Retraites : Jean-Luc Mélenchon «bordélise» l'Assemblée ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
faut y voir un essoufflement du mouvement ou une pause avant la journée du 7 mars
- 2:00OuverteRéponse directe
est-ce que l'opinion publique soutiendra des blocages sur la durée
- 4:00OuverteRéponse directe
quel est l'état de l'opinion
- 6:00OuverteRéponse directe
ce qui est intéressant c'est que quand on regarde le détail par parti
- 8:00OuverteRéponse directe
comment on le comprend ce tweet de Jean-Luc Mélenchon
- 10:00OuverteRéponse directe
est-ce qu'il y a un risque de rupture entre la gauche et le monde syndical
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00ArnaudFait
« le 7 mars c'est le jour J pour les syndicats »
- 4:00FrédéricFait
« un rejet massif de la réforme et qui ne fait que croître »
- 6:00ArnaudChiffre
« 66 % pense qu'elle sera votée et appliquée »
- 8:00FrédéricFait
« la France insoumise c'est pas tout le pays »
- 10:00ArnaudChiffre
« la réforme est minoritaire chez les cadres de l'ordre de 3/4 »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la mobilisation était moindre hier hein dans toute la France Arnaud qu'est-ce qu'il faut y voir faut y voir un essoufflement du mouvement ou une pause avant la journée du 7 mars c'est une pause si vous voulez de toute façon les les syndicats eux-mêmes étaient tout à fait conscients que la mobilisation serait moindre que celle qui avait pu se se dérouler le le le samedi et et les jours précédents et les semaines précédentes ce qui est clair c'est que aujourd'hui l'objectif principal c'est le 7 mars c'est le 7 mars parce que le 7 mars c'est le jour J pour les syndicats ils vont essayer de faire la démonstration qui sont en capacité de bloquer un certain nombre de secteurs essentiels à la vie du pays et ensuite c'est qu'est-ce qui se passe après cette masse C'est ça la vraie question c'est de savoir si il décide collectivement dans l'unité syndicale qui est à l'URE de poursuivre un durcissement de l'action on voit bien que la stratégie finalement de de j'allais dire de communication des syndicats c'est de préparer progressivement l'opinion publique un durcissement du mouvement euh face à un gouvernement qui se veut intransigent et intraitable quant à sa détermination à mener jusqu'au bout sa réforme donc on prépare psychologiquement l'opinion public ensuite on va voir si opérationnellement on est capable de bloquer et ensuite on va voir si on peut bloquer sur la durée et ensuite le 4ème point c'est le plus important et je me tourne vers le sondeur est-ce que l'opinion publique soutiendra des blocages sur la durée est-ce que l'opinion publique soutiendra un mouvement qui se Durc qui se durcira dans la durée c'est ce qui s'était passé en 1995 en fait aujourd'hui vous avez deux hypothèses c'est soit l'hypothèse 1995 avec ce que l'on sait ce qui s'est passé ensuite ou l'hypothèse 2010 où là on a vu que malgré la détermination des syndicats à l'époque le texte présenté par Monsieur vert avait été adopté et on se t tous oui voilà non mais déjà je partage complètement ce qu'a dit Arnaud cette journée est plutôt bien jouée c'est vrai qu'il y a moins de monde c'était euh attendu les syndicats ont pris en compte que c'est la scène parlementaire qui s'est plutôt substitué à la scène syndicale mais d'un autre côté être descendu à Albi à une très bonne idée un très bon coup d'une part Albi c'est pas n'importe quelle ville c'est la ville de joress et puis ça prend en compte une partie de l'histoire de J c'est cass mais une partie de l'histoir c'est le département de jores et et ça prend aussi en compte le phénomène qui est une vraie rupture par rapport à 95 et surtout à 2010 ce phénomène de démétropolisation du mouvement social où avant on montait symboliquement sur Paris et on faisait des des des démonstrations de force là on est dans des petites villes des sous-préfectures qui ont vu des très fortes influences descendroit aussi en plus le mouvement des gilets jaunes avait plutôt bien marché maintenant c'est vrai par rapport à ce qu'a dit Arnaud quel est l'état de l'opinion B il est quand même très différent de 95 et de 2010 95 rejet absolu de la réforme Jupé et soutient très fort à ce mouvement social qui a été très court de 3 semaines mais qui a été des qui a été un blocage sans fin il y