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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 31 mai 2025 47 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéEurope & internationalInstitutions & élections

Michel Onfray : "Emmanuel Macron n’est plus crédible et François Hollande, c’était un clown"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 51 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement propose 40 milliards d'économies pour le budget 2025. La TVA sociale est-elle une solution ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La loi sur la fin de vie a été votée. Quels sont les points les plus problématiques selon vous ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Le chancelier allemand veut faire de l'armée allemande la première armée européenne. Qu'en pensez-vous ?

  • 42:00OuverteRéponse directe

    20 ans après le référendum de 2005, où en sont les souverainistes ?

  • 52:00OuverteRéponse directe

    Les ZFE sont supprimées. Est-ce une victoire pour le peuple ou une absurdité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Michel OnfrayChiffre
    « On peut faire un effort sur le remboursement des médicaments par exemple. »
  • 0:10Michel OnfrayFait
    « Le sabotage, c'est le sabot qu'on met dans la machine pour l'arrêter, hein. C'était l'étymologie. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous et bonjour à toutes. Bienvenue dans face à Michel Lonfra sur C News et sur Europin. Bonjour Michel.

Bonjour Laurence. Ravi de vous retrouver pour une heure de débat autour de l'actualité de la semaine et on va commencer Michel par se serrer la ceinture. C'est en tout cas ce que propose le premier ministre François Bairou au français qui devront tous faire des efforts a-t-il dit pour arriver à trouver des économies pour le budget 2025 avec le grand retour de la TVA sociale.

On verra ce que vous en pensez. La loi sur la fin de vie a été votée largement par l'Assemblée nationale. La partie sur les soins palliatifs à l'unanimité, la partie sur l'euthanasie avec une majorité claire.

De la part des députés, globalement la droite et le RN ont voté contre quand le bloc central était divisé et la gauche a voté pour. On verra quels sont les points les plus problématiques de cette loi, notamment concernant le délit d'entrave. pour quiconque tenterait de dissuader un malade d'avoir recours à l'aide à mourir.

Cela pose aussi des questions de fond pour notre société que l'on évoquera avec vous mon cher Michel. L'engrenage de la guerre en Ukraine va-t-il nous entraîner encore plus loin ? Le nouveau chancelier allemand Mers semble vouloir peser sur la scène européenne ?

Il affirme que l'Ukraine peut utiliser des missiles allemands longue portée pour aller frapper directement le sol russe qui est une ligne rouge bien entendu pour Moscou. et il souhaite surtout que l'armée allemande, la Bundesver, redevienne la première armée européenne. Enfin, on s'intéressera au sabotage de deux lignes électriques à haute tension la semaine dernière qui ont impacté la région Paka et notamment Cann. des actions revendiquées par un groupe dit anarchistes qui visaient aussi d'autres structures notamment des usines Talès.

Il y a aussi les députés Michel qui ont voté en commission la suppression des ZFE les zones à faible émission qui limitent la circulation de certains véhicules anciens ou diesel dans les centres-villes. Ça a fait la joie de l'écrivain Alexandre Jardin qui avait pris la tête de ceux qu'il appelaient les guux. On verra ce que ce mot recouvre.

Enfin 20 ans après, qu''est devenue la France du nom ? Celle du référendum de 2005 ? La vie politique française est toujours marquée par ce renoncement qui a vu l'État s'asseoir sur le nom du peuple, sur le vote du peuple sur la Constitution européenne.

Voilà pour les grandes lignes de nos débats. Michel, ça vous va ? Ça me va.

Le programme c'est parti. On commence évidemment par le pouvoir d'achat des Français qui risque d'être un peu grignoté encore puisque le gouvernement, on le sait, cherche 40 milliards d'économie dans le prochain budget pour réduire la facture. François Baïou ne ferme pas la porte à la TVA associale.

Il nous dit que tout le monde devra faire des efforts. Je vais vous passer la parole dans un instant, mais j'aimerais juste écouter les Français. À la fois, ils en ont assez qu'on les prenne pour des vachets et ils sont conscients qu'il va falloir faire des efforts.

Alors, peut-être aussi au niveau de l'État. Moi je pense qu'on peut faire un effort sur le remboursement des médicaments par exemple. Voilà auc infection donc durée.

On consomme beaucoup de médoc et je veux dire, il y a des médoc sur lesquels on peut très bien faire un effort, c'estàdire de payer pleimpôt. L'impôt ça va, on en a jusque là des impôts, hein. Réduire des remboursements, surtout pas augmenter les impôts parce qu'on a un pays où il y a beaucoup d'impôts.

Je pense que le gouvernement devrait faire des efforts eux de leur côté par rapport à leurs dépenses excessives et et qu'on peut voir qu'on peut voir tous les jours. Bah, je pense déjà réduire les budgets qui sont attribués pour les guerres. Ça permettra déjà de remplir un peu plus les caisses.

Bon voilà, il y a des Français qui ont des idées, qui ont du bon sens, qui disent "Oui, il faudra peut-être faire des efforts, mais c'est systématique en fait. Le budget est déficitaire et on dem bah oui c'est la même politique depuis 1983 c'estàd depuis que Mitteran a renoncé à gouverner à gauche et que il a dit l'Europe est l'avenir de la France et depuis que nous avons perdu notre souveraineté nous avons parlé tout à l'heure du traité européen mais on pourrait parler du traité de Mastridge plutôt que de savoir s'il faut payer son aspirine ou pas son aspirine d'autant que monsieur qui est en infection longue durée il paye 0 centimes. C'est facile de dire on pourrait on devrait s'il y a pas grandchose à payer mais s'il y a des chimiothérapies s'il y a des molécules extrêmement coûteuses on n'est pas tenu d'être riche pour avoir droit à la santé.

Donc je pense que la configuration européiste fait que nous nous sommes un pays contributeur. Nous donnons beaucoup plus d'argent à l'Europe que nous n'en recevons. On pourrait commencer par ça, c'est-à-dire sortir de l'Europe comme dit notre ami Philippe Devilier.

On pourrait commencer par arrêter de faire de telle sorte que les frontières ayant disparu la France, ce soit tous ceux qui ont envie d'être français et qui traversent la Méditerranée qui arrivent et qui dit "Maintenant, je suis ici chez moi et j'ai droit à exactement la même chose que quelqu'un qui aura travaillé et cotisé pendant 40 ou 50 ans." Oui, mais c'est à égalité. Ben, sauf que la caisse, on peut la vider assez rapidement comme ça.

Il y a un certain nombre de de pratiques médicales qui sont autorisées à certains qui peuvent traverser la Méditerranée en disant "J' droit" et d'autres qui eux auront cotisé des petits artisans, des petits commerçants, des paysans, des agriculteurs ou des gens avec des salaires modestes, y compris le nombre de fonctionnaires à qui on dit "Ah bah non, on peut plus vous rembourser. Il va falloir prendre en charge vous-même vos lunettes, vos prothèses auditives, vos prothèses dentaires et puis de toute façon, vous aurez une bouche en mauvais état même quand elle sera soigné parce que vous n'aurez pas les moyens de vous payer des soins qui seraient dignes de ce nom. Après, on pourrait aussi imaginer que il y en a peut-être assez d'aller aider des pays qui n'ont pas besoin d'être aidés puisque de toute façon ils nous écrasent.

On s'en va aider l'Algérie, on s'en va aider la Chine. On rêve, on rêve. Quand on regarde les budgets, tous ces budgets qui sont offerts à des gens qui sont des passeurs de migrants par exemple, dit c'est de l'argent ici.

Donc tout le monde dit toujours oui oui mais c'est pas avec ceci que vous et cetera. Oui d'accord mais enfin ça plus ça plus ça plus ça et cetera. Après on peut aussi considérer, nous allons en parler, vous l'avez vous avez lancé le sujet des guerres.

