Les racines d'une révolte ! | VLOG en Kanaky-Nouvelle-Calédonie EP01
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Mathilde PanotFait
« Ce n'est pas faute d'avoir bataillé dans l'hémicycle, d'avoir 1000 fois prévenu que ce qu'était en train de faire le gouvernement français allait mettre la canal Calédonie à feu et à sang. »
- 0:30Mathilde PanotChiffre
« Le 13 mai dernier, il y a eu 14 personnes qui ont perdu la vie dans les révoltes, mais aussi de milliards de dégâts avec 20 % des emplois salariés qui ont été détruits. »
- 0:45Mathilde PanotFait
« La Canaki Nouvelle-Calédonie était une colonie de peuplement, une colonie où l'État français a voulu installer un bagne ainsi que des colons libres. »
- 1:15Mathilde PanotFait
« En 1972 encore, le Premier ministre Pierre Mesmer demandait à organiser un afflux de population hexagonal pour empêcher toute véléité d'indépendance. »
- 1:45Mathilde PanotFait
« Les accords de Matignon Dino signés en 1988 puis l'accord de Numéa 10 ans plus tard trace le chemin d'une décolonisation et d'un destin commun entre toutes les communautés. »
- 3:30Mathilde PanotFait
« Depuis l'accord de Numéa en 1998, le droit coutumier Kanac est inscrit dans la constitution française. »
- 5:00Mathilde PanotFait
« On nous a parlé des prisonniers politiques arrêtés après les révoltes du mois de mai puis déporté à 17000 km en hexagone. »
- 5:30Mathilde PanotFait
« Ce sont des méthodes d'un autre temps, des méthodes d'une justice coloniale. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Du au 16 mai 2025, nous nous sommes rendus avec Bastien Lachot en Canatiqu Nouvelle-Calédonie. D'abord parce que nous voulions être là 1 an après les révoltes qui ont agité la Canaaki Nouvelle-Calédonie suite au passage en force par Emmanuel Macron de la loi du dégel électoral. Ce n'est pas faute d'avoir bataillé dans l'hémicycle, d'avoir 1000 fois prévenu que ce qu'était en train de faire le gouvernement français allait mettre la canal Calédonie à feu et à sang.
Le 13 mai dernier, il y a eu 14 personnes qui ont perdu la vie dans les révoltes, mais aussi de milliards de dégâts avec 20 % des emplois salariés qui ont été détruits, ce qui correspond, si on prenait sur l'hexagone, à 5 à 6 millions de personnes qui ont perdu immédiatement leur emploi. Comprendre ce qui se joue aujourd'hui en Kan Nouvelle-Calédonie, c'est revenir à l'histoire de la colonisation. La Canaki Nouvelle-Calédonie était une colonie de peuplement, une colonie où l'État français a voulu installer un bagne ainsi que des colons libres.
Pour cela, il a volé les terres ancestrales, déplacé les tribus, mener une répression sans merci face aux résistances. Cela a eu pour effet une baisse rapide et massive de la population Canac. En 1972 encore, le Premier ministre Pierre Mesmer demandait à organiser un afflux de population hexagonal pour empêcher toute véléité d'indépendance.
À ce point qu'aujourd'hui le peuple Canac est devenu minoritaire sur sa propre terre. Ce n'est pas une histoire lointaine et oubliée, c'est une réalité encore bien visible et vivante aujourd'hui. Dans les années 1980, cette injustice coloniale a explosé.
Les événements, comme on dit pudiquement, c'est en réalité une quasi-guerre civile. Plusieurs dizaines de morts violentes, une société au bord de l'abîme quand en 1988, l'armée française tue 19 indépendantistes à ouvert. Les morts suite au 13 mai 2024 font écho à ce passé douloureux.
La paix est devenue un geste politique exceptionnel, un accord politique pour la paix symbolisé par la poignée de main entre Jean-Marie Chebaou indépendantiste et Jacques Lafleur anti-indépendantiste. Les accords de Matignon Dino signés en 1988 puis l'accord de Numéa 10 ans plus tard trace le chemin d'une décolonisation et d'un destin commun entre toutes les communautés. Pour la première fois, l'État français reconnaissait officiellement le fait colonial.