avait pas pas des journées de manifestation mais un blocage du pays 2010 beaucoup de monde beaucoup de monde dans les rues parce qu'il y avait notamment beaucoup de journées le samedi mais on avait une opinion qui a une petite majorité ou un peu moins soutenait la réforme fillonv parce que c'était l'idée que parce qu'on pouvait pas baisser les pensions parce qu'on pouvait pas augmenter les cotisations salariales ne restait que dans le casadre d'une réforme très claire ce qui n'est pas le cas là que les que l'effort raisonnable de passer de 60 62 ans là on a vous montrer l'enquête if fiduciale pours radio bah un rejet massif de la réforme et qui ne fait que croître et la part des Français pas du tout favorable atteint maintenant quasiment 50 % et ceela ils ne bougeront plus donc l'opinion montre que le gouvernement a sans doute perdu la bataille mais il y a une autre question que je trouve très intéressante il y a aussi une intériorisation qui n'a pas bougé non plus à 2 tiers que la loi sera votée que la la loi sera appliquée et que le gouvernement ne reculera pas donc il y a cette tension et le 7 mars va peut-être trancher ce nœud gordien 7 mars le pays à l'arrêt comme l'a demandé Jean-Luc Mélenchon comme l'a souhaité Jean-Luc Mélenchon après est-ce qu'on rentre dans une logique de blocage du pays très dur ou est-ce qu'on va avoir une succession de journées qui ont été relativement indolor pour les Français on on va revenir peut-être sur ce ce ce sondage parce que vous dites 66 % enfin vous dites c'est votre sondage 66% pense qu'elle sera votée et appliquée mais alors ce qui est intéressant c'est que quand on regarde le détail par parti en majorité dans tous les partis les les sympathisants pensent qu'elle sera votée appliquée sauf à la France insoumise oui et encore la France insoumise au début du mouvement il y avait une petite majorité d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui disait finalement Emmanuel Macron ne lâchera pas là on voit les fait mais la France insoumise c'est pas tout le pays c'est moins que c'est le moins que l'on puisse dire et c'est pas c'est pas c'est pas celui-là mais là c'est sur la favor mais là c'est s appliquer parce que c'est quand même intéressant sur ce que ce que pensent les les militants de la France insom ce sont des sympathisants mais c'estàd ce sont les seuls à à penser que la réforme ne sera pas votée et appliquée ben ça explique leur véritable radicalité on va on parlait peut-être tout à l'heure ça aussi explique la perte de vitesse de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise dans le cadre de la nu dans le regard des Français qui en ont maintenant ce qui est très notable aussi parce que il y a est-ce que la loi sera retirée ou votter mais même et c'est le signe de l'échec du gouvernement même les segments dont on attendait qu'il soutiendrait cette réforme comme ils ont soutenu toutes les réforme de ce type depuis le début de l'IRE Macron les ordonnances travail en 2017 la réforme de la SNCF en 2018 même eux c'est la réforme est minoritaire chez les cadres de l'ordre de 3/4 un une personne âgée sur deux seulement un retraité sur de soutient la réforme et là pour reprendre les deux phases historiques qu' a rappelé Arnaud rupture totale avec 95 et avec 2010 ou en 2010 le gros du soutien à la réforme Sarkozi c'était les les retraités là on voit très bien parce que cette réforme est vu comme éminemment injuste et pas et pas clair les le recul sur la sur l'adhésion c'est très clairement l'ffet 1200 € qui a été absolument dévastateur on n'y comprend plus rien et le le le graphique du Parisien hier sur l'âge de départ selon l'âge d'entrée mais mais personne n'est capable de l'aner ça eu un impact sur la façon puison il y a eu il y a eu une adhésion qui a reculé de 4 points par rapport à la semaine dernière Arnaud làdus après on va passer à ce passe important c'est que je regardais le sondage de Frédéric c'est qu'en plus on voit par exemple le monde de l'entreprise des chefs d'entreprises sont aujourd'hui de manière plus faible mais aussi sont quand même défavorables à la réforme c'est quand même très intéressant de voir qu'en effet vous avez tout un ensemble de catégories sociales de catégories socio-pressionnelles qui aujourd'hui sont hostiles à cette à cette réforme si vous voulez la perception