«LE DÉGAGISME EST À L'OEUVRE ET ATTEINDRA BIENTÔT M. MACRON» - Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Combien espérez-vous de députés pour votre formation la France Insoumise dimanche soir?
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Un maximum, d'accord très bien, mais ça veut dire quoi un maximum dans votre esprit ?
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Former un groupe : ça veut dire avoir 15 sièges. Est-ce que vous en serez capables ?
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Vous ne ménagez pas toujours les communistes. Vous avez dit : « En France, ce qui bloque tout, c'est le PC qui ne veut pas faire un nouveau parti »
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Si vous avez suffisamment d'élus pour former un groupe, vous briguerez la présidence de ce groupe ?
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Ce serait votre souhait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il reste à ce deuxième tour 74 candidatures la France Insoumise, si on y rajoute la petite dizaine de députés que nous soutenons, c'est à dire 4 frondeurs socialistes, 5 ou 6 candidats communistes, voilà bon on va être autour de 80 un peu plus de 80 potentiels »
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« Ce sont les libertés publiques qui vont réduire. Donc je pense que les gens maintenant vont se dire : bon, ça vaut la peine d'aller donner le coup de main. »
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« Je dois doser l'effort que je fournis. Pourquoi ? Parce que il s'agit aussi d'articuler le groupe avec la lutte sociale qui va avoir lieu et avec le mouvement La France Insoumise qui compte 500 000 membres. »
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« les gens ont préféré faire la grève froide du vote en n'allant pas voter plutôt que de désigner une... de nous désigner, même ! »
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« l'ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le code du travail -- je vous demande d'y réfléchir -- l'ordre des libertés publiques va être dévasté par l'introduction de l'état d'urgence dans la loi ordinaire ! »
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« Un homme tout seul, qui s'autoproclame jupitérien, et un concert de louanges médiatiques -- pardon de vous dire ça : qui est absolument ahurissant -- donc, cet homme va finir réellement par croire qu'il marche sur les eaux ! »
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« comment voulez-vous que la masse de la population consente à l'ordre qui résulte d'une telle situation ? »
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« Je ne cesse de dire à mes amis que la violence, nous en sommes toujours perdants. Je parle de la conflictualité. »
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« Je ne suis pas venu à Marseille pour être candidat à la mairie de Marseille. Je suis venu à Marseille pour y être le tribun du peuple marseillais qui parle au pays. »
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(FN) Bonjour Jean-Luc Mélenchon, (JLM) Bonjour (FN) Combien espérez-vous de députés pour votre formation la France Insoumise dimanche soir? (JLM) Un maximum, Monsieur Namias, (FN) Un maximum, d'accord très bien, je m'en doutais, mais ça veut dire quoi un maximum dans votre esprit ? (JLM) Ben, voyez... il reste à ce deuxième tour 74 candidatures la France Insoumise, si on y rajoute la petite dizaine de députés que nous soutenons, c'est à dire 4 frondeurs socialistes, 5 ou 6 candidats communistes, voilà bon on va être autour de 80 un peu plus de 80 potentiels, donc ça laisse la possibilité de former un groupe, ce qui à cette heure est l'essentiel à mes yeux. (FN) Former un groupe : je le rappelle pour ceux qui nous écoutent, ça veut dire avoir 15 sièges.
C'est un groupe que, quoi qu'il arrive, vous formerez -- vous en aurez besoin -- avec les élus communistes. (JLM) On le formera avec tous ceux qui sont d'accord pour mener le combat avec nous, on verra. J'espère que les élus communistes auront envie de le faire parce qu'ils ont refusé de signer au départ la charte, pour certains d'entre eux, qui prévoyait justement de de former un groupe.
Moi je suis très attaché à l'idée que... (FN) C'est vrai que vous ne les ménagez pas toujours non plus.
Je lisais encore des propos de vous, il y a quelques jours : « En France, ce qui bloque tout, c'est le PC qui ne veut pas faire un nouveau parti » Vous n'êtes pas tendre avec ceux dont vous souhaitez l'alliance. (JLM) Vous m'aurez mal lu : on a une divergence qu'on peut comprendre. Moi, je crée un mouvement, d'autres sont très attachés à la forme de leur parti, je n'y vois pas d'inconvénient, mais il faudrait tout de même cesser de me reprocher continuellement tout ce qui ne va pas.
