🔴 Décentraliser : pour quoi faire ? - CamPuS 2026
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:52Marise Le BranchuFait
« il faut baisser la dépense. Point. Il faut rationaliser. Il faut diminuer le nombre d'élus. il faut diminuer, diminuer, diminuer. »
- 10:16Marise Le BranchuFait
« on diminue l'impôt, on fait l'énorme bêtisse de supprimer la taxe d'habitation et la seule solution qui reste c'est de reconcentrer. Non pas par hasard. ou de recentraliser, non pas par hasard, mais je pense par idéologie. »
- 17:11André LenielFait
« La décentralisation c'est à la fois vouloir répondre aux grands enjeux de la nation et de revivifier la démocratie. C'est ça. »
- 18:36André LenielFait
« Tout doit être décentralisé, sauf ce qui est réservé à l'État, c'est-à-dire les fonctions régaliennes, ça va de soi. Les grandes fonctions de solidarité nationale. »
- 20:39André LenielFait
« aujourd'hui nous sommes submergés dans chacune de nos collectivités par le réglementaire, par des injonctions contradictoire permanente et tous les élus locaux s'en plaignent. »
- 21:21André LenielPromesse
« Si nous n'avons pas une nouvelle réforme de décentralisation profonde dotée des moyens nécessaire, on ne redressera pas la France. »
- 22:46André LenielFait
« L'autonomie financière, elle est théoriquement dans la Constitution. Elle a été totalement bafouée par la loi organique qui a suivi la réforme constitutionnelle. »
- 28:19Frédéric FéretFait
« l'état du ferroviaire par exemple dans notre pays. Moi qui suis fils de chemin je peux témoigner, ça fonctionne pas mieux aujourd'hui que ça fonctionnait hier. »
- 29:42Frédéric FéretFait
« vaut mieux vieillir dans les hautes scènes que dans la la Somme ou dans le nord aujourd'hui. Euh c'est le ce sont des les collectivités locales et en particulier le département qui accompagne par exemple la la fin de vie. »
- 31:06Frédéric FéretFait
« on mettait 1 € en zone urbaine on en mettait cinq sur les territoires ruraux donc là c'est effectivement une règle à calculer un peu brutale qui tient absolument pas compte des spécificités du des territoires ruraux »
- 34:18Nora MebarekChiffre
« un projet européen sort financé par la France et donc par l'Europe toutes les 3 minutes en France. C'est exactement ce que on dit sur notre capacité d'investissement. 70 % de l'investissement est un investissement local et dans ces 70 % de l'investissement des collectivités locales pour la France et bien il y a 80 % d'investissement européens. »
- 37:43Nora MebarekFait
« il y a une une décentralisation allemande qui est très loin, enfin tu le disais avec par rapport à la France. Moi, je ne crois pas et je ne suis pas pour qu'on décentralise souvent au niveau français et qu'on prenne l'exemple allemand »
- 45:32Alain RoussetFait
« même dans des compétences qu'on estime aujourd'hui régaliennes, ça marche mieux dans un état décentralisé. Et dans tous les pays démocratiques, la santé et l'éducation et de compétences régionale. »
- 55:49Alain RoussetChiffre
« les régions ont eu la responsabilité de former les infirmières. plus 40 % ces 10 dernières années. »
- 1:03:24Fait
« les compétences, croyez-moi, elles sont pas évidentes quand on veut discuter du territoire par rapport à la ville de Paris. »
- 1:04:04Promesse
« faisons en sorte que dans notre prochain mandat ou du moins au moins dans la le programme, on puisse dire et bien le Parti socialiste, place publique par exemple auront comme base de changer l'organisation institutionnelle de la France. »
- 1:05:21Fait
« Réduction drastique du programme régional de formation Hervé Morin suppression de lignes de train. Il a même fait en sorte d'acheter des trains trop larges pour les voir. »
- 1:06:42Fait
« l'argent est remonté à l'Europe. »
- 1:08:00Fait
« le maire quand il doit agir en urgence, il doit agir très rapidement, prendre son arrêté sous peine de voir sa responsabilité engagée. »
- 1:08:32Fait
« l'État n'accompagne plus les collectivités et les budgets pour euh sont plus suffisants. »
- 1:09:12Fait
« le développement des polices municipales a été un moyen pour l'État de se désengager de ses propres missions régaliennes de police nationale au gré de la montée en compétence. »
- 1:11:17Fait
« il a fallu que madame Delga, président de région, finance elle-même les travaux et rachète de mémoire la propriété de la ligne jusqu'à Luchon pour qu'une ligne de transport régionaux rouvre. »
- 1:16:03Fait
« un état décentralisé, c'est pas un état fédéral. Nous sommes pour le sursaut fédéral. »
- 1:18:07Fait
« on a aussi l'idée que et bien on est d'abord et avant tout français sinon ça veut dire que il faut aussi décentraliser en Corse et je crois que le débat n'a pas été tranché à l'Assemblée nationale dans le sens de la volonté des corses sur l'autonomie et l'indépendance. »
- 1:19:29Fait
« la décentralisation, c'est forcément les décisions locales qui priment sur les décisions d'ensemble. »
- 1:21:32Promesse
« nous ayons les moyens et la liberté, y compris administrative, y compris de législation locale qui nous permettent d'agir. »
- 1:23:37Fait
« il y a cette toujours là si on rentre un peu plus en détail le sujet des compétences partagées voire des compétences générales. »
- 1:25:36Fait
« les 10 ans qui viennent, c'est 10 ans de choix idéologique majeur qui est le libéralisme. Et donc tout ce qu'on peut transférer au privés, on le transfère au privés, on diminue le service public. »
- 1:26:16Fait
« quand on ne donne pas quand on décentralise en ne donnant pas les moyens, c'est parce qu'on ne croit pas au service public comme élément majeur de structuration d'une société. »
- 1:27:00Fait
« la décentralisation est un élément majeur si on croit au service public, si on croit à la capacité de des élus de bien faire en fonction des engagements qu'ils ont pris auprès de leurs citoyens. »
- 1:27:42Fait
« si par exemple une région décide de ne plus former tel ou tel type de métier, la VAE a été supprimé par l'État de fait et pas de droit. »
- 1:29:05Fait
« On vous a confisqué le pouvoir, on vous le rend. »
- 1:29:45Fait
« si les collectivités locales, quel qu'elles soit ne sont pas là demain avec Marine Le Pen au pouvoir, qu'est-ce qui va rester de démocratie ? »
- 1:30:27Fait
« ce n'est pas vrai qu'on peut avoir des équipes dans une mairie, dans une interco, dans un département ou dans une région qui soit totalement polyvalent. »
- 1:31:09Promesse
« Nous ce qu'on réclame au niveau des régions, quelle que soit la sensibilité, c'est que l'État assume sa responsabilité sur les infrastructures. »
Temps de parole
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Et comment est-ce qu'on se projette demain pour avoir une décentralisation plus efficace, que ce soit au niveau des communes, des intercommunalité, des départements, des régions et également puisque je les présenterai juste après mais je la présente tout de suite. Donc nous avons la chance d'avoir avec nous Noram et Barek qui peut aussi nous apporter cette dimension européenne puisque il y a des échelons décentralisés dans l'ensemble des pays européens mais évidemment nous n'avons pas toutes et tous la même histoire, la même organisation, les mêmes compétences et donc derrière aussi des grands sujets budgétaires. Il y a une chaise videite puisque j'excuse Alain Rousset président de la région Nouvelle Aquitaine qui est un peu en retard mais donc j'accueille
avec plaisir Marise le Branchu qui est illustre illustre camarade et notamment ancienne ministre des collectivités et de la décentralisation. Alain Leniel qui est André je suis je suis perturbé par Alain Roset qui n'est pas là. Donc André Leniel, premier vice-président de l'association des maires de France et également ancien ministre des collectivités. Donc Nora que j'ai déjà présenté, coprésidente de notre délégation socialiste au Parlement européen et vice-présidente de la Commission euh du développement régional qui donc particulièrement pertinente de son sujet et Frédéric Féet qui n'est pas sur la petite fiche que vous avez mais qu'on a le plaisir d'accueillir qui est
notre nouveau maire d'Amien et nouveau président de la métropole Damien. Donc qui nous fait le plaisir euh d'être avec nous euh en début de pour ce début d'après-midi. J'ai retenu peut-être juste avant de lancer nos débats des interventions de Marc et Karine ce matin en introduction que nous avions toujours besoin de décentralisation mais qu'il fallait que les moyens suivent pour que cette décentralisation soit évidemment efficace et surtout Karine disait du qui a été donc président d'une toute petite communauté de commune dans ce département de l'or et cher on a besoin de décentralisation parce qu'on a besoin de décider plus près pour agir plus vite
et mieux. À partir de ce moment-là, comment est-ce que à partir de tout ce qu'on a aujourd'hui comme outil au niveau de la décentralisation, on arrive à construire des politiques publiques ? parce qu'en fait c'est bien ça l'essentiel d'avoir des collectivités responsables élues directement construire des politiques publiques pour les citoyennes et pour les citoyens et comment avec les 10 ans de macronisme qui s'achèvent nous avons assisté à une reconcentration de l'action publique que ce soit au niveau d'un état omnipotent jupitérien au moins pendant le premier quinquena mais surtout dans les territoires, dans les départements une reconcentration au
niveau de la figure préfector oral et un mandat deux mandats d'Emmanuel Macron que je pense qu'on peut qu'on peut clairement dire qu'il n'a toujours pas compris au bout de 10 ans le rôle des corps intermédiaires qu'il soit syndicaux et là je laisse ça aux camarades qui s'occupent de toutes nos tables rondes de démocratie sociale mais rien compris non plus à ce qu'était la vie publique locale et la vie des élus locaux donc peut-être Marelise commencer avec toi sur ces constats là on n'est pas pour rien dans toute l'histoire de la décentralisation en France France aujourd'hui, comment est-ce que les choses selon toi fonctionnent, disfonctionnent ? Qu'est-ce qu'on aurait peut-être pu faire mieux ? Et donc comment est-ce qu'on se projette demain pour que surtout ça fonctionne mieux et
