09.10.2021 - Pour une nouvelle offre politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
là côté poste [Musique] bonjour labre au kin est impressionnant de vous voir si nombreux l'effet waouh et garanties d'abord je veux vous dire mes chers amis le bonheur la joie qui est la mienne d'être aux côtés de christophe ici au havre dans cette magnifique ville avec vue sur mer une ville qui nous habite à à penser loin à regarder loin à prendre le large et c'est une expression sur laquelle j'assiste mais je n'en dirai pas plus vous le découvrirez dans quelques instants mesdames et messieurs vous êtes plus de 3000 ce matin au carré des docks [Applaudissements] cette salle est archicomble et nous saluons les quelques-uns qui ne sont pas à l'intérieur mais qui nous regardent depuis les écrans juste à l'extérieur de la salle et on vous applaudis pour votre patience pour votre présence et pour votre enthousiasme alors notre rôle à tous les deux ce matin et être des chauffeurs de salle et ça a l'air assez simple de chauffer cette salle ce matin pour vous faire face accueille pour vous faire patienter pour attendre celui que vous attendez tous vous êtes venus des quatre coins de france pour retrouver notre ami edouard philippe edouard je le dis pour nos amis havre et a préféré pour sa première partie ne pas choisir little bob l'inusable rockeur havrais mais toi christophe pour ta douceur le calme angevins peut-être mois pour l'effervescence l'extravagance parisienne puisque je suis la mère de pigalle mais je suis venu sans guitare et sans batterie nous sommes venus aujourd'hui avec christophe pour témoigner de notre amitié de notre affection de notre profonde estime et de toute la confiance que nous portons à edouard philippe [Applaudissements] [Musique] alors on va on va évidemment l'accueillir dans quelques instants mais avant nous souhaitions souhaiter la bienvenue bien sûr à chacune et chacun d'entre vous mais il ya des personnalités qui nous font l'amitié d'être là ce matin et leur présence veut dire beaucoup à la fois parce que les territoires dont ils viennent les responsabilités qu'ils occupent signifie que ce moment cette journée elle aura sans doute une importance particulière dans les mois et les années qui viennent et je voudrais commencer par saluer un ministre celui qui après avoir relevé loi était le ministre de la culture qui est aujourd'hui le commerce le ministre du commerce extérieur et de l'attractivité qui a eu le courage de soutenir le président de la république de l'accompagner dès le début de ce quinquennat de fonder un parti politique pour précisément faire en sorte que les idées les valeurs qui étaient les siennes beaucoup de français puissent se retrouver dedans je vous demande de saluer et d'applaudir avec moi franck riester [Applaudissements] avec nos amis d'agir cher christophe je voudrais également saluer nos amis de la france audacieuse voilà qui sont également présents la france audacieuse un mouvement qui a été fondée par notre ami christian estrosi qui avec nous par la pensée ce matin je voudrais également saluer tous les amis et ça nous concerne de la république des mers un mouvement que nous avons fondé en 2019 avec toi cher christophe [Applaudissements] [Musique] ce matin je voulais dit plus de 3000 parmi ces 3000 personnes il y à 160 mère 600 élus locaux qui ont tenu à faire le déplacement et près d'une soixantaine de parlementaires conduite par des chefs de délégations éminent prestigieux qu on est ravis d'accueillir ce matin je commence évidemment par christophe castaner le président du groupe en marche à l'assemblée nationale merci infiniment pour ta présence je voudrais également situé je voudrais également citer patrick mignola président du groupe parlementaire du modem qu'il est bon de vous voir tous réunis ce matin autour d'edouard je voudrais également cités olivier becht olivier becht pour agir y est également allé aux côtés ou parlementaire d'agir on a également un sénateur le président du groupe des indépendants claude malhuret [Applaudissements] et je pense qu'à l'applaudimètre certains ont dû se repasser une partie des discours de claude dans l'hémicycle du sénat [Applaudissements] salue également la présence de marc lévriers qui représente matin par don martin martin marque ça vous va martin lévriers qui représente le groupe en marge du sénat rock est présent à nos côtés pour représenter françois patriat [Musique] et de très nombreux parlementaires on pourra pas faire la liste mais j'aperçois mari kevin ou marie le bec neymar bout'chou demain mais aux mains mais nié qu'ils aient présents christophe blanchet on a également des amis viennent d'outré mer on a des amis qui viennent de polynésie maynard vous êtes là qu'on va saluer on vous applaudit très très fort également de guadeloupe avec 10 des sachets et puis les amis de très nombreux maires on l'a dit est juste en jetant un coup d'oeil comme ça sur sur cette scène on peut citer et salué la présence de francis vigouroux le président des maires de l'essonne de louis vogel le maire de melun qui est à nos côtés ce matin de la maire de pontoise citepa niveau 9 françois goulard le président honoraire du département du morbihan qui est à nos côtés philippe augier le maire de deauville bertrand bélanger qui est le président du département qui nous accueille ce matin de seine-maritime monsieur le président merci pour votre accueil on a également à nos côtés olivier richefou le président du département de la mayenne permets moi de saluer également mon ami arnaud robinet maire de reims [Applaudissements] je voudrais saluer celui qui vient sans doute du plus loin laurent marc angeli le maire d'ajaccio [Applaudissements] permets-moi également de citer mes amis franciliens frédéric valletoux maire de fontainebleau arnaud péricard et nous sommes venus très nombreux d'île de france aujourd'hui les vanim en oeuvre tu n'as si tu es mon ami grégoire de lasteyrie également et pierre yves bournazel député de paris et puis nous avons venant d'angoulême et de niort xavier bonnefont et jérôme baloge qui sont juste ici nicolas méhari de brétigny sur orge un peu le nord de la france quand même on les a pas suffisamment cité 7 au maire françoise en soi de koster qui est là effectivement à nos côtés ça n'est pas le nord c'est le coeur de la france pour beaucoup de français c'est vesoul avec un chrétien l'anis de l'est arnaud péricard le maire de saint germain en laye mes amis marie-hélène thoraval de romans-sur-isère marie agnès poussier vise barque une locale aussi de l'étape maire de fécamp que tout le monde connaît ici je vous demande de saluer le maire d'arles patrick de carolis [Applaudissements] mais aussi la merde de vie stéphanie guiraud-chaumeil quand je disais que tout le monde venait y vient d'albi là aussi bravo et merci à stéphanie pour ta présence laurent degallaix le maire de valenciennes qui est à nos côtés [Applaudissements] philippe pradal qui représente la ville de nice et christian estrosi merci philippe d'être avec nous et puis la bretagne qui est en force avec carnac avec le maire de vannes david robo avec ploemeur saint-grégoire saint-quay-portrieux on peut évidemment pas faire le tour de tous et toutes quelques mots peut-être quand même pour saluer évidemment le sénateur grands qui vient de l'hérault et les amis de ce territoire qui sont nombreux agnès firmin le bodo qui est la députée de ce territoire [Applaudissements] la sénatrice que je salue mon amie agnès carrière que je suis très heureux de retrouver ce matin [Musique] laurent bonnaterre parmi les régionaux de l'étape qu'on a un grand plaisir à accueillir et à retrouver des maires des parlementaires nationaux et des parlementaires européens puisque je vois madame l'oiseau madame la ministre qui est présente bien sûr notre ami gilles boyer jan keller que nous aimons tokia saïfi que je vois également [Musique] les amis je pense qu'aucun d'entre vous n'est venu seulement pour le plaisir d'applaudir ce dont nous venons de parler mais cette présence c'est présence de gens qui se sont organisés parfois dès avant-hier pour pouvoir arriver hier pour pouvoir être présents ce matin pour un meeting 1 9 octobre dans un lieu aussi centrales en france qu'est le havre ça témoigne d'une envie l'envi sans doute concède assez rapidement la parole sur cette scène à quelqu'un que vous attendez c'est vrai que ce moment il est important j'allais j'ai même envie de dire il est fondateur alors ce matin mes chers amis nous sommes tous sur le quai nous allons embarquer dans quelques instants avec notre ami edouard dans une formidable aventure politique et humaine vraiment et moi j'ai envie de nous souhaiter collectivement bon vent mes amis [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] et c'est exactement ce que je vous invite à faire à l'essai à vous laisser gagner précisément par ce vent ce souffle dont nous sentons que nous avons collectivement besoin et je vous demande d'accueillir celui qui va l'incarner qui va faire en sorte de nous dire les raisons pour lesquelles nous a invités est réuni ici ce matin dans sa ville je vous demande d'accueillir celui qui est un grand maire du havre qui a été un premier ministre qui a servi notre pays le président de la république mais tous les français avec loyauté avec dévouement avec conviction avec hauteur de vue je vous demande je nous demande d'accueillir edouard philippe [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] pas mal bonjour à tous bonjour à tous et bienvenue au havre je suis très très heureux de vous accueillir voir aujourd'hui très heureux de vous accueillir si nombreux dans une ville christophe a eu raison de souligner si central et dans une ville qui a l'habitude d'accueillir et de bien accueillir puisque elle a été créée il ya maintenant un peu plus de 500 ans pour être un port c'est à dire un lieu d échanges de marchandises bien sûr mais aussi d'idées lorsque la ville a été créé l'objectif de son créateur françois 1er c'était de sortir un peu des querelles italienne et de participer à la conquête du nouveau monde il s'agissait déjà de voir loin il s'agissait déjà de penser à l'intérêt de la france à long terme et il me semble que cette réunion outre le fait qu'elle se tient dans la ville que je préfère a du sens ici au havre alors si vous êtes aussi nombreux ce matin c'est parce que vous aimez le havre ça va sans dire c'est parce que vous aimez la france passionnément et c'est parce que chacun d'entre vous ici à la conviction provent profondément enracinée que l'action collective que l'engagement individuel que l'action collective au service d'une cause d'un projet permette de changer la réalité permettent de modeler le réel christophe et delphine l'on dit il y a dans cette salle plus de 160 mer près de 600 élus locaux tout cela et les autres qui les regardent qui les accompagnent qui les aide qui parfois les critiques tous ceux là savent que l'engagement individuel et l'action collective au service d'une stratégie permettent de transformer une ville permettent de la rendre plus dynamique plus accueillante permettent de convaincre d'expliquer et de transformer le quotidien vécu par nos concitoyens et bien si vous êtes si nombreux aujourd'hui et si vous croyez tout cela aujourd'hui ça nous fait un énorme point commun parce que moi je crois cela je crois à la politique je crois profondément que lorsque les choses vont bien et plus encore lorsqu'elle vont mal l'engagement individuel et l'action collective permettent de trouver des solutions et d'améliorer leur aide et si nous n'y croyons pas alors tous seraient perdus aujourd'hui je veux avec vous construire un mouvement construire un parti politique participé à la constitution d'une nouvelle offre politique pour que notre pays que nous aimons puisse regarder loin puis raffermir sa puissance puisse avoir confiance à nouveau en lui bref pour que nous puissions au fond être qui nous voulons être c'est un combat que nous engageons un combat démocratique un combat au long cours un combat de long terme mais un combat essentiel et je sais par votre nombre qui m'impressionne je dois bien le reconnaître et aussi par l'envi qu'ils vous portent que nous pouvons relever le défi j'ai souvent l'occasion de dire que ce qui me paraît manquer parfois dans le débat public c'est la capacité que nous avons collectivement à concevoir une stratégie pour notre pays il ya heureusement dans le débat public des citoyens français des responsables politiques qui ont des idées sur ce qu'ils veulent faire évidemment et souvent elles sont donne pas toujours mais nous manquons collectivement d'une stratégie à l'horizon 2050 est ce que je voudrais faire avec vous car ces choses là ne se font pas seul ce que je voudrais faire avec vous c'est construire cette stratégie et s'est vérifié que dans la constance dans la cohérence de notre action pendant longtemps nous prendrons des décisions qui nous permettre d'atteindre nos objectifs alors une bonne stratégie le m haies messieurs ça commence par un constat ça commence par la prise en compte d'un environnement de ce qui se passe autour de nous imaginer une stratégie pour la france ça ne peut pas être réfléchir simplement sur la france imaginez une stratégie pour la france ça ne peut passer que par une réflexion en tout cas une compréhension de ce qui se passe aujourd'hui dans le monde et qui nous affecte et qui nous transforme et qui parfois nous inquiète à juste titre je voudrais commencer notre réflexion collective par la description de 4 transformations incroyablement rapide incroyablement massive est incroyablement signifiante pour nous qui détermine ce qu'est la france aujourd'hui en tout cas ce qu'elle va devoir