Est-ce que nous avons les moyens de lancer des guerres pour l'impérialisme européiste et européen ? Est-ce que nous avons intérêt Est-ce que vraiment c'est notre problème à nous l'Ukraine ? Alors oui, évidemment si vous êtes obligé de dire que Poutine nous menace, ça devient notre problème mais il nous menace parce que nous le menaçons.

Donc il y a Oui. Oui. Non mais c'est c'est une c'est une politique parce que quand on voit Bro dire il va falloir que tout le monde fasse des efforts, ben lui il fait partie du problème, il fait pas partie de la solution.

Ça fait 50 ans qu'il fait de la politique, ça fait 50 ans qu'il est mastricien et ça fait 50 ans que les mastriciens de droite et de gauche sont tous des gens qui nous disent "La France c'est secondaire et cetera". Jean-Pierre Chevenement m'a dit un jour que Mitteran lui avait dit que la France ne pouvait plus maintenant que passer entre les gouttes. Tous ceux qui pensent que la France ne peut plus que passer entre les gouttes ont fait qu'elle est trempé trempée vraiment complètement et que on ne peut plus s'en sortir autrement que qu'avec un changement de logiciel qui consisterait à dire la France ça existe.

Retour à la France, retour aux frontières, retrouve retour à une politique souverainiste qui nous permettrait de décider de notre propre budget plutôt que de redemander aux gens de faire des efforts. C'est obsène de dire des choses pareilles. Il y a des gens qui dorment dans leur voiture parce qu'ils n'ont pas et qui travaillent. parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer un loyer.

Il y a des gens qui sautent un repas par jour. Il y a des étudiants, des étudiantes qui qui eux aussi font font des efforts sur la nourriture. On va demander à nouveau.

Je rappelle que Macron en son temps de splendeur avait demandé 5 € à des à des étudiants et que la la France insoumise, bien inspirée à cette époque-là, avait montré ce qu'on pouvait acheter avec 5 €. Évidemment, c'était des pâtes, c'était du riz, c'était des des des c'était des des choses qui étaient volumineuses pour les pour les images, mais ils avaient raison sur le principe. Non, tout le monde ne doit pas payer.

Comment payer ceux qui sont à l'origine de la dette ? Et c'est justement ce que disent les Français à chaque fois qu'on leur pose la question dans un sondage CSA pour ces news européens. J'ai 92 % disent oui, l'État français doit diminuer son train de vie.

Il disent aussi que 59 à 59 % qu'il faut diminuer les aides sociales parce que en réalité ils se direent il y a que nous qui serrons la ceinture l'État ça continue la gabie ça continue l'argent qui parle dans tous les sens. Oui il faut pas limiter les aides sociales. Il faut limiter les aides sociales quand elles sont réservées à des gens qui ne sont pas français qui n'ont pas cotisé qui et cetera et cetera.

Il y a une règle du jeu et c'est une règle du jeu planétaire. C'est comme ça partout sur la planète. Euh quand on dit euh que euh Trump est un fasciste parce qu'il dit les les Américains d'abord, mais il a raison, un chef d'État, il est payé pour ça, il est pas payé pour dire les les étrangers d'abord.

Euh si vous dites aujourd'hui, "Désolé, mais la caisse elle est elle est limitée. Si elle était immense, on pourrait. Si on avait les fortunes de l'Arabie Saoudite euh donner de l'argent, distribué en quantité.

On n' pas d'argent en quantité. On est extrêmement endetté. Et puis on a effectivement un train de vie de l'État qui est assez considérable aussi. tous ces gens qui qui font partie de de de d'un contrepouvoir contre le peuple si vous voulez.

Ça va de l'arcom d'individus qui sont payés très cher pour dire au peuple vous avez tort de voter ça. Vous avez voté ça mais finalement c'est pas comme ça qu'il aurait fait vot. Vous avez tort de regarder ça.

Vous avez tort de regarder tel ou Oui. Par exemple, oui oui bien sûr. Ils sont payés tous ces gens-là avec de l'argent public.

Je présume c'est pas de l'argent privé. Donc on pourrait il y a vraiment des économies qu'on pourrait faire tous les gens qui nous expliquent que euh il faut pas juger comme ça que on doit pouvoir casser un jugement que on doit pouvoir être du côté des tueurs plutôt que des vi plutôt que des victimes, enfin des bureaux plutôt que des victimes. Il y a vraiment des économies à faire.

Mais comme évidemment on ne veut pas toucher à l'essentiel du système et bien on touche toujours au français en disant il va falloir que tout le monde fasse un effort. Non, je ne suis pas d'accord. Vous n'êtes pas d'accord et je crois que nos téléspectateurs et auditeurs aussi mon cher Michel.

On va aborder maintenant la loi fin de vie qui a été assemblée à la à l'Assemblée nationale cette semaine en première lecture. Le texte va faire des navettes entre le Sénat, retour à l'Assemblée nationale, évidemment le système législatif français et on va écouter les pour et les contres parce que c'est important de d'avoir un débat contradictoire. On va d'abord écouter Olivier Falorni qui est le rapporteur du projet qui a porté ce projet depuis longtemps euh qui a salué la qualité des débats et ça c'est indéniable.

Ça s'est passé dans une ambiance à peu près sereine à l'Assemblée nationale alors qu'on avait été habitué à à des scènes plutôt de de bruit et de furreur. Écoutez Olivier Falornier et on écoutera ensuite ceux qui sont contre le texte. Il y a la réponse principale que sont les soins paillatifs et puis il y a aussi cet ultime recours que constitue l'aide à mourir.

Alors, je comprends les réticences qui peuvent être d'ordre philosophique, spirituel, religieux et et elles ont toutes leur légitimité. Euh en revanche, ce que je perçois, c'est que la qualité du débat que nous avons eu dans un cadre apaisé et qui tranche avec ce que nous vivons euh depuis la dissolution euh ici euh dans cette enceinte, et bien je crois que ça a permis euh à chaque parlementaire de de s'approprier définitivement la question et de se forger un jugement. Olivier Falorni qui était évidemment le rapporteur de ce texte.

On va juste écouter Laurent Jacobelli, porte-parole du RN. qui lui était opposé. Com aura un pour un contre et on ouvre le débat avec vous Michel.

Je faisais partie de ces députés qui attendaient pour voir et qui n'avaient pas d'idées préconçues qui comprenaient qu'on veuille accompagner des Français souffrants, malades dans leurs derniers instants. En revanche, la loi qui qui nous est proposée, c'est la porte ouverte à tous les abus. un consentement simplement oral et pas écrit quand on a une maladie incurable.

Mais il y a des maladies incurables qui parfois durent 20 ans et donc il n'y a même pas cette notion de temps et de durée. Bref, on craint de pouvoir devenir ce que la Belgique ou les Pays-Bas sont devenus où aujourd'hui des gens dépressifs demandent la mort ou des autistes demandent la mort où il y a des regrets de certaines familles qui voient disparaître des proches et qui finalement se disent on aurait pu faire autrement. Voilà pour celui qui est contre le texte, Laurent Jacobelli du RN, Michel Enfr, on en avait parlé déjà de à plusieurs reprises.

Est-ce que vous vous êtes fait une idée sur le texte qui a été adopté par l'Assemblée nationale ? La France est un pays de guerre civile et c'est comme ça surtout tout le temps vraiment dès qu'il y a une petite histoire, je ne parle pas de ça, c'est une grosse histoire hein, mais dès qu'il y a une petite histoire, il y a les pour, il y a les contes, il y a les ceux qui croient au ciel, ceux qui n'y croient pas, la gauche et la droite. Enfin, depuis la Saint-Barteléi, on narrête pas. et jusqu'à aujourd'hui les fascistes ou les antifascistes ou ce genre de chos par la révolution française, en passant par vichip, le général de Gaul et cetera et cetera et et moi je suis pour la France, je pense que je pense qu'on a pas besoin de de dire on va prendre la moitié d'un programme et puis estimer que on a raison et que les autres ont tort.