qu'on soit plus efficace pour les citoyennes et les citoyens ? J'ai [raclement de gorge] 2 heures. Merci d'être là. Bonjour à tous. Alors moi, j'ai quand même souvenir que lorsque nous sommes passés du militant socialiste avant 2012, parce que c'est cette période là que je voudrais juste citer à travers notre Fédération nationale des élus socialistes et républicains, nous sommes passés ensuite au gouvernement au travail sur une loi. C'est un petit peu embourbé pour des tas de raisons qu'on ne va pas reprendre ici cette histoire. Mais je pense que lorsque nous sommes
autour de la table, gouvernement socialiste, l'ensemble des représentants des associations d'élus, bien sûr, il y a il y avait André mais il y avait Alain, il y avait d'autres. Nous ne sommes plus entre militants socialistes. Il faut trouver un consensus à l'association des maires de France. Il faut trouver un consensus à l'association des départements de France, à l'association des régions de France. Et comme François Hollande tenait absolument à ce que nous discutions avec tout le monde, nous avons fait 126 réunions avec des associations d'élus, des élus littoraux, les élus de montagne, les élus de campagne, les petites villes, les grandes villes, les moyennes, France
urbaines et cetera et cetera et cetera. Et à la fin du compte, je crois que ce qui nous a manqué par rapport aux citoyens et ce qui peut-être aujourd'hui nous manque encore dans notre langage sur cette volonté de décentraliser, c'est pourquoi effectivement et c'est la bonne question d'aujourd'hui pourquoi les socialistes se sont donnés une mission, on le voit dans quelques notes de cette dernière année de la fondation Jean Jorè. une mission folle en fait, c'est que le pouvoir, l'État et les collectivités territoriales, l'ensemble de l'organisation territoriale de la République doit avoir un seul objectif
qui est d'améliorer la situation sociale des citoyens, de permettre l'éducation, l'émancipation et et l'égalité autant que faire se peut. que c'est une mission énorme que nous n'avons pas pu écrire comme nous aurions voulu dans les différents textes. Et je crois qu'aujourd'hui euh quand on parle de décentralisation, on va peut-être et moi c'est mon espoir retrouver le langage de la gauche et des socialistes en particulier et le langage de la droite. Pourquoi ? On a parlé d'Emmanuel Macron. On est en privé ici. Je peux dire que Emmanuel Macron a un territoire, il n'y connaissait absolument rien. J'avais eu le grand honneur quand il était
secrétaire de de l'Élysée, de lui apprendre comment fonctionner une collectivité locale et en particulier une commune, de lui expliquer qu'on avait pas le droit de s'endetter dans le fonctionnement et cetera et cetera. Mais je pense que cette formation n'a n'a n'a pas suffi parce que le logiciel politique n'est pas là. C'est-à-dire que pour lui, comme pour une pensée dominante aujourd'hui en France, on retrouve ça dans tous les articles et et j'ai regarder un petit peu la la presse quotidienne régionale qui est celle la plus lu par nos citoyens. On retrouve un langage sur la décentralisation qui est celui de la pensée dominante. Il faut baisser la
dépense. Point. Il faut rationaliser. Il faut diminuer le nombre d'élus. il faut diminuer, diminuer, diminuer. Et on ne parle pas d'objectif mais simplement de résultats en terme budgétaire essentiellement. Et dans un contexte comme celui-là, le populisme peut fleurir allègrement à l'extrême droite ou ailleurs. Et et je crois que aujourd'hui, il faut que nous redisions à partir de notre table ronde, mais aussi dans toutes des semaines qui viennent que lorsque nous parlons de décentralisation, nous parlons moyens pour les services publics, pour les agents publics, pour lutter contre la montée des inégalités,
pour permettre à à nos citoyens d'avoir accès au services publics. Et nous sommes là pour ça. Nous ne sommes pas là uniquement dans un petit discours. je dirais facile de régulation budgétaire ou de diminution d'un 1000feuille. [raclement de gorge] Alors, j'aime beaucoup les 1000 feuilles mais c'est effectivement une expression qui est devenue populiste et qui ne nous conduit pas à réfléchir sur qu'est-ce qu'une commune de gauche, une intercommunalité de gauche, un département de gauche, une région de gauche, qu'est-ce que la gauche porte ? Et je crois qu'aujourd'hui, en plus on est victime dans cette pensée dominante et ces langages, j'ai presque envie de dire
radiophonique pour ne pas dire de réseaux sociaux. On est victime aussi de de globalisation. Alors, on dit les communes rurales ne vont pas bien. C'est pas vrai. Il y a des communes rurales, moi j'habite dans une commune rurale qui va bien. Il y a des communes rurales qui vont bien, des communes rurales qui ne vont pas bien. Les villes moyennes sont mangées par les métropoles. Non, c'est pas vrai. Il y a des villes moyennes qui se portent bien. Il y en a qui sont effectivement en couronne de métropole et qui ont été plutôt boostés par la métropole. L'intercommunauté détruit la démocratie. Non, c'est un choix qu'on a fait. Alors André et moi on éétait pas d'accord mais c'est vrai que aujourd'hui l'intercommunalité est considérée comme une structure un peu technocratique
au-dessus des collectivités locales. Et quand moi je vois dans certaines intercommunaités rurales parce que j'ai la chance d'y vivre que il y a désormais un service de bus de mobilité gratuite euh pour les citoyens. Je dis merci à l'interco. Là, on a atteint un objectif mais nous ne réussissons plus à ce que dans la tête de nos citoyens gauche et décentralisation riment sur les mêmes objectifs. Alors bien sûr, on peut parler de l'organisation. On dit plus rien des grandes régions. Elles sont là, elles sont là. Bon, c'est peut-être un accident de l'histoire, mais c'est une réalité. Donc
on fait avec et je pense pas que nos citoyens soient prêts à recommencer dessin, une nouvelle géographie. Non, je pense qu'il faut essayer de faire avec ce qu'on a même si c'est parfaitement imparfait cette fois. Mais je pense que pour parler gauche et décentralisation, il faut regarder la réalité en face. Le langage dominant. On avait le représentant du MF ce matin qui parlait de dépenses publiques et de rationalisation de la dépense publique. Le langage dominant est un langage profondément de droite et vous dit et vous redit à longueur de temps au fond si on peut diminuer l'impôt si on peut diminuer la taxe les gens se porteront
mieux au résultat des courses. On diminue l'impôt, on fait l'énorme bêtisse de supprimer la taxe d'habitation et la seule solution qui reste c'est de reconcentrer. Non pas par hasard. ou de recentraliser, non pas par hasard, mais je pense par idéologie. C'est vraiment une conviction profonde qu'on trouve à droite et pas chez tout le monde mais beaucoup à droite et qu'on trouve dans ce qu'on a appelé le macronisme. Je ne sais pas si c'est une idéologie ou mais bon dans l'existant de de nos quelques années passées, on assiste à une recentralisation par volonté de diminuer le service public, de d'amoindrir l'émission de service
public. On montre du doigt les agents publics, on veut abandonner le statut, on veut ouvrir le toutes les les recrutements maximum à des contractuels de droits privés. C'està dire qu'il y a une vraie un vrai engagement politique de droite de renoncer à ce qui a été la mission première de l'État, c'est-à-dire rendre service au citoyens. Et c'est ça qu'il faut qu'on redise entre nous parce que si on met tout autour de la table encore les représentants de toutes les association pour déterminer un texte après un échec de la gauche, un échec de la droite, je
ne sais pas, on est dans un tel dans un tel maestrom on ne sait plus comment réfléchir. Est-ce qu'on réfléchit en se disant on aura pas le pouvoir donc il faut qu'on force le pouvoir dans nos collectivités ou est-ce qu'on réfléchit pour dire il nous faut le pouvoir pour redonner le pouvoir à nos collectivités ? L'idée de gagner pour que sur les territoires, on retrouve la notion même d'amélioration du statut social de chacun, d'aide aux inégalités, inégalités territoriales ou humaine et cetera et cetera. Si on veut retrouver les fondamentaux de notre pensée politique, il faut gagner. Mais il faut gagner avec l'intime conviction qu'une décentralisation
doit passer par une réécriture de la volonté vraiment de faire avancer nos territoires. Je pense que on on s'est contenté d'un texte intéressant sur certains aspects, en particulier un carco ou d'autres he ça a été intéressant mais on n' pas réussi à faire passer le message de la gauche. veut le dire comme je le ressens aujourd'hui et il faut qu'on retrouve un logiciel socialiste de la décentralisation en parlant on parlait tout à l'heure avec des militants élus de la MDPH. Ça a été une vraie avancée mais on est encore loin du compte. en parlant de l'école et du fait qu'aujourd'hui on ne choisiss pas forcément l'école publique pour des tas de raisons. Bref, en parlant de la
formation, en parlant des grandes zones industrielles en grande difficulté, on on doit trouver ce langage-là et je pense qu'on ne l'a pas aujourd'hui. On l'aura peut-être dans 2 heures, mais en tout cas, je nous souhaite de nous regarder avec notre logiciel politique, pas avec nos instruments technocratiques ou notre connaissance parfaite des territoires. Et je termine par un point. Si dans la prospective il faut apporter une illustration, je pense que commune intercommunale, commune interco et et région, ça va à peu près. Il faudrait parler de ressources mais d'autres le feront mieux que moi. Je pense que il nous faut un niveau de la solidarité.
Et le niveau de la solidarité parce qu'il y a des grandes régions, c'est le département. solidarité envers les individus, solidarité envers les territoires. Je reste convaincu qu'un conseiller départemental pourrait par exemple être obligatoirement un élu d'une interco. Pourquoi ? Pour que les intercommunalités discutent entre elles de ce qu'on peut faire pour le territoire qui va le plus mal. Je voyais l'exemple d'un fleuron de notre industrie à transférer en coopérative. On aurait pu être tous dans un une ner géographique au chevet de cette future coopérative. On en a pas les moyens aujourd'hui parce qu'on n pas l'échelon de la solidarité.
