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InterviewSénat (sur YouTube)· 20 septembre 2026 60 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheSanté

🔴 JEP 2026 : Séance de questions/réponses avec Gérard Larcher

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 77 %Attaque 9 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:39OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous la distance entre votre appartenance politique et le rôle de président du Sénat ?

  • 14:43OuverteRéponse directe

    Que pourraient faire les institutions pour redonner envie aux jeunes de participer à la vie démocratique ?

  • 18:49OuverteRéponse directe

    Parlez des contraintes budgétaires du PLFSS et de leur adéquation avec les besoins du terrain.

  • 22:25OuverteRéponse directe

    On entend que la dette est à 120% du PIB. Risque-t-on une administration du FMI ?

  • 25:58OuverteRéponse directe

    Comment préserver la liberté de conscience médicale face à la loi sur l'euthanasie ?

  • 29:21OuverteRéponse directe

    Les délais pour le renouvellement des titres de séjour sont très longs. Que peut faire le Sénat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 40:57PrésentateurChiffre
    « 94,7% des textes ont été adoptés dans les mêmes termes entre l'Assemblée nationale et le Sénat. »
  • 47:11PrésentateurChiffre
    « On va perdre 14,5% des élèves en 9 ans. »
  • 47:11PrésentateurChiffre
    « On va perdre 14,5% des élèves en 9 ans. »
  • 49:10PrésentateurFait
    « Pendant la crise des Gilets jaunes, j'étais à Lambal. »
  • 54:40PrésentateurFait
    « Nous avons considéré que c'était une atteinte disproportionnée au libre choix démocratique des gens. »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • ?20 %
  • Locuteur 64 %
  • Locuteur 43 %
  • Gérard Larcher2 %

≈ 201,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:47
Locuteur

Heureux de vous

0:49
Présentateur

accueillir

0:50
Locuteur

dans

0:51
Présentateur

cet amphithéâtre

0:53
Locuteur

qui

0:54
Présentateur

n'est pas l'hémicycle du Sénat. On vient de,

0:56
Locuteur

vous

0:56
Présentateur

l'avez sans doute visité, on vient de traverser, mais dans une des salles de réunion du Sénat, qui est sous une forme d'hémicycle qu'on appelle l'hémicycle Médicis.

1:09
Locuteur

Je

1:10
Présentateur

suis accompagné du caisseur

1:12
Locuteur

du

1:12
Présentateur

Sénat, qui est en charge, avec deux autres collègues, la gestion de cette maison,

1:22
Locuteur

ce

1:22
Présentateur

qui me donne l'occasion, devant les deux secrétaires généraux du Sénat, le secrétaire général de la question, qui est là-bas à ma gauche, et le secrétaire général du Sénat,

1:33
Locuteur

de

1:34
Présentateur

remercier, une fois encore, l'ensemble des personnels du Sénat,

1:37
Locuteur

qui

1:38
Présentateur

vous accueillent depuis deux jours et qui, naturellement, ont fait une croix sur leur week-end pour essayer de vous accueillir dans les meilleures conditions,

1:50
Locuteur

l

1:50
Présentateur

'ensemble des personnels du Sénat et, mon général, aussi les gardes républicains, qui assurent la sécurité et l'accompagnement. Et j'en profite pour les remercier tous. Heureux de vous accueillir et de me livrer

2:04
Locuteur

à

2:05
Présentateur

vos questions.

2:06
Locuteur

Peut

2:06
Présentateur

-être un tout petit mot, parce qu'on est dans l'actualité.

2:10
Locuteur

La

2:10
Présentateur

semaine prochaine, il y

2:11
Locuteur

aura

2:11
Présentateur

des élections sénatoriales,

2:14
Locuteur

pour

2:15
Présentateur

la moitié des sénateurs.

2:17
Locuteur

Et

2:17
Présentateur

donc, vous entendrez parler du résultat des élections sénatoriales.

2:22
Locuteur

Peut

2:22
Présentateur

-être vous rappelez

2:23
Locuteur

que

2:24
Présentateur

nous sommes une assemblée de 348 sénateurs,

2:28
Locuteur

renouvelés par

2:29
Présentateur

moitié.

2:31
Locuteur

Moi,

2:32
Présentateur

je ne

2:32
Locuteur

suis

2:32
Présentateur

pas soumis à renouvellement

2:33
Locuteur

cette

2:34
Présentateur

année, c'était il y a trois ans.

2:36
Locuteur

Mais

2:36
Présentateur

le président du Sénat est soumis à réélection

2:38
Locuteur

chaque

2:39
Présentateur

trois ans.

2:40
Locuteur

C

2:40
Présentateur

'est une différence avec l'Assemblée nationale,

2:42
Locuteur

où

2:42
Présentateur

on est élu pour la législative.

2:44
Locuteur

Ici,

2:45
Présentateur

tous les trois ans, le président remet son mandat en cause.

2:50
Locuteur

Nous

2:51
Présentateur

sommes élus

2:51
Locuteur

par

2:53
Présentateur

un corps

2:54
Locuteur

de

2:56
Présentateur

ce qu'on appelle les grands électeurs. En fait, le vrai nom, c'est les délégués sénatoriaux.

3:01
Locuteur

Il

3:01
Présentateur

y en a 172 000,

3:03
Locuteur

mais

3:04
Présentateur

qui sont issus pour 95

3:06
Locuteur

%

3:07
Présentateur

du corps électoral des conseils municipaux.

3:10
Locuteur

C

3:11
Présentateur

'est donc une trame

3:12
Locuteur

de

3:13
Présentateur

520 000

3:14
Locuteur

élus qui,

3:16
Présentateur

par un système,

3:18
Locuteur

dans

3:18
Présentateur

une grande ville, tout le monde vote. Si elle

3:21
Locuteur

a

3:21
Présentateur

plus de 30 000, il y a même des délégués supplémentaires.

3:23
Locuteur

Dans

3:25
Présentateur

un tout petit village, le conseil municipal choisit

3:27
Locuteur

un,

3:29
Présentateur

trois, cinq

3:31
Locuteur

délégués

3:33
Présentateur

sénatoriaux, suivant la taille du village.

3:35
Locuteur

Et

3:35
Présentateur

donc, quand vous votez pour des élections municipales,

3:38
Locuteur

vous

3:39
Présentateur

votez pour ceux qui vont être

3:42
Locuteur

le

3:43
Présentateur

corps électoral des sénateurs. C'est ce qu'on appelle le suffrage universel

3:47
Locuteur

indirect. C

3:51
Présentateur

'est un système qui existe dans un certain nombre de pays,

3:54
Locuteur

parce

3:55
Présentateur

qu'on a deux chambres, et j'y reviendrai. Donc, élection semaine prochaine,

4:03
Locuteur

élection à

4:06
Présentateur

la présidence

4:07
Locuteur

la

4:07
Présentateur

semaine suivante, le 1er octobre.

4:11
Locuteur

Et

4:12
Présentateur

ensuite,

4:13
Locuteur

pour

4:13
Présentateur

trois ans,

4:14
Locuteur

le

4:16
Présentateur

Sénat fonctionne.

4:17
Locuteur

Comme

4:18
Présentateur

l'Assemblée nationale,

4:19
Locuteur

nous

4:19
Présentateur

votons la loi,

4:21
Locuteur

nous

4:21
Présentateur

contrôlons le gouvernement.

4:24
Locuteur

Mais

4:25
Présentateur

on a une particularité constitutionnelle, l'article 24.

4:28
Locuteur

Nous

4:28
Présentateur

représentons les collectivités territoriales de la République.

4:32
Locuteur

C

4:33
Présentateur

'est-à-dire que nous sommes les représentants des communes.

4:35
Locuteur

Nous

4:36
Présentateur

sommes les représentants des départements.

4:38
Locuteur

Nous

4:39
Présentateur

sommes les représentants des régions.

4:41
Locuteur

Et

4:41
Présentateur

naturellement, nous sommes les représentants des communes

4:43
Locuteur

et

4:44
Présentateur

des collectivités d'outre-mer, quel qu'en soit le modèle d'organisation.

4:49
Locuteur

Qu

4:50
Présentateur

'ils aient un statut d'autonomie, par exemple, la semaine prochaine, la Polynésie

4:53
Locuteur

élit deux

4:56
Présentateur

sénateurs. Wallis et Futuna élit

4:59
Locuteur

un

5:00
Présentateur

sénateur.

5:01
Locuteur

La

5:02
Présentateur

Guyane élit deux sénateurs.

5:04
Locuteur

Donc, vous

5:05
Présentateur

voyez que le système fonctionne au travers de ce mode électoral.

5:12
Locuteur

En

5:13
Présentateur

plus de représenter les collectivités territoriales de métropole et des Outre-mer, douze de nos collègues sont élus

5:19
Locuteur

par

5:20
Présentateur

un collège particulier, lui-même élu,

5:24
Locuteur

qui

5:25
Présentateur

représente les Français établis hors de France. Tous nos compatriotes qui sont installés

5:29
Locuteur

dans

5:30
Présentateur

les pays à l'étranger.

5:32
Locuteur

Et

5:32
Présentateur

longtemps, le Sénat, avant la réforme constitutionnelle de 2008, était le seul à représenter les Français établis hors de France.

5:44
Locuteur

Un

5:44
Présentateur

mot,

5:45
Locuteur

et

5:45
Présentateur

puis je me livre à vos questions, sur le thème de cette année,

5:52
Locuteur

le

5:53
Présentateur

patrimoine.

5:55
Locuteur

Alors,

5:55
Présentateur

comme vous le voyez,

5:57
Locuteur

ici,

5:58
Présentateur

le patrimoine est entretenu par le Sénat.

6:01
Locuteur

Si

6:02
Présentateur

vous allez à la visite au salon de Beaufranc, vous verrez ce que représente cet entretien.

6:08
Locuteur

Il

6:08
Présentateur

est assuré par le budget du Sénat,

6:10
Locuteur

et

6:11
Présentateur

non pas par un autre budget.

6:13
Locuteur

Et

6:13
Présentateur

c'est pour nous,

6:14
Locuteur

j

6:15
Présentateur

'allais dire, une préoccupation importante,

6:18
Locuteur

et

6:19
Présentateur

notamment pour les caisseurs,

6:21
Locuteur

avec une

6:26
Présentateur

préoccupation dans le temps,

6:27
Locuteur

à

6:28
Présentateur

la fois entretenir notre patrimoine, mais aussi s'adapter aux réalités, aux modes d'économie d'énergie, à la modification climatique. Tout ceci fait partie des objectifs qui sont les nôtres. Enfin,

6:42
Locuteur

je

6:43
Présentateur

voudrais vous dire,

6:45
Locuteur

pourquoi

6:46
Présentateur

deux chambres ?

6:49
Locuteur

En

6:49
Présentateur

fait, il y a très peu de grandes démocraties qui n

6:52
Locuteur

'ont

6:52
Présentateur

qu'une seule chambre.

6:54
Locuteur

Et

6:55
Présentateur

pourquoi on a créé le Sénat dans l'histoire

6:57
Locuteur

?

7:00
Présentateur

1789, il y

7:01
Locuteur

a

7:01
Présentateur

une grande espérance, on est la Révolution française.

7:05
Locuteur

Et

7:05
Présentateur

puis, à partir de 1791-92, il y

7:09
Locuteur

a

7:09
Présentateur

une période,

7:10
Locuteur

j

7:11
Présentateur

'allais dire, de forte violence dans le pays.

7:14
Locuteur

C

7:14
Présentateur

'est ce qu'on a appelé la terreur.

7:18
Locuteur

Et

7:18
Présentateur

il est apparu, à ce moment-là,

7:20
Locuteur

à

7:21
Présentateur

ceux qui voulaient tempérer le pays, qu'il fallait un mode d'organisation qui

7:26
Locuteur

tempère

7:28
Présentateur

les pulsions. Et les Boissy d'Anglase,

7:32
Locuteur

qui,

7:33
Présentateur

un élu d'Ardèche, si ma mémoire est exacte, qui a été chargé de rédiger des propositions, c'est comme ça qu'il a créé le Conseil des Anciens.

7:46
Locuteur

Et

7:46
Présentateur

il a dit, il nous faut une assemblée qui... Il y en a une qui exprime déjà beaucoup de pulsions, il y en a une autre qui exprime la raison.