affronter connaître dans les années qui viennent ces quatre transformations les appelle parfois c4 vertige parce que à proprement parler par leur intensité par les impacts qu'elles peuvent avoir elles sont vertigineuses la première transformation que nous connaissons la première le premier vertige que nous pourrions éprouvé c'est le vertige démographique le vertige démographique il a fallu attendre le début du 19e siècle 1800 pour qu'il y ait un milliard d'humains sur terre en 1970 quand je suis né excellentes années 1970 quand je suis né il y avait 3 7 milliards d'humains sur terre en 2021 nous sommes huit milliards d'humains sur terre et tout indique qu'à l'horizon de 2100 nous serons entre 10 et 11 milliards d'humains sur terre l'accélération le nombre la massification de l'humanité est un phénomène qui ne doit pas être méconnu lorsque nous réfléchissons à notre place et à ce que nous voulons faire dans notre pays cette augmentation du nombre d'humains cette démographie elle se traduit évidemment aussi par des modifications régionales tout ne va pas au même rythme pendant très longtemps c'est en asie qui a eu lieu l'explosion démographique sur les 8 milliards d'humains aujourd'hui sur terre il y en a 4 6 milliards qui sont en asie mais aujourd'hui l'explosion démographique en asie se ralentit et c'est dans le continent africain qu'on constate la poussée démographique la plus vive songez mesdames et messieurs que dans 20 ans 25 ans le nigeria sera un pays peu plus peuplée que les états unis songez que aujourd'hui il ya environ 500 millions d'européens et un peu plus d'un milliard d'habitants sur le continent africain et que dans 20 à 30 ans ce rapport de 1 à 2 sera un rapport de 1 à 5 songez même et messieurs que un certain nombre de continents vont voir leur population vieillir alors que d'autres vont voir leur population rajeunit c'est évidemment le cas de l'europe pour le vieillissement ce aussi le cas de la chine ce qui pose des problèmes en europe et en chine d'ailleurs est ce qui n'a pas fini d'en poser alors que dans d'autres continents c'est une jeunesse qui va arriver sur terre songez donc que le monde dans lequel nous vivons connaît des transformations tellement massive est tellement rapide que jamais dans notre histoire nous les avons connus et on peut sans problème ne pas en parler on peut faire des plans sur la comète dans tous les sens si nous ne prenons pas en compte dans un certain nombre de sujets de questions par exemple la question migratoire s'est fait ces réalités alors nous sommes en train de nous serions en train de discuter d'un sparadrap là où un réel problème là où un réel sujet devrait attirer notre intelligence et nos moyens je le dis parce que bien souvent dans le débat public nous discutons nous discutons d'abord dans le débat public est ce que nous discutons vraiment parfois l'impression que j'ai parfois l'impression j'ai parfois l'impression que nous posterons j'ai parfois l'impression que nous polémiquons mais est ce que nous discutons vraiment sur des faits l'effet démographique les faits en général ils sont têtus et il faut prendre en compte cette dimension démographique si l'on veut raisonné bien un ancien président de la république nicolas sarkozy a dit récemment une phrase qui laisse songeur mais dont je partage tout les termes la crise migratoire elle n'a pas commencé elle est à venir cette phrase est juste et je ne crois pas que ni le président sarkozy n'ait mois la promotion pour faire peur moi ce qui me fait peur c'est les gens qui ne voient pas ça ça ça m'angoisse première poussée premier vertige le vertige démographique deuxième vertige le vertige environnementale pour le coup chacun voit bien parce que ça se mesure la récurrence de phénomènes extrêmes en matière d'environnement chacun voit bien que cette question de l'impact de l'activité humaine sur la nature sur les ressources naturelles sur le climat sur la biodiversité est de plus en plus présent est de plus en plus inquiétant il ya des signes qui se voit la fonte des glaciers la déforestation le recul du trait de côte parfois et puis ya des choses qui se voit moins enfin ou plus exactement qu'on ne voit pas ou dont on ne comprend pas qu'ils veulent dire quelque chose je voudrais prendre une anecdote ça fera peut être sourire certains d'entre vous en vérité ça ne devrait pas faire sourire quand j'ai commencé ma vie mon engagement politique au havre je faisais beaucoup d'allers retours entre paris et le havre et dans les jours de printemps aidant les jours d'été en général quand je faisais deux heures de voiture entre paris et le havre mon pare-brise on pare brise voyez vous on voyait qu'il avait fait du chemin il était mouchetés aujourd'hui c'est plus le cas dans les vingt dernières années trente dernières années 80 pour cent des insectes volants ont disparu en europe alors ça peut être pas grand chose mais la rapidité de la pression qui est fait aujourd'hui sur la biodiversité plus exactement l'intensité de cette pression est terriblement problématique dans les 50 dernières dernier dernières années 60% des animaux vertébrés à le nombre d animaux vertébrés par non depuis 50 ans a diminué de 60% nous sommes en train de faire une terre où il y a de plus en plus d'humains de moins en moins d'animaux c'est c'est ce que nous sommes en train de faire c'est le monde dans lequel nous vivons et bien entendu le vertige environnemental nous saisit allait peut-être des gens qui le nie mais je crois qu'au fond les français et dans l'ensemble au fond l'humanité conçoit parfaitement qu'elle est en train de vivre quelque chose de très particulier et probablement de très problématique troisième vertueux là je dois dire j'ai fait deux vertige je vous sens assez poussé quand même par l'optimisme qui se dégage de vos propos [Applaudissements] écoutez prenez votre respiration parce qu'il reste deux autres de vertige le troisième vertige c'est un vertige géopolitique est là aussi elle a aussi le vertige est réel je vois trois points dans ce vertige géopolitique le premier le plus signifiant jean pierre raffarin en parlerait sans doute mieux que moi c'est la chine plus exactement c'est l'essor de la chine si l'histoire incroyable de la chine et c'est l'impact sur le monde de l' essor incroyable de la chine en 1971 quand andriy kissinger a été pour la première fois en chine il savait bien que en allant là bas ils allaient dans un pays qui allait réveiller d'ailleurs tout le monde le dit quand elle s'éveillera pourrait bien réveiller il raconte aujourd'hui que si en 1971 on lui avait dit que cette chine dont il pensait qu'elle allait se développer rapidement allez être aujourd'hui en 2021 la moitié la moitié de ce qu'elle est il ne l'aurait pas cru en 40 ans 50 ans la chine a connu ce que le reste du monde a mis deux cents ans à vivre une révolution industrielle une révolution urbaine une révolution numérique l'explosion non pardon l'accroissement considérable de la richesse chinoise l'élévation exceptionnelle du niveau de vie des populations chinoises et au delà du niveau de vie du taux de gens qui font des études de l'espérance de vie de tous ces indicateurs qui montrent ce qu'est un pays est un des phénomènes les plus signifiants est une accélération parmi les plus phénoménales qu'ait connu notre histoire on peut pour essayer de saisir l'importance de ce phénomène prendre quelques images et au fond elles disent elles disent des choses vous savez par exemple que en deux ans la chine produit plus de ciment que les états unis pendant tout le xxème siècle vous avez par exemple que entre 2013 et 2015 donc sur deux ans l'accroissement du pib chinois est supérieure au pib indien en chine tous les deux ans on rajoute le pib de l'inde à la richesse nationale cet accroissement jamais constaté dans l'histoire de l'humanité il entraîne évidemment des conséquences et ce n'est pas simplement une chine riche que nous voyons ça n'est pas simplement une chine puissante c'est une chine intelligente dans la recherche dans l'information avec des universités qui sont de plus en plus réputés avec des résultats qui sont de plus en plus célébrer ceux de transformation du monde sous le poids de la place que prend désormais la chine est proprement vertigineux et changent le monde dans lequel nous vivons ils changent le monde dans lequel nous vivons parce que au fur et à mesure que cette chine prend de l'importance le centre du monde se décale et ça nous amène au deuxième aspect de ce vertige géopolitique la périphérie nations plus exactement le risque de périphérisation nous les européens je parle pas de la france nous les européens pendant très longtemps nous étions au centre du monde tant nos cartes nos très bien que c'était vous qui était au centre du monde c'est très bien fait ces cartes quand on est au milieu c'est formidable on était au centre du monde ont été les plus riches ont été au centre du monde voilà ont été les plus puissants aujourd'hui l'acce du monde il ne tourne plus autour de l'eau il tourne autour de cette tension croissante on espère contenu mais néanmoins croissante entre les états unis et la chine ça veut dire que le centre du monde il a changé et ça veut dire que nous nous courons le risque alors même que nous sommes un grand marché alors même que nous sommes ce que nous sommes nous le risque d'être placée progressivement à la périphérie du nouveau monde et mesdames et messieurs la périphérie du nouveau monde ça n'est pas une place que nous avons envie de revendiquer parce que à la périphérie du nouveau monde parfois on peut se faire braquer il faut donc comprendre que le risque que nous vivons collectivement nous européens et nous français c'est d'être placé progressivement et de plus en plus vite sur les franges aux marges de ce qui se passe dans le monde j'insiste là dessus je voudrais même aller encore un peu plus loin c'est le troisième aspect de ce vertige géopolitique c'est que au delà de cette périphérisation il y à une remise en cause complète de tout ce sur quoi nous nous sommes fondés pendant des années pour imaginer notre rapport aux ongles pendant de très nombreuses années nous avons et nous considérons encore à juste titre que la liberté dans la société je parle devant président malgré un des plus grands esprits libérale de notre scène politique que la liberté politique que la liberté démocratique était est de loin le meilleur moyen de garantir la stabilité et la prospérité des sociétés nous avons fait ce calcul et nous avons su démontrer que ce calcul étaient fondées face au totalitarisme avec des difficultés bien entendu mais à la fin nous avons su le démontrer aujourd'hui l'idée que la liberté politique au coeur des sociétés démocratiques serait le meilleur moyen de garantir la stabilité est le meilleur moyen de garantir la prospérité est très largement remis en cause grâce notamment à cause notamment peut-être plus tôt à cause notamment des réussites en asie un certain nombre de pays qui ne place pas la liberté au coeur de leur système je crois qu'on peut le dire comme cela sans risque d'incident diplomatique deuxième point la liberté revendique plus exactement remise en cause le multilatéralisme cette idée qu au fond pour régler les problèmes du monde l'idée c'est de prendre l'ensemble des acteurs de se mettre autour d'une table et essayer de trouver des solutions collectives cette idée qui est au coeur de notre stratégie depuis des années pour essayer de peser sur les affaires du monde et qui correspond d'ailleurs parfaitement à notre intérêt de puissance devenu moyenne mais qui s'envisage comme une puissance mondiale et bien ce multilatéralisme depuis 10 15 ans il subit des coups de boutoir absolument considérable il est totalement remis en cause qu'il soit en matière commerciale en matière militaire qui soit en matière diplomatique petit à petit pan par pan le multilatéralisme est remis en cause nous devrions nous français avoir conscience de cette transformation du monde tellement rapide qu elle nous affecte au moins par ces trois aspects là et j'imagine on pourrait retrouver d'autres quatrième vertige d'après vous verrez c'est 4e vertige non parce que là je vois patrick de carolis signifie qu est-ce qui s'inquiète patrick sanaa les quatrièmes vertige vertige technologique vertige technologique bon tout le monde le voit tout le monde ne comprend pas en tout cas moi pas complètement mais tout le monde voit que le monde dans lequel nous vivons est soumis à une transformation technologique inouïe pendant trois exemples rapide l'intelligence artificielle pendant longtemps la machine a supplanté la force humaine la force physique et ça a déjà changé le monde puis elle a réussi à se planter la précision et ça continue à changer le monde mais il y avait une part qui était inconnu à la machine c'était tout ce qui était relatif à la commission tout ce qui était relatif à l'agilité intellectuelle tout ce qu'ils étaient relatifs à l'apprentissage cette barrière la has est fondamentale puisque au fond le propre de l'humanité c'est pas la force physique c'est pas la précision du mouvement c'est quand même l'intelligence et bien cette frontière là elle est en train d'être battues en brèche elle est en train d'être enfoncée l'intelligence artificielle nous domaine dans un monde où toutes les activités presque toutes les activités intellectuelles et humaines peuvent être reproduites voire dépassés par la machine nous sommes en train de vivre avec cette capacité exceptionnelle des machines à apprendre ou à traiter des données considérables une révolution un chiffre parce que j'aime bien donner des chiffres surtout quand ils sont surprenants normalement il va vous surprendre s'il arrive le chiffre