Mais l'échelon de la solidarité aurait pu dire à la région voilà ce qu'on veut faire. Toi tu as la compétence économique combien tu nous apportes et comment et cetera. Bref, je veux pas être trop longue, mais l'échelon de la solidarité envers les personnes et envers les territoires, c'est celui qui pourrait peut-être peut-être, je dis bien, sortir les citoyens d'un populisme de droite qui va malheureusement trop bien. [applaudissements] En fait la transition est parfaitement trouvée justement entre cet aspect qui peut paraître complètement aride, complètement techno notamment pour les non initiés qui sont je pense 99 % de la
population sur cette complexité qui est l'entremêlement de l'ensemble des compétences à forceuré quand on commence à regarder un texte de loi et la nécessité de remettre du politique dedans. était encore aux premières loges pour justement mener cette bataille de la sauvegarde de l'échelon local avec cette grande bataille qui est la tienne aussi de garantir l'autonomie fiscale et financière des collectivités qui est juste inscrite dans la constitution. Comment est-ce que toi tu analyses la décennie qu'on vient de passer, peut-être même un peu plus loin pour aussi savoir faire notre critique et est-ce que la décentralisation a encore un avenir et lequel notamment pour les communes puisque tu as une place
éminente encore à la MF ? Bon ça vaudrait au moins un cours d'une heure. Je vais essayer de le faire. Marise en voulait deux donc c'est parfait. On commence à diminuer. Mais Marise a toujours été beaucoup plus ambitieuse que moi. [rires] Non. Revenir aux fondamentaux, c'est ce que tu nous as dit Marie. Quels sont les fondamentaux ? Alors là, moi je vais remonter un peu plus haut la définition que François Mitéran donnait de la décentralisation. La décentralisation, elle avait une vocation simple. D'abord, qu'avait dit François Miton ? Il avait dit il a fallu des siècles de centralisation pour que la France se fasse. Et il ajouta il faut maintenant la décentralisation
pour que la France ne se défasse pas. C'est ainsi que François Mitterin avait présenté la décentralisation. Maintenant, plus de 40 ans après la décentralisation, nous sommes revenus au point de départ. La décentralisation, ça n'est pas une réforme administrative, c'est une révolution profonde de la démocratie. Et à l'époque quand nous avons fait la campagne de 1981, je suis assez ancien pour m'en souvenir, je collais des affiches. Elles étaient d'ailleurs très mal conçu parce qu'elles étaient toutes horizontales, ce qui est absurde quand on voulait les coller sur les poteaux électriques. Et
que disait cette affiche ? Elle disait "La seule ambition de la droite, garder le pouvoir. Notre volonté vous le rendre." Bien, la décentralisation c'est à la fois vouloir répondre aux grands enjeux de la nation et de revivifier la démocratie. C'est ça. Et donc je le dis aujourd'hui très tranquillement, il ne s'agit pas de discuter de rustine sur la décentralisation. Il s'agit de refonder totalement la décentralisation. la décentralisation que nous l'avons conçu. J'allais dire j'étais dans l'équipe puisque j'étais à l'époque au Parlement et que j'étais le rapporteur du budget de l'intérieur lorsqu'on a fait les lois de décentralisation. Donc
j'ai travaillé en permanence directement avec Gaston et nous avons travaillé sur ce sujet et on pouvait pas faire autrement. À l'époque, on avait décidé que c'était l'État qui décentralisait. Aujourd'hui, ça doit être inversé. Aujourd'hui, en tout cas, ça doit être notre ambition. Tout doit être décentralisé, sauf ce qui est réservé à l'État, c'est-à-dire les fonctions régaliennes, ça va de soi. Les grandes fonctions de solidarité nationale. Bon, bref, je vais pas vous faire la liste, mais elle est assez facile à faire. Tout cela est confié à l'État. Tout le reste doit être décentralisé. C'est ça l'objectif. Ça peut se faire
par étape, mais la décentralisation, c'est redonner de l'air à l'ensemble de nos territoires, donc à l'ensemble de nos concitoyens. Et bien entendu, il faut prévoir les moyens pour le faire. Je reviendrai dans un deuxième temps sur les moyens. Mais vous voyez, si nous voulons faire avancer les choses et même un lieu aussi complexe que l'association des maires de France, c'est-à-dire où il y a à la fois la droite et la gauche où j'ai réussi depuis maintenant quelques décennies puisque je vais fêter mes 25 ans à la tête de la MF, euh nous avons imposé la parité politique. C'est pas rien. Mais cette définition de la décentralisation que je viens de donner, que j'ai impulsé à l'intérieur
de la MF, elle a été votée par tous les congrès de la MF. par la droite et par la gauche. Et donc cette idée qu'il faut que nous soyons capables maintenant, non pas seulement dénoncer comme je suis en train de le dire mais de mettre en œuvre. Et pour ça, il faut une volonté politique. Tu posais la question de la décennie macroniste, c'est la décennie de la décadence en particulier, mais pas seulement. en ce qui concerne la décentralisation, il y a des critiques à faire sur la période antérieure. On en a beaucoup débattu ensemble à l'époque, je vais pas y revenir, mais des progrès avaient néanmoins été faits, même si c'était pas
toujours ce que je souhaitais, mais en tout cas à coup sûr depuis 10 ans, tout est allé à l'inverse de la décentralisation. Tout a été recentralisation et les modes de recentralisation sont à la fois administratif. Aujourd'hui, nous sommes submergés dans chacune de nos collectivités par le réglementaire, par des injonctions contradictoire permanente et tous les élus locaux s'en plaignent. Alors là, je peux vous dire c'est transcourant, il y a pas de problème. Nous sommes étouffés, corsetés par les réglementations et c'est là qu'il faut retrouver de l'air. Et bien entendu, le deuxième volet qui a été le pire dans la période qui vient de
s'écouler, c'est l'étouffement. l'étouffement par les finances parce qu'aujourd'hui nous avons perdu nos moyens, nos leviers financiers. C'est vrai pour les régions et je salue Alain qui nous rejoint à cet instant. Les régions n'ont plus aucun levier fiscal. pour des bribes mais tellement infimes que ça n'a plus aucun sens et ça ne permet pas de conduire des politiques. Les départements sont aujourd'hui quasiment dans le même cas et les collectivités par ricochet se retrouvent avec un seul impôt qui est critiqué par tout le monde parce que comme c'est le seul bah tout le monde peut seul se permettre de le critiquer qui est l'impôt foncier. Et donc aujourd'hui, il n'y a plus de liberté d'action à partir du moment où nous n'avons plus la liberté de lever l'impôt et que nous
dépendons totalement d'un état, d'un état de plus en plus impécunieux et donc incapable de répondre aux attentes de nos concitoyens sur les territoires et de ce que les élus voudraient pouvoir faire pour rednamiser la France. Moi je le dis avec une conviction absolue. Si nous n'avons pas une nouvelle réforme de décentralisation profonde dotée des moyens nécessaire, on ne redressera pas la France. C'est l'un des leviers essentiels et l'une des erreurs actuelles, mais c'est vrai, de plusieurs gouvernements et en tout cas de ces 10 dernières années comme je viens de le dire, c'est de croire que c'est en recentralisant qu'on va rénover et redynamiser la France. Et on constate que depuis 10 ans, c'est
exactement l'inverse qui s'est produit dans notre pays. Faudrait peut-être que tout le monde apprenne des erreurs qui ont été commises. Nous, on en a commis, on les a reconnu. Mais là, ce qui a été fait depuis 10 ans, c'est l'innomable, c'est l'insondable. C'est c'est une vision omnipotente de l'État qui l'a rendu totalement impotent. Nous sommes dans ce paradoxe et que si on veut redonner à l'État une place forte, il faut bien entendu reconcentrer l'État sur ces prérogatives naturelles et que tout le reste puisse être l'efflorescence de la décentralisation sur l'ensemble de nos territoires. Bien entendu, ça veut dire en terme de moyens
que nous ayons l'autonomie fiscale et financière. L'autonomie financière, elle est théoriquement dans la Constitution. Elle a été totalement bafouée par la loi organique qui a suivi la réforme constitutionnelle. Et quant à bien entendu l'autonomie fiscale, aujourd'hui, je le disais en préambule de ce propos, nous n'en avons quasiment plus aucune les uns et les autres. Je répète, les communes ont encore le foncier bâti, sauf que on a plus aucune capacité réelle de le faire évoluer en fonction des projets, en fonction des impératifs, en fonction des besoins et de nos territoires et de la nation. Donc aujourd'hui, il y a une méconnaissance totale. On considère au niveau de
l'État, au niveau des infrastructure de la technocratie d'État, que nous sommes une charge d'où les collectivités alors que nous sommes en réalité l'un des derniers leviers qui peut permettre à la France de se redresser. Donc le combat pour la décentralisation, il doit être au cœur du projet socialiste pour ses élections présidentielles et il doit nous permettre de de faire que la démocratie locale revivifie la démocratie nationale. Ce sont des enjeux fondamentaux. C'est pas une réforme à la petite semaine. Ce ne sont pas des rustines. C'est un objectif essentiel à la survie de notre pays comme un grand pays démocratique, un grand pays industriel, un grand pays social.
Juste avant donc de te laisser rebondir en partie là-dessus Frédéric saluer donc l'arrivée d'in Roussé président de la région Nouvelle Akitaine. Merci merci Anin d'être avec nous. Donc juste par rapport à ce qui vient d'être dit sur à la fois donc ce manque d'autonomie, cette insatisfaction des élus et donc potentiellement aussi interction des citoyens qui n'y comprennent plus rien. Comment est-ce que toi avec ta casquette maintenant de nouveau maire d'une ville importante dans un territoire, est-ce que tu disais tout à l'heure dans la table ronde de métropolisation justement entre deux territoires, c'est une confusion un peu globale. Comment est-ce que toi tu
arrives à prendre tes marques dans l'ensemble de cet écosystème mais répondre derrière et exprimer les besoins que sont ceux de ta commune, de ta collectivité pour mener à bien le projet politique pour lequel tu as été élu ? Et en ce sens euh ce qu'André vient de d'illustrer euh on a davantage euh forcément été marqué par les décisions des 10- 15 dernières années euh sur la la gestion de nos nos territoires euh plutôt que de réinterroger les fondements, les fondations. Marie Marie est très bien revenu. Quand on est de gauche, on est forcément décentralisateur. Donc c'est
c'est pas ça qui est interrogé aujourd'hui. Moi, je préfère me reposer la question celle de de notre atelier de cet après-midi. Pourquoi pourquoi faire en trois mots ou en deux mots d'ailleurs ? changer la vie. C'était un petit peu mince le le le message fort qui était le nôtre il y a quelques dizaines d'années et l'acte des centralisateur, il devait largement y contribuer sur la vie quotidienne. Ça a été rappelé de que nos nos compatriotes, nos concitoyens se réapproprient l'ensemble effectivement des des outils et des de manière plus participative, plus citoyenne, plus démocratique. On avait aussi on a toujours la chance d'avoir de véritables
contrepouvoirs et l'an prochain, je connais pas effectivement l'arrivée définitive de 2027. On sera bien content d'avoir effectivement un pays qui est organisé avec tous ces contrepouvoirs démocratiques. En tout cas voilà, tout ça aujourd'hui me semble toujours fonctionner. Par contre, André l'a dit, on a bien des endroits aujourd'hui été affaiblis. on est interrogé et parfois les outils qui ont été conçus sont affaiblis. deux ou trois exemples. Euh je je le disais ce matin là dans dans un dans un échange autour du rapport entre les métropoles et le reste du territoire les outils stratégiques qu'Alin connaît bien les l les stradettes qui se déclinent en en
Scotte sur nos territoires et en autres outils un peu prospectifs et cetera à la moindre injonction présidentielle ou la xèe étape du du xe étape du T France. On balaye tout ça, on urbanise, on implante un data center sans que les élus locaux soient consultés. Voilà la réalité aujourd'hui sur mon territoire. Ça se passe à 15 km de chez moi, c'est 4 milliards euros d'investissement. Ce sera l'investissement des 15 ou 20 prochaines années. Donc on voit bien que là tout ça ne fonctionne plus et en tout cas n n'est plus au rendez-vous. Donc ce ce débat entre ces fonctions un peu girondines, un peu jacobines, il nous interroge forcément nous au plus
près du du terrain et là au risque de non pas de de contredire un peu ce qui a été dit, j'ai quand même la la faiblesse de croire que sur une partie au moins des fonctions d'aménagement du territoire, il faut quand même un état fort, un état central qui qui soit capable effectivement de défendre l'intérêt général sur bien des des des sujets. On voit que c'est difficile, pas sur les fonctions régaliennes. Ça a été évoqué tout à l'heure, c'est indispensable mais on pourrait regarder plus finement l'organisation par exemple de la sécurité civile ou des secours. Alain témoignera que s'il y avait pas cette solidarité nationale cet été, on aurait été bien en difficulté face