vrai sement de cette réforme c'est il y a il y a deux aspects si vous voulez elle pêche elle pêche au niveau de de deux paramètres elle est considérée par comme injuste par une grande partie de l'opinion publique notamment sur la question des carrières des carrières longues entre entre autres ou de l'égalité hommes-femm aussi mais aussi elle est récemment perçue de manière diffuse comme inefficace c'est-à-dire comme elle ne résoudrait pas le problème sur le fond et sur la durée le problème de la question des retraites et du financement des retraites donc si vous voulez à la fois vous cumulez l'injustice et l'inefficacité donc vous avez avvez là en effet quelque part j'allais dire une forge qui nécessairement rend difficile l'acceptation de cette de cette réforme ensuite il y a un autre sujet qui me paraît important c'est si vous voulez en effet aujourd'hui l'opinion semble avoir intériorisé le fait que cette réforme serait adoptée mais vous savez il y a quand même toujours dans l'histoire et dans la dynamique des événements parfois quelque chose qui relève de l'aléa ou du hasard et de la dynamique propre des événements encore une fois nous allons voir dans les semaines qui viennent ce qui va se passer je rappelle qu'en 95 puisquon prenait le le précédent de 95 95 au début l'opinion publique n'est pas défavorable à la réforme elle devient progressivement elle devient progressivement défavorable à la réforme notamment en raison parfois des erreurs de communication du gouvernement et là le moy qu'on pu dire c'est que la communication du gouvernement Frédéric l' dit est une communication très aléatoire très incertaine on a changé de message en permanence pour justifier cette réforme donc ce qui fait que la crédibilité de la réforme évidemment quelque part pêche aux yeux de l'opinion publique ouais et la communication Frédéric a un vrai impact sur les Français dont l'acceptation l'acceptabilité pardon CME par les Français oui qu-ce qui s'est passé si on reprend un cas historique 2010 c'était extrêmement clair l'effort était rude de passer à 60 à 62 ans c'était un coup de canif sur cette réforme de 1980 la retrait à 60 ans complètement sacralisé par les Français mais la réforme était extrêmement claire elle était jugée comme efficace il y avait un contexte d'inquiétude sur les comptes publics on n'est pas dans ce contexte là 95 je reviens aussi en arrière ce que dit Arnaud est très juste je rajouter un point 95 qui a été extrêmement faible ce qui a été le point faible de la réforme Jup c'était que elle était en rupture avec les promesses présidentielles 95 on était 6 mois moins de 6 mois après l'lection présidentielle on était sur la France pour tous la facture sociale là on est sur quelque chose de Rude s'agissant de l'économie mais c'est vrai qu'en France la question de la justice de l'injustice est un point dévastateur toute réforme qui est perçue comme injuste et rejeté par les Français dans les graphiques que vous mon que vous montriez tout à l'heure Orian on a un/ers quasiment un/ers des sympathisants Renaissance et des électeurs d'Emmanuel Macron du 10 avril qui sont défavorables à cette réforme alors même qu'elle a été annoncée noir sur blanc pendant la campagne ouais on va parler justement de ce qui se passe du côté de l'Assemblée nationale he puisque c'est aujourd'hui le dernier jour d'examen de ce texte bon ça n'avance pas trop l'examen on est on est un peu coincé au niveau des articles mais hier il y a eu encore une assemblée un peu électrique hein des tensions dans l'Assemblée nationale puisque c'est un ancien député et pas des moindres Camille fauoudre Mathias et ben oui c'est l'ombre de Jean-Luc Mélanchon il faut croire qu'elle plane toujours sur le le Palais Bourbon vous nous le direz après l'ancien député des bouche du rô à depuis Montpellier où il se trouvait pour la manifestation contre la réforme des retraites t ses camarades communistes de la nu pour le retrait de leurs amendements avec ce tweet incompréhensible retrait des amendements du PCF pourquoi se précipiter à l'article 7 le reste de la loi ne compte pas hâte de se faire battre interroge Jean-Luc Mélenchon fait original c'est un député de la majorité Sylvain Mayard qui l'a fait remarquer dans l'hémicycle on l'écoute merci madame la Présidente en vertu de l'article 100 de notre