La France, le peuple français reconnaissait qu'il y avait deux peuples sur cette terre et que le peuple premier, le peuple autochtode, le peuple Canac a un droit à l'autodétermination. Pendant 30 ans, la paix civile a tenu. Des politiques de rééquilibrage ont été entamées.
Un processus lent, parfois fragile, mais qui a avancé. Deux référendums d'autodétermination ont été organisés en 2018 et en 2020 avec un écart de voie qui s'est resserré et a laissé entrevoir la possible victoire du oui à l'indépendance jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron décide d'en sortir brutalement. D'abord, il a imposé le maintien du troisème référendum alors que le pays était en période de deuil coutumier suite à la pandémie de la COVID.
Ensuite, par la nomination de Sonia Baques, figure anti-indépendantiste, directement au gouvernement. Et enfin, en 2024, en passant en force une loi constitutionnelle pour dégeler le corps électoral. Une loi qui ouvre le corps électoral à plusieurs milliers de personnes alors qu'il n'y a pas de consensus sur les critères d'ouverture.
La parole donné n'a pas été tenue. La neutralité de l'État pilié du processus a été trahie. Alors donc quand nous nous sommes rendus en Nouvelle-Calédonie Canati, nous avons décidé de commencer par la province des îles.
Nous nous sommes rendus à Lifou dans la province des îles loyauté. Dans la province des îles loyauté, la structure coutumière est plus présente que sur la grande terre. Enaki, Nouvelle-Calédonie, on ne foule pas un territoire n'importe comment.
Ici, on entre sur une terre coutumière gouvernée par des règles, des hiérarchies, des histoire. C'est bien plus qu'une tradition, c'est un droit reconnu. Depuis l'accord de Numéa en 1998, le droit coutumier Kanac est inscrit dans la constitution française.
Il reconnaît que le peuple premier dispose d'un système juridique propre incarné par les chefferies et les autorités cotienes. C'est ce droit qui structure le lien à la terre, aux ancêtres. Et c'est pourquoi dès notre arrivée, nous avons été faire la coutume à la grande chefferie de WCH.
Faire la coutume, c'est dire bonjour, c'est se présenter avec humilité, offrir un geste, prononcer une parole et demander la permission de circuler sur les terres coutumères. Ce n'est pas un usage symbolique, c'est un acte politique. C'est reconnaître que le peuple Canac n'a jamais cessé d'être souverain sur cette terre, que les institutions existent, qu'elles méritent le respect.
Nous venons euh ici pour pouvoir échanger et apprendre euh de vous et de l'ensemble de la population euh sur la situation du pays après les événements du du 13 mai dernier suscités par le vote de l'Assemblée nationale sur le TGEL du corps électoral et au vu des derniers événements et de l'échec de discussions qui viennent qui viennent d'aboutir donc apprendre de de la situation sociale, économique et politique du pays. Grosse difficulté ceux qui habitent dans la provinci surtout pour pour les aides médicales, pour les l'école, transport les gens mal le matin quand vous allez moi quand je vais au travail le matin, j'en prends deux ou trois dans ma voiture pour les amener là où ils travaillent. Mais c'est c'est c'est malheureux quand vous voyez ça.
Qu'est-ce qui se faisait pas avant ? Je pas jearque pas n'importe qui, je embarque des gens de ma famille qui jou sur la route qui marchent parce qu'ils vont parce qu'il faut il faut il faut ramener le il faut ramener de quoi manger la raison c'est c'est terrible c'est ça se fait peut-être aussi au métropole he je je dis mais voilà chez nous chez nous ça se faisait pas et là et là c'est terrible hein des gens qui ont perdu leur leur logement il a des gens qui ont perdu leur logement on en parle pas beaucoup mais vous avez des associations sur qui se battent reçu aussi il se battent pour essayer de de trouver euh un moyen de les reloger mais c'est c'est c'est difficile très difficile mais on de remonter la onespoir pas ça Et ensuite, nous nous sommes rendus à l'hôtel de la province àfou avec un accompagnement par un convoi de militants de la [musique] société qui nous ont fait un accueil très chaleureux. Bonjour.
