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Podcast / conversationBACKSEAT· 23 mai 2026 61 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleNumérique

Mélenchon futur président ? - l'Actu de la semaine

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 67 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Emilio, raconte-nous ce que raconte cette tribune, justement.

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Alors, en l'occurrence, la réaction du patron de Canal+, envoie un message assez clair au monde du cinéma : vous vous soumettez ou vous dégagez.

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Rachel, cette réaction, cette demi-réaction de la ministre de la Culture, qui vraiment ne se mouille pas beaucoup, est-ce que tu y vois la volonté des macronistes de donner des gages à Bolloré, à un an d'une présidentielle ?

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Pour équilibrer, il faut que je donne la parole à l'UMA. Emilio ?

  • 9:05OuverteRéponse directe

    Jules, c'est quoi le pouvoir de nuisance de Bolloré à ce stade ?

  • 11:13OuverteRéponse directe

    Tous ces sujets nous font tourner autour du pot de la concentration des médias. Est-ce que ça va être un sujet central dans l'élection présidentielle 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22IntervenantFait
    « Elle dénonce l'emprise, la mainmise de Vincent Bolloré sur le monde du cinéma. »
  • 2:02IntervenantFait
    « Vincent Bolloré, on connaît tous son agenda politique, on le voit avec le groupe des médias qu'il possède, CNews, le JDD, Europe 1, notamment. »
  • 2:33IntervenantFait
    « Je le rappelle, c'est interdit aux Etats-Unis, un studio ne peut pas posséder une salle de cinéma. »
  • 3:45IntervenantFait
    « pas de PD, pas de syndicaliste. »
  • 6:04PrésentateurFait
    « « entendu l'émotion, l'inquiétude qui s'exprime dans le secteur du cinéma. »
  • 7:09IntervenantFait
    « Il est obligé de le faire pour avoir son modèle là. »
  • 15:31PrésentateurPromesse
    « Jean-Luc Mélenchon en a fait un enjeu de campagne. Il a déclaré qu'il souhaitait démanteler les groupes de presse privés dès le premier trimestre suivant son élection. »
  • 16:01IntervenantFait
    « On peut obliger, via des lois, à empêcher cette concentration des médias. »
  • 17:10IntervenantFait
    « Les textes de loi, ils ont le droit. Ils ont le droit de suspendre le canal. »
  • 17:24IntervenantFait
    « qui leur est donnée gratuitement, en échange, du pluralisme et de respecter tout un tas d'obligations. »
  • 23:51IntervenantFait
    « Mélenchon, plus jamais. »
  • 24:14IntervenantFait
    « Et donc, moi, je ne pense pas du tout qu'ils soient à 25% au deuxième tour comme l'annoncent les sondages. »
  • 24:57IntervenantPromesse
    « on nationalise Total. »
  • 29:40IntervenantFait
    « Sosdem qui ne cherchent pas à draguer, je ne sais plus parmi, je crois que c'est Manel Bompard qui me l'avait dit, de toute façon ils finiront par voter pour nous. »
  • 30:44IntervenantFait
    « la constitutionnalisation de l'IVG c'est qu'ils s'adressent à un public féminin féministe notamment pour pouvoir leur dire regardez nous allons améliorer vos droits si nous arrivons au pouvoir »
  • 34:26IntervenantFait
    « ça donne raison à l'analyse que faisait Jean-Luc Mélenchon en 2008 au moment de quitter le PS c'est que cette logique de courant qui fracture le parti socialiste »
  • 38:56IntervenantChiffre
    « le but c'est 6 millions d'électeurs »
  • 40:13IntervenantFait
    « ils sont même foutus sur la gueule sur le supprimé ou pas le CNC »
  • 41:24IntervenantFait
    « un des déterminants principaux de l'électorat c'est la question de l'immigration or là-dessus un ils ne se mettent pas sur la gueule »
  • 44:58IntervenantFait
    « ils ont dîné ensemble le soir d'un meeting des municipales et ils ont convenu qu'ils ne pouvaient pas y aller tous les deux »
  • 48:20IntervenantFait
    « il a énervé plein de monde y compris dans son propre camp il est jeune il est arrogant il est insupportable »
  • 54:11IntervenantFait
    « il y a eu plus de voix contre lui que pour lui mais pas assez de voix contre pour bloquer sa nomination »
  • 54:50IntervenantFait
    « Emmanuel Moulin il était secrétaire général de l'Elysée jusqu'au 4 mai »
  • 55:00IntervenantFait
    « il était la direction générale du Trésor qui est une direction d'administration à Bercy sous Macron »
  • 55:10IntervenantFait
    « il était au cabinet de l'ancien ministre de l'économie Bruno Le Maire »
  • 56:15IntervenantFait
    « on a le gouverneur de la Banque de France précédent Geoffroy Ville-Roy de Gallo François Ville-Roy »
  • 56:25IntervenantFait
    « Il est parti avant la fin du terme normal de son mandat »
  • 56:45IntervenantFait
    « C'est le cas aussi pour Pierre Moscovici à la Cour des Comptes »
  • 56:51IntervenantFait
    « il devait partir en septembre et finalement il est parti au 1er janvier »
  • 57:32IntervenantFait
    « pour avoir François Noël Buffet »
  • 57:35IntervenantFait
    « qui est un sénateur LR qui est anti-mariage pour tous »
  • 58:12IntervenantFait
    « il refusait aussi la constitutionnalisation de l'IVG »
  • 58:55PrésentateurFait
    « quand Jean-Luc Mélenchon sera président de la république il nommera des proches »
  • 59:00IntervenantChiffre
    « il y a 5 à 10 000 postes qui sont nommés quasiment sans contrôle »
  • 59:04IntervenantChiffre
    « il y en a 55 qui sont contrôlés par les marins sur les 5 à 10 000 »
  • 1:00:18PrésentateurFait
    « quand Emmanuel Macron a dissous l'Assemblée nationale sans consulter le président du Sénat »
  • 1:00:54IntervenantFait
    « Gabriel Attal dit qu'il a pas réellement été consulté alors que la constitution l'a consulté les trois »

Temps de parole

  • Intervenant29 %
  • Intervenant 224 %
  • Présentateur21 %
  • Intervenant 320 %
  • ?5 %

≈ 24,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

On

0:04
Présentateur

a créé une cagnotte Ulule dédiée, spécifiquement destinée à financer des émissions pour la fin de la saison. En fonction de ce qu'on récoltera, on fera une, deux, trois, quatre émissions. Tout est envisageable, ça dépendra de votre soutien. C'est grâce à vous qu'on fait Backseat, je vous le rappelle, et là, on a besoin de vous. Alors, l'actualité cette semaine, elle a été marquée par le Festival de Cannes, avec l'ombre de Vincent Bolloré, suite à une tribune signée par plus de 600 cinéastes, acteurs, techniciens, producteurs et distributeurs.

La tribune s'appelle Zappé Bolloré, et elle dénonce la mainmise idéologique du patron de Canal+, enfin, du propriétaire de Canal+, le patron de Canal+, Maxime Saada, a contre-attaqué cette tribune en déclarant que Canal ne travaillera et ne financera plus les signataires de cette tribune. Emilio, raconte-nous ce que raconte cette tribune, justement.

0:55
Intervenant

Oui, alors, qui ne s'appelle pas Zappé Bolloré. Zappé Bolloré, c'est le nom du collectif qui est à l'origine de la tribune. Et ensuite, le titre de la tribune, vous l'avez vu, c'est celle qui était affichée, c'est dans Libé. Parce qu'en fait, c'est important, au départ, c'est vraiment un petit groupe qui ensuite élargit la signature pour avoir, dans un premier temps, 600 signateurs dans Libé, et maintenant, on a dépassé les 2 000. 2 000, oui. Même les 3 000, parce que voilà la conséquence de la décision de Maxime Saada d'établir une liste noire, tout simplement, dans le monde du cinéma français. Qu'est-ce qu'elle dénonce, cette tribune ?

Elle dénonce l'emprise, la mainmise de Vincent Bolloré sur le monde du cinéma. Parce que depuis 2014,

1:29
Locuteur

il

1:29
Intervenant

est propriétaire de Vivendi, qu'il a racheté, et donc, en fait, du groupe Canal. Canal,

1:33
Locuteur

qui

1:33
Intervenant

est le premier financeur privé, le mention est avant, privé, du cinéma français, avec des obligations de financement du cinéma pour avoir le droit de diffuser les films en avance par rapport aux chaînes gratuites. C'est ça qui justifie que Canal demande un abonnement, qui est cher, l'abonnement ciné de Canal,

1:49
Locuteur

c

1:49
Intervenant

'est à peu près 30 euros par mois. Ah oui, quand même. Et donc, ils ont besoin d'avoir des films, un renouvellement du catalogue, voilà. Sauf que Vincent Bolloré, on connaît tous son agenda politique, on le voit avec le groupe des médias qu'il possède, CNews, le JDD, Europe 1, notamment.

Et Vincent Bolloré, il a décidé d'agrandir son empire en achetant, d'ici 2028, 100% des parts d'UGC, qui est le troisième groupe de distribution, d'exploitation de salles de cinéma en France, qui a 55 salles, c'est 510 salles, pardon, 55 cinémas et 510 salles en France et en Belgique, ce qui lui permettrait, à cet horizon-là, de détenir la possibilité d'agir sur l'ensemble de la chaîne de financement d'un film. Je le rappelle, c'est interdit aux Etats-Unis, un studio ne peut pas posséder une salle de cinéma. Sérieux ? Aux States ? Oui, les States, c'est plus réglementé que chez nous en la matière. Je ne savais pas,

2:46
Locuteur

c'est

2:46
Intervenant

incroyable. On a pu lire que les pétitionnaires dans lesquels il y

2:50
Locuteur

a

2:50
Intervenant

des noms du cinéma,

2:51
Locuteur

il

2:51
Intervenant

y a Swan Arlo, Anna Moulalis, Juliette Binoche, Jean-Pascal Zaddy, des gens qu'on connaît. Il y

2:57
Locuteur

a

2:57
Intervenant

aussi des techniciens, des producteurs, des productrices, tous les métiers du cinéma qui sont représentés. On a pu lire, et on a entendu aussi, que c'est des gens qui criaient avant d'avoir mal. Parce que Bolloré, en réalité, pour l'instant, il n'a pas trop, trop touché. C'est vrai que j'ai entendu ça, oui. Il n

3:12
Locuteur

'a

3:12
Intervenant

pas trop, trop touché, ce qui n

3:13
Locuteur

'est

3:13
Intervenant

pas totalement vrai. Il y a quelques cas d'interventionnisme de Bolloré. Il a retiré son financement à Grâce à Dieu, un des films qui parlaient de...

3:22
Locuteur

Le

3:22
Intervenant

Pénat, la pédophilie dans l'Église. Il a fait réécrire une partie du scénario de la série Paris 1905, parce que ça parlait de la laïcité.

3:31
Locuteur

Oh

3:31
Intervenant

là là, c'est très grave. Et l'année dernière, c'est Christophe Honoré, le cinéaste, qui disait dans Trois Couleurs, le magazine de cinéma, que lors d'une session de validation des financements par canal, Bolloré était là et qu'il aurait dit, dans mes films, je cite, pas de PD, pas de syndicaliste. Or, il y avait deux films qui étaient présentés, celui de Christophe Honoré, plaire et méco-révite, sur l'homosexualité, et le film de Stéphane Brisé, en guerre, sur le syndicalisme. Donc, il agit.

4:00
Locuteur

Et

4:00
Intervenant

donc, il ne crie pas vraiment avant d'avoir mal, mais surtout avec Bolloré,

4:03
Locuteur

il

4:04
Intervenant

faut crier avant d'avoir mal, parce qu

4:05
Locuteur

'on

4:05
Intervenant

sait très bien qu'à la fin, on va finir par avoir mal. Et tous les exécutifs dans les médias, l'autre.

4:09
Présentateur

Alors, en l'occurrence, la réaction du patron de Canal+, envoie un message assez clair au monde du cinéma, vous vous soumettez ou vous dégagez.

4:18
Locuteur

C

4:18
Intervenant

'est important ce qu'il a dit, parce que, de parler de ce qu'a dit Christophe Honoré, moi-même, je discutais avec une monteuse qui a travaillé pour Canal, là, il

4:26
Locuteur

n'y a

4:26
Intervenant

pas longtemps, et elle me disait, assez vite, il y a eu deux sujets tabous, notamment tout ce qui est lié à l'Église, et puis, bon, Sarkozy aussi. C'est un patron qu'on sait interventionniste, on le sait. Et il y a un des arguments qu'on entend souvent dans la bouche de ceux qui veulent défendre Bolloré, en fait,

4:43
Locuteur

c

4:43
Intervenant

'est un argument que Bolloré a utilisé lui-même. Regardez, j'ai fait l'histoire de Souleymane, quand même. Il y a eu l'histoire de Souleymane, et ensuite, le dernier Dominique Molle... Dossier 137. Dossier 137, qui parle de violences policières, quand même. Et quand vous entendez les gens qui défendent Bolloré en disant, oui, mais quand même, il y

4:58
Locuteur

a

4:58
Intervenant

dossier 137 et il y a l'histoire de Souleymane, en fait, ça, c'est l'argumentaire. C'est leur argumentaire. C

5:04
Locuteur

'est-à

5:04
Intervenant

-dire, c'est vraiment les arbres qui cachent la forêt de films qui

5:07
Locuteur

n

5:07
Intervenant

'ont pas pu se faire, parce qu'ils financent quand même moins le cinéma qu'avant. C'est des budgets qui ont globalement baissé. Il essaie de renégocier pour avoir à financer encore moins la prochaine fois. Et pourtant, il garde une place centrale et ça se chie dessus. Franchement, vous regardez les réactions à gauche, à droite. C'est vraiment impressionnant de voir que le milieu entier est pétrifié. C'est un petit peu ce que je disais l'autre fois quand je parlais de Grasset sur ce plateau. Je souviens que tu parlais de Grasset sur ce plateau et tu disais...