voilà 90% 90% mais songez quand même à ce chiffre n'a pesé monsieur 90% des données mondiales dont nous disposons aujourd'hui dans tous les registres ont été produites dans les deux dernières années c'est à dire que là encore notre monde est en train de vivre une transformation mais tellement rapide tellement rapide tellement massive tellement signifiante que nous devons avoir conscience c'est l'intelligence artificielle on peut se poser la question de savoir dans un monde où l'intelligence artificielle se développe qu'elle est même la notion de travail vous savez beaucoup d'entre nous et quand je dis donc nous beaucoup de responsables politiques à droite et à gauche ou ailleurs beaucoup de faux que ça attention à ce que je dis pas ce qu beaucoup beaucoup d'entre nous parle du travail et disent leur attachement à la valeur travail et ils ont raison je le partage en tout cas totalement faux mais mais qu'est ce que c'est le travail dans 30 ans dans une société où l'intelligence artificielle est en train d'arriver qu'est ce que c'est le travail d'un avocat dans 30 ans dans un monde où l'intelligence artificielle est là qu est ce que c'est le travail d'un chauffeur routier quand le véhicule autonome et l'intelligence artificielle sont là et donc qu'est ce que c'est que notre société dans 30 ans dont nous le verrons ben je touche du bois mais nous le verrons qu'est ce que c'est et bah c'est une sacrée question est ce qu'on y travaille beaucoup dans le débat public dans le débat politique aujourd'hui pas tellement et c'est dommage l'intelligence artificielle tout ce qui est relatif aux biotechnologies on est passé d'un désir de l'homme de pouvoir réparer l'homme a une possibilité pour l'homme d'augmenter la ch'ti oui et c'est peut-être à certains égards formidable mais là aussi dans ce que ça veut dire de notre rapport au monde dans ce que ça veut dire de nos rapports entre nous et il ya quelque chose de proprement vertigineux et puis je termine sur le troisième point parce que vraiment comme ça j'en ai fait une entrée remarquée avec ce qu'on appelle les les risques cyber depuis deux ans nous tous ici et un certain nombre d'entre nous de façon très directe devons affronter un virus collectivement nous avons dû affronter un virus nous devons encore l'affronter il parle mais n'excluons pas la possibilité le risque en tout cas que le prochain virus que nous ayons affrontée soit moins biologique et plus numérique informatique technologique nous savons aujourd'hui l'incroyable perméabilité de nos systèmes d'information et donc de l'organisation de notre société à des détournements liés aux risques cyber alors on peut dire oui bah on verra bien le jour où ça se présente l'histoire récente nous montre que c'est pas forcément la bonne façon de faire les choses et que donc nous avons collectivement à devoir de réflexion pour armer notre pays pas au sens militaire quoique mais pour armer notre pays pour faire face à ces transformations mesdames et messieurs si je vous parle de ces quatre vertige c'est pas pour faire un cours ou pour plomber le moral de tout le monde alors que il fait beau on est au havre on est entre nous c'est pas ça le sujet le sujet c'est que on ne fait pas une stratégie si on ne connaît pas son environnement le sujet c'est que ce que je suis en train de vous dire et qui m'apparaît trop peu souvent dit dans le débat public et dans les médias tous nos concitoyens le savent ils en ont parfaitement conscience pourquoi est ce que le sentiment d'inquiétude de relégation individuelle ou collective pourquoi le sentiment que nos enfants pourraient avoir une vie plus difficile moins prospères moins lumineuse que la nôtre se développe-t-il aujourd'hui dans notre pays et dans les sociétés occidentales pas simplement parce que les gens à coups de blues parce que nos concitoyens voient très bien ces quatre vertige peut-être qu'ils ne sont pas formulées comme ceci peut-être que ils n'apparaissent pas dans le débat public mais la vérité c'est qu'il le voit très bien ils le ressentent parfaitement et nous ne pouvons pas dire oh la la c'est vertigineux mais on va pas s'en occuper il faut donc comme à chaque fois qu'on a le vertige est une sensation angoissante ne pas regarder trop près et plutôt voir loin parce qu'en voyant loin on peut conjurer ce vertige on peut en voyons loin préparer une stratégie alors évidemment ça veut dire que ça va être un vrai sujet ça veut dire que il va falloir que la france puise dans son intelligence dans son génie national dans ses capacités exceptionnelles le courage de se fixer une stratégie et de s'y tenir je ne vois que cette solution pour conjurer ses vertiges et mon objectif bah c'est de participer à la définition de stratégies notre objectif ce n'est pas quelque chose qu'on fait seul c'est d'essayer de se dire très bien à quoi voulons nous que notre pays dans ce monde là ressemble en 2050 et comment est ce qu'on peut jour après jour mois après mois année après année prendre des décisions qui nous permettent d'atteindre l'objectif que nous nous fixons c'est à dire faire exactement au niveau national ce que chaque maire ici fait dans son quotidien il a une idée de ce qu'il veut faire il faut à peu près comment les choses évoluent et jour après jour ils essaient d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé à 20 ou 30 ans c'est du bon sens c'est du pur bon sens je ne vois pas comment on peut faire autrement pour produire un effet il faut de la constance et de la corrèze [Applaudissements] alors comme dirait l'autre facile à dire le plus compliqué à faire là aussi lorsqu'on y réfléchit si on veut construire une stratégie il va falloir que nous nous disions collectivement que nous devons relever un certain nombre de défis alors pour le coup des défis français c'est à dire des choses sur lesquelles nous nous avons prises c'est difficile d'imaginer simplement à nous tous même réuni même nombreux transformer les équilibres de la démographie mondiale ça nous emmènerait dans une autre réunion ça mais [Applaudissements] en revanche il ya des défis français qu'on peut relever il ya des défis français qu'on peut je crois enfin sur lesquels on a suffisamment de prises pour avoir un impact mais on ne changera pas on adaptera pas notre pays on le préparera pas à la suite si on ne règle pas ces défis français je voudrais vous en parler maintenant je vais vous parler d'un certain nombre de ces défis en commençant d'abord par le défi je vais le dire avec mes mots j'espère qu'il ne choque personne mais le premier défi qui me paraît devant être relevé c'est le défi d'une certaine forme d'ordre je suis pas un tenant de l'ordre pour leurs mains mais je sais que nous n'arriverons à rien si nous ne remettons pas de l'ordre dans nos comptes et de l'ordre dans nos rues il faut bien des messieurs [Applaudissements] il faut d'abord que j'évacue une idée absurde qui nous est apparu à personne dans cette salle mais dont je ne peux pas totalement l'imaginé ou méconnaître le fait qu'elle pourrait apparaître ailleurs que dans cette salle quand je dis qu'il faut impérativement mettre ou remettre l'ordre dans nos comptes et dans nos rues je ne suis pas en train de critiquer ce qui se fait aujourd'hui je ne suis pas en train de critiquer le gouvernement actuel je ne suis certainement pas en train de critiquer le président les sujets dont je vous parle les sujets dont je vous parle sont des sujets qui ne sont pas des sujets d'actualité immédiate ne sont pas des sujets sur lesquels voilà je le dis et puis je vais vous expliquer pourquoi je le dis ordre dans les comptes d'abord là aussi quand je regarde le passé les quarante à cinquante dernières années par celle que j'ai connue le plus directement en tout cas qu'est ce qu'on constate de toute évidence un état qui depuis 1974 quelles que soient les majorités quels que soient les gouvernements quels que soient les présidents est en déficit qui présente qui vote qui adoptent qui exécutent ces budgets en déficit et une dette publique qui s'accroît de façon continue parfois ça va un peu plus vite parfois ça va un peu plus lentement mais enfin dans l'ensemble elle s'accroît et des écarts avec nos principaux partenaires qui peut aussi s'accroissent quand nos principaux partenaires je pense à l'allemagne non pas que je sois obnubilés par l'allemagne enfin c'est notre principal partenaire et toute notre histoire dans les 300 dernières années montre que c'est notre principal partenaire quand ça va bien c'est bien quand ça va pas bien ça va vraiment pas bien et donc il n'est pas totalement anormal d'imaginer d'avoir un oeil particulier pour notre ami et pour notre voisin allemand quand je dis notre ami des gens qui le savent ici j'ai vécu en allemagne je suis profondément germanophile j'ai aucun sujet avec l'allemagne mais c'est notre principal partenaire et les écarts avec l'allemagne se creuse tout le monde connaît les chiffres mais il est bon parfois de les redonner nous annonçons aujourd'hui environ à 2730 milliards nous nous imaginer 2730 mire personne ne sait ce que ça veut dire 2007 130 milliards d'euros de dette publique bon ça représente aujourd'hui quelque chose comme 100 15% de notre richesse nationale en 2005 et les chiffres sont terribles en 2005 nous avions le même pourcentage sur notre pib de dette nationale que l'allemagne aux alentours de 60% pour moi les depuis 2005 nous divergeons avec une augmentation continue en france parfois un peu ralenti je dois dire entre 1930 2017 et 2020 elle a été ralentie c'est vrai d'autres moments elle a été accélérée attendez l'écart s'est pas une ne tombons pas dans le travers que je dénonce ça on va pas commencer à jouer sur les petites phrases c'est pas l'objectif ce que je dis c'est que on peut jouer et on peut calmer l'augmentation de la dette mais deux fait là où nous sommes à 115 là où nous étions en 2019 2020 à 100% de la dette publique les allemands sont 40 points en dessous et dans la crise sanitaire dans la crise sanitaire le gouvernement le président de la république ont pris d'excellentes décisions parce qu'évidemment il fallait préserver la suite c'est absolument pas une critique du quoi qu'il en coûte ce que je suis en train dira d'ailleurs les allemands ont fait la même chose et leur dette publique a aussi augmenté la question c'est pas de savoir si on a mal fait en distribuant beaucoup d'argent au moment de la crise sanitaire et en adoptant le quoi qu'il en coûte pas du tout je suis convaincu qu'on a bien fait d'ailleurs l'intensité du rebond les chiffres du chômage traduisent l'intelligence de ce choix il faut l'assumer il faut en être il faut l'expliquer ça a été un grand moment de solidarité et une très bonne façon j'irai même plus loin pour être absolument certains que tout le monde entende bien ce que je suis en train de dire la vérité c'est que la réaction économique l'accompagnement aux entreprises l'accompagnement la population française a probablement été a probablement été je cherche mon moufarrige a probablement été plus intelligente et plus efficace au moment de la crise sanitaire que lala qu'elle ne l'avait été au moment de la crise financière mais ça a été d'une certaine façon plus facile pour nous parce que nous avions appris la crise financière de 2008 et nous avions observé et nous avons observé qu'en 2008 l'état n'avait pas fait suffisamment pour permettre aux entreprises de garder ses salariés et donc pour leur permettre d'être absolument certain qu'il serait possible de rebondir une fois le redémarrage attendu c'est ce qui a été fait cette fois ci et c'est ce qui produit ses effets aujourd'hui donc de grâce ne laissons pas pensé une seconde que mon propos sur la dette publique serait une remise en cause du quoi qu'il en coûte mon propos sur la dette publique c'est que lorsque la crise est passée et elle passe alors il faut se poser la question de savoir si c'est un problème d'avoir une dette importante et ça mesdames et messieurs nous vivons dans un monde où il ya des gens qui pensent que ce n'est pas si grave il y avait des taux ces petits qu comme il y a des climato sceptiques j'ai même d'ailleurs tendance à penser aujourd'hui qui a un peu plus de des taux sceptiques que de climato sceptiques ce qui m'inquiète un peu je veux dire parce que c'est comme ça il y a des défauts sceptiques il y a des gens qui pensent qu on a toujours fait comme ça et on va voir pourquoi ça changerait et qu'on voit pas pourquoi dans six mois le problème serait plus grave qu aujourd'hui et qu'on ne voit pas pourquoi au fond il faudrait mettre en place des politiques qui forcément demande des efforts et qu'ils auraient pour impact de régler un problème qui au fond ne se poserait pas vous avez des économistes et moi je ne suis pas économiste alors je parle avec beaucoup de respect pour les économistes ils sont pas tous d'accord non plus un mais mais vous avez des économistes qui vous disent que finalement quand les taux sont très bas contre la croissance et eux aussi bonne me bats il n'y a jamais véritablement de problème au fond quand la dette arrive à remboursement bah on l'a en bourse en empruntant et puis tout ça fait un mouvement perpétuel et au fond les économistes font des équations pour nous expliquer que les shadoks avait raison moi je vous propose mesdames et messieurs donne pas laisser le pays aux shadoks [Applaudissements] vous propose mesdames et messieurs de considérer que si un jour nous avons un problème financier c'est pas les économistes qui devront rendre des comptes c'est probablement pas d'ailleurs eux qui en souffriront le plus la vérité c'est que les bons auteurs les deux les excédents auteurs nous disent déjà qu'il faut faire attention à l'endettement d'un