"Le Parlement doit pouvoir débattre de la réforme des retraites" - Johanna Rolland (05/10/25)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va en parler avec Johanna Roland, première sec première secrétaire déléguée du Parti socialiste. Bonjour. Vous êtes maire de Nantes également et vous êtes à la tête, je le dis parce qu'on va en parler très rapidement, de France urbaine, c'est-à-dire tous les représentants des grandes villes de France.
Et justement pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'on parle beaucoup des dépenses des élus, des frais de représentation qui font débat depuis que la mère de Paris que vous connaissez bien Nidalgo, dont vous avez fait la campagne présidentielle a pointé a été pointée du doigt. Elle a répliqué en réplant que tous les élus avaient une enveloppe de frais obligeant notamment parce que c'est elle qui fait le plus parler la maire les républicains du 8e arrondissement à se justifier notamment hier sur France que femme et vous le savez parce que on est on a toujours tendance à vouloir avoir des belles choses et des choses qui durent.
Donc en ce qui me concerne par rapport à l'enveloppe mensuelle qui est de 990 € j'attends d'avoir un petit peu plus pour dépenser différemment. Donc effectivement, je dépense que dans la capitale, donc dans Parisier notamment dans mon assum complètement toutes ces dépenses de frais de de vêtements. Absolument parce que j'assume.
Pourquoi ? Parce que c'est légal et comme les les parlementaires, les députés, les sénateurs, les ministres, ils ont tous une enveloppe, ce qu'on appelle les frais de reorientation. Maintenant, vu la conjoncture actuelle avec les problèmes et je comprends que nos concitoyens et concitoyennes ne ne se mettent pas à notre place et considère qu'on est absolument donc à qui on demande des sacrifices surtout euh euh ça c'est ces deux ou trois dernières années.
Donc il faut impérativement qu'on revoit les cadres le cadre est flou. le le cadre flou et surtout moi j'ai demandé, j'ai suggéré qu'on supprime carrément euh euh ces subventions. Joan Aroland, vous êtes maire de Nante.
Donc euh est-ce que les élus doivent rendre compte de leurs dépenses ? Bien sûr, mais peut-être permettez-moi de dire d'abord que quand j'écoute la mère du 8e arrondissement, franchement de Paris, il y a rien qui va dans cette réponse. C'est tellement déplacé.
Enfin, vous imaginez ce que les Françaises et les Français qui nous regardent peuvent ressentir et penser quand ils entendent des propos pareils ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qui ?
Il y a rien qui va. C'est-à-dire mais écoutez de parce que je suis mère du 8e, de nous les femmes, on aime des belles choses et de Allons-y euh gément. Enfin quand même derrière, on a des enjeux d'exemplarité et surtout de transparence qui me semble absolument.
Alors vous en tant que mère de Nant, est-ce que vous avez une enveloppe de frais ? Aucune. Aucune.
Aucune. Vous êtes une exception en France ? Non.
Non. Il y a des situations très différentes aujourd'hui selon les villes du pays. Pour ce qui me concerne, par exemple, les frais de déplacement, les miens ou ceux des élus sont rendus publics tous les ans à l'occasion du budget.
C'est pas une obligation, mais c'est un choix que j'ai fait au titre de cette transparence. Donc, vous diriez qu'il faut rendre plus transparentes les dépenses des élus, voir les plafonner. Je crois que il y a besoin sans doute oui de réfléchir à une harmonisation de règles.
Emmanuel Grégoire l'a dit euh également, je le rappelle, puisque il y a euh ce qui rentre dans le cadre légal, c'est un fait. Et puis ensuite, il y a ce qui est compréhensible pour les Françaises et les Français. Mais pourquoi les indemnités d'élus ne suffisent pas ?