Les autres sont des nazis, les autres sont envoie n'importe qui la chambre à gaz. C'est le troisème rage. Je je pense qu'on doit pouvoir éclairer les consentements.

Éclairer les consentements. Et pas seulement quand on est malade, mourant, je ne sais quoi ou pas quand vous arrivez à l'hôpital, on vous fait signer une feuille en disant je dis "Attendez, je suis juste avant d'entrer au blog, vous me faites signer une page entière. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Qu'est-ce qu'il y a dans ?" Non, mais qu'on puisse expliquer vraiment ce qu'il y a derrière cette affaire. Est-ce que vraiment l'euthanasie ça doit empêcher les soins palliatifs ?

Parce que les soins palliatifs, ça doit vraiment empêcher. Non, ça doit marcher ensemble. Ça doit fonctionner ensemble.

On n' pas insultter les gens en disant "Si vous êtes de ce bord-là, c'est que vous êtes des nazis. Si vous êtes de ce côté-là, c'est que vous avez oublié que la vie ne vous appartient pas, qu'elle appartient à Dieu. Quoi maintenant les gens ne pourront plus suicider s'ils le veulent librement.

Bah, n'importe qui peut se suicider quand il le veulent librement. Hélas, hein, c'est c'est il y a pas beaucoup de il y a pas beaucoup de lutte contre le suicide non plus sur ce terrainlà. Donc je trouve qu'on n' pas c'est pas bien de faire de de faire de la politique politicienne avec cette aventure.

Je pense que le plus dangereux, vous l'avez dit de dans dans votre lancement, c'est le la criminalisation de de de ceux qui inciteraient à réfléchir. Alors ça s'appelle le délit d'entrave qui est voté qui condamne de 2 ans de prison 30000 € d'amende. Ce qui est en train d'inciter quelqu'un à ne pas avoir d'amourir.

Et ce que j'ai vu et grâce à vous, je vous redis que je vous rends hommage parce que après l'émission à un moment donné, il faut regarder quand même ce qui est proposé comme type d'amendement pas seulement dans le texte mais les amendements. Dans les amendements et il y avait dans les amendements du côté de la de la gauche radicale mais bien souvent comme toujours suivi par la gauche qui n'est pas radicale une tentative une tentation eugéniste. Mais il y avait une tentative aussi cette façon de faire avancer en disant bon il y a un moment donné où les individus ça compte pour rien.

Tous ces gens qui pensent que le social, la communauté compte pour tout est que les individus ça compte pour rien et qu'à un moment donné, on doit pouvoir s'en débarrasser. Et je trouve ça assez dangereux de la même manière que j'ai écrit un livre sur l'islam gauchogisme pour montrer que il y avait une vieille tradition de de gauche antisémite et il y a une vieille tradition de la gauche géniste aussi. Aussi, je rappelle sans être polémique, je pose juste la question, j'aimerais qu'on qu'on me permette de la résoudre.

Pourquoi les nazis nationauxes étaient des socialistes ? Nationaux mais socialistes ? Hitler connaissait le sens des mots, il se serait pas appelé national communiste.

Il y en a eu d'ailleurs des nationaux bolcheviques et ils étaient opposés à lui et il était géniste. Pourquoi Aliend qui est une espèce de héros de François Mitteran, de la gauche socialiste et cetera ? Pourquoi Aliend lui-même était pour un eugénisme ?

C'est Victor Farias qui a écrit un très beau livre sur Heidegger et le nazisme qui a aussi écrit un livre sur Aliend et le génisme. Pourquoi est-ce qu'il y a cette tentation chez les chez les radicaux de gauche de d'un eugénisme ? Je trouve ça assez inquiétant.

Le fameux homme nouveau de la Révolution française de 1793 des Jacobins, il est encore là. C'est l'homme déconstruit de Madame Rousseau, de Sandrine Rousseau. Il faudrait déconstruire.

Mais déconstruire quel homme construit ? Un homme construit avec le christianisme. D'accord, mais pourquoi faire ?

Et on aurait une espèce de d'individu euh interchangeable dont on pourrait se défaire comme ça en disant "Mais euh c'est un vieux, c'est un handicapé, c'est quelqu'un qui et cetera." Et j'ai trouvé ça dangereux de voir surgir cette tentation eugéniste un peu comme le rideau qui s'ouvre et qui découvre la la figure du diable. Michel Enfr, on est sur C News et sur Europain.

On poursuit notre débat sur l'aide à mourir et sur cette loi qui a été passée en première lecture à l'Assemblée nationale. On va écouter maintenant Jeanne Amourous qui est infirmière en soins palliatif. Donc elle est au contact des malades, tous ceux qui arrivent dans ces unités pour réfinir leur jour.

Elle elle rappelle que cette loi avec les critères, les conditions qui ont été votées peut concerner jusqu'à 1 million de personnes dans notre pays. Écoutez-la, on va continuer de les accompagner, on va pas fuir, on va continuer de rester avec eux. Euh ça va être difficile de je trouve de de revenir mais euh évidemment qu'on va continuer on va continuer de prendre la parole aussi dans ce débat comme on a essayé de le faire pour continuer d'apporter la complexité notre vision du terrain et puis aussi pour redéfinir ce qu'il y a vraiment dans cette loi parce qu'on nous a beaucoup parlé d'une loi d'exception pour des cas très particuliers de personnes qui étaient en fin de vie.

Or c'est une loi avec des critères hyper larges qui concernent près d'un million de patients avec qui seraient en phase avancée ou terminelle. Euh mais en fait, nous on va se retrouver à faire du tri éligible, est-ce que lui il n'est pas éligible ? Et c'est vraiment une loi de la toute puissance médicale.

C'est ça qui est qui est aussi difficile euh de comprendre, hein. Nous les soins palitifs, on lutte contre cette toute puissance médicale en essayant de remettre le patient au cœur de la décision. Euh là au final la décision ce serait une décision purement médicale.

C'est vrai que la décision va incomber au personnel médical parce qu'en réalité on le voit bien Michelfren dans tous les pays où cette loi a été adoptée, l'euthanasie a été légalisé, c'est 99 % de demande d'euthanasie et 1 % de suicide assisté, c'estàd le patient qui s'autoinjecte lui-même la substance létale. Donc en réalité, c'est une loi sur l'euthanasie. Oui, mais moi je suis pour l'euthanasie.

Donc il faut il faut dire clairement les choses. Là aussi, on a un discours militant. C'est très exactement ce que disait tout à l'heure, c'estàdire le tri, la sélection, un million de morts potentielles.

Bon voilà, on entend bien le discours. J'aime pas ce genre de discours parce que c'est des gens qui sont au contact du temp. Oui, ils sont au contact.

Moi aussi j'ai la grande différence entre Oui, mais chacun d'entre nous l'a été Michel. Non, pas tout le monde. Si, chacun d'entre nous a eu un proche en fin de vie qui l'a accompagné.

Pas forcément. Non. Et et ce choix là voilà c'est un choix intime.

Non non c'est évidemment que c'est un choix intime. Mais l'alternative c'est pas choix ou pas choix, c'est laisser le choix au médecin tel que ça se passe actuellement en catimini ou encadrer. C'est ça le problème.

J'en parlais avec un ami médecin l'autre jour qui me disait "Bah oui, moi quand je me suis retrouvé dans des quand je faisais mon interd et qu'on était à quelques-uns, on était à deux mais c'était par regard que ça se faisait. Il y avait un regard, autre regard et puis on faisait le nécessaire et et l'affaire é réglée. Est-ce que c'est ça qu'on veut ?

C'est-à-dire permettre au médecin de gérer tout ça mais en dehors de la loi. Or la loi, moi je ne crois pas. Je pense qu'il faut encadrer parce que ça a lieu.

Et parce que ça a lieu, il faut que il faut éviter que ce soit aux mains d'un certain nombre d'individus. Alors je veux bien parce que il y a des réalisations soins palliatifs aussi. C'est dit que on ne touche pas à ce que Dieu veut et que derrière il y a un discours de rédemption.