Bonjour monsieur puis au nom de tout ce ce monde là avec les autorités coutumien oné pour vous accueillir au CD des S au centre. Vous savez très bien que chez nous la coutume ça fait partie de notre quotidien et on ne peut pas faire quelque chose sans commencer par la coutume. Soyez les bienvenus à l'épou et puis je peux dire au nom des grands chers pour les autorit parle est libérée.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Très important pour nous d'être d'abord là pour euh honorer ceux qui ont perdu la vie dans ces événements il y a maintenant 1 an.
Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l'élection présidentielle qui vous apporte aussi son salut. s'est beaucoup battu au moment justement du 3e référendum pour dire que nous refusions que un processus de dizaines d'années de paix civil soit insu battu en brèche par un état qui n'est plus dans son rôle d'impartialité et avec une responsabilité qui est celle d'Emmanuel Macron qui est responsable de la situation et d'une situation et c'est aussi un des objets de notre visite, c'est aussi de faire un bilan de la situation sociale sanitaire économique dont nous savons qu'elle est extrêmement difficile et donc nous sommes d'abord et avant tout pour dire que nous vous soutenons que nous sommes à votre disposition au côté notamment des parlementaires que vous avez ici que ce soit le sénateur ou encore Emmanuel Chibaou et que nous sommes à disposition pour aider dans ce qui est utile et qu'il existe aussi des points d'appui que que nous essayons de constituer pour refuser qu'il y ait de nouveau des passages en force qui serait évidemment catastrophique. Notre visite s'inscrit aussi dans un moment clé, seulement quelques jours après la fin des négociations qui ont eu lieu à Deva, à 2h au nord de Numéa, où l'État par la voix du ministre Manuel Vals avait mis enfin une proposition sur la table, celle d'une souveraineté avec la France.
Cette proposition aurait pu servir de base de travail pour être acceptable par les 3/5e du Congrès mais a été refusé par la droite non indépendantiste qui eux défendent un autre projet ségrégationniste, celui de la partition du pays. On y reviendra. Dans ce climat de tension, d'espoir déçu, de dialogue interrompu, nous sommes venus pour écouter, comprendre et échanger ce que certains appellent des des émeutes.
Nous avons toujours veillé, nous de notre côté à à bien parler de révolte parce que c'est bien de cela dont il dont il s'agissait. Il y avait évidemment des raisons politiques, économiques et sociales à ces événements et il ne s'agissait absolument pas de de délinquence. Et c'est pour cela que nous qualifions également de prisonniers politiques les euh les leaders notamment de de la CCAT qui sont aujourd'hui en prison en métropole.
Ces révoltes du du 13 mai étaient une réponse politique à un acte politique du gouvernement et de l'Assemblée nationale de d'aller sur la question du DGEL. Nous avons bien conscience que la question du corps électoral en Canaqu Nouvelle-Calédonie est quelque chose de fondamental. C'est bien parce que il s'agit d'une colonie de peuplement, qu'il y a eu une colonisation de peuplement, qu'il y a eu la volonté de rendre le peuple autochtone minoritaire sur son propre territoire depuis la prise de possession par la France que que le le sujet est aussi épidermique ici.
Le message principal, c'est qu'on a besoin de vous. On a besoin de vous qui dites au peuple français que nous sommes nous sommes là, nous savons faire la distraction des choses. Nous savons qu'il y a la l'état et nous savons qu'il y a le peuple français qui est digne aussi qui mérite aussi notre respect.
Merci beaucoup. [musique] Nous avons le lendemain ensuite à Lifou eu des discussions là aussi avec des citoyens sur le problème de double insularité de la Kanaki Nouvelle-Calédonie sur les îles surtout parce qu'on est vous connaissez le cas des îles, on est euh désenclavé, doublement désenclavés. aussi euh des îles comme Kiga ou sont aussi euh ont aussi une spécificité du des enflammement qui n'est pas pareil en terme de logistique et de transport comme les comme l'ou quoi ou maré.