effectivement aux catastrophes naturelles qui vont s'imposer de de plus en plus avec le changement climatique. On le voit aussi sur d'autres sujets. l'état du ferroviaire par exemple dans notre pays. Moi qui suis fils de chemin je peux témoigner, ça fonctionne pas mieux aujourd'hui que ça fonctionnait hier. Et pour autant effectivement l'acte des centralisateurs, il avait confié des responsabilités importantes aux régions dont elles se sont emparées et parfois avec succès avec des trains du quotidien qui aujourd'hui sont présents et avec des efforts budgétaires et financiers importants. Mais la fonction plus centralisatrice, plus liée à l'aménagement du territoire, elle a disparu avec les les LGV qui ont
complètement organisé le territoire il y a il y a 10 même plus de 15 ans aujourd'hui et qui aujourd'hui sont complètement abandonnés et on se retrouve effectivement dans dans cette difficulté. L'autre difficulté, c'est les outils de péréquation entre nos territoires. André la l'a effleuré. Euh, vaut mieux vieillir dans les hautes scènes que dans la la Somme ou dans le nord aujourd'hui. Euh c'est le ce sont des les collectivités locales et en particulier le département qui accompagne par exemple la la fin de vie. Et on voit bien du on voit bien que les ressources de ces départements sont pas du tout les mêmes et donc du coup tous les services qui sont liés mince pas
seulement les épes mais les les soins à domicile tout ça est intimement lié à la richesse du territoire. On avait lors du quinquena de de France Hollande commencé à imaginer des outils de peréquation horizontaux. Ils existent encore à la marge. Ils sont pas de nature en tout cas à changer un peu le le destin, en tout cas les déséquilibres de de nos territoires. Voilà. mois aujourd'hui on devait se projeter. Je pense qu'il y a deux défis qui doivent nous nous motiver à à poursuivre cette décentralisation ou en tout cas à imaginer une 3è, une 4e, une 5e étape. Je sais pas ah mince à combien on en est. c'est le défi euh social, je viens de l'évoquer, hein,
c'est déséquilibre territoriaux euh entre grands espaces et puis même à l'intérieur de ces territoires. Euh on avait mené nous euh dans notre département une étude qui consistait à regarder comment les politiques de droits commun étaient déployées entre les espaces ruraux et les espaces urbains. Il y avait un réflexe habituel antigrande ville qui consistait à dire bah ils ont tout, ils ont l'argent, ils ont les moyens et cetera. que né sur toutes les politiques de droit communal donc la pas la PCH le RSA même l'acte éducatif en moyenne et cetera à chaque fois qu'on mettait 1 € en zone urbaine on en mettait cinq sur les territoires ruraux donc là c'est effectivement une règle à calculer un peu brutale qui tient absolument pas
compte des spécificités du des territoires ruraux mais on voit bien que la et c'était pire avant c'était pire avant effectivement que les collectivités soient de gauche nous on a passé notre temps effectivement à rééquilibrer ces mécaniques là. Donc ce défi là, il doit nous animer en permanence pour effectivement rééquilibrer nos territoire. Et puis le le deuxième défi, il est éminemment lié à la transition, en tout cas au choc climatique qui est devant nous. J'ai pas évoqué le le défi démographique, mais il est un peu lié au au défi social, mais le le défi environnemental, il nous oblige à repenser complètement un certain nombre de politiques publiques. Et là aussi, la décentralisation va jouer doit jouer un rôle central. Il y a une proposition d'ailleurs qui est sur
la table que je trouvais plutôt intéressante dans un premier temps d'essayer de de typer d'organiser un peu certaines collectivités sur des considérations plus plus naturelles. Par exemple sur la gestion de l'eau. Je crois qu'on même une proposition d'écorégion qui serait effectivement un peu centré sur les les bassins versants. Ça existe déjà. Ça s'appelle les agences de bassin. Tout ça fonctionne d'ailleurs plutôt pas mal. Donc je pense pas que ce soit la l'alpha et l'oméga. Mais en tout cas voilà, bâtir une réponse décentralisatrice qui tient compte effectivement des spécificités environnementales qui adaptent notre territoire à des réalités qui sont complètement différentes. La subversion marine que nos amis d'inquercque sont en train effectivement de d'affronter de
manière heureuse parce que ils ont le concours massif de la région, ce qui est pas le cas effectivement dans le la partie plus sud de ma région. il est pas du tout le même effectivement que cette agriculture qui est en pleine mutation avec le changement climatique et qu'il faut accompagner. Voilà un petit peu les deux clés qui doivent nous nous inspirer pour les années qui viennent. [applaudissements]
B je vais donner la parole Nora justement pour faire rebondir ensuite ensuite Alain justement sur la spécificité parce que Frédéric vient de nous dire justement que évidemment on a notre organisation française et on a de disparités et donc des besoins de rééquilibrage et d'inventer de nouvelles politiques et donc d'avoir des nouveaux moyens à l'intérieur de nos propres territoires en lien évidemment avec l'État centralis l'état central. Comment est-ce que toi avec ta focale européenne, tu vois la façon dont les choses sont organisées chez nos voisins ? Évidemment, les choses sont pas du tout organisé de la même façon, ni en terme géographique, ni en terme de compétence. que tu vois ce
qui fonctionne mieux ou moins bien. Et surtout, tu me disais en préparant que le réflexe procentralisateur que l'on voit en France depuis 10 ans, on commence à le constater au niveau européen alors même que l'Europe était là aussi pour aider les territoires à se développer par eux-mêmes. Donc comment est-ce que toi tu analyses ça ? Et comment est-ce que derrière au niveau européen vous combattez cette recentralisation pour qu'on soit toujours plus proche et efficace au niveau local ? Bon, d'abord, merci euh de m'avoir invité sur cette table ronde et je crois que c'est la première fois que euh quand on parle de décentralisation au niveau des universités d'été du parti, on y associe la partie européenne. C'est dire euh que
on a avancé sur l'idée aussi que dans ce que a décrisé Maryise tout à l'heure, on a peut-être aussi oublié les Chelon européens et finalement toute la politique de Jacques Deor au moment où on a retravaillé la décentralisation. à savoir, je vais vous donner un petit exemple, je le cite souvent, un projet européen sort financé par la France et donc par l'Europe toutes les 3 minutes en France. C'est exactement ce que on dit sur notre capacité d'investissement. 70 % de l'investissement est un investissement local et dans ces 70 % de l'investissement des collectivités locales pour la France et bien il y a 80
% d'investissement européens. Donc euh au même titre que la logique de renationalisation que décrivait André tout à l'heure au niveau national, c'est valable au niveau européen pour la simple et bonne raison que le logiciel de droite évidemment au niveau européen est assez acquis. Et donc quand on dit il faut baisser la dette publique et donc il faut recentraliser parce que finalement c'est le 1000 feuilles qui coûte et bien au niveau européen on dit il faut simplifier. Le choc de simplification, ça voudrait dire que demain les collectivités territoriales, tout cet acquis qu'on a gagné avec la décentralisation et notamment la politique du Jacques Deor, la politique de cohésion, de lutte contre des inégalités à la fois au niveau des
régions mais même à l'intérieur même des régions avec des programmes tels que leader qui accompagnait le développement rural. Et donc à ce moment-là, on le la Commission européenne propose et c'est le grand combat et c'est pour ça que je me suis incrusté dans la table ronde avant que je sache que Alain allait arriver et je sais qu'il va prendre évidemment le relais de la mobilisation, c'est-à-dire qu'un appel à la mobilisation parce qu'on est en train aujourd'hui d'avoir une proposition de la Commission qui va sacrifier totalement le projet de solidarité européenne dans les territoires qui mécaniquement fait monter l'extrême lo qui mécaniquement éloigne les citoyens de ce qu'est le projet européen et qui demain ce n'est qu'à l'échelle européenne qu'on va pouvoir répondre au
défi que tu disais tout à l'heure, c'està-dire à la fois sur l'adaptabilité, la partie de reconstruction de la réindustrialisation sur des notre souveraineté industrielle, défense pharmaceutique, enfin bref, l'exemple de modèle d'aménagement du territoire, j'allais dire français et donc européen est mis à mal par les propositions de la Commission qui décident que aujourd'hui l'idée serait de donner des fonds européens aux 27 pays avec 27 plans, tous les fonds seraient concentrés et ils seraient déployés en fonction de on va dire des efforts sur la réforme sociale des pays. Et donc s'il ne respecte pas une trajectoire budgétaire, s'il n'allonge
pas l'âge de la retraite, on l'a vu avec nos camarades belges en début d'année, à ce moment-là, ils n'auront pas de fonds européen qui alors ça met à mal évidemment la démocratie et surtout le projet européen. Ça c'est la première chose. Après, on a des des configurations régionales complètement différentes. On ne peut pas comparer ce que la France est par rapport à l'Allemagne ou par rapport à l'Italie ou par rapport à l'Espagne. D'abord parce que dans ces pays que je viens de citer, deux au moins sont arrivés bien plus après la construction européenne par rapport à la France et à l'Allemagne. Et de deux, il y a une une décentralisation
allemande qui est très loin, enfin tu le disais avec par rapport à la France. Moi, je ne crois pas et je ne suis pas pour qu'on décentralise souvent au niveau français et qu'on prenne l'exemple allemand pour la simple et bonne raison que aujourd'hui on le voit sur la filière automobile, on le voit sur l'incapacité des régions quand elles passent en extrême droite avec l'AFD par exemple qui est l'équivalent de du Rassemblement national qui a une montée et une percée qui sont exclusivement basé sur des régions qui étaient des anciennes régions industrielles et aujourd'hui on n' pas de réponse au niveau j'allais dire gouvernemental allemande enfin donc le chancelier le précédent socialiste et démocrate aujourd'hui la coalition de droite et
social démocrate ne peuvent pas répondre à ce niveau-là parce que les régions sont autonomes et donc les régions font un peu ce qu'elles veulent. Je crois qu'il faut ménager ce qu'on sait faire. Les régions françaises depuis 2014 au niveau européen gèrent correctement les fonds. C'est l'un des pays où les fonds sont les mieux géré, où les régions ne s'en mettent pas plein les poches, où on a lutté contre les inégalités, où on a pu répondre aux défis climatiques, où le mécanisme de sécurité par exemple civile, tu disais national européen a servi cet été à la fois Portugal, à la fois en Espagne mais aussi en France. Et on a cette lutte devant nous parce que ce qui est en jeu pour le niveau européen, c'est que déjà que les citoyens savent pas ce que ça veut dire
l'Europe, déjà que les citoyens ne comprennent pas à quoi sert l'Europe, si aujourd'hui en plus on leur explique que la solidarité européenne s'arrête au niveau des gouvernements avec une feuille de route qui est dictée par Jullyen, autant vous dire que c'est plus du populisme, ça va être vraiment euh la fin de l'Union européenne. Et c'est la raison pour laquelle je suis venu pour juste appeler un appel. On se voit le 29 septembre à l'importe la la comment dire la mobilisation de l'ensemble de l'alliance des régions européennes. On sera encore à Bruxelles le 29. Et moi, je souhaite qu'on sorte de Blois et qu'on sorte d'ici avec un appel presque une pétition citoyenne de l'ensemble des militants socialistes de la gauche, de ce qu'on
est la gauche européenne pour rappeler que l'Europe de Jacques Deor, c'est d'abord et avant tout l'Europe de demain et pas l'Europe d'hier. [applaudissements]
Alain, je vais te laisser évidemment répondre à cette à ce passage de témoins sur la nécessité de la mobilisation. Peut-être juste reprendre et je intéressé d'avoir ton point de vue à la fois euh sur la façon dont on a la discussion sur où est-ce qu'on en est et surtout comment est-ce qu'on se projette demain par rapport à justement ce que disait André tout à l'heure et ce que Nora vient de dire. Ben moi, je suis pas tout à fait d'accord à se dire on décentralise tout ce qu'il faut décentraliser, sauf l'ultarégalien, les compétences les compétences vraiment qui doivent rester au niveau de l'État. Le reste, on le décentralise à voir donc comment est-ce que euh sauf tu veux repréciser repréciser rapidement André.
