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InterviewLCP (sur YouTube)· 21 avril 2025 19 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalJustice

Yaël Braun-Pivet : « À ma place », ou les racines de l’engagement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce livre 'À ma place' et quel message souhaitez-vous transmettre ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi commencer par l'histoire de votre grand-père Calman Brown ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Que devez-vous à votre mère, enfant abandonnée et battue ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous avez quitté un cabinet d'avocats prestigieux pour suivre votre mari à l'étranger et avoir 5 enfants en 9 ans. Pourquoi ce choix ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous écrivez que certaines phrases d'Emmanuel Macron ne passent toujours pas, notamment 'ceux qui ne sont rien'. Pourquoi ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La Macronie a tenté de vous écarter en 2017. Regrettez-vous cette attitude aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Yaël Braun-PivetFait
    « Mes grands-parents n'avaient rien. Nous ne sommes pas une famille d'héritiers, vous le disiez encore il y a un instant. Ils ont travaillé, ils ont réussi leur vie, même s'ils n'étaient pas riches, ils n'ont jamais été rien. »
  • 4:00Yaël Braun-PivetFait
    « Elle m'a appris à ne jamais subir. »
  • 6:00Yaël Braun-PivetFait
    « J'ai eu un enfant, deux enfants, trois enfants et je me projetais très bien comme ça. »
  • 8:00Yaël Braun-PivetFait
    « Ben oui, parce qu'elle m'a heurté comme elle a heurté des millions de français et je pense qu'il s'est vraiment mal exprimé et qu'il en a conscience. »
  • 10:00Yaël Braun-PivetFait
    « Je ne crois pas qu'il le regrette. Je ne sais pas. Après, je me dis que je me j'essaie de me mettre à leur place en me disant mais il voit débarquer une inconnue qui voilà qui qui n'a aucune expérience et peut-être que voilà c'est c'est effrayant. »
  • 12:00Yaël Braun-PivetFait
    « Je suis plus que jamais, je pense que je serai la dernière des marcheuses. Moi, je crois en l'engagement de la société civile. »
  • 14:00Yaël Braun-PivetFait
    « En 2022, je sais que je vais être élu. Donc je me je suis maquillée, je suis coiffée. 2024, je sais pas. »
  • 16:00Yaël Braun-PivetFait
    « Je suis très très inquiète, très soucieuse et il faut se garder justement de fragiliser nos démocraties, nos institutions. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci d'être mon invité franc parler dans un instant pour évoquer ce livre. Pour la première fois, vous prenez la plume ma à ma place aux éditions B Chastel. C'est l'histoire d'une novice en politique que rien ne prédestinait au perchoir.

Un récit intime sur vos origines, sur votre parcours, sur votre famille aussi. C'est un récit sans filtre aussi. Vous allez le voir sur la Macronie.

L'invitation de Stéphanie des Pierres. Grand entretien juste après. Si on vous invite, il y a Elbron Pivet.

C'est parce que vous racontez avec une franchise parfois désarmante votre ascension fulgurante jusqu'au perchoir. Avocate, vous plongez dans le bain politique en 2017 dans le sillage d'Emmanuel Macron. Novice, vous êtes élu député des Yvelines. 5 ans plus tard, vous serez brièvement ministre.

Dès 2017, au nez et à la barbe de parlementaires aguérri et contre la vie de l'Élysée, vous raflez la présidence de la prestigieuse commission des lois. En 2022, même histoire. Le 28 juin, vous devenez la première femme présidente de l'Assemblée nationale.

Personne n'est entré dans cet hémicycle sans émotion, sans ressentir l'histoire dont ces murs sont emprunts. Un symbole historique et une victoire de haute lutte, là encore contre la vie de l'Élysée. Moins d'une heure avant votre désignation comme candidate par le groupe macroniste, la première ministre vous met la pression.

Yael, ce n'est pas possible. Tu te rends compte que tu joues contre nous, contre le président et moi-même ? Nous te demandons de démissionner immédiatement du gouvernement.

J'attends ta lettre maintenant. Votre livre raconte vos combats, l'aide à mourir, l'inscription l'IVG dans la constitution, la transparence, les droits du parlement, la proportionnelle avec un maître mot, l'indépendance, la vôtre et celle de l'Assemblée nationale. Mais face à cet hémicycle tumultueux, tenir le perchoir n'est pas simple.

Vous avez un rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal jusqu'à ces du bureau. C'est inadmissible. Dans votre livre, vous fustigez ses comportements.