Non, il y a jusqu'à la fin de la vie, il y a de la vie. Voilà. La complexité dit la dame, c'est-à-dire qu'elle elle est complexe et les autres sont simplistes et simplés.

Non, je n'insulte pas les gens. Je pense que tout le monde a sa complexité et que c'est trop simple de dire mais laissez faire enfin le discours habituel quoi. Laissez faire nous qui savons vraiment les choses.

Nous sommes au contact. Oui, mais il y a 1000 façons d'être d'être au contact et puis euh je je me répète mais moi je je permets le droit à la contradiction, la possibilité de dire une chose pendant toute sa vie et le contraire quand on est en train de mourir parce que ça reste une affaire personnelle, c'est pas l'affaire d'autrui. Tous ces gens, c'est exactement la même chose avec l'avortement qui veulent gérer la vie d'autrui.

Mais on vous demande pas de de recourir à la à l'euthanasie si vous ne voulez pas et on vous demande pas de recourir aux soins palliatifs si vous ne voulez pas non plus. Et si vous vouliez les soins palliatifs et que vous demandez l'euthanasie et vice-versa, vous avez aussi le droit. Il y a une façon de dire que la vérité là que la simplicité est en face des des gens qui sont un peu simples et simplistes et que moi je n'aime pas ces discours militants qui empêchent de penser et qui empêche de permettre à chacun de pe les entendre à condition qu' à condition qui est de la contradiction qu'on entendre ceux qui sont pour et ceux qui sont pour ça s'appelle le contradic également également c'està dire pas le pâé d'alouette en disant on a entendu 3 % du temps consacré à défendre l'euthanasie sur une chaîne et puis le reste du temps l'inverse.

Puis sur une autre chaîne très exactement l'inverse. J'aimerais que l'intelligence fasse la loi, que le débat fasse la loi, qu'on qu'on fasse confiance aussi aux personnes et qu'on arrête de vouloir gérer la vie des autres. Une dernière question Michel, parce qu'on qu'est-ce que ça pose comme question dans pour notre société, une société donc où les médecins seront autorisés à pratiquer l'euthanasie ?

C'est un changement anthropologique pour vous ou pas ? On a beaucoup utilisé ce mot. Est-ce que il est utilisé à boncient ?

Oui mais bien sûr que c'est un changement anthropologique. D'abord, je trouve toujours très étonnant que les gens brandissent le serment d'Hippocrate. C'est un texte qui a 25 siècles.

Qu'est-ce qu'il pensait de la GPA Hippocrate ? Qu'est-ce qu'il pensait de l'avortement et de la contraception ? Qu'est-ce qu'il pensait du mariage homosexuel ?

Qu'est-ce qui Faut arrêter ces gens qui nous disent aussi "Ah la loi de 1905 mais le droit ça bouge. Je sais à l'époque d'Hippocrate, on mourait très vite très tôt de bonheur et on ne savait pas ce que c'était que des vies très longues avec des gens qui sont dans un état pas possible. On a créé avec la la la pharmacie d'aujourd'hui, avec la chirurgie d'aujourd'hui, avec la médecine d'aujourd'hui des gens qui vivent beaucoup plus longtemps.

Mais dans quel état ? Donc on a créé un problème anthropologique aussi. On a fabriqué des mortsvivants.

On a fabriqué des gens qui sont dans un état incroyable et qui vivent 10 ans parfois 20 ans dans un état de légumes comme on dit pour aller vite un peu. Donc on a on a produit quelque chose qui n'existait pas précédemment. Donc on arrête d'aller voir du côté de d'Hippocrate en disant "Mais il y a 25 siècles, quelqu'un avec un texte de 10 lignes nous a dit la vérité sur toute médecine y compris la recherche génétique tout ce qui se fait aujourd'hui c'est beaucoup plus compliqué que ça ça a évolué la médecine est fort heureusement et après ça vous avez un philosophe qui est aussi médecin qui était George Kangilem et qui disait que la médecine c'était un art au carrefour de plusieurs sciences un art au carrefour de plusieurs sciences et il y a pas mal de médecins qui sont pas vraiment des artistes donc c'est bien qu'il puisse y avoir un encadrement moi quand j'ai fait un avait AVC.

J'ai rencontré cinq TBIB qui m'ont expliqué que c'était pas un AVC. Cinq cinq tous. Il y en avait qui avaient des des des CV long comme le bras.

Expert au tribua de machin expert au trib il y en a même un qui m'a dit que j'avais un problème du vitré qui allit il m'aimait beaucoup qu'il allait prendre un rendez-vous dans une clinique ophtalmologique. J'avais un AVC hein. Donc il y a un moment donné où il faut en rabattre aussi de la de de la superbe d'un certain nombre de médecins qui nous disent "Je sais tout, je vais décider et cetera." Donc, on a la possibilité aujourd'hui d'avoir une loi qui permet de permettre une qui permet la cégalité, la réflexion, l'analyse commune, envoyant les choses ensemble avec la famille, avec le patient, avec ce qu'on appelle les testaments de vie.

C'est-à-dire que les gens qui sont en faveur deuthanasie, comme c'est mon cas, défendent l'idée d'un testament de vie où vous vous dites si je ne suis plus en l'état de penser, je demande à telle personne dans laquelle j'ai confiance de penser pour moi et donc quelqu'un dira non je sais qu'elle aurait aimé, qu'il aurait voulu ou enfin ce genre de Et ça ça se passera toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes à votre avis ? Non, je dis pas que il y a pas de mieux dans le meilleur des mondes. Je suis plutôt pas de pression familles pour pousser les malades à mettre on ne changera pas l'homme.

J'ai j'ai beaucoup aussi cité Pascal disant que le cœur de l'homme est creux et plein d'ordure, ça ne changera pas. Mais de toute façon, c'est pas parce qu'on va faire une loi qu'on va changer la nature des hommes. Je je dis que si on peut encadrer et laisser le choix bon sang, c'est je j'en appelle à la liberté tous ces gens qui veulent la liberté d'expression, qui veulent la liberté d'existence et qui disent en même temps "Ah mais non, les libertés de ceci, les libertés de cela, les libert faut pas faut pas dire ceux-là attaquent les libertés, c'est parfois vrai.

Mais nous quand on les attaque, ça s'appelle pas une attaque à la liberté. Je suis pour la liberté, je suis pour le consentement. Je fais mon moitié de philosophe aussi en disant mais pensez, réfléchissez à votre vie, à votre mort et puis demandez ce que vous souhaitez, ce que vous voulez et puis laissons possible un certain nombre de choses, mais la possibilité de choisir justement entre l'un et l'autre ou l'un ou l'autre plutôt que de dire ici il y a le bien et ici il y a le mal, on s'en sortira pas.

Ouais. Mais est-ce que cette loi était nécessaire alors qu'il y a déjà la loi CL Néonetti qui de facto arrivé à ce que vous venez d'expliquer ? On en a parlé souvent Michel, on va pas refaire le débat parce qu'on on en a souvent parlé sur ce plateau mais voilà.

Est-il était-il nécessaire de rajouter une loi et qui comme toutes les lois bon d'abord elle n'est pas encore complètement adoptée, elle fait le elle va faire la navette avec le Sénat, il y aura ensuite j'imagine les constitutionnalistes qui se pencheront dessus et puis ça ouvre une brèche. Bah c'est indéniable que ça ouvre une brèche Michel. Après, on pourra peut-être dire dans 10 ans mais pourquoi pas l'ouvrir au mineurs et puis peut-être pas l'ouvrir à telle ou telle maladie.

On peut toujours faire des tout est possible. toujours faire des procès d'intention. On a fait savoir qu'avec le mariage homosexuel, on permettrait probablement le mariage avec les animaux.

Tout a été dit. Donc on peut pas Ça c'est pas sérieux. Ça c'est pas sérieux.