Oui. Oui. J'ai pas dit que c'était uniquement l'ultra régalien. Non. Bien. J'ai dit bien entendu le régalien, je confirme, mais aussi toutes les solidarités nationales. Et là-dedans, il y a l'aménagement du territoire. Enfin, j'ai été ministre de l'aménagement du territoire un certain temps. Euh je veux dire, aujourd'hui, ça n'existe plus dans le logiciel français et c'est en train de disparaître du logiciel européen. Or, si on veut lutter contre les injustices territoriales, il faut un aménagement du territoire. Donc bien entendu qu'il y a des tâches très précises mais qui sont assez faciles à définir qui doivent rester des tâches d'état. Mais si on veut redonner
à l'État la force, c'est en limitant ces territoires d'action. Et par contre, il faut que l'ensemble du reste soit donné à la décentralisation, c'est-à-dire au plus proche des citoyens pour nourrir la démocratie. Aujourd'hui, la mémocratie, elle est en train de mourir d'asphyxie. Et ben, il faut lui redonner de l'air. Et cette air, ça s'appelle la décentralisation. Alin [rires] là, mon cher Daniel, je suis d'accord. Alors, André, pourquoi Daniel ?
Pardon de mon retard, mais il y avait euh du monde sur la sur la route et la route est longue. Euh j'ai j'ai relu en remontant un texte que je vous invite à lire et à relire qui est un texte qui date de 1966 de Michel Reocard qui s'appelle Décoloniser la province. Faut le relire. Il est d'une actualité. Alors, il y a une fin de parcours sur le PSU, l'autogestion mais l'analyse en 66 du déséquilibre de la France. Est-ce que ce déséquilibre s'est amélioré ou est-ce qu'on a lutté contre ce déséquilibre ? un peu, vous l'avez dit les uns et les autres avec la décentralisation, les les trois parties, celle de 81, celle de Rafarin et disons-le notamment sur les fonds de cohésion, on aura sur les sur l'Europe, par les régions. Est-ce que ça va Est-ce que ça va suffire ? Partons de cette idée d'une France coloniale. Alors, je suis pas suspect d'être un radical. Mais quand on regarde, je l'ai vécu sur les feux de forêt en Gironde. Je le vis sur plein de problèmes en tant que
président de région. Cette double commande, voir mettre cette supériorité sur des compétences qui nous ont été déléguées par l'appareil d'État déconcentré est insupportable et humiliant. Humiliant. Je ne supporte plus d'avoir à parler euh derrière un ruban avec un sous-préfet ou un préfet fonctionnaire d'état qui parle après moi pour dire je pas mis un rond mais je vous remercie toutes et tous de tout le boulot que vous avez fait. C'est insupportable. Et euh tout à l'heure euh tu l'as dit, le coût de cette organisation est ingérable. Il faut bien qu'on ait tous dans la tête. Quand on fait une maison de santé pluridisciplinaire, que l'on est 12 derrière un ruban ou se derrière un ruban, il y a 12 ou se fonctionnaires qui ont analysé le même dossier, 6 mois pour instruire chaque dossier. Donc la réponse, elle se fait attendre de ou 3 ans après. Nos concitoyens n'y comprennent rien. ça coûte cher et c'est au détriment de
l'action publique avec cette attaque que nous avons régulièrement pour dire mais la richesse nationale est prélevée par l'impôt voilà et c'est pas faux. C'est pas faux. Je suis donc moi pour une décentralisation radicale non pas pour toucher à ce qu'on appelle le milfeuille. Le milfeuille il existe partout. Je le vois à côté de Laakitaine au Pays-Basque espagnol, les généralités, les villes et cetera. Je le vois en Allemagne aussi. Sauf que j'ai j'ai fait une conférence en en visio pendant le la COVID avec les collègues Landur Allemand, Italie et cetera. Je demandais à un moment donné à mes collègues combien vous avez de lit de réanimation. Souvenez-vous, on était débordé. Nous en Nouvelle Aquitaine, on en avait 740. Le Land de S géré par un gouvernement de droite, il en avait 4000. Donc même dans des compétences qu'on estime aujourd'hui régaliennes, ça marche mieux dans un état décentralisé. Et dans tous les pays démocratiques, la santé
et l'éducation et de compétences régionale. Le problème n'est pas entre la région, le département, commune aglo et cetera. Le problème est entre la région et l'État. Si on ne conforte pas l'échelon régional avec la taille qu'il peut avoir, les compétences qu'il peut organiser parce qu'un problème que l'on a aujourd'hui dans la société de plus en plus complexe, c'est que notre appareil technique a perdu de la compétence. Moi, j'observe dans les discussions que j'ai avec les services de l'État sur des dossiers d'entreprise une incompétence totale. Alors, l'incompétence
ministérielle, n'en parlons pas parce que comme c'est des dénufards, l'incompétence parlementaire un peu, je voudrais pas taper sur les parlementaires aujourd'hui, mais c'est horrible. Macron pense réindustrialiser par Versailles. C'est les régions qui réindustrialisent. Nous, on est la première région à construire des usines. Alors, parfois, il faut l'expliquer à nos amis écolo. Mais bon. Et grâce pour partie au fond européen, grâce pour partie, c'est des dizaines de milliers de dossiers où il y a le visage de l'Europe sur une cage d'escalier dans un
laboratoire universitaire. pour l'installation d'un agriculteur ou dans une entreprise des milliers des dizaines de milliers de dossiers. Et qu'est-ce que puisqueon on en est là, vous en parliez tout à l'heure, on en parlait tout à l'heure, qu'est-ce que veut faire la complicité des États, enfin pas de tous mais d'une grande partie des États et notamment l'État français, c'est de récupérer cet argent dit des fonds de cohésion que je le rappelle Jacques Deor avait mis en place. pour contrebalancer le marché unique et la circulation des capitaux géré par les régions. Nous n'avons pas rendu un centime à
Bruxelles. Vous savez que quand dans les 2 ans à la fin du programme une partie n'est pas dépensée, il remonte. Je trouve ça très bien d'ailleurs à Bruxelles. L'État veut se désengager. Ça permet à l'État de faire des économies. les territoires n n'en récupéreront rien. Alors, pourquoi je suis radical dans cette affaire et pourquoi je pense que la méthode à suivre, c'est de dire on touche aux compétences claires. Je veux pas que que qu'un préfet, un sous-préfet ou un directeur du développement industriel vienne me dire parce qu'il est moins compétent. Alors, peut-être
que c'était mon boulot dans le privé, mais moins compétent que moi viennent me dire ce que je dois faire par rapport à telle et telle boîte. Nous, on est passé en Nouvelle Aquitaine à 14 % d'emploi industriel avec une moyenne nationale de 9 %. Mais en Allemagne, c'est 20 % et en Italie, c'est 16 %. Pays décentralisé. Le budget du Land de S, même nombre d'habitants que la Nouvelle Akitaine est de plus de 40 milliards. Budget de la région et on vient de me prélever 10 % de de mes recettes, c'est 3 milliards. Dérisoire. Alors, je suis pas tout à fait d'accord sur ce ce dans le problème des
compétences sur les sur les trains. Il y a trois problèmes. Premier problème, quand Jospin nous transfère la circulation des TER et des TER, on ressuscite les TER. Si les régions n'avaient pas été là, il y aurait plus de T notamment sur les lignes de dessert du territoire. Sauf que pour faire circuler un train, il faut qu'il y ait des voies. Et c'est là où l'État fait pas son job. Donc faut pas confondre les deux choses. Tout ce qui a été transféré au collectivité locale est mieux géré. Bien mieux géré. L'autre point, c'est que un territoire
va se développer, non pas parce que l'État serait garanti. Ça, on est sur deux vieux mythes que les amis que j'ai dans l'administration centrale me développent. Mais si on décentralise, c'est le RN qui va prendre le pouvoir. Et deux, on est les garant de l'égalité. garant l'égalité avec la révolte des territoires ruraux, la révolte des banlieux. Mais c'est faux. Et c'est faux depuis longtemps. Si on ne nous confie pas à nous, après à nous de nous arranger entre région,
département, aglot et cetera, qu'est-ce qui va se passer ? regarder le maintien à domicile des personnes âgées. Nous, on a passé des conventions avec plusieurs départements pour acheter des véhicules électriques pour les personnes qui vont à domicile des personnes âgées pour les former puisqu'on en a la formation, même si l'État vient de nous supprimer l'ensemble des crédits parce que le maintien à domicile et sûrement l'avenir. ce qui se passe dans les pays dans les pays du nord dans la proposition que je porte mais je pense que j'ai même si c'est un peu cisif, je
suis un peu cisif, de moins en moins heureux d'ailleurs là-dessus pays d'Europe du Nord, Allemagne tout ça recherche regardez où on en est. Un pays d'Europe du Nord allongement de la durée de la vie plus importante que nous. La santé est gérée par des microrégions. De l'ascenseur social dans les écoles avec l'éducation dite nationale ça ne marche plus. Nous n'avons pas réussi alors j'avais négocié avec François Hollande qu'on est l'orientation qui est essentielle. On a l'information sur l'orientation. C'est insupportable.
Sur la santé c'est pareil. On a je sais plus combien de pourcent, je crois que c'est 10 % de plus d'administratifs dans le service de santé qu'en Allemagne et notre service de santé est à bout de souffle. s'agit pas de mettre en cause sécurité sociale, tu l'as dit, ou bon, le le service public de l'emploi, nous on est responsable de la formation, on est responsable du développement économique, il serait cohérent qu'on est le service public de l'emploi. Même les syndicats sont contre, mais les syndicats de l'éducation nationale, à part la CFDT, souhaitent que ça reste national. C'est
une aberration totale totale. Nous, on a sauvé en limousin trois lycées qui devaient fermer en investissant massivement et notamment le célèbre lycée de Feltin, le lycée des maçons de la Creuse, j'y vais bientôt là, qui est une ville dans la ville, ville de 2004 de 2000 habitants, quelque chose d'assez extraordinaire. Pourquoi euh la responsabilité des régions ? Mais c'est pareil pour les départements par rapport au collèges ou les villes par rapport aux écoles, sauf les écoles maternelles peut-être. Pourquoi on n pas la responsabilité pédagogique ?
On n'est pas capable, on est on n'est pas assez intelligent, on n pas fait assez d'études, on n pas assez d'expérience pour diriger l'organisation, le choix des formations, les profs. On sait pas faire ça. On saurait pas faire comme si l'éducation nationale depuis une dizaine d'années avait montré son autre chose que son incurie. Non mais c'est hallucinant. Vous savez que sur le plan de la recherche qui peut être considéré, même si nous on en fait beaucoup, comme une compétence régalienne, la France est en dessous de 2 % et que notre positionnement à l'Europe nous place
juste avant la Roumanie. C'est ça l'organisation, la centralisation et le jacobinisme. Le jacobinisme, c'est un poison. Moi, j'étais pasien à l'époque. Dis-toi non plus. Ça se savait plus que moi d'ailleurs. [rires] Voilà. Mais Recard avait raison. Je vous en prie, camarades, relisez, décolonisez la province. Moi je je m'entends parce que le préfet c'est le représentant des émissaires du roi. C'est il y a une suite logique. Si vous lisez Monaufouf
sur un ouvrage majeur qui s'appelle de révolution en République, ça va te faire plaisir encore une fois. Qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit que pendant la révolution, quand on sortait du club des Jacobins, on disait égalité. L'égalité, ça veut dire quoi l'égalité en Coraise, en Creuse ou en Haut de Vienne quand on n pas de médecin et pour les pour avoir des médecins, il faut les former. Sauf que entre une formation qui est décidée au niveau national, ben on a moins de médecins aujourd'hui qu' avec le délitement de la médecine libérale, les régions ont eu la responsabilité de former les
infirmières. plus 40 % ces 10 dernières années. plus 40 %. Donc à chaque fois, chaque exemple que l'on prend, le développement économique, l'innovation, même [grognement] la recherche, l'éducation, la santé, tout ça doit passer aux régions sans toucher alors l'autre point et tu as raison de de de l'évoquer, c'est de sanctuariser nos recettes, nos ressources et le moyen parce que c'est moi j'ai perdu 326 millions d'euros 326 millions d'euros j'accompagnais 2000 entreprises enfin on accompagnait 2000 entreprises là on en accompagne 1000 donc le gouvernement se tire je l'ai dit à Sébastien le corneus j'ai dit mais vous vous tirez une balle dans le pied parce que le problème du chômage vous nous supprimez les crédits de formation vous nous piquez de l'argent qui allait à l'activité productive ou à la transition écologique Mais demain, vous allez préparer l'élection présidentielle. Comment ? Vous avez vu que le chômage commence à redevenir une préoccupation majeure de nos concitoyens ? Et auprès de qui votent les chemurs ?