5:33
Locuteur

Eux, justement, ils n'ont pas crié avant d'avoir mal.

5:35
Intervenant

Eux, ils ont crié après. Et en mode, ça ne

5:38
Locuteur

va

5:38
Intervenant

pas nous arriver. Nous, il ne

5:39
Locuteur

va

5:39
Intervenant

rien nous faire. Il suffit de faire le doron et ça va bien se passer. Et puis, bam, il y

5:43
Locuteur

a

5:43
Intervenant

eu le licenciement d'Olivier Nora. Et là, ils ont fait une tribune un peu trop tard, pour dire. Et donc là, le cinéma a enfin réagi, alors que ça fait dix

5:51
Locuteur

ans

5:51
Intervenant

qu

5:51
Locuteur

'ils

5:51
Intervenant

font le doron. Donc, ça fait du bien. Ça conflictualise un petit peu la question. Et ça force tout le monde à se placer. Pas seulement les acteurs du cinéma, mais aussi les politiques. Alors, la ministre de la Culture, Catherine

6:01
Présentateur

Pégard, a réagi dans Libération en assurant avoir, je cite, « entendu l'émotion, l'inquiétude qui s'exprime dans le secteur du cinéma. Et en disant qu'il ne fallait pas alimenter ces polémiques qui fragilisent le cinéma français en attaquant ses différents piliers accusés d'être au service d'idéologie politique.

6:18
Locuteur

»

6:19
Présentateur

C'est timoré, comme

6:19
Locuteur

sur la part de la ministre de la Culture. C'est particulièrement timoré,

6:22
Intervenant

parce qu'il faut quand même remettre dans le grand-là ce que dit Maxime Saadal, patron de Canal+, en disant, finalement, on ne travaillera plus avec ces gens-là.

6:29
Locuteur

C

6:29
Intervenant

'est ni plus ni moins qu'une discrimination sur la base des opinions politiques, en fait. Et même plus largement que les opinions politiques. C'est proprement illégal. Enfin voilà,

6:39
Locuteur

c

6:39
Intervenant

'est tout simplement illégal. Et en fait, face à ça… C'est illégal,

6:43
Locuteur

parce

6:43
Intervenant

qu'il

6:43
Locuteur

y a

6:43
Intervenant

des gens qui répondent, les gens qui défendent Bolloré, certains répondent, il fait ce qu'il veut,

6:46
Locuteur

c

6:46
Intervenant

'est sa boîte,

6:46
Locuteur

c'est son pognon. Mais

6:46
Intervenant

justement,

6:47
Locuteur

je

6:47
Intervenant

trouve que dans notre société extrêmement individualiste, il y a des choses comme ça qu'on commençait à imprégner dans la société, comme quoi finalement, je suis le payeur, donc je décide de ce que je veux. Ah non, en fait, ce n

6:59
Locuteur

'est

6:59
Intervenant

pas vrai, c'est réglementé déjà. Et de base, il y a un droit du travail. Et en plus, la question du financement du cinéma, il est encore plus réglementé. Emilio l'a très bien dit, ce n

7:07
Locuteur

'est

7:07
Intervenant

pas un mécène Bolloré dans le cinéma. Il fait de l'achat et du pré-achat de films.

7:12
Locuteur

Il est obligé de le faire. Il est

7:14
Intervenant

obligé. Il est obligé de le faire pour avoir son modèle là. Et c'est un truc qui date de bien avant Bolloré, c'est constitutif de Canal+. Et donc moi, ce qui me marque, c'est qu'on est dans ce monde où il y a quelqu'un, un grand patron qui ose dire tout haut qu'il ne va pas respecter la loi, et le gouvernement est là en disant, pas de vague, du calme. Et ça me fait penser, moi, à la polémique sur le 1er mai. D'une certaine manière. Je veux dire, un petit patron, un boulanger qui ouvre, le Premier ministre l'appelle pour dire, t'inquiète gars, on ne

7:47
Locuteur

va

7:47
Intervenant

pas bouger. Ce qui m'a fait penser à Uber aussi, dont je parlais juste avant, où Uber est arrivé à chaque fois en ne respectant pas les règles. Et après, au pire, on changera les règles, etc. Donc eux, ils tapent et après, les politiques les temporisent.

7:57
Locuteur

–

7:58
Présentateur

Rachel, cette réaction, cette demi-réaction de la ministre de la Culture, qui vraiment ne se mouille pas beaucoup, est-ce que tu y vois la volonté des macronistes de donner des gages à Bolloré, à un an d'une présidentielle ?

8:09
Locuteur

–

8:09
Intervenant

Alors, il y a plusieurs manières de le voir. Il y

8:12
Locuteur

a

8:12
Intervenant

une manière plus modérée qui est de dire, au fond, comment dire, de… c'est rigolo parce que le débat qu'on avait avant sur la chaîne de l'UMA, c'était sur ce sujet-là et… –

8:23
Locuteur

On

8:23
Intervenant

va

8:23
Locuteur

le refaire, ce n'est pas grave.

8:25
Intervenant

– Non, non, mais c'est pour renvoyer vers ça. D'un côté, la socialiste qu'on avait avec nous, Aïda Adizadeh, disait les socialistes, ils aiment les gens qui font de l'argent. Au fond, ça leur parle. Ils ont ce côté, voilà, on n'aime pas la réussite en France. Voilà quelqu'un qui réussit. Louis Boyard, lui, était plus dans une vision… – Non, mais il n'était pas fondamentalement en désaccord, mais il insistait plus sur le fait qu'il y a peut-être une convergence idéologique aussi. Moi, j'ai l'impression que les macronistes, ils sont pétrifiés face à Bolloré et donc, du coup, ils se disent qu'en étant sympa avec Bolloré, ce sera moins pire.

Je crois qu'eux aussi, ils auront mal à un moment donné.

9:05
Locuteur

–

9:05
Présentateur

Pour

9:05
Locuteur

équilibrer,

9:06
Intervenant

il

9:06
Locuteur

faut

9:06
Intervenant

que je donne la parole à l'UMA. Emilio

9:08
Locuteur

?

9:10
Intervenant

– Non,

9:11
Locuteur

mais

9:11
Intervenant

dans le prolongement de ce que dit Rachel,

9:14
Locuteur

il

9:14
Intervenant

y

9:14
Locuteur

a

9:14
Intervenant

aussi la position qu'a exprimée le président de l'ARCOM, notamment le président de

9:18
Locuteur

l

9:18
Intervenant

'ARCOM, qui a demandé à…

9:19
Locuteur

–

9:20
Intervenant

Redescendre un peu. – Ouais, voilà, il

9:21
Locuteur

faut

9:21
Intervenant

redescendre un peu. Le cow-boy,

9:24
Locuteur

là,

9:24
Intervenant

pardon, mais un peu arbitre. On redescend, les amis. On dirait la BD de François Ruffin, tu vois. Tout le monde a une couille de distance.

9:32
Locuteur

– Respectez la

9:33
Intervenant

police et

9:34
Locuteur

vous respectez votre uniforme.

9:36
Intervenant

– Du coup, tout ça me fait me dire qu'il faut citer… Ce n'est pas pour faire la promo de ce que j'ai fait cette semaine, mais j'ai fait un entretien avec Anamou Glalis cette semaine, qui fait partie des signataires que vous pouvez retrouver sur le site de l'UMA. Le titre de cet entretien,

9:50
Locuteur

c

9:50
Intervenant

'est « Le silence ne sauvera personne ». Et ça vaut à la fois pour les personnes du monde du cinéma qui pensent qu'en faisant le doron, en disant « Non, non, mais Bolloré fait quand même bien son travail, Canal Plus fait quand même bien son travail, comme l'a fait Mathieu Kassovitz, ne serait-ce que ce matin ou hier. Il a dit « Jusqu'ici, tout va bien », quasiment. – Voilà, « Jusqu'ici, tout va bien », mais il a oublié la fin, c'est l'atterrissage qui compte. Et les autres, mais ça vaut aussi pour les macronistes. Faire le doron, ça ne sauvera personne, ça ne les sauvera pas plus, eux, que les gens du cinéma. C'est un rouleau compresseur qu'ils ont en face.

Ils se servent d'armes quasiment déloyales. L'Empire Bolloré,

10:28
Locuteur

c

10:28
Intervenant

'est aujourd'hui une force de frappe sans équivalent dans le monde des milliardaires parce qu'il ne fait pas de pognon avec son empire médiatique. Autant avec Canal, c'est une machine à cash qui lui permet de faire rentrer justement de l'argent en même temps que ses possessions en Afrique. Mais voilà, par contre, il a une tête de pont de son empire qui est son empire médiatique. Et ça, il perd du pognon avec ça, Bolloré. Mais il s'en fout parce qu'il a bien compris que c'est grâce à ça. Et en faisant tapis de bombe, comme le fait l'extrême droite sur à peu près tous les sujets, qu'ils gagneront. Et les macronistes vont être balayés par ça.

Soit ils vont se laisser embarquer justement parce qu'ils veulent collaborer. Ça, c'est le débat du moment. Ou

11:08
Locuteur

alors, il

11:08
Intervenant

faudra résister.

11:09
Locuteur

Mais

11:09
Intervenant

il

11:09
Locuteur

n'y a pas de... Je

11:10
Intervenant

reste là en comptant les points, en regardant les balles passées.

11:13
Présentateur

Jules, c'est quoi le pouvoir de nuisance de Bolloré à ce stade ?

11:18
Intervenant

Là, il y

11:18
Locuteur

a

11:18
Intervenant

un truc, c'est qu'il s'attaque à la société civile. C'est-à-dire qu'il s'agit vraiment de pétrifier la société civile,

11:25
Locuteur

c

11:25
Intervenant

'est-à

11:25
Locuteur

-dire

11:25
Intervenant

les gens qui pourraient prendre la parole, etc. Donc dans l'édition, les auteurs qui commencent à prendre la parole, en fait, peut-être qu'ils l'auraient fait avant, s'il n'était pas chégrassé, par exemple. Donc à partir du moment où tu tiens tout un milieu et où tu peux perdre ton taf si tu l'ouvres contre lui... Alors là, du coup, ce qu'a fait Maxime Salada, au moins, c'est clair. Je pense que ça va aider. D'ailleurs, beaucoup de gens ont rejoint la pétition depuis. Oui,

11:45
Locuteur

c'est

11:45
Intervenant

plutôt positif. Parce que la violence de la réaction de Maxime Salada dimanche a donné raison à ceux qui avaient fait la tribune à la base. Et donc il y a beaucoup de gens qui sont arrivés en mode, bah oui, évidemment. Donc là, l'idée, c'est de pétrifier vraiment la société civile. Et c'est assez inquiétant parce qu'il a vraiment procédé secteur par secteur. Il y a des secteurs assez insoupçonnés. Quand tu sais qu'avec l'édition, il va avoir les manuels scolaires, etc. Mais cet après-midi, je lisais que... Oui, avec Hachette. Cet après-midi, je lisais que, par exemple, une de ces sociétés a gagné l'exploitation du Marathon de Paris pour les cinq prochaines années.

Donc, les marathoniens, les sponsors, les coureurs, je ne

12:23
Locuteur

sais

12:23
Intervenant

pas, je ne cours pas, moi. Est-ce qu'il y en a qui vont dire « Moi, je ne

12:26
Locuteur

vais

12:26
Intervenant

plus dire de mal de Bolloré, sinon je ne pourrais plus aller au marathon. » Jusqu'où ça va aller ? Les

12:30
Locuteur

boutiques

12:30
Intervenant

officielles de la Tour Eiffel, c'est Bolloré, par exemple.

12:33
Locuteur

C

12:33
Intervenant

'est un

12:33
Locuteur

peu

12:33
Intervenant

qu

12:34
Locuteur

'on

12:34
Intervenant

ne sait pas. La Tour Eiffel ? Les boutiques. La Tour Eiffel, pas encore, mais...

12:37
Présentateur

Non, non, mais les boutiques, d'accord. Les boutiques.

12:38
Locuteur

Il y a des boutiques à la Tour

12:39
Présentateur

Eiffel. Non, mais d

12:40
Locuteur

'accord. Il y

12:40
Présentateur

a deux, trois boutiques. Non, mais il y

12:41
Locuteur

a

12:41
Présentateur

les relais dans les gares et tout. Non,

12:42
Locuteur

non,

12:42
Présentateur

l'Empire Bolloré est quand même assez impressionnant. Tous ces sujets nous font tourner autour du pot de la concentration des médias. Est-ce que ça va être un sujet central dans l'élection présidentielle 2027 ? Toi, je crois que tu es assez dubitative, Rachel. Qu'est

12:58
Locuteur

-ce

12:58
Présentateur

que tu en penses ?