Je crois qu'il y a aussi quelque chose qui est euh un héritage du temps où il y avait euh des cumuls de fonction euh de maire et de fonction de parlementaire. Donc oui, le moment euh de la refonte du statut de l'éluc d'harmoniser ces choses-là. Pour moi, l'essentiel c'est quoi ? c'est que dans un moment où les questions de pouvoir d'achat des Françaises et des Français sont aussi préignants, dans un moment où les Françaises et les Français vivent pour les plus modestes et les classes moyennes souvent mal, ces enjeux de transparence soient regardés avec le plus grand sérieux.
Alors, puisqu'on parle d'argent, on parle beaucoup de excès les riches, de revenir sur la retraite à 64 ans. Gauche et syndicat là-dessus en tout cas sont sur la même longueur d'onde. Il faut répondre aux exigences sociales, enterrer définitivement tous les sacrifices pour le monde du travail qui était prévu dans le la copie du du budget Bairou.
Il faut mettre à contribution les plus hauts revenus et les plus grandes entreprises, faire enfin de la justice fiscale, dégager de l'argent pour nos services publics qui n'en peuvent plus. C'est pas en seupoudrant un ensemble de mesures qu'il va pouvoir apporter la preuve qu'il est convaincu qu'il a besoin d'une vraie rupture. La vraie rupture, c'est accepter qu'à un moment, les gouvernements précédents se sont trompés.
On a le droit tous de se tromper. Et donc, qu'est-ce qu'il corrige véritablement ? Et l'un des premiers sujets, c'est la question de la de la réforme des retraites.
Cela ne peut pas être aussi binaire que pour la réforme des retraites dite la réforme borne ou contre la réforme des retraites. Mais comment on l'améliore ? C'est pas uniquement l'attaque Zucman ou rien.
C'est évidemment la capacité à se dire pourquoi, comment fonctionne la fiscalité pour les 0,1 % de nos compatriotes les plus riches. C'est pas la question est-ce qu'on est pour ou contre le pouvoir d'achat ? pas être contre, donner plus de pouvoir d'achat évidemment à celles et ceux qui travaillent, c'est au fond quel est le meilleur vecteur pour le faire.
Jean Aroland, vous êtes numéro 2 du Parti socialiste. Le parti socialiste veut remettre sur le tapis la retraite à 64 ans. Sébastien Lecornu dit ça doit pas être binaire.
Est-ce que pour vous c'est on suspend la retraite à 64 ans et il y a pas à discuter, c'est ça ou rien. Nous ce que nous voulons, c'est très clair, c'est aller redonner du pouvoir au parlement. Donc, nous voulons que le Parlement puisse débattre de la réforme des retraites.
Notre objectif, c'est l'abrogation. La demande qui est la nôtre aujourd'hui, c'est de dire le premier ministre a fait un pas, moi je le reconnais sur votre plateau sans difficulté en renonçant au 493, on va en parler, mais s'il ne va pas au bout de ce pas avec derrière cette question de la justice que représentent les retraites, mais aussi disons-le, une forme de réparation démocratique, tout le monde l'a vu cette retraite, cette réforme, elle est passée avec une brutalité avec cette imposition. Donc notre demande, elle est claire.
Est-ce que oui ou non le premier ministre va permettre un débat des parlementaires sur la réforme des retraites ? Vous souhaitez vous évidemment, c'est ce que je comprends. C'est plus qu'un souhait, c'est une condition indispensable et je vous le dis, elle sera déterminante dans la position que les socialistes prendront mardi sur censure ou non censure.
C'est très clair. C'est c'est la question. C'est la question.
Le Premier ministre propose aussi de taxer le patrimoine financier des plus riches. Si ça rapporte, vous vous défendez la taxe duman qui doit rapporter selon son auteur 25 milliards d'euros. Si le premier ministre vous dit bon, c'est pas la taxe Zucman mais c'est quelque chose qui y ressemble et qui pourrait rapporter autant ou à peu près.