7:53
Locuteur

C

7:54
Présentateur

'est comme ça qu'il a proposé un modèle électoral

7:55
Locuteur

différent, qui

7:57
Présentateur

n'était pas celui d'aujourd'hui,

7:59
Locuteur

mais

7:59
Présentateur

qui était déjà de nature différente. Et c'est comme ça qu'il y a eu la création d'une deuxième chambre en France.

8:06
Locuteur

Le

8:06
Présentateur

modèle antérieur

8:07
Locuteur

était

8:09
Présentateur

le modèle américain, Jefferson et Washington.

8:13
Locuteur

Au

8:13
Présentateur

moment de la Constitution américaine,

8:17
Locuteur

Washington

8:18
Présentateur

voulait deux chambres. Jefferson dit pourquoi

8:22
Locuteur

? Ils

8:23
Présentateur

étaient en train de boire le thé ensemble,

8:27
Locuteur

et

8:27
Présentateur

le thé était très chaud. Et à ce moment-là, Washington verse dans une tasse froide le thé chaud.

8:35
Locuteur

Et

8:35
Présentateur

il dit à Jefferson,

8:36
Locuteur

le

8:37
Présentateur

Sénat s'est fait pour ça,

8:38
Locuteur

pour

8:39
Présentateur

refroidir.

8:41
Locuteur

Et

8:41
Présentateur

donc, le rôle d'apaisement qui est né dans l'histoire,

8:45
Locuteur

c

8:45
Présentateur

'est refroidir. Même si le modèle le plus ancien de deux chambres, c'est le modèle britannique du Royaume-Uni, de la Chambre des Lords,

8:53
Locuteur

mais

8:54
Présentateur

il n'est pas de la même nature et dans la même histoire.

8:58
Locuteur

Nous

8:58
Présentateur

sommes plus proches de la démocratie

9:00
Locuteur

en

9:01
Présentateur

Amérique

9:01
Locuteur

que

9:03
Présentateur

nous sommes de la Chambre des Lords britannique.

9:08
Locuteur

Dans

9:08
Présentateur

notre histoire, depuis 1789,

9:12
Locuteur

il

9:12
Présentateur

n'y a eu

9:13
Locuteur

que

9:14
Présentateur

trois périodes

9:15
Locuteur

où

9:16
Présentateur

il n'y a eu qu'une seule chambre.

9:18
Locuteur

D

9:18
Présentateur

'abord, je vais

9:19
Locuteur

vous

9:19
Présentateur

l'exprimer, 1789-1795. Ensuite, une période heureuse.

9:26
Locuteur

La

9:26
Présentateur

Révolution de 48, porteuse de beaucoup d'espoir, de liberté, d'idées libérales,

9:31
Locuteur

mais

9:31
Présentateur

qui se termine par un coup d'État.

9:34
Locuteur

Coup

9:35
Présentateur

d'État

9:35
Locuteur

qui,

9:37
Présentateur

s'il y avait eu deux chambres, aurait bien compliqué les choses.

9:40
Locuteur

Et

9:41
Présentateur

puis malheureusement, l'État français,

9:43
Locuteur

entre

9:44
Présentateur

1940 et 1944,

9:49
Locuteur

c

9:49
Présentateur

'est d'ailleurs ici que le général de Gaulle a réuni pour la première fois l'Assemblée provisoire de la République.

9:56
Locuteur

Quand

9:56
Présentateur

vous êtes passé les galeries des bus, vous

9:58
Locuteur

avez

9:58
Présentateur

pu voir peut-être une photo. Et c'est ici qu'a eu lieu, à cette époque, le retour de la démocratie parlementaire après la période de l'État français.

10:09
Locuteur

Maintenant,

10:09
Présentateur

je me livre à vos questions.

10:11
Locuteur

Qui

10:12
Présentateur

commence ? On a

10:13
Locuteur

une

10:14
Présentateur

heure. Non, pas maintenant. À 18 heures, il faudra sonner la retraite, comme dirait l'autre. Voilà.

10:22
Locuteur

Donc, qui

10:23
Présentateur

commence

10:24
Locuteur

? Alors,

10:25
Présentateur

vous vous présentez

10:26
Locuteur

et

10:27
Présentateur

on essaie de répondre.

10:30
Locuteur

Voilà.

10:34
Présentateur

Alors, on commence par les jeunes. Allez.

10:37
Locuteur

Mais

10:37
Présentateur

les moins jeunes aussi.

10:37
Locuteur

Bonjour. Je

10:39
Locuteur 6

m'appelle Gabin Leroux, j'ai 26 ans et je viens tout juste d'emménager sur Paris. J'avais une question pour vous. La question serait, comment on gère et est-ce difficile de gérer cette distance et cette potentielle neutralité qu'on doit avoir entre l'appartenance à son parti

10:54
Locuteur

et

10:54
Locuteur 6

le rôle de président du Sénat

10:56
Locuteur

? D

11:01
Présentateur

'abord, ici, la plupart des sénateurs

11:04
Locuteur

ont une

11:07
Présentateur

origine politique.

11:11
Locuteur

Moi,

11:12
Présentateur

j'ai une origine politique

11:13
Locuteur

chez

11:14
Présentateur

le parti gaulliste, historiquement. Puisque vous avez 26 ans, à 16 ans,

11:19
Locuteur

j

11:20
Présentateur

'ai adhéré

11:20
Locuteur

au

11:23
Présentateur

parti gaulliste,

11:24
Locuteur

chez

11:25
Présentateur

les gaullistes sociaux.

11:26
Locuteur

Parce

11:27
Présentateur

qu'à l'époque,

11:28
Locuteur

à

11:29
Présentateur

l'époque de mai 68, on était au lycée, on s'engageait beaucoup.

11:34
Locuteur

C

11:34
Présentateur

'était une période de très fort engagement. Donc moi, je me suis engagé.

11:39
Locuteur

Et

11:39
Présentateur

j'ai donc appartenu à cette famille politique avec la sensibilité qui est la mienne,

11:44
Locuteur

qui

11:45
Présentateur

est plutôt de gaulliste ou sociale. C'est comme ça que je me suis retrouvé ministre du Travail de Jacques Chirac dans deux gouvernements.

11:51
Locuteur

Je

11:51
Présentateur

viens à votre question.

11:53
Locuteur

Donc

11:53
Présentateur

la plupart des sénateurs ont une origine politique.

11:56
Locuteur

Mais

11:56
Présentateur

il y a une tradition ici, les groupes politiques

11:58
Locuteur

ne

12:00
Présentateur

sont jamais sous l'autorité des partis politiques.

12:02
Locuteur

Et

12:03
Présentateur

d'ailleurs, les quelques tentatives qu'il y

12:05
Locuteur

a

12:05
Présentateur

eu, n'est-ce pas, de prise en main par les partis politiques, ça se termine toujours très mal.

12:11
Locuteur

Très

12:11
Présentateur

mal.

12:12
Locuteur

Il

12:12
Présentateur

y a une forme d'indépendance,

12:14
Locuteur

d

12:14
Présentateur

'autonomie

12:15
Locuteur

des

12:16
Présentateur

sénateurs. Ça ne veut pas dire qu'ils renient les valeurs. Je suis

12:19
Locuteur

un

12:21
Présentateur

élu communiste, je suis un élu socialiste, je suis membre de l'UDI ou de LR, bien sûr.

12:31
Locuteur

Mais

12:32
Présentateur

ici, on dit jamais oui par discipline,

12:35
Locuteur

jamais

12:36
Présentateur

oui par discipline

12:37
Locuteur

et

12:38
Présentateur

jamais non par dogmatisme.

12:41
Locuteur

C

12:41
Présentateur

'est vraiment la marque du Sénat.

12:44
Locuteur

Alors

12:44
Présentateur

le président de tout ça,

12:45
Locuteur

il

12:46
Présentateur

a une responsabilité particulière. Parce qu'à la fois, il est le coordonnateur de la majorité sénatoriale,

12:53
Locuteur

de

12:53
Présentateur

facto,

12:54
Locuteur

et

12:55
Présentateur

en même temps, il doit assurer aux groupes minoritaires et d'opposition

12:58
Locuteur

le

12:59
Présentateur

respect de leurs droits

13:00
Locuteur

de

13:01
Présentateur

manière intégrale.

13:03
Locuteur

Et

13:04
Présentateur

c'est sans doute ma première responsabilité.

13:08
Locuteur

Pour

13:08
Présentateur

cela,

13:09
Locuteur

on

13:10
Présentateur

a un système ici,

13:11
Locuteur

qui

13:12
Présentateur

existe à l'Assemblée, mais qui ici a une tradition un peu différente.

13:17
Locuteur

Les

13:17
Présentateur

caisseurs,

13:18
Locuteur

le

13:19
Présentateur

caisseur qui est ici,

13:20
Locuteur

il

13:20
Présentateur

a deux autres collègues pour gérer la maison.

13:23
Locuteur

Il

13:23
Présentateur

y en a un obligatoirement,

13:25
Locuteur

qui

13:26
Présentateur

est d'opposition.

13:28
Locuteur

Même

13:29
Présentateur

si le groupe d'opposition, imaginons

13:30
Locuteur

une énorme

13:33
Présentateur

majorité, il y a obligatoirement.

13:37
Locuteur

Les

13:38
Présentateur

vice-présidents,

13:39
Locuteur

il

13:39
Présentateur

y

13:39
Locuteur

en

13:39
Présentateur

a huit,

13:40
Locuteur

sont

13:41
Présentateur

représentatifs

13:42
Locuteur

des

13:43
Présentateur

groupes.

13:45
Locuteur

Mais

13:46
Présentateur

pour le président, par exemple,

13:48
Locuteur

en

13:48
Présentateur

conférence des présidents, je dois considérer la parole des groupes minoritaires et d'opposition.

13:55
Locuteur

Et

13:55
Présentateur

là, c'est la différence de culture un peu avec l'Assemblée nationale, surtout en ce moment.

14:00
Locuteur

Nous

14:00
Présentateur

nous réunissons très régulièrement,

14:02
Locuteur

tous

14:03
Présentateur

les présidents de groupe,

14:04
Locuteur

du

14:05
Présentateur

groupe communiste, du groupe écolo, du groupe socialiste, du groupe centriste, du groupe indépendant, du groupe macroniste, du groupe LR.

14:14
Locuteur

Regardez

14:15
Présentateur

ensemble tous les dossiers et les mettre à plat.

14:19
Locuteur

C

14:19
Présentateur

'est la pratique ici du Sénat et c'est une pratique que, j'espère, va continuer dans un état d'esprit ouvert. Donc c'est une responsabilité du président

14:30
Locuteur

majeur. Il

14:34
Présentateur

y avait une autre question qu'on a vue, là, voilà.

14:36
Locuteur

Et

14:37
Présentateur

puis j'ai vu madame qui rêvait de lever son doigt là-bas. Voilà,

14:41
Locuteur

voilà,

14:41
Présentateur

voilà. Allez-y.

14:42
Locuteur

Bonjour,

14:43
Locuteur 6

je m'appelle Nathan, j'ai 20 ans et on entend souvent que les jeunes se désintéressent de la politique. Selon vous, qu'est-ce que les institutions pourraient faire concrètement pour leur redonner envie de participer à la vie démocratique ?

14:57
Locuteur

Nous

14:57
Présentateur

avons vécu une expérience

14:59
Locuteur

à

15:00
Présentateur

l'occasion des 150 ans du Sénat de la République

15:02
Locuteur

qui

15:05
Présentateur

a été d'accueillir

15:06
Locuteur

avec

15:07
Présentateur

les départements un grand nombre de collégiens,

15:10
Locuteur

mais

15:10
Présentateur

pas simplement pour leur faire visiter le Sénat,

15:13
Locuteur

pour

15:13
Présentateur

partager, après une période de préparation dans leur collège, j'allais dire, une véritable journée de législateur. Une journée aussi de discussion et de partage.

15:25
Locuteur

Je

15:25
Présentateur

prends cette expérience parce qu'à mon avis, elle pourrait contribuer.

15:29
Locuteur

De

15:29
Présentateur

même, dans beaucoup de municipalités, il y a des conseils municipaux de jeunes.

15:33
Locuteur

Ces

15:33
Présentateur

conseils municipaux de jeunes, il ne faut pas uniquement, c'est ce que je dis au maire, les limiter uniquement à savoir si on aménage l'aire de jeu, l'aire de sport,

15:42
Locuteur

mais

15:43
Présentateur

à les intéresser à tous les projets municipaux, naturellement avec la pédagogie qui est nécessaire pour les intéresser à la chose publique.