12:58
Locuteur

Il

12:59
Intervenant

faudrait, bien sûr, que c'est un enjeu démocratique de première importance. On en avait parlé un peu la dernière fois. La démocratie, ce n

13:08
Locuteur

'est

13:08
Intervenant

pas juste les élections. Vous avez compris que j'adore ça, mais c'est des conditions d'exercice. C'est tout ce qui se passe entre deux élections. C'est

13:15
Locuteur

ce

13:15
Intervenant

qui se passe avant une élection. C'est de l'éducation. C'est des médias libres, indépendants, divers, pluralistes, qui peuvent faire des enquêtes, qui

13:23
Locuteur

ont

13:23
Intervenant

les moyens de travailler. Sans ça, vous votez, mais vous votez sans savoir trop pourquoi, en vérité. Donc, ça devrait être un sujet.

13:32
Locuteur

Je

13:32
Intervenant

crois que ça ne le saura pas, parce que c'est un peu perçu. J'en ai peur, peut-être que je me bats un peu trop ma coupe, mais je pense que c'est perçu comme un débat parisien, un peu élitiste. Et j'ai peur que ça passe à l'as un peu à cause de ça. Un peu comme le débat institutionnel, qui passe, et ce n

13:50
Locuteur

'est

13:50
Intervenant

pas totalement illogique, qui passe derrière les sujets du pouvoir d'achat, de la guerre éventuellement. Mais c'est tout un tas de sujets sur lesquels la France ne s'est pas vraiment prononcée depuis très longtemps, et on en aurait besoin. Et en même temps, la bolosphère a réussi à politiser, voire à intéresser des gens, avec la question de la neutralité du service public. On aurait pu considérer que ça ne

14:08
Locuteur

va

14:08
Intervenant

pas prendre, ça ne

14:09
Locuteur

l

14:09
Intervenant

'intéresse pas, mais il y

14:10
Locuteur

a

14:10
Intervenant

quand même eu une campagne, où maintenant, tu as des gens... Enfin, je pense que ça a un peu pris dans l'électorat

14:14
Locuteur

de droite de cette campagne

14:15
Intervenant

contre le service public de l'audiovisuel.

14:17
Locuteur

Je

14:17
Intervenant

pense que tu peux

14:18
Locuteur

intéresser... Mais tu penses

14:19
Intervenant

qu'ils n'étaient déjà pas acquis avant ? Je pense qu'il y a plein, plein de gens, pour te contredire, y compris dans les classes populaires, y compris de partout, qui voient bien que

14:27
Locuteur

Bolloré

14:28
Intervenant

est un milliardaire raciste qui a des chaînes racistes payées pour déverser sur ce pays du racisme et monter les gens les uns contre les autres. Il y en a pour qui c'est assez évident, plein

14:37
Locuteur

de catégories

14:38
Intervenant

de la population. Donc, ce n

14:40
Locuteur

'est

14:40
Intervenant

pas seulement une question de la concentration des médias. Moi, ce que j'aimerais, c'est même qu

14:43
Locuteur

'on

14:43
Intervenant

pose la question du pouvoir des grandes fortunes sur ce pays, du pouvoir des milliardaires. Est-ce que ce n

14:50
Locuteur

'est

14:50
Intervenant

pas... C'est un thème récurrent chez moi, mais est-ce que ce n

14:52
Locuteur

'est

14:52
Intervenant

pas en train de bouffer la démocratie

14:54
Locuteur

comme c'est ça aux Etats

14:55
Intervenant

-Unis ?

14:56
Locuteur

Et

14:56
Intervenant

est-ce que dans 50 ans, on ne regardera pas cette période en se disant « Mais les milliardaires avaient le droit de faire tout ça ! » Mais vous m'étonnez que ça n

15:02
Locuteur

'a

15:02
Intervenant

pas marché, le truc, et qu

15:03
Locuteur

'on

15:03
Intervenant

s'est retrouvé avec Bardella ? Pas du tout. Pas du tout. Jean-Luc a gagné, au final, dans le futur. Non, mais sans doute qu'il y a plein de gens qui pensent ça et c'est heureux, mais

15:12
Locuteur

est

15:12
Intervenant

-ce qu'ils vont considérer ça en premier dans leur choix de priorité au moment du vote ? En tout cas, j'ai entendu Mélenchon dire « Ça, c

15:20
Locuteur

'est

15:20
Intervenant

dans les premiers trucs qu'il faut qu'on arrive à faire quand on est au pouvoir et dans les premiers mois. » Exactement.

15:25
Locuteur

Jean-Luc

15:25
Intervenant

Mélenchon...

15:26
Locuteur

Deux-trois

15:26
Intervenant

conditions avant, donc, du coup.

15:27
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon en a fait...

15:28
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon en a fait un enjeu de campagne.

15:31
Locuteur

Il

15:31
Présentateur

a déclaré qu'il souhaitait démanteler les groupes de presse privés dès le premier trimestre suivant son élection. Alors, ça sous-entend qu'il remporterait les élections législatives, déjà, et qu'il ferait passer parmi les premiers projets de loi un truc sur la concentration des médias. Est-ce que ça pourrait être un espèce de marqueur de quinquennat important

15:47
Locuteur

?

15:48
Intervenant

En tout cas, on dit déjà que c'est possible. La première chose, parce qu'il y

15:52
Locuteur

a

15:52
Intervenant

plein de gens qui pensent que ce n'est pas possible. J'ai vu la question dans le chat. Est-ce qu'on peut, comme ça, dissoudre ? Non, on ne dissout pas, mais il

15:57
Locuteur

y

15:57
Intervenant

a plusieurs options. On peut obliger, via des lois, à empêcher cette concentration des médias. C'est-à-dire qu'on ne peut pas posséder une télé et un journal et une radio, et un site internet, et un magazine. En fait,

16:11
Locuteur

on

16:11
Intervenant

peut mettre des conditions, ce qui fait qu'il sera obligé, pour se mettre en conformité avec la loi, de vendre. On peut aussi nationaliser. J'ai vu des propositions qui disent « Pourquoi, en

16:19
Locuteur

fait,

16:19
Intervenant

on ne nationalise pas Canal ? » Comme ça, c'est directement... Hop, le CNC, on le met avec le CNC. Par exemple. Après, je ne

16:25
Locuteur

sais

16:25
Intervenant

pas si je le... Non, mais je ne

16:27
Locuteur

le

16:27
Intervenant

pense pas.

16:27
Locuteur

Mais

16:27
Intervenant

non, mais...

16:31
Locuteur

Non, je

16:31
Intervenant

ne dirai rien, je ne dirai rien. Mais exprime-toi, c

16:34
Locuteur

'est

16:34
Intervenant

la liberté d'expression. Je continuerai à travailler avec toi, contrairement. Aussi, peut-être parce que c'est toi,

16:39
Présentateur

mon boss, là. Contextuellement. Non,

16:41
Locuteur

non,

16:41
Présentateur

non, mettons tout dans le CNC. Il

16:42
Locuteur

faut

16:42
Présentateur

juste changer les règles du CNC, c'est tout. Enfin, bref.

16:44
Locuteur

C'est un autre débat. Ça devient France Ciné. France Ciné. France Ciné, ça va très bien.

16:48
Intervenant

France Création. Voilà. Mais en tout cas, voilà. C'est possible. Et ce serait forcément un marqueur d'un potentiel quinquennat, même s'il sera peut-être plus court. Parce que si Jean-Luc Mélenchon arrive, il y aura la Cine République, normalement pas au bout de cinq ans. Je

17:03
Locuteur

rappelle

17:04
Intervenant

que CNews peut être débranché là facilement. Demain.

17:08
Locuteur

Il

17:08
Intervenant

suffit que l'ARCOM se bouge le cul. Les textes de loi, ils ont le droit. Ils ont le droit de suspendre le

17:13
Locuteur

canal. Ils ne respectent pas leurs engagements,

17:15
Intervenant

en

17:15
Locuteur

l

17:15
Intervenant

'occurrence.

17:15
Locuteur

Il faut le

17:15
Intervenant

rappeler, voilà. Les chaînes d'information, toutes les chaînes

17:18
Locuteur

privées,

17:20
Intervenant

utilisent un canal, une fréquence publique qui leur est

17:23
Locuteur

donnée

17:24
Intervenant

gratuitement, en échange, du pluralisme et de respecter tout un tas d'obligations. Alors, TF1 ne

17:32
Locuteur

l

17:32
Intervenant

'a jamais respecté, par exemple,

17:33
Locuteur

en

17:33
Intervenant

mettant, en tout cas, en jouant avec les règles, par exemple, en mettant toute la création, la culture, la nuit, quand personne regarde de l'opéra et trucs bidules, pour mettre des conneries de télé-réalité, genre Secret Story. Et CNews ne les respecte pas plus. C'est ce qu'a montré la fermeture aussi de C8. Et les travaux de Claire Secaille, la politologue, l'avaient très bien montré auparavant. Juste d'un mot sur le fait que c'est possible des lois anti-trust, puisqu'en fond, c'est ça, c'est une loi anti-trust, c'est quelque chose qu'on a fait très régulièrement

18:00
Locuteur

dans l'histoire,

18:01
Intervenant

et notamment aux États-Unis, sur le lot du pétrole.

18:04
Locuteur

Mais

18:04
Présentateur

en France, sur la presse, la loi R100, c'était une loi anti-trust. Bien sûr. Aujourd'hui, il est interdit de posséder plus d'un certain nombre de titres de presse quotidienne nationale.

18:13
Locuteur

Alors,

18:13
Présentateur

ça ne

18:13
Locuteur

s

18:13
Présentateur

'appelait

18:13
Locuteur

pas à la régionale.

18:15
Présentateur

Avec Internet, ça a totalement explosé le champ.

18:18
Locuteur

Donc,

18:18
Présentateur

du coup, c'est compliqué. Mais il faut revoir ces lois, bien évidemment. Mais bon, écoutez, à discuter, et peut-être que ce sera un enjeu de cette campagne présidentielle. Bonjour, je m'appelle Mélodie Cudard, je suis avocate, membre du Conseil national des barreaux, partenaire de l'émission Backseat. Aujourd'hui, un simple clic peut avoir des conséquences lourdes, vol de données, arnaques en ligne, cyberharcèlement, et on pense souvent que ça n'arrive qu'aux autres. Pourtant, personne n'est totalement à l'abri. Dans l'espace numérique aussi, vous avez des droits, vous pouvez les faire valoir. Si vous avez un doute, il ne faut pas hésiter à vous faire accompagner.

Retrouvez-nous sur avocat.fr parce qu'être un citoyen numérique, c'est aussi savoir se protéger.

18:52
Locuteur

Il

18:52
Présentateur

s'est passé pas mal de choses, en un moins, dans le paysage politique. À gauche, d'abord, avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il a officialisé sans surprise sa candidature à l'élection présidentielle. C'était le 3 mai dernier. Une candidature qui n'a surpris personne. Rachel, toi, ce qui t'a surpris, c'est le tempo, par contre.

19:08
Intervenant

Tu trouves ça tôt ou tard

19:09
Locuteur

?

19:10
Intervenant

Alors, effectivement, vu l'historique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon,

19:14
Locuteur

c

19:14
Intervenant

'est plutôt tard, puisque la dernière fois, avant 2022, il s'était déclaré fin 2020.

19:19
Locuteur

Un an et demi

19:20
Intervenant

avant. Donc, très longtemps avant. Là, on est moins d'un an avant le second tour de la présidentielle. C'est vrai que sur le papier, je me suis dit, tiens, c'est bizarre, c'est tôt, parce qu'au fond, Jean-Luc Mélenchon, il était déjà en campagne.

19:33
Locuteur

Il

19:33
Intervenant

remplissait déjà des salles de meeting aux quatre coins du pays. Et je me disais qu'il n'avait pas forcément besoin du petit bump, normalement, que vous avez quand vous déclarez votre candidature, aujourd'hui, et qu'il pouvait laisser tout le monde un peu patauger dans sa gadoue dans le reste de la gauche et pas qu'eux. Et en fait, force est de constater, après presque trois semaines, que c'était plutôt bien joué, parce qu'en fait, cette petite piche nette, puisque, comme tu l

20:02
Locuteur

'as

20:02
Intervenant

dit, il n

20:02
Locuteur

'y a

20:02
Intervenant

pas de surprise, elle a suffi à faire effondrer le

20:08
Locuteur

château de cartes du reste

20:10
Intervenant

de la gauche. Le château de cartes qui n

20:12
Locuteur

'était

20:12
Intervenant

déjà pas ouf. Qui n

20:12
Locuteur

'était

20:12
Intervenant

déjà pas ouf. Ils seraient tombés sans ça. Ils n

20:16
Locuteur

'ont

20:16
Intervenant

pas les meilleurs architectes pour faire des châteaux.