D'abord est-ce que vous y croyez ? Et est-ce que vous dites d'accord B ou mais le premier le problème c'est que ce que nous dit le premier ministre c'est pas du tout ça. Non seulement il nous dit "Je ne veux pas de la taxe Zucmane" mais la taxe Zukmane on estimait que c'était entre 15 et 25 milliards et là ce qui est mis sur la table c'est 1,5 milliards.
Vous savez les Français ils sont pas idiots. Ils savent compter. 15 25 d'un côté et 1,5 de l'autre.
C'est évidemment pas à l'échelle. Donc ça c'est aussi quelque chose que vous attendez dans le discours de politique générale. Un engagement làdessus mais un engagement chiffré, je veux dire.
Bien sûr, un engagement chiffré faut que ce soit 25 milliards. Est-ce qu'on est attaché au symbole de la taxe Zucman ? Ce à quoi on est attaché surtout c'est à ce qu'il y ait sur la table des mesures sonnantes et trébuchantes qui fassent 15 milliards ou 20 milliards. 15 ou 20 milliards, c'est ça votre jauge.
J'allais dire pas forcément 25 mais 15 ou 20 milliards. C'est ça que vous dites. Oui.
Parce que Mais pour quelle raison ? Parce que aujourd'hui les plus modestes mais aussi les classes moyennes vivent mal. Enfin, je rappelle quand même que depuis qu'Emmanuel Macron a été élu président de la République, c'est 1000 milliards de dettes en plus dans le pays.
Donc à un moment donné, on peut pas demander aux Français et en particulier aux plus modestes, aux classe moyennes en permanence de payer la facture. Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui quand même ? On a connaissance du budget qui a été transmis par monsieur le cornu.
La vérité c'est que à ce stade, j'espère que ça va bouger d'ici mardi mais à ce stade c'est globalement un copiercollé de la copie transformation. Alors vous espérez vous pensez vraiment que ça va bouger d'ici mardi ? Ben écoutez c'est la responsabilité du premier ministre.
Oui, je crois que c'est une nécessité parce que moi je veux des solutions pour mon pays. Je veux des solutions pour les Françaises et les Français. Et donc nous on a besoin de deux choses.
Débattre de la réforme des retraites au parlement et des actes. Pas des mots de justice sociale et de justice fiscale. Il a promis la rupture.
Il s'est présenté devant le ponron en disant "Je serai l'homme de la rupture." Il y a des évolutions sur la forme, je le dis, mais vous le savez bien, le 493, ça a jamais rempli le frigo des Françaises et des Français. Mais ce que vous dites en clair, c'est que c'est sur ces deux points-là précisément que le PS déterminera s'il votera ou non la censure.
Bien sûr, parce que nous le devons aux habitants et aux habitants, aux électeurs qui nous ont fait confiance. Mais quelle censure ? La vôtre ou celle de la France insoumise qui doit déposer un texte là très bientôt dans les heures qui viennent ?
Écoutez, moi ce que je souhaite d'abord c'est que nous trouvions une solution. Mais si le premier ministre ne pose pas d'actes, oui, très probablement les socialistes réfléchiront à déposer leur propre pause. Votre propre motion de sensure, pas celle de la France insoumise très probablement. votre propre c'est ça que vous voulez dire votre propre motion de censure. ce serait pas vous vous êtes pas prêt pour l'instant à voter celle de la France pas à cette étape puisque pour l'instant il vient jusqu mardi pour que le premier des choses mais ensuite oui les socialistes prendront leur responsabilité et clairement si on est dans le copiercollé enfin de quoi on parle quand même pour celles et ceux qui nous écoutent aller toucher à nouveau les franchises médicales les affections de longues maladies aller prendre de l'argent sur les revenus de l'apprentissage sur le salaire des étudiants, le gel des prestations sociales je sais pas si on se rend compte la couleur qui est promise aux Françaises et aux Français et on voudrait que nous socialistes on laisse passer ça sans brancher.
Notre boulot c'est de défendre les françaises et les Français. Nous, on a fait des propositions de compromis maintenant au Premier ministre de dire si oui ou non il est capable de les entendre et de les mettre en sur les enjeux politique. On va y revenir tout à l'heure.
