Nouveau "CDI jeunes", politique migratoire américaine... Le "8h30 franceinfo" de Thomas Ménagé
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France Info. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour, merci de votre invitation. Merci d'être avec nous sur France Info. On va évoquer la suite des travaux parlementaires après le très probable vote du budget, la situation internationale aussi. Mais avant cela, une proposition qui a créé la polémique hier pour favoriser l'emploi des jeunes. Le MEDEF propose un CDI jeune en quelque sorte qui rappelle un peu le CPE en 2006. Particularité, il serait plus facile à rompre. Alors, le salaire potentiellement serait parfois moins élevé que le SMIC. Vous qui vous présentez souvent comme pro-entreprise au Rassemblement National, est-ce que c'est une mesure qui vous parle, une proposition qui vous intéresse ?
Vous savez, vous pouvez être pro-entreprise, tout mettre en œuvre pour aider les entreprises, mais sans abîmer la qualité de vie au travail, sans être contre la jeunesse qui cherche à travailler. Et aujourd'hui, il faut tout faire pour nos entreprises en allégeant les normes, en baissant la pression fiscale, baissant les impros de production comme on propose au Rassemblement National, mais sans paupériser la société, sans affaiblir aujourd'hui un modèle social. Et donc, on se souvient de ce qu'a pu être le CPE. Et donc, c'est une mauvaise idée, c'est une mauvaise chose. Par contre, on s'oppose à ce qui a pu être fait par le gouvernement récemment, déjà, qui va un peu dans ce sens-là.
C'était de proposer une augmentation des charges sur les apprentis. Il faut, au contraire, donner envie aux entreprises d'embaucher des jeunes en baissant la pression fiscale, la pression sociale, qui pèse sur les salaires de nos jeunes, notamment de nos apprentis.
Quand même, le Medef dit s'inspirer du modèle italien. C'est vrai que je suis allé voir les chiffres. Alors là-bas, ça existe depuis 10 ans, un contrat de ce type. Le taux de chômage en 2016 était de 40%. Le taux de chômage des jeunes, ça a été introduit en 2016. Et aujourd'hui, il est autour de 19%. Est-ce que ce n'est quand même pas à regarder ?
Tout peut se regarder. Mais ce que je veux dire, c'est que si c'est pour paupériser nos jeunes, c'est-à-dire que, vous savez, déjà, avec un SMIC aujourd'hui, dans un grand nombre de territoires, et encore plus dans les territoires, je pense, à l'Île-de-France, c'est impossible de vivre avec un SMIC. Donc, si ce sont des jeunes qui ont un emploi, mais un emploi qui ne leur permet pas de vivre, et qu'on fait toute une société qui vit sous le seuil de pauvreté, ça n'a aujourd'hui aucun sens.
Mais sur la capacité des chefs d'entreprise à pouvoir licencier plus facilement un jeune qui ne ferait pas l'affaire.
Mais non, je veux dire, à un moment, il y a un droit du travail qui est protecteur. Il faut donner envie à nos entreprises de pouvoir travailler, de pouvoir embaucher, et à nos jeunes de pouvoir travailler. Si on dit aux jeunes, vous êtes une sorte de main-d'œuvre qu'on peut traiter comme cela, balancer dehors, mettre à la porte en quelques instants, je ne pense pas que ça va dans le bon sens. Il y a des mécanismes comme l'alternance, comme l'apprentissage, qui permet bien entendu aux jeunes de gagner en compétence et aux entreprises de, bien entendu, limiter le risque et l'investissement quand ils embauchent.
Mais aujourd'hui, créer un CPE et surtout ouvrir, quelque chose qui va donner lieu à des mobilisations. Je pense que notre pays est déjà très divisé. On sait très bien que si on rouvre ce dossier qui avait été brûlant, ça ne serait pas bon dans une société déjà très divisée.