15:53
Locuteur

Je

15:53
Présentateur

pense qu

15:54
Locuteur

'aujourd

15:55
Présentateur

'hui, il y a moins d'engagement, pardonnez-moi, dans les partis politiques. On le voit,

16:00
Locuteur

les

16:01
Présentateur

mouvements de jeunes,

16:02
Locuteur

il

16:02
Présentateur

y a moins d'engagement même dans le syndicalisme étudiant.

16:06
Locuteur

Moi,

16:06
Présentateur

j'étais un syndicaliste étudiant.

16:08
Locuteur

Moi,

16:08
Présentateur

je suis vétérinaire

16:09
Locuteur

et

16:10
Présentateur

je me suis retrouvé président des étudiants vétérinaires de mon école. Donc, il y a une philosophie de l'engagement. Je pense que ce que nous avons fait, que nous allons faire, avec... On a fait 66 départements, ça n'est pas rien à accueillir,

16:26
Locuteur

mais

16:26
Présentateur

il y a surtout eu un travail préalable dans les collèges

16:30
Locuteur

des

16:31
Présentateur

départements. Et je crois que c'est

16:34
Locuteur

une

16:34
Présentateur

des approches. La troisième des choses,

16:37
Locuteur

il

16:37
Présentateur

faut aussi que nous, on se mette en cause, les politiques. Pourquoi ?

16:41
Locuteur

Pourquoi

16:42
Présentateur

souvent,

16:42
Locuteur

on

16:43
Présentateur

a perdu la confiance des citoyens ? Eh oui,

16:46
Locuteur

il

16:46
Présentateur

faut qu

16:46
Locuteur

'on

16:46
Présentateur

se mette en cause. Et je pense que,

16:50
Locuteur

dans

16:50
Présentateur

un monde qui est

16:51
Locuteur

plus

16:52
Présentateur

égocentrique qu'avant, on n'a peut-être pas pris la mesure

16:57
Locuteur

de

16:58
Présentateur

cela. Je crois que les citoyens, ils ont vraiment besoin de proximité.

17:03
Locuteur

Ce

17:03
Présentateur

qu'ils retrouvent avec leur conseil municipal,

17:06
Locuteur

dans

17:07
Présentateur

la plupart des communes, il faut qu'ils le retrouvent aussi, de manière différente,

17:11
Locuteur

avec

17:12
Présentateur

leur Parlement.

17:14
Locuteur

C

17:14
Présentateur

'est pour ça que, par exemple,

17:16
Locuteur

je

17:16
Présentateur

me déplace beaucoup, et je pense qu'il faut aller à la rencontre des gens. Il faut accepter

17:21
Locuteur

des

17:22
Présentateur

moments comme ça, j'envis d'autres. Je crois que c'est important de vous écouter, mais aussi de se remettre en cause soi-même.

17:29
Locuteur

Je

17:30
Présentateur

pense

17:30
Locuteur

que

17:31
Présentateur

ce n'est pas simplement en faisant des colloques. Il faut aussi que chacun se remette en cause soi-même. Pourquoi ?

17:36
Locuteur

Nous

17:37
Présentateur

avons perdu une part de la confiance.

17:40
Locuteur

Alors,

17:40
Présentateur

on vit une période en plus très difficile.

17:43
Locuteur

Très

17:44
Présentateur

difficile parce que

17:45
Locuteur

nous

17:46
Présentateur

sommes dans une situation financière difficile.

17:49
Locuteur

Nous

17:49
Présentateur

sommes dans une réalité qui est la chute de la démographie.

17:52
Locuteur

Il

17:53
Présentateur

faut prendre en cause.

17:54
Locuteur

On

17:55
Présentateur

va perdre, dans les 9 ans qui viennent, près de 14% des jeunes

17:59
Locuteur

entre

18:01
Présentateur

la maternelle et la terminale,

18:03
Locuteur

en

18:03
Présentateur

nombre.

18:04
Locuteur

Et

18:04
Présentateur

donc, il va falloir qu

18:05
Locuteur

'on

18:05
Présentateur

se remette tous en cause sur ce sujet.

18:08
Locuteur

Et

18:08
Présentateur

peut-être qu'on en profite pour renouer un pacte entre les jeunes et la nation.

18:13
Locuteur

Je

18:13
Présentateur

crois que c'est vraiment une réflexion politique.

18:16
Locuteur

Vous

18:17
Présentateur

savez, j'ai été ministre du Travail et j'ai connu une période, j'étais avec Borloo.

18:21
Locuteur

Et

18:21
Présentateur

on était dans une équipe avec Jean-Louis Borloo.

18:27
Locuteur

Et

18:28
Présentateur

c'était une période de très gros chômage des jeunes.

18:32
Locuteur

On

18:33
Présentateur

en est un tout petit peu sortis, mais pas complètement. Les jeunes payent quasiment double tarif.

18:37
Locuteur

Et

18:38
Présentateur

il faut donc qu'on trouve les voies et moyens de cette insertion dans la société. J'ai été trop long.

18:44
Locuteur

Madame, on

18:46
Présentateur

va vous tendre un micro.

18:48
Locuteur

Vous

18:49
Locuteur 1

parlez de contraintes budgétaires. Moi, je voulais parler du PLFSSS,

18:52
Locuteur

qui

18:53
Locuteur 1

suit une logique de l'ondame. Or, les besoins du terrain

18:56
Locuteur

ne

18:57
Locuteur 1

sont pas en adéquation. Est-ce qu'il ne faudrait pas sortir de cette logique ? Et quels sont les leviers que le Sénat peut avoir

19:04
Locuteur

? Alors, je

19:05
Présentateur

vais peut-être vous expliquer, pour ceux qui ne connaissent pas, PLFSS, c'est projet de loi de financement de la sécurité sociale.

19:15
Locuteur

Chaque

19:16
Présentateur

année

19:16
Locuteur

est

19:17
Présentateur

soumis

19:18
Locuteur

au

19:20
Présentateur

Parlement

19:20
Locuteur

un

19:22
Présentateur

projet de loi qui va gérer les crédits pour l'assurance ménagie, les crédits pour les retraites, les crédits pour les hôpitaux, pour la modernisation.

19:33
Locuteur

Et il

19:34
Présentateur

faut savoir que

19:35
Locuteur

c

19:35
Présentateur

'est un budget beaucoup plus important que le budget de la nation en dehors du social.

19:39
Locuteur

On

19:39
Présentateur

est à plus de 700 milliards,

19:41
Locuteur

ça, c

19:43
Présentateur

'est le projet de loi de financement.

19:44
Locuteur

Et

19:45
Présentateur

dedans, il y a, parce que madame, je vous le traduis, l'ondame, l'objectif national de dépense d'assurance maladie. On se donne un objectif.

19:56
Locuteur

Et

19:56
Présentateur

en fait, cet objectif, on ne

19:57
Locuteur

le

19:57
Présentateur

tient pas. En 2019,

20:01
Locuteur

nous

20:02
Présentateur

avions un déficit,

20:03
Locuteur

sur

20:05
Présentateur

cet aspect-là, de 700 millions d'euros.

20:07
Locuteur

Cette

20:08
Présentateur

année, nous serons à 16 milliards d'euros, sans doute. 14 milliards votés, 16 milliards.

20:13
Locuteur

Et

20:13
Présentateur

en même temps,

20:14
Locuteur

vous

20:15
Présentateur

venez de dire, il nous manque des crédits.

20:17
Locuteur

Parce

20:18
Présentateur

qu'on a des réalités.

20:20
Locuteur

On

20:20
Présentateur

a le vieillissement de la population,

20:23
Locuteur

l

20:23
Présentateur

'amélioration aussi des techniques médicales, le coût des médicaments, le prix de la dépendance, une meilleure prise en charge

20:32
Locuteur

depuis

20:33
Présentateur

la loi de 2005 du handicap. Il reste à faire, mais il y a quand même

20:37
Locuteur

beaucoup

20:38
Présentateur

plus d'engagement.

20:39
Locuteur

Et

20:40
Présentateur

nous avons un problème d'adéquation

20:42
Locuteur

entre

20:42
Présentateur

les moyens.

20:43
Locuteur

Et

20:44
Présentateur

pour avoir de l'argent, il faut aussi y produire. Donc, notre sujet, c'est de créer des richesses

20:50
Locuteur

pour

20:51
Présentateur

pouvoir les redistribuer.

20:52
Locuteur

Et

20:53
Présentateur

c'est le sujet numéro un.

20:55
Locuteur

Parce

20:56
Présentateur

qu'on ne pourra pas continuer

20:57
Locuteur

à

20:58
Présentateur

financer la dette,

20:59
Locuteur

comme

21:00
Présentateur

nous le faisons.

21:02
Locuteur

Les

21:02
Présentateur

intérêts de la dette,

21:03
Locuteur

aujourd

21:06
Présentateur

'hui, représentaient cette année officiellement

21:10
Locuteur

62

21:12
Présentateur

milliards,

21:12
Locuteur

les

21:13
Présentateur

seuls intérêts dans le budget.

21:14
Locuteur

C

21:15
Présentateur

'est-à

21:15
Locuteur

-dire,

21:15
Présentateur

grosso modo, le budget de

21:16
Locuteur

l

21:16
Présentateur

'éducation nationale

21:17
Locuteur

va

21:20
Présentateur

malheureusement finir à beaucoup plus que ça,

21:22
Locuteur

du

21:23
Présentateur

fait des taux d'intérêt qui ne cessent de s'envoler. Je vous rappelle que vendredi, on empruntait à 4,55

21:28
Locuteur

et

21:29
Présentateur

le 15 janvier,

21:30
Locuteur

on

21:30
Présentateur

empruntait à 3,4.

21:31
Locuteur

La

21:32
Présentateur

différence est colossale.

21:34
Locuteur

Donc,

21:34
Présentateur

j'entends bien

21:35
Locuteur

les

21:36
Présentateur

besoins. Vous savez, j'ai été président des hôpitaux publics en France,

21:39
Locuteur

dans

21:39
Présentateur

ma vie antérieure. Donc, de tous les hôpitaux

21:42
Locuteur

publics, de

21:43
Présentateur

l'assistance publique hôpitaux de Paris,

21:45
Locuteur

à

21:46
Présentateur

l'hôpital local de la Ferté-Massé, dans mon département natal.

21:49
Locuteur

Et

21:49
Présentateur

je dois... et des EHPAD publics en même temps. Et je vois bien qu'à la fois, il

21:54
Locuteur

y

21:54
Présentateur

a les besoins,

21:55
Locuteur

mais

21:55
Présentateur

on a sûrement un système d'organisation aussi à revoir.

21:58
Locuteur

Et

21:59
Présentateur

je pense que c'est la réflexion qui vaudra conduire. Voilà. J'espère que vous avez tout compris. PLFSS, hein

22:04
Locuteur

?

22:04
Présentateur

Chaque année, on vote.

22:07
Locuteur

Un

22:07
Présentateur

projet de loi de finances qu'est le pays, et un projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Alors,

22:12
Locuteur

il

22:12
Présentateur

y a un orateur en haut. Attendez, on va vous tendre un micro, monsieur, parce

22:16
Locuteur

que... Madame,

22:18
Présentateur

approchez. Voilà. Voilà.

22:22
Locuteur

L

22:22
Présentateur

'agent du Sénat, voilà.

22:24
Locuteur

Vous

22:24
Présentateur

vous

22:24
Locuteur

présentez...

22:25
Locuteur 6

Bonjour, Charles.

22:26
Locuteur

Donc,

22:27
Locuteur 6

pour rebondir sur les problèmes de finances,

22:30
Locuteur

donc

22:30
Locuteur 6

on entend aujourd'hui qu'on est à 120%

22:32
Locuteur

de

22:33
Locuteur 6

dettes.

22:34
Locuteur

Est

22:34
Locuteur 6

-ce qu'on va bientôt passer sous administration du FMI, ou je ne

22:38
Locuteur

sais

22:38
Locuteur 6

pas, on peut encore continuer ?

22:44
Locuteur

Je

22:44
Présentateur

pense que cette réflexion-là,

22:47
Locuteur

il

22:50
Présentateur

faut la voir

22:51
Locuteur

à

22:52
Présentateur

la fois au plan national et au plan européen.