règlement et pour la bonne conduite de nos débat on vient d'avoir un une parole du leader de laanupes qui met en cause nos collègues du communiste en le disant et en disant très clairement pourquoi précipité à l'article 7 parce qu'ils avaient enlevé leurs amendements il est en train de dire très clairement c'est la nup c'est LFI qui fait le blocage alors nous il y en a assez on souhaite voter on souhaite avancer il reconnaî qu'il bloque je demande une suspension de séance pour qu'il puissent discuter entre eux et organiser l'enlèvement de l'ensemble des amendements qui bloquent voilà Mathias on voit il y avait de l'ambiance et cette événementché la suite des débats oui et qui a occupé aussi toute la suite des débats pendant de longues minutes et animé les regardez cette passe d'arme entre le député insoumis manuel bpard et le ministre du Budget Gabriel Atal je ne sais pas si c'est un tweet ou un DM fail comme on dit et s'il a trahi un secret monsieur le ministre ce serait bien que vous cessie vos diversions qui visent à nous empêcher de débattre des différents amendements que nous avons déposés monsieur le ministre si vous avez l'intention que l'ensemble de ces articles soi débattus il y a une solution extrêmement simple prolonger les débats renoncez à l'utilisation du 471 laissez-nous débattre de l'ensemble de ce projet de loi et nous le ferons avec plaisir monsieur le député bonpard si vous voulez qu'on ait le débat sur ces sujets-là ce n'est pas un sujet de nombre de jours c'est un sujet d'obstruction c'est assumé par Jean-Luc Mélenchon lui-même sur Twitter il dit il faut faire traîner les débats parce que sinon on va se faire battre nous assumons que l'ensemble des articles de ce projet de loi sont importants et donc que l'ensemble de ces articles de ce projet de loi sont à débattre pourquoi vous nous obligez à adopter à la hâte en 10 jours en 10 jours un projet de loi sur les retraite et ben oui monsieur Atal ne comptez pas sur nous pour être d'accord avec votre sinistre besoogne B au final l'article 7 n'est toujours pas examin et non les débats n'ont pas encore atteint à l'article 3 un peu plus de 3000 amendements sépar encore les députés de l'examen du fameux article portant sur le report de l'âge de départ à la retraite avec le rythme actuel on imagine mal comment celui-ci pourrait être débattu d'ici ce soir ce soir ououi ouais et Arnaud comment comment on le comprend ce tweet de Jean-Luc Mélenchon est-ce que c'est une erreur un DM fail comme dit gabrielal c'est-à-dire un message qui aurait dû rester privé et qui s'est retrouvé publicou DM fail c'est je suis pas non plus une grande spécialiste mais mais est-ce que c'était une erreur ou est-ce que c'était volontaire de la par totalement volontaire enfin j'ai du mal à imaginer que Jean-Luc Mélenchon a commis une telle erreur non non c'est totalement intentionnel de de sa part mais c'est vrai que si vous voulez on est quand même dans une partie de poker menteur de toute part dans cette affaire depuis le début à la fois du côté des oppositions et notamment de la nupè et de de Lafi mais également du côté du gouvernement alors on crie à l'obstruction certes on peut crier à l'obstruction enfin on est sur une chaîne parlementaire on connaît un peu l'histoire du Parlement l'obstruction on en a connu d'autres he sous la 5e République et parfois beaucoup plus importante donc c'est pas nouveau en l'occurrence c'est pas une surprise c'est pas une innovation deuxièmement clairement aussi il est évident que du côté de l'exécutif la procédure qu'on a choisi c'est-à-dire la procédure à travers l'article 47 est une procédure qui contraint de manière temporelle le débat et qui rend en effet parfois un peu difficile l'examen moi j'ai l'impression que tout le monde mais ça arrange tout le monde le fait qu'on aille pas jusqu'au bout de cet article 7 ça arrange les oppositions parce qu'elles sont pas sûres bien évidemment et la France insoumise de leur coup parce qu'ils savent très bien que arithmétiquement ça va être difficile de mettre en minorité le gouvernement mais comme le gouvernement n'est pas tout à fait sûr lui non plus il n'a pas toutes les assuran on sa jamais ce qui peut se passer dans un vot on l' vu l'article 2 il a été rejeté hein par le par le gouvernement donc j'ai l'impression que ça arrange tout le