Adrien l'a dit, votre formation politique, le RN, a opéré une sorte de tournant libéral, pro-entreprise, on l'appelle comme on veut. Séduire tout le monde en même temps, c'est un exercice un peu compliqué. C'est ce que dit Patrick Martin, le patron du MEDEF, à propos du RN. Et il ajoute également, on ne comprend pas la doctrine économique de cette formation. C'était le 14 janvier devant la presse économique. Alors, concrètement, vous en êtes où ? Parce qu'on sait que vous avez à la fois votre électorat historique, populaire, ouvrier. D'autre part, vous cherchez à conquérir un nouvel électorat de patron, plus bourgeois. Est-ce que ce n'est pas le grand écart en permanence ?
Non, ce n'est pas du tout irréconciliable. C'est vrai que pour les gens parfois de droite, on dit qu'on est de gauche. Pour ceux de gauche, on est de droite. C'est peut-être parce qu'on est au bon endroit. C'est-à-dire un équilibre. Au milieu. Au milieu, vous n'allez pas me dire au centre. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a la nécessité d'aider nos entreprises à créer de la richesse, à créer de l'emploi, à créer de la croissance, à réindustrialiser pour permettre aux classes populaires d'avoir des emplois, des emplois de mesure mieux rémunérés, de pouvoir investir, de pouvoir consommer et de créer un cercle verteux de croissance, de consommation et de réindustrialisation.
Donc, ce n'est pas irréconciliable. Vous devez avoir les deux jambes. Si vous voulez avoir un modèle social qui tient, si on veut garder notre modèle social, il faut que nos entreprises créent de la richesse, elles investissent, qu'elles ne partent pas à l'étranger, qu'elles ne déloquissent pas. Donc, c'est cohérent.
Pour vous situer un peu, parce que c'est vrai qu'on a parfois un peu du mal quand même, pour vous situer, est-ce que le RN, c'est un parti libéral ou pas ? Non, non, non. Ce n'est pas libéral dans le sens ultralibéralisme.
Non, je ne vous dis pas ultralibéral, je vous dis libéral. Oui, mais parce que c'est galvaudé. Mais bien entendu, on est pour la liberté d'entreprendre. On veut qu'un jeune, notamment, se dise aujourd'hui, je peux créer ma boîte. Je ne vais pas subir toute la paperasse, toute la bureaucratie, toutes ces normes, toute cette pression fiscale, tous ces contrôles permanents.
C'est très Macron 2017, ce que vous dites là.
Oui, mais Emmanuel Macron a fait tout l'inverse. Il n'a à la fois pas protégé les Français. Oui, mais il n'a à la fois pas protégé les Français qui travaillent, puisque aujourd'hui, il souffre de plus en plus. On voit qu'il y a eu un taux de prélèvement obligatoire qui n'a pas diminué. Nos entreprises qui connaissent des impôts de production qui sont toujours bien pires que ce qu'on peut voir dans d'autres pays européens. Et on n'a pas eu de relocalisation, pas de réindustrialisation, pas de défense de nos fleurons. Donc, malheureusement, sur le discours d'Emmanuel Macron de 2017, moi, je pouvais le partager. Malheureusement, c'est la réalité, c'est les actes qui ont été très loin
sur cette ligne un peu flottante. Est-ce qu'on voulait vous parler aussi de ce semestre budgétaire et parlementaire qui devrait s'achever demain ? Est-ce que ça n'a pas contribué à brouiller quand même vos messages ? D'un côté, avec une hausse de la fiscalité, on l'a vu sur la taxe sur les multinationales, par exemple. D'autre part, vous avez voté en faveur de moindres économies, notamment sociales. Est-ce que tout ça, au final, c'est lisible ?
C'est sûr que quand vous n'êtes pas tout blanc ou tout noir, que vous êtes dans la précision... Dans la décision, dans la nuance, c'est toujours plus compliqué d'expliquer une cohérence d'ensemble. Je pense que les Français l'ont vu. Il y a eu un certain nombre de sondages qui ont prouvé qu'on était la force politique qui avait été la plus en phase avec ce qu'ils attendaient au moment du budget. Ce qui n'est pas le cas, par exemple, dans les positionnements qu'ont pu prendre les Républicains qui ont dénoncé un budget socialiste mais qui refusent de le censurer. Mais il y a une cohérence d'ensemble. Vous avez parlé de la taxe sur les multinationales. C'est quoi la cohérence ?