22:55
Locuteur

L

22:56
Présentateur

'Europe, quand nous avons créé l'euro, c'est-à-dire la monnaie commune, heureusement qu

23:00
Locuteur

'on

23:00
Présentateur

l'a, je vous le dis, aujourd'hui,

23:01
Locuteur

avait

23:03
Présentateur

fixé

23:04
Locuteur

un

23:05
Présentateur

déficit pour les pays de maximum 3%

23:07
Locuteur

de

23:09
Présentateur

la richesse du produit intérieur brut.

23:13
Locuteur

Malheureusement,

23:14
Présentateur

notre pays

23:14
Locuteur

ne

23:15
Présentateur

tient plus,

23:16
Locuteur

depuis 2020, en

23:24
Présentateur

tous les cas, ne tient plus cet objectif.

23:29
Locuteur

Et, cette

23:30
Présentateur

année, nous serons à 5,4,

23:31
Locuteur

5

23:32
Présentateur

,5.

23:33
Locuteur

Ce

23:34
Présentateur

qui explique le taux d'intérêt, ce qui explique

23:36
Locuteur

la

23:37
Présentateur

nécessité de retrouver une trajectoire vertueuse.

23:40
Locuteur

D

23:41
Présentateur

'abord vis-à-vis de nos partenaires, parce que

23:42
Locuteur

nous

23:45
Présentateur

sommes dans une collégialité,

23:47
Locuteur

dans

23:47
Présentateur

la monnaie unique qu

23:48
Locuteur

'est

23:48
Présentateur

l'euro,

23:49
Locuteur

au

23:49
Présentateur

travers de la Banque Centrale Européenne.

23:54
Locuteur

Aujourd

23:55
Présentateur

'hui,

23:56
Locuteur

la

23:56
Présentateur

signature de la France

23:57
Locuteur

inspire

24:00
Présentateur

encore confiance. Et,

24:03
Locuteur

comme

24:04
Présentateur

je ne suis pas, j'allais dire, un apologète du gouvernement actuel, tout le monde le sait, mais en même temps, je ne

24:10
Locuteur

suis

24:10
Présentateur

pas dans une attitude négative,

24:14
Locuteur

il

24:14
Présentateur

faut,

24:15
Locuteur

me

24:16
Présentateur

semble-t-il, impérativement, qu'on retrouve cette trajectoire. Pourquoi signature de la France ?

24:21
Locuteur

C

24:22
Présentateur

'est parce qu'il y a une formidable épargne des Français.

24:25
Locuteur

L

24:26
Présentateur

'épargne des Français est colossale. Mais, se poser la question de l'épargne des Français, c'est se poser la question de l'usage de l'épargne des Français. Elle serait mieux à être investie dans l'économie,

24:38
Locuteur

dans

24:38
Présentateur

le développement économique et la création de richesses. Eh oui, parce que c'est la seule manière, en créant des richesses, y compris d'ajuster un budget social, parce que la réalité démographique fait que nous aurons, par exemple,

24:50
Locuteur

sur

24:51
Présentateur

les retraites, à un moment, un rendez-vous de financement

24:53
Locuteur

du

24:54
Présentateur

système de retraite.

24:57
Locuteur

Est

24:57
Présentateur

-ce qu'il faut être

24:58
Locuteur

sous

24:59
Présentateur

contrôle du FMI

24:59
Locuteur

? C

25:01
Présentateur

'était votre question, de base.

25:02
Locuteur

J

25:03
Présentateur

'espère que non.

25:04
Locuteur

Mais

25:04
Présentateur

il y a deux pays qui l'ont été,

25:06
Locuteur

en

25:07
Présentateur

Europe,

25:07
Locuteur

et

25:08
Présentateur

qui se sont d'ailleurs redressés. Le Portugal,

25:12
Locuteur

qui

25:13
Présentateur

aujourd'hui a retrouvé des équilibres. Mais ça a été terrible,

25:15
Locuteur

pour

25:16
Présentateur

le Portugal. On a baissé les salaires des fonctionnaires,

25:20
Locuteur

on

25:20
Présentateur

a baissé les retraites,

25:21
Locuteur

on

25:21
Présentateur

a baissé... Enfin, je veux dire, tout le modèle social que, depuis la révolution des œillets, s'était mis en place au Portugal. Je parle après l'époque de la dictature.

25:30
Locuteur

Et

25:31
Présentateur

ils ont, aujourd'hui, repris un équilibre qui leur permet

25:34
Locuteur

de

25:34
Présentateur

se remettre dans une situation de redistribution. La Grèce

25:37
Locuteur

! La

25:39
Présentateur

Grèce ! Mais ça a aussi été terrible pour la population grecque.

25:43
Locuteur

C

25:43
Présentateur

'est pour ça qu'il faudrait mieux qu'on fasse les efforts nous-mêmes,

25:46
Locuteur

que

25:47
Présentateur

de nous les faire imposer de l'extérieur.

25:49
Locuteur

Voilà

25:50
Présentateur

comment je vois les choses.

25:52
Locuteur

Allez,

25:52
Présentateur

on se prend encore une

25:53
Locuteur

ou

25:54
Présentateur

deux questions. Madame.

25:57
Locuteur 2

Bonjour. Je m'appelle Wana Eliaï, je suis médecin.

26:00
Locuteur

Fort, oui, allez-y.

26:01
Locuteur 2

Oui, et j'avais une question. J'ai déposé le serment d'Hippocrate, qui veut dire primum non notcere. En premier lieu, ne pas faire du mal.

26:13
Locuteur

Donc

26:14
Locuteur 2

ma question est, comment préserver ma liberté de conscience et ne pas faire du mal à ceux que je soigne, en contexte de la nouvelle loi de la euthanasie ? Merci beaucoup.

26:29
Locuteur

Vous

26:29
Présentateur

savez que,

26:30
Locuteur

sur

26:31
Présentateur

ce sujet-là, quelque part, l'objection de conscience a été reconnue par le Sénat. Et nous avons un texte, où chacun peut avoir

26:42
Locuteur

une

26:43
Présentateur

approche différente, et je respecte.

26:45
Locuteur

Mais nous

26:48
Présentateur

avons considéré

26:49
Locuteur

que, dans

26:52
Présentateur

le droit

26:52
Locuteur

d

26:55
Présentateur

'être aidé à mourir,

26:57
Locuteur

il

26:57
Présentateur

fallait que le

26:58
Locuteur

médecin puisse

27:00
Présentateur

dire qu

27:02
Locuteur

'il

27:03
Présentateur

avait sa clause de conscience.

27:05
Locuteur

Donc

27:06
Présentateur

nous l'avons défendu. Et j'ai moi-même, c'était public, donc je peux le dire, fait un recours au Conseil constitutionnel, moi.

27:13
Locuteur

Ce

27:14
Présentateur

qui est rare, président du Sénat,

27:15
Locuteur

d

27:16
Présentateur

'habitude c'est 60 sénateurs, mais je peux toujours le faire.

27:19
Locuteur

Pour

27:19
Présentateur

dire qu'il fallait que l'objection de conscience s'élargisse aux établissements eux-mêmes.

27:25
Locuteur

C

27:25
Présentateur

'est-à-dire que les personnels de ces établissements, les principes de ces établissements,

27:29
Locuteur

ils

27:30
Présentateur

disent s'ils souhaitaient ou non,

27:32
Locuteur

j

27:33
Présentateur

'allais dire, mettre en œuvre eux-mêmes la loi qui avait été votée. Je rappelle, le Sénat ne l'a pas votée, c'est en dernier lieu l'Assemblée nationale.

27:40
Locuteur

Et

27:41
Présentateur

dans mon recours, j'ai aussi souhaité

27:44
Locuteur

que

27:45
Présentateur

ce droit à l'objection, en quelque sorte,

27:49
Locuteur

s

27:49
Présentateur

'étende aux pharmaciens.

27:51
Locuteur

Parce

27:52
Présentateur

qu'il n'était pas prévu que les pharmaciens, mais

27:54
Locuteur

les

27:55
Présentateur

doses létales sont préparées par les pharmaciens.

27:57
Locuteur

Et

27:58
Présentateur

donc, aujourd'hui, il y a une grande attention,

28:01
Locuteur

en

28:02
Présentateur

tous les cas du Sénat

28:02
Locuteur

et

28:03
Présentateur

du Conseil constitutionnel.

28:05
Locuteur

Parce

28:06
Présentateur

que c'est sur le recours du Sénat que le Conseil constitutionnel

28:12
Locuteur

a confirmé

28:15
Présentateur

l'importance d'une forme d'objection de conscience.

28:18
Locuteur

Il

28:18
Présentateur

n'annulait pas la loi, mais il faisait que dans les conditions d'exercice,

28:23
Locuteur

les

28:24
Présentateur

établissements qu'ils ne souhaitaient pas, ils ont mis

28:26
Locuteur

une

28:27
Présentateur

seule restriction, c'est s'il n'y avait pas d'établissement public en capacité de le faire. Donc, Madame, cher docteur, votre serment d'Hippocrate doit être respecté.

28:39
Locuteur

Mais

28:40
Présentateur

j'en profite pour dire,

28:41
Locuteur

je

28:41
Présentateur

ne

28:41
Locuteur

vais pas

28:42
Présentateur

du tout à votre égard, il faut aussi que dans le serment d'Hippocrate, on fasse attention

28:45
Locuteur

à

28:47
Présentateur

ne pas abuser du serment.

28:50
Locuteur

On

28:51
Présentateur

a le sujet des arrêts de maladie,

28:52
Locuteur

sans

28:53
Présentateur

contrôle. Sujet majeur dans notre équilibre, car il

28:56
Locuteur

y a

28:56
Présentateur

une partie de notre équilibre.

28:58
Locuteur

Donc, il

28:58
Présentateur

faut aussi, je le dis, je le

29:01
Locuteur

dis

29:01
Présentateur

à Madame, j'ai présidé les hôpitaux publics en France, il faut qu'on soit très attentif aussi aux conditions éthiques

29:07
Locuteur

et

29:08
Présentateur

déontologiques de l'exercice. Je ne donne de leçons à personne, moi je ne suis que vétérinaire, mais je pense que c'est important. Alors, d'autres questions par là

29:18
Locuteur

? Bonjour, Monsieur

29:21
Locuteur 7

le Président,

29:22
Locuteur

je

29:22
Locuteur 7

me présente, je m'appelle Abdoulou Sunkil, je viens d'Afghanistan,

29:25
Locuteur

et

29:26
Locuteur 7

depuis 7 ans que je suis en France, j'ai travaillé. Mais ma question, c'était par rapport au renouvellement des titres de sujeurs,

29:34
Locuteur

pour

29:34
Locuteur 7

les délais qui sont très très longs. Et j'ai pas mal d'amis qui ont perdu leur travail

29:39
Locuteur

à

29:40
Locuteur 7

cause de leur carte de sujeurs,

29:42
Locuteur

parce

29:43
Locuteur 7

que

29:43
Locuteur

quand

29:44
Locuteur 7

il fait une demande, il attend, les délais sont très très longs à l'effectuer, ils attendent 5 mois, 7 mois, 8 mois,

29:52
Locuteur

et

29:52
Locuteur 7

j'en connais 5 ou 6 qui ont perdu leur boulot, et là ils ont un loi à payer

29:57
Locuteur

pour

29:58
Locuteur 7

se nourrir, c'est pas très facile.

30:01
Locuteur

Et

30:02
Locuteur 7

voilà, ma question c'était de savoir, est-ce que

30:05
Locuteur

le

30:06
Locuteur 7

Sénat

30:06
Locuteur

peut

30:07
Locuteur 7

faire quelque chose pour

30:09
Locuteur

accélérer,

30:12
Locuteur 7

ou avoir, vu que le Sénat a refusé le renouvellement automatique,

30:16
Locuteur

et

30:17
Locuteur 7

est-ce que ça peut reprendre

30:19
Locuteur

que

30:21
Locuteur 7

les gens qui travaillent en France, qui perdent pas leur travail

30:25
Locuteur

? Alors,

30:27
Locuteur 7

voilà, merci.