pays le plus grand romancier français alexandre dumas enfin disons celui que je préfère celui que je préfère quand même mon ex est plus grand explique dans un livre qui s'appelle le vicomte de bragelonne comment louis xiv apprendre comment ils règlent le problème ensuite combien il est dangereux de recevoir une somme d'un individu qui ensuite ne peut être remboursée et mines votre indépendance c'est un roman du 19e qui parle d'une période antérieure mais qui dit exactement les choses que nous pourrions vivre bref disait au général de gaulle exigé exigé l'ordre dans les comptes sinon vous aurez l esclavage qui sont nos qui sont nos créditeurs juste une question est ce que nous savons qu'ils sont nos créditeurs dire qu'ils financent notre dette sans doute beaucoup de français mais qui finance notre net et est-ce qu'on est certain que ce sont toujours et pour toute notre vie des amis donc oui la dette peut être un problème et oui c'est un problème qu'il faut prendre au sérieux un pays qui n'est pas capable de remettre l'ordre dans ses comptes et un pays qui s'abandonne disait pierre mendés france il a raison et on ne peut pas laisser notre pays ça abandonné et il ne s'abandonnent pas mais nous devons faire en sorte que demain il sera plus fort encore qu'aujourd'hui le premier sujet et là je on va pas hésiter à mettre les pieds dans le plat mesdames et messieurs le premier sujet à régler s'agissant de la dette s'agissant des dépenses c'est la question des retraites alors le truc c'est que la question des retraites c'est vraiment un terrain miné donc il faut faire attention à ce qu'on dit donc je vais essayer de faire attention à ce que je dis enfin qu'en général je fais attention à ce que je dis mais je voudrais expliquer très clairement ce que je crois parce que c'est important les retraites c'est le premier poste de dépense publique de très loin c'est environ 330 milliards d'euros par an 330 milliards d'euros par an est le principe qui est un très bon principe est un principe de solidarité entre les générations c'est que les actifs payent pour les inactifs que les actifs d'aujourd'hui paye pour ceux qui ont travaillé hier et qui sont aujourd'hui retraité et grâce à cela leur donne les moyens vivre et de vivre dignement tu es formidable exercice de solidarité une formidable richesse nationale qu'on a réussi à créer et qu'il faut défendre le truc c'est que le système d'aujourd'hui il a forcément subi des évolutions par rapport aux systèmes d'hier pour plein de raisons et notamment pour la raison démographique y avait cinq actifs pour un retraité en 1950 quand on a conçu le système il ya 2,7 actifs pour un retraité aujourd'hui et en 2050 il y aura 1,8 actifs pour un retraité le nombre d'actifs qui finance le nombre de retraités baisse le nombre de retraités qui sont financées par les actifs augmente vous regardez comme vous voulez à la fin de la fin ce qui se passe c'est ça et on le vit tous on lui tous je suis bien persuadé qu ici il ya beaucoup de gens dont les parents ou qui eux mêmes prennent leur retraite dont les propres parents sont encore vivants et c'est tant mieux et bénéficie encore d'une retraite et c'est tant mieux il ya 50 ans envisageable c'était marginal aujourd'hui ça ne l'est plus donc nous devons trouver le moyen de compenser d'équilibrer le système qui se trouve forcément déséquilibrée de ce fait on doit aussi trouver d'autres choses parce que le système actuel caractérisé par une très grande diversité de régime il est pas totalement pratique surtout quand on change de métier surtout quand on change de filière on perd des points perd des droits on sait pas très bien comment ça va se passer et puis surtout pour beaucoup beaucoup de professions l'euro cotisé n'est pas égal à l'euro qu'on touchera plus tard parce que les régimes sont très différents et après tout ça s'est construit comme ça il s'agit pas dire que c'est mal il s'agit de savoir si dans le monde que nous voulons construire on conserve sa ou en le transformant moins ce que je dis c'est que et c'est ce sur quoi le président de la république s'était engagé en 2007 et c'est un remarquable engagement nous devons faire en sorte de moderniser notre système de retraite pour le sécuriser et sécuriser le niveau des pensions des retraités pour longtemps nous devons le rendre plus juste car objectivement il ne l'est pas suffisamment nous devons le rendre plus fluide parce qu'objectivement il ne l'est pas suffisamment c'était le sens de la réforme des retraites sur laquelle nous avons travaillé avec un système qui était sans doute comment dire je vois ici beaucoup de visages qui est beaucoup d'amis qui ont beaucoup travaillé avec le gouvernement pour essayer de concevoir un système à la fois très ambitieux et en même temps qu'on pouvait expliquer je confirme qu'on avait un système très ambitieux je suis pas sûr qu'on ait su complètement expliqué j'en prends ma part ça vient sans doute d'un défaut d'explications de votre serviteur mais mais l'ambition était là si on équilibre pas le système si on ne transforme pas alors on aura des déconvenues et les déconvenues elles seront terribles et seront terribles soit pour les cotisants c'est à dire ceux qui travaillent qui vont voir leurs cotisations augmenter franchement compte tenu des questions de pouvoir d'achat je roule pas sur tous une bonne idée soit pour les retraités qui vont voir leur pension baisser et je suis certain que c'est une très mauvaise idée il faut donc qu'on équilibre le système alors j'ai dit la seule à la seule chose à faire la variable sur laquelle on est certain qu'on ne pourra pas éviter d'y toucher c'est la durée du travail la durée de la cotisation peut prendre les choses comme on veut j'ai dit probablement fallait se préparer à 65 66 67 ha le débat public a dit y propose 67 non j'ai dit 65 66 67 ans et 60 at il à 10 67 67 65 66 67 mesdames et messieurs douche tire ses chiffres pas de mon chapeau pas d'une espèce de prédisposition à l'impopularité pas d'une envie de choquer ces chiffres si je les donne c'est parce qu'ils existent c'est parce qu'ils existent premier point l'âge de 67 ans c'est pas moi qui les ai inventées il existe aujourd'hui pour un très grand nombre de françaises et de français qui partent à la retraite il faut aller jusqu'à 67 ans si on veut éviter la décote si on veut partir avec une retraite à taux plein et c'est pas moi qui l'inventé ça existe depuis au moins dix ans et qui part à 67 ans pour avoir une retraite à taux plein un certain nombre de cadres grosso modo un quart de ceux qui par à 67 ans sont des cadres j'aime bien travailler ils vont jusqu'au bout il a très bien su parfaitement respectable tant mieux d'une certaine façon mais c'est aussi pour un très grand nombre de gens qui sont tenus d'aller jusqu'à 67 ans pourra partir avec une retraite à taux plein des femmes surtout des femmes d'ailleurs parfois des hommes qui ont des carrières hachées non linéaire celles qui sont probablement dans la situation la plus fragile celles qui ont pris le marché du travail en pleine tête celle là même qui doivent aller jusqu'à 67 ans et dont on nous dit aujourd'hui que vraiment non c'est pas possible 67 ans si c'est vraiment pas possible il est urgent urgentissime de corriger le système actuel parce que le système actuel il prévoit 67 ans pour les plus fragiles [Applaudissements] et j'ajoute et j'ajoute et j'ajoute qu'est-ce que j'ajoute j'ajoute j'ajoute que dans la génération entre 1960 vingt années entre 1960 et 1965 c'est plus de 20 pour cent de ceux qui partiront à la retraite qui seront tenus d'aller jusqu'à 67 ans non c'est pas du tout un phénomène accessoires marginal c'est déjà le cas et c'est à mon avis préoccupant et d'ailleurs et je suis certain que les parlementaires s'en souviennent parfaitement c'est d'ailleurs exactement pour ça qu'on avait introduit la cheville vaut pour pouvoir justement progressivement baisser pour celle qui allait jusqu'à 67 ans l'âge de départ à la retraite en augmentant progressivement l'âge de départ pour tout le monde c'était exactement la motivation je le dis parce que comme j'ai pas bien réussi à le dire pendant la réforme je le dis maintenant sous le fait de me fait du bien [Applaudissements] j'ajoute et j'en termine sur la retraite que la france un âge légal à 62 ans mais que les français partent en moyenne à 63 ans la retraite 63 et quelques mois parce qu'ils ont déjà bien compris leur ne la nécessité pour redonner un peu plus loin mais j'ajoute surtout que quand on regarde les âges de départ à la retraite dans toute l'union européenne vous avez la france donc 62 ans âge légal la république tchèque 63 ensuite tout le reste de l'europe est à 65 tout le reste de l'europe sauf le royaume uni le portugal les pays bas qui sont à 66 et l'allemagne et l'italie qui sont à 67 65 66 67 je ne tire pas ce chiffre de mon chapeau je dis simplement que les pays démocratiques européens attentifs à leurs populations attentif aux droits de leurs aînés attentif aux conditions de travail ont tiré les conséquences que peut être sans doute nous devrons tirer le moment venu est ce qu'il faut le faire maintenant là comme ça dans l'urgence bien sûr que non évidemment pas c'est une question de société les retraites ça exige un débat posé ça exige un constat partagé et donc ça exige forcément un mandat un engagement mais ce que je souhaite ce qui me paraît i do i ce qui me paraît très inouïe ce serait que à l'occasion de cette campagne présidentielle on ne repose pas cette question et on ne formule pas des propositions qui permettent de savoir et de dire que durablement on a apporté une solution à un problème qui est redoutablement compliquée mais qui ne me paraît pas objectivement hors de proportion à régler [Applaudissements] les retraites donc l'ordre c'est pas simplement dans les comptes c'est aussi dans la rue et je dois dire un mot sur ce sujet parce que parce qu'on vit et vous en avez tous parfaitement conscience on vit dans une société qui est d'une très grande violence alors je mets pas les violences plus exactement je n'ai pas toutes les violences sur le même plan ce serait absurde mais je suis certain que tout le monde ici est frappée littéralement frapper tout cas le dire par la très grande violence de notre société d'abord un mot pour dire que cette violence elle a trouvé sa forme probablement la plus extrême en france dans les dernières années avec les attentats terroristes je le dis parce que il ya ici un certain nombre d'entre nous qui les ont vus et parfois vu de près je pense évidemment à christophe quand il était ministre de l'intérieur et que tous les deux il nous est arrivé d'avoir à connaître de ces drames mais je pense aussi un certain nombre de maires qui s'y qui sont présents nous sommes ici en présence de madame thoraval la mère de romans sur isère qui a eu chez elle à connaître d'une attaque terroriste avec le maire de conflans-sainte-honorine qui doit être quelque part ou est ce qu'il est voilà je suis désolé je fais le jeune homme depuis tout à l'heure sans mes lunettes à londres laurent brosse le maire de conflans-sainte-honorine qui lui aussi a eu connaître peut-être dans la salle ja til éric ménassi s'il est là je le salue avec amitié s'il n'est pas là je le salue avec amitié aussi vraiment qui lui aussi a eu à connaître de ces attentats notre pays a été frappé et la réponse de l'état la réponse du service de l'état la réponse de la population a été je crois à la hauteur nous avons d'une certaine façon réarmer notre période repréparer notre pays redonner des moyens pour essayer d'identifier de détecter de prévenir quand c'est possible et chacun bien conscience que c'est redoutablement difficile et évidemment ensuite de circonvenir seul et ceux qui sur le territoire national utilise le terrorisme est le terrorisme islamique notamment pour frapper la cohésion nationale pour la dissoudre violence donc extrême nous sommes en ce moment en train de connaître le procès des attentats du 13 novembre et j'ai évidemment une pensée à la fois pour celles et ceux qui ont connu dans leur chair ces attentats et pour toutes celles et ceux qui leurs proches ou leurs moins proches ont été frappés dans leur chair et dans leur appartenance à la nation française la violence la violence n'est pas seulement la violence terroriste c'est aussi la violence criminelle ce sont des zones où nos concitoyens ont et comment leur en vouloir le sentiment que le droit se délite que la présence républicaine s'affaisse ce sont la rom c'est la remise en cause ce sont les trafics de stupéfiants nous parlons ici au havre dans une ville qui parce qu'elle est un grand port est une des portes d'entrée des trafics de stupéfiants malheureusement une des plus grandes portes d'entrée des trafics de stupéfiants en france avec le lot de violence criminalité de danger de déstabilisation de peur littéralement que cela suscite dans la population violence criminelle violence des trafics violence j'allais dire et je ne les met pas sur le même plan mais violence d'ordre public enfin et là aussi nous avons eu à le gérer ensemble et nous avons eu à le connaître ensemble nous avons vu en 2015 au moment de la loi travail des manifestations d'une violence inouïe inouïe en 2018 et en 2019 les violences à l'occasion du mouvement des gilet jaune du littéralement d'une violence inouïe donc nous sommes dans une société où le niveau de violence mesfar et cette violence n'est pas simplement dans la rue elle est parfois dans le foyer la prise de conscience prise de conscience progressive est nécessaire tout à fait remarquable grâce aux efforts notamment du gouvernement et de beaucoup d'associations pour faire comprendre que les violences et les