C'est quoi la ligne ? C'est ce que je viens de vous expliquer. C'est qu'on peut aujourd'hui défendre un modèle social qui protège les plus fragiles si et seulement si on baisse les impôts de production sur nos entreprises, qu'on baisse la charge fiscale, qu'on baisse la charge sociale. Y compris en les augmentant à certains égards
puisque vous avez voté aussi des augmentations d'impôts.
Parce qu'en fait, quand vous parlez notamment de la question des multinationales, oui, quand il y a Starbucks qui aujourd'hui envoie tous ses bénéfices en Irlande et ne paye pas aujourd'hui l'impôt sur les sociétés comme n'importe quelle société française, il y a bien entendu la nécessité de rééquilibrer. Nous, on veut éviter la concurrence déloyale. On veut éviter que seulement une petite partie des entreprises, notamment les TPE, les PME, les PMI, ce sont ceux qui font vivre notre territoire. Les entreprises du CAC aussi, vous voyez, les entreprises du CAC 40 font vivre le territoire. Les entreprises du CAC 40 qui aujourd'hui payent leurs impôts en France ne cherchent pas à optimiser.
On n'a aucun problème. Je vous parle notamment des multinationales qui ne payent pas leurs impôts en France. Est-ce qu'on trouve normal que quand on va prendre un café au coin de la rue, le brasseur, le cafetier va payer des impôts et que Starbucks, je prends cet exemple et il y en a d'autres, lui, vous payez votre Starbucks qui est en plus très cher pour que les fonds et les bénéfices repartent en Irlande où ils vont payer très très peu d'impôts. Il y a juste un principe de justice fiscale pour avoir de la justice sociale.
Sur cet épilogue budgétaire, vous allez donc voter une ultime motion de censure. Ce sera demain à l'Assemblée nationale avec la France insoumise. Mais à priori, ce budget devrait être adopté. Sébastien Lecornu restera à Matignon. Son gouvernement ne sera pas renversé. Donc, pas de censure, pas de dissolution. Vous êtes résigné au RN parce que vous appeliez à cette dissolution, à des élections législatives.
On appelle toujours. Je pense que c'est la seule solution.
Même dans ce chaos géopolitique mondial, il faut une dissolution. Il faudrait des élections législatives.
Je pense que d'avoir un gouvernement qui a un cap clair, une ligne claire et qui défend les intérêts des Français, c'est toujours une priorité. Donc, oui, on appelle toujours à cette dissolution. Je pense qu'il vaut mieux perdre un mois, alors qu'on a déjà perdu un an et demi. Dans tous les cas, il n'y a eu aucune loi majeure, aucune décision claire. On a un budget qui est une catastrophe, qui est un budget socialiste. Perdre un mois pour des élections qui derrière permettraient qu'il y ait une ligne claire, un gouvernement qui puisse réformer, qui puisse prendre les décisions. Pour une assemblée
qui va siéger, grosso modo, 6-8 mois avant la campagne présidentielle.
Vous avez raison et là, je ne peux pas vous dire le contraire. Plus on sera poche de l'élection présidentielle, moins il y aura un intérêt à une dissolution. Mais chaque mois gagné, obtenu, sera quand même une bonne chose pour les Français. Je pense que les Français attendent du changement et aujourd'hui, depuis les élections législatives qui a eu lieu en 2024, il n'y a pas de changement, il n'y a pas de réforme, il n'y a rien qui avance.
Il va rester en poste, jusqu'au bout, jusqu'à l'élection présidentielle. Sébastien Lecornu, on voit qu'il essaye de décliner un agenda, un agenda parlementaire, un agenda politique sur l'agriculture, sur la défense, sur l'énergie ou encore le logement, plutôt des thèmes consensuels. Il va rester ?