Auprès de qui ? S'il vote, s'il vote, parce que tout ça, ça alimente le RN. Et donc les deux arguments un, l'État est seul pour prodiguer l'égalité, c'est faux. Sinon, il y aurait pas cette crise de il y a que nous qui pouvons éviter le Front National. Tu parles. Marine Le Pen est à 30 % aujourd'hui au moins. Combien au premier tour ? Oh ! Non mais comment donc faut arrêter, il faut qu'on se déjacobinise les amis. Déjacobinisation.
sur ce mot. Merci beaucoup. Merci à à tous les cinq. En profiter sur à la fois cet appel à la déjacobinisation et cet appel de Norac. Je relaye encore une fois pour ne vraiment pas oublier la dimension européenne à faire en sorte que justement on nit pas ce double cette double recentralisation. Je suis assez persuadé que ça peut appeler des réactions et donc profiter des il nous reste il nous reste un gros 25 minutes au total. Le temps de laisser quand même du temps pour nos cinq intervenants et intervenantes de répondre, c'est de faire passer le micro auprès de quelques quelques personnes si vous avez des remarques, des questions et on va essayer d'alterner femme et homme.
Merci beaucoup. Euh merci pour la qualité de l'expression de nos experts parce que je pense que c'est un sujet tellement important et qui nous concerne tous dans le quotidien de nos vies. J'en profite pour saluer ma ministre de la justice préférée, évidemment, Marie-Lise, avec qui j'ai œuvré pendant quelques temps euh avant 2002, hein, dans des dans des formules un peu différentes puisque j'étais représentant des syndicats de directeur de prison CFDT. Voilà. Et on a œuvré ensemble. Voilà. Pour revenir au thème, je pense
que évidemment on a une question sur la 5e République. Moi, je le dis clairement. Alors, bien sûr, on fait référence à l'époque de François Mitteran, hein, évidemment avec les ministres différents qui ont œuvré pour cette décentralisation. Mais depuis ce temps-là, la 5e République a changé un peu de nature, de mon point de vue, avec l'impact de la financiarisation globale. Et donc, je pense que cette questionlà mérite aussi une réflexion sur l'actualité de la 5e République. Et puis pour revenir de façon plus terre à
terre, quand on propose comme un certain nombre de sénateurs la suppression ou la non obligation des CCS, on éloigne évidemment encore plus hein le citoyen de la capacité d'intervention hein. Et je pense que cette question là et puis en incidente puisqu'on parlait beaucoup institution sur l'intercommunalité, je pense aussi que la forme de délégation à deux niveaux des de l'élection des représentants en intercommunalité pose un certain nombre de problèmes déocratiques. Merci. Ouais, j'allais préciser parce que j'ai
j'ai vu Frédéric et Pierre Alain bondir sur l'ench sur les CS. C'est bien les sénateurs de droite et les sénateurs de gauche sont bien prononcés contre les cesses. Est-ce que j'ai une camarade ? Hop !
Bonjour ! Euh je suis une élue de la Creuse et donc j'étais élue avant dans la Nièvre et les départements ruraux me préoccupent beaucoup. D'autant que les charges sociales au niveau des départements sont considérables quand on voit le dépe de nos département et la charge sociale pour ces départements qui finalement sont étranglés par les charges d'App de RSA. Mais on ne peut pas faire de développement économique si l'État n'a pas transféré les ressources afférentes. Donc l'État a transféré la dépense mais n'a pas compensé à égalité cette dépense. Donc comment vous
percevez ça et l'évolution des départements pour cette pour régler ce problème dans nos départements ruraux ? Merci. Alors je passer de l'autre côté.
encore là. Bonjour à tous les intervenants et aux militants qui sont ici. Je voulais juste faire un appel qui est aussi un petit coup de gueule en disant que la décentralisation c'est l'élément fondamental fondamental et pas 14h30 de toute notre organisation et d'une vision nouvelle. Les les Français ont besoin de cette vision nouvelle pour que en effet et moi je rejoins Alain Roussé mais à 100 % si c'est pas 110 c'est cette révolution qu'il faut faire, il faut la dire, il faut dire voilà à partir de maintenant il y aura en effet un rôle majeur par rapport au régalien au niveau de des
administrations centrales mais une fois pour toutes quand on regarde les résultats de tout ce qui nous entoure en Europe où une grande partie sont gérés par les régions. Euh croyez-moi, c'est au niveau des régions que les choses doivent se faire maintenant, hein. Parce que comme le disait Alain Roussell, Alain Roussel tout à l'heure, en effet, les compétences, croyez-moi, elles sont pas évidentes quand on veut discuter du territoire par rapport à la ville de Paris. Et troisièmement, et je termine là-dessus, euh merci à la roussée. suis euh retraité maintenant. J'ai été chez
Suèze pendant 15 ans, retraité et retraité dans une petite ville qui s'appelle Corme Royal qui est la ville de Nouvelle Aquitaine et que je vois chaque jour enfin quand je peux me descendre de Paris que je vois chaque jour évoluer et crier sur le fait que il y a trop de de de d'impossibilité de faire des choses alors que des intelligences même gratuites, des bénévoles et cetera sont prêts à faire bouger ces régions. Alors, faisons en sorte de mettre en priorité pour justement l'école, pour les la santé, pour tous ces éléments qui nous sont
prioritaires. faisons en sorte que dans notre prochain mandat ou du moins au moins dans la le programme, on puisse dire et bien le Parti socialiste, place publique par exemple auront comme base de changer l'organisation institutionnelle de la France. Merci. J'avais une question là. Est-ce qu'il y a une Oup là, il y a un siège devant. Hop, il y a une camarade juste là. Hop ! Merci Valérie, conseillère municipal d'opposition au Havre. Euh donc région
Normandie euh qui n'est pas une région de gauche, Hervé Morin. Et euh moi ce que je souhaiterais euh savoir euh la décentralisation, oui, la décentralisation sans garde fou par rapport à certaines choses. Je dis non. Pourquoi Herv Morin ? Réduction drastique du programme régional de formation Hervé Morin suppression de lignes de train. Il a même fait en sorte d'acheter des trains trop larges pour les voir. Et oui, voilà. et euh volonté de faire en quelque sorte de de la côte de la côte les plages du débarquement de d'un parc d'attraction. Qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ? Parce que là bah ce sont les habitants, les habitantes de la région Normandie qui en subissent les conséquences de plein fouet. Donc entre une politique de gauche régionale et une politique de droite régionale, on a quand même de sacrées différences.
Donc aujourd'hui qu'il y ait euh une proximité avec des compétences, des moyens qui soient donné aux régions, je suis tout à fait pour et pour favoriser effectivement la proximité avec les habitants et être au plus près des besoins des territoires. Mais moi quand je vois il me semble, je n'ai pas la certitude mais il me semble bien quand vous parliez de budget européen des régions, il me semble bien que la région Normandie et la régionngronalpe sont les deux seules régions de France qui n'ont pas utilisé tout leur budget. Donc l'argent est remonté
à l'Europe. Qu'est-ce qu'on peut faire par rapport à ça ? en se disant oui OK des compétences, des moyens, tout ce qu'il faut pour que les régions puissent gérer au plus près. Mais là, je dis non. Là, je dis non. Merci. Hop. Bonjour à tous et à toutes. Rebonjour à monsieur le maire Damien. Je vais repartir de l'habitant. Euh et effectivement, il y a une un vrai problème sur Non, je trouve que la loi nôtre, la loi Maptam, ce sont des très bonnes lois de décentralisation. Elles ont fait le travail. Cependant, il y a un vrai problème sur la question de la du princi du de la notion de subsidiarité, du principe de
subsidiarité et sur la prise de l'échelon le plus adapté pour la mise en œuvre de certaines compétences. Euh je trouve qu'effectivement le fait d'avoir repoussé le transfert de la compétence haut et assainissement aux intercours, ça a été une bêtise parce qu'on a des communes qui sont en régie mais qui ont pas les compétences pour générer la régie sur certains territoires. Donc effectivement, il y a toute cette réflexion sur la subsidiarité. Là où je suis d'accord avec monsieur le président de la région nouvelle aquitaèine, c'est qu'effectivement il y a un problème une problématique vis-à-vis de l'État. Aujourd'hui dans la territoriale, la notion de métier est très apparente. Donc on a des gens qui sont dans la fonction publique, que ce soit des contractuels ou des fonctionnaires qui
viennent d'un métier. Dans la fonction publique d'État, c'est un peu plus noyé. Et quand on voit sur la mise en œuvre de certains pouvoirs de police, je vais être très je vais je vais essayer d'être euh en matière de salubrité. Par exemple, sur les mises en sécurité, c'est-à-dire quand un bâtiment est sur le point de s'effondrer, le maire quand il doit agir en urgence, il doit agir très rapidement, prendre son arrêté sous peine de voir sa responsabilité engagée. En matière de salubrité, quand les maires ont la délégation et qu'ils doivent agir, parfois le préfet peut prendre un ou de mois avant de signer un arrêté. Cependant, pendant ce ou de mois, ce sont des personnes qui vivent dans des situations extrêmes de précarité. et je suis d'accord avec vous
sur la décentralisation et notamment sur certaines compétences clés nécessaires. Aujourd'hui, il faut véritablement acté que le maire notamment en matière de de police est un acteur important de la sécurité vis-à-vis de son territoire mais qu'avec les moyens financiers qu'on lui donne, ce n'est plus possible de suivre. On en a beaucoup parlé à l'époque de Marseille quand il y a eu les les chutes d'immeubles à Marseille, mais aujourd'hui sur ces questions de salubrité, de mise en sécurité, je sais que c'est pas forcément le thème mais ça rentre dans la décentralisation. Aujourd'hui, l'État n'accompagne plus les collectivités et les budgets pour euh sont plus suffisants. Désolé du du temps, la question était longue. Non, mais elle elle était complète et
même sur la police, ce qu'on a vu c'est que le développement des polices municipales a été un moyen pour l'État de se désengager de ses propres missions régaliennes de police nationale au gré de la montée en compétence. C'est une dernière intervention. Euh on a parlé de dernière Oui, on a parlé de l'Allemagne. L'Allemagne est un état fédéral. La France est tout un état fédéral. C'est un état décentralisé. Depuis 2004, une République sociale et cetera décentralisée. Que pensez-vous de fait que au lieu de décentraliser, on fédéraliser ? Désolé. Vous n'aurez pas 4 heures chacun pour répondre à ça. Est-ce qu'il y a une euh camarade pour terminer ? Comme ça, on aurait eu trois interventions
chacune. Hop. Et sinon, hop. Allez, une dernière intervention et après Merci. Bonjour. Alors, c'est plus un une remarque sur la question des transports. Vous avez beaucoup évoqué, monsieur Rousset. Alors, depuis 15 20 ans, il y a un gros problème. L'État s'est désengagé sur l'aménagement du territoire. Alors, normalement, il y avait ce qui s'appelait les trains équipes du territoire. J'ai cité trois exemples simples parce que j'y ai vécu. Il y a la région Bourgogne avec le Paris Lyon qui est un ascité autrefois qui est devenu un ter. Il y a aussi les Paris Neuvers. Je parle des je parle des trains qui vont dans chaque garage par pas des intercités qui vont jusqu'à Clamontferrand. Et il y a aussi le le Bordeaux Lyon via tu clairmontferrand et cetera qui où l'État s'est tellement
