Fabien Roussel appelle à "mettre le pays à l'arrêt"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pas bien Roussel tout faire pour pour bloquer le pays qu'est-ce que ça veut dire exactement selon vous arrive la violence il fait tout pour énerver les Français radicaliser le mouvement pour retourner l'opinion contre les manifestants tout ça peut provoquer des drames des blessés que je ne souhaite pas ni du côté des forces de l'ordre ni du côté de ceux qui expriment leurs colères aujourd'hui et donc j'appelle justement à retrouver la paix civile mais surtout la responsabilité elle est du côté du gouvernement où il retire cette réforme ou alors nous continuons le mouvement et nous appelons à bloquer l'économie à bloquer le faire jusqu'à des actions illégales non comme nous le faisons depuis deux mois la terre syndicale est l'appel adhérer rassemblements des manifestations pacifiques et qui se sont toujours bien déroulées et ils appellent à poursuivre ce mouvement mais aussi à bloquer mettre le pays à l'arrière bloquer l'économie nous appelons moi j'appelle clairement les militants communistes là où ils sont là où ils travaillent avec leurs collègues de travail à trouver les moyens de mettre l'outil de travail à l'arrêt à bloquer l'entreprise à bloquer les voies de circulation comme le font les cheminots sur les voies de chemin de sera bloquer des autoroutes il doit il doit abroger sa réforme et d'ailleurs il y a un RIP un référendum d'initiative partagé qui est aujourd'hui à l'étude au Conseil constitutionnel c'est l'occasion pour lui de suspendre cette réforme au moins en attendant que ce RIB se mette en place en rendant la parole au peuple un peu de démocratie quand même il se comporte comme un monarque en fin de règne affaibli et isolé par tous les mauvais coups qu'il porte contre le peuple et bien je souhaite moi retrouver une république avec un président garant des institutions et qui apaise le pays merci beaucoup Fabien Roussel alors que vous voyez le cortège continue d'avancer en direction de la place de la République et cortège qui est très dense effectivement merci beaucoup Lucas merci à Fabien Roussel Olivier Mazerolle ce que dit Fabien Roussel il faut qu'on bloque les autoroutes il faut qu'on bloque on mette l'économie à l'arrêt l'économie à genoux etc etc on est vraiment là alors c'est pas un syndicat monsieur Roussel c'est de la politique mais on est vraiment sur le point de rupture avec la CFDT là c'est exactement ce que la CFDT ne veut pas oui enfin c'est à dire que le chef d'été elle veut effectivement par la pression populaire amené Emmanuel Macron a changé d'avis jusqu'à présent c'est quelque chose qui n'a pas fonctionné c'est le moins qu'on puisse dire alors Fabien Roussel lui il est plus disons dans la tradition aussi du Parti communiste quand même ou effectivement on s'attaque à l'économie et là c'est un vrai problème parce que c'est à double tranchant l'économie française elle est pas si en bonne forme que ça il faut quand même lui permettre de continuer à vivre sans doute y a-t-il des réformes à opérer ça oui et peut-être le gros reproche qu'on pourrait aussi amener Macron c'est de ne pas s'y être attaqué plus tôt quand il en a parlé hier soir bon il y avait des choses très intéressantes sauf que c'est là énième fois qui nous le dit qu'il faut le faire et par conséquent sur les salaires sur le travail l'intérêt qu'il y a à aller à travailler devrait pécuniaire mais aussi l'intérêt personnel à aller travailler ce sont des choses qui auraient dû être traitées déjà depuis longtemps sa date des gilets jaunes quand même donc ça fait plusieurs années qu'on aurait pu parler de ça mais bloquer l'économie alors évidemment c'est un moyen de pression très fort sur le gouvernement mais c'est également comme les 10 Harley tout à l'heure d'ailleurs pour la violence mais c'est vrai aussi pour l'économiste à double tranchant il y a un moment quant à la fin du mois les gens n'auront pas pu aller travailler que peut-être les salaires ne seront pas versés que des petits entreprises seront en difficulté à Total aura pas de difficulté c'est pas c'est pas très grave pour total ce qui se passe en revanche pour l'artisan qui bosse qui n'a pas de sens à mettre dans son camion ou dans sa camionnette etc ça ça finit par être très très embêtant donc c'est il y a un risque de dresser les gens les uns contre les autres on voit bien que la capacité de blocage de SNCF des transports des raffineries etc c'est un moyen de pression très fort sur le gouvernement mais ça peut aussi se retourner assez vite contre les grévistes alors justement Michel vivorka il nous dit Fabien Roussel Macron Paris sur la violence on évoquait hier la possibilité que un gouvernement un mouvement qui s'essouffle sans doute avec un renversement de l'opinion c'était évidemment pas plus mal pour le gouvernement à partir de est-ce qu'on sait mesurer à partir de quel moment on est dans un dans un basculement de de la sociologie par exemple de ceux qui participent à ce genre de manifestation