Ah bah c'est pas sérieux. Ça a été tenu par des gens qui nous disaient que si bah si c'était contre nature et queon mais il y a eu j'ai quand même entendu ce genre d'arguments. Je vous assure que je les ai pas inventé ces arguments.

Donc on peut toujours dire demain ce sera pire si ceci cela. Moi je rappelle souvent que Giscard destin avait fait savoir que on ne on ne légifère pas. C'était dans ses mémoires, on ne légifère pas avec l'idéal, on on légifère avec la réalité.

On empêche que la réalité soit pire dans un cas plutôt que dans un autre, avant la loi, après la loi, que ce soit mieux qu'avant la loi. C'est c'est on bricole dans l'incurable. Bon, allez, une petite pause Michel, on se retrouve dans un instant dans votre émission et on parlera de la guerre.

Est-ce que nous sommes en train d'entrer dans une nouvelle phase de la guerre en Ukraine ? Bien sûr, face à la Russie. On va s'intéresser au propos du chancelier allemand.

Merce. À tout de suite, on se retrouve dans la seconde partie de face à Michel Onfay. Michet, on va évoquer l'engrenage de la guerre à la lumière de ce qui se passe toujours évidemment en Ukraine, 3 ans de conflit et des dernières déclarations du chancelier allemand, le nouveau chancelier allemand, il s'appelle Friedrich Mers qui d'une part veut faire de la bouver l'armée allemande, la première armée européenne et qui sans doute s'en donnera les moyens parce que les Allemands ont encore un tissu industriel que nous autres français n'avons plus et qui aussi autorise l'Ukraine désormais à utiliser les armes à longue portée qui lui ont été fournies pour aller taper directement le sol russe.

Écoutons le chancelier allemand. Il n'y a plus de limite de porté pour les armes qui ont été livrées à l'Ukraine, ni par les Britanniques, ni par les Français, ni par nous, ni par les Américains. Cela signifie que l'Ukraine peut désormais se défendre, par exemple, en attaquant des positions militaires en Russie.

Elle ne pouvait pas le faire jusqu'à il y a quelques temps. Elle ne l'a également fait que dans de très rares exceptions. Elle le peut maintenant.

Nous appelons cela en jargon le tir à longue portée. Donc également équipé l'Ukraine avec des armes qui attaquent des cibles militaires dans l'arrière-pays. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour continuer à soutenir l'Ukraine militairement.

Voilà pour ce chancelier ce qui semble bien d'ailleurs assez volontaire pour prendre la tête des Européens étant donné que le président Macron va bientôt s'en aller. Qu'est-ce que vous pensez de ces déclarations Michel Onf ? Oui, mais il faut mettre ça dans une perspective de géopolitique internationale depuis euh depuis un siècle. depuis même un peu plus que ça, enfin je dire les guerres qui nous ont opposées à l'Allemagne ont quand même été euh fratricides et euh on a vu ce qui s'était passé à la libération en 45 et le général de G et Adenower ont dit bon il faut arrêter tout ça quoi.

Donc il faut trouver une une union qui nous permettrait d'en finir avec cette opposition permanente entre nos deux peuples. Le général de Ga le peu radag le Pu aussi n'a pas été impliqué dans le dans le nazisme. C'est donc ils construisent cet embryon d'Europe qui est un embryon franco-allemand.

Et puis ça grandit, ça grossit et cetera. Mitteran qui lui a eu lu on sait on connaît son histoire le passé vichiste de Mitteran qui devient résistant quand il peut plus faire autrement parce qu'on a compris que c'était terminé après Stalingrade et après qu'il ait reçu la Francisque aussi. Oui, bien sûr.

Et donc tardivement et donc il y a la fabrication aussi d'une d'une autre Europe qui est toujours une Europe franco-allemande, mais Mitteran avait les moyens à l'époque avec Elmou Col de fabriquer une Europe équilibrée avec les deux avec les deux pays. Et puis après et ben ça s'est pas passé comme ça parce qu'on a pas eu un chef d'état qui soit à la hauteur diplomatique, je dirais, je n'aime pas beaucoup Mitéran on le sait, mais à la hauteur diplomatique du général qui lui avait la légitimité historique et puis de Mitéran qui semblaient avoir une légitimité historique puisqu'il nous expliquait que l'Euro, l'Europe, le marché, Maich et ce il fallait aller dans ce dans ce sens-là. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?

Le jour où François Hollande est lui président de la République, qu'est-ce qu'il fait ? Il prend l'avion pour aller voir Angela Merkel. C'est la la pire des choses à faire.

C'est le pire des signes à donner. et il se prend d'ailleurs la foudre dès que son avion décolle. Mais euh quand quand Mastrich a eu lieu ça a été une façon de dire bon ben maintenant nous allons fabriquer une une Europe impériale ou impérialiste.

Elle est impérialiste de la même manière que la Russie est impérialiste, que les États-Unis sont impérialistes, que à sa manière l'Iran est impérialiste également l'Europe astrichenne est impérialiste. Sinon, il y aurait pas le problème de l'Ukraine. Voilà, on laisserait les pays s'autodéterminer et on on éviterait de dire on avance, on avance.

Puis l'autre dit mais vous avancez trop, c'est moi qui avance. depuis un jour de dire "Le point de contact, c'est moi qui vais le redéplacer" et de déclarer la guerre à l'Ukraine comme l'a fait euh Poutine. J'explique, je n'excuse pas.

Absolument, entendons-nous bien. Je ne pense pas qu'on puisse personne justifie l'agression russe en Ukraine. Bah, il y a plein de gens qui défendent Poutine, vous savez, et l'agression russe.

He moi pas. Non, mais moi je moi non plus c'est je dis simplement qu'il y avait autre chose à faire et autrement ce qui n'a pas été fait non plus par ceux qui peut-être, on le voit aujourd'hui auraient intérêt à la guerre. Donc on voit l'effondrement de la France.

Ça fait on va avoir 10 ans de Macron, 10 ans de macronisme, c'est-à-dire c'est le c'est le la pensée mastrichienne portée à son incandescence. Donc c'est l'aplatissement total de la France et je ne parle pas du personnage qui n'est même plus crédible. Hollande, on le récupérait par la manche, c'était un clown.

Je je ne qualifie pas Emmanuel Macron, mais il n'est plus crédible. La voix de la France n'est plus crédible. Donc là, ils se disent et bien les Allemands, profitons de cette opportunité.

Soutenons l'Ukraine, attaquons la Russie par proxy, d'une certaine manière, c'est tout de même comme ça que ça fonctionne. Euh Poutine a quand même dit, on peut dire beaucoup de beaucoup de choses agressives sur Poutine. Poutine n'est peut-être pas le pire des salots dans les salots.

Il est un salot, hein, mais il y a derrière lui des gens qui eux seraient part pour utiliser la bombe atomique depuis longtemps. Qui seraient part pour de pour pour dsoudre dessouder un certain nombre de villes européennes, y compris des villes françaises. Donc je ne suis pas très sûr que ce soit malin, forcément malin, de jouer comme ça à la guerre en disant "Nous allons faire la plus grande armée européenne de sorte que la France va être derrière." Macron a déjà voulu donner son siège à l'ONU.

Il a déjà voulu donner la bombe atomique et les codes de la bombe atomique au à la Russie à la Ça a jamais été dit formellement comme ça mais il non formellement ça pas été dit. Il faudrait qu'on aille dans ce sens-là. Mais il y avait déjà eu ça avec je sais plus c Mitteran avec des échanges de de de ministres enfin des des conseils des ministres avec les Allemands, les français et cetera.

C'est extrêmement dangereux ce qu'il est en train de faire. D'abord parce que c'est toujours beaucoup plus d'argent. Baou nous dit va falloir vous serrer la ceinture.

Macron va courir après ce nouveau chancelier en lui disant mais on va te donner de l'argent. Oui, on est d'accord. Moi aussi j'ai envie d'être le chef de l'Europe et et donc on va on va taper dans la caisse des Français.