Les députés LFI revendiquent une nouvelle façon de faire de la politique qui n'est rien d'autre qu'une façon de défaire nos institutions. Le nombre de fois dans la dans l'hémicycles, je je m'aperçois qu'il y a des des moments des des perturbations qui viennent de de son camp, de son bloc central et elle regarde pas et qu'elle entend un bruit de notre côté, elle se tourne. Je trouve que c'est vraiment exagéré. et elle a eu tendance parfois à avoir euh euh une vision notamment des sanctions à géométrie variable euh avec beaucoup une vision assez magnanime à l'égard de la gauche et l'extrême gauche.

Elle a raison de rappeler les règles. C'est une fonction pas facile en ce moment et moi je trouve qu'elle elle fait bien le boulot. Ouais.

Malgré cette atmosphère survoltée, malgré cet hémicycle morcelé, vous dites vous sentir aujourd'hui parfaitement à votre place au perchoir. Et merci d'être là. Bron Pivet.

Justement, revenons sur ce titre à ma place. C'est drôle parce qu'il peut être étonnant. Vous n'avez cessé au fond de sortir de votre place pour en conquérir de nouvelles.

C'est c'est un peu ce que raconte ce livre. Vous refusez toute forme d'assignation et aujourd'hui c'est à ma place. C'est à votre place.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que peut-être même sans l'avoir imaginer euh vous êtes à la place dont vous avez toujours rêvé. Non, ça veut dire surtout que la place qui est la vôtre est celle que vous choisissez.

C'est vous qui construisez votre chemin et votre destin. Et votre place, c'est celle-là. Et c'est pas celle qu'on imagine pour vous, celle que d'autres imaginent pour vous.

Et c'est euh je crois cela le message principal du livre, c'est qu'un destin destine. Pas plus tard, en prenant des risques, en ayant d'audace et euh de la persévérance. Et c'est aussi pour ça que j'ai mis ça en miroir avec euh les histoires familiales qui montrent que dans ma famille, les destins se sont construits.

On va remonter le fil. Euh, vous racontez vos origines. Votre livre s'ouvre sur une histoire républicaine, celle de votre grand-père, Calman Brown, orphelin, juif polonais, qui fuit son pays tout seul à 9 ans, traverse l'Europe, devient tailleur, arrive en France et s'engage dans la résistance.

Pourquoi cette figure-là pour commencer ? déjà parce que je l'aimais beaucoup et que pour une petite fille, un grand-père c'est euh sacré et euh j'ai voulu déjà lui rendre hommage avec ce prologue. Mais c'est aussi pour dire dans un moment où on est dans un pays euh qui euh rejette l'autre, euh qui euh peut-être doute sur la capacité à intégrer, à accueillir et à faire grandir au sein de la République, dire et bien que cette histoire, elle avait beaucoup de sens.

Qu'est-ce qu'elle représente pour vous cette histoire ? Bah, c'est une France qui est fidèle à ses valeurs, une France qui accueille qui accueille cette immigrée qui le protège, cet immigré qui aussi donne tout pour la France puisqu'il se bat pour elle et il est prêt à perdre la vie pour ce pays qui l'accueille et qui n'est pas encore le sien puisqueavant de rentrer dans la résistance, il s'engage dans la Légion étrangère puisqu'il n'est pas français. Et donc c'est ça aussi la France et peut-être c'est ça aussi surtout ce queon l'on attend de notre pays.

Donc c'est ça que j'avais envie de décrire et puis aussi le fait de dire que lorsqu'on fait de la politique, lorsqu'on atteint les plus hautes fonctions de l'État, ça n'était pas forcément écrit. On n'est pas forcément des héritiers. On n' pas forcément des parents, des grands-parents qui étaient des élus, des grands élus, des grands bourgeois, que la politique c'est l'affaire de tous, qu'elle est ouverte à tout le monde et que dans notre pays chacun peut arriver aux plus hautes responsabilités.

Vous conservez d'ailleurs hein l'étiquette la maison de couture de votre grand-père dans la doublure de votre robe d'avocat. Le jour où vous êtes élu au perchoir en 2022, la première fois, on s'en souvient, votre mère est dans les tribunes de l'hémicycle. Il y a même quelques images avec toute votre famille et l'on découvre sous votre plume dans ce livre euh que elle a été une enfant abandonné, pu récupéré, battu par son beau-père, salement amoché plusieurs fois.

À chaque fois, d'ailleurs toute jeune, elle se rend au commissariat et finira par grandir dans un foyer grâce au aux interventions des voisins. Vous écrivez "Elle m'a appris à ne jamais subir." Ouais.