désengagé que par exemple sur le Clermont pardon sur le Bordeaux Lyon via tu Lucel et compagnie la ligne n'existe plus parce qu'il y a eu un désengagement de l'État sur ces questions tranquilles du territoire. Il y a eu aussi les intercités ou le les intercités de nuit où il y a eu plus d'intercités pendant plusieurs années parce que l'État s'est désengagé parce qu'il pensait plus à la question de la rentabilité qu'à aménager le territoire. Donc c'est insupportable. Et un exemple par contre de remédiation de ça en région Occitanie, il a fallu que madame Delga, président de région, finance elle-même les travaux et rachète de mémoire la propriété de la ligne jusqu'à Luchon pour qu'une ligne de transport régionaux rouvre. Donc je pense que de ce côté-là, la
décentralisation pourra apporter de meilleures réponses. Merci. Donc la diversité des thèmes a été assez large tant euh sur l'organisation en tant que telle parce qu'on a même été posé la question de la structure de la 5e République jusqu'à des thématiques très précises sur les polices, peut-être sur l'ultra local. Oh non, c'est pas l'ultra local, c'est la camarade du Havre qui s'émeut à juste titre d'avoir des collectivités qui sont pas de la même couleur que la nôtre. On peut pas se réjouir d'avoir des contrepouvoirs, de rapprocher un peu le
le concitoyen de de l'exercice de de ce pouvoir et puis de l'autre côté ben se ne pas accepter que le jeu démocratique se fasse. Donc il faut faire le pari que nos nos concitoyens seront éclairés et que l'équilibre reviendra. sur euh sur la question du du ferroviaire. Euh c'est pas seulement une histoire de train euh lorsque j'évoqué ça à avant qu'Alain arrive tout à l'heure euh pour illustrer un petit peu euh non pas cette tradition euh jacobite mais cette nécessité d'une vision l'aménagement du du territoire qui dépasse effectivement les simples enjeux locaux. C'est euh c'est l'un des défis environnementaux qui est devant le
nôtre, quoi. C'est aujourd'hui euh comment on fait face à cette concurrence qui est aujourd'hui obligatoire euh prévue en tout cas exigée euh par notre environnement européen et comment on la met euh en perspective avec les enjeux environnementaux. En clair, les les premières décisions qui avaient été prises pour limiter le le transport aérien sur les les courtes distances me semblait aller dans le bon sens. Tout ça a été là aussi réduit à à portion congrue. Ça vient percuter le ferroviaire de de pleinfouet. Et puis voilà cette pseudo concurrence qui est exercée sur des infrastructures que le concitoyen, la puissance publique,
l'impôt a largement voire quasi intégralement financé. Ça me semble effectivement aujourd'hui fort de de café, même si effectivement les les sillons, les droits de pé doivent permettre d'entretenir et de rénover le réseau. On voit bien là aussi que s'il y a pas de péréquation, euh s'il y a pas effectivement des mécaniques de solidarité forte, s'il y a pas cette ce regard macro, on aura pas d'infrastructure qui pourront faire face aux enjeux que je viens d'évoquer. Peut-être Nora, si tu as des remarques réponses sur ce que tu es. Alors, je vais pardon mais je je vais descendre de tout niveau et commencer par ma première expérience politique
puisque j'ai été élu en 1995. La région n'était pas de gauche, on l'a récupéré 98 avec Michel Bosel mais et aujourd'hui c'est la même taille de région. La région Provence Alpô d'Azur n'a pas bougé, elle n'a pas été redécoupée. Et c'est cette taille de région pas très critique. Bon, il n'empêche que je pense que si on demande à Benoît Paï aujourd'hui si de la place où il est de la maire du maire de la ville la plus importante de la région provinciale Code d'Azur, le seul maire de gauche puisqu'il n'y a plus aucune ville de gauche dans les autres départements puisquon a perdu Avignon. Si euh son interlocuteur privilégié pour lancer le plan école, le plan logement
après les effondrements de de la rue d'Abagne ou le développement de la transition énergétique et l'électrification du port, est-ce qu'il préfère parler au préfet ou à Renault Muselier ? J'ai bien peur qu'il nous qui nous propose et qui nous impose de parler d'abord au préfet parce que c'est ça aussi la différence entre les régions de gauche et des régions de droite. Et moi je suis complètement d'accord quand on interlocuteur de gauche en face de moi en président de région et même si la démocratie joue, il n'empêche que favoriser des politiques de gauche de solidarité d'aménagement du territoire équilibré de développement de la formation. C'est pas la même chose quand
on discute avec Alain Rous ou Hervé Morin, mais c'est la démocratie. Mais pour autant derrière, pardon de vous le dire, ça n'empêche pas la montée de l'extrême droite. Vous disiez l'Allemagne est fédérale. On citait l'Italie au Conseil, l'Italie est un membre d'extrême droite. Oui, ça n'a pas empêché la décentralisation et le fait que les régions italiennes aient un maximum de pouvoir et un maximum de décentralisation. la montée de l'extrême droite. Donc ce qu'on reproche aujourd'hui en disant à l'État central à juste titre que non, ils ne sont pas gars d'une d'une équité, d'une solidarité et en tout cas de la la lutte contre la montée des populismes est
valable partout et pour tous en région. Je crois moi que un état décentralisé, c'est pas un état fédéral. Nous sommes pour le sursaut fédéral. Il faut qu'on on le règle. Enfin nous les socialistes, on peut pas rester entre les deux depuis 1995 où on dès qu'on dit fédéralisme ça s'effondre et en même temps on demande plus de pouvoir, plus de décentralisation, plus de démocratie participative. Et donc je reviens à mon propos de 95 je suis élu et puis tout d'un coup il y a un redécoupage et la création d'une métropole ex-Marseille. 92 communes qui du jour au lendemain se auront trouvé ensemble sans aucun projet commun avec une partie du département dont je fais partie qui a monté la
fronde et la lutte et qui s'est retourné vers les citoyens et qui a organisé dans 29 communes rurales et moins rurales, la mienne étant la plus grande à Harle la manifestation populaire et des votations citoyennes contre le gouvernement de l'époque qui était un gouvernement de gauche et ensuite Macron derrière et nous ne sommes pas rentrés dans la métropole et on nous a dit vous vous allez mourir la solidarité départementale, le département, la métropole, ex-Marseille, le devenir de de la région et vous allez être les pauvres, les petits pauvres entre vous rux. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu' qu'est-ce qu'on constate ? que la métropole est en arrêt, que on est sur une exception
antidémocratique avec une présidente de la de la métropole qui est la même qu'un président du département, plus d'attribution de compensation dans les communes et les 98 communes ne payent même plus pour le développement de Marseille. elles essayent de gérer leur propre dettes. Donc je veux dire que dans dans notre idée aussi de la démocratie participative, quand on a eu une violence de redécoupage de de de de notre carte enfin pour qu'on soit compétitif au niveau européen, au niveau international, non, la région ne peut pas être le seul interlocuteur de solidarité à mon sens au niveau d'un territoire. D'abord parce que ce sont des grandes régions que elles sont pas toutes gérées par Alain Roussé, c'est on le regrette mais voilà c'est une réalité
et que souvent ça favorise aussi parce qu'on s'est on s'est éloigné de de de d'une solidarité communale, bah ça ça favorise l'extrême droite et on veut pour freuve l'Italie ou les anciens ou les nouveaux scores de de la FD qui est quand même la race arienne, je rappelle en Allemagne sur deux régions sur 12 au niveau allemand. Donc je n'ai pas la solution mais ce que je sais c'est que mon expérience fait que si on oublie qu'on représente d'abord et avant tout nos territoire avec leur forte identité régionale, leur forte comment dire volonté d'être respecté et indépendant mais pour autant on a aussi l'idée que
et bien on est d'abord et avant tout français sinon ça veut dire que il faut aussi décentraliser en Corse et je crois que le débat n'a pas été tranché à l'Assemblée nationale dans le sens de la volonté des corses sur l'autonomie et l'indépendance, en tout cas pas par le Parti socialiste. André peut-être sur ces sujets parce qu'en effet le problème c'est que à compétence égale projet politique différent, on le voit ça à tous les échelons que ce soit la région, le département, la commune ou l'interco. Non mais il faut qu'on soit cohérent. Est-ce qu'on veut l'uniformité et l'État fait tout ou est-ce qu'on veut la diversité ? Et ça veut dire que bien entendu, il y a des politiques différentes qui sont menées suivant les communes, suivant les départements,
suivant les régions et bien entendu, malheureusement c'est le choix du citoyen. Enfin, dans beaucoup de cas, heureusement chaque fois qu'on doigne et malheureusement chaque fois qu'on perd. Ça c'est le propre même. La décentralisation, c'est forcément les décisions locales qui priment sur les décisions d'ensemble. Et à partir de là, il peut y avoir autant de politique qu'il y a de euh majorité qui se font, se défoncent, se construisent sur le territoire. Donc ça c'est le le fondement même, j'allais dire de la démocratie. Alors, on a parfois à combattre et j'entends tout à fait ce qui a été dit sur la Normandie et je partage d'ailleurs le constat qui a été fait sur les méfets qui peuvent être
commis par une par une politique régionale particulière, mais ça condamne pas l'idée de région. Donc bien entendu, faut faire avec. C'est le sens même de la démocratie et de la diversité. Pour le reste, il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites, beaucoup qui s'appuent d'ailleurs sur la réalité de la décentralisation aujourd'hui. J'allais presque dire sur la réalité de l'absence réelle de décentralisation parce que ça a été rappelé par l'un d'entre vous, la Constitution prévoit que nous sommes une République décentralisée. Sauf que depuis 10 ans, toutes les politiques qui ont été menées
depuis 10 ans ont entraîné la décadence de la décentralisation et fait qu'aujourd'hui la décentralisation souvent ne soit plus qu'une guille par rapport à ce qu'elle devrait être. C'est ça la réalité et ça c'est une réalité politique. Et pourquoi j'ai dit dans mon propos liminaire, il ne faut pas vouloir faire des rustine parce que c'est le sens même de la décentralisation auquelle il faut donner des objectifs clairs et Mary l'avait dit excellemment avant moi. Et oui, c'est une véritable révolution que nous devons mettre en œuvre. Cette révolution décentralisatrice, elle doit faire, je répète, que l'État se renforce sur les
