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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 10 décembre 2014 4 minAutoproduitFond programmatiqueSécuritéJusticeTravail & emploi

Stéphane Ravier rappelle que la sécurité est la première des libertés (28/11/2014)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueChiffre
    « Malgré les 18 milliards d'euros qui seront votés, l'insécurité n'est pas près de reculer dans notre pays. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Depuis trop longtemps, et les récents événements de Sivin se l'ont rappelé, la gauche comme la droite est en échec total face aux violences et reste toutes deux prisonnières de leurs dogmes. »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « On nous impose la prévention pour résoudre la délinquance, mais pour la sécurité routière, c'est la répression qui tourne à l'acharnement. »

Temps de parole

  • Stéphane Ravier100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Stéphane Ravier

La parole est à M. Ravier pour les non-inscrits et pour trois minutes. M. le Président, M. le Ministre, mes chers collègues, la sécurité est la première des libertés que doit garantir l'État dans le cadre de ses missions régaliennes. Voilà une évidence devant laquelle tout le monde ici tombera d'accord. Mais s'il s'agit d'une évidence dans la déclaration, ce n'est plus le cas du tout et depuis longtemps dans les faits. Pourtant, la sécurité est à la société ce que les fondations sont à une maison. Sans sécurité, la maison France est condamnée à la violence, à l'anarchie et à l'effondrement.

Sans sécurité, point d'activité économique viable, si ce n'est l'économie souterraine, économie de la drogue qui commet des ravages à Marseille, dans un silence assourdissant du premier magistrat de la ville. Nous nous devons par conséquent de considérer la sécurité comme la priorité, car elle conditionne tout le reste. Aussi, l'augmentation des effectifs de police et de gendarmerie ici actée est loin, très loin d'être suffisante. Cela ne fait qu'entamer un timide début de rattrapage de la fonte des effectifs opérée sous la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012, et qui avait contribué par la même période à une augmentation de 45% des agressions sur les personnes physiques.

Depuis, l'insécurité a continué de se développer malgré les statistiques coupées des réalités dont nous abreuve le ministère de l'Intérieur. C'est ce que confirme le rapporteur spécial en soulignant une hausse généralisée dans la délinquance en 2013, ce qui correspond à la réalité du terrain. Malgré les 18 milliards d'euros qui seront votés, l'insécurité n'est pas près de reculer dans notre pays. Fidèle à votre idéologie, qui veut qu'il n'y ait d'insécurité que d'insécurité sociale, rejetant toute responsabilité individuelle, le gouvernement s'obstine à agir contre le seul sentiment d'insécurité.

Cela se traduit par l'absence réelle de réponses judiciaires ou de réponses allant à l'encontre du bon sens, décourageant les forces de l'ordre, révoltant les victimes. Depuis trop longtemps, et les récents événements de Sivin se l'ont rappelé, la gauche comme la droite est en échec total face aux violences et reste toutes deux prisonnières de leurs dogmes. Laxisme, victimisation des coupables, désengagement de l'État, affaiblissement matériel et moral des forces de l'ordre. En bon marseillais, j'ai peut-être tendance à exagérer.

Tant il est vrai que lorsqu'il s'agit de réprimer la manif pour tous, l'État a été impitoyable, usant de violences inouïes à l'encontre des familles qui manifestaient pacifiquement. Nous aimerions observer autant de fermeté lorsqu'il s'agit de bandes d'extrême-gauche qui saccagent les centres-villes pour contester les grands projets d'infrastructures. Nous aimerions autant de volontarisme lorsque des bandes de jeunes attaquent et détroussent en plein Paris des boutiques et des quarts de touristes médusés et horrifiés.

Encore une fois, les milliards consentis ici ne porteront leurs fruits qu'ils sont précédés par l'abandon de l'idéologie au profit du bon sens, et ce en apportant un soutien total aux honnêtes gens et aux victimes plutôt qu'aux délinquants, en apportant considération et moyens matériels aux forces de l'ordre qui risquent leur vie et qui bien trop souvent la perdent pour protéger nos compatriotes. Des tablettes face à des kalachnikovs, il y a assurément là un léger déséquilibre dans le rapport de force. Évider les prisons, qui semblent être la panacée de mesdames Dati et Taubira, ce n'est pas respecter le travail des policiers et des gendarmes, et encore moins respecter les victimes.

Un mot quand même très bref sur le volet de la sécurité routière. Je tenais simplement à souligner qu'il s'agit là du seul domaine où le tout répressif est appliqué. On nous impose la prévention pour résoudre la délinquance, mais pour la sécurité routière, c'est la répression qui tourne à l'acharnement. Mais peut-être que votre gouvernement, comme les précédents, y trouve là une manne fiscale à peine déguisée. Merci. La parole est à Nathalie Goulet pour le groupe. Sous-titrage Société Radio-Canada