violences faites aux femmes et les violences à l'intérieur du foyer était inacceptable devait être dénoncés devaient être identifiés et devait être puni cette prise de conscience montre bien la violence dans le foyer la violence à l'école qui n'est pas forcément pas toujours heureusement une violence physique mais nous voyons bien les phénomènes et la dureté du phénomène du harcèlement scolaire et c'est d'une violence inouïe totalement déstabilisatrice pour beaucoup d'enfants pour beaucoup de familles si j'osais je dirais que nous savons depuis la publication du rapport sauvé qu'il y aussi une violence dans l'église et dans la foi cette violence dans notre société elle est très profondément ancré et il faut la regarder droit dans les yeux et il faut je crois se poser la question de savoir comment est ce qu'on ramène une forme d'ordre parce qu'on ne peut pas laisser cette violence prospérer alors c'est là aussi facile à dire est difficile à faire ou plus exactement le constat peut être facile à dresser quoique d'ailleurs on voit que dans certains domaines il pas dit pas si simple adressé ensuite faut pouvoir réagir il ya d'abord un principe qui est un principe sur lequel nous allons devoir avoir un débat et nous mettre d'accord collectivement en tant que nation le principe d'autorité il va y avoir un débat sur la façon dont on traite les incivilités sont pas évidemment en propre par mme à proprement parler des activités criminelles mais qui traduisent l'idée que au fond chacun d'entre nous pourrait à un moment ou un autre quand ça lui plaît sortir du cadre collectif ne pas respecter les règles parce que parce que pourquoi parce que c'est mieux pour lui ça n'est pas possible et il faut que par mille façons par la prévention je crois pas du tout que la question de l'ordre soit seulement une question de sanctions ou de répression les débats entre la prévention d'un côté et la sanction a l'impression me paraissent totalement dater heureusement tout est nécessaire la prévention l'aspiration on ne réussit jamais aussi bien à régler ces questions de désordre quand définissant un projet et en suscitant des aspirations de la part de celles et ceux qui pourraient sombrer dans cette violence et puis il ya la question des moyens des moyens attribués à nos forces de l'ordre là aussi l'effort est considérable depuis quelques années considérable et la question me paraît n'ont pas réglé il faudrait que ça dure encore d'ailleurs vous ai bien compris que ce que j'aimerais c'est que ça dure s'agissant des efforts portés par le gouvernement par le président la met mais la question me paraît bien traité dans les moyens qui sont attribuées aux forces de l'ordre et puis il ya la question de la sanction il ya la question de la justice c'est toujours un peu compliqué de parler de la justice quand on est responsable politique faut être prudent non non ne faut pas être prudent parce qu'on penserait que faut être prudent parce que parce que c'est des sujets compliqués parce que la séparation des pouvoirs ça existe et parce que remettre en cause la légitimité et l'institution judiciaire est toujours quelque chose qui à la fin nuit à l'intérêt général mais néanmoins notez bien ce que je dis quand même avant le méné ombre mais néanmoins si je devais identifier ce qui à mes yeux est aujourd'hui le maillon le plus faible de cette chaîne qui doit nous permettre de rétablir de ramener de garantir l'ordre pour nos concitoyens je dirais que le maillon le plus fragile aujourd'hui pas le plus faible le plus fragile c'est probablement celui la justice et ça n'est pas très surprenant parce que là aussi depuis lors mais c'est même pas depuis 40 ans lassé depuis je crois que c'est depuis toujours nous avons désinvesti dans notre système judiciaire peut-être par inquiétude vis-à-vis des juges peut-être par ignorance peut-être par un vieux réflexe soit républicain soit monarchiste vraiment les juges il ya aujourd'hui les chiffres parlent d'eux mêmes alors même que nous avons considérablement quand je dis nous c'est le gouvernement actuel celui qui le précédait augmenter les moyens de la justice regardez le décalage entre ce que fit danse un français ce que finances allemands s'agissant de la justice 69 allez on va dire 70 70 euros par habitant en france pour financer le système judiciaire 130 en allemagne vous allez dire oui mais les allemands y sont beaucoup plus riches il a amorcé par habitant un bon et puis surtout les espagnols sont à 92 ou 93 donc ayant bien conscience des choses il ya deux fois plus un peu plus même deux fois plus de juges en allemagne qu'en france un procureur en france il a dix fois plus d'affaires que son homologue en allemagne comment est ce que vous voulez que la procureure qui a dix fois plus d'affaires que son homologue en allemand en allemagne sorte les dossiers ne serait-ce que aussi vite c'est pas possible or la question de la célérité de la justice est une question importante je suis bien convaincu que beaucoup beaucoup d'entre vous ne comprennent pas bon et moi je ne comprends pas en tout cas je peux vous le dire pourquoi sur un certain nombre d'affaires je comprends très bien l'idée qu'il ne fallait pas juger à chaud toutes les affaires bien entendu je comprends très bien l'idée qu'il faille prendre le temps d'instruire évidemment mais pourquoi est-ce que ça dure si longtemps essentiellement pour des questions de moyens peut-être aussi parfois pour des questions de procédure mais essentiellement pour des questions de moyens nous avons à penser la justice des vingt ou trente prochaines années nous avons à rattraper notre système judiciaire et notre système carcéral sinon sinon comme c'est le maillon plus faibles et comme c'est le maillon plus faibles qui détermine efficacité de la chaîne alors nous ne réussirons pas à remettre l'ordre qui n'est pas une fin en soi mais sans quoi rien ne peut se faire lorsque nos concitoyens ont le sentiment que c'est le désordre qui prévaut ils ne peuvent pas construire leur vie dans la sérénité ils ne peuvent pas faire des choix pour leurs enfants si constamment il s'inquiète de ce qui va se passer l'ordre dans la rue l'ordre dans les comptes ça me paraît le premier défi et ça me parait des défis cruciaux deuxième défi je serai moins loin mais en même temps je me suis dit quitte à faire venir autant que jean au havre 0 temps on est bien là non et deuxième défi pardon deuxième défi deuxième défi sur lequel nous pouvons avoir un impact je vais aller plus vite enfin je sais pas si je vais les pubs le défi relatif à la transition écologique on peut avoir un impact en france je dis pas qu'on peut régler en france la totalité des questions mais on peut véritablement avoir un impact je ne suis pas spontanément celui qui apparaît aux yeux d'un certain nombre d'observateurs le mieux placé ou le plus légitime pour m'exprimer sur ce sujet je sais ça ne m'a pas échappé j'y suis venu tard et alors est ce que vous croyez que c'est parce qu'on vient tu as un sujet qu'on est moins légitime en parler est ce que vous croyez que c'est parce qu'on vient tu as un sujet que on a moins l'envi d'apporter des solutions moi je suis convaincu que comme beaucoup de français je suis venu à un sujet probablement trop tard et je salue ce qu'ils ont compris avant bras avec beaucoup de respect beaucoup d'admiration mais je sais qu'on a la possibilité d'apporter un certain nombre de solutions si on se pose des questions qui sont des questions là aussi un peu prospective et un peu importante alors d'abord un point de satisfaction je pense que la prise en compte la prise en compte par nom de la nécessité d'avancer sur ces sujets est maintenant assez large christophe et delphine le disais il ya plus de 160 mer ici et il ya des gens qui ne le sont plus mais qu'ils ont été je ne connais pas de maire qu'ils ne s'investissent pas dans cette matière nous savons que l'organisation de nos compétences nous savons que notre action quotidienne doit prendre en compte ses priorités et dans la société il me semble qu'au fond cet impératif est aujourd'hui assez largement partagée c'est plutôt une excellente nouvelle mais néanmoins nous devons nous poser un certain nombre de questions et essayer d'apporter des réponses je voudrais en donner quelques-unes d'abord d'abord une question est ce que la transition écologique ça passe c'est une question compliquée je la pose en terme général mais c'est une question compliquée est franchement très compliqué est-ce que ça passe par plus de liberté où plus de contraintes une question quand on la pose de façon théorique comme ça ça va quand on rentre dans le détail ça peut devenir tendue est ce que on peut en conservant un très grand niveau de liberté être au niveau en matière de transition écologique ou est-ce que nécessairement cela passe par une forme de contrainte sur les individus sur les citoyens sur les usages et par des contraintes de plus en plus forte deuxième question qui va avec est-ce que la solution c'est la décroissance ou est ce qu'on peut imaginer un système dans lequel la croissance reste un objectif mais est en mesure réellement de répondre aux questions de la transition écologique il ya finalement aujourd'hui peu de gens qui prônent la décroissance alors il y en a quelques-uns quelques-unes ça s'entend parfois ça surprend moi je ne partage pas du tout parce que je pense que la décroissance et les chocs de productivité négatif come on ou dans l'agriculture j'y crois pas une seconde et je pense surtout que c'est dangereux et mauvais pour une population mondiale qui continue à s'accroître mais comment est-ce qu'on envisage une croissance qui véritablement tiens prends en compte et est à la hauteur des enjeux de la transition écologique et ben je crois pas que le débat soit totalement tranché pour être honnête je ne crois pas que nous ayons fait la totalité de l'analyse de ce qu'implique la réponse à cette question et je pense que ça fait partie du débat public que nous devons avoir qui est un débat important qui est un débat difficile moi je me fixerai assez volontiers deux objectifs s'agissant de la transition écologique c'est d'afficher des priorités est pour moi la priorité les priorités c'est la préservation des ressources et la décarbonation de l'économie je dis pas que ça arrive tous les sujets mais je pense que si véritablement en organique la stratégie de notre pays pour décarbonés l'économie et pour préserver les ressources on a une chance raisonnable d'être quand même à peu près à la hauteur du sujet et je pense qu'il faut que sujets politiques par politique on est sept priorités en tête on doit avoir cette priorité en tête quand on pense à ce que vont devenir les villes il ya des mères ici il ya des maires de communes rurales il ya des maires de villes et parfois de grandes villes qu'est ce que c'est la ville qu'est ce que c'est la ville française en 2050 comment voulons-nous vivre ensemble dans nos villes en 2050 est ce qu'on fait de la densité est ce qu'on ne fait pas de la densité comment est ce qu'on construit comment est ce qu'on imagine la mobilité comment est ce qu'on imagine la sociabilité avec les transitions numérique comment est ce qu'on imagine nos villes est ce qu'on les laisse se portait comme ça en se disant ça va bien finir par réussir on va rénover un peu quand on pourra puis on va faire de la mobilité électrique quand on pourra et puis tout ce qu'on pourra on le fera quand on pourra ou est ce qu'on essaie de penser véritablement un modèle français de ville sachant que un des plus grands plaisirs de l'europe c'est la ville il ya plein d'autres choses un b mais quand même allez partout dans le monde c'est quand même plutôt en europe qu'on a les plus belles villes leurs marques en délire et ajaccio sur tout mais c'est vrai donc qu'est ce que c'est construire une ville aménage une ville transformée une ville pour 2030 c'est une question qui intéresse qui passionne les élus qui passionne nos concitoyens et que nous devons adresser qu'est ce que c'est l'énergie et la politique énergétique à l'horizon 2050 c'est évidemment posé la question du nucléaire il ya six ans ou 5 ans ou six ans quand je me reporte en arrière quand je pense par exemple à ce que j'ai vécu moi pendant la primaire de la droite les questions sur le nucléaire sur le mix énergétique était toujours teinté d'une très grande méfiance et on sent aujourd'hui que l'objectif de décarbonation replace le nucléaire au centre de la table moi je veux dire les choses très clairement et peut-être ça va vous surprendre je ne crois pas que le nucléaire ce soit la solution de politique énergétique à la transition que nous connaissons mais je suis certain qu'il n'ya pas de solution à court terme semblent nucléaire j'en suis totalement convaincu si nous voulons pouvoir produire de l'énergie massive stable certaines est décarbonée nous devons nous appuyer sur ce qui est un de nos avantages comparatifs une technologie des compétences qui sont à la hauteur des sujets et je pense très sincèrement qu'on ne peut pas tout jouer sur le nucléaire un bon mix énergétique c'est justement un bon mix il peut pas y avoir que du nucléaire il doit y avoir beaucoup de renouvelables de quelle nature hopper discuter mais il ne faut pas bart guinée sur ce sujet il y aura il doit y avoir un mix énergétique avec une part de nucléaire importante et la campagne qui vient le débat qui s'ouvre doit être un moment où discutent de ces options est ce qu'on arrête complètement les éoliennes comme certains le proposent prétendent est ce que on essaie d'organiser la répartition des éoliennes sur la terre et dans la mer de façon plus intelligente est-ce qu'on se fixe véritablement un projet de recherche et de