Que lui devez-vous ? ça justement cette force, cette capacité à tenir, à résister, à ne jamais me plaindre. Ma mère quand j'étais enfant, je n'avais pas le droit de me plaindre.

Je n'avais pas le droit d'être malade, je n'avais pas le droit d'être fatiguée. Voilà, elle était toujours voilà, c'est rien ce que tu vis par rapport à ce que j'ai vécu. Et donc elle aurait pu vous embarquer dans une forme de de dépression, de grande tristesse.

Elle l'a jamais été parce que en fait ma mère et c'est ça qu'elle m'a appris, c'est que euh quand elle a coupé les ponts pour se débarrasser en fait de tout ce malheur et de toute cette noirceur dans laquelle elle avait grandi et euh elle a voulu euh elle m'a montré que justement il fallait être fort et qu'il fallait être capable d'avancer, de ne pas subir et de se construire son propre chemin et de ne pas laisser les autres faire en fait. Hm hm. Alors justement, c'est étonnant parce que on parle d'audace, on parle d'une certaine forme aussi de prise de risque sans sans forcément connaître la suite.

Parfois vos prises de risque, elles sont complètement à rebour de l'aire du temps des femmes de votre génération. Vous quittez le cabinet prestigieux d'avocats dans lequel vous travaillez à l'époque pour suivre votre mari au Japon et à Taïwan. Et vous allez faire cinq enfants en 9 ans et vous choisissez vous choisissez vraiment d'être ce qu'on appelle une mère au foyer et tant pis pour quoi ?

Les critiques des copines. Ouais mais j'ai en fait je ne l'avais jamais imaginé. Euh j'ai euh lorsque je travaillais à Paris puis après avec des des amis avocades, j'ai eu un enfant, deux enfants, trois enfants et je me projetais très bien comme ça.

Et puis à un moment donné, c'était trop. C'est le moment est venu de partir avec mon époux et on a eu d'autres enfants et je me suis mais accompli comme jamais en étant mère de famille nombreuses, en pouvant m'occuper de mes enfants, les voyant grandir et et en permettant aussi à mon mari de poursuivre ses rêves de carrière à l'étranger. Et donc c'était une période, une grande parenthèse mais qui m'a permis de construire cette famille très solidement.

Et pour moi, c'est extrêmement important parce que voilà, c'est c'est l'essentiel en fait et il faut il ne faut jamais perdre dans la vie ce qui est l'essentiel. Et on a parfois tendance à l'oublier surtout quand on peut mener des carrières qui sont prestigieuses et pour autant aujourd'hui ça reste mon essentiel. Hm hm.

D'ailleurs, vous n'habitez pas à l'hôtel de la SEA et vous expliquez pourquoi. Euh le goût de l'engagement, on le découvre aussi. Vous revenez d'Asie et vous envoyez un mail au Resto du Cœur pour devenir bénévole.

Alors la coup de bol euh ben il cherche une juriste. Vous finirez même à la tête du centre de de Sartrouville. C'est des années c'est c'est vrai que on savait dans les portraits de presse que vous étiez passés par les Restos du Cœur mais là on vous découvre euh vraiment tous azimut.

Vous allez partout vous changez les meubles, vous investissez beaucoup. C'est c'est quel souvenir ? Racontez-nous quelques anecdotes de ces annéesl.

Moi j'ai j'ai adoré ces années parce que on y sent une énergie incroyable en fait. C'est des des hommes et des femmes qui viennent donner du temps, qui viennent donner leur énergie pour une cause qui les dépasse et qui ne s'attarde pas sur des choses futiles ou superflu parce que l'important est ailleurs. Donc j'ai appris ça, j'ai appris évidemment le fait, mais ça je le savais, c'était c'est dans ma personnalité, j'ai toujours l'œil à tout et il y a il y a rien qui ne mérite pas d'être fait.

Donc effectivement, trier des yaourts, s'occuper des meubles, prendre un pinceau pour peindre, aller trier les salades à la ramasse à cette heure, rien ne me gêne. Moi, à partir du moment où c'est utile, c'est bien. Et encore aujourd'hui, je continue à faire tous les ans les collectes.

Je vais tous les ans passer un après-midi à faire le service dans mon centre des restos du cœur. Et en fait, les gens me retrouvent comme ils m'ont quitté et c'est toujours des très beaux moments. Vous vous assumez d'écrire dans ce livre que certaines phrases d'Emmanuel Macron ne passent toujours pas, notamment cette expression du président sur ceux qui ne sont rien.

Je vous cite, "Mes grands-parents n'avaient rien. Nous ne sommes pas une famille d'héritiers, vous le disiez encore il y a un instant. Ils ont travaillé, ils ont réussi leur vie, même s'ils n'étaient pas riches, ils n'ont jamais été rien.