Serrez-vous la ceinture et quand vous aurez fait des économies, on les donnera à l'Ukraine pour pouvoir contrer la Russie dans une guerre qui nous permettra d'envoyer quoi ? nos gamins qui ont 15 ans là, qui auront 20 ans dans 5 ans, les envoyer sur un territoire pour défendre le Donbas par exemple, est-ce que c'est vraiment ce que veut la France ? La réponse est oui pour l'heure.

C'est de toute façon ce que semble vouloir l'Allemagne. Ça ça ça le dit très clairement. Le son que nous venons d'entendre est assez terrible.

C'était clair. On va écouter maintenant Vladimir Poutine qui lui a bien compris que c'était des lignes rouges qui étaient franchies qui continue lui à bombarder tous les jours l'Ukraine à amasser des troupes de plus en plus nombreuses pour prendre le plus de territoires possible. qui est aussi menacé parce qu'il y a un nouveau paquet de sanctions économiques qui a été décidé par l'Union européenne contre la Russie qui a menacé d'étrangler les entreprises occidentales qui étaient encore resté en Russie écouter les mots glaçants.

Nous devons les étrangler. Je suis complètement d'accord et je le dis sans hésitation car ils essaient eux-mêmes de nous étrangler. Il faut leur rendre l'appareil, c'est tout.

Nous n'avons expulsé personne. Nous n'avons embêté personne. Nous avons offert les conditions les plus favorables pour qu'ils travaillent sur notre marché et eux, ils essayent de nous étrangler.

Nous devons répondre de la même manière, refléter leurs actions. Voilà, c'est clair, net précis. étrangler les entreprises.

Oui, mais mais Poutine est un est un serpent constrictor, il en a presque la tête d'ailleurs. C'est-à-dire c'est pas du tout le l'écro le venin et on est mort tout de suite. Il étouffe, il étouffe.

Et cette bêtise des Européens qui ont l'impression que ils sont les seuls au monde mais il en a rien à faire Poutine des sanctions économiques de l'Europe. Qu'est-ce qui lui reste ? Lui, il lui reste la Russie, lui reste l'Amérique du Nord et du Sud, il lui reste l'Afrique, il lui reste le reste du monde dans la Chine qui plus qui est son ami en plus de ça et qui est son allié.

Donc il en a rien à faire des sanctions économiques. Cette façon de dire d'une part sanction économique, d'autre part mais on va armer l'Ukraine qui va pouvoir bombarder sur votre propre terrain. Poutine ayant dit si ça si c'est comme ça vous aurez vraiment une guerre généralisée.

Et là pour le coup la troisème guerre mondiale c'est pas seulement un fantasme, ça devient une réalité. Quand on regarde aujourd'hui comment se sont constitués la première et la 2è guerre mondiale, on voit très exactement la même chose. Les les les boutons les boutons enfin les les vates en guerre du moins je ve dire les bouton tr les vates en guerre avec les gens qui disent "Oui, il faut y aller aussi et la France mais et et que font les peuples dans ces affaires ?

Est-ce que la décision du chef de l'État elle lui permet de dire mais moi je suis monarque, je je vous dois rien chef des armées. Il est le chef des armées mais mais en même temps Oui. Oui.

D'accord. Mais on peut aussi, il est le chef des armées parce que s'il y a effectivement un missile qui arrive, c'est lui qui décide tout seul. On va pas rassembler l'Assemblée nationale pour savoir si elle est pour ou si elle est compte le fait qu'il faut répondre ou pas répondre.

Mais sur des sur des stratégies qui sont aussi longues. Est-ce qu'on déclare une guerre ? Est-ce qu'on y va ?

Est-ce que et ben on peut solliciter le peuple ? C'est la même chose en Israël. D'ailleurs, on pourrait faire exactement la même chose.

On ne sollicite plus les peuples et tous ces gens qui se prétendent démocrates nous disent "Ah mais il y a plein d'endroits, on ne sollicite pas les peuples." Mais nous, on a des chefs d'état qui décident de guerre en disant "Voilà, je me suis réveillé ce matin, on va faire la guerre, on va pas la faire. Mitteran, c'était ça.

Euh, et tous les autres ont ont qui ont suivi, ça a été ça aussi. J'ai décidé, j'ai pas décidé. Et le peuple dans cette aventure, quand vous êtes dans l'urgence, oui, vous êtes le chef des armées.

Et quand éventuellement le peuple vous a donné la possibilité de faire l'armée, c'est ça le général de Gaulle et le gaulisme, c'est la souveraineté nationale. Le peuple vous dit "Oui, allons-y. C'est c'est vital pour nous de de de faire cette guerre en en Ukraine." Alors, il devient le chef des armées.

Mais le chef du chef des armées, ça s'appelle le peuple. Alors, justement, on parle du peuple, on est sur ses news et sur Europain dans face à Michel Onpray. On est 20 ans après le référendum de 2005, mon cher Michel.

Euh cette vie politique française est toujours marquée par le nom à la Constitution européenne euh qui a été évidemment bafoué quelques années plus tard. Euh ça pose la question évidemment des souverainistes, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui. Qui sont-ils ?

Combien êtes-vous dans les rangs des souverainistes ? On va écouter un tout petit extrait d'une émission dans laquelle Philippe Deviler s'exprimait à l'époque. Puis on va rechercher pour la semaine prochaine une émission où vous débattiez tous les deux justement en 2005.

Mais d'abord on écoute et en étant d'accord Oui. Oui. D'abord on écoute Philippe Devil à l'époque.

Ben moi mon nom est un nom d'abord de survie parce que je ne veux pas que la France perde la maîtrise de ces lois. C'est l'article 6 du texte de constitution. La maîtrise de ses frontières, de son territoire, c'est l'article 265, la maîtrise de sa politique étrangère et cetera, c'est-à-dire la maîtrise de son destin.

Donc un nom de survie pour la France et un nom de projet d'avenir pour l'Europe. Voilà pour Philippe Devilier à l'époque. Vous souscrivez Michel Onfred ?

Oui, complètement. Complètement. C'est comme ça qu'on s'est rencontré d'ailleurs dans le couloir d'une émission de Fran Olivier Gusbert et euh cet archive et et je lui ai dit mais non on sera au moins deux à être d'accord sur ce sujet.

Moi je suis un souverainiste de gauche. Lui il était un souverainiste de droite. C'est pas le problème le droit la droite et la gauche pour le coup c'est la France.

Donc c'est ce qui fait qu'on dit que je suis devenu un type d'extrême droite et ce mais depuis 92 je dis ça. Depuis 92 je fais ça et un peu avant aussi mais enfin je dire je n'existais pas dans le monde médiatique je dirais. Il dit très exactement la vérité et il suffit juste de dire aujourd'hui 20 ans plus tard, enfin plus de 20 ans plus tard, regardez qui avait raison.

On voit là Besance d'Ou on voit deux présidents de la République l'an et Sarkozy, on voit Le Pen qui est décédé, on voit Marie-Gorge Buffet et Bayerou qui est premier ministre. C'est c'est c'est quand même assez sidérant sur la sur la vie politique française, sur l'état de la vie politique française. Alors qui sont alors la question c'est 20 ans après qui où en sont les souverainistes ?

Ce qui sont les souverainistes aujourd'hui et sont-ils très différents de ceux d'hier Michel On ? Oui, parce que d'abord ce sont des figures qui qui ne sont plus les mêmes. Il y avait Jean-Pierre Chevemm qui toujours vivant, enfin qui politiquement n n'est n n'est n'est plus bl n'est plus présent et qui avait les moyens intellectuels, qui avait la prestance, avait l'intelligence, qui avait la culture de porter ce discours-là à gauche.

Il était bien le seul à gauche. Et puis en face, vous aviez Philippe De Villier, puis vous avez eu ensuite les Philippau, les Duignan et puis peut-être quelques autres dont dont que j'oublierai peut-être àelino. et on les on les ils sont chacun dans leur coin.