30:31
Locuteur

C

30:32
Présentateur

'est un vrai sujet,

30:33
Locuteur

c

30:35
Présentateur

'est un vrai sujet qui nous remonte,

30:37
Locuteur

je

30:37
Présentateur

dois vous dire, et qui me remonte, si je prends mon département,

30:41
Locuteur

le

30:41
Présentateur

nombre de courriers que j'ai eu sur ce sujet, qui m'a amené d'ailleurs à intervenir, parce que,

30:49
Locuteur

je

30:49
Présentateur

vais pas vous raconter ma vie privée, mais mon gendre est vénézuélien, et j'ai vu

30:53
Locuteur

la

30:54
Présentateur

durée que ça prenait pour...

30:59
Locuteur

Le

30:59
Présentateur

vrai sujet, c'est que nous n'avons pas de politique migratoire très claire,

31:04
Locuteur

dans

31:05
Présentateur

ce pays.

31:06
Locuteur

Et

31:06
Présentateur

que je pense qu'il faut une politique migratoire très claire.

31:09
Locuteur

Et

31:09
Présentateur

qu'à l'intérieur de cette politique migratoire,

31:11
Locuteur

pour

31:12
Présentateur

ceux

31:12
Locuteur

qui sont

31:14
Présentateur

admis au titre de la politique migratoire, qui ont des titres de séjour,

31:18
Locuteur

il

31:18
Présentateur

n

31:18
Locuteur

'est

31:18
Présentateur

pas possible qu'on attende. Il n

31:20
Locuteur

'est

31:20
Présentateur

pas possible qu'il y ait des fils, comme nous les connaissons, devant certaines préfectures,

31:25
Locuteur

et

31:26
Présentateur

qu'on soit obligé de passer par le Conseil d'État ou le Tribunal administratif pour avoir des rendez-vous.

31:31
Locuteur

Mais

31:31
Présentateur

ceux qui passent par le Tribunal administratif, c'est ceux qui, pardonnez-moi, connaissent le système.

31:36
Locuteur

Il

31:36
Présentateur

y a donc une forme d'inégalité.

31:37
Locuteur

C

31:38
Présentateur

'est donc un sujet, aujourd'hui, dont j'ai chargé notre Commission des lois, d'y réfléchir.

31:44
Locuteur

D

31:45
Présentateur

'y réfléchir parce que ce que vous vivez là, pardonnez-moi, je pourrais vous donner des dizaines et des dizaines de dossiers sur lesquels c'est arrivé jusqu'à moi.

31:53
Locuteur

Et

31:53
Présentateur

ce n

31:53
Locuteur

'est

31:53
Présentateur

pas tout à fait normal que ça arrive jusqu'à moi,

31:56
Locuteur

pour

31:56
Présentateur

essayer de débloquer les situations.

31:59
Locuteur

Je

32:00
Présentateur

pense à un jeune Malien que j'ai vu la semaine dernière,

32:02
Locuteur

qui

32:03
Présentateur

est là depuis 10 ans,

32:04
Locuteur

et

32:04
Présentateur

le renouvellement est en train de mettre en péril. Alors qu'il est parfaitement intégré, travailleur, etc., sans aucun problème.

32:13
Locuteur

On

32:14
Présentateur

a donc un sujet administratif majeur.

32:16
Locuteur

Je

32:17
Présentateur

peux vous dire que ce n

32:17
Locuteur

'est

32:17
Présentateur

pas quelque chose que nous n'avons pas en tête. Voilà. Je pense qu'il faut

32:23
Locuteur

vraiment

32:25
Présentateur

revoir la politique migratoire et avoir quelque chose de clair.

32:28
Locuteur

Mais

32:28
Présentateur

c

32:29
Locuteur

'est

32:29
Présentateur

pour ça que j'ai demandé à ce qu'on y réfléchisse. Voilà. Alors, attendez.

32:38
Locuteur

Il

32:38
Présentateur

y avait... Non

32:39
Locuteur

?

32:40
Présentateur

Allez-y.

32:44
Locuteur

Bonjour,

32:44
Locuteur 4

monsieur le président. Samy, je suis ingénieur en cybersécurité. Je fais partie de la classe moyenne.

32:51
Locuteur

Vous

32:51
Locuteur 4

parlez du désengagement de ma génération, des 25, 35 ou 40 ans.

32:57
Locuteur

Parce

32:57
Locuteur 4

qu'on a une impression, après, c'est peut-être que mon point de vue,

33:01
Locuteur

c

33:02
Locuteur 4

'est la complexité de notre État,

33:04
Locuteur

que

33:04
Locuteur 4

ce soit sur les collectifs, tout ce qui est millefeuille territoriale. On a l'impression qu'il y

33:08
Locuteur

a

33:08
Locuteur 4

beaucoup de doublons, beaucoup de gaspillage d'argent public, en fait, à ce niveau-là.

33:13
Locuteur

Quand

33:14
Locuteur 4

on voit, par exemple, dans une mairie qu'il faut passer une formation pour changer une ampoule, enfin, on voit ça sur M6,

33:20
Locuteur

on

33:21
Locuteur 4

saute au plafond. Quand on voit tout ce qui est centrales d'achat pour le public, pour les mairies, quand on y commande des prestations de services, et qu'on voit qu'il y a des centrales d'achat qui prennent un pourcentage dessus, ça fait mal au cœur aussi, parce que c'est de l'argent public.

33:40
Locuteur

Quand

33:41
Locuteur 4

on voit toutes les agences,

33:45
Locuteur

il

33:45
Locuteur 4

y en a qui font sens, mais il

33:48
Locuteur

y

33:48
Locuteur 4

en a qui ne font pas sens. Par exemple, une fois, j'ai eu un devis à faire

33:54
Locuteur

pour

33:55
Locuteur 4

tout ce qui est élevage, c'est rattaché au ministère de la Santé, enfin, au ministère de l'Agriculteur, on m'a expliqué qu'il y avait 121 agences, si je ne dis pas de bêtises, qui ont chacune leur informatique à leur niveau.

34:12
Locuteur

Enfin,

34:12
Locuteur 4

j'ai pris ce petit exemple parce que je l'ai vu, mais je me dis que ça doit être pareil partout. Et ça fait qu'en fait, on a l'impression qu'on a un désengagement

34:21
Locuteur

pour

34:21
Locuteur 4

l'équilibre du budget.

34:24
Locuteur

À

34:24
Locuteur 4

chaque fois, cet équilibre du budget, c'est ajouter des nouvelles taxes, mais jamais simplifier dans l'État. Donc voilà ma question. Désolé, j'étais un peu long, mais

34:34
Locuteur

voilà

34:35
Locuteur 4

un peu...

34:35
Locuteur

Il y a

34:35
Présentateur

trois sujets

34:36
Locuteur

dans

34:37
Présentateur

votre question. D'abord,

34:38
Locuteur

les

34:40
Présentateur

agences.

34:42
Locuteur

Il

34:43
Présentateur

y a eu une démarche depuis 15 ans

34:44
Locuteur

de

34:45
Présentateur

création d'agences.

34:46
Locuteur

Je

34:47
Présentateur

vais en prendre une.

34:48
Locuteur

Vous

34:49
Présentateur

avez l'Agence nationale du sport

34:50
Locuteur

à

34:51
Présentateur

côté du ministère

34:52
Locuteur

du

34:53
Présentateur

sport,

34:54
Locuteur

dont

34:54
Présentateur

le budget est supérieur au ministère du sport.

34:58
Locuteur

Vous

34:58
Présentateur

avez,

34:59
Locuteur

dans

35:00
Présentateur

ce pays, 400 agences

35:02
Locuteur

et

35:03
Présentateur

1 200 ou 1 300 organismes publics. Je vous dis ça de mémoire.

35:07
Locuteur

Leur

35:08
Présentateur

budget, c'est 80 milliards.

35:11
Locuteur

Ça

35:11
Présentateur

échappe quasiment au Parlement.

35:14
Locuteur

Et

35:14
Présentateur

ça a introduit un indice de complexification.

35:18
Locuteur

Il

35:19
Présentateur

y a, par exemple, sur l'alimentation, 4 agences différentes, puisque vous évoquiez la question agricole.

35:26
Locuteur

Il

35:26
Présentateur

y a un rapport du Sénat qui a été fait l'an dernier.

35:30
Locuteur

Comme

35:30
Présentateur

souvent au Sénat,

35:31
Locuteur

une

35:32
Présentateur

équipe mixte,

35:34
Locuteur

un

35:34
Présentateur

communiste

35:35
Locuteur

et

35:36
Présentateur

une LR. Madame Lavarde, et je cherche le nom des communistes, mais qui est sénateur du Val-d'Oise, si ma mémoire est

35:43
Locuteur

exacte. Et

35:46
Présentateur

qui ont dit qu'il fallait

35:47
Locuteur

analyser

35:50
Présentateur

dans chacune des agences ce qui était utile, ce qui n'était pas utile, et quelle complexité

35:54
Locuteur

elles

35:55
Présentateur

introduisaient.

35:57
Locuteur

Il

35:57
Présentateur

y a des agences sûrement qui sont utiles, mais vous avez des agences dont on a parlé beaucoup, l'ADEME pour l'économie d'énergie, il

36:06
Locuteur

y a

36:06
Présentateur

des agences utiles, mais qui posent des questions de complexité, l'agence de l'eau, vous avez l'agence nationale des cohésions des territoires. Enfin, il y en a des quantités et des quantités.

36:17
Locuteur

Donc, il

36:18
Présentateur

y a une proposition de loi qui est posée

36:19
Locuteur

pour

36:20
Présentateur

cela. Deuxièmement, vous avez posé les normes,

36:23
Locuteur

parce

36:24
Présentateur

que plus que le millefeuille territorial,

36:26
Locuteur

vous

36:26
Présentateur

preniez l'exemple de l'ampoule, mais

36:27
Locuteur

des

36:28
Présentateur

normes comme ça,

36:29
Locuteur

il

36:29
Présentateur

y

36:29
Locuteur

en

36:29
Présentateur

a partout. Rien que pour les communes,

36:34
Locuteur

en

36:35
Présentateur

dix ans,

36:37
Locuteur

c

36:37
Présentateur

'était dans cette salle,

36:40
Locuteur

un

36:41
Présentateur

membre du Conseil d'État a présenté le code de l'urbanisme a pris 40%.

36:44
Locuteur

D

36:45
Présentateur

'Allows,

36:46
Locuteur

le

36:47
Présentateur

code général des collectivités territoriales

36:49
Locuteur

a

36:51
Présentateur

pris 300%.

36:53
Locuteur

Le

36:54
Présentateur

code de l'environnement, en vingt ans, mille pour cent.

36:59
Locuteur

Pour

36:59
Présentateur

le code

37:00
Locuteur

général

37:01
Présentateur

des collectivités territoriales,

37:02
Locuteur

ce

37:02
Présentateur

n

37:02
Locuteur

'est

37:02
Présentateur

pas en dix ans, mais en vingt ans. Comment voulez-vous qu'on n'aille pas vers la paralysie

37:07
Locuteur

? C

37:08
Présentateur

'est ça, et le surcoût.

37:09
Locuteur

Je

37:10
Présentateur

raconte toujours le coût

37:11
Locuteur

d

37:11
Présentateur

'une école dans ma ville, la même école au même endroit,

37:15
Locuteur

enfin

37:16
Présentateur

au même endroit, dans le même PLU, PLU c'est

37:18
Locuteur

le

37:18
Présentateur

règlement d'urbanisme,

37:21
Locuteur

à

37:21
Présentateur

dix ans d'écart en euros constants,

37:24
Locuteur

ça

37:25
Présentateur

coûte 30% plus cher.

37:27
Locuteur

Alors

37:27
Présentateur

le millefeuille territorial, c'est autre chose.

37:30
Locuteur

C

37:30
Présentateur

'est l'enchevêtrement des compétences.

37:33
Locuteur

Voilà

37:34
Présentateur

pourquoi nous

37:34
Locuteur

pronons

37:35
Présentateur

ici, mais

37:36
Locuteur

le

37:37
Présentateur

gouvernement avait dit qu'il le ferait, et puis

37:38
Locuteur

il

37:40
Présentateur

ne l'a pas fait encore, il ne le fera pas maintenant, c'est la clarification des compétences

37:44
Locuteur

entre

37:45
Présentateur

la commune, le département et la région. Mais pardonnez-moi, ce n

37:49
Locuteur

'est

37:49
Présentateur

pas eux qui sont le plus en déficit.

37:51
Locuteur

Ils

37:52
Présentateur

ne sont pas en déficit.