Ça, moi, je n'ai pas de boule de cristal. Il va tout faire et je pense que les socialistes et les républicains se sont entendus pour qu'il n'y ait pas de dissolution, pour qu'il reste jusqu'au bout. Et nous, sur ces différents sujets, on essaiera de défendre les intérêts des Français. Vous savez, nous, on ne cherche pas le chaos, le désordre. Donc, on essaiera d'être constructifs, d'avancer. Et si le changement, ça doit attendre 2027, ça attendra 2027. Mais c'est vrai que le temps est long pour de nombreux Français. Moi, j'étais encore sur le terrain hier sur ma circonscription. Les gens attendent du changement et 2027 paraît à la fois très proche et très long. Mais une fois que les textes
budgétaires seront votés, comment pouvez-vous censurer Sébastien Lecornu ? Il n'y a plus vraiment de motifs. Mathilde évoquait les textes de loi, le budget, l'agriculture, la décentralisation. Globalement,
on n'est pas sur des choses très épineuses. Après, l'inaction ou des actions très secondaires, parce qu'on va annoncer des textes avec des thématiques qu'on partage, mais derrière, c'est du vide, ça peut être un motif de censure. Par exemple, les chiffres, notamment l'immigration. Il y a eu un chiffre record, 385 000 titres de séjour, primo-délivrance
et 200 000 sorties, rappelons-le. Oui,
mais 11% aujourd'hui d'augmentation en la matière. Donc, il n'y a pas aujourd'hui très clairement un changement de doctrine sur le sujet. C'est la ville de Toulouse qui chaque année entre dans notre pays. Cette absence de réaction sur ce sujet, l'absence de réaction notamment en matière de sécurité. Les policiers étaient dans la rue hier. Il y a quand même
un budget en hausse, on le précise, pour le ministère de l'Intérieur. C'est l'un des rares
ministères à être
préserver des économies.
Et tant mieux parce que c'est une priorité mais aujourd'hui, je pense qu'il y avait besoin d'économies
et il n'y en a pas eu dans ce budget. Thomas Ménager, vous restez avec nous, on va parler un petit peu d'international juste après l'info en une minute, 9h moins le quart. Voici Diane Ferschit.
Une mini-tornade fait des dégâts dans le sud-ouest. Le phénomène météo a touché hier la ville de Millau sur le bassin d'Arcachon à la mi-journée. Elle l'a traversée sur 3 km en dommageant 300 maisons, des toitures envolées, des murs effondrés mais pas de blessés. La mairie a activé son plan communal d'urgence pour accompagner les sinistrés. Le premier ministre candidat au municipal à Vernon dans l'heure dont il a été maire, Sébastien Lecornu sera en 3ème position sur la liste du maire sortant.
Les armées européennes déclarées terroristes par l'Iran ce matin, réaction de Téhéran après que l'Union européenne a placé les gardiens de la révolution sur sa liste des organisations terroristes cette semaine. L'Iran avait fustigé une décision insensée. Une finale qui s'annonce historique à partir de 9h30 ce matin à l'Open de tennis d'Australie. La première à Melbourne pour l'Espagnol numéro 1 mondial Carlos Alcaraz. Il affronte l'actuel numéro 4 Novak Djokovic vainqueur déjà à 10 reprises du tournoi. Le Serbe va tenter de décrocher son 25ème titre en grand chelem. Ce serait un record. France Info
Le 8.30 France Info Adrien Beck Mathilde Siro
Toujours avec Thomas Ménager porte-parole du Rassemblement National vous êtes aussi député du Loiret alors on voulait évoquer avec vous évidemment tous les dossiers de l'actualité internationale notamment la situation en Iran où un mouvement contestataire est violemment réprimé. Est-ce que vous souhaitez au Rassemblement National que le président américain Donald Trump frappe l'Iran ou est-ce que c'est une mauvaise idée est-ce que le régime peut tomber sans intervention américaine ?
