adhérents du Parti Socialiste à cette primaire ? C'est clairement un désaveu pour lui

12:13
Locuteur

? Je

12:14
Invité politique

ne

12:14
Locuteur

vais

12:14
Invité politique

pas vous dire que c'est une victoire, c'est une défaite. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'il peut rester premier secrétaire du Parti Socialiste

12:19
Locuteur

? Non, mais enfin,

12:19
Invité

je vais vous dire.

12:20
Invité politique

Tout le monde posait la question hier en fait. Oui,

12:22
Locuteur

je

12:22
Invité

comprends que la question se soit posée, mais c'est secondaire. Olivier Faure a perdu, c'est un fait. On va dire qu'il avait déjà perdu en juillet, si vous vous souvenez, du référendum interne sur la méthode. C'était le même sujet, puisqu'en réalité, c'était la clarification de la ligne de la stratégie. Du coup,

12:42
Locuteur

s'il y a une

12:42
Invité

clarification sur la

12:43
Locuteur

ligne, ça veut dire qu

12:45
Invité

'il faut un nouveau congrès ? Écoutez, règlement de compte, non. Revenir aux ambiguïtés d'hier, non plus. Donc c'est à lui de dire ce qu'il souhaite faire. Moi, ce que je crois, c'est qu'on a besoin d'avancer, rassembler, dans la clarté.

13:00
Locuteur

Donc c'est-à-dire que

13:01
Présentateur

vous allez laisser les querelles internes au PS sous

13:05
Locuteur

le

13:06
Présentateur

tapis jusqu'au 2 mai 2027 ?

13:07
Invité

Pardon d'être trivial. Franchement, les querelles internes du PS, on s'en fout. La seule chose qui compte.

13:12
Présentateur

Mais non, Nicolas Maier-Rossine, vous n'êtes pas le dernier opposant au sein du

13:14
Locuteur

Parti Socialiste à Olivier Faure. Et chacun sait ce que j'ai porté. Est-ce que là, ce matin, vous dites qu'il est

13:19
Présentateur

encore légitime à être Premier secrétaire du

13:21
Locuteur

PS ? Il

13:23
Invité

est surtout légitime à se regarder comme tous les militants et comme tous les responsables politiques dans une glace et se dire comment je peux être utile, dans la clarté,

13:31
Locuteur

pour

13:31
Invité

que Raphaël Glucksmann gagne cette élection présidentielle. Et c'est à lui de dire quelle est la meilleure place pour cela, qu'il se sente à l'aise dans cette place-là. Moi, je ne

13:40
Locuteur

suis

13:40
Invité

pas là pour demander la tête de qui que ce soit. En revanche, je suis là pour porter un programme avec Raphaël et pour que cette gauche sorte de cette résignation et de cet esprit de défaite. Cet esprit de défaite.

13:51
Locuteur

Non, mais est-ce que vous lui demandez de clarifier la ligne du PS compte tenu du résultat de Raphaël Glucksmann ? La ligne

13:56
Invité

est clarifiée. Olivier Faure est minoritaire. Donc,

13:59
Locuteur

on lui

13:59
Présentateur

doit dire qu

14:00
Locuteur

'il

14:00
Présentateur

n'y aura plus d'alliance

14:01
Locuteur

avec

14:09
Présentateur

la France insoumise ? Il

14:12
Invité

doit respecter le mandat que viennent de trancher tous les citoyens qui ont participé à cette primaire. Et je crois que le résultat est sans aucune contestation possible. Soit il est à l'aise avec ça, soit il n'est pas à l'aise avec ça. Mais moi, je souhaite que tous les socialistes et que bien au-delà, tous ceux qui ont le cœur à gauche, se retrouvent, se rassemblent parce que c'est l'enjeu d'une génération entière et qu'on ne peut pas rester aux médiocrités des petites querelles d'appareils. L'enjeu, c'est de battre l'extrême droite et de redresser le pays et d'offrir un avenir aux Français qui nous attendent. C'est

14:48
Locuteur

le seul enjeu qui compte. Excusez-moi d'insister. Pardon, mais

14:50
Présentateur

juste sur l'avenir du PS, avant de parler de l'avenir des Français, à votre place, on avait Ségolène Royal, mercredi, qui dit que si Raphaël Glucksmann gagne, le PS est mort.