Mais je voulais vous demander autre chose parce que le gouvernement dit il faut faire des efforts, des économies partout et notamment dans le train de vie de l'État. Et dans le train de vie de l'État, Sébastien Lecornu met les collectivités locales, les mairies, les départements, les régions. Est-ce qu'il y a des économies à faire dans les mairies ?
Par exemple, vous êtes maire de Nord, je le rappelle. Mais tous les maires de ce pays font des économies tous les ans. Je rappelle que l'année dernière, nous avons été appelés à contribution de manière importante et je le dis, les grandes villes encore davantage que les autres.
Mais je rappelle aussi aux Françaises et aux Français qui nous écoutent que la grande différence entre l'État et les collectivités locales, c'est que les collectivités locales dans la loi de la République ne peuvent pas elles présenter un budget en déséquilibre. Donc ne faisons pas croire aux Françaises et aux Français que la difficulté est d'abord là, qu'on participe à l'effort du pays, on l'a fait hier, on le fera demain. Les grands patrons, eux en tout cas ne veulent pas entendre parler de sur taxe, hein, ni encore moins de taxe duman.
D'ailleurs, c'est pour ça qu'ils vont se réunir le 13 octobre à Paris à l'invitation du MEDF, je dis bien que le MEDF parce que les autres ne veulent pas y aller pour un meeting contre les hausses d'impôts et et contre les hausses d'impôts sur les entreprises en particulier. Patrick Martin, le patron du MEDF, met cause ceux qui veulent taxer les entreprises, dit-il. Il dit "C'est pas le gouvernement, c'est vous qui êtes visé." Bah ce que je constate d'abord, c'est que le monde économique est pluriel et divisé puisque vous l'avez rappelé, cette initiative du MEDEF ne fait pas consensus dans le monde économique puisqueune partie des organisations patronales ont dit qu'elle ne s'y rendrait pas.
Moi, il y a quelque chose que je ne comprends pas dans la position de monsieur Martin, c'est que quand on échange avec les chefs d'entreprise, on peut être d'accord ou pas d'accord, mais ils nous disent nous avons besoin de stabilité. Il n'y a pas de stabilité durable dans un pays quand il n'y a pas de justice sociale et de justice fiscale. Donc oui, nous allons continuer à faire valoir nos points de vue et nos conviction.
C'est c'est un meeting politique que se prépare à faire Martin. Écoutez, il s'exprime, il est dans son rôle, c'est son droit. Mais je crois que participer à la réussite d'un pays, c'est participer à ses équilibres, c'est participer à sa cohésion.
Et puis euh moi je pense aussi à toutes nos petites entreprises, les PME, les TPE qui elles aussi vivent souvent mal sur les territoires. Il n'y a pas euh une seule type euh d'entreprise. Je crois qu'on a besoin de mettre un peu de nuance et de mesure dans le débat public.
Il y a quelques semaines encore, le Parti socialiste avancé ses pions ici même Olivier Fort en espérant arriver peut-être à la tête du gouvernement. Mais dans l'immédiat, le PS s'attend plutôt à rester dans l'opposition. Quand les socialistes arrivent à Matignon ce vendredi, Sébastien Lecnu a déjà renoncé au 493 et reçu Marine Le Pen.
Mais la mise en scène et soignée porte grandes ouvertes pour accueillir Olivier Fort, considéré comme pivot pour obtenir la non censure. À la sortie, la gauche ne semble pas très rassurée. Il nous a présenté une copie très insuffisante et à bien des égards alarmantes sur le fond. ce qu'il y a dans le projet qui a été transmis au Conseil d'État, les économies sur les franchises médicales.
Vous verrez que beaucoup de ceux qui étaient dans le budget de François Baou a été transmis tel quel. Pourtant, réclamer largement l'abandon du passage en force à l'Assemblée nationale est vite compris comme insuffisant, voire comme un piège. Sébastien le magicien parce que il nous a sorti du chapeau le 493 en disant qu'il l'utilisera pas.