monde mais le résultat final c'est que alors que vous avez des mobilisations sociales qui se passent de manière apaisée avec des syndicats qui agissent de manière plutôt mature aujourd'hui dans leur opposition au Gouvernement sur ce texte vous avez une Assemblée nationale qui donne une scène politique en général qui donne un spectacle qui est très contrasté par rapport d'une certaine manière avec l'esprit de responsabilité des syndicats et la CR que l'on peut avoir en effet c'est que Infiné il y ait un vieux fond d'antiparlementarisme qui renaisse en France vous savez la France est un pays très antiparlementaire aussi il a été à plusieurs reprises dans son histoire et le risque en effet c'est que finalement on on donne l'impression de voler au français le débat dont ils ont besoin au Parlement et ça en effet c'est regrettable je pense sur le fond pour les institutions je partage complètement ce que dit Arna et ça se refite même dans notre enquête dont on a parlé tout à l'heure qu'est-ce que c'est que cette réforme on peut l' voir comme la confrontation de deux scènes la scène parlementaire on va pas revenir sur les incidents graves de la semaine dernière sa fabrique de l'antiparlementarisme ça fabrique chez les Français une forme de dégoût et et en fait d'indifférence et on a une scène syndicale on a l'impression que on a retrouvé des manifestations un peu Retour vers le Futur c'est-à-dire qui se passe bien depuis la rupture 2015-26 lois travail où les incidents les black block avaient beaucoup choqué les Français sans parler de ce qui s'est passé avec les gilets jaunes avec le sacage de l' de Triomphe où les choses sont codifiées se passent de manière bon enfant et c'est reflété dans les enquêtes fait d'opinion on a reposé une question pas posée depuis depuis 2018 sur la confiance globale vis-à-vis des des syndicats on a une confiance minoritaire mais elle atteint 41 % c'est presque 10 points de plus par rapport à ces dernières années quand on pose de manière globale la confiance dans les partis politiques on a au moins 20 points de moins et c'est vrai que c'est très intéressant alors je pense que l'article 2 c'est moins vu par les Français mais l'irruption du spectre Jean-Luc Mélenchon qui a refusé qui n'a pas voulu être candidat en 2022 après sa défaite élection présidentielle qui a donné sa circonscription à Manuel bonpard qu'on vient de voir et qui est présent absent des débats qui cherche toujours à rég les des compte avec le PCF faut pas oublier qu'en 2017 après sa défaite à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a mis des candidats LFI dans toutes les circonscription y compris celle tenue par le Parti communiste français donc on est sur des querelles partisanes qui il est vrai n'intéresse pas les Français et plus que jamais c'est pas notre sujet en racine laanupes dans une dans une opposition brouillonne tribunicienne face à Marine Le Pen qui apparaît de plus en plus face avec ses députés RN entre guillemets SAG comme une alternative ouais mais Arnaud qui a intérêt finalement à ce que cette obstruction se fasse et à ce que cet article 7 ne soit pas examiné parce qu'on a entendu les syndicats depuis quelques jours demander à ce que cet article 7 soit examiné àce qu' a un vote sur cet article moi je crois que tactiquement je crois que Jean-Luc méchan raison je crois qu'il a raison sur le fond parce que tactiquement hein je parle pas politiquement mais tactiquement parce que en effet si vous voulez quand même qu'on le veuille non si l'article 7 est adopté on peut considérer que ça aura un effet psychologique sur l'opinion publique donc après ça va être quand même difficile de maintenir si vous voulez la mobilisation si cet article 7 est adopté et si on finit par trouver un terrain d'entente en commission mixte paritaire au au au Parlement donc moi je crois qu'en effet là de ce point de vue là sur un plan sur un sur un plan uniquement je dire du rapport de force et de de l'usage du rapport de force vis-à-vis du gouvernement l'intérêt malgré tout de ceux qui sont hostiles à la réforme c'est d'éviter que l'article 7 soit adopté là on reste quand même dans une zone d'incertitude qui malgré tout donne de la motricité encore à la mobilisation les syndicats ont un autre avis manifestement notamment Laurent Berger mais on peut se poser la