politiques qui doivent lui être réservé, mais que nous ayons les moyens et la liberté, y compris administrative, y compris de législation locale qui nous permettent d'agir. C'est un autre modèle de décentralisation. C'est ce que j'appelle moi la décentralisation aboutie. Je suis pas fédéraliste, mais si nous réalisons la décentralisation aboutit, nous n'en sommes pas trop loin. Sauf que l'histoire de la France ne conduit pas au fédéralisme et que je ne pense pas qu'on gagnerait alors que l'Allemagne elle-même se pose la question de savoir si elle doit rester fédérale par exemple et qu'en Italie le problèmes se posent également de manière
très concrète. Donc aujourd'hui, donnons simplement sens à la Constitution et faisons que notre République soit véritablement une République décentralisée avec les moyens, les moyens humains, les moyens administratifs, juridiques et financiers qui permettent de mener en toute liberté les politiques locales qui sont adaptées au nom de la subsidiarité, c'est-à-dire de la volonté de rapprocher le pouvoir du citoyen et de lui donner le dernier mot. C'est ça qu'il faut que nous soyons capables de proposer, capable de construire. On a la capacité intellectuelle et juridique pour le faire. Et bien travaillons sur ce sujet et ça sera un sujet central. C'est en partie de peut-être une en plus
des réponses que vous pouvez apporter une question et tu as tu as commencé à l'aborder peut-être pour terminer sur à Marisée et à Alain décentralisation pourquoi faire mais aussi qui fait quoi puisque si l'idée est bien de retracer des vraies frontières entre ce qui dépend des collectivités et de l'État, il y a aussi ce qui dépend des collectivités entre elles. On a salué enf il a été salué la loi Notre et la loi Maptam. que que tu apporté. Euh il y a cette toujours là si on rentre un peu plus en détail le sujet des compétences partagées voire des compétences générales. Comment est-ce que on rend aussi plus efficace cela et est-ce que
on y arrivera pour aussi rendre à la fois plus proche, plus claire, plus directe l'action politique dans les dans les territoires ? Je vais commencer par l'interco. C'est c'était la la bagarre entre l'obranchu, les Niel les Niel et l'obranchu en fait sur l'histoire quand j'ai quand j'ai lu un quand je j'ai l oui un conseiller municipal c'est pas un conseiller intercommunal je sais pas trop comment ça se passe et le président de l'Interco en fait il est président par consus et donc on a gardé ça. Moi, j'aurais préféré que en dessous de 50000 à partir
de 50000 habitants, il y ait un scrutin double conseils municipaux et élus intercommunaux parce que je crois profondément et et avec la même idéologie, on se retrouve avec des moyens différents. Je crois profondément à la politique et je pense qu'une intercommunalité doit avoir un projet politique et qu'un président doit être candidat avec un projet politique. Et donc les maires de gauche et le présidents de gauche chez moi l'avaient fait et avait fait ce travail. C'était important. On avait remis de de la politique dans ce qui apparaissait à aux citoyens de base comme un peu technique
et et au fond pourquoi est-ce que le maire n'aurait pas eu le dernier mot sur tous les projets ? C'était ça qu'on entendait souvent. Donc il y a vraiment quelque chose quand même qui n'est pas abouti et je pense qu'il faut qu'on continue à à y réfléchir. Mais pour revenir sur le plus global euh de de ce qui a été dit euh les mobilités et cetera, je crois que nous devons dire dans cette campagne électorale, on aura sans doute un document écrit, je fais confiance à tous ceux qui vont y travailler pour que sur la décentralisation on ait quelque chose de court et de lisible pour les citoyens. Mais c'est que il y a de la politique tout le temps dans nos choix et et que
euh les 10 ans qui viennent, c'est 10 ans de choix idéologique majeur qui est le libéralisme. Et donc tout ce qu'on peut transférer au privés, on le transfère au privés, on diminue le service public et on essaie d'ailleurs, y compris de ne plus redonner à la fonction publique ce qu'elle a d'essentiel dans l'équilibre d'une République, c'est qu'elle est la voix de la République et qu'elle est le garant de la République. C'était le fameux discours de de Jean-Marcot. Mais c'est bien de la politique. Et quand on ne donne pas quand on décentralise en ne donnant pas les moyens, c'est parce qu'on ne croit pas au service public comme élément majeur de structuration
d'une société. Et moi, je dis toujours le il y a un page quand le fil coupe se se coupe quelque part, ça fait un trou des inégalités, quelqu'un qui n'a pas de médecin et quelqu'un doit réparer. Mais si vous n'avez pas les moyens de réparer, vous réparez pas. Et comme vous ne pouvez pas réparer, vous faites le lit d'un populisme facile derrière euh qui est en train de monter parce que nous nous avons un discours parfois très élaboré mais peut-être pas assez, j'ai envie de dire facile à dire, facile à expliquer. Oui, la décentralisation est un élément majeur si on croit au service public, si on croit à la capacité de des élus de bien faire en fonction des
engagements qu'ils ont pris auprès de leurs citoyens, c'est vraiment un parti prix politique que la décentralisation. Et quand vous voyez que ça s'écroule euh effectivement, on parlait en aparté de nos amis socialistes allemands qui actuellement se repositionne en fonction d'une vraie décentralisation mais pas forcément une fédération. Pourquoi ? leur idée est celle qu'on avait aussi exprimé avec eux lors d'une rencontre, c'était je crois en 2015, je parle sous contrôle de ceux qui se souviennent mieux que moi. L'idée c'était de dire le rôle de l'État dans un état décentralisé comme le nôtre, mieux que le nôtre bientôt, j'espère, c'est d'avoir la
possibilité d'intervenir au titre de la régulation et de l'égalité entre les citoyens. Si par exemple une région décide de ne plus former tel ou tel type de métier, la VAE a été supprimé par l'État de fait et pas de droit. La formation, les régions ont essayé de rattraper le coût mais ne peuvent pas aller si loin. Donc il y a un problème de régulation. Mais parce qu'il faut que j'arrête, je crois qu'il faut parler politique, idéologie, c'est idéologie contre idéologie. Il faut arrêter de dire que c'est un gros mot. Les socialistes portent un projet de prise en compte des inégalités que ce soit des entre les citoyens et entre les territoires. C'est la décentralisation
bien pensée qui permettra d'y arriver. [applaudissements] Alain, il nous reste 3 4 minutes pour voilà. Bon [rires] pour pas non, c'est juste puisqu'il faut aussi qu'on soit solidaire avec l'atelier d'après là pour le coup c'est moi qui en garant. D'accord. Bon non, moi j'ai envie de de rappeler une chose. Je le disais à l'oreille là tout à l'heure de Marise, la première proposition de Mitteran en 81, on vous a confisqué le pouvoir, on vous le rend. J'ai lu le gros programme là, enfin je l'ai lu, je l'ai feuilleté hein. Il y a pas un mot sur la décentralisation. Est-ce que tu l'as pas écrit ? Il y a une fois bah on n'est pas venu me
concerter, je suis pas intrusif. Premièrement. Deuxièmement, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on constate ? On constate que malgré ce discours, alors c'est pas l'uniformité et tu as raison. Sur l'égalité et sur le Front National, on va l'éviter. Il y a que nous qui pouvons l'éviter. Si les collectivités locales, quel qu'elles soit ne sont pas là demain avec Marine Le Pen au pouvoir, qu'est-ce qui va rester de démocratie ? Qu'est-ce qui va rester de démocratie ? [applaudissements] Il vaut mieux peut-être Morin que que Marine Le Pen. On peut la démocratie, vous l'avez dit
les uns et les autres, c'est ça. Et en plus, ce qu'il faut savoir parce que un économiste américain du nom de Stiglitz l'a démontré, c'est les échanges entre bonnes expériences des uns et des autres. Moi, j'ai pris des expériences ailleurs que dans ma région et on a pris des expériences notamment sur le plan de l'industrie dans la mienne. Troisièmement, ce que je disais sur le problème des compétences et sur le problème du qui fait quoi. Ce n'est pas vrai qu'on peut avoir des équipes dans une mairie, dans une interco, dans un département ou dans une région qui soit totalement polyvalent.
s'occuper du redressement industriel, s'occuper de projet de recherche, ce n'est pas s'occuper de l'accompagnement à l'allongement de la durée de la vie, gérer des épades, gérer des infrastructures, c'est pas pareil. Et les Français veulent savoir qui fait quoi. Si je rentre dans le détail, j'y reviens un peu par rapport à ce que tu disais tout à l'heure sur le ferroviaire. Nous ce qu'on réclame au niveau des régions, quelle que soit la sensibilité, c'est que l'État assume sa responsabilité sur les infrastructures. Nous, on fait rouler les trains et on a rénové tout le parc machine, on a doublé le parc machine, on a fait exploser la
fréquentation des trains et il faut le faire pour des raisons climatiques, que ce soit des TGV ou que ce soit des TER, il faut le faire. Mais aujourd'hui, on n plus les moyens. Moi, j'ai plié les gaules. J'ai peut-être été imprudent sur l'investissement sur les infrastructures ferroviaires. J'ai essayer d'abord de convaincre Vokier par rapport à la question qui était posée tout à l'heure pour réouvrir la ligne puisque ça a été évoqué Bordeaux Lyon. Voquier m'a envoyé ptre. J'ai pas pu le faire. L'État ne le fait pas. Pour l'instant, j'ai un problème entre Bordeaux euh sur cette ligne-là, entre Bordeaux, Pérgueux, Brive, Tule
parce qu'elle est en mauvais état. La réouverture en Trangoulem par exemple et Limoge, c'est 250 millions. Comment je où je les trouve ? Où je les trouve ? Je je suis pour la réouverture. Je suis en train de de réouvrir une ligne à travers la montagne. La seule ligne à travers les Pyrénées, c'est pas 12 km. de ma chère Carole, c'est 65 km. La seule ligne au milieu des Pyrénées, j'ai pas un rond de l'État, j'ai de l'argent n'aura de l'Europe qui paye 50 %. Donc je m'éloigne un peu, mais encore une
fois, si on n'est pas radical, si on n'est pas offensif, si on n'ose pas, les Français ne comprendront pas. Encore une fois, quand vous rénovez un centre bourg, je l'ai fait pour une commune qui s'appelle Castillon, il y avait 17 signatures. 17 signatures. Vous imaginez le coût d'ingénierie par rapport à l'objectif alors qu'il devrait en avoir que trois ou quatre ? Et je n'arrivais pas à comprendre une chose. Moi, je suis contre le saupoudrage. Je n'arrivais pas à comprendre qui avait inventé le saupoudrage, mais c'est l'État qui a inventé le saupoudrage. Je veux qu'il y
ait un sous-préfet derrière chaque ruban, même l'inauguration d'une piste cyclable. C'est insupportable. Reliser, décoloniser la province de Michel Roard. Merci. Merci beaucoup à tous les cinq. un un constat et c'était pas gagner d'avance, faire une table ronde décentralisation sans parler de ciseaux et de cartes, on y a on a réussi. Donc merci beaucoup. Donc décentralisation, pour quoi faire des projets, des compétences, donc des financements pour de la proximité, de l'efficacité et la garantie des services publics pour relever le défi démocratique. Je pense c'est une conclusion et des objectifs qu'on peut se fixer. Et donc merci beaucoup, merci à vous et je laisse la
Alain Rousset