14:57
Invité

Oui, mais c'était encore une argussie de campagne, là encore.

15:00
Locuteur

Mais pas que, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de

15:02
Présentateur

candidat membre du PS, ou de ce qu'était le PS à l'époque, candidat à la présidentielle. C'est la première fois.

15:09
Invité politique

L'année dernière, vous défendiez le principe de l'affirmation socialiste. Il faut qu'on ait un candidat. Là, votre candidat, il n'est pas parti socialiste. Mais pardonnez-moi, mais moi je trouve que

15:17
Locuteur

Raphaël…

15:18
Invité

Ça a quand même un

15:19
Invité politique

effet, non

15:19
Invité

? Mais non, parce que Raphaël… Ça n

15:21
Locuteur

'a

15:21
Invité

pas d'incidence. Mais ce que vous avez vu… Pourquoi il y a eu tant de gens qui sont venus voter

15:24
Locuteur

?

15:24
Invité

Vous croyez qu'il

15:25
Locuteur

n'y a

15:25
Invité

pas des gens qui se sentent socialistes, de fibres socialistes ou social-démocrates, ou de la gauche socialiste républicaine, si vous préférez, ou social-écolo, qui sont venus voter ? Ce que ça a dit là, c'est qu'en fait, les appareils sont trop petits,

15:38
Locuteur

ils

15:38
Invité

sont trop étriqués, c'est ça qu'on a vu. Quand vous faites des petits congrès avec un petit périmètre, les résultats, vous les avez vus, je suis bien placé pour le savoir, ils sont serrés, ils sont médiocres, ce n

15:48
Locuteur

'est

15:48
Invité

pas ça qui est intéressant. Quand vous avez une primaire plus large, c'est ce qui s'est passé là, les gens viennent en force pour dire une gauche claire. Les argusis de campagne, c'est caricatural. Pourquoi ? Parce que dans ces campagnes, il faut se démarquer. Alors tout d'un coup, vous avez la vraie gauche, et de l'autre, celui qui serait de droite, c'est ridicule. Raphaël Glucksmann est l'homme le plus à gauche.

16:08
Locuteur

Je vais vous

16:10
Invité

dire pourquoi. Parce que la gauche, la vraie gauche, c'est celle qui dit ce qu'elle fait, qui fait ce qu'elle dit, qui ne

16:16
Locuteur

fait

16:16
Invité

pas des hologrammes pendant la campagne pour promettre la Lune, alors qu'elle sait pertinemment que quand elle est au pouvoir le lendemain, elle va faillir à ses promesses.

16:23
Locuteur

Moi, je veux une gauche qui conduit l'idéal

16:26
Invité

et la crédibilité du réel.

16:27
Locuteur

Vous êtes le premier secrétaire délégué

16:28
Présentateur

du PS, Nicolas Mersignol. Quand en 2022, vous faites 1,74%, quand en 2027, vous n'êtes pas capable d'avoir un candidat issu des rangs du Parti Socialiste, est-ce qu'à un moment, la question de la pérennité du Parti Socialiste se pose ?

16:41
Invité

Ça veut dire évidemment que le Parti Socialiste, mais je l'ai dit à plusieurs congrès, doit se réinventer. C'est clair, bien sûr. Je l

16:48
Locuteur

'ai

16:48
Invité

toujours dit, le PS ne va pas bien. On a vu les résultats, ils étaient mauvais. On le sait. Bon, maintenant, il y a un espoir… Ça