Donc, on est un peu mieux servi que que ces deux autres îles, quoi. C'est-à-dire qu'il y a l'insularité d'abord de la grande terre de la Kanaki Nouvelle-Calédonie et ensuite une double insularité pour la province des îles, notamment pour l'IFU où nous étions avec un un problème de vie chère qui s'accroit encore plus puisqu'il y a cette double insularité. On nous a parlé évidemment des problèmes pour se soigner avec un manque de médecin qui est extrêmement fort, un manque de professeur et une difficulté pour aller ensuite se soigner. sur la grande Terre, le problème de transport et de déplacement de l'aéroport de Magenta à Tontuta puisque ils veulent changer l'endroit où les gens vont atterrir avec l'avion lorsqu'ils font le déplacement entre la grande terre et l'ou.
Le prix des billets notamment suite à une baisse de subvention. Avant, il y avait une continuité territoriale qui permettait aux habitants de Lifou de pouvoir aller à moindre coût sur la grande terre et ces subventions ont fortement diminué. Donc maintenant, il y a des prix, des billets d'avion qui fait que y compris des gens renoncent à se soigner et puis une vichère qui est déjà énorme en Kanaki Nouvelle-Calédonie mais qui atteint des sommets à Lifou puisque le prix du fret entre Numea et Lifu est extrêmement élevé.
Àifou, nous avons poursuivi notre route en allant à la rencontre des deux autres grandes chefferies, celle de l'I et de Gain. Le grand chef de l'sy nous a reçu alors qu'il préparait un événement majeur, le mariage de son fils. Un mariage coutumier préparé depuis des années mobilisant plus de 5000 personnes venues de Tokanaque.
Ce n'est pas un simple événement familial, c'est un temps fort du lien social Canac, un moment de rassemblement entre les différentes tribus de tout le pays. Il y a des parlementaires français qui n'acceptent pas que l'État passe en force comme il le fait depuis le 3e référendum, que l'État sorte de son rôle d'impartialité et que euh des parlementaires français sont attentifs à ce qui se passe en en Kan Nouvelle-Calédonie, refusent qu'on refuse l'autodétermination d'un peuple et donc nous sommes aussi là pour euh aider depuis l'Assemblée nationale. On nous a parlé des prisonniers politiques arrêtés après les révoltes du mois de mai puis déporté à 17000 km en hexagone.
Dans ces échanges, la douleur était palpable. Menoté au poignet et aux chevilles pendant 24 heures d'avion, éloignés de leur famille, de leurs proches. Depuis, tous ont pu sortir de prison après 1 an d'incarcération.
Mais ils ne peuvent pour la plupart toujours pas rentrer chez eux. Parmi eux, Christian Théin, le président du FLNKS. Ce sont des méthodes d'un autre temps, des méthodes d'une justice coloniale.
Les autorités coutumières nous l'ont dit clairement. On ne pourra pas sortir de cette crise sans libération, sans respect, sans reconnaissance de l'identité canal. La blessure n'est pas seulement judiciaire, elle est historique.
Elle réveille les fantômes du passé colonial, ceux du bagne, de l'arbitraire, de l'humiliation. Puis ensuite, nous nous sommes rendus au site des croisiristes qui est un projet économique qui vise à bénéficier à l'ensemble de la population de l'IFU, mais qui est aussi très fortement lié aux enjeux de protection de la biodiversité. Sachant que euh la Kanaki Nouvelle-Calédonie et notamment le peuple Canac tente de vivre en harmonie avec son écosystème.
Du coup, c'est 2000 personnes par exemple qui vont arriver comme ça. C'est une sacrée organisation. Ouais, parce qu'il faut les absorber. 2000 personnes sur une population de 10000.
