Génocide, Gaza, État palestinien... Dominique de Villepin est l'invité du 20h
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Est-ce que les otages sont aujourd'hui la primauté, la première préoccupation du gouvernement israélien ? Je crains que la première préoccupation soit celle de cette grande ambition politique, de ce rêve d'un grand Israël. La communauté internationale est là pour rappeler Benjamin Netanyahou à ses devoirs, à sa responsabilité, à un moment où un génocide se déroule à Gaza.
Vous employez le mot de génocide qui n'a pas été pour l'instant qualifié par la justice internationale.
Il a parlé de risque plausible de génocide. Dans la convention de 1948, il est prévu que c'est une nécessité de prévention et de répression. C'est-à-dire que tous les États sont obligés de prendre des mesures conservatoires pour empêcher ce risque génocidaire de se produire.
Oui, mais pour l'instant, la Cour internationale de justice n'a pas jugé sur le fond de cette affaire-là. Les mots ont un sens, mais au-delà de Benjamin Netanyahou. Que répondez-vous ?
Les mots ont un sens. Quand la France a parlé de génocide au moment où se déroulait le génocide rwandais, elle n'a pas attendu qu'il y ait un verdict ni des juristes ni des historiens. C'est un devoir de tout État de la communauté internationale. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Dominique de Villepin