20:17
Locuteur

Non, ils

20:17
Intervenant

n

20:17
Locuteur

'ont

20:17
Intervenant

pas ni les meilleurs matériaux. Abatté

20:19
Locuteur

le château de

20:20
Intervenant

cartes !

20:24
Locuteur

Qu

20:24
Présentateur

'est-ce que vous en pensez, les autres, cette candidature qui, effectivement, sans être une surprise, a eu cette espèce d'effet de souffle parce qu'il y

20:31
Locuteur

a

20:31
Présentateur

une espèce de puissance de la France insoumise en campagne présidentielle qui a déjà été acquise à l'occasion des deux précédentes campagnes présidentielles et qui semble inarrêtable à gauche.

20:39
Intervenant

Il n'a pas de tort, Mélenchon, quand il dit « Chez nous, c'est carré, on a un programme, un candidat. »

20:45
Locuteur

Comment

20:45
Intervenant

ça marche une campagne

20:46
Locuteur

? Ça, c

20:46
Intervenant

'est de la kryptonite pour les autres. Comment ça se passe ? Quand tu es électeur de gauche, tu dis « Je regarde les options qui s'offrent à moi dans le paysage de gauche. Tu pouvais dire « Moi, je me pince un peu le nez avec les insoumis parce que blablabla. » Il y a des raisons aussi

20:58
Locuteur

parfois.

20:58
Intervenant

Des raisons objectives de ne

20:59
Locuteur

pas

20:59
Intervenant

être d'accord, etc. En fait, tu regardes à côté, tu fais « Hum, ouais ». Et en fait, ses adversaires le font monter l'extrême-droite et le bloc macroniste. Enfin, l'extrême-droite parce qu'en fait, ils se disent « On a tout intérêt à

21:15
Locuteur

l

21:15
Intervenant

'affronter au deuxième tour parce qu'ils pensent que c'est le meilleur candidat qu'ils pourraient battre. » Et en fait, les macronistes le font monter parce qu'en fait, ils en font l'adversaire principal parce que c'est lui qui est aujourd'hui en position de leur empêcher d'accéder au deuxième tour.

21:28
Locuteur

Je crois

21:28
Présentateur

que… Oui. De toute façon, c'est la tripolarisation du paysage politique qui fait que t'as l'ERN, la France Insoumise et les macronistes et tout le reste du champ politique en fait, joue en série B, quoi. Puis pour

21:39
Intervenant

des électeurs, il faut aussi voir que quelque part, les électeurs ont fini par s'habituer. J'ai envie de dire que même à gauche, il

21:44
Locuteur

y a

21:44
Intervenant

une résignation chez les non-mélenchonistes. Une résignation non seulement à ce que « Bon, Mélenchon connaît, putain, les Insoumises ont encore tout préparé, il y

21:52
Locuteur

a

21:52
Intervenant

déjà la batterie de meetings de prévus, sans doute un programme qui vont feuilletonner, il

21:57
Locuteur

va

21:57
Intervenant

y avoir des annonces de trucs. »

21:58
Locuteur

Je

21:58
Intervenant

suis sûr que ça va être

21:59
Locuteur

construit.

22:00
Intervenant

Il y

22:01
Locuteur

a

22:01
Intervenant

un truc, il

22:01
Locuteur

y a

22:01
Intervenant

un projet. En fait, ils savent où ils vont. Ils donnent l'impression d'avoir un plan. C'est quand même assez rassurant. Et surtout, pour un électeur de gauche qui vote depuis 15 ans, il se dit « Ouais, par contre, et puis le reste de la gauche, je ne

22:13
Locuteur

l

22:13
Intervenant

'ai jamais vu faire un truc bien. »

22:15
Locuteur

C

22:15
Intervenant

'est-à

22:15
Locuteur

-dire

22:15
Intervenant

qu'au bout d'un moment, il y

22:15
Locuteur

a

22:15
Intervenant

de l'expérience. Le reste de la gauche, je les ai vus, le PS, j'ai vu le score d'Hidalgo. J'ai vu même Hamon, on l'aimait bien. Il s'est planté aussi. Jadot, le machin. Les autres options ne sont même pas crédibles. Elles ne

22:27
Locuteur

vont

22:27
Intervenant

sans doute pas être mieux cette fois-ci. Donc, même par expérience, tu te dis « D'avance, on y va.

22:32
Présentateur

»

22:32
Locuteur

Puis tu as

22:32
Présentateur

aussi le vote utile.

22:33
Locuteur

Tu

22:34
Présentateur

as aussi un vote utile qui va

22:35
Locuteur

carburer pour

22:35
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon parce que beaucoup d'électeurs de gauche en ont ras-le-bol de ne pas voir la gauche au second tour d'une élection présidentielle depuis 15 ans. Et voilà.

22:44
Locuteur

Et

22:44
Présentateur

donc... Je ne sais

22:45
Intervenant

pas alors peut-être que le risque de voir l'extrême droite l'emporter à la fin et une troisième élimination de la gauche au deuxième tour de l'élection présidentielle peuvent changer la donne. Mais j'ai quand même l'impression qu'il rebute encore davantage une partie de la gauche Jean-Luc Mélenchon. J'ai des expériences. J'ai autour de moi des gens qui sont très mélenchonistes et des gens autour de moi qui sont très anti-mélenchonistes. Mais tu

23:09
Locuteur

as

23:09
Intervenant

des gens autour de toi qui sont très politisés. Oui,

23:11
Locuteur

mais

23:11
Intervenant

non, pas que. Sincèrement, pas que. Dans ma famille, par exemple...

23:14
Locuteur

Des bourgeois

23:15
Intervenant

? Pardon ?

23:16
Locuteur

Je

23:17
Intervenant

te parlerai plus tard de ma famille. D'accord. Miss shot. Peut-être hors antenne. Mais ça a commencé assez tôt dans le quinquennat. En fait, dès l'affaire Quatennens, on a vu une partie du mouvement féministe. C'est quand même compliqué. Il y a eu l'imbrouglio autour du communiqué du 7 octobre et la façon dont ils ont mené le

23:37
Locuteur

combat. Léger imbrouglio.

23:38
Intervenant

Dont ils ont mené le combat pour la Palestine. Certains considèrent qu

23:41
Locuteur

'ils

23:41
Intervenant

l

23:42
Locuteur

'ont

23:42
Intervenant

rendu minoritaire, que ça a été mal géré. Voilà. Et donc, il y a tout un tas d'électorats qui ont pu s'agréger en se disant Mélenchon, plus jamais. Alors moi, je n'y crois pas forcément à ce Mélenchon, plus jamais. Parce qu'en

23:55
Locuteur

fait,

23:55
Intervenant

à la fin, le risque, c'est Bardella. Mais aussi,

23:56
Locuteur

ils

23:56
Intervenant

peuvent avoir peur en se disant Bardella ou Le Pen qu'au deuxième tour parce que les sondages, ils valent ce qu'ils valent. Mais en tout cas, ils sont martelés notamment par l'Empire Bolloré. Et c'est, si on regarde les sondages, pour l'instant, le plus mauvais candidat potentiel de ceux qui peuvent potentiellement arriver au deuxième tour. Voilà. Et donc, moi, je ne pense pas du tout qu'ils soient à 25% au deuxième tour comme l'annoncent les sondages. Mais ça peut

24:19
Locuteur

être un truc dans l'électorat de gauche qui est un

24:20
Intervenant

électorat stratège.

24:21
Présentateur

Sur la doctrine de la France insoumise, en l'occurrence, toi, Usul, tu notes qu'il y a un raidissement de Jean-Luc Mélenchon sur le grand capital. Il propose la nationalisation de Total, par exemple. Je

24:30
Intervenant

ne

24:30
Locuteur

sais

24:30
Intervenant

pas, mais je le trouve offensif. Voilà.

24:32
Locuteur

Mais plus

24:32
Intervenant

qu

24:32
Présentateur

'avant.

24:33
Intervenant

Sur Bolloré, voilà, d'avancer direct en disant on va démanteler ce truc-là d'Ewan. Et sur Total, là, ça y est, je me souviens quand on était justement à la fête de l'Huma et j'avais Mélenchon là, tu vois, et j'ai pu au moins poser deux, trois questions pendant qu'il parlait. Tu n'avais pas

24:48
Locuteur

de micro ? Tu

24:48
Présentateur

n'avais

24:49
Intervenant

pas de micro ? Alors oui, on avait un micro pour deux,

24:52
Locuteur

donc

24:52
Intervenant

je dis, je vais reprendre le micro à Jean-Luc. Mais je lui avais demandé et sinon, on nationalise Total. Et il me fait Oh là, Oh là, doucement. Et je sentais que voilà, alors même qu'il arrive en phase, c'est sa phase pas de pire assurant qu'il va essayer de développer. Mais pourtant, même ça, il se dit, on peut quand même aller sur nationalisation de Total et des revendications qui ne

25:15
Locuteur

sont

25:15
Intervenant

pas des revendications juste de slogan, mais qui sont des options stratégiques. De la même manière qu'il va falloir lutter sur les grands enjeux,

25:23
Locuteur

il

25:23
Intervenant

va falloir lutter contre les GAFAM, il va falloir lutter... Et c'est vrai que j'ai assez confiance dans le fait qu

25:28
Locuteur

'il

25:29
Intervenant

va partir sur du stratégique dans le programme, en tout cas. Il

25:32
Locuteur

va

25:32
Intervenant

y avoir des questions sur l'IA, etc. Je ne

25:34
Locuteur

fais

25:34
Intervenant

pas confiance au macronisme.

25:35
Locuteur

Mais il va aussi chercher

25:35
Intervenant

des thématiques moins clivantes.

25:37
Locuteur

On est

25:37
Présentateur

toujours dans la stratégie des diabolisations de Jean-Luc Mélenchon. Aller chercher aussi des thématiques moins clivantes comme on l'avait déjà vu faire sur la nutrition,

25:43
Locuteur

sur la

25:43
Présentateur

santé, sur l'environnement,

25:45
Intervenant

etc. Rachel ? Eux, quand on les interroge, ils ne parlent pas du tout de dédiabolisation. Non,

25:50
Locuteur

c'est moi qui

25:50
Intervenant

utilise le

25:51
Locuteur

terme. C

25:52
Intervenant

'est papy Jean-Luc, quoi.

25:53
Locuteur

Non, mais

25:53
Intervenant

surtout, ils disent pas du tout, on ne se modère pas. C'est vraiment pas du tout ce qu'ils disent. Ils n'ont pas du tout l'intention d'aller chercher un électorat. Enfin, en tout cas, ils ne comptent pas faire d'efforts pour aller chercher proactivement un électorat social-démocrate, disons. Le problème, c'est que, pour revenir un peu sur ce que disait Emilio tout à l'heure, moi, je n

26:17
Locuteur

'ai

26:17
Intervenant

aucun doute que Jean-Luc Mélenchon peut réussir une bonne campagne présidentielle. Je n

26:22
Locuteur

'ai

26:22
Intervenant

aucun doute qu'il peut attirer du vote utile de gauche à cette campagne présidentielle.

26:27
Locuteur

Je

26:27
Intervenant

ne

26:27
Locuteur

dis

26:27
Intervenant

pas que c'est fait, mais c'est tout à fait possible. Par contre, je pense qu'il y a une partie de l'électorat de gauche qui, encore en 2022, a considéré que le vote utile pour Jean-Luc Mélenchon était une option, ce qui l'a amené à 22 %,

26:41
Locuteur

qui,

26:42
Intervenant

là, risque d'avoir peur sur le côté, si je veux absolument éviter Bardella ou Le Pen,

26:48
Locuteur

il

26:48
Intervenant

faut peut-être que je vote pour un autre candidat que Jean-Luc Mélenchon et peut-être même un autre candidat qu'un candidat de gauche.

26:54
Locuteur

C

26:54
Intervenant

'est Thomas Legrand

26:55
Locuteur

qui écrivait ça dans l'Ibry ?

26:56
Intervenant

Mais ce n'est pas que Thomas Legrand qui l'écrit. C'est un truc, moi, je crains que c'est quelque chose qui existe.

27:02
Locuteur

Si des gens de gauche sont prêts

27:03
Intervenant

à voter Édouard Philippe au premier tour, j'ai envie de dire, je leur retire leur carte

27:06
Locuteur

de gens de gauche. Mais

27:07
Intervenant

en 2017, on peut leur retirer leur carte de gens...

27:11
Locuteur

Des gens

27:11
Intervenant

de gauche. Comme Macron,

27:13
Locuteur

il

27:13
Intervenant

est et de droite et de gauche. Oui,

27:15
Locuteur

mais

27:15
Intervenant

sauf qu'en fait, en 2017,

27:16
Locuteur

il

27:16
Intervenant

y

27:16
Locuteur

a

27:16
Intervenant

des gens qui ont eu peur d'un second tour Fillon-Le Pen à un moment donné et qui se sont dit qu'il vaut quand même mieux voter Macron alors qu'il n

27:24
Locuteur

'y

27:24
Intervenant

a aucune chance de l'autre côté. Une partie de ces gens-là, ils ne sont jamais revenus à gauche et ça fait en sorte que la gauche, elle est aujourd'hui à un tiers des voix. Donc peut-être que là, il y aura des gens qui se diront qu'il faut sauver le truc, je veux le moins pire possible, je vote là. Mais ils ne reviendront pas tous et à la fin, c'est une gauche qui se recroqueville toujours un peu plus quand même. Eh bien, on verra.