Ce n'est pas moi qui ai maintenu des dizaines de candidats qui font qu'aujourd'hui, ceux de la France Insoumise ne parviennent pas au deuxième tour. C'est une réalité, mais vous savez, Monsieur Namias, moi je mets ça de côté. Le principal problème pour moi, c'est pas les bisbilles entre petits groupes, c'est ce phénomène de masse : les gens ont préféré faire la grève froide du vote en n'allant pas voter plutôt que de désigner une... de nous désigner, même !
Voyez, je balaye devant ma porte, nous, comme la force d'opposition. Donc je leur dis : la force d'opposition, c'est nous et, les amis, si vous ne le faites pas, vous allez terminer avec le parti unique... et 570 circonscriptions Macron, c'est de la folie ça ! (FN) Jean-Luc Mélenchon, on va parler de ça : une question encore sur l'Assemblée...
Si vous avez suffisamment d'élus pour former un groupe, vous briguerez la présidence de ce groupe, vous Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée ? (JLM) Je ne sais pas, on organisera le travail... (FN) Mais ce serait votre souhait ? (JLM) On aura beaucoup de resp... non, mais si vous voulez, mes responsabilités sont plus grandes...
Je dois doser l'effort que je fournis. Pourquoi ? Parce que il s'agit aussi d'articuler le groupe avec la lutte sociale qui va avoir lieu et avec le mouvement La France Insoumise qui compte 500 000 membres.
Donc c'est une tâche énorme qui est devant nous, mais la lutte aura lieu. (FN) Vous rappeliez à l'instant l'abstention qui a fortement marqué le premier tour et qui a été très forte chez ceux qui avaient voté pour vous lors de l'élection présidentielle, puisque seuls 42 % de vos électeurs du 23 avril ont fait le déplacement dimanche dernier. Le mot d'ordre ce matin vous vous adressez à ceux qui sont susceptibles de voter pour vous, pourquoi est-ce qu'ils feraient le déplacement dimanche ? (JLM) Mais parce que je crois que ils ont besoin de nous et nous avons besoin d'être une force politique qui mène le combat !
Enfin, quand même les gens, faudrait se rappeler que c'est le code du travail qui va passer à la trappe ! Ce sont les libertés publiques qui vont réduire. Donc je pense que les gens maintenant vont se dire : bon, ça vaut la peine d'aller donner le coup de main.
Mais après, il faut respecter... les gens au premier tour ont décidé de ne pas y aller, c'est leur choix .
C'est pas par indifférence, ils ont voulu faire... (FN) Vous ne dites pas comme on a entendu dans un reportage cette semaine celui qui est toujours député, Gilbert Collard, dire : « Allez !
Tas de fainéants ! » On l'a entendu dire ça. Vous ne dites pas ça. (JLM) Non, non, pas du tout !
Les gens ont... le dégagisme est à l'oeuvre et vous verrez qu'il dégage tout le monde et ça va continuer au deuxième tour, et vous verrez que ce sera le tour de Monsieur Macron bientôt, quand les gens vont s'apercevoir qu'ils ont fichu dehors les Républicains et le PS, c'est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois ! (FN) Mais précisément, cette majorité présidentielle autour d'Emmanuel Macron sans le PS, sans Les Républicains, etc...
Depuis quelques jours, se sont succédés au micro d'Europe1 des représentants socialistes, des représentants de droite, qui disent : Ah attention ! Concentration des pouvoirs dans une seule main, on risque d'aller vers un parti unique ! Très franchement selon vous, Jean-Luc Mélenchon, qui connaissez intimement nos institutions, est-ce qu'il y a un risque aujourd'hui ? (JLM) Ben, le risque, il est considérable : l'ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le code du travail -- je vous demande d'y réfléchir -- l'ordre des libertés publiques va être dévasté par l'introduction de l'état d'urgence dans la loi ordinaire !
Un homme tout seul, qui s'autoproclame jupitérien, et un concert de louanges médiatiques -- pardon de vous dire ça : qui est absolument ahurissant -- donc, cet homme va finir réellement par croire qu'il marche sur les eaux ! Oui, la situation, de ce point de vue, n'est pas saine. Enfin ici, c'est la France, pas la Russie, on va se retrouver avec moins de représentants de l'opposition qu'il n'y en a en Russie. (FN) Et vous dites que la situation n'est pas saine : moins de représentants de l'opposition...