Personne n'est capable de s'entendre. Quand j'ai démarré Front populaire et que on a créé une une rencontre, c'était pendant le Covid entre Philippe Deviler et Jean-Pierre Chevinement, c'est toute la gauche qui a trouvé ça inadmissible, pas la droite. La droite trouvé normal de débattre avec un homme de gauche qui plusait Jean-Pierre Chevinement.

L'inverse, non. C'est-à-dire qu'il y a une incapacité à défendre la France chez les chez la gauche qui défend d'abord son camp et et après on peut s'entendre avec des gens de droite si on est de gauche ou de gauche si on est de droite si on a en tête le général de Gaulle, c'est-à-dire le gaulisme, c'est-à-dire la France, c'est-à-dire de dire "Mais est-ce que on est-ce que ça n'est pas secondaire les petites choses qui nous opposent ? Peut-être sur l'avortement, peut-être sur la contraception, peut-être sur le mariage homosexuel, le sociétal, je dirais.

Alors, je comprends bien qu'on puisse s'opposer sur le sociétal, compris sur le sur la question de l'euthanasie ou de la fin de vie. Et mais la France c'est quand même plus important que tout ça globalement. Donc on devrait pouvoir s'entendre.

Donc on devrait pouvoir enfin être critique parce que quand euh Philippe Deviler défend ce qu'il défend, il défend des idées. On peut pas dire "Mais l'Europe de Mastrich ce sera ça." Et quand on nous dit ça, on dit non vous trompez, ce sera très exactement le contraire. les les partisans du Oui, il disaient fin de de la misère, de la pauvreté, du chômage, de la xénophobie, de l'antisémitisme, amitié entre les peuples, ça vous voulez le contraire bien sûr parce que vous voulez ça.

Il y avait quand même aussi une épine dans le pied des souverainistes. C'était c'était Le Pen qui était euh qui était fasciné par l'extrême droite, qui était lui-même d'extrême droite, qui était antisémite, qui on avait pas forcément envie d'être du côté de ce monsieur qui avait préampté ce combat là. Et encore aujourd'hui, Marine Le Pen, c'est pas très clair sur ce sujet-là.

Mélenchon, il a totalement abandonné. Il a été pendant très longtemps défenseur de Mastrich, puis après il est devenu un pourfondeur de Mastrich en 2005. Puis après, il s'est dit que c'était pas la bonne carte et qu'il fallait jouer la carte islamogauchiste.

Donc maintenant la France, il en a plus rien à faire. Il veut créoliser le monde et il veut être le chef mondial de la créolisation. Euh donc euh ces gens-là ont disparu, ils se sont engés un peu dans la nature.

Vous avez Sarah Wagen Knest par exemple en Allemagne qui elle défend une position de gauche et souverainiste. Et je pense que les souverainistes quand j'avais appelé le la revue Front Bobulaire, c'était justement pour faire un front du peuple contre les élites mastricchiennes. C'est devenu après le jeu de mot et puis avec le nouveau fran populaire, c'est devenu un peu plus illisible, plus difficilement lisible.

Mais je pense que quand on va chercher dans les élites, on en trouve peu, c'est normal. Mais quand vous allez chercher dans le peuple les gens que je vois qui me disent des choses dans la rue, des choses gentilles sur l'émission, sur vous, sur ces news, ils sont souverainistes, ils ont compris ce que c'était que le souverainisme. Pendant des années, on a dit que c'était une insulte.

J'ai entendu le J il est souverainiste. Cétait c'est dire il avait s'il avait pu trouver un mot plus grossier que ça il aurait il aurait fait fortune mais le souverainist c'est juste de dire mais ce serait bien que chez soi on le soit souverainiste. On l'est du moins personne ne dit moi chez moi c'est mon voisin qui fait la loi.

Personne ne peut penser ça. Moi j'habite dans un dans un immeuble heureusement que mes voisins ne font pas la loi ou que le comité de de de de la maison là de de de l'immeuble fait la fait la loi chez moi. Chacun fait la loi chez soi.

Et bien c'est la même chose en France. En France, c'est pas Bruxelles qui devrait faire la loi et ce serait la même chose pour l'ensemble des pays. Un souverainiste, c'est ça.

Il dit des choses toutes bêtes et et toutes simples. Et ces souverainistes là, ils sont toujours criminalisé aujourd'hui. Michel Onfay, on est sur ces news et sur europen.

C'est peut-être d'ailleurs aussi pour ça que on ose aussi peu donner la parole au peuple sur les référendum et que personne n'ose utiliser cet outil qui est pourtant à la disposition grâce à la constitution. Un petit mot, on parle du peuple. Le petit peuple, celui qui avait plus le droit d'entrer dans les centres-villes avec ses vieilles voitures au diesel ou trop polluante, et bien l'Assemblée nationale a approuver mercredi soir la suppression des zones à faible émission qui limitait cette circulation dans les centres-villes.

Euh c'est une mesure qui potentiellement touchait plus de 10 millions de personnes qui doit encore passer les fourches codines du Conseil constitutionnel les plusieurs étapes. Mais c'est vrai que c'est une première victoire notamment pour Alexandre Jardin écrivain qui s'est beaucoup mobilisé. écouter ce qu'il en disait cette semaine dans Punchline.

Et moi ce qui m'a ému, c'est le fait qu'on soit soutenu avec par autant de mè. C'est-à-dire que la rupture, elle est pas droite gauche ou ou je sais pas quoi, elle est territoire, province. On a un problème de système entièrement déconnecté et qui aboutit à cette histoire de ZFE.

Tout à l'heure, je parlais avec quelqu'un dans la rue qui m'arrête et qui me dit "Mais c'est une crise qui devrait même pas avoir lieu dans une société connectée où le bas communique avec le haut. Tout à coup, on est engagé dans un combat énorme pour quelque chose d'absurde." Une absurdité selon vous, Michel Affret, c'est ZFE.

Euh moi je pense que c'est une absurdité mais c'est une absurdité mastrichienne. On vous donne vous avez la feuille de route à Bruxelles et on vous dit débrouillez-vous pour baisser le votre taux de de de pollution qui est de temps et cetera. Mais c'est exactement la même chose que ce dont on parlait tout à l'heure.

C'estàd l'idée que l'Europe ce serait ce serait le centre du monde et que si l'Europe décidait de sanction contre Poutine, Poutine allait être à genou. Mais il y a pas que l'Europe dans le monde. Et bien il y a pas non plus que l'Europe dans le monde parce qu'il y a des pays qui polluent bien plus que nous.

Bien plus que nous. C'està dire que nous sommes des des vertueux nous sur la planète entière, mais on peut toujours considérer que si on va ajouter effectivement sa petite goutte dans la mer, on aura mis sa petite goutte dans la mer. Mais ça c'est une pensée homéopathique, ça ne suffit pas.

C'estàd que quand Alexandre Jardin parle d'une France connectée, il faudrait aussi ajouter que la fameuse le prix de la connexion, c'est extrêmement coûteux d'un point de vue écologique parce que les ordinateurs, c'est polvant, les téléphones portables c'est polvant. En tout cas, c'est énergie. Mais c'est aussi polluant.

C'estàd que c'est énergivor et puis les moteurs électriques, les moteurs des éoliennes, tout ça est énerg énergivor et c'est aussi polvant. C'est-à-dire que quand vous avez besoin des métaux rares pour fabriquer tous ces tous ces bastingues, et bien vous allez détruire la planète. Alors, vous allez la détruire peut-être vous allez faire faire ça euh dans les pays africains, dans les pays d'Amérique du Sud, euh en Chine ou autre, mais personne ne va se priver de son téléphone portable, de sa trottinette électrique, de son ordinateur qui pollue.

