🚨 Allocution Sébastien Martin
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Chapitres
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« C'est 1500 brevets. C'est capacités reconnues dans le calcul de haute performance dont vous venez d'illustrer et à travers vos propos et à travers cette visite l'excellence française et un rôle stratégique dans des domaines aussi sensibles que la dissuation nucléaire où la simulation est devenue indispensable aux travaux du commissariat à l'énergie atomique. »
- 1:27Invité politiqueFait
« le super calcul est devenu une infrastructure de base pour l'intelligence artificielle et pour le quantique Macher bien sûr mais aussi pour l'industrie où il permet d'exploiter les données, de simuler et d'accélérer la recherche et le développement. »
- 2:55Invité politiqueFait
« Nous sommes capables avec vous d'opérer aujourd'hui la seule usine de supercalculateur de tout le continent européen. »
- 2:55Invité politiqueFait
« cet ancrage industriel s'accompagne bien évidemment d'une stratégie claire. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Cet ancrage industriel s'accompagne bien évidemment d'une stratégie claire. »
- 4:23Invité politiqueFait
« la nationalisation n'est pas un réflexe, elle n'est pas non plus un tabou en soi. Elle appartient à la boîte à outils de l'État lorsqu'ils agit de préserver des compétences critiques, de sécuriser une filière stratégique et de se donner les moyens d'agir dans la durée. »
- 5:07Invité politiquePromesse
« Avec cette acquisition, nous projetons Bull dans une nouvelle phase de développement, une phase où l'entreprise pourra répondre à une demande mondiale en forte croissance en Europe, mais aussi en Inde, au Brésil ou au Moyen-Orient. »
Temps de parole
- Sébastien Martin100 %
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Madame la ministre, ma cherane, monsieur le préfet, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le vice-président du département, monsieur le maire, monsieur le président de l'agglomération, monsieur le président, c'est Emmanuel, monsieur le directeur général de l'agence des participations de l'État, mesdames et messieurs, chers salariés de bulles qui sont aussi nombreux présents ici et mesdames et messieurs en vos grades et qualités, chers amis, AM si vous le permettez. Effectivement, je suis très heureux avec Anne Lénant d'être aujourd'hui dans ce qui est une part de notre histoire collective, une part de l'histoire de France. Nous en parlions en en déambulant à travers cette usine.
Je pense qu'il y a des générations, enfin plusieurs des générations, peut-être pas des dizaines de générations. Heureusement, on regarde de l'histoire de Bull. Mais en tout cas, cette marque, ce nom parle pour chacune et chacun d'entre nous. C'est 1500 brevets. C'est capacités reconnues dans le calcul de haute performance dont vous venez d'illustrer et à travers vos propos et à travers cette visite l'excellence française et un rôle stratégique dans des domaines aussi sensibles que la dissuation nucléaire où la simulation est devenue indispensable aux travaux du commissariat à l'énergie atomique.
Mais l'essentiel aujourd'hui est dans le fait que ces capacités rendent des choses qui auparavant semblaient impossible possible pour notre pays parce que le super calcul est devenu une infrastructure de base pour l'intelligence artificielle et pour le quantique Macher bien sûr mais aussi pour l'industrie où il permet d'exploiter les données, de simuler et d'accélérer la recherche et le développement. Autrement dit, il permet à nos entreprises de se projeter dans l'avenir. Et dans un monde où la donnée redessine les rapports de puissance, maîtriser les infrastructures de calcul est devenu tout aussi structurant que maîtriser l'énergie ou les matières premières.
Et dans ce monde, tu l'as rappelé ma chère, il n'y a pas d'industrie forte sans capacité de calcul. Il n'y a pas de souveraineté si ces si ces infrastructures dépendent d'acteurs extérieur. Et c'est là que Bull prend bien évidemment aujourd'hui toute sa place. Anne, tu as aussi parlé de confiance, d'ouverture, d'exigence environnementale. J'y ajoute un élément essentiel, la résilience. Parce que la souveraineté, comme tu l'as dit, ce n'est pas l'autarsie. C'est la capacité à décider par soi-même et à tenir dans la durée. Et cela ne doit absolument pas rester un veieux.