H c'est pour ça queon les intègre. L'importance en fait c'est de jouer sur le contact humain, c'est-à-dire de s'intéresser en fait à notre culture. Ouais, c'est ça.
Et donc on joue son contact humain. Donc un partage en fait de culture entre deux et je vous dis quand les partent ils sont résidu c'est donc c'est alors en fait on a fait nos tours pour qu'il soit différent. Ouais.
Et donc il y a la démonstration du mien euh la visite de la vanille, le miel, le sental, euh rencontre avec les gens. Euh là, on a ouvert trois trois nouveaux tours avec les petits chefs. Donc c'est c'est euh les vestiges, l'histoire de la tribu, la rencontre avec la tribu, expliquer comment nous on vit.
Mais au départ, c'est les tribus qui étaient volontaires s'est fait avec les coutumers. Du coup, c'est avec les coups de pier et puis la on disait que vous aviez un peu de pression des compagnies qui essayaient de mettre plus de bateaux des choses comme ça. Oui, mais nous on a aussi le nombre de bateau.
Oui, on a limité le nombre de bateaux. On trop bateau pas du coup. Oui, parce que sinon il vivrait que de ça.
Oui, que de ça. Et puis nous c'est pas notre Il y a un mois de ça, on a fait un test, on a reçu un bateau à 5000 personnes en fait. Le vous savez qu'on est que 3000 3800 ici dans Ouais.
Mais l'organisation en fait, c'est parce que on a mis à 3000 parce que ce bateau là, il euh Bouatou, il avait il pouvait pas aller à Bouatou parce que à cause du cyclone le panton, il a fait. Donc ils ont demandé en fait à nous à nous voir et nous on a dit bah vous faites descendre que je 500 passages les coutumiers. Donc les coutumier nous on est là pas trop trop de bateau.
La vie sociale de nos gens c'est important donc voilà. Mais ça permet d'emmener du pain à la maison. modèle actuel, vous arrivez à dégager un petit peu d'argent pour aussi investir ou c'est vraiment que les salaires pour l'instant ?
Ben en fait la si vous voulez le peu de bénéfic qui est important pour le produit c'est de investir pour créer d'autres projets pour créer de l'emploi. Ouais. D'accord.
Pour créer de l'emploi. Ensuite donc ils accueillent ces personnesl avec des canaux. Donc le bateau se met un peu plus loin avec des canaux qui arrivent euh directement sur les foou et ils font un tourisme culturel sur la culture Canac, la Mélanésie avec l'idée de faire rayonner aussi avec des produits locaux l'île de Lifou avec le miel et la vanille qui sont notamment produites avec des beaux projets qui sont faits par les croisiérises puisque en plus de passage en tribu en plus de découverte du monde culturel Canac, il vise à créer prochainement une ferme pour la protection et la réintroduction des coraux dont le monde entier pourrait apprendre.
Alors évidemment avec les événements qui ont lieu le 13 mai, ils ont eu un problème de fuite de bateau, donc avec un effondrement économique qui va avec la destruction des emplois du privé dont je parlais. Mais cette situation rentre progressivement dans l'ordre et il nous disait qu'il y avait 50 bateaux prévus en 2025. [musique] [musique] Et enfin pour terminer avec les fous, nous avons fait une rencontre à la maison commune de Gaicha. achat sur la discussion autour de l'accord global avec des peurs qui se sont souvent exprimées que l'État repasse de nouveau en force comme il l'a fait à plusieurs refrises des problèmes sur les inégalités entre les différentes provinces la question du racisme et de politiques de ségrégation qui reviennent souvent puisque une des propositions des loyalistes dans l'accord qui a été fait est de faire un système de double fédération c'est-à-dire que Numéa soit reste française et que ensuite le nord et la province des îles puissent être dans une forme d'état associé donc autour du projet que a proposé Vals.
Et il se trouve que dans cette proposition là sur la province du sud, il proposait que les deux communes à majorité Canac qui sont aujourd'hui dans la province du sud soit rattaché aux provinces des îles, ce qui est évidemment un projet qui est ressenti comme un un projet de ségrégation qui est insupportable aux habitants de l'oui j'ai étudié et tu as étudié dans les livres. Le résultat c'est quoi ? On est toujours là au point zéro pour venir ici.