16:54
Locuteur

passe

16:54
Présentateur

quoi, par un changement de nom

16:55
Locuteur

? Je

16:56
Invité

pense que le Parti Socialiste doit se réinventer. Mais ce qui compte beaucoup plus que le Parti Socialiste, c'est le socialisme. Et autant un parti peut être, et c'est son cas, cabossé, fatigué, en difficulté, autant les idées du socialisme, c'est-à-dire la justice, la justice sociale-écologique, la justice dans le monde, la primauté du droit sur la force,

17:15
Locuteur

ce

17:16
Invité

que porte Raphaël en réalité, vous le voyez bien, et ce que les électeurs ont plébiscité, eh bien, ces idées-là, elles n'ont jamais été aussi pertinentes, elles n'ont jamais été aussi nécessaires. C'est pour ça qu'on a besoin de se rassembler. Les appareils, c'est l'outil, c'est l'instrument, c'est évidemment secondaire par rapport aux idées et aux valeurs.

17:33
Présentateur

Sur les idées, puisque vous êtes chargé du programme, quel sera le principal thème de campagne de Raphaël Duc

17:37
Locuteur

?

17:37
Invité

La justice.

17:38
Locuteur

Ce

17:39
Invité

pays est devenu profondément inégalitaire.

17:42
Locuteur

On

17:42
Invité

a dix ans de macronisme qui ont aggravé les inégalités. Vous avez des gens de plus en plus pauvres. Moi, je suis maire d'une commune populaire, Rouen, industrielle. Je peux vous dire que je le vois au quotidien.

17:53
Locuteur

Les

17:53
Invité

parents solos, vous voyez, par exemple, un thème largement invisibilisé, on pourrait se dire que ça ne devrait pas être le cas. 85% des mamans,

18:01
Locuteur

les

18:02
Invité

mamans solos qui triment, pour trouver de quoi garder les enfants, qui garder les enfants à des horaires qui sont compliqués, tout le matin, tard le soir, pour pouvoir bosser et que le travail paye. On a un pays qui est devenu de plus en plus inégalitaire. La justice, elle est à la fois sociale, fiscale, écologique et démocratique.

18:21
Locuteur

Et

18:21
Invité

c'est ce que nous portons avec Raphaël Glucksmann.

18:23
Invité politique

On a une parole, des engagements, des promesses concernant la mobilisation lycéenne. Parce qu'en fait, la

18:27
Locuteur

première fait qu

18:28
Invité politique

'on n'en a pas beaucoup parlé.

18:29
Locuteur

Là encore, quelle

18:29
Invité

injustice ! Moi, je trouve ça fou. Je trouve ça fou. Vous avez une jeunesse

18:34
Locuteur

qui

18:34
Invité

n

18:34
Locuteur

'est

18:34
Invité

pas en train de demander la lune. Elle est en train de demander qu'il y ait des profs dans les classes. Elle est en train de demander que les toits dans les salles ne fuient pas. Elle est en train de demander que la première priorité

18:48
Locuteur

pour

18:49
Invité

une nation qui se prétend civilisée, développée

18:52
Locuteur

comme

18:53
Invité

la France soit l'éducation. Et pardon, mais si vous connaissez cette phrase, si vous trouvez que l'éducation coûte cher, mais essayez deux secondes l'ignorance.

19:01
Locuteur

Vous

19:02
Invité

allez voir le coup derrière. Elle ne demande donc pas la révolution du monde. Elle ne demande pas la lune.

19:07
Locuteur

Et

19:07
Invité

on vient la caricaturer et la stigmatiser. Mais toute la société, toute la société devrait être attachée à faire en sorte que nos enfants soient notre priorité. Ce que nous disons avec Raphaël Glucksmann,

19:19
Locuteur

c

19:19
Invité

'est que la première... Là encore, on est dans l'injustice, dans l'inégalité. La première priorité de notre pays, c'est le redresser par l'éducation. Parce que c'est là que tout commence.

19:29
Présentateur

Son premier déplacement de campagne, il sera où ?

19:31
Invité

De

19:31
Locuteur

nouveau candidat.

19:32
Invité

Non, ça, je ne vous le dirai pas. Vous n'aurez pas de scoop aujourd'hui, Orianne, là-dessus.