37:53
Locuteur

Ils

37:54
Présentateur

ne sont

37:54
Locuteur

communes,

37:55
Présentateur

interco, région, département,

37:58
Locuteur

que

37:59
Présentateur

10% de déficit du pays.

38:02
Locuteur

Et

38:02
Présentateur

ils sont 70% de l'investissement public.

38:05
Locuteur

Donc

38:06
Présentateur

voilà la situation telle qu'elle est. Mais c'est sûr qu'il faut simplifier. Alors vous avez évoqué pudiquement l'UGAP, je suppose.

38:14
Locuteur

Là,

38:15
Présentateur

c'est trop technique pour notre... Ça a été une grande centrale d'achat,

38:18
Locuteur

dont

38:19
Présentateur

on considère qu'elle a mis trop la main sur un certain nombre de fournisseurs. Voilà.

38:24
Locuteur

Allez, on

38:25
Présentateur

se prend encore.

38:31
Locuteur

Monsieur

38:31
Locuteur 6

le Président, monsieur Haro, merci de nous accueillir déjà pour cette séance de questions-réponses. J'avais une question plus centrée sur le Sénat et le fonctionnement. Parce que ces dernières années, à l'Assemblée, on a affaire à une Assemblée atomisée, morcelée, avec plus de majorité claire. Le Sénat est là pour assurer une certaine stabilité parlementaire. Le gros souci, c'est qu'aujourd'hui, maintenant, il y a des urgences partout à voter. Il faut aller vite. Le gros souci, c'est que c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot.

39:02
Locuteur

Donc,

39:03
Locuteur 6

même si au Sénat, on a une majorité qui peut aller vite, à la fin, c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot. Donc, il y a des signaux qui nous portent à croire que la prochaine députation,

39:17
Locuteur

ce

39:17
Locuteur 6

sera également le cas, sans majorité claire.

39:20
Locuteur

Et

39:20
Locuteur 6

donc, toujours dans cette perspective d'Assemblée qui

39:24
Locuteur

a

39:24
Locuteur 6

le dernier mot, comment vous voyez l'évolution des choses ? Quelle est la carte à jouer du Sénat

39:29
Locuteur

?

39:30
Locuteur 6

Et quels sont ses atouts ? Merci.

39:33
Locuteur

D

39:34
Présentateur

'abord,

39:34
Locuteur

une

39:35
Présentateur

observation. Budget 2015,

39:38
Locuteur

budget

39:39
Présentateur

2016,

39:40
Locuteur

seul

39:41
Présentateur

le Sénat l'a examiné,

39:42
Locuteur

puisque

39:44
Présentateur

l'Assemblée nationale n'a pas été en capacité de l'examiner.

39:47
Locuteur

Il

39:48
Présentateur

a été adopté

39:49
Locuteur

à

39:49
Présentateur

coup de 49.3, mais

39:52
Locuteur

qui

39:54
Présentateur

n'est pas antidémocratique, c'est pour éviter la crise.

39:56
Locuteur

Mais

39:57
Présentateur

ceux qui ont apporté la base du 49.3,

40:00
Locuteur

ce

40:00
Présentateur

sont les sénateurs.

40:03
Locuteur

Ça

40:04
Présentateur

ne me satisfait pas du tout,

40:06
Locuteur

parce

40:06
Présentateur

que je pense

40:07
Locuteur

qu

40:08
Présentateur

'il y a la nécessité d'un dialogue bicaméral.

40:12
Locuteur

Eh

40:12
Présentateur

oui.

40:13
Locuteur

Ça

40:14
Présentateur

veut dire qu'il faut retrouver, derrière l'élection présidentielle, ça, ça dépend des Français, c'est eux qui décident, est-ce qu'il y

40:21
Locuteur

a

40:21
Présentateur

une majorité

40:21
Locuteur

ou

40:22
Présentateur

une coalition majoritaire

40:24
Locuteur

?

40:24
Présentateur

Parce que

40:25
Locuteur

c

40:26
Présentateur

'est plus tout... Ici, c'est une coalition,

40:28
Locuteur

de

40:29
Présentateur

facto. On ne prononce pas le mot.

40:31
Locuteur

Mais c

40:32
Présentateur

'est un assemblage

40:33
Locuteur

qui

40:34
Présentateur

va du centre-gauche à la droite républicaine, la majorité, ici. Qui représente 70%, mais

40:40
Locuteur

c

40:41
Présentateur

'est des gens qui n'ont pas tous fait, dans un certain nombre de conditions, les mêmes choix politiques,

40:46
Locuteur

mais

40:47
Présentateur

qui considèrent à un moment que c'est l'intérêt du pays et qu'on essaie de dégager, j'allais dire, des axes.

40:52
Locuteur

Il

40:52
Présentateur

faudrait quand même vous donner, parce que là, je les ai,

40:57
Locuteur

94

40:58
Présentateur

,7%

41:00
Locuteur

des

41:02
Présentateur

textes ont été adoptés dans les mêmes termes entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Je le fais sous l'œil de contrôle du secrétaire général du Sénat.

41:12
Locuteur

Aujourd

41:12
Présentateur

'hui,

41:15
Locuteur

près

41:15
Présentateur

de 60%

41:16
Locuteur

des

41:16
Présentateur

projets de loi ont été déposés en premier au Sénat.

41:18
Locuteur

Parce

41:19
Présentateur

que nous vivons depuis 2022,

41:22
Locuteur

puis

41:23
Présentateur

2024,

41:24
Locuteur

la

41:24
Présentateur

particularité qu'il n

41:25
Locuteur

'y

41:25
Présentateur

a pas de majorité

41:26
Locuteur

à

41:27
Présentateur

l'Assemblée nationale. Et pourtant,

41:29
Locuteur

on

41:30
Présentateur

a fait tourner quand même

41:32
Locuteur

les

41:33
Présentateur

choses.

41:33
Locuteur

Donc

41:34
Présentateur

le rôle du Sénat, ce n

41:34
Locuteur

'est

41:34
Présentateur

pas de se dire que je suis aussi fort que l'Assemblée nationale. Je vous rappelle qu'ils ont le dernier mot que sur les lois ordinaires.

41:41
Locuteur

Ils

41:41
Présentateur

n'ont pas le dernier mot sur les lois organiques. Vous savez, c'est les grandes lois.

41:45
Locuteur

Ils

41:45
Présentateur

n

41:45
Locuteur

'ont

41:45
Présentateur

pas le dernier mot sur les lois constitutionnelles. Donc, le rôle du Sénat aujourd'hui,

41:52
Locuteur

c

41:53
Présentateur

'est naturellement de retrouver l'esprit de Boissy d'Anglase, de trouver la raison. Et c'est, j'allais dire, d'essayer de dégager ce que j'appelle l'intérêt supérieur du pays.

42:04
Locuteur

L

42:05
Présentateur

'intérêt,

42:06
Locuteur

et

42:06
Présentateur

c'est ça, me semble-t-il, la voie pour le Sénat et pour demain.

42:10
Locuteur

Tout

42:11
Présentateur

à

42:11
Locuteur

l

42:11
Présentateur

'heure, en répondant sur la complexité des normes,

42:15
Locuteur

on

42:16
Présentateur

a fait une charte de simplification, ça fait deux ans ici.

42:19
Locuteur

On

42:19
Présentateur

a du mal.

42:21
Locuteur

Il

42:21
Présentateur

faut savoir que le surcours, rien que pour les collectivités locales,

42:24
Locuteur

de

42:25
Présentateur

la complexité des normes en deux ans, ça a été 4,5

42:28
Locuteur

milliards

42:28
Présentateur

d'euros.

42:30
Locuteur

Donc,

42:31
Présentateur

on essaie de travailler la simplification aussi et de peser sur cette simplification. Donc, maintenant, les Français vont s'exprimer dans les huit mois qui viennent. Ils vont choisir

42:41
Locuteur

un

42:42
Présentateur

président ou une présidente de la République.

42:44
Locuteur

Il

42:44
Présentateur

y aura une élection législative.

42:46
Locuteur

Mais

42:46
Présentateur

il y aura une assemblée qui assurera la continuité et la permanence

42:49
Locuteur

de

42:50
Présentateur

l'État. C'est d'ailleurs l'esprit de la Ve République,

42:53
Locuteur

puisque, en

42:54
Présentateur

cas de défaillance du président de la République,

42:57
Locuteur

la

42:57
Présentateur

Constitution prévoit que c'est le président du Sénat

43:00
Locuteur

qui

43:00
Présentateur

assure la continuité

43:02
Locuteur

de

43:02
Présentateur

l'État.

43:03
Locuteur

C

43:04
Présentateur

'est devenu une volonté du général de Gaulle

43:06
Locuteur

qui

43:07
Présentateur

avait dit,

43:08
Locuteur

alors

43:08
Présentateur

pour les jeunes qui étaient là, nombreux, ça ne

43:10
Locuteur

va

43:10
Présentateur

peut-être pas vous parler beaucoup, mais comment ça s'était terminé en juin 1940

43:14
Locuteur

avec

43:15
Présentateur

l'arrivée et la disparition de la République

43:18
Locuteur

et

43:19
Présentateur

l'arrivée de Pétain.

43:20
Locuteur

Et

43:21
Présentateur

il avait dit, trouvez-moi une formule,

43:22
Locuteur

le

43:22
Présentateur

roi est mort, vive le roi.

43:24
Locuteur

Et

43:24
Présentateur

donc, le président du Sénat,

43:25
Locuteur

il

43:26
Présentateur

peut être appelé, il l

43:27
Locuteur

'a

43:27
Présentateur

fait deux fois, le président Poher,

43:29
Locuteur

pour

43:31
Présentateur

assurer la continuité. Et c'est donc un rôle de continuité que nous avons.

43:35
Locuteur

On

43:36
Présentateur

se prend encore deux, trois questions. Je ne voudrais pas léser l'aile droite, ici. Je vous rappelle que la droite, ne

43:46
Locuteur

vous

43:46
Présentateur

inquiétez pas, c'est la droite du président et la gauche, c'est la gauche du président. C'est l'histoire.

43:51
Gérard Larcher

Monsieur le président Gérard Larcher, d'abord, merci pour nous accueillir et puis d'avoir cet

43:58
Locuteur

échange. Alors, il ne parle pas

43:58
Présentateur

beaucoup, excusez-moi,

43:59
Gérard Larcher

mais

44:00
Locuteur

il

44:01
Gérard Larcher

ne peut pas le faire en ce moment. D'accord. Donc, moi, j'ai deux thèmes à aborder. Le premier, c'est nos jeunes.

44:08
Locuteur

J

44:08
Gérard Larcher

'ai lu les résultats de classement PISA.

44:13
Locuteur

En

44:13
Gérard Larcher

fait, on s'aperçoit que d'année en année,

44:16
Locuteur

ça

44:16
Gérard Larcher

se dégrade.

44:17
Locuteur

D

44:18
Gérard Larcher

'année en année. Donc, ça veut dire qu

44:19
Locuteur

'il

44:20
Gérard Larcher

y

44:20
Locuteur

a

44:20
Gérard Larcher

une responsabilité politique qui est assez partagée. Moi, quand je regarde le nombre de ministres

44:26
Locuteur

de

44:27
Gérard Larcher

l'éducation nationale qu'on a pu avoir, moi, je suis issu de l'industrie. Je vais vous dire,

44:33
Locuteur

dans

44:33
Gérard Larcher

l'industrie, il n

44:34
Locuteur

'y

44:34
Gérard Larcher

a pas des changements comme ça. Sinon, l'industrie ne marcherait pas du tout.

44:38
Locuteur

Et

44:38
Gérard Larcher

je constate que l'éducation nationale, c'est la préparation de l'avenir, quand même, pour nos jeunes.

44:46
Locuteur

Et

44:46
Gérard Larcher

vraiment, quand on regarde les résultats, c'est assez déplorable. Quelles sont les actions qui sont prévues

44:52
Locuteur

?

44:52
Gérard Larcher

Deuxièmement, c'est la taxe sur les carburants.

44:55
Locuteur

Pour

44:56
Gérard Larcher

les petits artisans, moi, je vais vous donner un exemple. Ce matin, j'étais au marché, on habite dans l'Essonne.

45:02
Locuteur

Je

45:03
Gérard Larcher

vais vous dire, le marché était vide.

45:06
Locuteur

Le

45:06
Gérard Larcher

marché était vide.

45:07
Locuteur

Vous

45:08
Gérard Larcher

avez des commerçants qui vous regardent, qui attendent que vous achetez quelque chose.