Il faut l'espérer il faut l'espérer il faut espérer que cette révolution de l'intérieur par le peuple iranien permettra d'aboutir à la chute des Mollahs et à la chute de ce régime islamique et c'est pour cette raison qu'on a toujours dit que nous globalement les interventions extérieures notamment les interventions américaines parce qu'en fait quand on fait et quand on étudie un peu la géopolitique quand on regarde un petit peu dans le rétroviseur on se rend compte que les interventions américaines n'ont pas forcément amené la démocratie quand on regarde les autres interventions qui ont pu y avoir lieu par le passé donc on est assez dubitatif assez inquiet sur une intervention même si on n'est pas dans une opposition parce que si c'est ce qui permettrait d'accélérer la chute vous êtes à la fois
d'accord et pas d'accord
mais non mais parce que on ne va pas non plus on ne défend pas ce régime qui est le régime qui est le premier sponsor du Hamas qui est quelque chose qui est abominable pour le peuple iranien mais il faudrait espérer c'est pour ça que les américains eux-mêmes hésitent à intervenir que ça se fasse de l'intérieur parce que voilà que ça soit en Irak que ça soit en Libye enfin quand on regarde les interventions qui ont pu avoir lieu par le passé ça n'a pas forcément débouché vers de manière définitive pérenne sur une démocratie c'était pas une intervention américaine non mais je vous parle des interventions qui ont pu avoir lieu
vous aviez d'ailleurs critiqué l'action américaine au Venezuela finalement ces derniers jours il y a eu une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques une réforme judiciaire annoncée des opposants qui sortent de la clandestinité aussi et le sentiment disent certains vénézuéliens que finalement il pourrait y avoir un début de transition alors est-ce que vous maintenez qu'il aurait mieux fallu laisser Nicolas Maduro
non mais on n'a jamais défendu Nicolas Maduro on s'est toujours réjouis au final que bien entendu il y ait un changement parce qu'on était opposé à ce régime on s'inquiète juste de laisser faire les américains laisser cet impérialisme américain qui au détriment du droit international pourrait intervenir parce qu'en fait ce que vous voulez qui existe pour vous les principes que vous voulez qu'on vous applique à la France c'est-à-dire que jamais les américains ou quelques nations que ce soit puissent venir intervenir en France parce qu'ils sont en désaccord avec le pouvoir en place même si c'est un pouvoir qui est mauvais malsain pour le peuple voilà il y a une cohérence de dire on doit respecter le droit international donc on a dit qu'il ne fallait pas laisser monsieur Trump penser que c'était normal d'aller capturer un dirigeant étranger mais par contre tant mieux pour les vénézuéliens s'il y a un changement et s'il y a une évolution on s'est réjouis mais la méthode pose question
est-ce que vous vous réjouissez aussi que sur après Davos sur ce qui s'est passé par rapport au Groenland les européens finalement ils ont réussi à s'unir ils ont réussi à faire reculer le président américain ça est-ce que vous accordez un point au président notamment français Emmanuel Macron de n'avoir rien lâché et d'avoir montré voilà de l'activisme sur ce dossier
non mais tant mieux oui que la diplomatie française a défendu la souveraineté européenne c'est logique on n'attendait pas moins et c'est une bonne chose donc la France pèse encore ?