Mais comme on préfère effectivement attaquer les pauvres qui eux ne pourront pas dire euh ben on on se rebelle, on leur dira si vous rentrez dans une ville, c'est 135 € et puis comme vous allez être obligé d'en sortir, ça va être au 635 €. Ils vont juste dire "Bah, on prend le risque ou on sort pas ou voilà, on s'en prend sur la tête parce qu'ils se prennent des coups sur la tête." Mais mais c'est une c'est une logique qui est celle de de la de l'écologisme, une espèce de religion imposée par Mastrich par avec le but c'est de lutter contre la pollution, donc les maladies du poumon et cetera.

Tout ça est quand même avait un but positif mais résultat c'est pénaliser la France d'en bas encore une fois pour reprendre l'expression de à chaque fois que vous avez quelqu'un qui meurt d'un cancer du poumon vous dit que c'est parce qu'il est exposé à la à la pollution je dis ma mère elle a 90 ans, elle a jamais quitté son village natal qui est Chambois qui est aussi le mien enfin c'est pas son village natal mais son village et puis elle a un problème d'insuffisance pulmonaire mais elle n'a jamais été est exposée à des particules fines dans le dans le village. simplement si on dit "Ah bah regardez, elle a une affection pulmonaire de longue durée. Donc c'est la cause de la pollution." Il y a des erreurs de causalité.

Si effectivement un certain nombre de cancers sont attribus aujourd'hui à la pollution, ben évidemment vous allez dire ça tue des millions de personnes. Mais c'est c'est une c'est une fausse science. On n pas de statistiques qui nous permettrait de le dire.

On peut pas attribuer des cancers à des à des pollutions dans des endroits où la pollution ne pénètre pas. Village de de basse Normandie. Et est-ce que vous retrouvez dans cette mobilisation qui a pris la forme des guu ?

C'est comme ça qu'Alexandre Jardin a appelé ces ces gens de qui n'avaient pas les moyens de s'offrir des des voitures neuves les ferment de d'abord des gilets jaunes. Et puis qu'est-ce que ça veut dire le mot guu ? Quel quel sens ça recouvre au fond ?

Moi, j'aime pas beaucoup ce mot. J'aime pas beaucoup J'aime pas beaucoup non plus le comique qui se moque du peuple, du petit peuple, les films comme Camping ou je sais pas quoi, enfin les visiteurs. Il il y a toujours une façon de prendre à partie ou les les chiens jadis mépriser le le petit peuple ou les gens modestes qui ont une grande dignité et on la foule au pied assez facilement.

Il y a pas beaucoup de comiques qui qui se moquent de des intellectuels de Saint-Germain Desprè ou d'un certain nombre de Bon, il y en avait quand même quelques-uns. Quelques-uns, mais on les cherche. Proges quand même.

Comment des proches ? Oui, si on veut c'est oui, je parle d'aujourd'hui plutôt. On a une autre époque là.

C'est vrai que c'est très Geraman pratin. Oui oui oui. J'ai oublié d'ailleurs le sujet.

Question était légué sur la question. D'accord. Non, j'aime pas ce motl parce que c'est un un mot moyen âgeux.

C'est ça. C'est un mot qui est remonté. Oui.

Oui. Oui. Bah je pense que ça renvoie au visiteurs et que bon pourquoi pas si on veut.

Je vais pas m'attacher à ce mot. Je sais que Alexandre Jardin veut faire de la politique depuis très longtemps, qu'à une époque il se servait de la lecture dans les collèges qui faisait partie d'une association en disant "Nous allons déterminer un candidat aux élections présidentielles." D'ailleurs, sur le plateau de Pascal Pro, il s'est trouvé bien embarrassé sur cette questionlà parce que quelques temps, par lui a posé la question, vous pouvez être candidat ou pas ?

Alors oui, il il a dit "Vous m'emmerdez." C'est une citation avec votre question mais je me souviens qu'à l'époque, il y avait plein de gens qui pensaient que c'était bien cette association pour le droit. Puis un jour, je dit "Bon, j'ai décidé, je me suis réuni avec moi-même et je serai candidat au présidentiel." ça n'a pas débouché et puis là, il semblerait qu'il soit aussi intéressé par les présidentiels.

Moi, j'aimerais qu'on soit intéressé par les guu et qu'on soit pas forcément intéressé par tel ou tel sujet parce que ça nous permettrait de d'entamer une campagne présidentielle ou d'avoir une visibilité de candidats au présidentiel. J'aime pas les le le mot. J'aime bien le peuple, j'aime bien le petit peuple, j'aime bien les gens simples, j'aime bien les gens modestes, j'aime bien les les les 100 grades et pas les 100 dents.

J'aime bien les gilets jaunes si on veut. Enfin, tous ces mots-là conviennent. Il y a il y a dans cette façon d'utiliser le mépris mais en présentant ça comme une plaisanterie.

C'est un quelque chose qui me déplaît assez. Bon, dernier sujet que je voulais aborder avec vous Michel, c'est sabotage de lignes électriques qui ont eu lieu le weekend dernier notamment dans la région PACA qui ont impacté Cann 160000 foyers touchés, incendie d'un poste électrique, chute d'un pylone mais il y avait d'autres sites industriels comme le site Talè qui était visé. Alors, ce sont des actions qui ont été revendiquées par un groupe dit anarchiste qui veut qui affirme vouloir continuer ce type d'action. les enquêtes soient en cours.

Qu'est-ce que ça vous inspire ça ? Ça veut dire qu'il y a une ultra gauche radicale qui veut passer maintenant à des à des actes de sabotage. Oui, c'est c'est Pougé le syndicaliste qui a inventé ça.

Le sabotage, c'est le sabot qu'on met dans la machine pour l'arrêter, hein. C'était l'étymologie. Et donc là, ils ont l'impression que en faisant tout ça, ils vont arrêter le le le le monde industriel, capitaliste et cetera.

Je trouve ça tellement simple comme idée, tellement simpliste. D'accord. On a on a empêché l'électricité l'électricité d'arriver à Cann.

Est-ce que le festival a eu lieu ou n'a pas eu lieu ? Il a bien eu lieu. Donc si effectivement il suffit de répondre avec un transformateur à cette à ce désir niéliste anarchisme, j'y crois pas trop.

Enfin, je suis en train de faire un éloge de Broudon. Je travaille un éloge de Brodon qui lui était un anarchiste et qui défendait une anarchie positive. L'anarchie, c'est une espèce de mot valise chez des gens qui qui veulent tout détruire, qui veulent tout casser.

Ils ont l'impression qu' qu'en attaquant avec un coup de masse une banque, ils vont faire tomber le capital. Ils ont l'impression que en entrant, enfin peu importe, on va pas rentrer dans le détail, mais en arrêtant les trains par exemple, en mettant des des des morceaux de ferraille sur les caténères et puis en bloquant un un TGV, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont juste ennuyer 1000 personnes et peut-être même plus que ça.

C'est-à-dire que vous allez détruire la la vie quotidienne d'un tas de gens sur une journée et ça aura fait avancer quoi ? La cause du peuple, ça n'a aucun sens. Donc il y a une espèce de niilisme qui se cache derrière une étiquette anarchiste ou anarco ceci ou anarcoelin.

Mais c'est une espèce de niilisme qui consiste à dire je détruis, je casse, je mets par terre et puis pas d'état, pas de police, pas d'armée, pas de caserne, pas de prison et puis quoi après ? L'humanité réconciliée avec les petits oiseaux et puis la nature et puis c'est infantile et ça témoigne non pas tant d'un de d'un d'un courant politique que d'un que d'une manifestation du nilisme de de notre époque. C'est assez pitoyable.

Bon et bien écoutez, ça sera le mot de la fin mon cher Michel. On ferait on a passé une heure passionnant. Il y a d'autres sujets qu'on évoquera la semaine prochaine avec grand plaisir avec vous.

D'ici là, portez-vous bien mon cher Michel. Bon weekend, bonne fin de weekend à tous nos auditeurs et téléspectateurs et à la semaine prochaine.