Mais de l'autre côté là, il nous dit que on ne pourra pas discuter de l'abrogation de la réforme des retraites. Sincèrement, on sort avec aucune garantie sur rien. C'est très flou donc très très décevant.
Jean-Luc Mélenchon qui a déjà promis la censure, lui ne laisse aucune place au flou. Ce qu'a dit monsieur le Cordut est une sorte de bonne manière. On ne te crois pas.
Tu n'as pas l'intention de gouverner sans nous forcer le moment venu. Pendant ce temps à l'Assemblée nationale où tout doit se jouer désormais, les alliances cette semaine ont tourné au désavantage de la gauche qui a perdu des postes clés et accuse la Macronie et le RN de s'entendre. Cette confiance évidemment qui nous est accordée n'est je crois que justice.
Je rappelle juste qu'en juillet dernier, ces mêmes députés macronistes, ces mêmes députés LR ont été élus avec la voix des électeurs qui ont voulu faire barrage au Rassemblement national. Donc voilà, aujourd'hui pour nous c'est évidemment une trahison. Trahison ici, ambition en interne à 18 mois de la présidentielle la gauche déjà divisé sur la conduite à tenir voit arriver un autre acteur sur la place publique.
Une voie avec laquelle les socialistes vont devoir compter. Tout ce qu'on a eu pour l'instant c'est des portes qui se sont fermées sur l'ISF, sur la taxe Zucman et des propositions dont on peine à saisir l'ampleur et donc on a besoin de clarté. Je Roland, je vais revenir d'un mot avant d'aller plus loin sur ce que vous disiez tout à l'heure.
Le PS est prêt à voter la censure directement et à déposer une motion de censure sous son propre nom si le premier ministre ne s'engage pas sur le débat sur la retice sociale. Ce matin dans aujourd'hui en France le Parisien Olivier Fort numéro 1, vous êtes numéro 2 du PS on se dirige droit vers la censure. Quand je vous entends ce midi c'est c'est calé.
On va vers la censure. Non, on attend mardi. Oui, la réponse non je suis désolé.
La réponse est dans le camp du Premier ministre. Soit il fait y compris le choix d'un peu d'émancipation, je me permettre de le dire ainsi, du président de la République. Parce que c'est quoi quand même la source du problème ?
Un homme seul, minoritaire, solitaire qui s'entête et qui s'entête. Si Sébastien Lecnu veut être le premier ministre qui amène une solution au pays, alors oui, il va au bout des mots qu'il a prononcé et d'une rupture de forme, il pose des choses sur le fond. Je le redis.
Alors la réponse lui appartient. S'il est censuré, c'est ben c'est le cornu, faudra trouver probablement un autre Premier ministre. Est-ce qu'à ce moment-là le Parti socialiste Olivier Fort ou d'autres proposeront leur candidature pour aller à Matignon ?
Non mais attendez Francis le Telllier, on va pas rerentrer dans le jeu de et quel scénario et quel pricon mélange, je veux pas qu'on mélange les responsabilités. Il y a un homme qui a décidé tout seul la dissolution. Il y a un cour en politique qui a perdu toutes les élections.
Le sujet aujourd'hui, c'est est-ce que oui ou non ils acceptent des compromis ? C'est ça la question qui nous est posée euh aujourd'hui. Moi ce que je veux aujourd'hui c'est des réponses sur les retraites et sur la justice sociale.
Entendu. Alors sur la dissolution puisque vous en parlez et Olivier Fort en parle aussi en disant attention la dissolution elle peut très bien arriver de l'Assemblée nationale. C'est une prédiction ou c'est un souhait ?
Non ce n'est pas un souhait mais nous sommes prêts et nous le saurons. Mais c'est pas un souhait. Non, ce n'est pas un souhait pour une raison simple, c'est que nous ne sommes pas convaincus que ça viendrait débloquer d'un point de vue institutionnel le pays.