27:44
Locuteur

C

27:44
Intervenant

'est Macron.

27:45
Locuteur

On

27:45
Intervenant

verra, mais déjà,

27:47
Locuteur

il

27:47
Intervenant

y a d'ici la prochaine... Par rapport aux dernières élections, il y a plein d'yeux qui seront morts, il y

27:51
Locuteur

a

27:51
Intervenant

plein de jeunes qui vont arriver.

27:53
Locuteur

Les jeunes

27:54
Intervenant

ne sont pas insoumis, tous les jeunes votent pas. Les insoumis ont quand même recruté vachement de monde.

27:59
Locuteur

Il

27:59
Intervenant

y

27:59
Locuteur

a

27:59
Intervenant

eu un

27:59
Locuteur

apport de forces

28:00
Intervenant

militantes qui peut être crucial. Personne ne dit qu

28:02
Locuteur

'ils

28:02
Intervenant

sont faibles. Que ce soit notamment... Ça, c'est plus que la dernière fois.

28:05
Locuteur

Je veux dire, je pense qu'ils ont un

28:06
Intervenant

nombre de troupes. Il suffit de voir le temps qu'il leur a fallu.

28:09
Locuteur

Ils

28:09
Intervenant

partent de plus haut. Ils partent de plus haut. Mais ils partent de plus haut en masse.

28:12
Locuteur

C

28:12
Intervenant

'est-à-dire que là, aujourd'hui, on peut dire que c'est un des seuls partis de masse, en tout cas, ce qui ressemble le plus à un parti avec des militants, à

28:19
Locuteur

gauche. On va le dire. À gauche, à gauche. Il n'y a aucun doute. Le PCF, c'est

28:23
Intervenant

pas dégueulasse.

28:25
Locuteur

Ça veut dire que c'est eux qui vont faire

28:26
Intervenant

les caravanes insoumises l'été. Ils vont essayer d'inscrire des jeunes sur les listes électorales.

28:32
Locuteur

Des jeunes et des malins. J

28:33
Intervenant

'ai l'impression qu'on me distribue un tract de la France Insoumise toutes les 10 minutes. Oui,

28:36
Locuteur

ils vont coller comme des malades.

28:38
Intervenant

En tout cas, ils sont vraiment dans une phase active. Il

28:40
Locuteur

y

28:40
Intervenant

a un meeting de Jean-Luc Mélenchon qui est prévu à Saint-Denis le début

28:43
Locuteur

juin.

28:45
Intervenant

Donc, effectivement, il y a cette chose-là. Je partage une partie des choses que dit Rachel du fait que l'état-major insoumis ne dit pas qu

28:55
Locuteur

'on

28:55
Intervenant

va se modérer pour essayer de conquérir un électorat. Mais il y a quand même un changement de stratégie.

29:00
Locuteur

C

29:00
Intervenant

'est la fameuse mitterrandisation de Mélenchon parce qu'entre deux élections présidentielles, la France Insoumise a une stratégie qui est claire. On choisit des sujets qui clivent énormément en s'adressant à une partie de l'électorat. Ils sectorisent et les électorats qu'ils vivent, ce qui est normal ce que fait chaque parti. Sauf qu'eux, ils l'assument plus que d'autres. On choisit un sujet qui clive et puis on passe à un autre en pensant que c'est ça qui fait s'agréger des petites strates de l'électorat.

Et arrivé au moment de l'élection présidentielle puisqu'ils pensent avoir et c'est sûrement le cas d'avoir agrégé suffisamment de monde pour avoir une base électorale solide de passer à l'étape supérieure qui est celui de pouvoir agréger justement le vote utile parce qu'ils pensent qu'à la fin ces fameux électorats Sosdem qui ne cherchent pas à draguer, je ne

29:42
Locuteur

sais

29:42
Intervenant

plus parmi, je crois que c'est Manel Bompard qui me l'avait dit, de toute façon ils finiront par voter pour nous. Ok, je vais le dire autrement parce que moi ça m'emmène un petit peu cet argument de, cet analyse selon laquelle ils clivent pour faire exprès pour bien consolider leur base d'arabes et de jeunes Non, pas

29:55
Locuteur

d'arabes et de jeunes Non, mais j'ai pas

29:57
Intervenant

dit ça J'avoue que

29:57
Locuteur

t

29:57
Intervenant

'abuses un peu là C 'est

29:58
Locuteur

un

29:58
Intervenant

petit peu Mais

29:59
Locuteur

non, c

30:00
Intervenant

'est sur l'écologie c'est sur tous les sujets mais c'est pas du

30:05
Locuteur

tout un problème C'est une stratégie assez assumée d'ailleurs de la part de la France Non, mais est-ce

30:07
Intervenant

qu'on peut pas justement juste supposer qu'éventuellement il y a une colonne vertébrale politique qui est assez cohérente et c'est que quand il y a des raidissements et qu'en face tout le monde on sait pas où ils vont on sait pas ce qu

30:20
Locuteur

'ils

30:20
Intervenant

disent on sait pas ce qu'ils veulent chez les insoumis au moins tu sais à peu près toujours ce qu

30:23
Locuteur

'il

30:23
Intervenant

va y avoir un peu de radicalité un petit peu de résistance et une colonne vertébrale politique Ils choisissent les sujets qu

30:28
Locuteur

'ils mettent en avant Et que in

30:28
Intervenant

fine ça finit par payer parce qu'on leur fait plus confiance qu'à d'autres Oui, mais je dis pas du tout le contraire Je dis que dans leur stratégie de communication médiatique ils choisissent de mettre tel ou tel sujet en avant pour s'adresser à tel ou tel parti Je

30:42
Locuteur

sais pas s'ils y

30:43
Intervenant

arrivent

30:43
Locuteur

tant que ça Je suis désolé Mais quand ils mettent en

30:44
Intervenant

avant la constitutionnalisation de l'IVG c'est qu'ils s'adressent à un public féminin féministe notamment pour pouvoir leur dire regardez nous allons améliorer vos droits si nous arrivons au pouvoir C'est pas simplement les arabes

30:58
Locuteur

et

30:58
Intervenant

les

31:00
Locuteur

cartes populaires

31:01
Intervenant

Ils le font sur tous les secteurs de l'électorat parce qu'ils savent que selon les catégories de personnes le déterminant du vote se situe pas au même endroit Tu veux dire que la France insoumise segmente aussi l'électorat ? Comme Luxman ? Tout le

31:15
Locuteur

monde s'égmente

31:15
Intervenant

Bien sûr et c'est normal En fait c'est une évidence de la stratégie électorale Juste d'un mot ça marche c'est vrai mais pour l'instant je dis bien pour l'instant ça marche que juste pour être le roi du cimetière Ah ça

31:27
Locuteur

c'est

31:27
Intervenant

une formule de Tondelier ça Ben oui non mais c'est un peu vrai

31:31
Présentateur

Alors on va parler du reste de la gauche justement parce que se pose la question de ce qu'elle fout le reste de la gauche qui était déjà pas bien le château de

31:37
Locuteur

cartes C'est le

31:37
Présentateur

cimetière Voilà c'est le cimetière Parlons du cimetière Quelques jours après l'annonce de la candidature de Mélenchon On a appris que Boris Vallaud le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale et rival d'Olivier Fort claquait la porte de la direction du parti socialiste

31:51
Locuteur

Qu

31:51
Présentateur

'est-ce qui s'est passé ? Qu'est

31:52
Locuteur

-ce

31:52
Présentateur

que c'est que ce merdier ? Ils étaient alliés Ils ne

31:54
Locuteur

sont

31:54
Présentateur

plus alliés Le fond du problème c'est la primaire On est d'accord Rachel

31:57
Locuteur

?

31:58
Présentateur

Ou Emilio ? Non vas-y Rachel moi j'en ai marre franchement

32:01
Locuteur

J

32:02
Présentateur

'ai prévu 5 minutes On

32:04
Locuteur

peut faire 5 minutes On peut faire 5 minutes sur le PS parce qu'il se passe quelque chose

32:10
Intervenant

Alors eux ils maquillent ça c'est pas totalement faux non plus sur un manque de collégialité au parti socialiste sur le fait que ça travaille pas bien ensemble voilà en fait Fort et Vallaud formaient une majorité qui dirigeait le PS depuis le congrès d'il y a pile un an

32:26
Locuteur

et

32:27
Intervenant

Vallaud considère qu'il n

32:28
Locuteur

'est

32:28
Intervenant

jamais associé à ce qui se passe donc au bout d'un moment il a dit c'est bien gentil mais je m'en vais Et évidemment que là-dedans il y a aussi la question de la stratégie pour l'élection présidentielle Olivier Faure

32:40
Locuteur

a

32:40
Intervenant

priori veut toujours une primaire dans

32:42
Locuteur

le

32:43
Intervenant

Sokol périmètre de Ruffin avec Duxman alors que Boris Vallaud lui il n'est pas contre ce périmètre là mais sans primaire voilà à peu près pour le dire simplement

32:55
Locuteur

Sur

32:56
Présentateur

la question de la ligne politique du PS j'ai l'impression que 9 ans après le départ du pouvoir de François Hollande le PS n'a toujours pas réglé la question de qu'est-ce qu'on fait du quinquennat Hollande

33:06
Locuteur

On

33:07
Présentateur

est vraiment sur un parti encore aujourd'hui

33:08
Locuteur

entre

33:09
Présentateur

une moitié qui est plutôt pour assumer le quinquennat Hollande le revendiquer autour de François Hollande lui-même Bernard Cazeneuve Raphaël Luxman ce sont des gens qui sont plutôt sur cette ligne qui sont pas au PS

33:20
Locuteur

des gens qui ont pas eu à gérer le PS mais qui

33:22
Présentateur

sont dans l'espace de la droite du PS en tout cas ceux avec qui la droite du PS ont envie

33:25
Locuteur

de faire une fédération

33:26
Présentateur

et de l'autre côté on peut dire la gauche du PS si on veut autour d'Olivier Faure qui est beaucoup plus critique du bilan de François Hollande avec Chloé Riedel qui a sorti le programme qui a été largement critiqué par les hollandistes etc donc je trouve ça ouf que 10 ans plus tard le PS est toujours dans cette crise ouverte en 2016 avec la primaire et qu'en fait ils ont pas réussi à dépasser le problème parce

33:45
Intervenant

qu'ils passent leur temps à la fois à faire des exacts stratégiques qu'on comprend plus si on fait la liste Gluckman 2019 Anne Hidalgo ensuite on fait la NUPES ensuite on fait Gluckman ensuite on fait le NFB donc déjà on sait plus dans quel espace il se situe ensuite sur la question de la ligne aujourd'hui nous parlent nous on veut fédérer la gauche non-mélenchoniste la gauche mélenchoniste c'est pas une ligne politique être contre quelqu'un pardon non-mélenchoniste c'est pas la gauche non-mélenchoniste pardon c'est pas une ligne politique ça c'est la deuxième chose et puis il y

34:12
Locuteur

a

34:12
Intervenant

un problème il y

34:13
Locuteur

a

34:13
Intervenant

un problème de fond c'est qu'effectivement c'est bien enfin le parti socialiste nous propose un projet construit jusque là on savait pas ce que pensait le PS sur la plupart des c'est vrai que c'est une nouveauté moi je m'attendais pas à

34:24
Locuteur

ce

34:24
Intervenant

que le PS ait un programme avant un candidat et donc tout ça à la fin ça donne raison à l'analyse que faisait Jean-Luc Mélenchon en 2008 au moment de quitter le PS c'est que cette logique de courant qui fracture le parti socialiste ce qu'eux appellent la démocratie interne socialiste ils passent quand même leur temps à tricher dans les congrès peut-être moins à Nancy qu'au précédent à Marseille mais en tout cas c'est quand même régulier et disons que cette logique là qui fait que les socialistes passent leur temps à se foutre sur la gueule entre eux ce qui fait que ça crée un cafarnaum pas possible et que ça empêche de donner une direction une ligne claire à la France insoumise c'est certes il

34:57
Locuteur

y a

34:57
Intervenant

un peu moins de démocratie interne ah

34:58
Locuteur

bah c'est pas carré

34:59
Intervenant

non mais alors ils votent ils votent pas de la même façon pas sur les mêmes choses on peut pas dire que les militants insoumis sont jamais consultés c'est pas vrai ils sont pas juste consultés de la même façon c'est plutôt quelque chose de une sorte de référendum en fait c'est des référendums des

35:13
Locuteur

plébiscites c'est du tirage au sort c'est des plébiscites mais

35:17
Intervenant

en tout cas voilà un côté il y

35:19
Locuteur

a

35:19
Intervenant

des zigzags et de l'autre côté il y

35:21
Locuteur

a

35:21
Intervenant

une ligne exactement

35:23
Locuteur

en tout cas la

35:23
Présentateur

ligne ça marche mieux sur des élections très incarnées comme une élection présidentielle LFI est un parti très présidentialiste de ce point de vue là il cartonne aux élections présidentielles ça marche moins bien aux élections locales mais les zigzags

35:34
Intervenant

ça va jusqu'à voter la censure ou pas voter la censure quasiment collaborer avec le corps nu pour machin donc les zigzags pour un électeur de gauche c'est compliqué quand t'as voté PS avec le NFP et que tu vois que ça vote pas la censure et que ça négocie des trucs qu'on a même pas au final à la fin ou qui sont rayés à la première occasion ensuite

35:53
Locuteur

bon

35:54
Présentateur

de l'autre côté c'est vraiment pas de bol pour la gauche non-mélenchoniste parce qu'en ce moment elle enchaîne les casseroles on a François Ruffin qui a sorti une BD qui a fait beaucoup débat à gauche pour son syndrome du white savior et on a Raphaël Glucksmann aussi de son côté avec une petite note qui a fuité dans la presse qui ne l'arrange pas beaucoup sur la segmentation des électorats

36:15
Locuteur

qu'est

36:16
Présentateur

-ce que t'en penses Rachel

36:16
Locuteur

?