Notre souveraineté doit reposer sur de véritables ambitions et sur de véritables capacités à maîtriser les briques critiques, à innover sur notre sol et à ne pas subir les dupendances. Et sur ce point, Bull dispose d'un atout unique en Europe, sur notre territoire à Anger. Nous sommes capables avec vous d'opérer aujourd'hui la seule usine de supercalculateur de tout le continent européen. Un site où l'on conçoit, où l'on assemble et où l'on intègre des serveurs jusqu'au système complet avec une part croissante de composantes critiques.
un site dont la capacité alliée à ce centre de recherche et développement ici même et bien cette capacité de production va doubler d'ici l'automne grâce à un investissement de 8 de 80 millions d'euros de la part de BU. Cet ancrage industriel s'accompagne bien évidemment d'une stratégie claire. Aujourd'hui, un super calcul acteur produit par Bull intègre déjà 70 % de valeurs sourcées en Europe. Tu en as parlé tout à l'heure, l'objectif est d'atteindre 80 % dans les prochaines années en relocalisant progressivement les composants les plus stratégiques et en travaillant avec des partenaires européens.
Autrement dit, Bull suit une trajectoire assumée produire davantage en Europe, sécuriser les chaînes de valeur, bâtir une capacité industrielle d'avenir réellement made in Europe. Cette stratégie tient par un élément décisif vous tous, les 3000 salariés, les 3000 fer, les 3000 personnes qui conçoivent, qui innovent et qui font tourner cet ind cet outil pardon industriel au quotidien. Et dans ce contexte, oui, l'État assume pleinement son rôle pour accompagner une stratégie industrielle claire et lui donner les moyens de se déployer dans la durée. Cela passe par un cadre stable, vous l'avez rappelé monsieur le président, qui donne de la visibilité, qui permet d'investir pour innover.
Et c'est là tout le sens de la décision que nous avons prise il y a quelques heures en nationalisant en tout cas en étant désormais l'actionnaire de BU. Et je tiens à le rappeler, si la nationalisation n'est pas un réflexe, elle n'est pas non plus un tabou en soi. Elle appartient à la boîte à outils de l'État lorsqu'ils agit de préserver des compétences critiques, de sécuriser une filière stratégique et de se donner les moyens d'agir dans la durée. Quand les conditions économiques sont réunies, elle fait sens. Je veux donc saluer le travail de l'agence des participations de l'État et son directeur général ainsi que tous les services de Bercy qui ont conduit cette opération.
avec rigueur et détermination. Avec cette acquisition, nous projetons Bull dans une nouvelle phase de développement, une phase où l'entreprise pourra répondre à une demande mondiale en forte croissance en Europe, mais aussi en Inde, au Brésil ou au Moyen-Orient. une phase mesdames messieurs où à travers cette prise en main par l'État quelque part en tout cas volonté de l'État de préserver un outil au service de la souveraineté industrielle et de la souveraineté française une phase mesdames et messieurs, où nous le voyons toutes et tous. L'économie mondiale n'est plus aujourd'hui celle qu'elle était encore hier. Elle est encore plus qu'hier sans doute une économie de prédateurs.
Elle est encore plus sans doute aujourd'hui aujourd'hui qu'hier pardon une économie où finalement le chacun pour soi prime sur la réussite pour tous. Et dans ces conditions, lorsque notre pays au sein du continent européen possède les capacités de maîtrise d'une technologie qui sera à coup sû et qui est déjà essentielle à notre puissance industrielle. Ce dont on a parlé tout au long de cette matinée, c'est comment nous calculons l'avion de demain, comment nous assurons notre dissuasion nucléaire. Comment nous faisons face au dérèglement climatique en ayant des outils de calcul qui ne nous indiquent pas simplement que demain il fera 25°gr à Bordeaux ou à Jaci ?
Mais bien évidemment, comment nous anticipons les changements climatiques auxquels nous allons devoir faire face, comment nous avons grâce à ces outils là aussi quelque part, j'aime beaucoup cette image, une part de fierté française, l'image qui est là avec cette tour Efffel que quand on arrive ici on se dit effectivement à travers la tour Effel qui illustre le génie industriel français sans doute d'un autre siècle que ce génie industriel français il traverse les siècles. Et l'État par la décision qu'il a prise a décidé que le génie industriel français n'était pas n'était loin d'être mort.
Bien au contraire, le génie industriel français, il est devant nous grâce à vos savoir-faires, grâce à notre indépendance, grâce à notre souveraineté, grâce à la qualité de notre recherche et développement et grâce à la qualité de chacune et chacun des salariés qui œuvrent dans les usines françaises et qui font que ce pays, et j'ai l'habitude de le dire, est un des rares pays à savoir faire un certain nombre de de choses que beaucoup de pays ne savent pas faire.
Et je vais ajouter maintenant à ma liste qui fait que habituellement je conclus toujours mes discours en disant mesdames et messieurs, il y a-t-il tant de pays que cela dans le monde qui savent faire des avions civils ou militaires, qui savent faire des portes avions militaires qui savent faire des automobiles, qui savent faire de la chimie et qui savent faire des super calculateurs ? Il n en a pas tant que cela et ce pays c'est la France. M.
Sébastien Martin