Les bénéficiaires des restos du cœur que j'accueille ne sont pas rien. Personne n'est rien. À bonne entendeur, monsieur Macron.

Mais je crois qu'il il a il a reconnu que son expression était euh extrêmement euh malheureuse et qu'elle avait et qu'elle avait euh heurté. Ben oui, parce qu'elle m'a heurté comme elle a heurté des millions de français et je pense qu'il s'est vraiment mal exprimé et qu'il en a conscience. Et vous savez quand on est responsable politique, c'est vrai que par la parole on peut blesser, on peut faire mal et l'important c'est de le reconnaître et je crois qu'il l'avait il l'avait reconnu et c'est bien il faut il faut reconnaître parfois que bah on fait on fait une bêtise.

Alors justement les premiers contacts en Macron sont frais, c'est plein de naïveté. Vous utilisez le mot he dans le livre que vous portez votre candidature législative, vous l'emportez contre Jacques Millard dans les Yvelines. Alors là, on est vraiment sur la figure de l'ancien monde.

C'est toujours très enthousiaste que vous arrivez à l'assemblée et que vous pitchiez votre candidature pour la commission des lois. Et là et ben c'est la douche froide. La Macronie va tout faire pour vous débrancher.

J'imagine que il vous parle depuis la publication de ce livre. Est-ce qu'ils regrettent cette manière qu'ils ont eu d'essayer de vous écarter parce que vous ne faisiez pas partie du serrail ? Je ne crois pas qu'il le regrette.

Je ne sais pas. Après, je me dis que je me j'essaie de me mettre à leur place en me disant mais il voit débarquer une inconnue qui voilà qui qui n'a aucune expérience et peut-être que voilà c'est c'est effrayant et je les comprends quand on est responsable politique ça peut être effrayant. Après on a beaucoup parlé de Stéphane séjourné on y revient pas.

C'était dans le sujet de Stéphanie Despierre, Ellisabeth Borne quand même au moment du perchoir. En fait, c'est c'est permet d'essayer de voilà de vous faire renoncer. Je les ai montré, je les ai j'en ai parlé non pas pour incriminer les uns et les autres, c'est pas mon propos, mais c'est surtout pour montrer que et et dire aux gens en fait rien n'est acquis, rien ne vous est donné, il faut aller chercher les choses.

N'attendez pas que on vous offre une fonction, un poste, quelque chose sur un plateau. Et bien, il faut se battre. Et c'est ce que j'ai fait.

Je me suis battu et en même temps à chaque fois il y a eu des boules puantes et il y a eu du sexisme. Vous racontez tout ça le procès en amateurisme. Mais quand vous dites il faut se battre quand vous êtes arrivé à l'Assemblée nationale en 202 en 2017 Elbrine Pivet vous incarniez ce qu'on appelle la promesse macronienne le dépassement le renouvellement par la société civile.

Aujourd'hui la défiance est immense. Les Français le disent ils sont quasiment dégoûtés hein. des mots qui reviennent par leur politique.

Qu'est-ce que vous avez raté dans cette initiative d'Emmanuel Macron en marche ? Je c'est difficile d'analyser ce qu'on a pas réussi mais en tout cas ce qui est sûr c'est que c'est une des raisons pour lesquelles j'ai fait ce livre parce que les Français ont une image de leur politique horrible et je voulais par ce livre leur raconter que les politiques c'étaient pas ça que les politiques c'étaient des hommes et des femmes comme tout le monde mais qui avaient un désir très sincère de s'engager pour les servir que nous n'étions pas intér intéressé par les ordres de la République ou pour les avantages que ça pourrait procurer dans des fantasmes que nous avions nos vies. qu'il faut le tout il ne faut jamais renoncer à leisser et c'est pour ça que j'ai je me suis livrée pour que les Français voi que au plus haut niveau de l'État les responsables sont exactement comme eux avec aussi leur fragilité leurs douleur leurs difficultés et que il ne faut pas les accabler ce qui est drôle finalement c'est que parce que vous ne faites pas partie du serrail du premier cercle macroniste, et bien vous gagnez.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Le perchoir, c'est vraiment le cas d'école. On est en 2022.