la France pèse beaucoup moins mais on est quand même encore une puissance importante et même si la voie de la France a été affaiblie sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron encore heureux que la France et l'Europe pèsent dans le cancer des nations et notamment la France par contre permettez-moi quand même d'avoir un doute sur le fait que Donald Trump connaissant la personnalité de Donald Trump et reculer suite aux prises de positions européennes et aux positions françaises je pense qu'il sait très bien que la population américaine elle-même n'est pas forcément très fan d'aller entrer dans un conflit un conflit avec l'Europe vis-à-vis du Groenland
Quel regard vous portez au RN sur ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis sur ce basculement qui est à l'oeuvre sur le trumpisme sur la police de l'immigration tout ce qu'on voit dans l'actualité vous prenez vos distances ou vous dites il y a des choses intéressantes quand même qui se passent
Bien entendu les images qui ont été relayées cette semaine les drames qui existent c'est abominable et il y a une enquête en cours on verra ce qu'il en est mais c'est vrai que quand on regarde les images on ne peut qu'être inquiet
La démocratie américaine est en train de vaciller
Je ne sais pas si on peut aujourd'hui dire cela ce qu'on peut constater c'est qu'il semble y avoir actuellement peut-être des dysfonctionnements et il ne faut pas que ça dérape bien entendu aujourd'hui moi je n'ai pas les capacités
ça n'a pas dérapé encore
il y aura une enquête les images c'est compliqué en tant que français quand on regarde des images de décider est-ce que les américains quand ils ont vu l'histoire autour de Naël n'auraient pas pu dire la même chose vous voyez ce que je veux dire c'est qu'il faut aussi prendre un peu de recul ce qui est certain c'est qu'il ne faut pas laisser croire que la lutte contre l'immigration ça doit être la violence au Danemark même dans des pays qui sont de gauche il y a une vision très très ferme sur l'immigration mais qui se fait dans le calme dans le respect des personnes dans le respect de chacun qu'est-ce que vous dites
justement à certains de vos partisans on en voit sur les réseaux sociaux qui disent voilà la fin justifie les moyens quelque part dans la lutte contre l'immigration bah oui si ça doit être un peu violent il faut y aller mais c'est pas parce que
même si ces personnes-là nous soutiendraient qu'on soutiendrait cela non c'est pas comme ça que ça doit se faire donc non on leur dit clairement qu'aujourd'hui l'état de droit le respect des personnes ce sont des êtres humains même si on peut combattre fermement l'immigration dans notre pays ça doit se faire en respectant les personnes les enfants ces personnes qui parfois rêvent d'un meilleur avenir dans un autre pays leur expliquer que ce n'est pas possible qu'on ne rentre pas comme on veut en France qu'on ne rentre pas comme on veut dans n'importe quel pays mais il faut que les reconduites à la frontière et le stop en matière d'immigration se fassent dans le respect des personnes
est-ce que ça peut être un boulet pour vous Donald Trump en perspective de la campagne présidentielle on sait qu'il y a des convergences assez fortes entre ce qu'il a porté pendant sa campagne présidentielle entre ce que vous vous défendez sur la désindustrialisation sur l'immigration sur le wokisme par exemple aujourd'hui vous cherchez à prendre vos distances mais malgré tout il y a un socle de valeur commune vous ne pouvez pas le nier
non je ne partage pas ce que vous dites pardonnez-moi
il y a quand même eu des membres de votre parti qui sont allés à l'investiture de Donald Trump Jordan Bardella qui a estimé que c'était inspirant
ça c'est des relations diplomatiques courantes je veux dire on a été aussi quand le pape a été installé le nouveau pape a été installé et on n'est pas pour que Jordan Bardella a eu aussi des mots
très positifs envers Donald Trump
on est clair c'est que oui sur un certain nombre de points sur la défense des intérêts français comme Donald Trump défend les intérêts américains sur le patriotisme notamment économique sur le fait de sortir d'une forme de naïveté internationale on peut être d'accord mais moi je me souviens très bien d'être sur ce plateau il y a environ un an et demi maintenant deux ans au moment des élections américaines et j'avais dit que voilà moi je n'étais pas américain et qu'entre Donald Trump et Kamala Harris je ne choisissais pas parce que je savais très bien que ce qu'allait faire Donald Trump allait notamment être néfaste pour la France et pour les Européens
Merci à vous Thomas Ménager vous êtes député Rassemblement National du Loiret merci beaucoup Mathilde Siro notre consoeur du Point restez sur France Info
Thomas Ménagé