Je regardais les voix au premier tour; votre formation obtient sensiblement le même nombre de voix que le Front National, un peu moins, si on en enlève ceux qui se sont portés vers les candidats communistes. Est-ce que vous trouvez normal, que ce système vous assure potentiellement un groupe -- on en parlait au début de cet entretien -- alors que l'on sait d'ores et déjà que le FN aura du mal à voir plus de deux ou trois députés avec le même nombre de voix. Est-ce que c'est acceptable ? (JLM) M.
Namias, votre compassion pour le Front National... (FN) Ah, c'est pas une compassion, c'est une interrogation sur notre système, tel qu'il fonctionne. (JLM) Pardon, Monsieur Namias, si vous permettez qu'on vous contredise un instant... (FN) oui mais pas pour parler de compassion pour telle ou telle formation...
Oui bah si, parce que le vrai problème, M. Namias, ce n'est pas le nombre d'élus qu'aura le FN par rapport à la France Insoumise, c'est la question de savoir comment quelqu'un avec 14 % des inscrits peut avoir 70% des sièges, ce qui est le cas de M. Macron, et comment il se fait que si nous étions à la proportionnelle nous aurions eu 80 sièges et que là nous sommes en train de ramer de toutes nos forces pour arriver à en avoir 15.
Ça c'est le système de la Vème République -- du mode de scrutin et d'institutions pyramidales -- qui donne tous les pouvoirs à la monarchie présidentielle. Donc, vous allez voir que ça va mal tourner. Mais évidemment, dans ce pays, le dire c'est s'exposer immédiatement à des railleries jusqu'à ce que le système s'effondre parce qu'il est malsain. (FN) Est-ce que ce système -- dont vous le rappelez, une formation avec 14-15%, en tout cas au premier tour des inscrits -- qui va obtenir sans doute une très large majorité, délégitime, d'une certaine manière, la majorité qui sera en place ? (JLM) Par la force des choses, aucun démocrate ne peut dire ça, les institutions qui s'appliquent, ce sont celles de la constitution de la Vème République.
Maintenant, le pouvoir dans une démocratie, la question de la légitimité, n'est pas le seul aspect. Il y a la question du consentement à l'ordre. Comment voulez vous que la masse des Français, dont la moitié n'est pas allée voter pour des raisons politiques, de grève froide -- moi je ne dis pas que les gens étaient des feignants -- comment voulez-vous qu'un pays où 14% s'approprient tous les pouvoirs, comment voulez-vous que la masse de la population consente à l'ordre qui résulte d'une telle situation ? (FN) Ah, c'est intéressant, ça veut dire que au delà de ce qui se passera dans l'hémicycle et des projets de loi qui seront sans doute votés les uns après les autres, compte tenu de la majorité, s'il y un problème de consentement, c'est par la rue qu'il doit s'exprimer, Jean-Luc Mélenchon ? (JLM) La rue, c'est un mot excessif, on comprend que ça a une espèce d'imagerie émeutière ; ce n'est pas le sujet.
La démocratie, c'est à la fois la vie... (FN) Non, dans un entretien, très intéressant d'ailleurs que vous avez accordé à Society cette semaine, vous parlez d'une mèche qui brûle déjà.
Donc on sent quand même qu'il y a ce ferment de contestation. (JLM) C'était ce que je comptais dire mais si vous voulez bien... donc...
Oui mais redites moi la question parce que... (FN) Est-ce que cette opposition qui ne pourra pas s'exprimer à l'Assemblée, est-ce qu'elle a vocation à s'exprimer dans la rue ? (JLM) Mais d'abord, l'opposition a vocation à s'exprimer à l'Assemblée, c'est pour ça qu'il y a une démocratie parlementaire.
Si une assemblée, ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, c'est pas la peine de faire une assemblée : on appelle ça une dictature et l'affaire est réglée. Ce n'est pas une dictature, une démocratie, ça suppose une majorité ET une opposition. Je dis aux gens qui m'écoutent : permettez qu'il y ait une opposition humaniste écologique et sociale, point # 1. 2 : la démocratie sociale va continuer.
Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés, d'une manière générale, vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez. Ici, c'est la France. Et un siècle et demi de luttes sociales contenu dans le code du travail ne vont pas être abrogées d'un trait de plume.
Il y aura donc une lutte sociale. (FN) Et dont vous pourriez, vous, Jean-Luc Mélenchon, prendre la tête si besoin est -- parce qu'on a des syndicats qui sont aujourd'hui, allez ... assez complaisants, en tout cas qui sont très apaisés avec le nouveau pouvoir. (JLM) Ce n'est pas mon analyse du tout.