etc on ne sait pas faire ça je ne crois pas mais ce que l'on sait c'est qu'il y a deux temporalités distinctes il y a le l'immédiat le conflit la lutte ce que dit le gouvernement etc et là les choses peuvent basculer assez nettement mais il y a aussi la longue durée une fois que le conflit semble être réglé d'une manière ou d'une autre et je voudrais donner un exemple parce que il y a pas mal de choses qui font un peu penser à mettre 68 en ce moment avec des différences aussi mais quand même mais mai 68 ça se termine assez vite fin mai grande manifestation de la droite et accords de Grenelle dans la foulée et les ouvriers rentrent au travail mais pendant 7 ou 8 ans ensuite la France a été chaude ébullition effervescence dans les entreprises gauchisme très très actifs etc et donc sur le long terme un mouvement peut perdurer se renverser se retourner se transformer pendant de nombreuses années et donc on peut pas vous répondre à votre question ce qui est certain c'est que ce mouvement un mouvement ça s'arrête quand enfin une lutte comme celle-là ça s'arrête d'abord s'il obtient satisfaction 95 Chirac dit à Juppé on retire de des trois mesures de votre réforme et on passe à autre chose c'est fini mais 68 je viens d'en parler mais là il y a pas eu de négociation comme on met 68 et il y a pas eu de recul même partielle du pouvoir donc il y a aucune raison pour que la colère la rage cesse d'autant que tous les tous les participants à ce mouvement et toute l'opinion qui lui est favorable parle de colère de mépris de non démocratie d'absence de justice on monte en généralité on n'est pas seulement on n'est pas seulement dans 64 ans on est dans il y a pas de démocratie il y a pas de justice on rentre c'est pour ça qu'il y a un petit côté mais 68 le mouvement est en train de monter en généralité de de se lester de nouveaux thèmes c'est ce qu'on vous voyez dans vos enquêtes Jean-Daniel Lévy et la question subsidiaire c'est est-ce que il y a pas un risque pour le gouvernement s'entend dans ces manifestations celles-ci les prochaines etc de que c'est centrales syndicales récupère ce qu'on avait appelé les résignées c'est à dire ceux qui étaient contre la réforme mais qui disaient bon ben moi je peux pas m'arrêter de travailler voilà je soutiens le mouvement mais je ne vais pas défiler dans la rue ou je ne vais pas faire grève est-ce que cette bascule là elle est encore possible déjà il y a plusieurs aspects il y a une sorte d'évolution sociologique de type de manifestants vous regardez ceux qui sont dans la rue aujourd'hui et notamment ceux qui sont dans la rue depuis jeudi soir quand des personnes qui sont beaucoup plus jeunes que par le passé et avec des modes des revendications voire même des modalités d'action si on peut appeler ça comme ça qui sont différentes de celles qu'on avait connues par le passé et je rejoins entièrement Michel viglorca la question de la retraite je dis pas qu'elle est secondaire mais en tout cas on a l'impression que c'est plus le seul ferment de la mobilisation sociale et que c'est la question de la forme et du fait qu'il y ait eu le recours aux 49-3 qui vient aujourd'hui cristalliser tout un tas de représentations qui évidemment s'arrête pas à l'utilisation du 49-3 mais la question d'un représentation nationale à la question de la gestion du pouvoir à la question de la gouvernance au regard qui est porté initialement à l'égard des manuels Macron comme il serait autoritaire et si on revient un tout petit peu en amont on peut se rappeler qu'il y a eu 3 millions de blancs et nuls au deuxième tour de l'élection présidentielle il constituait quasiment un record qui a eu une évolution de l'abstention entre le premier tour et le deuxième tour de l'élection présidentielle ce qui là aussi était relativement singulier c'était produit en 2017 et la fois précédente c'est en 1969 et que pour la première fois depuis 1988 et dans les proportions plus importantes alors même qu'il y a des élections législatives qui suivent l'élection présidentielle une représentation nationale qui n'est pas à l'image de ce qui a été dessiné au cours de l'élection présidentielle donc on a déjà pas dire une forme de crise démocratique mais enfin en tout cas de difficulté d'adhésion au projet présidentiel d'Emmanuel Macron d'un côté et à la capacité à pouvoir gérer le pays dans un pays qui a besoin d'avoir de la concertation ou en tout cas une image de la complexité sociale dans un contexte on peut le rappeler les organisations syndicales n'ont pas été reçus depuis le début des mobilisations ni de la part d'Elizabeth borne ni de la part de d'Olivier du socle mais alors c'est ça alors la question des syndicats elle est quand même essentielle d'Amiens floraux il avait quasi juré sur la Bible après l'épisode des gilets jaunes qu'on ne les reprendrait plus et que il avait bien compris qu'il fallait qu'il travaille avec les corps intermédiaires dont les syndicats là en l'occurrence effectivement avant il y a eu des discussions mais il y a pas eu de négociation
Fabien Roussel