19:35
Présentateur

Oui,

19:35
Invité

quand

19:35
Présentateur

même.

19:36
Invité

Ce sera quand

19:37
Locuteur

? Je

19:38
Invité

ne vous dirai pas.

19:38
Présentateur

Mais vous le savez déjà.

19:39
Invité politique

Je ne vous dirai pas.

19:40
Présentateur

D'accord, vous ne voulez rien nous dire ? Ce n

19:42
Locuteur

'est pas la dernière question. Le

19:43
Invité politique

budget, l'examen du budget commence en commission sur la Sécu aujourd'hui, à l'Assemblée, demain en séance publique sur le budget général. Qu'est-ce que Raphaël Glucksmann demandera aux députés du Parti Socialiste ? Est-ce qu'il demandera aux députés PS de censurer Sébastien Lecornu sur le budget ? Comme le laissait entendre Olivier Faure ? Le

20:02
Invité

problème, c'est que, comme à Sorane, on ne voit rien venir. Et là encore, on est dans l'injustice la plus flagrante. Alors, je vais vous donner juste un exemple. Mais on est sur Public Sénat. Beaucoup de sénateurs s'en émeuvent, d'ailleurs. C'est l'injustice sur les collectivités locales. Là encore, je suis maire, je peux vous dire. J'ai une réunion, d'ailleurs, aujourd'hui avec les maires de mon agglomération, de la métropole rouennaise. Qu'est-ce que tous les maires, d'ailleurs, de tous les bords politiques disent ? D'ailleurs, c'est la même chose dans d'autres territoires de France.

20:23
Locuteur

C

20:24
Invité

'est que c'est profondément injuste et complètement, comme on dit, contracycliques.

20:28
Locuteur

C

20:28
Invité

'est-à-dire qu'au moment où on aurait besoin d'investissements publics, notamment pour la transition sociale-écologique, d'agir pour le pouvoir d'achat des gens, eh bien, on ponctionne, on coupe, on attaque les collectivités locales qui sont justement les premiers artisans de l'investissement public. C'est une catastrophe. Évidemment que c'est complètement contre-productif.

20:48
Locuteur

C

20:48
Invité

'est totalement injuste.

20:50
Locuteur

Un

20:50
Invité

chiffre. Les collectivités telles que les intercommunalités, c'est 20% de la dépense publique. Les intercommunalités, elles sont ponctionnées à hauteur de 50%. Aujourd'hui, j'ai plus de 40 à 50% de mon épargne qui est prise par les coupes. Évidemment que ça a des conséquences sur les politiques publiques qu'on porte pour soutenir les Français. Donc, c'est catastrophique. Donc, de deux choses l'une. Soit le gouvernement

21:11
Locuteur

peut

21:12
Invité

toujours attendre et espérer. L'espoir n

21:14
Locuteur

'est

21:14
Invité

pas nécessaire d'espérer pour entreprendre. Bon, soit le gouvernement entend, soit il n'entend pas. J'espère qu'il va entendre. Pour l'instant, il n'entend pas.

21:21
Locuteur

Et

21:21
Présentateur

s'il n'entend pas

21:22
Locuteur

? Il

21:22
Invité

faudra censurer. Qu

21:23
Locuteur

'est

21:23
Invité

-ce que je vous dis ? On ne peut pas faire autrement. C'est la démocratie. Et c'est aussi la clarté. Mais encore une fois, sans a priori. On ne

21:29
Locuteur

dit

21:29
Invité

pas on censure a priori. On regarde sur pièce. Mais pour l'instant, le moins qu

21:32
Locuteur

'on

21:32
Invité

puisse dire, c'est que le compte n'y est pas.

21:34
Présentateur

Merci Nicolas Maillère-Aussignol. Merci beaucoup d'avoir été notre invité à la une de West France. Vaccin, Covid, grippe, coup d'envoi de la campagne. Mardi, Stéphane, merci d'avoir été avec nous.