À chaque fois au fond, vous arrachez une victoire sur là, en l'occurrence Roland l'Escure qui était le candidat de l'Élysée parce que vous n'êtes pas justement la candidate de l'Élysée. Qu'est-ce que ça dit ça au fond de cette famille des marcheurs d'hier et d'aujourd'hui ? que justement c'était pas des godillot que au contraire ils ont ils avaient leur libre pensée et leur capacité à décider eux-mêmes et qu'il ne trop de verticalité de moi en tout cas c'est moi c'est ce qui m'a fait plaisir dans le parcours politique que j'ai eu depuis 2017 c'est que toutes les fonctions que j'ai occupé ont été des fonctions où j'ai été élu sauf lorsque j'ai été nommé ministre des outresemes et j'ai eu l'immense honneur d'être réélu présidente en 2024 alors qu'on avait plus du tout de majorité.

Donc ça dit quelque chose et ça donne beaucoup de force et beaucoup de légitimité. Je crois que les collègues, ils ont jugé sur pièces. Ils m'ont vu travailler à la commission des lois, ils m'ont vu au perchoir et ils ont vu, je crois que j'étais animé d'un désir sincère de les servir.

Oui. Et vous adorez l'Assemblée nationale. Je renvoie aux lecteurs vraiment vibrez dans les lieux.

Même le chaudron de l'hémicycle même quand ça voilà ça tacle. Vous aimez ça. Je vais vous montrer deux images. 2022, vous vous en souvenez, vous êtes radieuse.

C'est l'arrivée d'une première femme dans notre histoire politique à la tête de l'Assemblée nationale 2024. On le voit hein, vous êtes beaucoup plus grave et c'est d'un cheveux que vous êtes réélu dans cet hémicycle au combien fragmenté. Qu'est-ce qui a changé ?

Mais ce qui montre aussi, ce qui c'est rigolo, c'est qu'en 2022, je sais que je vais être élu. Donc je me je suis maquillée, je suis coiffée. 2024, je sais pas.

Donc je j'ai j'ai fait l'inverse. Ma famille n'est pas là, je ne suis pas maquillée. Je suis pas coiffée particulièrement.

J'ai même pas de discours. J'ai même pas de discours parce que je ne suis pas sûr de cette victoire. En 2 ans, bah qu'est-ce qui a changé ?

On a une assemblée qui est encore plus fragmentée, une qui n'a plus aucune majorité et qui sort d'une campagne électorale dans laquelle il s'est passé beaucoup de choses car beaucoup angoissé. Après la dissolution sur laquelle vous revenez, vous avez mis des critiques mais est-ce qu'en 2024 au fond les Français ne vous font pas payer le 493 sur les retraites et ce débat sur l'immigration bien difficile arraché au force. Vous vous assumez dans votre livre ces deux débats là ?

Tout à fait. Moi je je j'assume tout ce que nous avons fait. Je suis et je suis fière de notre bilan.

Tout n'est pas parfait. tout évidemment, on a raté des choses mais on a eu d'immenses réussites et donc moi je suis fière d'être une députée macronise, d'avoir rejoint Emmanuel Macron en 2017 et peut-être aujourd'hui encore plus qu'hier. Donc pas de regret à cet égard.

En revanche, on a raté des choses. On a Je suis plus que jamais, je pense que je serai la dernière des marcheuses. Moi, je crois en l'engagement de la société civile.

Je crois en l'engagement des femmes et on n' pas fait suffisamment pour l'engagement des femmes en politique. On vient de mettre la dernière pierre avec cette loi sur la parité qu'on a voté lundi dernier. Je crois aussi à l'engagement de la société civile, à une meilleure participation. d'ailleurs dans le livre sur l'inscription de l'IVG dans la constitution où là justement au-delà des différences politiques, vous pouvez tomber dans les bras d'une panneau mail par voyez je mélange les deux noms Mathilde Panneau la présidente du groupe LFI.

Ma dernière question je vais la poser à la femme de droit à l'avocate et à la députée. Les attaques de l'état de droit, est-ce qu'elle vous inquiète après le jugement de Marine Le Pen ? Est-ce que le pays pourrait basculer dans une forme de trumpisme ?

En tout cas, je suis très très inquiète, très soucieuse et il faut se garder justement de fragiliser nos démocraties, nos institutions. L'état de droit, c'est pas quelque chose de théorique, c'est pas quelque chose d'éloigné. C'est ce qui protège nos libertés. euh la liberté d'expression, la liberté d'aller et venir, la liberté de manifestation, l'égalité entre les hommes et les femmes.

Et on voit bien que aujourd'hui, vous voyez, on est dans un pays qui est fracturé avec une classe politique qui est éclatée. Et bien euh nos institutions, elles nous protègent. l'état de droit.

Euh c'est notre bouclier et donc euh prenons-en euh soin

Yaël Braun-Pivet : « À ma place », ou les racines de l’engagement — Yaël Braun-Pivet · Pourquijevote