développement deux nouveaux réacteurs en matière de nucléaire est ce qu'on reconstruit des centrales c'est maintenant qu'il faut trancher le débat il est maintenant ils d'où il doit être pris maintenant pour une raison très simple c'est que dans les mois et dans l'année qui suivra l'élection présidentielle il sera trop tard on est tenu de prendre ses choix maintenant c'est un choix passionnant je propose qu'on y réfléchisse ensemble je propose qu'on prenne des positions ensemble et je termine s'agissant du défi environnemental par une remarque sur l'agriculture l'agriculture française formidable très bien nous l'aimons très bien nous la défendons très bien elle doit l'être mais les agriculteurs encore plus parfait jusqu'ici on est tous d'accord mais quelle forme elle prend dans les 20 ou 30 ans qui viennent comment est-ce qu'elle va devoir se transformer dans les 20 ou 30 ans qui viennent le désamour la désinfection d'une certaine façon que subissent nos agriculteurs les déconvenues qu'ils peuvent avoir dans l'exercice de leur activité partout où ils sont installés en france les transformations de la production alimentaire de l'élevage notamment tout ça nous impose de savoir quel est le modèle agricole que nous voulons défendre c'est pas une petite question j'ai lu récemment j'ai entendu récemment des gens qui disaient si nous ne faisons rien et nous faisons des choses si nous ne faisons pas encore plus l'agriculture française suit la pente de la sidérurgie française et notez bien d'ailleurs ce fait étonnant et inquiétant que la part dans le commerce extérieur de l'agriculture est en train plus exactement que l'excédent commercial agricole est en train de baisser régulièrement et assez rapidement c'est très préoccupant je ne crois pas que l'avenir l'agriculture française se soit simplement l'exportation du cognac et dieu c'est cher xavier que je trouve que c'est un produit important xavier le maire d'angoulême si je commence à taper sur le cognac ça je vais me faire engueuler mais d'autant que le cognac je le dis pour tous ceux qui sont là aujourd'hui est exportée depuis le havre [Applaudissements] mais mais ça peut pas que ça le seul avenir l'agriculture française donc nous avons une questions à nous poser là aussi il faut réfléchir non pas pour les six mois où les trois ans qui viennent mais bien pour les 30 ans qui viennent je voudrais pas ce que je vois les regard affolé d'un certain nombre de gens qui travaillent avec moi me dire mais enfin tu es trop l'eau c'est vrai je suis peut-être trop long enfin maintenant vous êtes là vous garde 3 troisième sujet troisième défi dans le gardon troisième défi que je voudrais évoquer avec vous c'est l'organisation de notre république d'ailleurs je dirais l'organisation de notre république et la qualité de notre débat démocratique quand je vois l'organisation de notre république quand je vois l'état d'abord je fais attention à ce que je dis là aussi parce que on a une relation un peu paradoxal voire franchement schizophrénique quand on parle de l'état en france on le dénigre trouvant son administration trop pesante trop tatillonne souvent assez largement inefficace bref on dénigre l'administration on dénigre l'état est pourtant un manque ablement à chaque fois que quelque chose ne va pas bien nous nous tournons vers lui c'est comme ça l'êta en france a participé à la constitution de la nation elle s'est organisée autour de lui l'êta en france dans notre imaginaire dans notre histoire et c'est très important l'imaginaire l'histoire une place l'autre pareil est probablement assez différente de celle que peuvent avoir les autres états dans les autres pays et notamment dans les autres pays voisins donc il faut faire gaffe à ce qu'on dit et quand je vois notre état aujourd'hui quand je le pratique en tant que fonctionnaire pendant quelques années en tant que premier ministre pendant quelques autres je vois je vois des agents qui sont très souvent soucieux de bien faire est assez remarquable et et qui ont montré pendant la pandémie s'agissant des agents hospitaliers et pendant toutes les crises s'agissant des autres et de même aussi des capacités d'implication de services une qualité un engagement tout à fait exceptionnel ça ça existe et c'est extrêmement précieux pour nos coûts mais je vois aussi je vois aussi un état qui est peu maniable écrasé d'une certaine façon par sa propre masse par le nombre à gérer c'est pas un mythe quand vous regardez la fonction publique française ya quand même quelques chiffres qui sont intéressants quand vous regardez la fonction publique française entre 1998 et aujourd'hui le nombre d'agents publics fonctionnaires ou contractuels a augmenté de 17% c'est beaucoup quand même 17 % en vingt ans le nombre enfin la population française dans le même temps augmenté de 11% donc année après année nous augmentons la proportion de fonctionnaires et d'agents publics dans notre pays alors même que année après année nous disons attention quand même il va falloir faire attention alors même qu année après année on nous dit dans le débat public qu'on rogne ici qu'on coupe là et que on tue les services publics alors même que depuis des années je doute que collectivement nous ayons le sentiment d'une offre publique qui serait considérablement plus efficaces ou considérablement plus accessible donc on vit dans un dans un dans un enfant vit quelque chose de bizarre et de pas satisfaisant et de très peu satisfaisant nombre de fonctionnaires éclatement des structures de l'état notre et ait atomisé des agences des autorités administratives indépendantes des établissements publics des démembrements il y en a dans tous les coins et quand vous avez le sentiment quand vous avez le sentiment que vous allez organiser une politique publique en disant on va aller par là vous vous retrouvez avec une myriade d'acteurs publics qui dépense qu'ils te demandent tous soit directement soit indirectement bien à la fin tous de l'état et qu'il faut vraiment bien alignées parce que chacun sa petite politique parce que vraiment ça correspond à l'objectif qui lui est assigné et vous avez une atomisation de la puissance de l'état qui est extrêmement préoccupante et malheureusement là aussi un ce processus là il ne se tarit pas il se développe il s'accélère ce démembrement il a une certaine tendance à l'accélération je trouve ça extrêmement préoccupant la troisième chose que je vois quand je regarde l'état et je m'en désole c'est que progressivement nous avons remplacé les patrons par des normes et c'est terrible pour qu'un truc fonctionne donc un système humain fonctionne il faut un patron c'est d'ailleurs pour ça que proportionnellement les collectivités territoriales s'en sortent un peu mieux c'est parce qu'elles ont des patrons alors quand ils sont pas bons ils sont virés très bien il est d'ailleurs très bien fait pour ça la démocratie pas de problème mais je vous assure qu'en dans la fonction publique d'état vous trouvez des patrons ça marche très bien je les ai vus pendant la crise sanitaire dans certains endroits vous aviez des femmes des hommes qui prenaient leurs responsabilités qui comprenait qu'il passait pas leur temps à demander à aux trois échelons supérieurs ce qu'il fallait faire et qui faisait et qui entraînaient les troupes et y trouver des solutions mais ça marchait très bien et c'était très impressionnant il se rendait très fiers la fonction publique et dans les autres dans les autres on a trop souvent remplacés l'initiative personnelle par la lecture de la circulaire qui vous dit comment interpréter les trois normes côté [Musique] quand vous avez quelqu'un qui vous dit écouter avant de vous répondre monsieur le maire je vais attendre la circulaire du ministre et je comprends je comprends humainement mais c'est totalement déraisonnable nous sommes en train de scléroser totalement l'initiative de celles et ceux qui pourraient peser qui pourrait prendre des décisions et ça c'est très préoccupant pour la machine public il faut donc que nous imaginions de nouvelles façons de fonctionner valoriser ceux qui prennent les décisions valoriser compris financièrement ceux qui prennent des décisions valoriser y compris financièrement ceux qui prennent des décisions pour que justement ils sachent que ça vaut le coup d'avancé et d'assumer un certain nombre de choses quand je regarde l'organisation de notre république et pas simplement de notre tard quand je regarde l'organisation de notre république je vois des collectivités locales et des élus locaux hyper engagé hyper engagé et ça c'est assez formidable mais je vois aussi un système d'une grande complexité beaucoup de communes c'est l'histoire de france sa géographie en tout cas sa géographie son histoire beaucoup d'intercommunalité avec disons nous les choses objectivement avec le développement de ces intercommunalités jc ensuite très partisan mais je sais qu'il ya ici des gens qui ont beaucoup oeuvré pour le développement de l'intercommunalité un sentiment d'éloignement qu'il faut pas négliger de nos concitoyens quand ils comprennent plus l'intercommunalité quand ils savent plus quand ils connaissent plus le vice-président qui s'occupe des déchets avant c'était là tout en mer c'est facile d'aller l'engueuler lui mais et ou de les lui poser une question ou d'aller lui donner une proposition quand c'est le vice-président qu'est le maire de la commune il ya 40 km et qu'on sait pas qui c'est forcément le sentiment de d'éloignement de détricotage de ce lien de proximité il se développe on doit donc faire très attention à l'existant et à la distanciation qui peut naître de cette complexité et de cet éloignement et puis on a parfois un jeu disons là aussi malsain entre les collectivités territoriales et l'état tout ça n'est pas totalement satisfaisant même si dans l'ensemble le couple préfet maire peut bien fonctionner il faut bien remarquer aussi que le jeu de renvoi d'ascenseur ou que le jeu de répartition compétences budget fonctionnent pas très très bien alors je crois que et puis nous avons des questions irrésolues je vais pas être très long là dessus mais on a des vrais sujets pour le pays qui ne sont pas traités en tout cas qui ne sont pas réglés je peux vous en donner au moins deux paris et marseille je parle du plan institutionnel je me prononce pas sur les équipes le voir à mende non non non non jetable sur le plan institutionnel écoutez paris marseille c'est les deux plus grandes métropoles françaises et elles ont des opportunités des atouts exceptionnels marseille par sa géographie son histoire le sa place dans la méditerranée paris pas la peine d'expliquer pourquoi et pourtant le bleu l'organisation institutionnelle à paris et à marseille est de toute évidence totalement insatisfaisante totalement insatisfaisante morcelé incapable de et nous le savons tous le monde le sait les élus qui doivent se dépêtrer avec ça et qui parfois ont contribué alcrer le savent parfaitement on peut pas espérer développer notre pays si les deux plus grandes métropoles de notre pays sont encalminés dans des structures administratives et politiques qui ne correspondent pas à des projets de développement ça n'est pas possible [Applaudissements] et donc il faut se poser la question que j'évoquais tout à l'heure qu'est ce que c'est qu'une grande métropole européenne dans les 30 années qui viennent comment est-ce qu'on organise et comment est-ce que décision après décision loi après loi aux modèles ce que nous voulons faire voilà typiquement typiquement ce que nous devons construire nous devons mesdames et messieurs c'est un défi formidable construire un nouvel état nous poser la question de savoir si les institutions si les réglementations si les structurations de l'état que nous connaissons sont adaptés à l'évolution du monde que je viens de décrire voilà c'est ça que nous devons faire et ça va être compliqué les force de pesanteur vont être puissante les interrogations les questionnements les contradictions vont être massives mais nous devons régler ce sujet nous devons régler sujet et je voudrais essayer de l'engager avec vous de même façon que nous devons essayer d'améliorer la qualité de notre niveau la qualité de notre débat démocratique qui objectivement l'oms est missionné vraiment pas satisfaisant je parle souvent d'affaissement du débat démocratique d'affaissement du débat public et franchement franchement nous y sommes enfin pas ici en mai mais nous y sommes aujourd'hui aujourd'hui la qualité du débat public et en cause la possibilité de la nuance est en jeu mon plaisir la place de la science est en question alors nous sommes d'une certaine façon tous responsables quand je dis nous c'est pas simplement la presse simplement les responsables publics simplement les intellectuels simple seydoux tous les gens qui aiment mon le débat public tous les gens qui aiment mon la démocratie nous avons une part de responsabilité dans l'affaissement du débat public mais vraiment notre débat s'affaisse nous avons du mal à poser les termes du débat est allé discuter nous parlons en permanence je le disais tout à l'heure de l'instrument qui va suivre est pas de l'objectif que nous devrions nous fixer ou alors nous éditorialisant l'ensemble des débats au fond quand vous commencez à présenter un chiffre vous avez quelqu'un en face de vous qui vous dites mais les chiffres on peut leur faire dire ce qu'on veut 1 alors oui et non enfin je veux dire quand même s'ils ont décrit les faits il faut aime bien parler des faits non on va parler des faits on va dire ce qu'on pense et donc la conviction remplace la démonstration [Applaudissements] on a une immédiateté qui prévaut on a une posture qui l'emportent on a une complexité kénié ecoutez-le