36:18
Intervenant

d'abord sur la note bon d'abord il faut se dire un truc que tous les partis tous les candidats essayent de comprendre quel est leur électorat et quels sont les électeurs qu'ils ont prioritairement à mobiliser quels sont ceux qui peuvent aller conquérir ça c'est le boulot de n'importe quelle campagne électorale que vous soyez à la France Insoumise Macroniste LR ou ailleurs ça c'est une première chose même si tout le monde prétend parler à tout le monde parler à la nation parler à la république la vérité c'est que même si je peux entendre que vous ayez l'intention de parler à tout le monde la vérité c'est que les mots que vous utilisez ils ne touchent pas tout le monde de la même façon de toute façon ils sont un aussi si vous faites une bonne campagne qui sont aussi un peu calibrés pour ça on peut le formuler autrement comme Rémi Lefebvre le dirait le but des partis politiques c'est d'arriver à créer une coalition sociale la plus large possible d'en exprimer le mieux possible les attentes et de proposer à cette

37:14
Locuteur

coalition

37:15
Intervenant

sociale un débouché politique là il y avait deux choses premièrement c'est une note pour en avoir parlé avec des gens qui font ce genre de travail extrêmement caricatural et de quoi tu parles Rachel Delarochelle

37:29
Locuteur

ah

37:29
Intervenant

oui j'avais pas compris la blague ok c'est donc ça donc je ne suis pas Nathalie de Nantes ni de Gérard de

37:35
Locuteur

Guérande

37:36
Intervenant

Romain de Romainville Romain de Romainville et bien sûr Gérard de Guérande qui est quand même retraité à plus de 5000 euros par mois ça fait pas un énorme électorat non c'est pas ouf bon donc extrêmement caricatural et surtout c'est pas une note qui vient d'un cabinet extérieur c'est une note qui vient de qui a été faite en interne dans la campagne dans le parti c

37:54
Locuteur

'était une question que je me

37:55
Présentateur

posais qui a produit cette

37:56
Locuteur

note

37:56
Présentateur

c'est

37:56
Locuteur

interne il y a un mec

37:57
Intervenant

j'ai plus son

37:59
Locuteur

nom mais c

37:59
Intervenant

'est

38:00
Locuteur

quelqu'un qui est plutôt

38:02
Intervenant

une pointure enfin plutôt qui avait plutôt une bonne réputation jusqu'à

38:06
Locuteur

aujourd'hui il

38:07
Intervenant

va finir chez McKinsey oui

38:08
Locuteur

c'est sûr

38:09
Intervenant

et donc là il sort un truc extrêmement caricatural et où en plus et ça c'est le deuxième effet qui se coule mais le plus important

38:16
Locuteur

où

38:16
Intervenant

il semble dire ben voilà ces électorats faut pas du tout aller les voir parce que ils veulent pas de nous enfin je sais pas quoi c'est marrant il a dit on veut pas aller voir la droite Glucksmann qui dit on veut pas aller parler à la droite alors qu'en fait c'est ce qui motive quand même une partie de sa candidature et cet électorat même s'il faut être lucide l'électorat que vise Glucksmann c'est aussi un électorat de gauche il est bien plus bourgeois mais c'est un électorat qui a voté à gauche par le passé ben c'est le coeur de l'électorat de gauche où il dit ben de toute façon j'ai rien à faire là et fatalement c'est un peu problématique pour un candidat qui malgré tout est dans cet espace là

38:53
Locuteur

ce

38:53
Intervenant

qui est assez étonnant aussi dans cette note c'est que le but c'est 6 millions d'électeurs oui oui rien n

39:01
Locuteur

'a

39:01
Intervenant

de sens ça veut dire que si ça marche ça va pour le deuxième tour ça perd et ça c'est beau une défaite avec le panache ça vous dit bien ce à quoi sert Glucksmann et l'ambition qu'il a c'est à dire faire perdre la gauche et gratter des voix ben si je suis désolé

39:15
Présentateur

du côté du rassemblement national est-ce qu'on peut dire qu'il y a comme une forme de quasi-certitude qu'ils seront au second tour c'est comme ça c'est ça le deal c'est ça le jeu auquel on va jouer pendant un an trouver qui sera face au rassemblement national au second tour à l'élection présidentielle parce que il peut exploser en vol bar de là aussi alors justement c'était une question que je me posais ça va faire partie des grandes inconnues de cette campagne présidentielle moi j'ai d'or j'ai déjà digéré Marine Le Pen pour moi elle ne sera pas candidate la justice va la condamner c'est fini d'ailleurs l'électorat du rassemblement national lui aussi a digéré

39:43
Locuteur

Marine

39:43
Présentateur

Le

39:44
Locuteur

Pen

39:44
Présentateur

c'est fini pour eux c'est Jordan maintenant il est

39:47
Locuteur

fort il est beau c'est le meilleur

39:48
Présentateur

il va gagner Jordan donc ils sont très mobilisés l'électorat du RN derrière Jordan Bardella mais est-ce que ce sera suffisant est-ce que Jordan Bardella peut se planter dans cette campagne c'est déjà une question et ensuite là aussi d'un point de vue de la ligne politique on a vu des attermoiements et des virages du côté du rassemblement national où Bardella et Marine Le Pen n

40:05
Locuteur

'étaient

40:05
Présentateur

pas tout à fait d'accord sur les mesures sur le soutien sur la taxation des profits sur

40:09
Locuteur

les

40:10
Présentateur

retraites sur l'augmentation de l

40:12
Intervenant

'essence etc ils sont même foutus sur la gueule sur le supprimé ou pas le CNC alors ça va loin le truc où ils se tapent dessus mais

40:19
Locuteur

tu vois

40:19
Présentateur

on parlait de virage tout à l'heure en parlant du PS qui sait pas où il habite etc moi je trouve que le RN est dans une forme olympique alors qu

40:25
Locuteur

'on

40:25
Présentateur

sait toujours pas très bien ce qu

40:26
Locuteur

'il

40:26
Présentateur

pense c

40:26
Locuteur

'est moins grave c'est savoir où

40:27
Présentateur

t

40:28
Locuteur

'habites

40:28
Intervenant

pas quand t'es à 35 dans les sondages voilà il y a ça même si je pense qu'effectivement Bardella peut exploser en vol et qu'en réalité si c'est Bardella c'est qu'il y

40:35
Locuteur

a

40:35
Intervenant

quand même plus de chances qu'il soit bas étant donné qu'en plus les sondages ont toujours l'habitude de surestimer assez fortement le RN par exemple je regardais il n

40:44
Locuteur

'y a

40:44
Intervenant

pas si longtemps que ça les sondages de 2022 alors un an avant l'élection Marine Le Pen était donnée à 29-30 elle a fini environ 7 points de moins qu'annoncé donc 7 points de Zemmour soyons honnêtes

40:57
Locuteur

peut

40:57
Intervenant

-être

40:58
Locuteur

peut

40:59
Intervenant

-être mais en l'occurrence il était aussi plus tard il a été testé Zemmour elle a été testée elle a été testée plus haut moi je ne

41:04
Locuteur

suis

41:04
Intervenant

pas d'accord avec vous je pense que Marine Le Pen elle n

41:06
Locuteur

'est

41:06
Intervenant

pas elle n

41:07
Locuteur

'est

41:07
Intervenant

pas totalement enterrée et c'est d'ailleurs pour ça justement qu'ils n'ont pas fait le deuil et que Marine Le Pen elle se dit à la fin c'est quand même moi la bosse et qu'il y a 2-3 trucs sur lesquels ils ne sont pas d'accord par contre là où ça ne pose pas forcément de problème du point de vue de leur électorat c'est que l'un des déterminants principaux de l'électorat c'est la question de l'immigration or là-dessus un ils ne

41:25
Locuteur

se

41:25
Intervenant

mettent pas sur la gueule et

41:26
Locuteur

deux

41:26
Intervenant

ils n'ont quasiment même plus besoin d'en parler parce qu

41:28
Locuteur

'ils

41:28
Intervenant

sont tellement identifiés dans le débat comme étant no immigration que que en fait le reste c'est ça peut leur permettre en réalité même de parler à 2 électorats différents un électorat beaucoup plus bourgeois un électorat de droite que Jordan Bardella peut plus draguer avec sa princesse et Marine Le Pen continue à vouloir parler à son électorat avec son je ne sais pas qui est le prince en tout cas avec ses chats à parler à un électorat qui habite dans les terres de la désindustrialisation je ne

42:02
Locuteur

veux

42:02
Intervenant

pas utiliser le mot social parce que c'est une impulsion sociale ceux du nord

42:04
Locuteur

et ceux du sud

42:04
Intervenant

et de l'est aussi et de l'est aussi

42:07
Locuteur

mais

42:07
Intervenant

justement là-dessus il y a une note d'Antoine Bristiel qu'on connait un petit peu ici qu'on aime bien qu'on aime bien qui est très instructive sur les quatre piliers de l'électorat RN à la fois les deux qui lui sont déjà attachés la France des oubliés c'est comme ça qu'il dit et la France libérale identitaire et les électorats qu'il peut conquérir tout ça ça donne quand même à quelque chose qui ressemble à un parti un peu attrape-tout une coalition comme on disait tout à

42:40
Locuteur

l

42:40
Intervenant

'heure pas forcément facile à tenir mais

42:42
Locuteur

d

42:43
Intervenant

'une certaine manière c'est le destin de n'importe quel parti qui à lui tout seul semble pouvoir peut-être réunir plus de 30% des voix au premier tour forcément ça donne des choses c

42:52
Locuteur

'est sur une ambiguïté

42:53
Intervenant

et ils incarnent l'alternance mais pour revenir à ta question de base sur Bardella est

42:58
Locuteur

-ce

42:58
Intervenant

qu'il peut se planter est-ce que c'est sûr qu'il est au second tour il peut se planter

43:02
Locuteur

mais

43:02
Intervenant

il a la marche par contre

43:04
Locuteur

je

43:04
Intervenant

pense que c'est pas là-dessus qu'il faut compter si votre stratégie politique c'est de toute façon il va se planter ça va pas marcher par contre je pense qu'il peut y avoir un scénario médian si je puis dire c'est-à-dire un RN certes presque sûr d'être au second tour mais nettement moins haut que ce qu'il est aujourd'hui parce qu'effectivement je dirais pas que le RN est surestimé par les instituts de sondage longtemps avant l'élection mais c'est surtout qu'en fait longtemps avant l'élection le RN c'est un peu la seule marque politique qui existe et plus on se rapproche de l'élection plus on se rapproche de l'élection plus il y

43:37
Locuteur

a

43:37
Intervenant

de nouveaux acteurs qui rentrent plus les gens se mettent dans l'élection présidentielle et font un peu leur marché et donc peuvent éventuellement aller vers d'autres candidatures c'est le destin de Marine Le Pen en 2012 en 2017 en 2022 où elle est très haut très tôt et beaucoup plus bas à la fin

43:53
Locuteur

on

43:53
Présentateur

verra et ça fait partie des choses qu'on regardera évidemment dans Backseat ce seront les dynamiques de campagne du côté d'un Éric Zemmour qui peut grappiller des voix précieuses au Rassemblement National du côté éventuellement d'un Bruno Retailleau qui lui aussi s'il réussit une campagne présidentielle

44:06
Locuteur

peut

44:06
Présentateur

faire perdre des voix précieuses à Marine Le Pen c'est pas encore gagné du côté du bloc central ou des macronistes appelons-les comme on veut on sait que Gabriel Attal doit s'exprimer dans les prochains jours à propos de sa candidature à

44:20
Locuteur

l'élection

44:20
Présentateur

présidentielle il a dit quoi ? Meeting le 30 Meeting le 30 d'accord je vais essayer de streamer ça je vous garantis rien on va essayer de voir ça mais on va regarder évidemment ce que Gabriel Attal a à nous dire alors je te préviens tu seras là tu m'invites

44:32
Locuteur

pas tu seras là bien

44:32
Présentateur

sûr non non je serai seul chez moi

44:33
Locuteur

en Charentaise je fais

44:34
Présentateur

mes streams à la maison mais ça fait déjà c'est ma troisième présidentielle sur Twitch t'inquiète je stream les meetings on va faire les meetings ça va être trop bien on parle on parle d'un pacte qui aurait été signé qui aurait été dealé entre Gabriel Attal et Édouard Philippe c'est quoi ce pacte ? ils sont lancés dans quoi là tous les deux

44:51
Locuteur

?