Merci d'être venu. C'est très important aussi que qu'on entende et c'est pour ça qu'on est là pour écouter ce que vous avez à nous dire parce que y compris voilà peut-être je vais terminer dessus la démarche que on fait aujourd'hui en venant en Kan Nouvelle-Calédonie. C'est aussi une démarche pour dire que même de l'autre côté de l'océan, même à 17000 km, il y a des parlementaires qui toujours défendront quel que soit l'endroit où ça est hier, on parlait de Gazade, la Canati qui toujours défendront l'égale dignité des êtres humains, qui toujours défendront l'autodétermination des peuples.
Et donc, vous avez aussi des points d'appui qui même si nous sommes très loin, essayons de porter les revendications qui sont des revendications d'un combat commun. Et voilà donc nous sommes très heureux d'être avec vous aujourd'hui au Letti. Merci pour l'accueil ça nous touche vraiment énormément.
À nous on a bien vu le genre de ségrégation enfin le genre de c'est c'est la partie c'est c'est un peu c'est c'est en Afrique c'est comme en Afrique du Sud. Tu as le quartier blanc qui fait la fête et cetera et tu as le quartier des des gens pauvres qui sont obligés de marcher des kilomètres des kilomètres pour aller chercher à manger. Alors que les autres là-bas, ils sont en train de faire la fête les soirs, ils sont ils sont bien quoi.
Et voilà, ce sont des les des choses, les injustices, des inégalités qui sont là, qui sont effectives ici en Calédonie et que nous on a envie de dénoncer, on a envie de de vivre ensemble. C'est ça qu'on a envie de faire, vivre avec tous les autres. On a toujours donné notre avis et la France a toujours dit "Non, vous n'êtes pas capable, vous n'êtes pas prêt, nous prenez pour des je sais pas des incapables.
Allô ! On est des quoi ? Moi, je suis né en 1947.
J'ai 78 ans. J'ai connu la naissance de Lucalo de l'Union Calédonienne. J'ai connu mes papas qui ont pleuré pour aller trouver du travail.
Donc on a besoin de vous on a besoin de vous en mè et maintenant si ça suffit pas mais laissez-nous voir mon choix à l'éternational mais ne nous critiquez pas puisque l'autre côté il se prie pas d'aller voir à un moment on a vu c'est tu pleurer il a dit les gens il a dit on est fatigué d'expliquer et ça fait des générations des générations qu'on explique la voilà nos papas sont là nous on est là nos enfants là c'est en train de jouer partout là et ben forment ils vont naître on va donner leur nom on va dire voilà ton travail à la chefferie et puis on va donner regardez pas donc on va continuer c'est pas ça va pas se finir dans la on ça Donc si vous allez dans votre micro dites que c'est pas fini, c'est parti pour d'autres générations et d'autres génération et que la lutte can continuera. Nous avons beaucoup appris, nous avons entendu ce que vous nous avez dit et j'espère que vous pourrez que vous serez satisfait de la manière dont nous allons le porter à l'Assemblée nationale, dans les médias français autant que nous le pouvons pour permettre le respect du droit de détermination et un avenir meilleur pour la Kanie Nouvelle-Calédonie et ce geste d' revoir. Je termine juste par une phrase que j'aime beaucoup d'un penseur Martiniquet qui dit "La liberté est la seule charge qui redresse bien le dos".
Merci infiniment à vous. Ol. [applaudissements] La première partie du séjour qui s'est passé sur les îles non seulement nous a permis de voir un aspect de la Kanaki Nouvelle-Calédonie qu'on ne voit pas du tout lorsque l'on est à Numéa, notamment parce que il y a une structure coutumière qui est encore très forte à Lifou et surtout nous avons eu un accueil absolument extraordinaire des échanges qui étaient très précieux avec les gens pour comprendre le moment politique et les enjeux pour la population.
Bastien Lachaud