en débat public c'est toujours simple il vous suffit de faire ça c'est toujours simple tous les gens qui se colle au réel tous les gens qui exercent des responsabilités savent que ça n'est jamais simple c'est toujours compliqué le droit est compliqué le budget est compliqué l'histoire est compliquée le réel est compliqué alors évidemment quand on arrive qu'on dit c'est simple mais lier si vous comprenez pas que c'est simple si vous êtes nuls qu'est ce que voulez que je vous dise le le débat public notre débat public n'est pas au niveau d'une grande démocratie n'est pas au niveau d'une grande république n'est pas au niveau où nous devrions le placer dome m [Applaudissements] j'observe parce qu'on vit une formidable qu'on peut à la fois tout dire aujourd'hui et quand même subir la police de la pensée on vit dans un monde où on peut quasiment tout dire et parfois des horreurs des contrevérités manifeste et pourtant nous vivons aussi c'est le même monde dans un monde où vous avez la cancel culture le walkie sme et et tout le tintouin qui peut vous tomber dessus en vous disant vous n'avez pas le droit de dire ça comment vous lisez au maire quand même une vision très masculine de l'antiquité au maire [Applaudissements] alors je peux pas faire mieux claude malhuret sur ce thème donc donc j'arrête mais quand même quand même le débat public sa qualité c'est quand même très préoccupant d'ailleurs ça se traduit par une chose qui est métallique qui est dangereuse c'est que progressivement nous sommes en train de nous isoler dans notre débat public de nous replier sur nous-mêmes l'abstention très forte et très près massive dans les derniers scrutins est-ce que c'était lié aux que vides on verra mais très massives dans les derniers scrutins devient a fait politique signifiant évidemment je discutais récemment avec un intellectuel n'est pas exactement dans la ligne politique dans laquelle je me place traditionnellement mais qui a une vision que je trouve passionnante d'ailleurs pour ça que c'est passionnant discuter avec des gens avec qui on n'est pas à spontanément d'accord qui mettait en parallèle l'abstention qui est une forme maintenant de message politique sur le thème on n'a pas besoin de vous de toute façon c'est pas ça ça ne compte pas avec le la tendance qu'on observe qu un certain nombre de maires ici et d'élus doivent constater que vous tous devaient constater dans les campagnes ou dans les lotissements de construction de murs de plus en plus autour des maisons en général c'est pas exactement le signe d'une société ouverte et apaisée en tout cas je crois pas et donc il est en train de se passer quelque chose au fur et à mesure que notre débat public ça fait ce qui nous remet en cause nous mêmes qui remet en cause le pays tel que nous voulons l'envisager jeu j'attire votre attention là dessus comment est-ce qu'on règle tablier problèmes d'abord par un effort individuel je je je vous propose mesdames et messieurs et vous tous qui voulaient participer à la formation politique à laquelle je crois que nous nous interdisions que nous nous interdisions je dis pas qu'on y arrivera systématiquement ayant parfois des moments on tombera dans la facilité mais que nous nous interdisions l'acidité que nous nous interdisions de dénigrer ceux qui dans le champ démocratique ne sont pas d'accord avec nous ça n'est pas possible ça n'est pas possible de se balancer des insultes de simplifier les positions en permanence ça n'est pas possible [Applaudissements] alors une fois qu'on a dit ça qu'est ce qu'on fait eh ben on fait en partie d'accord dit m'a ainsi si jusqu'à présent c'était pour ont fait un parti on met en mai 2010 est il s'est passé quelque chose qui était très signifiants sur le plan politique le fait que les deux grands partis de gouvernement à gauche et à droite n'ait pas été qualifiés pour le deuxième tour certains y ont vu le fruit de la conjoncture d'un accident enfin néanmoins le fait que les deux grands partis qui avait trusté la présidence a trusté votre site et bref on avait compris ne soit pas représenté au deuxième tour le fait que le président de la république se soit lui-même inscrit dans une logique de dépassement politique c'est à dire de nom recomposition de cette alternative gauche droite le fait qu' il est en 2017 l'audace c'est extraordinaire je dois dire d'aller chercher un premier ministre ailleurs que dans son camp ski non mais pardon mais je veux dire ça ça donne le niveau de l'audace et de vista du président en question tout ça a ouvert une séquence dans l'histoire politique française de recomposition qui était attendu qui était nécessaire et d'ailleurs que beaucoup appelaient de leurs voeux parce que les lignes de fracture du débat public les lignes de fracture idéologique n'étaient plus conformes aux lignes de fracture partisane les fractures idéologiques passé à l'intérieur des partis et les partis ne disait rien des oppositions idéologiques qui sont légitimes dans une démocratie c'est ce qui est en train de voler en éclats depuis 2007 et ça se fait de façon itérative compliqué et c'est normal ça peut pas être comme ça on recompose pas un système politique aussi ancien d'un coup de cuillère à pot en dix ans maintenant ça va être comme ça ça prend du temps c'est l'expression que j'utilise souvent la poutre travail d'un croyez moi elle n'a pas fini de travailler parce que évidemment évidemment cette recomposition elle est en cours c'est une recomposition intellectuelle c'est une recomposition partisane c'est une recomposition difficile mais assez nécessaire est assez extraordinaire d'une certaine façon moi j'ai dit les choses le plus clairement possible parce que l'expérience montre que quand on les dit pas clairement on n'est pas compris et que quand on les dit clairement parfois on n'est pas compris quand même donc il faut mieux le dire très clairement alors j'ai dit très clairement et je redis très très clairement très très clairement que mon objectif en 2022 c'est de faire en sorte que le président de la république emmanuel macron soient réunies [Applaudissements] je le dis clairement et j'ai dit les raisons pour lesquelles je le pensais et je pense aussi que la réélection d'un président c'est encore plus difficile que l'élection d'un président l'histoire récente semble plaider pour la validité de ce constat c'est encore plus difficile et je dis que cette réélection elle passera comme tout les réélections pas un élargissement et pas par un rétrécissement la réélection du président de la république elle passera par l'élargissement de la base électorale l'élargissement de sa base électorale est probablement par l'élargissement de la représentation de cette base électorale c'est comme ça c'est comme ça que je le vois je pense que c'est nécessaire sans quoi l'élection est loin d'être gagné d'ailleurs permettez moi de vous dire que j'ai beaucoup cotisé à ceux qui pensent qu'une élection peu de gagner neuf ans et qu' il n'est pas interdit de se tromper un boum boum est mais vous savez ce qu'on dit sur persévérer et donc je ne crois pas qu'une élection soit gagnée d avance tu crois pas du tout mais je ne crois pas que l'élection ou la réélection d'un président puisse être gagnée d'avancé pas avec le peuple français avec le niveau d'angoissé avec le niveau de colère parfois pas avec le niveau d' aspiration d'attentes pas avec le niveau de difficulté des affaires publiques il faut gérer et donc la campagne sera difficile évidemment elle n'est pas gagner évidemment et elle passe je le crois par un élargissement de la base électorale ça me paraît indispensable c'est ce à quoi je veux contribuer c'est ce à quoi je vous propose de contribuer [Applaudissements] aux objectifs c'est de construire un stock de stabilité sur lequel le président de la république pourra continuer à agir dans les années qui viennent on a tous un tout petit peu une forme de myopie en garde l'élection présidentielle quand on est très très intéressé par les questions électorales ont regardé l'élection présidentielle et les élections législatives et puis quand on aime son pays on peut regarder un tout petit peu de la hausse et on peut voir ce qui se passe dans les cinq ans qui suivent c'est à dire tous les problèmes que je viens de décrire qu'il faut contribuer à régler est ce que quelqu'un ici pensent qu'on peut régler ses problèmes sans être littéralement assis ou posée sur un socle de stabilité politique jamais de la vie c'est indispensable et donc mon objectif c'est de contribuer à la constitution de ce socle de stabilité en créant un parti politique oui mesdames et messieurs en créant un parti politique [Applaudissements] bon les partis politiques sont les organisations humaines qui attire le plus de bienveillance et de sympathie de la part de la population française ils sont mal aimés et peut-être ai-je contribué à certains moments de mes expressions publiques a incité à ce sentiment si c'est le cas je m'excuse sont mal aimés mais ils sont nécessaires il n'y a pas de démocratie sans parti politique le général de gaulle ne les aimais pas beaucoup quoique mais il a lui même ressenti le besoin de les faire figurer dans la constitution de la vème république en disant qu'il participait à l'expression du suffrage concourir aux suffrages nous avons besoin dans une démocratie de partis politiques qui forment qui réfléchissent qui travaillent qui pose les options du débat public et qui permettre aux électeurs de faire des choix éclairés si on ne croit pas au choix éclairé les lecteurs si on ne croit pas à la qualité du débat public alors les parties sondés sont inutiles mais il ya plus de démocratie il ya de l'opinion il ya du sondage mais il ya plus de démocratie donc notre objectif c'est de créer un parti un vrai un vrai parti avec des statuts qui seront déposés lundi avec une charte des valeurs qui vous sera distribué dans quelques minutes et que vous voyez sa fiche est derrière moi enfin non derrière moi vous voyez synthèse très rapide de la charte des valeurs parce que ce sont plutôt des affirmations et la charte des valeurs essaie d'en expliquer un certain nombre de principes alors n'y voyez pas un choix politique à gauche on est pour c'est comme ça [Applaudissements] cette charte des valeurs elle est conçue non pas comme un credo mais elle et consulte parce que à la fin de la fin ce qui doit prévaloir dans un parti ce sont des idées communes des valeurs communes des convictions qu'il faut partager qu'il faut défendre qu'il faut expliquer et qui doivent permettre de bien identifier le niveau où l'on a envie de se placer et les grands choix qu'on propose aux français cette charte des valeurs elle veut s'inscrire dans une logique de rassemblement je crois qu'on ne fait jamais rien en france de grands sans le rassemblement et elle veut laisser pardon pas la charte des valeurs mais le parti que nous voulons construire veut laisser une place très particulière au maire je voudrais insister là dessus j'ai eu l'occasion de l'expliquer un certain de mes amis mes arrières je voudrais expliquer ce que je veux faire avec l'interdiction du cumul des mandats avec l'évolution de la vie politique je suis frappé de constater que les maires se sont trouvés comme écarté du débat public national attention comprenons nous bien quand je dis écarté du débat public national les maires peuvent dire ce qu'ils pensent ils ont des associations pour cela sur les sujets qui les concernent en tant que patron d'une collectivité locale ça ça existe et ça n'est pas remis en cause et très bien comme ça ce que je veux dire c'est que la capacité pour les mères à participer à la définition des débats publics nationaux est aujourd'hui très largement insuffisante et je pense que dans le débat public dont j'ai dit que la qualité me paraissait préoccupante c'est un problème parce que les mères pas parce qu'ils sont plus intelligents que les autres mais parce qu'ils sont confrontés directement un certain nombre de sujets et qu'ils sont les seuls à être confrontés directement à ces sujets chez les élus peuvent apporter quelque chose à la politique nationale peuvent apporter quelque chose au débat politique national c'est la raison pour laquelle les maires qui adhérent au parti dont bientôt vous connaîtrez le nom j'ai failli dire comme ça passe les mères qui adhéreront aux parties que nous créons prendront place et pourront siéger dans ce que nous avons décidé d'appeler une assemblée de mer ils lisent éliront directement le vice président du parti ils participeront à la définition de la ligne et il ça ils seront en charge de porter des sujets qui ne sont pas simplement des sujets municipaux mais des sujets de politique nationale avec leurs yeux et avec leurs convictions je veux que les maires de l'échelon municipal soit réintroduit dans le débat public national et je ne suis pas sûr que les formations politiques existantes mais ça se comprend très bien parce que elles ont toutes été créées avant la suppression du cumul des mandats et avant certain de l'évolution récente je ne suis pas sûr que les formations politiques existantes soient en mesure aujourd'hui de laisser à l'échelon municipal qui sera les flancs de base de l'organisation du parti sera pas la circonscription ce ne sera pas le département ce sera la commune de participer à ce débat public national c'est l'ambition que nous avons et c'est l'ambition que nous allons porter pour faire et pour définir une stratégie une stratégie pour la france alors il faut quand même que oetrange cette question du nom du parti non mais je savais que si je commençais par vous dire ça c'est tous partir donc alors quel est le nom du parti bah je vais vous le jugez vous le dis on va vous le dire on va