Vous verrez que les syndicats...
Les syndicats, ils sont contraints au réalisme du rapport de force. Le rapport de force aujourd'hui semble écrasant en faveur de Monsieur Macron. Dès lors, les syndicats se tiennent prudents et avancent doucement en sachant que le texte ultime sur le code du travail arrivera le 21 septembre.
Il y a largement le temps de s'organiser. Non, moi je ne prendrai pas la tête, mais ce qui est clair, c'est que le groupe d'opposition que nous formerons à l'Assemblée sera, comme on dit, articulé avec le mouvement social. Ça va être mon travail numéro un avec ce groupe. (FN) Jean-Luc Mélenchon, un mot encore sur cette campagne.
Dans l'interview que nous évoquions, que vous avez accordé à Society, vous expliquez que la violence est naturelle chez tout le monde et qu'il ne faut pas avoir peur du conflit. Est-ce que cette campagne n'a pas été marquée par un trop plein de violence, par un trop plein de conflits, quand on voit ce qui s'est passé hier avec Nathalie Kosciusko-Morizet ? (JLM) Non, commençons par dire c'est pas moi qui l'ai poussée ! (FN) non non c'est pas du tout ma question ni même mon insinuation, c'est sur la violence de cette société. (JLM) Moi, je n'ai jamais plaidé pour la violence, M.
Namias, et je vous demande de bien préciser ce point, jamais d'aucune façon. Je ne cesse de dire à mes amis que la violence, nous en sommes toujours perdants. Je parle de la conflictualité.
Acceptez l'idée que la vie est faite de conflits. Les adultes acceptent les conflits parce que grâce à ça, ils peuvent les dépasser. Et dans la vie politique, c'est par la démocratie, la diplomatie que l'on dépasse la conflictualité, mais il faut l'assumer.
Maintenant, il est clair que dans la vie politique, on a vite fait de passer à une violence déchaînée. J'en ai subi largement le prix (FN) Absolument. (JLM) Ah ben, je fais l'objet d'un harcèlement sur chacun de mes mots qui est une violence inouïe, mais je l'accepte parce que c'est une violence verbale et qui ne dépasse pas certaines limites.
Je condamne, mais pas pour vous faire plaisir, mais comme stratège et comme organisateur du combat de ma famille politique. PAS de violence, jamais, ça se retourne toujours contre nous. (FN) Les propos sont très clairs.
Nous sommes à quelques encablures ici du magnifique Vieux-Port de Marseille -- élections dimanche -- où vous êtes aujourd'hui favori. Si vous êtes élu -- on entendait cette semaine dans les reportages de Mélanie Nunes des Marseillais qui disaient : ben après l'Assemblée, Mélenchon il faudra qu'il soit à la mairie. Est-ce que la prochaine étape pour vous, c'est la mairie de Marseille ? (JLM) Non.
Une chose ... (FN) Non, c'est ferme ? (JLM) C'est clair, je ne suis pas venu à Marseille pour être candidat à la mairie de Marseille.
Je suis venu à Marseille pour y être le tribun du peuple marseillais qui parle au pays. Cette ville ne parle pas au pays. Elle se parle «entre elle», sa classe politique est très auto-centrée et Marseille ne parle pas au pays, alors que Lille parle au pays par Madame Aubry, Lyon parle au pays par monsieur Collomb, et Toulouse parle au pays par Monsieur Moudenc. (FN) Donc vous souhaitez être une voix de Marseille, à défaut d'en être le maire. (JLM) Je serai la voix du peuple qui ici représente si bien la situation sociale de tout le pays, en particulier dans cette circonscription, il y a des très pauvres, des très riches, et donc oui, voilà ma fonction : organiser, faire de l'éducation populaire, représenter les intérêts du peuple tout entier -- pas la combine locale -- à l'Assemblée Nationale.
Voilà les missions que je me donne. Puis après, vous savez, les gens ils sont capables de se fabriquer une équipe municipale sans moi ici. Ils le savent, j'espère pour eux d'ailleurs. (FN) Mais ça, on aura l'occasion d'en reparler.
D'ici là, deuxième tour des élections législatives dimanche ici à Marseille, comme partout en France. Bonne journée.
Jean-Luc Mélenchon