44:52
Intervenant

ils ont dîné ensemble le soir d'un meeting des municipales et ils ont convenu qu'ils ne pouvaient pas y aller tous les deux et qu'il fallait qu'il y en

45:05
Locuteur

ait

45:05
Intervenant

un des deux qui se retire pour l'autre à un moment quand même parce que l'espace n'était pas si grand que ça on ne pouvait pas faire Chirac-Baladur ensemble et regarder et le risque surtout c'est Mélenchon

45:12
Présentateur

-Le Pen au second tour et ça

45:13
Intervenant

c

45:13
Locuteur

'est intolérable

45:14
Intervenant

voilà exactement donc tout ce à quoi répondent les sondeurs eux-mêmes en fait sont un peu en panique parce qu

45:20
Locuteur

'ils

45:20
Intervenant

disent vous êtes mignons oui on va vous donner des sondages parce que finalement c'est la jouer au sondage mais c'est quand même ils ne

45:27
Locuteur

sont jamais

45:28
Intervenant

testés tous les deux pour l'instant enfin ils sont rarement testés et d'habitude les sondeurs prennent le postulat qu'ils seront unis et donc quand il y a des sondages ils sont toujours testés ensemble là où la gauche elle a toujours 4 options et moi je sens l'embrouille je sens les deux qui se lancent

45:41
Locuteur

je

45:41
Intervenant

sens les deux qui se lancent parce que Horizon je crois qu'il a du pognon Attal il a tout l

45:47
Locuteur

'argent

45:48
Intervenant

Attal il a tout l'argent de Macron du parti à Macron quand même Horizon je pense que ça ils peuvent partir tous les deux c'est vrai qu

45:54
Locuteur

'ils

45:54
Intervenant

ont du fric

45:55
Locuteur

ils auront 500 signatures

45:57
Présentateur

tous les deux

45:57
Locuteur

donc

45:58
Intervenant

ils peuvent partir tous les deux et voir en janvier lequel se désigne pour l'autre c'est vrai que dans ces cas là il peut y avoir aussi des accords où les uns se remboursent une partie de la campagne

46:05
Locuteur

de l'autre c'est

46:06
Présentateur

possible techniquement après t'as des dettes de pognon entreparties

46:09
Locuteur

ça fait des problèmes ça s'est déjà

46:11
Intervenant

fait enfin c'est pas un truc qui freine quoi non ce qui risque de freiner c'est à quel moment tu t'arrêtes et tu dis stop dans les sondages et tu dis là le sondage je suis devant toi tu te retires est-ce que l'autre dit pas oui bah attends peut-être dans deux semaines je repasse devant non mais ça peut complètement tourner à ce genre d'embrouille c'est ce qu'on

46:28
Locuteur

appelle

46:29
Présentateur

dans le jargon une primaire sauvage moi

46:30
Locuteur

j'aime

46:31
Présentateur

beaucoup cette expression

46:31
Locuteur

j

46:32
Intervenant

'ai presque envie de l'espérer ton scénario là il me fait rêver franchement les petits stop sur la gueule jusqu'au bout comme ça est-ce qu'ils arrêtent en janvier est

46:38
Locuteur

-ce

46:38
Intervenant

qu'ils arrêtent en février et celui qui est derrière il va dire on attend un peu quand même je peux me refaire donc moi j'ai envie de voir ce à quoi ça peut ressembler ils ne sont pas dit qu'ils voyaient

46:46
Locuteur

ça je pense que le pacte ça se

46:47
Présentateur

trouve il est nul je crois que c'est Noël prochain l'objectif en gros c

46:49
Locuteur

'est

46:49
Présentateur

à Noël celui qui est le

46:50
Locuteur

devant ils ont dit Noël ils ont dit Noël

46:52
Présentateur

janvier ou

46:52
Intervenant

Noël je crois après

46:53
Locuteur

je pense que je

46:54
Intervenant

vais être peut-être un petit peu moins optimiste que vous moi je pense que même s'il y a plusieurs candidats de cet espace-là de l'espace qui nous gouverne depuis 2024 c'est-à-dire les macronistes Philippe, LR je crois que les électeurs du centre enfin de cet espace-là ils ne

47:10
Locuteur

sont

47:10
Intervenant

pas plus maîtres que les électeurs de gauche ils voteront utile

47:12
Locuteur

à fond

47:13
Présentateur

je suis grave d'accord avec toi

47:14
Locuteur

surtout

47:14
Présentateur

si la perspective qu'il y a c'est

47:15
Locuteur

Mélenchon Bardella au second

47:17
Présentateur

tour

47:17
Locuteur

hors

47:18
Intervenant

de

47:18
Présentateur

question je

47:18
Locuteur

vote

47:19
Intervenant

utile

47:19
Locuteur

je pense que les

47:20
Intervenant

électeurs de ce camp-là ils peuvent d'une petite pichenette très facilement éliminer la gauche

47:24
Présentateur

moi ça fait partie des questions que je me pose à haute voix c'est qu'est-ce qu'il va advenir de cet électorat macroniste de cet électorat qu'a soutenu Macron en 2017 en 2022 il y

47:34
Locuteur

en

47:34
Présentateur

avait un peu moins en 2022 qu'en 2017 mais ils sont

47:35
Locuteur

toujours là

47:36
Présentateur

surtout c'est pas le même ça a un peu bougé voilà qu'est

47:39
Locuteur

-ce

47:39
Présentateur

qu'il va advenir de cet électorat est

47:40
Locuteur

-ce

47:40
Présentateur

qu'il va rester effectivement uni derrière une candidature y compris pour des raisons de vote utile est-ce qu'il va se disperser est-ce que ça va aller vers du Glucksmann vers du Retailleau les légitimistes voilà les légitimistes ça n'en fait quoi des légitimistes

47:50
Locuteur

est

47:51
Intervenant

-ce

47:53
Présentateur

que

47:57
Locuteur

il

47:57
Présentateur

vient à un candidat à un moment dans cette présidentielle il viendra le dire sur le plateau de Brexit peut-être on n

48:03
Locuteur

'en

48:03
Présentateur

sait rien mais ça fait partie des questions aussi

48:05
Locuteur

moi

48:06
Présentateur

j'ai d'autres questions à lui poser

48:07
Locuteur

quand

48:07
Intervenant

même

48:07
Présentateur

non t'inquiète je m'occupe des questions chiantes tu feras les bonnes questions

48:11
Intervenant

je pense que Edouard Philippe a un boulevard avec soutien des médias et tout alors que c'est beaucoup plus compliqué pour Gabriel Attal il a énervé plein de monde y compris dans son propre camp il est jeune il est arrogant il est insupportable tu

48:23
Locuteur

crois

48:23
Intervenant

qu

48:23
Présentateur

'il a énervé tout le monde dans son camp je croyais qu'il avait plein de soutien

48:26
Locuteur

parce

48:26
Intervenant

que tu sais j'ai lu le bouquin sur les petits secrets elle n'aime pas Gabriel j'ai lu la moitié c'est pas mal déjà non parce que il l'a un peu dragué de manière parce qu'il sait que pour avoir des trucs de Macron il faut être gentil avec Brigitte

48:40
Locuteur

et

48:40
Intervenant

au bout d'un moment quand il est devenu Premier ministre c'est le régime de cours et quand il est devenu Premier ministre après il l

48:48
Locuteur

'a

48:48
Intervenant

beaucoup moins calculé donc elle est vexée et Macron il est vexé elle a essayé de les rabibocher quand même un peu parce que c'était son préféré un petit peu comme Bernadette Chirac avec Sarkozy oui un petit peu de ça le petit arrogant la dame l'aime bien je sais pas comment ça s

49:02
Locuteur

'est

49:02
Intervenant

passé pour la suite mais je trouve qu'il a pas Gabriel Attal non non je le sens pas petit pronostic

49:08
Locuteur

au doigt mouillé on se sent pas

49:10
Présentateur

voilà non mais il est insupportable à tes yeux oui mais aux yeux d'un électeur macroniste il est formidable il est jeune il est frais il a de l'énergie c'est toujours pareil je veux dire

49:19
Locuteur

tu trouves du

49:20
Intervenant

charisme là où t'as envie d'en voir surtout tu parlais cet électorat macroniste qu'est-ce qu'il va devenir je suis pas si sûr qu'il soit autant en déliquescence que ça mais non moi non

49:33
Locuteur

plus

49:33
Intervenant

je suis d'accord avec toi alors

49:33
Locuteur

s'ils

49:33
Intervenant

perdent la prochaine présidentielle ça rebart un peu les cartes je suis d'accord mais moi je trouve que c'est assez solide là ce bloc qui veut surtout pas de la gauche et qui veut une droite assez nette mais plus propre sur elle que le rassemblement national j'ai l'impression que ça j

49:53
Locuteur

'ai

49:54
Intervenant

l'impression que ça rassemble quand même

49:55
Locuteur

beaucoup

49:55
Intervenant

de gens et

49:56
Locuteur

moi

49:56
Intervenant

j'ajoute à ça que l'une des leçons alors c'est pas la leçon qui fait loi pour la présidentielle mais des municipales c'est quand même que les électorats de droite et d'extrême droite s'agrègent systématiquement contre la gauche particulièrement quand elle est unie elle crée une surmobilisation du camp adverse et donc une fusion des électorats par la base qui moi m'inquiète quand même beaucoup je suis

50:19
Locuteur

d'accord Paris est

50:20
Intervenant

une exception là-dessus

50:21
Locuteur

oui oui

50:23
Présentateur

c'est vrai parmi les événements de campagne qui peuvent arriver qui peuvent un petit peu changer les destins il y a les affaires on se souvient de François Fillon évidemment et là il se trouve

50:32
Locuteur

ça a changé son destin

50:33
Présentateur

lui ça c'est clair voilà ça a changé le destin de la France non non mais bon il s'est passé deux trois trucs notamment Edouard Philippe qui est visé par une information judiciaire ouverte par le parquet national financier pour favoritisme détournement de fonds publics prise illégale d'intérêt dans une affaire qui concerne le Havre et la métropole du Havre bon point d'interrogation sur est-ce que ça va porter atteinte à la candidature d'Edouard Philippe qui se défend pas trop mal dans les sondages jusqu'à présent

50:58
Locuteur

de

50:59
Présentateur

l'autre côté on a comment il s'appelle Dominique de Villepin qui est visé pour un recel de détournement de fonds

51:05
Locuteur

publics

51:05
Présentateur

pour des statuettes de Napoléon qui s'est fait offrir quand

51:07
Locuteur

il était ministre je préfère

51:09
Présentateur

les statuettes parce que moi c'est quand

51:12
Locuteur

même

51:12
Présentateur

les costards

51:15
Locuteur

c

51:15
Présentateur

'est Robert

51:15
Intervenant

Bourgie

51:16
Présentateur

c'est

51:16
Intervenant

Bourgie en plus il fait des cadeaux à tout le monde il fait des cadeaux puis il note tout et puis après quand tu lui as fait une crasse il fait je lui ai offert ça il va parler à la presse et c'est exactement ce

51:25
Présentateur

qui s'est passé il lui a fait une fillon il lui a fait une fillon bon c'est encore early game dans cette campagne présidentielle on sait pas encore ce que la justice va dire est

51:37
Locuteur

-ce

51:37
Présentateur

qu'elle va se prononcer est-ce qu'elle va se prononcer dans un délai raisonnable voilà je sais pas ce que vous en pensez moi

51:42
Intervenant

ce que je constate dans la presse en tout cas pour l'affaire Edouard Philippe c'est une mensuétude c'est vraiment oh c'est rien c'est une opposante en fait au Havre qui a déposé la lanceuse d'alerte en l'occurrence oui eux ils vont franchement ils y vont vraiment ils le ménagent le Edouard Philippe ça sent le prochain chouchou des médias ce sera vraiment lui parce que c'est rien c'est pas Fillon vraiment mais jusqu'à Libération et jusqu'à Patrick Cohen le matin qui vient nous dire ça n'a pas l'ampleur de l'affaire Fillon et tout donc c'est énormément minimisé attendez-vous à ce que la campagne se passe sans qu'on en parle trop sauf s'il

52:17
Locuteur

y

52:17
Intervenant

a des développements un peu foufous mais cette histoire d'attribution de trucs à une assaut créée par des proches à lui et en fait du coup l'argent dans l'assaut je sais pas quoi eux ils ont décidé dans les grands médias franchement on a décidé que c'était pas grave je pense qu'il en faut un peu plus quand même pour que ce soit dérangeant pour Edouard Philippe si ça s'arrête là j'ai peur que ce soit insuffisant si

52:38
Présentateur

c'est une information judiciaire qui traîne pendant trois ans et qu'à la fin il y a à peine une condamnation et à peine un procès je sais pas j'en sais rien les autres candidats par définition on sait pas on a pas encore d'informations enfin on a pas encore j'espère pour eux qu'il n