45:12
Locuteur

Je

45:13
Gérard Larcher

ne sais pas comment ils peuvent s'en sortir. Voilà. Donc, j'aimerais bien avoir votre avis concernant les actions possibles au niveau du Sénat, s'il vous plaît.

45:23
Locuteur

D

45:23
Présentateur

'abord, l'éducation, vous touchez à quelque chose d'essentiel. Le classement PISA, mais le classement de l'OCDE n'est pas meilleur

45:30
Locuteur

que

45:31
Présentateur

le classement

45:31
Locuteur

PISA. Vous

45:34
Présentateur

savez,

45:35
Locuteur

le

45:36
Présentateur

gouvernement, en 2018, a pris une décision

45:39
Locuteur

que

45:39
Présentateur

nous avons soutenue.

45:41
Locuteur

C

45:41
Présentateur

'est le dédoublement

45:42
Locuteur

des

45:43
Présentateur

classes

45:44
Locuteur

en

45:45
Présentateur

REP,

45:46
Locuteur

c

45:46
Présentateur

'est-à-dire

45:47
Locuteur

le

45:47
Présentateur

réseau d'éducation prioritaire.

45:50
Locuteur

Pour

45:51
Présentateur

qu'il y ait moins d

45:52
Locuteur

'élèves

45:53
Présentateur

devant chaque maître, notamment dans des

45:56
Locuteur

secteurs,

45:58
Présentateur

dans des quartiers, dans des villes, dans lesquelles

46:01
Locuteur

les

46:02
Présentateur

élèves étaient en plus grande difficulté pour des raisons diverses,

46:05
Locuteur

d

46:05
Présentateur

'origine, familiales.

46:08
Locuteur

Le

46:09
Présentateur

résultat n'est pas

46:09
Locuteur

très

46:11
Présentateur

bon par rapport à ce que nous avons investi. Donc,

46:14
Locuteur

il

46:14
Présentateur

ne

46:14
Locuteur

faut

46:14
Présentateur

pas dire qu'il faut arrêter, mais il faut se poser la question. Pourquoi ça n'a pas marché comme nous espérions que ça marche

46:21
Locuteur

? Je

46:23
Présentateur

crois que c'est vrai qu'il y

46:24
Locuteur

a

46:24
Présentateur

eu un changement incessant

46:26
Locuteur

de

46:27
Présentateur

politique ministérielle.

46:30
Locuteur

Je

46:31
Présentateur

pense que c'est 7 ou 8 ministres que nous avons eus

46:34
Locuteur

en

46:35
Présentateur

10 ans.

46:36
Locuteur

Donc,

46:37
Présentateur

la continuité de l'action à la tête

46:40
Locuteur

d

46:40
Présentateur

'un ministère qui est très centralisé,

46:42
Locuteur

elle

46:42
Présentateur

est posée.

46:44
Locuteur

Troisième

46:46
Présentateur

des choses,

46:47
Locuteur

je

46:48
Présentateur

crois qu'il faut que

46:49
Locuteur

nous

46:51
Présentateur

ayons le courage de regarder

46:52
Locuteur

que

46:53
Présentateur

la suppression des écoles normales a sans doute été une erreur

46:56
Locuteur

pour

46:57
Présentateur

la formation des maîtres.

46:59
Locuteur

Et

46:59
Présentateur

que donc,

47:00
Locuteur

il

47:00
Présentateur

faut se poser la question de la formation des maîtres,

47:03
Locuteur

qui

47:03
Présentateur

sont notamment des maîtres

47:05
Locuteur

qui

47:05
Présentateur

vont en école maternelle et élémentaire.

47:10
Locuteur

C

47:11
Présentateur

'est pour moi une des priorités. On va perdre 14,5% des élèves en 9 ans.

47:16
Locuteur

Il

47:17
Présentateur

faut impérativement qu'on redresse le niveau scolaire

47:21
Locuteur

dans

47:22
Présentateur

ce pays.

47:24
Locuteur

Le

47:25
Présentateur

second sujet que vous avez posé,

47:26
Locuteur

c

47:28
Présentateur

'est la taxe sur les carburants. Aujourd'hui,

47:31
Locuteur

la

47:32
Présentateur

taxe sur les carburants,

47:33
Locuteur

elle

47:34
Présentateur

est un élément

47:35
Locuteur

de

47:36
Présentateur

la ressource importante

47:37
Locuteur

de

47:38
Présentateur

l'État. Il faut le savoir. Elle joue même,

47:41
Locuteur

pour

47:42
Présentateur

certains,

47:43
Locuteur

je

47:44
Présentateur

pense aux régions, il touche une part de la taxe sur les carburants. Naturellement, aujourd'hui, nous vivons une incertitude géopolitique et d'approvisionnement qui font qu'on ne sait pas prévoir demain dans quelle situation on sera vis-à-vis des carburants.

48:03
Locuteur

La

48:03
Présentateur

dernière expérience que nous avons eue de diminuer la taxe sur les carburants a coûté extrêmement cher

48:09
Locuteur

au

48:10
Présentateur

budget de l'État. Elle est d'ailleurs une des causes des déficits que nous avons encore enregistrés à cette époque.

48:17
Locuteur

Donc,

48:18
Présentateur

pour le gouvernement,

48:19
Locuteur

je

48:19
Présentateur

parle,

48:20
Locuteur

parce

48:21
Présentateur

que c'est une discussion que j'ai eue avec le Premier ministre, jeudi dernier,

48:25
Locuteur

c

48:28
Présentateur

'est très compliqué à gérer. Est-ce qu'il faut,

48:31
Locuteur

j

48:33
Présentateur

'allais dire, alléger pour les rouleurs les plus modestes ou les rouleurs qui ont le plus besoin ? Car les gens, quand vous n'avez pas de transport collectif, vous avez la nécessité d'utiliser votre véhicule.

48:46
Locuteur

Et

48:47
Présentateur

donc, vous voyez que je n

48:48
Locuteur

'ai

48:48
Présentateur

pas de réponse toute faite. C'est en tous les cas un sujet qui va faire l'objet des discussions de loi de finances que nous allons entamer dans les jours qui viennent.

48:56
Locuteur

Mais

48:57
Présentateur

ce que vous dites, c'est une réalité. Et moins il y

49:00
Locuteur

a

49:00
Présentateur

de transport collectif, plus la question que vous posez

49:02
Locuteur

est

49:03
Présentateur

une réalité.

49:04
Locuteur

Et

49:05
Présentateur

quand on a des transports collectifs, c'est moins souvent pesant. Car aujourd'hui,

49:10
Locuteur

je

49:10
Présentateur

me souviens, pendant la crise des Gilets jaunes, j'étais

49:13
Locuteur

à

49:15
Présentateur

Lambal,

49:16
Locuteur

et

49:17
Présentateur

je vais à la rencontre,

49:18
Locuteur

j

49:19
Présentateur

'étais déjà président du Sénat, parce que j'en suis à mon troisième président de la République comme président du Sénat. Je vais à la rencontre,

49:24
Locuteur

et

49:25
Présentateur

quelqu'un me raconte qu'il venait de Carré, ça vous dit peut-être rien, mais c'est le centre de Bretagne. Il n

49:30
Locuteur

'y

49:30
Présentateur

avait aucun moyen de transport

49:32
Locuteur

entre

49:33
Présentateur

l'endroit où il travaillait,

49:34
Locuteur

qui

49:34
Présentateur

était un supermarché où il était cariste, et l'endroit où il habitait.

49:38
Locuteur

Et

49:38
Présentateur

l'augmentation des carburants amputait son pouvoir d'achat de manière extrêmement significative. C'est donc sur ce sujet-là, en tous les cas, ça va être un sujet pour les gens qui viennent pour nous.

49:50
Locuteur

Il

49:51
Présentateur

y avait encore une question.

49:53
Locuteur

Et

49:53
Présentateur

non, j'en ai un que

49:54
Locuteur

j

49:54
Présentateur

'ai là,

49:54
Locuteur

je

49:55
Présentateur

ne voudrais pas l'amputer de sa question.

49:58
Locuteur

Ah, parce

49:59
Présentateur

que sinon, on va dire que je favorise trop une travée.

50:06
Locuteur

Merci

50:07
Locuteur 6

beaucoup.

50:08
Locuteur

Du coup,

50:08
Locuteur 6

Mahani Rayan, étudiant, 24 ans.

50:11
Locuteur

C

50:11
Locuteur 6

'est une question un

50:11
Locuteur

peu

50:11
Locuteur 6

plus personnelle. J'ai cru comprendre que vous étiez, du coup, vous avez fait des études vétérinaires, vous avez été directeur des hôpitaux publics,

50:19
Locuteur

vous

50:19
Locuteur 6

avez aussi été ministre du Travail. Est-ce qu'être directeur du Sénat, enfin, président du Sénat, ça a été un objectif

50:26
Locuteur

? Comment

50:27
Locuteur 6

être arrivé là ? Et est-ce que, quelles sont les compétences réutilises pour présider, du coup, le Sénat

50:33
Locuteur

?

50:35
Présentateur

Je ne

50:36
Locuteur

suis

50:36
Présentateur

pas né,

50:37
Locuteur

et

50:37
Présentateur

je n

50:38
Locuteur

'ai

50:38
Présentateur

pas commencé à me raser en me disant que

50:39
Locuteur

je

50:39
Présentateur

serai président du Sénat.

50:43
Locuteur

En

50:44
Présentateur

fait, mais comme beaucoup,

50:46
Locuteur

et

50:46
Présentateur

je pense qu'Antoine, c'est la même chose, on s'est engagé, moi, je me suis engagé très tôt, je vous l'ai dit, en politique,

50:54
Locuteur

dans

50:55
Présentateur

le syndicalisme étudiant.

50:58
Locuteur

J

50:59
Présentateur

'ai fait aussi d'autres choses,

51:01
Locuteur

et j

51:03
Présentateur

'ai été élu très tôt

51:04
Locuteur

maire. Parce

51:07
Présentateur

que j'avais envie de m'occuper de ma collectivité locale.

51:10
Locuteur

J

51:10
Présentateur

'étais maire de Rambouillet,

51:12
Locuteur

je

51:13
Présentateur

venais d'avoir 30 ans, je n'avais jamais été conseiller municipal.

51:17
Locuteur

Et c

51:18
Présentateur

'est l'envie

51:19
Locuteur

de

51:20
Présentateur

m'occuper d'un territoire, de partager, de faire équipe.

51:24
Locuteur

Et

51:25
Présentateur

j'ai donc été élu.

51:27
Locuteur

Et

51:27
Présentateur

en fait, le Sénat,

51:28
Locuteur

c

51:29
Présentateur

'est l'Assemblée des collectivités. Donc c'est super commune, en quelque sorte, si je peux me permettre ce jeu de mots. Et donc, moi, je n

51:42
Locuteur

'ai

51:42
Présentateur

pas fait Sciences Po, je n

51:44
Locuteur

'ai

51:44
Présentateur

pas fait l'ENA.

51:45
Locuteur

Et

51:45
Présentateur

je suis rentré dans le métier de vétérinaire parce que, le métier de vétérinaire, moi, j'étais vétérinaire rural.

51:53
Locuteur

Et

51:54
Présentateur

je

51:54
Locuteur

suis rentré dans le métier de vétérinaire rural, et ensuite

51:54
Présentateur

de chevaux. Donc, je fais sport équestre.

51:59
Locuteur

Et

51:59
Présentateur

ça venait de ma ruralité, en

52:01
Locuteur

fait,

52:02
Présentateur

profonde.

52:03
Locuteur

Et

52:04
Présentateur

c'est ça qui m'a conduit

52:05
Locuteur

à

52:06
Présentateur

cet engagement.

52:09
Locuteur

Et

52:09
Présentateur

vraiment, je le fais avec la même passion qu'au premier jour. Pourquoi ministre du Travail ?

52:16
Locuteur

D

52:16
Présentateur

'abord, parce que le président Chirac a bien voulu m'appeler.

52:19
Locuteur

Mais

52:20
Présentateur

parce que j'étais engagé dans le syndicalisme aussi.

52:23
Locuteur

Et

52:23
Présentateur

que, comme président des hôpitaux, je dialoguais avec toutes les organisations syndicales et professionnelles.

52:28
Locuteur

Et

52:29
Présentateur

que, donc, j'aimais le dialogue social et je continue à l'aimer. Voilà.

