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ChroniqueClémentine Autain· 2 octobre 2019 12 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Inspirée/Expiré #3 : convention de la droite, quand les digues sautent

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Clémentine AutainFait
    « on a en particulier entendu les frasques de eric zemmour vous savez ce mâle blanc hétérosexuel très malheureux et qui pensent que la théorie du grand remplacement est en marche »
  • 3:00Clémentine AutainFait
    « on se souvient d'une période où ses discours n'avait pas droit de cité dans les médias ou même des journalistes se demandent s il fallait inviter marine le pen sur les plateaux »
  • 4:30Clémentine AutainFait
    « 1938 n'est pas seulement l'année derni mans internationaux c'est aussi celle de l'emploi systématique des décret-loi l'équivalent de nos ordonnance aujourd'hui par le gouvernement de la répression massive des grèves »
  • 5:00Clémentine AutainFait
    « pour lui c'est assez simple il décèle le fait que dans la france de 38 une société qui sans rien savoir de ce qui l'attendait avait déjà abdiqué sur l'essentiel »
  • 5:30Clémentine AutainFait
    « michael foessel le dit en conclusion est dit que l'hypothèse finale de son livre et que la politique daladier fait d'assouplissement économique et de reprise en main autoritaire est au régime totalitaire »
  • 6:30Clémentine AutainFait
    « le fait par exemple d'avoir introduit dans le grand débat la question de l'immigration absente des revendications initiales des gilets jaunes est hautement symbolique »
  • 7:00Clémentine AutainFait
    « on est exactement dans cette même logique qu'on observe chez makro qui a bougé qui a bougé sur l'immigration qui a de donner un profil autoritaire alors qu'il pouvait apparaître démocrate »
  • 8:30Clémentine AutainFait
    « il faut bien se rendre compte que emmanuel macron n'est absolument pas l'antidote aujourd'hui à cet extrême watts et qu'au contraire la politique qu'il mène fait d'une certaine manière tapis rouge aux idées »
  • 9:00Clémentine AutainFait
    « c'est françois hollande qui n'a pas tenu ses engagements et qui a rompu avec la gauche et non pas elle qui aurait posé un acte de rupture »
  • 9:30Clémentine AutainFait
    « elle nous propose une plongée sur tout ce qui dégringole ensuite soit par les renoncements évidemment sur le droit de vote des étrangers ou le récépissé du contrôle au faciès qui est abandonnée »
  • 10:00Clémentine AutainFait
    « elle dit il me semble en effet que trop souvent à gauche les questions de discriminations le sort des étrangers les libertés publiques et l'égalité des sexes sont des questions considérées au mieux comme secondaire »
  • 10:30Clémentine AutainFait
    « aujourd'hui quand on regarde le prolétariat contemporain on sait que sex classes et races sont ensemble parce que par exemple une caissière de supermarché bien sûr elle est exploitée dans le cadre de son travail mais elle a aussi la difficulté de parfois être dans une famille monoparentale »
  • 11:30Clémentine AutainFait
    « c'est une erreur profonde justement de ne pas bien considérer ces enjeux qu'elle décrit elle dans ce livre est que cette négligence explique en partie la faiblesse de la gauche aujourd'hui »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

comment fait il a même été cité par françois hollande de mikael forssell je suis pas sûr qu'il en ait tiré tous les enseignements mais barbara romagnan une femme qui fait la première un récit c'est bon ce week-end personne n'a pu lui échapper des digues ont encore sauté à droite avec la retransmission sur lci et d'autres chaînes d'info de la convention de la droite ou des propos hallucinants ont été tenus d'une très grande très grande violence on a en particulier entendu les frasques de eric zemmour vous savez ce mâle blanc hétérosexuel très malheureux et qui pensent que la théorie du grand remplacement est en marche c'est à dire que les français blancs de souche ou être remplacés en france par des populations immigrées un total fantasme qui nourrit un projet politique projet politique xénophobe de rejet raciste profondément réactionnaire terre qu'il est aussi sexiste climato sceptiques pour ne pas dire klimato négationnistes et particulièrement autoritaire donc les digues qui sautent son indic idéologique puisque c'est une droite décomplexée qui s'affiche et on se souvient d'une période où ses discours n'avait pas droit de cité dans les médias ou même des journalistes se demandent s il fallait inviter marine le pen sur les plateaux et on est passé dans un excès inverse où effectivement on lui donne à elle et aux militants d'extrême droite la parole mais aussi à tous à tous ceux et celles qui relaie cette pensée finalement ils ont tribune ouvert et d'ailleurs des journalistes du figaro sont mécontents parce qu'ils ne veulent pas être associés aux propos d'eric zemmour ce qui est plutôt une bonne bonne nouvelle c'est que essaie de mettre une limite mais le paysage général on se rend compte aujourd'hui que bien des éditorialistes de cette droite dure qui sont