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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 septembre 2025 6 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJustice

Mobilisation sociale : "Bruno Retailleau ne cesse de multiplier les provocations", lance Manon Aubry

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Manon AubryFait
    « Ce qu'on attend c'est une rupture avec la politique macroniste. Ce qu'on attend c'est de ne pas subir un budget austéritaire. »
  • 0:30Manon AubryChiffre
    « Quand vous faites une année blanche, c'est concrètement des foyers qui ne payent pas l'impôt qui vont le payer. »
  • 0:45Manon AubryFait
    « C'est des prestations sociales qui ne vont pas augmenter à la hauteur de l'inflation. »
  • 1:30Manon AubryFait
    « On refuse que l'écrasante majorité de la population paye les cadeaux fiscaux qui ont été faits ces dernières années au plus riche. »
  • 2:00Manon AubryFait
    « Tout ce que vous demandez, c'est la démission du président de la République. »
  • 4:30Manon AubryPromesse
    « Il faut qu'Emmanuel Macron s'en aille pour remettre en quelque sorte les compteurs à zéro. »
  • 6:00Manon AubryFait
    « Dire qu'il va y avoir des casseurs, c'est une provocation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va commencer en parlant bien sûr de cette grande journée de mobilisation aujourd'hui qui s'annonce très suivi. Votre objectif, c'est de mettre la pression sur Sébastien le Cornu. Notre objectif c'est de mettre la pression sur Sébastien Lecnu et on va pas se raconter d'histoire aussi sur Emmanuel Macron puisque c'est Emmanuel Macron lui-même qui a nommé un de ses derniers fidèles, une sorte de clone à Matignon avec Sébastien Lecnu pour poursuivre sa politique.

Et Emmanuel Macon n'a toujours pas compris que tant à l'Assemblée nationale que dans la rue que de la part des syndicats, ce qu'on attend c'est une rupture avec la politique macroniste. Ce qu'on attend c'est de ne pas subir un budget austéritaire. Celui présenté par François Baou dont a priori celui présenté par le Cornus s'inscrira dans la continuité.

C'est des sacrifices sociaux terribles. Je veux dire quand vous faites une année blanche, c'est concrètement des foyers qui ne payent pas l'impôt qui vont le payer. Concrètement c'est des prestations sociales qui ne vont pas augmenter à la hauteur de l'inflation.

C'est euh concrètement euh euh quand vous avez l'augmentation des franchises médicales, quand vous allez chez le médecin, quand vous allez euh à la pharmacie, payez plus cher vos médicaments, vos consultations médicales. C'est des choses très concrètes dans la vie des gens. Et oui, on refuse que l'écrasante majorité de la population paye les cadeaux fiscaux qui ont été faits ces dernières années au plus riche de notre rupture dont vous parlez, elle peut se faire sans avec Emmanuel Macron qui reste à l'Élysée et un Sébastien Lecnu qui aurait une marge de malœuvre pour changer continuer à demander la la démission du président de laquonnêtement je je pense que après cette année assez chaotique qu'on vient de vivre politiquement tout le monde comprend assez aisément que le problème vient de l'Élysée et vient d'Emmanuel Macron lui-même.

Tout ce que vous demandez, c'est la démission du président de la République. Oui, on demande son départ que ce soit via une démission ou via une procédure de destitution que nous nous avons initié à l'Assemblée nationale. Je pense à l'heure actuelle.

Écoutez, on nous avait dit qu'il y avait peu de chance que ça que François Bairou parte dès le début du mois de septembre. Il est parti dès le début du mois de septembre. Euh la motion de destitution, quand on l'a déposé une première fois euh l'an dernier, on avait 71 signatures.