Parce que si on se retrouve à nouveau avec une assemblée divisée comme elle l''est aujourd'hui, et bien on voit bien euh quelle est la situation. Mais je le redis, si c'est la décision du président de la République et de l'actuel premier ministre, les socialistes seront prêts. Et vous êtes prêt à y aller tout seul ou avec un nouveau Front populaire nouveau renouvelé ?
Vous le savez, nous travaillons euh à construire un arc euh du Parti communiste jusque à place euh publique. C'est pour nous euh d'abord dans cet arcl-elà que les choses euh doivent se faire parce que nous avons besoin du rassemblement de la gauche et des écologistes parce que le danger qui guettete notre pays et quand on regarde la situation européenne et internationale, on voit bien ce qui monte. C'est évidemment la question de l'extrême droite, c'est toutes nos forces que nous devons mettre dans cette bataille.
En tout cas, s'il y a des litiatives anticipées, ça va tomber peut-être en pleine campagne des municipales. Là, je m'adresse à vous qui êtes aussi ma mère sortante de Nante. C'est dans 6 mois les municipal.
Est-ce que vous ne craignez pas, s'il y a une dissolution, que ça brouille les cartes des municipales ? Bon, d'abord quand on est élu, on craint jamais les élections quel que soit le moment où les Ensuite, moi, il y a deux principes auxquels je suis attaché. D'abord, je pense que aujourd'hui nos villes et nos villages sont des pôles de stabilité dans le pays dans un moment, on le voit bien, quand même très compliqué et qu'ensuite il ne peut pas y avoir de confusion entre les législatives et les municipales, sinon ça viendrait écraser en quelque sorte la démocratie.
Et ça, je crois que ce ne serait pas très bon le pays. Absolument. Si la dissolution c'est en janvier par exemple, ça intervient 2 mois avant les municipales.
Mais pour l'instant notre question c'est mardi prochain sans répondre à cette question en fonction ça changerait la donne des municipales. Je vous l'ai dit, je souhaite qu'on puisse un permettre la stabilité et les villes et les villages y concourent et deux je pense qu'il faut éviter de mélanger les deux parce que la démocratie locale dans notre pays elle est importante. Une question de calendrier. peut y en avoir un mais j'ai pas très envie ce matin qu'on se perde en conjoncture parce que au bout d'un moment les Françaises et les Français ils se disent "On fait des scénarios, on fait des scénarios".
Eux ils veulent des réponses maintenant pour leur pouvoir d'achat. Imaginez-vous donc s'il devait y avoir des des législatives anticipées de reculer les municipales de quelques mois. Mais ça appartiendra au ministère de l'intérieur.
Je dis juste qu'on ne peut pas je ne peux pas confondre les sujets. Je crois pas que ce soit très bon. On a besoin de stabilité et je le redis aujourd'hui les grandes villes comme les villages, c'est à peu près la seule chose qui tient dans ce pays.
Suis de regarder d'ailleurs les sondages d'opinion, la figure du maire au-delà des sensibilités, c'est une des choses qui continue de rassurer. Je crois que ce serait une très mauvaise idée de venir rajouter un nouvel élément de destabil de nouvelles élections sous entendu. Nous retrouvons Étienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de Express qui est avec nous.
Re bonjour Étienne. Re bonjour Francis, bonjour Johanna Roland. On a aperçu tout à l'heure à Félix Duman qui se rappelle au bon souvenir du PS.
Et oui, parce que Raphael Glan, ce weekend, il fait sa rentrée politique en Gironde il y a 1 an. C'était votre candidat tête de liste aux élections européennes depuis, il a largement pris ses distances. Est-ce qu'il est ingrat Raphael Gluxman ?