présents parce qu'on avait envie de sortir un aspect de chamallows on faisait pas la différence entre la droite et la gauche donc on est rentré dans un une sorte d' air du clash pour reprendre l'expression de christian salmon qui a bien décrit notre période où il ya des forme d'outrance debout trans et de et de formulation qui sont les formulations brutale violente adossé à une idéologie qui l'est tout autant et se retrouve sur les plateaux maintenant communément pour sortir d'une espèce de tiédeur du débat où on voyait bien que la droite classique opposait la gauche classique finalement ça n'intéressait plus personne mais à la faveur de serre formulation qui sont plus trempé plus franches on se retrouve face à une extrême droite qui gangrène dans les têtes de façon extrêmement forte évidemment la question qu'on se pose c'est comment on en est arrivé là le phénomène n'est pas que français il est planétaire on le sait les droites populistes se développe à l'échelle mondiale avec troy bolton à roue et bien d'autres mais il y a bien entendu dans la situation française de quoi bien regarder comment le terrain a été préparé et comprendre comment le terrain se prépare c'est évidemment s'outiller pour éviter le pire parce que maintenant la question de la prise du pouvoir par l'extrême droite elle n'est pas un pur fantasme elle devient tangible elle est aussi tangible parce que on se souvient de l'élection de chirac jacques chirac face à jean marie le pen où il avait obtenu plus de 80% des voix mais macron ça n'a pas du tout été la même chose la dernière fois parce que justement ce chantage on continue ou alors c'est l'extrême droite a perdu de sa de son tranchant parce que la menace quelque part ne fait plus vraiment peur avec les nouvelles générations n'ont pas grandi même comme la mienne avec toute cette ambiance on ti extrême droite qui était quand même très forte antiraciste quelque chose a profondément bouger et le terrain est aussi préparer d'abord par les politiques qui sont menées aujourd'hui et je me suis replongé dans un livre que j'ai lu il ya pas si longtemps parce qu'il est sorti cette année qui est le livre de michael faulds celle qui s'appelle récidive et s'appelle récidive parce que le mot récidive désigne un corps qui est malade à deux périodes différentes mais dont l'origine est au fond la même et donc il fait une comparaison avec 1938 donc sociétés pré fasciste et donc qu'est ce qui se passe en 38 et il regarde cette société à travers la presse qu'il analyse et donc il observe la société de l'époque il écrit 1938 n'est pas seulement l'année derni mans internationaux c'est aussi celle de l'emploi systématique des décret-loi l'équivalent de nos ordonnance aujourd'hui par le gouvernement de la répression massive des grèves d'une politique de plus en plus hostile aux étrangers et de l'élection de charles maurras à l'académie française et pour lui c'est assez simple il décèle le fait que dans la france de 38 une société qui sans rien savoir de ce qui l'attendait avait déjà abdiqué sur l'essentiel est donc cette façon d'abdiquer sur sur l'essentiel à ce moment-là correspond tout à fait à ce que macron est en train de faire aujourd'hui on pourrait dire qu'il ya du daladier dans macron daladier c'est ce personnage qui est donc au pouvoir en 38 qui vient d'un parti qui est pourtant un parc parti radical socialiste c'est un laïc républicain franc maçon et pourtant il abdique sur l'essentiel et et il il emprunte à la fois une politique est une politique austère et une politique autoritaire donc michaël foessel le dit en conclusion est dit que l'hypothèse finale de son livre et que la politique daladier fait d'assouplissement économique et de reprise en main autoritaire est au régime totalitaire quel combat ce que les politiques néo libérales menées depuis plus d'une décennie sont au nationalisme autoritaire qui menacent de venir dans nombre de pays européens le fait par exemple d'avoir introduit dans le grand débat la question de l'immigration absente des revendications initiales des gilets jaunes est hautement symbolique nous dit-il en 38 déjà les décret loi sur la police des étrangers apparaissaient au milieu d'une avalanche de mesures économiques et cela crée artificiellement un lien entre les problèmes sociaux et les angoisses identitaires dans le but de flatter une opinion publique suppose est intrinsèquement xénophobe et du cou la tentation de déplacer le centre de gravité du conflit qui s'opèrent de social et démocratique il devient identitaire et culturelle des sujets qui présente l avantage de n'impliquait aucune ligne budgétaire mais qui donne par avance raison aux adversaires de la démocratie qu'on entend combattre donc on est exactement dans cette même logique qu'on observe chez makro qui a bougé qui a bougé sur l'immigration qui a de donner un profil autoritaire alors qu'il pouvait apparaître démocrate parce que libérale et qui accélère des mesures qui sont des mesures impopulaires de restrictions budgétaires avec la règle d'or mais aussi de dérégulation économique donc on est au coeur d'une politique qui est menée et qui