question de la pertinence même Philippe Martinez mais on peut se poser la pertinence de cette de cette alors on peut aussi penser que les syndicats finalement jouent un rôle en disant cela aussi d'une certaine manière parce que ça ça leur donne ça leur donne une responsabilité supplémentaire et ça renforce si vous voulez peut-être le soutien de l'opinion publique par rapport à des syndicats qui font preuve j'allais dire de maturité dans cette affaire Frédéric est-ce qu'il y a un risque de rupture entre la gauche et le monde syndical non je pense ça parce que aucun n'y a intérêt on a senti une irritation et le mot est faible des organisations syndical quand il y a eu cette marche des jeunes du 21 janvier il y a vraiment ces deux sphères qui sont qui ne sont pas étanche mais clairement les Français voient plutôt une opposition entre les syndicat et le et le gouvernement les partis politiques de gauche la scène parlementaire compte mais elle est quand même relégué derrière ces mouvements sociaux ces manifestations et s'il y a des blocages comme il même Jean-Luc Mélenchon appelle à ce que le pays soit bloqué ça sera l'œuvre des syndicats pour les Français ça sera l'vre oui c'est même si ça sera stimulé et cette opposition se retrouvera à l'Assemblée dans le cadre de l'examen de la loi puisque on sera dans une concomitance et c'est toujours ce qu'on a dit tout à l'heure entre cette scène parlementaire qui est peu visible et qui séduit peu les Français dans le contexte de désordre et voire d'ctive et une scène syndicale qui est beaucoup plus claire où on est sur je dirais la dramaturgie l'affrontement classique entre un gouvernement qui présente une réforme et un mouvement syndical le point par contre qu'il faut avoir en tête c'est que l'histoire joue pour le gouvernement la dernière fois que dans ce type de ce type de cas de figure un gouvernement a reculé et retiré sa réforme c'est avril 2006 c'est le contrat première embauche et les Français n'ont plus ou en moins cette mémoire en tête ouais c'est une réforme qui avait déjà été votée est-ce que les les Français elle avait été votée pas promulgué pas promulué non mais justement mais est-ce que les Français croit à une possibilité de retrait de la réforme même après un vote du Parlement je pense qu'il ne se pose pas cette question comme cela ils ont intériorisé que Emmanuel Macron pour toute une série de raisons ça trace dans l'histoire son quinena qui est quand même pas bien en mancher si je si je puis dire sa posture de réformateur le fait qu'il doit rester au centre du jeu ne peut pas ne pas reculer mais j'utilise à dessin une double négation et Arnaud a très très bien dit un mouvement c'est quelque chose de mouvant il a sa logique propre cuide d'un pays complètement bloqué après le 7 mars on a vu c'est vrai dans l'histoire des réformes qui devaient passé qui était complètement euh je dirais complètement attendu qui finalement ne sont pas n'ont pas été promulgués c'était l'affaire du juste juste un petit point je regardais un sondage je sais plus je suis désolé quel éta quel était l'Institut mais un sondage dimanche dernier où vous avez quand on pose la question aux Français s'il y a blocage demain à qui vous en imputez la responsabilité une large majorité semblerait en imputer au gouvernement donc ça de ce point de vuelà c'est j'allais dire une arme supplémentaire pour les syndicats à partir du moment où on considère que Ben i la responsabilité du blocage viendrait plutôt du côté du gouvernement que des syndicats et ça veut dire que ça leur donne des arguments pour le 7 mars ah benah ça leur ça renforce en eff fait le leur position et que la ligne de crête entre acceptabilité des grèves par l'opinion et il faut y aller et plutôt de leur côté sur je pense que même si c'est jamais facile dans sa vie quotidienne quand le pays est bloqué ceux qui se souviennent de 95 95 c'était c'était surtout l'îledefance qui était bloqué il faut s'en souvenir aussi c'était l'Î de France mais mais c'était aussi un et notreis detien par procuration la GR par procuration il avit quand même toute une série de français du secteur privé qui étaient vant debout contre la réforme et qui n'ont pas pu manifester ni faire grève et qui ont délégué ce pouvoir aux agents et aux fonctionnaires du service public [Musique]
Jean-Luc Mélenchon