Intervention de Bruno Gollnisch au Parlement européen à Strasbourg
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« Déclin démographique, économique, social, culturel, politique, spirituel. Et M. Hollande, ce n'est pas le fait des souverainistes. »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« les États d'Amérique ont volé 9 milliards d'euros à la banque française BNP Paribas, sans un mot de protestation de votre part »
- 1:58Invité politiqueChiffre
« vous dites satisfait d'avoir réparti 160 000 réfugiés politiques ou assumés comme tels »
Temps de parole
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- Locuteur non identifié4 %
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Monsieur
le Président, Madame la Chancelière, bienvenue à Strasbourg, siège symbolique, mais je vous le signale, très menacé
de ce Parlement. Vous
assumez l'écrasante responsabilité théorique au moins de la direction de deux grands États fondateurs de l'Union. Or, cette Europe occidentale, et particulièrement la France et l'Allemagne, sont hélas des pays en déclin. Déclin démographique, économique, social, culturel, politique, spirituel. Et M. Hollande, ce n'est pas le fait des souverainistes.
En
voyant ce midi Sa Majesté le Roi d'Espagne, je pensais par devers moi que la première des grandes guerres civiles européennes à avoir opposé nos nations fut précisément en 1870 la candidature d'un prince, Hohenzollern, au trône d'Espagne. Il est bon, on l'a répété à satiété, que ces conflits se soient apaisés. Mais à quoi aurait servi tant de souffrance, de sacrifice, de labeur, d'espérance, si c'est pour s'intégrer à un espace ouvert à la concurrence déloyale de produits fabriqués dans des conditions d'esclavage par la main-d'œuvre d'État, sans loi sociale, sans salaire minimum, sans protection des travailleurs, sans liberté syndicale ?
A quoi bon se vanter d'une indépendance, chèrement acquise, si c'est pour se soumettre à la volonté de la superpuissance d'aujourd'hui ? Vous nous avez parlé de garantie, M. Hollande. Avez-vous donc oublié que rien que cette année, les États d'Amérique ont volé 9 milliards d'euros à la banque française BNP Paribas, sans un mot de protestation de votre part
? J
'entendais M. le Président Schultz dire devant le roi d'Espagne que le défi de notre époque était l'immigration. Quand Jean-Marie Le Pen annonçait que ce serait le cas il y a plusieurs décennies, on l'accusait déjà d'agiter des craintes infondées.
Vous
vous dites satisfait d'avoir réparti 160 000 réfugiés politiques ou assumés comme tels. Cependant, cette Europe, qui n'a que les droits de l'homme à la bouche, a fermé la porte à deux réfugiés indiscutables qui ont eu le tort de nous informer sur les pratiques d'espionnage du gouvernement de Washington. Il s'agit de Julian Assange et d'Edward Snowden, toujours retenus en dehors de nos frontières. Jamais, depuis'abolition théorique des frontières, on a construit autant de murs, de clôtures et de barbelés. L'incohérence est partout, comme sur le plan international. Les politiques américano-européennes, ce sont elles qui ont contribué à
la destruction de
l'Irak et de la Syrie. En un mot commençant, nous voudrions plus de respect des identités nationales, de la volonté des peuples, plus de protection de nos intérêts, plus de liberté, moins de bureaucratie
et surtout la
restauration des valeurs familiales, culturelles, spirituelles qui ont fait la grandeur de notre civilisation. Êtes-vous prêts à entendre le grondement des peuples qui montent ? Il est tard, il est déjà très tard, Dieu veuille qu'il ne soit pas trop tard.
Bruno Gollnisch