LAURENT NUÑEZ MAL À L'AISE : Le ministre de l'Intérieur refuse le mot "ensauvagement" en direct !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse partielle
Combien de morts faudra-t-il avant une réponse pénale ferme ? Qu'allez-vous faire pour que les Français voient la peur changer de camp ?
- 2:06RelanceÉludée
Sur le mot 'ensauvagement', pourquoi refusez-vous de l'employer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Fait
« À ce rythme incessant où un drame chasse l'autre, nous ne sommes plus dans le fait divers, nous sommes dans le fait de société. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La première va être posée par monsieur Philippe Lautié pour le Rassemblement national.
[applaudissements]
Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, il y a quelques jours à Narbonne, Louis, un adolescent de 17 ans, décédé du suite à un lynchage. Un lynchage, une barbarie sans nom, dont les images ont choqué la France entière. Un enfant de plus enlevé dans sa famille, encore un de trop. Je n'égrainerai pas la triste litanie de deux jeunes lynchés, violés, égorgés ces derniers mois. Mais à ce rythme incessant où un drame chasse l'autre, nous ne sommes plus dans le fait divers, nous sommes dans le fait de société. Que vous le vouliez ou non, l'ensauvagement de notre pays est une réalité.
La sauvagerie avec laquelle ces tortionnaires se sont acharnés sur Louis, le fait qu'ils aient filmé leurs actes, pire, qu'ils soient revenus se filmer à côté de l'adolescent agonisant, est d'une cruauté innommable. Leur violence n'est pas un sentiment de violence. La mort de Louis n'est pas un sentiment de mort. C'est la réalité, cruelle et sordide. La famille de Louis, dont je partage la peine et salue le courage, a voulu que cette réalité ne soit pas une fois encore occultée. Que les Français puissent se rendre compte que là où nous en sommes arrivés.
Et ce drame a profondément ému nos concitoyens qui n'en peuvent plus de voir leurs enfants sacrifiés sur l'autel du pas de vague, des renoncements et la culture de l'excuse. Car cette situation est la résultante de multiples faillites et avant tout celle d'un État qui n'arrive plus à protéger les siens, d'une perte totale de sens de l'autorité qui débute par l'absence de respect de nos enseignants comme de nos forces de l'ordre, d'une aide sociale à l'enfance dépassée, notamment par les milliers de mineurs non accompagnés qu'elle doit gérer, de plaintes et signalements négligés, d'une justice qui donne à ces jeunes violents un sentiment d'impunité.
Et tous ceux, tous ceux qui minimisent les faits, portent une part de responsabilité dans les drames qui viendraient à suivre. Monsieur le Premier ministre, combien de jeunes ultra-violents errent dans nos rues prêts à passer à ? Combien de morts faudra-t-il avant une réponse pénale ferme à toutes les atteintes aux ? Combien d'excuses avant que l'on abaisse l'âge de la majorité pénale comme le demande le Rassemblement national depuis des ? Qu'allez-vous faire concrètement pour que les Français voient la peur changer de ?
[applaudissements]
Merci beaucoup monsieur le député, la parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les les députés. Monsieur le député Philippe Lotiaux, d'abord vous dire évidemment personne personne ne minimise ce drame. Personne ne minimise ce drame. On a vu des des jeunes agir avec une violence inouïe, se comporter comme des barbares, se comporter comme des barbares et s'en prendre au jeune Louis. J'ai une pensée évidemment pour sa famille au moment où je vous réponds. Personne ne minimise ce drame, que les choses soient claires.
Il y a une enquête en cours qui déterminera la part de responsabilité des uns et des autres et nous espérons toutes et tous que les sanctions soient exemplaires. Sur le mot que vous avez employé et que vous me renvoyez puisque je l'ai j'ai refusé de l'employer, sur le mot d'ensauvagement, monsieur le député, je je vais vous dire. Je préfère, c'est un mot qui est connoté politiquement, vous le savez, moi je suis ministre de l'Intérieur, je préfère un un un des mots d'objectivité, un choc d'objectivité à des chocs de mots. Personne ne nie, et je ne l'ai jamais fait, qu'il y a une montée chez certains jeunes d'une violence qui est insupportable et qui se manifeste dans plein de domaines.
On le voit dans les home-jackings, on le voit dans les vols violents, on le voit dans plein de thématiques et malheureusement on l'a vu ici au cas d'espèce et franchement franchement c'est c'est c'est ignoble et tout est fait évidemment pour confondre les auteurs et les enquêtes se poursuivent. On m'a accusé par ailleurs de parler de récupération, mais pardon, vous avez vu toutes les manifestations qu'il y a eu de groupuscules d'ultra-droite nationalistes qui ont appelé au franco- au francocide, au blanc ocide, au crime raciste. Vous savez très bien que le procureur ne l'a pas fait, ne l'a pas dit.
Donc je préfère aussi répondre sur ce sujet puisqu'on m'accuse de minimiser les faits parce que je ne veux pas nommer les choses de cette façon. Mais ça n'est ça n'est pas le cas, ça n'est pas le cas, il faut savoir le dire et je sais et je je ne quand je prononce ce quand je je parle de récupération, vous savez très bien que je ne vise pas évidemment votre formation politique mais d'autres. Vous avez ce qu'a dit monsieur Zemmour, ce qu'a dit monsieur Ravier, ce qu'ont dit monsieur Messia, ça n'est pas acceptable.
En revanche, ce que nous devons faire tous ensemble, c'est oui lutter contre cette violence des jeunes qui n'est pas que le sujet du garde des sceaux et du ministre de l'Intérieur, c'est à tous les étages qu'il faut rappeler ce choc d'autorité indispensable et évidemment, je partage votre préoccupation de ce point de vue. Merci beaucoup monsieur le ministre, monsieur le député. Oui monsieur le ministre, ce qui est arrivé vraiment à lui et la part de toute sa famille, il faudrait vraiment que la marche de dimanche soit la dernière comme il le souhaite parce que il faut qu'il y ait un électrochoc. On peut plus, les Français ne peuvent plus vivre ça. Merci beaucoup monsieur le député.