Non, je ne le dirais euh pas euh comme ça. Il fait comme tous les ans son temps de rentrée à la Réole. J'y étais d'ailleurs l'année dernière à ses côtés pour débattre sur une table ronde sur un sujet important au moment des viols de Mazan.
Mais maintenant, il s'installent comme futurand parce que ces temps-là, ils ont aussi vocation à débattre. Oui, mais là, ils s'installent comme candidat à la présidentielle. Écoutez, ch la donne donc pour répondre à la question d'Étienne, c'est un peu ingré de sa part quand même.
Je crois pas que la question qui pose comme ça. Moi la question qui m'importe comment la gauche et les écologistes s'organisent pour gagner l'élection présidentielle. Et je crois qu'il n'y aura pas de victoire solitaire.
Pourquoi ? La situation actuelle montre une chose. Il suffit pas d'avoir un président de la République pour gouverner le pays.
Il faut un président de la République et une majorité, une majorité législative. Donc Raphaël Guxman est un homme de qualité que j'apprécie. Je l'invite à venir mettre ses qualités et son talent au service de la primaire collective de la gauche des écologistes.
Al concrètement il y a quelques jours, Olivier Fort a dit Raphaël Luxman n'est pas le candidat des socialistes. Pourquoi pas après tout sur le fond ? C'est quoi vos différences avec lui ?
Et bien Raphaël Gluxman s'il veut être le candidat à un moment donné de la gauche et des écologistes doit s'inscrire dans des règles du jeu collective. Pourquoi ? Des primaires donc bien sûr de la primaire, de la gauche et des écologistes.
On a beaucoup commenté le sondage qui est sorti récemment. C'est quoi le premier enseignement de ce sondage ? C'est que l'extrême droite est en situation de l'emporter.
Ce fait politique qui est le seul fait majeur de ce sondage, pardon, je vais finir, devrait tous nous inviter à beaucoup d'humilité. J'insiste sur l'humilité et beaucoup de responsabilité. Deuxième chose, message envoyé à Raphaël Guxman.
Non, message envoyé à toutes celles et ceux à gauche qui croient qu'on pourra gagner seul. Je n'y crois pas. Donc moi, j'invite Raphaël Guxman à venir mettre ses forces avec nous dans la primaire.
Et mais concrètement, il y a des différences de fonds entre place publique son parti et vous le parti socialiste ? Nous avons évidemment des convergences importantes mais sur un certain nombre de questions, oui, nous avons besoin de continuer à débattre. Nous n'avons pas la même formation politique et vous différencie formation politique qui s'appelle le parti socialiste.
Mais c'est quoi la différence ? Je vois pas franchement on voit pas sur un certain nombre de questions sur les enjeux de pouvoir d'achat. Aujourd'hui, nous allons plus loin que les propositions qu'oportent.
Vous êtes plus à gauche que lui. Par C'est pas une question de plus à gauche ou moins à gauche. C'est vraiment, je le redis, une question de est-ce qu'on pense qu'on peut gagner seul l'élection présidentiel ou pas ?
Moi, je ne le crois pas. Et puis je le dis euh aussi, les sondages à 18 mois d'une élection présidentielle, regardez un peu l'histoire, je vais prendre juste un exemple. À la même période, monsieur Zémour était donné à 18 %.
Donc, je crois que c'est le moment de garder un peu de sang frroid. Il y aura probablement d'autres élections, on c'est même sûr, avant l'élection présidentielle, peut-être des élections législatives s'il y a une dissolution. On a compris que pour l'instant vous travaillez à un arc, une alliance qui exclurait la France insoumise, mais est-ce que ça veut dire que vous êtes prêt à perdre les élections législatives à ce que le Rassemblement national peut-être les gagne plutôt qu'à vous allier avec Mélenchon ?
Mais pourquoi alors qu'on construirait un rassemblement de la gauche et des écologistes qui peut être donné gagnant dans de nombreuses configurations ? Ça peut aussi vous faire perdre des siè pourquoi alors on partirait perdant. Nous allons mener cette bataille.