Euh là, on l'a redéposé euh il y a une semaine et elle a 104 signatures. Au fur et à mesure que les coups de force antidémocratique d'Emmanuel Macron se multiplient, euh son opposition euh grandit et en particulier son opposition d'un point de vue aussi purement démocratique. Parce que je veux dire par là, qu'on soit d'accord ou pas avec les positions de la France insoumise, j'entends d'autres personnalités politiques Valérie PCR, Jean-François Copé pour ne citer que qui ne sont pas de mon bord politique et qui disent la même chose.

En fait, on ne pourra pas tenir comme ça 2 ans. Il faut qu'Emmanuel Macron s'en aille pour remettre en quelque sorte les compteurs à zéro. Donc la journée d'aujourd'hui, elle vise surtout Emmanuel Macron.

Je veux dire, c'est pas moi qui donne les mots d'ordre de de la journée d'aujourd'hui, mais quand j'étais présente dans la manifestation jeudi dernier, mercredi dernier le 10 septembre, euh en vrai, il y avait quand même une pancarte sur deux qui euh où était inscrit le nom d'Emmanuel Macron parce que tout le monde a compris que dans la 5e République, celui qui détient tout le pouvoir et c'est d'ailleurs un des problèmes à mon sens qui mérite une réforme institutionnelle en profondeur pour aller vers une 6e République davantage parlementaire. Mais tout le monde a bien compris que le problème se trouve à l'Élysée et que c'est Emmanuel Macron lui-même et qu'il partent et d'ailleurs c'est un des slogans euh de la manifestation aujourd'hui. Euh blocage Macron dégage.

Euh voilà, c'est les termes qui sont utilisés par les manifestants. Il y a des inquiétudes de la part des des autorités du ministère de l'intérieur sur des violences et des casseurs qui pourraient venir dans ces mobilisations. Ce matin, Bruno Rotaillot s'est exprimé très tôt.

Il parlait de 5 6 7 8000 casseurs qui pourraient venir dans les différentes mobilisations devant l'ultra gauche. de casseur, nous serons là, dit le ministre de l'intérieur. Qu'est-ce que vous dites de ça ?

Je dis que on a un ministre de l'intérieur qui est finalement un ministre du désordre de l'intérieur parce que il ne cesse de multiplier les provocations. C'est déjà ce qu'il avait fait la semaine dernière. Dire qu'il va y avoir des casseurs, c'est une provocation.

Écoutez, il a multiplié les propos par ailleurs en en nous visant nous directement élu de la France insoumise alors comme que comme chacun le sait, nous sommes des partisans des actions non violentes. On ne cesse de le répéter. Euh Jean-Luc Mélenchon l'a répété aussi hier soir pour en étant très clair.

Et oui euh Bruno Rotaillot ce livre a une forme a une forme de provocation en ne cessant de prendre la parole pour dire va y avoir de la casse, va y avoir de la casse. Je veux dire, la semaine dernière, la seule casse qu'il y a eu, ce sont des gaz lacrymaux qui ont notamment provoqué un incendie à Châtelé. C'est un manifestant qui a une commotion cérébrale à cause des des gets ultra puissants au dos.

Euh je veux dire dans aucun autre pays d'Europe, des manifestations se traduisent par euh autant de blessés de la part des du côté des manifestants. Donc oui euh Bruno Rotaillot multiplier les provocations. Moi ce que je souhaite c'est qu'on ne réponde pas à ces provocations.

Je souhaite que ces manifestations soient le plus massives, le plus joyeuses et les plus pacifiques possibles. C'est la meilleure réponse que l'on puisse apporter à Bruno Rotaillot qui a qu'une seule envie, c'est qu'il y ait de la case pour pouvoir surfer sur ces brases là. Sur ces braises là.

Et moi euh ce que j'ai vu la semaine dernière, c'était beaucoup de détermination, beaucoup de jeunes aussi. J'étais surprise de voir autant de jeunes dans ces manifestations et j'espère ce qu'on peut voir là d'ors et déjà ce matin, c'est que les mobilisations vont être encore plus importantes, encore plus déterminé et c'est beau à voir que il y a une forme d'espoir qui se recrée dans le pays. [Musique]

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