52:38
Locuteur

C

52:38
Présentateur

'était plutôt ça, ma nature.

52:42
Locuteur

Je

52:42
Présentateur

reviens un peu en arrière sur une question, mais

52:44
Locuteur

j

52:45
Présentateur

'y pense en même temps que vous parlez. Quand on a parlé de l'école tout à l'heure,

52:51
Locuteur

on

52:51
Présentateur

a un sujet.

52:52
Locuteur

Il

52:53
Présentateur

faut qu'on revienne

52:53
Locuteur

à

52:54
Présentateur

l'apprentissage des savoirs fondamentaux.

52:56
Locuteur

Il

52:57
Présentateur

faut apprendre à lire,

52:58
Locuteur

à

52:58
Présentateur

écrire, à compter.

53:00
Locuteur

Et

53:01
Présentateur

on demande tout à l'école. On demande de remplacer la famille. On demande de remplacer la société. On demande au maître des choses impossibles.

53:08
Locuteur

Et

53:08
Présentateur

je pense qu'il faut impérativement

53:10
Locuteur

qu

53:10
Présentateur

'on revienne à ces savoirs fondamentaux. Allez, il nous reste une question. Allez, deux là-haut, pour ne pas avoir d'ennuis.

53:18
Locuteur

On

53:18
Présentateur

va prendre les deux en même temps.

53:20
Locuteur 9

Bonjour. Leïla, enseignante de sciences économiques et sociales. Déjà, merci de me donner la parole, puisque j'ai vu que vous avez tenu à respecter une alternance gauche-droite.

53:29
Locuteur

C

53:29
Locuteur 9

'est bien aussi de

53:30
Locuteur

respecter une alternance de genre. On fait la

53:32
Présentateur

montagne, comme on disait sous la Révolution et à la Première Assemblée. Je donne la parole à la montagne.

53:37
Locuteur

C

53:37
Présentateur

'est comme ça qu'on disait.

53:38
Locuteur 9

Et aux femmes aussi, merci. Vous êtes président du Sénat depuis de nombreuses années. Quel regard critique portez-vous sur cette longévité à la tête de cette institution ? Est-ce que vous pensez ça souhaitable,

53:49
Locuteur

d

53:50
Locuteur 9

'avoir la possibilité de cumuler autant d'années ?

53:52
Locuteur

Comme

53:53
Locuteur 9

vous avez dit, vous avez la possibilité de remplacer le président. Donc, lui, il est soumis à seulement deux réélections.

53:59
Locuteur

Est

54:00
Locuteur 9

-ce que vous pensez qu'il est aussi souhaitable d'avoir cette mesure-là pour le président du Sénat

54:03
Locuteur

?

54:05
Présentateur

Écoutez, le président du Sénat, il est d'abord réélu tous les trois ans.

54:09
Locuteur

Et

54:10
Présentateur

la question que vous posez, est-ce qu'il y a une question de cumul dans le temps

54:13
Locuteur

? C

54:14
Présentateur

'est en fait ça.

54:16
Locuteur

Vous

54:16
Présentateur

devez à ce moment-là le poser, pas pour le président d'une Assemblée,

54:20
Locuteur

mais

54:20
Présentateur

pour le nombre de mandats qu'on exerce.

54:23
Locuteur

Est

54:23
Présentateur

-ce qu'on est sénateur ?

54:24
Locuteur

Est

54:25
Présentateur

-ce qu'on est limité à deux

54:26
Locuteur

ou

54:27
Présentateur

trois mandats

54:27
Locuteur

?

54:29
Présentateur

Par exemple, ce n

54:30
Locuteur

'est

54:30
Présentateur

pas une question qui est

54:31
Locuteur

sans

54:32
Présentateur

sens.

54:34
Locuteur

Aujourd

54:34
Présentateur

'hui, nous avons considéré

54:35
Locuteur

que

54:36
Présentateur

c'était une atteinte disproportionnée

54:38
Locuteur

au

54:39
Présentateur

libre choix démocratique des gens. Parce que, en fait, moi j'ai été élu à chaque fois.

54:43
Locuteur

J

54:43
Présentateur

'ai été élu par les sénateurs,

54:45
Locuteur

comme

54:46
Présentateur

président, et j'ai été élu par

54:48
Locuteur

les grands

54:51
Présentateur

électeurs du département des Yvelines.

54:54
Locuteur

Et

54:54
Présentateur

ils m'élisent,

54:55
Locuteur

et

54:56
Présentateur

ils m'ont élu depuis quatre fois en tête à chaque fois. Donc,

55:01
Locuteur

la

55:01
Présentateur

légitimité démocratique, c'est ça. Mais je ne trouve pas que votre question soit dénuée, j'allais dire. Mais il faut savoir que quand le débat est venu, pas simplement ici, pour tout le monde,

55:12
Locuteur

on

55:13
Présentateur

a considéré que c'était une atteinte disproportionnée

55:15
Locuteur

à

55:16
Présentateur

la démocratie.

55:16
Locuteur

Il

55:17
Présentateur

y

55:17
Locuteur

a

55:17
Présentateur

eu un débat sur le président de la République. Pourquoi on l'imitait à deux ans

55:21
Locuteur

? C

55:22
Présentateur

'est en raison des

55:23
Locuteur

pouvoirs, j

55:25
Présentateur

'allais dire, assez exceptionnels, qu'un président de la République en France. Il me souvient du débat.

55:29
Locuteur

Et

55:30
Présentateur

qui n'a pas de

55:31
Locuteur

contrôle. Un

55:33
Présentateur

Premier ministre s'est contrôlé.

55:35
Locuteur

Nous,

55:36
Présentateur

nous ne contrôlons pas le président de la République. Nous ne pouvons même pas l'auditionner.

55:42
Locuteur

Il

55:42
Présentateur

y a eu une affaire célèbre qui s'appelait Benalla.

55:44
Locuteur

On

55:44
Présentateur

n'a pas pu auditionner le président de la République.

55:48
Locuteur

Donc,

55:48
Présentateur

ceci explique pourquoi le choix s'est fait de deux mandats maximum.

55:55
Locuteur

Il

55:55
Présentateur

y avait une question à côté

55:56
Locuteur

? Allez, il

56:00
Présentateur

y a une dernière, là, en bas.

56:02
Locuteur

La

56:02
Présentateur

dernière.

56:07
Locuteur 8

Bonjour, je m'appelle Sophia, je suis étudiante. Et j'avais une question concernant le rapport qui a récemment été, qui est récemment sorti, sur justement le fait de durcir l'accès à l'université pour les étudiants, et notamment d'augmenter les frais d'inscription à l'université. Est-ce qu'on ne fait pas payer aux étudiants quelque chose pour lequel ils ne sont pas forcément responsables ? Puisque je sais que vous avez justifié cette augmentation par le fait d'améliorer les conditions dans les universités et tout ça. Mais on voit déjà aujourd'hui, avec des frais qui sont assez bas, qu'on a beaucoup d'étudiants qui sont en grosse précarité et qui travaillent à côté de leurs études. Voilà.

56:47
Locuteur

D

56:48
Présentateur

'abord,

56:49
Locuteur

ce

56:49
Présentateur

n

56:49
Locuteur

'est

56:49
Présentateur

pas moi, le rapport. Ce n

56:51
Locuteur

'est

56:51
Présentateur

pas pour botter en touche. C'est un rapport

56:54
Locuteur

qui

56:55
Présentateur

a analysé la situation de l'université. Lisez-le complètement.

56:58
Locuteur

Il

56:58
Présentateur

y

56:58
Locuteur

a

56:58
Présentateur

des choses intéressantes dans ce rapport. Il y a aussi la situation de précarité. Ce n'est

57:03
Locuteur

pas

57:04
Présentateur

simplement la précarité matérielle, qui est un vrai sujet.

57:07
Locuteur

C

57:08
Présentateur

'est aussi la situation d'échec.

57:10
Locuteur

Le

57:11
Présentateur

nombre d'étudiants qui, dans les deux ou trois premières années d'université,

57:14
Locuteur

j

57:15
Présentateur

'allais dire, sont en situation d'échec,

57:16
Locuteur

est

57:17
Présentateur

extrêmement important. Et que se préoccuper du taux d'échec

57:20
Locuteur

des

57:21
Présentateur

étudiants, et, à mon avis, quelque chose de tout à fait justifié. Ça va vous donner l'exemple de ce que va devenir ce rapport.

57:30
Locuteur

Ce

57:30
Présentateur

rapport, il a été fait ici,

57:34
Locuteur

à

57:35
Présentateur

l'intérieur de la Commission

57:36
Locuteur

de

57:37
Présentateur

l'éducation, de la culture, de l'éducation et du sport.

57:41
Locuteur

À

57:42
Présentateur

l'intérieur de cette Commission,

57:45
Locuteur

les

57:45
Présentateur

parlementaires

57:46
Locuteur

pourront,

57:47
Présentateur

ou non, faire une proposition de loi,

57:51
Locuteur

qui

57:51
Présentateur

ne portera pas uniquement sur les droits universitaires.

57:54
Locuteur

Mais

57:55
Présentateur

vous avez vu, il y a aussi la question de l'autonomie qui est posée, à l'intérieur du rapport.

58:01
Locuteur

À

58:01
Présentateur

partir de ça, s'il y

58:03
Locuteur

a

58:03
Présentateur

une majorité, la conférence des présidents décidera ou non d'inscrire une proposition de loi, et nous l'examinerons.

58:12
Locuteur

Et

58:13
Présentateur

à l'occasion d'une loi

58:14
Locuteur

sur

58:15
Présentateur

l'université, on pourra reprendre d'ailleurs cette proposition de loi,

58:17
Locuteur

même

58:18
Présentateur

si elle n'a pas été examinée.

58:20
Locuteur

Donc,

58:21
Présentateur

ça nourrit la réflexion. Donc, il ne

58:24
Locuteur

faut

58:24
Présentateur

pas le prendre comme un brûlot, j'allais dire anti-étudiant,

58:28
Locuteur

au

58:28
Présentateur

contraire.

58:29
Locuteur

C

58:29
Présentateur

'est de se poser la question

58:30
Locuteur

de

58:32
Présentateur

la précarité, c'est-à-dire du nombre d'échecs

58:36
Locuteur

à

58:37
Présentateur

l'université,

58:38
Locuteur

du

58:39
Présentateur

changement de nature du bac

58:40
Locuteur

par

58:41
Présentateur

rapport à l'entrée à l'université,

58:43
Locuteur

et en

58:44
Présentateur

même temps de voir ce que devient Parcoursup,

58:47
Locuteur

où

58:47
Présentateur

nous voyons bien qu'il y a beaucoup de frustration. Dans Parcoursup. Et donc, examiner tout ça, ça vaut quand même le coup, parce qu

58:54
Locuteur

'on

58:54
Présentateur

se posait la question au début des jeunes, je crois qu'il faut regarder tout ça comme un ensemble. Voilà. Écoutez, j'espère que,

59:08
Locuteur

s

59:08
Présentateur

'adressant aux jeunes,

59:10
Locuteur

je

59:10
Présentateur

me disais en conclusion,

59:12
Locuteur

est

59:12
Présentateur

-ce que le pire, c'est de ne

59:13
Locuteur

pas

59:13
Présentateur

avoir d'emploi à l'issue de l'université, ou pas de diplôme

59:16
Locuteur

? Et

59:17
Présentateur

ça, c'est une préoccupation pour l'ancien ministre du Travail, que je suis aussi. C'est vraiment un sujet. En tous les cas, je vous remercie d'avoir eu la patience de me supporter. Je remercie le caisseur d'avoir été muet. Mais il vit une candidature. Mais je vous remercie d'avoir été là. J'espère que vous terminerez bien la visite du Sénat. Et souvenez-vous, ici, ce n

59:41
Locuteur

'est

59:41
Présentateur

pas un musée.

59:43
Locuteur

C

59:43
Présentateur

'est un lieu où on vote la loi, on contrôle le gouvernement, on représente les collectivités territoriales. Mais on est quand même très fiers d'être dans l'écrin du Sénat et d'avoir des collaborateurs, je le dis. Ici, c'est sans doute une des forces du Sénat.

59:58
Locuteur

Un

59:58
Présentateur

corps de collaborateurs, d'administrateurs, d'administrateurs adjoints et de personnels qui sont de très grande qualité. Merci à tous.