prépare en fait le terrain à l'extrême droite alors même qu'il prétend constituer un rempart et donc j'ai pensé à lui parce que il faut bien se rendre compte que emmanuel macron n'est absolument pas l'antidote aujourd'hui à cet extrême watts et qu'au contraire la politique qu'il mène fait d'une certaine manière tapis rouge aux idées et donc à une possibilité d'un avancement d'une société pré fasciste et qui s'avance vers le fascisme alors il ya un autre livre qui m'a inspiré parce que là on voit bien que c'est le pouvoir en place qui n'est pas outillée pour faire face à cette extrême droite et d'ailleurs elle ne cesse de grimper mais la question se pose évidemment pour la gauche puisque elle a été au pouvoir il n'y a pas si longtemps et elle non plus n'a pas évité la présence de marine le pen au second tour c'est moins qu'on puisse dire et c'est intéressant de voir que c'est une femme barbara romagnan qu'on appelle frondeuse puisque ceux qui ont contesté la politique de françois hollande parmi les socialistes ont été rappelés dès des frondeurs et elle vient de livrer la première première et c'est en tout cas que je vois chez eux dans ce dans ce qu'on la banalise de ce quinquennat et des raisons pour lesquelles elle est là elle a rompu enfin en tout cas elle a cessé de soutenir françois hollande mais elle estime d'ailleurs elle explique très bien qu'au fond c'est françois hollande qui n'a pas tenu ses engagements et qui a rompu avec la gauche et non pas elle qui aurait posé un acte de rupture on comprend très très bien dans le fil de sa réflexion qu'elle reste fidèle à ses idéaux c'est pas facile toujours et d'ailleurs elle démarre en fait ça sa prise de conscience et son refus par un vote où elle est très minoritaire qui est le vote sur l'état d'urgence prolongé par françois hollande suite aux terribles attentats à charlie hebdo et ils sont trois députés socialistes seulement à ne pas voter à ce moment là la prolongation de l'état d'urgence et donc elle nous propose une plongée sur tout ce qui dégringole ensuite soit par les renoncements évidemment sur le droit de vote des étrangers ou le récépissé du contrôle au faciès qui est abandonnée soit des propos terribles de manuel valls sur les roms soin de bien sûr cette idée folle de la déchéance de nationalité de françois hollande on qu'elle elle décrypte un peu tout tout tout cela et à la fin on se dit tiens cette étrange finalement elle parle pas de la loi travail des milliards et des milliards du cic eu des éléments plus économique qui est sociaux enfin qui ont créé aussi cette désespérance dans le monde populaire et elle s'en défend et alice expliqué c'est intéressant parce que je pense qu'il faut vraiment l'entendre si on veut affronter correctement l'extrême droite elle dit il me semble en effet que trop souvent à gauche les questions de discriminations le sort des étrangers les libertés publiques et l'égalité des sexes sont des questions considérées au mieux comme secondaire au pire elles sont vues comme faisant écran à la vraie question la question sociale ma conviction depuis très longtemps et que dans la question sociale il ya toutes ces autres questions qui sont entremêlés parce qu'aujourd'hui quand on regarde le prolétariat contemporain on sait que sex classes et races sont ensemble parce que par exemple une caissière de supermarché bien sûr elle est exploitée dans le cadre de son travail mais elle a aussi la difficulté de parfois être dans une famille monoparentale de vivre la douce voilà triple journée de travail la question races et classes aussi peuvent s'imbriquer je pense évidemment aux travailleurs sans papiers qui sont doublement exploiter donc en réalité tout cela tout seul la semaine et barbara continue son explication elle dit que c'est une erreur profonde justement de ne pas bien considérer ces enjeux qu'elle décrit elle dans ce livre est que cette négligence explique en partie la faiblesse de la gauche aujourd'hui c'est comme si elle se privaient de l'imaginaire qui sur la longue durée a fait sa force et renonçait à mener la bataille culturelle idéologique et politique sur le terrain des principes des droits et des libertés de l'égalité en somme c'est à dire qu'elle nous dit que si on recule et on renonce sur ces enjeux qui nous permette de brosser une autre reste i face à l'extrême droite c'est un c'est-à-dire un récit qui réellement qui n'est pas qu'un récit qui se déclinent évidemment en proposition est en mesure mais qui est aussi un imaginaire est un récit face à l'extrême droite alors quelque part on glisse on glisse sur son terrain on valide des présupposés qui sont ceux de l'extrême droite et au final c'est lui évidemment qu'ils en tirent les marrons du feu je pense que c'est une réflexion intéressante pour les batailles qui nous attendent parce que si on écoute michaël foessel dans sa chute parce que c'est un peu déprimant évidemment ce livre mais à la fin il dit et c'est très très intéressant il d'iliad des revenants dans l'histoire est sans doute que nous on est dans une période où il y à ces revenants mais en 38 rien était inéluctable aujourd'hui non plus