Nous allons la mener avec les convictions qui sont les nôtres. Nous allons la mener avec ce à quoi on croit et nous allons oui continuer à construire ce qu'on a commencé à faire à B collectivement. Je le redis parce que la seule chose qui compte, c'est le moment venu.
Est-ce qu'on aura mis toutes nos forces dans la bataille pour empêcher Marine Le Pen ou Jordin Bella d'arriver aux responsabilités ? Est-ce qu'une confrontation au premier tour entre la gauche non insoumise et le candidat de la France insoumise ne risque pas à ce que la gauche soit éliminée dans un certain nombre de circonscriptions en cas d'élection législative. Et bien nous le virons au cas par cas dans un certain nombre de situations.
Je le redis pour nous les choses sont claires. Que ce soit pour les municipales, pour les législatives ou pour les prédisantielles, l'arc politique que nous proposons de construire, c'est un rassemblement qui va du parti communiste jusqu'à place publique. C'est le mandat des socialistes d'aujourd'hui.
Alors, sur les élections municipales, c'est intéressant également. Euh vous dites que les la France insoumise est indésirable sur les listes socialistes au premier tour. C'est ça.
Aucune alliance avec des candidats personnellement je n'ai jamais employé euh cette expression. Il n'y aura pas d'accord euh global vous le savez avec la France insoumise chez moi à Nant il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Je ne le souhaite pas.
Je crois qu'il ne le souhaite pas. Second tour et au second tour tout le monde se compte et au second tour si les candidats de la France insoumis peuvent fusionner ou sinon il vous faut tomber vous faites quoi ? Mais il y a une seule chose qui est pour nous sur ce registre.
Olivier Fort l'a dit à plusieurs reprises. Je le dis à mon tour c'est que partout où il y a un risque rassemblement national jamais nous déroberons devant notre responsabilité et que tout doit être fait pour empêcher le rassemblement. Là aussi notre ligne est d'une grande clarté.
Donc fusion possible entre les deux tours avec le la France insoumise en cas de péril de rassemblement national. C'est ça on bien compris. Dans l'histoire, les socialistes toujours quand il y a eu un risque rassemblement national ont pris leur responsabilité.
On l'a fait hier, on le fait aujourd'hui, on le fera demain. Il n'y a aucune ambiguïé sur ce Merci Étier. Merci beaucoup.
Jeudi prochain, Robert Banater, figure de la gauche de l'époque de François Miterran. Ce sera le jour jeudi prochain de l'anniversaire de la promulgation de la loi pour l'abolition de la peine de mort en 1980. Robert Badter va être panthéonisé.
D'abord pour vous, qu'est-ce que ça représente Robert Badater ? Qu'est-ce qu'il représente ? Pardon ?
Robert Barnater, c'est évidemment l'abolition de la peine de mort, la figure morale, mais pas seulement. Je crois que c'est aussi une certaine conception de la République, un attachement viscéral à l'état de droit. Et je crois que dans une période où DCUN essaie quand même très largement de le remettre en cause, cette volonté de panthéonisation est un rappel salutaire sur ce justement parce que la peine de mort, elle est inscrite dans les textes fondamentaux, dans dans la constitution aussi.
Est-ce que vous avez l'impression malgré tout que le débat sur la peine de mort en France est définitivement clos ? Ce que j'observe en tout cas, c'est que à l'échelle du monde, il reste aujourd'hui 87 pays qui n'ont pas aboli la peine de mort. Et Robert Barn avait cette jolie formule qui disait "L'abolition de la peine de mort est irrépressible dans une démocratie stabilisée." Peut-être discours.
On vo on voit là la part de fragilité qui peut demeurer. Donc dans le discours, vous pensez que il faut toujours se battre pour quand je vois ce qui se passe dans le monde de Trump à Méloni ou Victor Orban, oui, je pense que nous devons toujours avoir cette vigilance. C'est pour ça que cet acte est aussi un appel à une attention collective.