vous le dire on va vous lire on va vous le dire on va vous dire maintenant horizons le parti que nous créons c'est le parti qui porte ce nom d'horizon pourquoi horizon parce qu'il faut pour faire bien voir loin parce que pour conjurer les vertiges dont je vous parlais il faut voir loin parce que si l'on veut véritablement réfléchir à la stratégie du pays à l'horizon 2050 eh bien il faut pas regarder juste devant soir et il faut pas regarder juste à côté il faut forcément voir loin avec horizon nous allons définir une stratégie pour la france une stratégie pour le pays et et c'est une aventure et c'est une aventure collective et on est heureux on est heureux de savoir qu'aujourd'hui que on est déjà très nombreux et on va l'être encore plus parce qu'on a besoin de toutes les intelligences de toutes les énergies pour atteindre cet horizon pour l'avoir constamment à l'esprit dans toutes les décisions que nous pouvons prendre je pense qu'un certain nombre de journalistes politiques de commentateurs attentif vont nous dire mais alors quel est le positionnement d'horizon et bien je vous dirais c'est volontiers que le positionnement d'horizon c'est devant et que de la même façon qu individuellement nous devons nous astreindre à ne pas dénigrer et entendre ce qui se dit dans le champ démocratique affaires par an avec la plus grande fermeté le cas échéant nos désaccords mais à discuter de la même façon horizons se place dans une logique de partenariat et de rassemblement évidemment quand vous portez une logique d'élargissement et ben vous voulez travailler avec des gens qui sont déjà là avec des partenaires et je veux le dire là aussi de la façon la plus claire possible à tous ceux qui parfois s'interrogent les interrogations sont évidemment légitime sur la façon dont horizon entend travailler avec les autres partenaires de la majorité actuelle soit de la majorité futur dans un esprit de partenariat on a beaucoup évoqué récemment une expression qui est une belle expression celle de la maison commune je ne sais pas encore exactement ce qu'elle recoupe au sens où j'ai bien compris qu'il ne s'agissait pas d'un parti unique qui seraient formés et structurée en tant qu un parti unique ça j'ai bien compris qu'il ne s'agissait pas de ça si c'est une bannière et surtout si c'est une bannière qui doit permettre l'élection du président de la république nous serons derrière si c'est une c'est une maison commune où il ya des pièces pour tous ceux qui veulent faire participer la communauté nous y serons heureux la seule chose à laquelle je tiens c est ce que ce ne soit pas quelque chose qui ferait une différence entre ceux qui sont déjà à l'intérieur de la maison et ceux qui ont vocation à y arriver c'est ce que je dis de la façon la plus détendue mais aussi la plus claire possible si j'avais voulu faire un bon mot mais c'est pas mon genre je vous aurais cité cette belle non mais j'ai pas le faire je pas de charge non non non non je vais pas le faire ne pas le faire non voyez vous je vais pas le faire parce que il faut résister à la tentation du bonbon alors mesdames et messieurs la ligne claire que je nous fixe c'est de préférer à la fébrilité la sérénité nous devons être sereins la france a besoin de femmes et d'hommes qui s'engagent sereinement qui ne vit brionne pas à chaque fois qu'une phrase est prononcée c'est un effort de contrôle de soi même c'est un effort de responsabilité vis-à-vis du débat public que j'évoquais tout à l'heure mais c'est un effort qui n'est pas simplement un effort pour les autres c'est trop facile de demander des efforts aux autres il faut que nous nous y astreignons nous mêmes je souhaite que tous ceux qui se reconnaissent dans la démarche que je viens d'évoquer avec vous s'astreignent à cette règle de la sérénité d'accord merci c'est ma première ligne claire ma deuxième ligne claire c'est le soutien au président de la république et la constitution d'un pôle de stabilité pour faire en sorte que les cinq années qui viennent puissent être desannées utile ma troisième ligne claire c'est la volonté de construire une stratégie est de ne pas nous perdre et nous égarer dans des polémiques inutiles immédiate constantes insupportables nous allons nous mettre au travail christophe béchu qui exercera les fonctions éminentes de secrétaire général du parti horizon aura la responsabilité de constituer dans les jours dans les semaines qui viennent des groupes de travail pour que les statuts puissent être discuté avec tous ceux qui ont vocation à nous rejoindre on ne peut pas définir les plans tout seul et donc il faudra que nous puissions discuter avec toutes celles et ceux soit dans des formations politiques déjà existantes qui voudront nous rejoindre parce qu'il n'y a pas d'exclusive à la réflexion politique parce qu'on peut parfaitement me semble-t-il avoir des loyautés convergentes il sera permis dans notre formation politique ce qu'on appelle la double appartenance moi je n'ai aucun problème aucun problème à ce que celles et ceux qui ont un engagement dans une formation politique puisse participer au travail que nous faisons ça ne pose aucun problème c'est indispensable même à mon avis si on veut rentrer dans des logiques de collaboration de coopération et pas simplement dans des logiques de pré carré jeu voilà pourquoi nous aurons une maison verte ouverte j'ai pas dis verte ouverte et puis vous pourrez adhérer en vous connectant sur le sur le site du parti de façon à ce que nous puissions prendre contact avec vous dans les semaines qui viennent et à organiser votre arrivée et surtout votre travail dans les instances du parti et nous allons devoir mesdames et messieurs nous allons devoir élaborer cette stratégie dont je vous parlais et dont je ne vais pas vous parler beaucoup plus longtemps car il n'est pas impossible qu'un certain nombre deux ans ici commence à avoir faim et que comme me disait ma grand-mère ventre affamé n'a pas d'oreilles il faut donc ne pas en rajouter mais la stratégie que je veux construire elle doit porter sur trois points immédiate aux et il faut y penser je voudrais insister sur le premier sur le troisième le deuxième je le dirai en passant de même s'il mériterait beaucoup plus de développement premier point sur lequel va insister c'est laisser l'école c'est l'éducation nous avons besoin urgemment notamment de relever le défi de l'école de relever le défi de l'éducation vient d'une famille vient d'une famille à qui l'école a beaucoup donné je viens d'ailleurs d'une famille qui a beaucoup donné à l'école aussi je sais combien le métier est extraordinairement exaltant et terriblement usants je sais combien rien n'est possible dans une nation si le niveau d'éducation n'est pas à la hauteur des enjeux je sais combien beaucoup de français aspirent à ce que l'école reste le moteur privilégié de l'ascension sociale et de la reconnaissance sociale et de la promotion du mérite je sais que d'excellentes mesures ont été prises dans les années qui viennent de s'écouler je pense notamment dédoublement des classes je pense à tout ce qui a été fait sur l'éducation prioritaire c'est formidable et il faut féliciter l'ensemble de ceux qui ont concouru à cette décision mais je sais aussi mesdames et messieurs et nous savons tous que ce qui est en train de se passer est préoccupant nous décrochons dans un certain nombre de matières la culture scientifique le niveau scientifique en france pas simplement à l'école mais en france est en train de baisser nous ne préparons pas l'avenir de notre pays sans redonner le goût de la science aux élèves et peut-être aussi parfois aux professeurs nous ne rétablirons pas la puissance intellectuelle la puissance industrielle la puissance technologique de notre pays si nous nous détournons des enseignements scientifiques il ya là un enjeu majeur majeur le président j le président giscard d'estaing disait avec son accent inimitable que je vous mettrai donc pas à chaque fois qu'il vous croisez il vous demander ce que vous aviez fait dans la vie avant en fait ce qu'ils voulaient savoir si vous étiez ingénieurs ou pas et en général quand vous lui disiez que vous n'étiez pas ingénieur ce qui était mon cas et je vais vous dire je suis jamais vraiment passé à côté de la possibilité de devenir ingénieur jamais et vous disais c'est très dommage on l'a trop de juristes en france à moi qui suis juriste et pas assez d'ingénieurs dans le gouvernement chinois ils ont que des ingénieurs et un juriste le premier ministre derrière il n'y avait pas autre chose que le constat que je voudrais formulées devant vous la chine chaque année produit un million d'ingénieurs l'inde produit un million d'ingénieurs chaque année un peu plus même la russie produit 450 mille ingénieurs chaque année la france 40 1048 comment espérer mesdames et messieurs que nous puissions faire valoir notre intelligence collective nos intérêts notre puissance si nous nous détournons aussi massivement de ce qui est au coeur de la vie donc oui une stratégie d'éducation oui une réflexion sur l'éducation qui ne commence pas par se poser la question des moyens ou de l'organisation mais qui commence à se poser la question de savoir au fond comment est ce qu on individualise ou pas la pédagogie comment est ce qu'on trouve de nouvelles façons d'enseigner comment est ce que on peut redonner le goût de la science comment est-ce qu'on peut redonner le goût du travail collectif comment est ce que véritablement on élève chaque élève comment est ce qu'on élève chaque élève est pas comment est ce que on organise un programme comment est-ce qu'on paye évidemment qu'il faut augmenter le salaire des jeunes professeurs évidemment mais puisqu'il faut le faire et puisque nous avons commencé à le faire et puisque le gouvernement a commencé à le faire profitons-en pour changer aussi le métier pour imaginer de nouvelles façons d'exercer des nouveaux rythmes pour imaginer des nouvelles des nouveaux types de carrières sur tous ces sujets nous ferons des propositions parce que je crois que c'est au coeur au coeur du coeur de la stratégie que nous devons construire on pourrait aussi parler de compétitivité mais je ne vais pas en parler aujourd'hui et je voudrais terminer terminé oui terminée mesdames et messieurs ce rapide discours par un des éléments de la stratégie que nous devons penser mais qui est au fond au coeur du sujet au coeur du sujet je dis depuis le début que notre objectif est de construire une stratégie pour la france pour construire une stratégie pour la france il faut se demander ce qui se passe dans le monde il faut se demander quelles sont les forces et les faiblesses du système français tout ça est vrai il faut aussi savoir ce que c'est que la france il faut aussi avoir une idée claire de ce qu'est notre nation moi je pense très profondément que la france est une nation politique d'une nation politique avec une histoire qu'à ses lumières etc assez sombre ces nations politique avec une culture qui a ses grandeurs et parfois ces facilités c'est une nation politique au sens où ce qui la tient ça n'est pas un rapport à une ethnie ça n'est pas une exclusive par rapport à une langue parce qu'elle évidemment d'autres nations qui ont le français en partage ce qui tient la france c'est sa capacité à se projeter en avant c'est le référendum le référendum quotidien dont nous parlait relancé l'idée de dire que les français partagent l'envi de faire quelque chose en commun les nations politique risque à tous les âges de se défaire si elles n'ont pas de projets toutes celles et ceux mesdames et messieurs qui prétendent dire que l'identité de la france doit se contempler en regardant dans le passé que ce soit un passé nostalgique exaltés ou lucide tout cela à mon avis ne saisissent pas le caractère profondément politique de notre nation nous sommes une nation qui tient parce qu'elle regarde loin parce qu'elle a un projet nous sommes une nation qui soudent des gens qui veulent vivre en france et qui partage cette envie fondamental de construire une république avec un message universaliste bien sûr un message universaliste est ce que le message universaliste que la france a porté et que la france doit continuer à porter il est toujours parfait non mais est-ce que nous avons un moment à un moment quelconque envie de revenir sur la nature profondément universaliste profondément humaniste qui est au coeur de la république française non plus il est donc hors de question ont construit la france en bâtissant un projet et ensuite tu n'en es ce projet ce projet c'est la force de mouvements qui nous permet d'avancer autrement dit il n'ya pas de place il n'y a pas de place dans les perspectives dans la solidité de la nation pour ceux qui ont une vision contemplative de ce que devrait être ou de ce que serait la france la france si c'est une culture c'est une histoire c'est aussi une idée c'est un combat permanent c'est un déséquilibre avant moi je skie très mal très mal parce que je skie très mal pas mais je sais une chose c'est que quand vous êtes sur une pente quand vous pencher en arrière en cherchant la stabilité ou vous casser la gueule il faut se mettre en avant il faut penser projet il faut regarder l'horizon est pas se demander si effectivement les témoins au port c'est ça la france alors nous aurons l'occasion de définir de grands projets des projets scientifiques des projets d'infrastructures les projets à la taille de la france à la taille de l'europe des projets la taille du monde il faut voir grand pour être français il faut voir grand pour faire la france et je vous propose mesdames et messieurs de le faire ensemble voilà pratique voilà le club et et oh oh oh oh littoral et hu m 1 merci beaucoup
Édouard Philippe