52:51
Locuteur

'y a

52:51
Présentateur

pas d'informations à avoir

52:52
Intervenant

vous avez votre information judiciaire vous

52:53
Présentateur

? nous vous pouvez pas de candidats si le PNF t'as jamais cherché des poux dans la tête c'est

52:56
Locuteur

que

52:56
Présentateur

t'es pas vraiment un homme politique c'est pas tout à fait faux exactement pour ça

53:01
Intervenant

oui c'est ça en plus c'est pas passionnant c'est vrai que le Fillon c'est visuel il

53:05
Locuteur

y a

53:05
Intervenant

les costards

53:06
Locuteur

c'est pour ça que je

53:07
Intervenant

te parlais des statuettes

53:07
Locuteur

j'aime bien les statuettes il y a cette femme il

53:09
Intervenant

y

53:09
Locuteur

a

53:09
Intervenant

Pénélope qui dit qu

53:11
Locuteur

'elle

53:11
Intervenant

foutait rien ouais ouais il y avait des trucs croustillants c'est vrai qu'on se marrait c

53:14
Locuteur

'est là l'histoire du homme

53:16
Intervenant

les jeunes vous vous souvenez pas de la campagne du début 2017 mais tous les mèmes qu'on a eu vraiment on s'est régalé

53:22
Locuteur

en

53:22
Intervenant

vrai on a

53:22
Locuteur

beaucoup

53:23
Présentateur

rigolé on a aussi la question de la nomination d'Emmanuel Moulin Moulin pardon à la tête de la Banque de France ça fait une moulette Emmanuel Moulin ça fait un bout de temps qu'il est mort Emmanuel Moulin c'est l'ancien secrétaire général de l'Elysée qui est devenu hier le nouveau directeur de la Banque de France gouverneur pardon tu as raison de la Banque de France le Parlement n'a pas utilisé son droit de veto il existe une procédure depuis 2008 qui permet aux commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat de bloquer une nomination du Président de la République avec un vote au 3-5ème en l'occurrence c'est passé de peu mais c'est passé quand même cette nomination est évidemment très critiquée par les opposants d'Emmanuel Macron qui y voient à nouveau le fin du prince et la volonté de Macron de verrouiller les institutions à moins d'un an de son départ de l'Elysée

54:09
Intervenant

alors il faut rappeler que du coup il y a eu plus de voix contre lui que pour lui mais pas assez de voix contre pour bloquer sa nomination j'ai suivi moi hier l'audition parce qu'il était auditionné par les deux commissions moi j'ai suivi celle à l'Assemblée nationale

54:26
Locuteur

c

54:26
Intervenant

'était assez frappant de voir d'ailleurs que personne ne remettait fondamentalement en cause sa compétence même les groupes de gauche même Coquerel qui est président de la commission des finances l'insoumis ils disent voilà c'est pas du tout une question personnelle c'est pas du tout ils disent même pas parce que vous êtes macroniste c'est pas le sujet mais ce que disait la gauche au fond c'est que bon il y en a eu d'autres des gouverneurs de la Banque de France qui ont été dans des cabinets ministériels tout ça sauf qu'en fait ils n'avaient jamais été nommés par les gouvernements qu'ils ont servi or Emmanuel Moulin il était secrétaire général de l'Elysée jusqu'au 4 mai il était il a été dans alors il était la direction générale du Trésor qui est une direction d'administration à Bercy sous Macron mais il était au cabinet de l'ancien ministre de l'économie Bruno

55:10
Locuteur

Le Maire Bruno

55:10
Intervenant

Le Maire donc voilà il a servi cet exécutif et il en a absolument le droit voilà c'est un job comme

55:20
Locuteur

un autre ça

55:21
Intervenant

peut arriver à tout le monde il

55:22
Locuteur

ne

55:22
Intervenant

faut pas avoir peur d'avoir des idées il ne

55:23
Locuteur

faut

55:23
Intervenant

pas avoir peur d'avoir des idées effectivement ce qui choque notamment c'est comme pour Amélie de Montchalin qui s'est directement retrouvée du ministère du budget

55:33
Locuteur

à

55:33
Intervenant

l'organisme qui doit contrôler le budget c'est-à-dire la Cour des comptes et donc là qui passe directement de l'Elysée à la place de gouverneur de la Banque de France les gens trouvent c'est un peu rapide et c'est vrai que c'est un peu rapide

55:46
Locuteur

la

55:47
Présentateur

Banque de France si vous ne connaissez pas j'avais fait un super stream en partenariat avec eux la Banque de France c'est une institution importante puisqu'elle s'occupe de la politique monétaire de la France et surtout de l'Europe puisqu'il

55:56
Locuteur

y a

55:56
Présentateur

le conseil des gouverneurs des banques nationales de tous les pays européens de la zone euro et la France a un siège là-bas évidemment elle s'occupe de la politique monétaire et donc de la politique de lutte contre l'inflation c'est pas rien et c'est assez

56:10
Locuteur

important

56:11
Intervenant

Emilio Oui il faut rappeler aussi les conditions dans lesquelles tout ça s'est passé c'est qu'on a le gouverneur de la Banque de France précédent Geoffroy Ville-Roy de Gallo François Ville-Roy

56:19
Locuteur

de

56:19
Intervenant

Gallo Benoît François Armand J'en sais rien du tout Il est parti avant la fin du terme normal de son mandat Il a démissionné parce qu'a priori c'est ce que disent les bois de couloir la potentielle arrivée de l'extrême droite au pouvoir fait qu'au terme de son mandat initial c'est potentiellement un président d'extrême droite qui aurait été nommé C'est le cas aussi pour Pierre Moscovici à la Cour des Comptes Tout à fait qui lui avait atteint l'âge limite pour partir il devait partir en septembre et finalement il est parti au 1er janvier donc dans tous les cas c'était Macron en réalité qui le nommait

56:57
Locuteur

Mais

56:58
Intervenant

du coup j'en ai perdu Il

56:59
Locuteur

se pourrait que ce soit pareil pour Christine Lagarde Il

57:01
Intervenant

y a la rumeur pour Christine

57:02
Locuteur

Lagarde à l

57:02
Intervenant

'ABC alors c'est pas Macron qui nomme ce serait pour qu'il puisse peser de tout son poids pour qu'il y

57:06
Locuteur

ait

57:06
Intervenant

au moins une personnalité française qui soit dans les institutions supranationales parce que si Christine Lagarde s'en va il n'y

57:12
Locuteur

en

57:12
Intervenant

aurait plus et tout ça fait que les LR en grande partie ont voté pour la nomination d'Emmanuel Moulin et tout cela serait issu d'un deal avec LR pour pouvoir avoir l'un des postes vacants à ce moment-là qui était celui de défenseur des droits que la journaliste Claire Eddon occupait jusque-là elle s'en va et pour avoir François Noël Buffet

57:33
Locuteur

a

57:34
Intervenant

priori qui

57:35
Locuteur

est

57:35
Intervenant

un sénateur LR qui est anti-mariage pour tous qui avait dans toutes les manifs dans toutes les manifs de l'époque Défenseur des droits c'est vraiment la personne qui se occupe des discriminations vraiment en général

57:46
Locuteur

C

57:47
Intervenant

'est un poste important parce que c'est-à-dire que si vous subissez une discrimination vous pouvez saisir personnellement le défenseur ou la défenseur des droits pour les faire valoir et pour recevoir une aide pour pouvoir

57:57
Locuteur

porter

57:57
Intervenant

en justice faire presque aussi du lobbying auprès d'élus sur des sujets en particulier c'est vraiment un poste stratégique important un

58:04
Locuteur

peu

58:04
Intervenant

comme si on nommait Aurore Berger

58:05
Locuteur

ministre

58:06
Intervenant

des discriminations

58:07
Locuteur

par exemple

58:07
Intervenant

voilà

58:09
Locuteur

aucun sens

58:10
Intervenant

ça serait fou qu

58:11
Locuteur

'on

58:11
Intervenant

fasse

58:11
Locuteur

ça

58:12
Intervenant

j'ajoute à ça qu'il refusait aussi la constitutionnalisation de l'IVG donc c'est un profil qui fait extrêmement peur qui a déjà été occupé par des gens de droite Jacques Toubon Jacques Toubon qui n'était pas le dernier en plus niveau droite qui

58:23
Locuteur

était à la fête de l'UMA qui était à la fête de

58:25
Intervenant

l'UMA justement

58:26
Locuteur

c'est qu'il a fait

58:26
Présentateur

un virage à gauche en devenant

58:28
Locuteur

défenseur des droits

58:29
Présentateur

assez impressionnant Jacques

58:30
Locuteur

Toubon

58:30
Intervenant

et vu le profil de François Noël Buffet pour l'instant moi j'ai des doutes sur la toubonade

58:38
Locuteur

en tout

58:39
Présentateur

cas c'est dur de faire confiance c

58:42
Intervenant

'est la fin de quinquennat tout le monde essaie entre

58:45
Présentateur

nous pardon est-ce que c'est pas aussi un attribut du pouvoir essentiel de la 5ème république ce pouvoir de nomination qui est utilisé par tous les présidents de la république pour nommer des proches et quand Jean-Luc Mélenchon sera président de la république il nommera des proches et

58:58
Locuteur

c'est normal c'est un problème quand même il y a

59:00
Intervenant

5 à 10 000 postes qui sont nommés quasiment sans contrôle il y

59:04
Locuteur

en

59:04
Intervenant

a 55 qui sont contrôlés par les marins sur les 5 à 10 000 parce qu'en fait il y

59:07
Locuteur

en

59:07
Intervenant

a tellement il

59:08
Locuteur

y

59:08
Intervenant

a des préfets

59:08
Locuteur

il y a des directeurs de l'administration centrale

59:10
Intervenant

on ne sait même pas combien tu achètes des fidélités et les gens restent parce que t'es replacé derrière enfin c'est vraiment la 5ème république ça pue un peu la merde donc c'est pas parce que d'autres l'ont fait avant et encore il y en a qui ont parfois même Sarkozy a pu être élégant et nommer des gens de gauche à certains postes en disant la

59:28
Locuteur

politique d'ouverture de Sarkozy était assez impressionnante c'était Didier Migaud

59:31
Présentateur

à la commission des finances à l'Assemblée personne ne lui avait demandé de le faire

59:35
Intervenant

il y a quand même un truc en plus parce qu'effectivement il faudrait revenir sur tout ça absolument mais encore une fois il y a comment dire et c'est très souvent dans le macronisme on pousse les potards à fond c'est à dire que là si je peux le faire

59:49
Locuteur

je le

59:50
Intervenant

fais exactement et

59:51
Locuteur

je peux nommer

59:52
Intervenant

mon principal collaborateur immédiat pas il y a 10 ans aujourd'hui je le fais si c'est pas interdit je le fais actuellement alors que c'est vrai qu'il y avait des usages d'élégance de fair play des usages républicains ouais

1:00:05
Présentateur

ouais mais c'est intéressant la question des usages

1:00:06
Locuteur

ça s'appelle l

1:00:07
Présentateur

'extrême centre avec le rassemblement national au

1:00:09
Locuteur

pouvoir comme sur Richard Ferrand au conseil

1:00:10
Présentateur

constitutionnel ça s'appelle l'extrême centre sur la pratique du pouvoir et sur le respect justement d'un certain nombre d'usages d'équilibre de respect des institutions dans leur fonctionnement etc c'est comme quand Emmanuel Macron a dissous l'Assemblée nationale sans consulter le président du Sénat

1:00:24
Locuteur

je crois qu'il s'en était pas plein

1:00:25
Intervenant

à l'OGG je dissous et je crois

1:00:27
Locuteur

que

1:00:28
Intervenant

l'archer considère que c'est pas une vraie consultation c'est pas tu m'informes que tu vas on se rencontre on en discute je te donne mon avis après t'es censé toi qui décide mais au moins tu m'as consulté mais

1:00:39
Locuteur

moi je suis d'accord avec toi

1:00:39
Intervenant

à l'OGG j'appuie sur le bouton

1:00:42
Locuteur

et

1:00:42
Intervenant

ciao c

1:00:42
Locuteur

'est ça qu'on appelle un

1:00:43
Présentateur

usage républicain c'est à

1:00:44
Locuteur

dire

1:00:44
Présentateur

que si demain c

1:00:45
Locuteur

'est

1:00:45
Présentateur

un SMS pour dire bonjour je

1:00:47
Intervenant

te le dis je dissous dans deux heures je

1:00:48
Locuteur

crois

1:00:48
Intervenant

d'ailleurs que l'archer lui dit vous considérez que c'est ça la consultation avant la dissolution il lui fait remarquer quand même mais même Gabriel Attal dit qu'il a pas

1:00:55
Locuteur

réellement

1:00:56
Intervenant

été consulté alors que la constitution l'a consulté les trois c'est le premier ministre oui

1:00:59
Présentateur

premier ministre aussi t'es vrai

1:01:00
Locuteur

président de l'Assemblée Nationale Gabriel Attal

1:01:02
Présentateur

a pas été consulté il était quand même dans les discussions au moment où il a proposé sa démission

1:01:05
Locuteur

en

1:01:05
Présentateur

échange etc bon il a quand même été informé disons que la consultation s'est très mal passée une heure avant une heure avant